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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 18:36

 

Fazul.png

                                                (Photo archives : Fazul)

 

On l’attendait depuis plusieurs jours à Ndzuwani. On se demandait même s’il était en campagne depuis la ténue des primaires de Mwali. Il, c’est Mohamed Fazul, un des trois candidats  qui participeront aux élections présidentielles du 26 courant.

C’est fait. Depuis hier à 14 heures, il se trouve sur l’île. En réalité tout ne s’est pas passé comme c’était prévu. En  effet, le candidat Fazul y était attendu le matin par une  foule immense venue de partout . Mais il y aurait eu un problème d’avion. Selon ses partisans, « le sirikali ya ju » - attendez par là le gouvernement de l’Union aurait tenté de boycotter son arrivée sur l'île. Et il a fallu louer un avion à Mayotte pour pouvoir l’amener à Ndzuwani. D’où le grand retard de son arrivée à l’aéroport de Wani.  Allez savoir ce qui s’est réellement passé hier dans cette affaire si vous êtes courageux. Tout est possible.

L’important est qu’il soit enfin là. N’est ce pas ? « Aja kajahomo huja mwegne Fazul aja » ont certainement chanté les femmes anjouanaises avec un bon rythme de tari comme elles savent très bien le faire à chaque réception d’un hôte.

Dès son arrivée, le candidat Fazul  n’a pas dérogé à la tradition electorale. Il s’est en effet rendu à pied,  entouré, de ses supporters, à la place célèbre de Wani, Msiroju pour le fatiha et les quelques mots de bienvenue avant que son cortège se soit dirigé vers Mutsamudu, le chef lieu de l’île. Ce soir (mardi 14 décembre 2010), il y retournera  pour tenir un meeting.

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:25

Vous trouverez ci-dessous une lettre en date du 11 décembre 2010 du "comité de soutien des victimes des exactions de M. Abeid    et ses hommes de main" destinée au Ministre de la justice des Comores    suite à la "demande de liberté provisoire" faite par Monsieur Abeid et qui sera examinée demain (lundi 13 décembre 2010) au tribunal de Mutsamudi . Ledit comité craint ce qu'il appelle "un deni de justice" au cas où Abeid et ses "hommes de main" seraient liberés         et "dénonce  les malversations de certains magistrats du tribunal d’Anjouan"

 

Bonne lecture


                                                  Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)                                                                           

 

 

                                                                                                   Paris le 11 décembre 2010

 

                                                                                                            Monsieur le ministre d’Etat

                                                                                                            chargé de la justice

 

                                                                                                            Union des Comores

                                                                                                            Moroni.

 

 

Ref : jugement correctionnel no313/2010 du 4/11/2010 du tribunal de 1ère instance de Mutsamudu.

 

Monsieur Le Ministre d’état

 

Nous comité de France de soutien aux victimes des exactions de l’ex-président d’Anjouan Monsieur Abeid et de ses exécutants, venons vers vous pour dénoncer les malversations de certains magistrats du tribunal d’Anjouan, et pour vous demander d’intervenir en urgence pour faire barrage au déni de justice qui va avoir lieu lundi 13 décembre prochain au tribunal de Mutsamudu.

 

Voilà plus de 8 ans que sous les ordres  de Monsieur Abeid, et sur fond d’accusations fantaisistes de « coup d’Etat », ses hommes de main ont sauvagement et en toute impunité séquestré et torturé des simples citoyens qui avaient pour seuls tort de « ne pas partager ses opinions politiques ».

 

Parmi leur victime, une jeune femme nommée Antuaba Mohamed de nationalité franco-comorienne actuellement résidante en France. En plus des délits cités ci haut, elle a subi un viol qui, vous l’imaginez a complètement bouleversé sa vie psychique et sociale.

 

Soutenue par des compatriotes dévoués, mais aussi par des associations françaises de défense des droits de l’homme dont « Amnesty International », elle a réussi à faire poursuivre Abeid ici et aux Comores à Mutsamudu Anjouan pour les mêmes délits : séquestration, tortures et viol.

 

Au tribunal de Mutsamudu, après 8 ans de procédure régulièrement alimentée de pressions, de corruptions de fonctionnaires et de sabotages divers par le clan Abeid, certains magistrats de ce tribunal, par leur professionnalisme et leur sens de la justice ont fini par faire traduire en correctionnel le 4 novembre dernier : Abeid, Allaoui dit Ba Pouroukou, Askalane, Amirdine et Kamal soundi.

 

Tous reconnus coupables de faits délictuels ont écopé 13 mois de prison ferme chacun.

Monsieur Abeid se comportant en « lâche de basses besognes » ne s’est pas présenté à son procès ni son avocat. Ses hommes de mains sont immédiatement conduits en prison pendant que lui bénéficiait de certaines complicités pour fuir ses responsabilité devant le tribunal.

 

Conscient des risques d’arrestation qu’il encourt pour les mêmes délits en allant se cacher à Mayotte, il a dû se contenter des compromissions de certaines personnalités et autres courtisans opportunistes pour l’aider à se soustraire de la justice.

 

Pour montrer de manière arrogante son mépris à l’égard de l’institution judiciaire, malgré la condamnation et le mandat d’arrêt qui le visaient, il se permettait de se montrer en train de faire son footing ou de participer à une cérémonie de Barzangué à Mutsamudu.

 

Arrêté et incarcéré le 1er décembre dernier, son comité de soutien via des blogs Internet sur les Comores, n’a cessé de faire des communiqués à contenu diffamatoire pour les victimes et outrageux pour les magistrats qui ont instruit et jugé l’affaire. 

 

Le lundi 6 décembre dernier, quelques jours après l’incarcération de leur chef, Allaoui Ba Pourouk et Askalane ont comparu en audience pour une demande de liberté provisoire  pour des motifs douteux. Une fraction de la partie civile fut convoquée quelques heures avant l’audience et l’autre fraction fut simplement tenue à l’écart dont Madame Antuaba Mohamed et Said Ali Chahalane.

 

Lundi 13 décembre prochain, c’est au tour de leur chef Abeid d’entrer en scène cette fois avec  une demande de liberté provisoire pour raisons de santé nécessitant des soins à l’étranger.

Comment est-ce possible que vos fonctionnaires puissent juger recevable une telle demande pou raison de santé alors que le même Monsieur Abeid avait quelques semaines auparavant suffisamment de souffle et d’énergie pour se porter candidat aux élections de Gouverneur ?

 

Trop c’est trop Monsieur Le Ministre. Le viol est une des violences  destructrices chez une femme. On ne peut pas la souhaiter même pas à son pire ennemi. Même les femmes, filles,..et belles filles de Abeid et de ses hommes demain ne méritent pas un tel supplice.

 

Est-il décent que des malfrats coupables de telles ignominies puissent continuer à bénéficier de complicités et complaisances parmi les fonctionnaires de votre institution pour imposer la tenue d’audiences en demandes de liberté provisoire et de soit disant d’appel du jugement du 4 novembre ?

 

Ont-il interjeté appel dans le respect des délais et formes de procédures prévues par la loi ?

A notre connaissance non. Pourquoi la tenue en catimini d’audiences et de jugement d’appel sans informations préalables à toutes les parties ni donner du temps à ces dernières pour préparer leurs procès ?

 

Nous soupçonnons certains magistrats de compromission avec une « certaine mafia politique » qui est en train de s’installer à Anjouan. C’est là une dérive qui va instituer le crime organisé, son impunité et en conséquences les vengeances criminelles quotidiennes.

 

C’est contre cette perspective de mauvaise augure que nous nous levons et vous demandons de bien vouloir peser de tout votre poids pour faire triompher le droit, la morale et la décence.

La tenue de l’audience de lundi est un camouflet pour l’institution judiciaire. Les droits des parties civiles sont déjà bafoués, aucune expertise sincère ne viendra inquiéter Monsieur Abeid et ses hommes de main.

 

Votre intervention contribuera à mettre fin à cette mascarade et déni de justice. Elle pourra  mettre en échec l’installation d’une mafia politique qui prend racine dans un terreau composé de magistrats et fonctionnaires véreux, repus au despotisme et dans la complaisance à l’égard des barbares et autres violeurs de leur clan.

 

C’est probablement la première fois qu’une personnalité politique Tel Monsieur Abeid est traduit en justice, condamné et réellement incarcéré comme n’importe quel justiciable ayant commis des délits similaires.

 

C’est une victoire pour les magistrats honnêtes qui croient en la loi et qui veulent faire de notre pays un Etat de droit. C’est un espoir pour des milliers de Comoriens qui aspirent vivre dans un pays où la loi du plus fort ne sera pas la norme. C’est aussi un avertissement lancé à ceux qui se croient impunis sous couvert des pouvoirs qui sont les leurs à un moment donné.

 

Comptant sur votre diligence, nous vous prions de bien vouloir agréer Monsieur le Ministre de la justice, l’expression de notre haute considération.

 

                                               le  comité de soutien des victimes des exactions de                                                   Monsieur Abeid et de ses hommes de main.

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 19:39


La fameuse « charte » de la « Diaspora comorienne de France » dont nous avons parlé récemment (voir ICI), après quelques aménagements, sera signée demain après midi à Aubervilliers  en région parisienne en présence du Président de l’Union des Comores. Cinq cent comoriens ont du recevoir des cartes d’invitation.  Donc si vous n’êtes pas au courant, c’est normal. Comprenez tout simplement que vous n’êtes pas invités !

 

Apparemment, Après sa présentation, le document sera signé par des représentants de chaque île ( !!!) et le Président Comorien. Le « représentant des anjouannais de France » sera probablement Docteur  Petit sauf changement de dernière minute.

 

Comment les signataires sont choisis ? C’est toujours l’éternelle question qui dérange et agace. Tant pis. Nous continuons et continuerons à la poser. Car nous pensons qu’il faut un minimum pour organiser et engager la Diaspora Comorienne en France. La précipitation, l’arbitraire et le copinage ne doivent pas être la règle si nous voulons bien faire les choses. Tant que nous refuserons de prendre conscience de cette nécessité, il sera très compliqué et difficile d’organiser et engager avec efficacité   la diaspora. Pourtant il le faut dans l’intérêt de tous et des Comores. Sinon tout le monde continuera à engager et à s’exprimer à tort et à travers en son nom. Bonjour les dégâts et le ridicule !

 

Il ne suffit pas de signer un document pour croire que tout est bon… Surtout quand on n’a pas foncièrement la culture de l’écriture et de la signature.

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 16:18

 

Colonel-Abeid-en-prison-dec-2010-paint.jpgDepuis le 1er décembre, l’ancien chef des séparatistes de l’île de Ndzuwani, le Colonel Abeid (photo)  se trouve en prison pour purger sa peine. Il a été arrêté à son domicile de Pomoni au sud de l’île.

 

Pour rappel, le Tribunal de Mutsamudu l’a condamné le 4 novembre 2010 à une peine d’emprisonnement ferme de 13 mois avec 3 de ses collaborateurs ( voir ICI).

 

Le règne de ce « monsieur », un retraité de l’armée française, qui a duré deux ans (de janvier 1999 à août 2001) à Ndzuwani, une des îles Comores,- en apparence court mais en vérité trop long pour les comoriens qui se trouvaient sur l’île à cette période - a été particulièrement  marqué par  les exactions exécrables de sa milice personnelle, le CIR (Commandement d’intervention Rapide).

 

Ce « monsieur » se trouve aujourd’hui en prison. Il sera libre. Il est même probable qu’il sorte  de la prison avant la fin de sa peine. Donc il a raison de sourire derrière les barreaux. Mais Chikele, par exemple, lui, est assassiné dans des conditions horribles sous son règne. On ne le reverra jamais. Il ne peut pas sourire. Il a laissé une veuve et des orphelins. Voilà la réalité qui doit être connue.

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 11:31
 


Ci-dessous la lettre publique du Comité Maoré en date du 25 novembre 2010 destinée aux trois candidats (Ikililou, Mohamed Fazul et Abdou Djabir) lesquels participeront aux elections présidentielles qui se tiendront aux Comores le 26 décembre prochain.

Bonnne lecture.

HALIDI-BLOG-COMORES

 

Monsieur le candidat,
Vous avez choisi de briguer la magistrature suprême du pays et vous avez passé avec succès la phase des primaires. Nous vous en félicitons. Il est donc dans la logique des choses que nous vous demandions de vous expliquer, le plus clairement possible, sur la question de l’île comorienne de Mayotte.
L’indépendance de notre pays est inachevée puisqu’une partie de notre territoire nationale demeure encore sous administration étrangère. Pour les analystes les plus avertis, cette question plombe le développement économique et social. C’est donc une question cardinale pour notre pays.
Durant la campagne électorale, un débat s’est instauré sur la question de l’île comorienne de Mayotte. Plusieurs opinions se sont exprimées.
Il y a ceux qui considèrent qu’il faut développer les trois îles indépendantes jusqu’à arriver à un point où les maorais nous envieront, regretteront et reviendront d’eux-mêmes. Un point de vue absurde puisque le maintien de Mayotte sous domination constitue un obstacle sérieux au développement de la partie indépendante, ne serait-ce que par l’instabilité qui est créée et maintenue par la France. Il faut prendre en compte que de 1975 à 1995, le pays vivait au rythme des coups d’états du mercenaire français Bob Denard. Après les putschs nous sommes passés à l’explosion du séparatisme à Anjouan. Et puis, chacun se rappelle bien que jusqu’aux années 1995, Mayotte était bien loin par rapport aux autres îles : ses étudiants et ses malades venaient à Moroni et cela n’a nullement conduit à un renversement des tendances séparatistes.
Il y a ceux qui considèrent qu’il faut partir d’échanges avec les maorais pour faire évoluer leurs positions et ouvrir la voie au retour. Le Président Azali Assoumani y a cru. Malheureusement les échanges économiques, culturels et sportifs qui se sont tissés n’ont rien donné. Au contraire, la situation a empiré, Mayotte est non seulement enfermé par un mur marin érigé par la France mais il est devenu un département français. Il s’agit donc d’une fausse piste. Sans la suppression du visa Balladur, aucun pont ne peut être jeté entre Mayotte et les autres îles.
Et enfin, il y a ceux comme nous, qui considèrent que le pays ne dispose que d’une seule issue : exercer une forte pression internationale pour contraindre la France à reconnaître la vocation de Mayotte à réintégrer l’Etat comorien. Alors et alors seulement pourra se nouer le dialogue fructueux entre toutes les parties pour rechercher les voies les meilleures de la réconciliation nationale indispensable et salutaire.

Monsieur le candidat,
Elu, vous serez le garant de l’indépendance et de l’intangibilité des frontières du pays. Vous devez, personnellement de par vos fonctions, tout faire pour le retour de Mayotte dans le giron familial. Vous devez donc éclairer le choix des Comoriens en présentant vos positions et l’orientation que vous envisagez suivre. C’est dans cette perspective que notre Comité vous demande de vous prononcer sur les questions suivantes :
1. Comment envisagez-vous les relations entre l’Union des Comores et la République Française ? Allez-vous continuer à considérer ce pays comme l’ami numéro un des Comores alors qu’il maintient une partie du territoire nationale sous sa domination, qu’il pourchasse les Comoriens non maorais à Mayotte et les déplace manu militari dans des conditions abominables, qu’il est la cause de la disparition en mer de milliers de Comoriens chaque année ?
2. Comment comptez-vous réagir face à la décision du Parlement français de consacrer la départementalisation de Mayotte ? Allez-vous saisir le Conseil de Sécurité de l’ONU et interpeller parallèlement l’Union Européenne ?
3. Allez-vous poursuivre la voie des échanges bilatéraux entre les Comores et la France sur le sillage du GTHN (Groupe de Travail de Haut Niveau) comme le souhaite la France ou bien allez vous opter pour le multilatéralisme (ONU, OUA, Non alignés, etc.)
4. Allez-vous travailler pour la réinscription de la question de l’Ile comorienne de Mayotte à l’ordre du jour des Assemblées Générales de l’ONU avec débat et adoption de résolution ?
5. Envisagez-vous poursuivre Monsieur Balladur et l’Etat français devant la Cour Pénale Internationale pour crime contre l’humanité : morts causés par le visa Balladur et déplacements forcés de population au sein d’un même pays ?
6. Quelle attitude adopterez vous face au visa Balladur et aux expulsions de Comoriens de leur île Mayotte ?
7. Allez-vous vous insurger contre certaines pratiques quotidiennes qui semblent avaliser le fait accompli français à Mayotte tel par exemple :
a. Le visa demandé au Comorien se rendant à Mayotte
b. Le statut des vols en direction de Mayotte : vol domestique ou international !
c. L’existence dans certains bureaux officiels de cartes géographiques sans Mayotte
d. Des rapports officiels ignorants Mayotte
e. Des génériques d’émission de télévision qui donnent l’impression que Mayotte ne fait pas partie des Comores.
8. L’histoire du pays n’est pas suffisamment enseignée dans les écoles du pays, la question de l’île comorienne de Mayotte risque d’être ignorée ou mal connue par les générations futures. Quelles mesures prendrez-vous pour contrer la falsification de l’histoire des Comores par l’Etat français ?
Monsieur le candidat,
La réponse publique à ces questions témoignera de la réalité de vos intentions : servir honnêtement le pays ou se servir du pays comme nombre de vos prédécesseurs l’ont fait avant vous. Nous invitons en tout cas les électeurs à interpeller les candidats, à exiger des réponses claires à ces questions essentielles.
Confiant en l’avenir de notre pays et assurés qu’un jour ou l’autre Mayotte reviendra au pays, nous vous assurons, Monsieur le candidat, de notre détermination à poursuivre notre juste cause jusqu’au bout.

Le Comité Maore
Moroni le 25 novembre 2010

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 13:34
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UNION DES COMORES

Unité – Solidarité – Développement

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Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora,  de la Francophonie et du Monde Arabe

جمهورية القمر المتحدة

وحدة -  تضامن -  تنمية

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وزارة العلاقات الخارجية والتعاون المكلفة

بالقمريين في الخارج والفرانكفونية والعالم العربي

 

COMMUNIQUÉ

 

 La France, par le biais de son Assemblée Nationale, a parachevé son processus de départementalisation de l’Ile Comorienne de Mayotte par l’adoption d’une loi  autorisant le Chef de l’Etat français à sa promulgation, après que le Sénat  l’ait fait.

 

Le Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la  Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe de l’Union des Comores dénonce et  s’insurge vigoureusement contre cet acte inamical et hautement belliqueux du  partenaire du Groupe de Travail de Haut Niveau dont le but est justement de  trouver une solution à ce conflit, conformément à l’engagement des deux Chefs  d’Etat en septembre 2009 à Paris.

 

 Par ce geste, la France membre du Conseil de Sécurité et donc gardienne de la  Charte des Nations Unies foule aux pieds les différentes résolutions onusiennes  sur cette question et applique, au vu et su de tout le monde, la loi du plus  fort contre un petit Etat insulaire qui n’a que le droit comme arme.

 

 Il y a lieu de s’étonner que ce pays ignore la norme internationale qui ne lui > est pas favorable et s’en tient donc à sa norme interne alors que tous les pays  reconnaissent la légitimité de la revendication comorienne même les pays dits de   l’occident qui, par leur abstention, ne souhaitent pas avoir maille à partir   avec la France mais approuvent fondamentalement la doléance comorienne.

 

 La France, sur cette question, aurait-elle raison contre toute la communauté > internationale ? N’empêche, les Comores et les comoriens ne cesseront jamais de   répéter que Mayotte est comorienne comme la Grande Comore, Mohéli et Anjouan, et  > le restera à jamais, n’en déplaise au donneur de leçon de démocratie, de loyauté  > et de bonne gouvernance, avec à leur côté l’Organisation des Nations Unies,   l’Union Africaine, la Ligue des Etats Arabes, la Conférence Islamique etc.…

 

 Le peuple comorien soutient que le droit de la majorité finira par triompher de   manière inéluctable, telle est la leçon que l’histoire a enseignée au peuple en  > lutte.   

Ministère des Relations Extérieures (le  30/11/2010)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 22:38

Source : HZK Presse du 29 novembre 2010

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« Moussa Toybou dit voter pour Ikililou et battre campagne pour Fazul »


Le 2ème tour des élections du gouverneur d’Anjouan va opposer Moussa Toybou, le chef de l’exécutif sortant à Anissi Chamsidine, l’ex-chef du protocole du président Sambi. Deux candidats que le chef de l’Etat dit soutenir mais qui n’empêche pas les attaques

 

Le deuxième tour des élections du gouverneur d’Anjouan va opposer Moussa Toybou, le chef de l’exécutif sortant à Anissi Chamsidine, l’ancien chef du protocole du président de la république. Deux candidats que le chef de l’Etat dit soutenir mais qui n’empêche pas les attaques réciproques. Après les soupçons de fraude de Moussa Toybou, Anissi a accepté volontiers de répondre aux questions de HZK-Presse / La Gazette.

 

Question : Comment réagissez-vous aux résultats du premier tour ?

 

Anissi Chamsidine : Je suis satisfait des résultats du premier tour, hormis les irrégularités criantes de bourrage des urnes, constatées dans les localités de Ongojou, Mrijou et Daji dans le Nioumakélé. Et je saisis cette occasion pour remercier vivement l’ensemble des électrices et électeurs qui m’ont fait confiance dès ce premier round.

 

Question : Votre adversaire vous accuse de fraude. Que répondez-vous à ces attaques ?

 

A.C. : C’est le mauvais procès d’un perdant. Quant à moi, je fais confiance aux institutions de la République chargées de l’organisation, du contrôle et de la validation des élections : la CENI, la CEI, les forces de sécurité, la Cour Constitutionnelle ainsi que les observateurs nationaux et internationaux.

 

Question : Comment réagissez-vous aux propos du président Sambi qui dit que vous êtes tous les deux des candidats de la Mouvance ?

 

A.C. : Je pense que les propos du Président Sambi avaient leur sens, quand il parlait d’Anissi Chamsidine et de Moussa Toybou, comme deux candidats de la Mouvance Présidentielle. Mais, maintenant que Moussa Toybou a fait sa déclaration dans la presse en faveur de Monsieur Ikililou et a donné consigne, en même temps, à son entourage de battre campagne pour Monsieur Fazul, le voile est levé.

 

Question : Cette position du président ne constitue pas un faux plan pour celui qui vous a toujours soutenu ?

 

A.C. : Je n’ai jamais douté et ne douterai jamais du soutien du Président Sambi, quelle que soit l’issue de ces élections. Après avoir bénéficié de son éducation politique, je le considère aujourd’hui comme mon père spirituel. C’est dire que je le comprends mieux que quiconque.

 

Question : Moussa Toybou dit craindre un vote sanction contre Ikililou ?

 

A.C. : Convenez avec moi que c’est une manière de confirmer ses réelles intentions. Cette crainte d’un vote sanction contre Ikililou voile une menace, un défi, un ultimatum à l’endroit du Président Sambi, et tout le monde l’a très bien compris. Moi, j’ai la ferme conviction que les anjouanais voteront massivement en faveur du Baobab, entendez par là, en faveur de Ikililou Dhoinine et de Anissi Chamsidine.

 

Question : Et quels sont vos points forts qui peuvent pousser les électeurs à vous élire ?

 

A.C. : Il n’est pas commode de chanter ses propres mérites. Je me limiterai à dire seulement que les anjouanais savent que je suis un homme d’action et de principes. Je dis ce que je fais et fais ce que je dis. J’aime mon pays, je suis patriote. Je suis, par ailleurs, modeste et ouvert.

 

Question : En quoi vous êtes différents de Moussa Toybou ?

 

A.C. : Des différences sur tous les plans : d’âge, de taille, de raisonnement, de comportement… Je sais courir, nager, pêcher, enseigner, éduquer ; je sais même porter un fusil et me battre en arts martiaux. Je sais vivre avec tout le monde et suis très sensible au quotidien des plus démunis. Bref, je sais servir et non me servir. Mais je sais surtout prendre des décisions et les assumer. Je ne joue pas au chat et à la souris, je sais respecter les divergences de vue et ne dis pas une chose et son contraire. Je sais tenir compte de mon entourage.

 

Question : Quel est votre projet de société ? (en quelques lignes).

 

A.C. : La consolidation de l’unité nationale dans la paix et la sécurité, le renforcement de l’Etat de droit, la poursuite de l’œuvre du Président Sambi et la bonne gouvernance.

 

Propos recueillis par A.A. Mguéni

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 22:16

Source : Alwatwan du 30 novembre 2010

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Photo : Maître Ahmed Maandhui alias Lezamed et Yasmine Combo


“Que justice soit faite pour que mon mari puisse reposer en paix’’


Cinq mois et demi, presque, depuis l’assassinat de son mari, Yasmine Combo, la veuve du lieutenant-colonel, a brisé son silence hier, lundi 29 novembre. Madame Combo s’est adressé à la presse, à l’hôtel Moifaka, en présence de son avocat, Me Ahmed Maandhui. Une manière pour la veuve et son avocat de se confier aux médias suite au malheur qui s’est abattu à la famille Combo.

 

A cet effet, Madame Yasmine Combo a appelé toutes les parties à prendre leurs responsabilités et déclaré que “c’est la première fois qu’un tel événement se produit dans notre pays et j’aimerai que tout le monde assume ses responsabilités, notamment la justice, que les médias jouent leur rôle et que les auteurs de cet acte ignoble paient pour leur crime”.

 

Elle a tenu également à adresser un message à tous les Comoriens et à la justice en particulier. “Je ne vais pas rester à me morfondre, mais je suis la femme de Combo, je suis son amie et je ne voudrais pas qu’on me le tue une deuxième fois, en me privant le droit de dire les choses telles qu’elles étaient”. En ce qui concerne les raisons de l’assassinat de Combo Ayouba, l’avocat Me Ahmed Madhui estime que “derrière cet acte se trouvent des hommes politiques et au moment venu, nous allons rendre public leurs noms”.

 

Il a aussi manifesté son étonnement sur le fait que les gens disent que le général souffre dans son lieu de détention et qu’il est privé de tous ses droits. ‘’Le général, dit-il, est détenu dans sa maison, il lit les journaux, regarde la télé, reçoit des visites. Nous voulons que les Comoriens comprennent que la détention est une chose normale aussi longtemps que dure l’information. Cette détention peut-être ordonnée pour deux raisons, soit pour l’empêcher d’entrer en relation avec des témoins potentiels ou de mèche avec des gens qui détiennent des preuves et encore pour sa sécurité si l’on estime que le prévenu peut-être en danger dehors”.

 

Madame Yasmine Combo, qui a déclaré qu’elle n’aborderait pas ce sujet, a toutefois dit qu’elle reste convaincue que Combo, son mari, n’a pas été tué par le pêcheur du coin, mais plutôt par des militaires. “Je ne pense pas que ces militaires ont décidé de frapper seuls, et j’espère que la justice va le prouver et expliquer les rasions de ce meurtre, parce que je ne suis pas en mesure aujourd’hui de le démontrer”, a-t-elle laissé entendre. Au terme de cette rencontre avec la presse, la veuve de Combo a déclaré qu’elle voudrait dire aux gens qui se disent victimes qu’elle, en tant que femme et en tant que mère, sa vie s’est arrêtée le 13 juin.

 

“On m’a tout pris d’un seul coup. C’était un tsunami dans ma vie. Je voudrais que les gens respectent ça et je souhaite de tout cœur que ce soit une chose qui ne puisse plus arriver dans ce pays et que justice soit faite pour que mon mari puisse reposer en paix. Je ne voudrais pas que sa mort profite à certains, en s’attirant des bulletins de vote. Mon mari était un homme droit, un Comorien accompli. Et les Comores, lui doivent bien ça : le respect de sa mémoire”, disait-elle.

 

Mariata Moussa

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 20:55

 

Source : HZK Presse du 25 décembre 2010

 


A l’approche du 2ème tour des élections du président de la république et des gouverneurs, des ralliements continuent de surprendre, tel l’appel de Mzimba (photo), un élu de l’opposition, à voter pour le candidat du pouvoir Ikililou.

A l’approche du 2ème tour des élections harmonisées du président de la république et des gouverneurs des îles, des alliances se nouent en faveur de chacun des candidats autorisés. Des ralliements qui continuent de surprendre l’opinion de par leur caractère « contre nature ». Dernier en date, l’appel de Me Mzimba, un élu de l’opposition, à voter pour le candidat du pouvoir Dr Ikililou. HZK-Presse / La Gazette fait le point à J-30.

Mzimba soutient Ikililou

Jusqu’ici, personne ne pouvait imaginer une telle alliance. Maître Ibrahim Ali Mzimba, ce député et opposant farouche du régime Sambi va voter pour le candidat du pouvoir. « Cela fait 12 ans que je suis dans l’opposition mais aujourd’hui j’en ai marre. Je vais voter Ikililou et sans condition », annonce cet unique député de l’opposition à Ngazidja. Ce sont les effets collatéraux de l’élimination du candidat Bienrifi qui sont à l’origine de ce revirement à la limite irréaliste. Le représentant de la région Ngouegwé à l’assemblée nationale s’en prend à ses amis de l’opposition. « L’attitude de l’opposition m’a déçu. Je conçois ce comportement de passivité comme une trahison », poursuit le natif de Démbeni.

Le Front démocratique s’abstient à Ngazidja

Arrivé en quatrième position à Ngazidja, Mohamed Ismaël et son parti le Front Démocratique ne croient en aucun candidat parmi les deux qui sont arrivés au deuxième tour. Après l’assemblée générale de ce parti emblématique, parmi les plus anciens du pays, « le FD décide de s’abstenir car aucun candidat ne répond à nos exigences et critères », indique un de ses responsables. Si à Ngazidja, les disciples de Moustafa Saïd Cheikh appelle à l’abstention, dans les présidentielles, ils ne se sont pas encore décidés. « Nous avons rencontré Ikililou et Fazul ce mercredi. A chacun des deux, nous avons posé un certain nombre de condition. Si on s’entend, nous allons rendre public ce ralliement avec les termes de l’alliance », nous a filé notre interlocuteur qui a assisté à ces tête-à-tête. Le Front Démocratique n’a pas voulu s’entretenir avec le candidat Abdou Djabir. Cette formation a exclus d’emblée ce candidat arrivé en troisième position aux primaires de Mohéli car « il est un ancien du parti et il est de ceux qui ont disloqué le FD à Mohéli », fait savoir un dirigeant du FD.

Le PEC a décidé mais…

Les yeux sont actuellement rivés sur le Parti pour l’entente des Comores (PEC) de Fahmi Said Ibrahim. Sa décision est aussi très attendue car cette formation politique dont le candidat est arrivé en troisième position à Ngazidja était en guerre ouverte contre le Mouvement Orange. Tout le monde se demande si le PEC va faire un revirement en respectant les consignes de Sambi ou il va rester fidèle à sa position contre le candidat de Mouigni Baraka. Me Fahmi, le leader du parti indique que « la décision est prise mais on veut la communiquer au président Sambi en premier. Et comme le président vient d’un voyage, on attend le moment opportun pour le lui annoncer ». Le secret et le suspens restent dans le soutien pour le scrutin des gouverneurs mais pour les présidentielles « le PEC s’est investi dès les premières heures à la candidature du docteur Ikililou. Donc en toute logique, il le soutient », affirme ce ministre des relations extérieures.

Abdoulwahabi pose des conditions

Dans un entretien que le chef de l’exécutif sortant de Ngazidja nous a accordé, il dit « qu’il ne va refuser aucun soutien ». Toutefois, Mohamed Abdouloihabi sous-tend son soutien à quatre conditions qu’il juge primordiales. On peut citer parmi les exigences du patron sortant de Ngazi-Ngomé, « la restitution des compétences et des biens de Ngazidja que l’Union s’est accaparés illégalement, des mesures concrètes contre la corruption » et entre autres conditions posées par Mohamed Abdouloihabi, « une conférence nationale sur les institutions ». Il s’agit ici d’une manière de réfléchir sur l’organisation et l’architecture politique du pays « après que la présidence tournante ait déjà fait le tour des 3 îles ».

Recueillis par A.A.Mguéni
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 21:19

 

Source :  Alwatwan n° 1660 du 25 novembre 2010

 

 

 

 

Elections. Abdou Djabir est allé “se faire connaître” à Anjouan

Le candidat du parti Msada, Abdou Djabir, qui séjourne à Ndzuwani depuis le week-end dernier, s'est confié à la presse mardi après-midi au siège de Télé Ninga, une station communautaire de Wani. Une importante assistante y était également conviée à poser ses questions au candidat.

Celui qui se présente comme un “moitié-anjouanais” [son père est originaire de Bandrani], arrivé sans fracas dans l'île le week-end dernier, a dit “venir se faire connaître à Anjouan”, après quoi, d'après lui, il pourra aller “préparer un retour en grandes pompes”. Et pour se faire connaître, il a bien fallu quatre heures d'échanges avec la centaine de personnes présentes dans la salle de conférence de la station. Le député candidat à la présidentielle de l'Union a expliqué les raisons qui l'ont poussé à briguer le mandat présidentiel, et a répondu, aux nombreuses questions de l'assistance.

“Je suis candidat parce que je fais partie des enfants les plus instruits des Comores et j'espère mettre à profit mon savoir pour faire avancer mon pays. Mon autre atout est que je n'ai pas encore de mains sales. Et sachez que je ne viens pas m'amuser dans ces élections ; je viens pour gagner”. Ainsi la victoire ne fait donc pas de doute pour lui. Sa véritable crainte serait plutôt ailleurs. “ Je crains la fraude ; l'actuel président de la République ne veut pas quitter le pouvoir ; il ne l'a pas dit, mais ses proches le font savoir“.

Disons sur ce point que, des boutades à l'endroit du chef de l'Etat, il en a jetées pas mal, notamment à propos de sa déclaration de soutien au candidat Ikililou, qu'il a jugée “irresponsable”. Mais, maniant habilement le paradoxe lorsque certains intervenants ont voulu le pousser plus loin dans dles déclarations incendiaires contre le chef de l'Etat, le docteur en droit lâcha : “Je ne veux pas tirer à boulets rouges sur le président de la République, car je ne sais pas ce qu'il adviendra de moi demain, lorsque je me trouverai à sa place !” Le candidat Djabir a essuyé plusieurs heures d' “interrogatoire” soumis par une assistance visiblement marquée par sa rhétorique.

Sur sa stratégie de lutte contre la pauvreté, il est persuadé qu' “il n'est pas utile de construire des ponts, des routes et des aéroports alors que le peuple meurt de faim”, et qu' “il faut d'abord faire en sorte que chaque comorien puisse manger à sa faim, se soigner et inscrire son enfant à l'école”. Et sur ce qu'il pense de la longue période de transition avant la passation du pouvoir du chef de l'Etat sortant au nouveau, il dit sur un ton moqueur : “Si un président investi de ses fonctions le 14 janvier accepte de poireauter jusqu'au 26 mai 2011, tant pis pour lui !” Le verbe juteux de l'éminent juriste ne tardera cependant pas à montrer ses limites lorsque vint pour la énième fois la question de Mayotte ; sa bête noire. Là-dessus, cette série de propos : “M'élisez-vous pour que je rehausse votre niveau de vie, ou vous le faites pour que je vous rapporte Mayotte ?”

Puis : “De tous les candidats, je suis le plus habilité à négocier cette question avec les mahorais et leurs élus, de par les années que j'ai passées à leurs côtés. Mais si une solution politique ne s'offre pas, il peut y avoir une solution économique”. Ici le prétendant à la présidence veut dire qu'on peut chercher à tirer profit de la manne financière versée aux mahorais par la puissance coloniale, à travers une coopération économique entre les Comores indépendantes et Mayotte. Mais, interrogé précisément sur le processus de départementalisation enclenchée depuis l'année dernière, celui qui souhaite présider à la destinée de la Nation dans quelques semaines répond sèchement qu' “il appartient à l'actuel chef de l'Etat de régler cette question, car c'est lui qui peut échanger avec Sarkozy”.

SARDOU MOUSSA

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