Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Presentation

  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
  • Contact

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

Recherche

BIENVENUE SUR MON BLOG

NA MKARIBU HARI MWA YI BLOG YANGU 
Cet outil va me permettre de vous faire decouvrir mon pays natal  et partager quelques unes de mes passions.......à ma façon !!!!
 

Pour revenir à la page d'accueil  cliquez  ICI

Pour recevoir réguliérement les articles que nous diffusons, merci de vous inscrire à la newsletter (Attention : laissez les deux cases (newsletter et articles) cochées) .

Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

MESSAGE IMPORTANT :

 

DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

MERCI DE VOTRE FIDELITE

 

 

CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

gala_final-_maquette--2-.jpg

A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 13:34
2498376083_1.jpg

UNION DES COMORES

Unité – Solidarité – Développement

--------------

Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora,  de la Francophonie et du Monde Arabe

جمهورية القمر المتحدة

وحدة -  تضامن -  تنمية

--------------

وزارة العلاقات الخارجية والتعاون المكلفة

بالقمريين في الخارج والفرانكفونية والعالم العربي

 

COMMUNIQUÉ

 

 La France, par le biais de son Assemblée Nationale, a parachevé son processus de départementalisation de l’Ile Comorienne de Mayotte par l’adoption d’une loi  autorisant le Chef de l’Etat français à sa promulgation, après que le Sénat  l’ait fait.

 

Le Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la  Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe de l’Union des Comores dénonce et  s’insurge vigoureusement contre cet acte inamical et hautement belliqueux du  partenaire du Groupe de Travail de Haut Niveau dont le but est justement de  trouver une solution à ce conflit, conformément à l’engagement des deux Chefs  d’Etat en septembre 2009 à Paris.

 

 Par ce geste, la France membre du Conseil de Sécurité et donc gardienne de la  Charte des Nations Unies foule aux pieds les différentes résolutions onusiennes  sur cette question et applique, au vu et su de tout le monde, la loi du plus  fort contre un petit Etat insulaire qui n’a que le droit comme arme.

 

 Il y a lieu de s’étonner que ce pays ignore la norme internationale qui ne lui > est pas favorable et s’en tient donc à sa norme interne alors que tous les pays  reconnaissent la légitimité de la revendication comorienne même les pays dits de   l’occident qui, par leur abstention, ne souhaitent pas avoir maille à partir   avec la France mais approuvent fondamentalement la doléance comorienne.

 

 La France, sur cette question, aurait-elle raison contre toute la communauté > internationale ? N’empêche, les Comores et les comoriens ne cesseront jamais de   répéter que Mayotte est comorienne comme la Grande Comore, Mohéli et Anjouan, et  > le restera à jamais, n’en déplaise au donneur de leçon de démocratie, de loyauté  > et de bonne gouvernance, avec à leur côté l’Organisation des Nations Unies,   l’Union Africaine, la Ligue des Etats Arabes, la Conférence Islamique etc.…

 

 Le peuple comorien soutient que le droit de la majorité finira par triompher de   manière inéluctable, telle est la leçon que l’histoire a enseignée au peuple en  > lutte.   

Ministère des Relations Extérieures (le  30/11/2010)

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
commenter cet article
30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 22:38

Source : HZK Presse du 29 novembre 2010

Anissi CHAMSSIDINE.jpg

« Moussa Toybou dit voter pour Ikililou et battre campagne pour Fazul »


Le 2ème tour des élections du gouverneur d’Anjouan va opposer Moussa Toybou, le chef de l’exécutif sortant à Anissi Chamsidine, l’ex-chef du protocole du président Sambi. Deux candidats que le chef de l’Etat dit soutenir mais qui n’empêche pas les attaques

 

Le deuxième tour des élections du gouverneur d’Anjouan va opposer Moussa Toybou, le chef de l’exécutif sortant à Anissi Chamsidine, l’ancien chef du protocole du président de la république. Deux candidats que le chef de l’Etat dit soutenir mais qui n’empêche pas les attaques réciproques. Après les soupçons de fraude de Moussa Toybou, Anissi a accepté volontiers de répondre aux questions de HZK-Presse / La Gazette.

 

Question : Comment réagissez-vous aux résultats du premier tour ?

 

Anissi Chamsidine : Je suis satisfait des résultats du premier tour, hormis les irrégularités criantes de bourrage des urnes, constatées dans les localités de Ongojou, Mrijou et Daji dans le Nioumakélé. Et je saisis cette occasion pour remercier vivement l’ensemble des électrices et électeurs qui m’ont fait confiance dès ce premier round.

 

Question : Votre adversaire vous accuse de fraude. Que répondez-vous à ces attaques ?

 

A.C. : C’est le mauvais procès d’un perdant. Quant à moi, je fais confiance aux institutions de la République chargées de l’organisation, du contrôle et de la validation des élections : la CENI, la CEI, les forces de sécurité, la Cour Constitutionnelle ainsi que les observateurs nationaux et internationaux.

 

Question : Comment réagissez-vous aux propos du président Sambi qui dit que vous êtes tous les deux des candidats de la Mouvance ?

 

A.C. : Je pense que les propos du Président Sambi avaient leur sens, quand il parlait d’Anissi Chamsidine et de Moussa Toybou, comme deux candidats de la Mouvance Présidentielle. Mais, maintenant que Moussa Toybou a fait sa déclaration dans la presse en faveur de Monsieur Ikililou et a donné consigne, en même temps, à son entourage de battre campagne pour Monsieur Fazul, le voile est levé.

 

Question : Cette position du président ne constitue pas un faux plan pour celui qui vous a toujours soutenu ?

 

A.C. : Je n’ai jamais douté et ne douterai jamais du soutien du Président Sambi, quelle que soit l’issue de ces élections. Après avoir bénéficié de son éducation politique, je le considère aujourd’hui comme mon père spirituel. C’est dire que je le comprends mieux que quiconque.

 

Question : Moussa Toybou dit craindre un vote sanction contre Ikililou ?

 

A.C. : Convenez avec moi que c’est une manière de confirmer ses réelles intentions. Cette crainte d’un vote sanction contre Ikililou voile une menace, un défi, un ultimatum à l’endroit du Président Sambi, et tout le monde l’a très bien compris. Moi, j’ai la ferme conviction que les anjouanais voteront massivement en faveur du Baobab, entendez par là, en faveur de Ikililou Dhoinine et de Anissi Chamsidine.

 

Question : Et quels sont vos points forts qui peuvent pousser les électeurs à vous élire ?

 

A.C. : Il n’est pas commode de chanter ses propres mérites. Je me limiterai à dire seulement que les anjouanais savent que je suis un homme d’action et de principes. Je dis ce que je fais et fais ce que je dis. J’aime mon pays, je suis patriote. Je suis, par ailleurs, modeste et ouvert.

 

Question : En quoi vous êtes différents de Moussa Toybou ?

 

A.C. : Des différences sur tous les plans : d’âge, de taille, de raisonnement, de comportement… Je sais courir, nager, pêcher, enseigner, éduquer ; je sais même porter un fusil et me battre en arts martiaux. Je sais vivre avec tout le monde et suis très sensible au quotidien des plus démunis. Bref, je sais servir et non me servir. Mais je sais surtout prendre des décisions et les assumer. Je ne joue pas au chat et à la souris, je sais respecter les divergences de vue et ne dis pas une chose et son contraire. Je sais tenir compte de mon entourage.

 

Question : Quel est votre projet de société ? (en quelques lignes).

 

A.C. : La consolidation de l’unité nationale dans la paix et la sécurité, le renforcement de l’Etat de droit, la poursuite de l’œuvre du Président Sambi et la bonne gouvernance.

 

Propos recueillis par A.A. Mguéni

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
commenter cet article
30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 22:16

Source : Alwatwan du 30 novembre 2010

1334.jpg.gif

 

Photo : Maître Ahmed Maandhui alias Lezamed et Yasmine Combo


“Que justice soit faite pour que mon mari puisse reposer en paix’’


Cinq mois et demi, presque, depuis l’assassinat de son mari, Yasmine Combo, la veuve du lieutenant-colonel, a brisé son silence hier, lundi 29 novembre. Madame Combo s’est adressé à la presse, à l’hôtel Moifaka, en présence de son avocat, Me Ahmed Maandhui. Une manière pour la veuve et son avocat de se confier aux médias suite au malheur qui s’est abattu à la famille Combo.

 

A cet effet, Madame Yasmine Combo a appelé toutes les parties à prendre leurs responsabilités et déclaré que “c’est la première fois qu’un tel événement se produit dans notre pays et j’aimerai que tout le monde assume ses responsabilités, notamment la justice, que les médias jouent leur rôle et que les auteurs de cet acte ignoble paient pour leur crime”.

 

Elle a tenu également à adresser un message à tous les Comoriens et à la justice en particulier. “Je ne vais pas rester à me morfondre, mais je suis la femme de Combo, je suis son amie et je ne voudrais pas qu’on me le tue une deuxième fois, en me privant le droit de dire les choses telles qu’elles étaient”. En ce qui concerne les raisons de l’assassinat de Combo Ayouba, l’avocat Me Ahmed Madhui estime que “derrière cet acte se trouvent des hommes politiques et au moment venu, nous allons rendre public leurs noms”.

 

Il a aussi manifesté son étonnement sur le fait que les gens disent que le général souffre dans son lieu de détention et qu’il est privé de tous ses droits. ‘’Le général, dit-il, est détenu dans sa maison, il lit les journaux, regarde la télé, reçoit des visites. Nous voulons que les Comoriens comprennent que la détention est une chose normale aussi longtemps que dure l’information. Cette détention peut-être ordonnée pour deux raisons, soit pour l’empêcher d’entrer en relation avec des témoins potentiels ou de mèche avec des gens qui détiennent des preuves et encore pour sa sécurité si l’on estime que le prévenu peut-être en danger dehors”.

 

Madame Yasmine Combo, qui a déclaré qu’elle n’aborderait pas ce sujet, a toutefois dit qu’elle reste convaincue que Combo, son mari, n’a pas été tué par le pêcheur du coin, mais plutôt par des militaires. “Je ne pense pas que ces militaires ont décidé de frapper seuls, et j’espère que la justice va le prouver et expliquer les rasions de ce meurtre, parce que je ne suis pas en mesure aujourd’hui de le démontrer”, a-t-elle laissé entendre. Au terme de cette rencontre avec la presse, la veuve de Combo a déclaré qu’elle voudrait dire aux gens qui se disent victimes qu’elle, en tant que femme et en tant que mère, sa vie s’est arrêtée le 13 juin.

 

“On m’a tout pris d’un seul coup. C’était un tsunami dans ma vie. Je voudrais que les gens respectent ça et je souhaite de tout cœur que ce soit une chose qui ne puisse plus arriver dans ce pays et que justice soit faite pour que mon mari puisse reposer en paix. Je ne voudrais pas que sa mort profite à certains, en s’attirant des bulletins de vote. Mon mari était un homme droit, un Comorien accompli. Et les Comores, lui doivent bien ça : le respect de sa mémoire”, disait-elle.

 

Mariata Moussa

Repost 0
27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 20:55

 

Source : HZK Presse du 25 décembre 2010

 


A l’approche du 2ème tour des élections du président de la république et des gouverneurs, des ralliements continuent de surprendre, tel l’appel de Mzimba (photo), un élu de l’opposition, à voter pour le candidat du pouvoir Ikililou.

A l’approche du 2ème tour des élections harmonisées du président de la république et des gouverneurs des îles, des alliances se nouent en faveur de chacun des candidats autorisés. Des ralliements qui continuent de surprendre l’opinion de par leur caractère « contre nature ». Dernier en date, l’appel de Me Mzimba, un élu de l’opposition, à voter pour le candidat du pouvoir Dr Ikililou. HZK-Presse / La Gazette fait le point à J-30.

Mzimba soutient Ikililou

Jusqu’ici, personne ne pouvait imaginer une telle alliance. Maître Ibrahim Ali Mzimba, ce député et opposant farouche du régime Sambi va voter pour le candidat du pouvoir. « Cela fait 12 ans que je suis dans l’opposition mais aujourd’hui j’en ai marre. Je vais voter Ikililou et sans condition », annonce cet unique député de l’opposition à Ngazidja. Ce sont les effets collatéraux de l’élimination du candidat Bienrifi qui sont à l’origine de ce revirement à la limite irréaliste. Le représentant de la région Ngouegwé à l’assemblée nationale s’en prend à ses amis de l’opposition. « L’attitude de l’opposition m’a déçu. Je conçois ce comportement de passivité comme une trahison », poursuit le natif de Démbeni.

Le Front démocratique s’abstient à Ngazidja

Arrivé en quatrième position à Ngazidja, Mohamed Ismaël et son parti le Front Démocratique ne croient en aucun candidat parmi les deux qui sont arrivés au deuxième tour. Après l’assemblée générale de ce parti emblématique, parmi les plus anciens du pays, « le FD décide de s’abstenir car aucun candidat ne répond à nos exigences et critères », indique un de ses responsables. Si à Ngazidja, les disciples de Moustafa Saïd Cheikh appelle à l’abstention, dans les présidentielles, ils ne se sont pas encore décidés. « Nous avons rencontré Ikililou et Fazul ce mercredi. A chacun des deux, nous avons posé un certain nombre de condition. Si on s’entend, nous allons rendre public ce ralliement avec les termes de l’alliance », nous a filé notre interlocuteur qui a assisté à ces tête-à-tête. Le Front Démocratique n’a pas voulu s’entretenir avec le candidat Abdou Djabir. Cette formation a exclus d’emblée ce candidat arrivé en troisième position aux primaires de Mohéli car « il est un ancien du parti et il est de ceux qui ont disloqué le FD à Mohéli », fait savoir un dirigeant du FD.

Le PEC a décidé mais…

Les yeux sont actuellement rivés sur le Parti pour l’entente des Comores (PEC) de Fahmi Said Ibrahim. Sa décision est aussi très attendue car cette formation politique dont le candidat est arrivé en troisième position à Ngazidja était en guerre ouverte contre le Mouvement Orange. Tout le monde se demande si le PEC va faire un revirement en respectant les consignes de Sambi ou il va rester fidèle à sa position contre le candidat de Mouigni Baraka. Me Fahmi, le leader du parti indique que « la décision est prise mais on veut la communiquer au président Sambi en premier. Et comme le président vient d’un voyage, on attend le moment opportun pour le lui annoncer ». Le secret et le suspens restent dans le soutien pour le scrutin des gouverneurs mais pour les présidentielles « le PEC s’est investi dès les premières heures à la candidature du docteur Ikililou. Donc en toute logique, il le soutient », affirme ce ministre des relations extérieures.

Abdoulwahabi pose des conditions

Dans un entretien que le chef de l’exécutif sortant de Ngazidja nous a accordé, il dit « qu’il ne va refuser aucun soutien ». Toutefois, Mohamed Abdouloihabi sous-tend son soutien à quatre conditions qu’il juge primordiales. On peut citer parmi les exigences du patron sortant de Ngazi-Ngomé, « la restitution des compétences et des biens de Ngazidja que l’Union s’est accaparés illégalement, des mesures concrètes contre la corruption » et entre autres conditions posées par Mohamed Abdouloihabi, « une conférence nationale sur les institutions ». Il s’agit ici d’une manière de réfléchir sur l’organisation et l’architecture politique du pays « après que la présidence tournante ait déjà fait le tour des 3 îles ».

Recueillis par A.A.Mguéni
Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
commenter cet article
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 21:19

 

Source :  Alwatwan n° 1660 du 25 novembre 2010

 

 

 

 

Elections. Abdou Djabir est allé “se faire connaître” à Anjouan

Le candidat du parti Msada, Abdou Djabir, qui séjourne à Ndzuwani depuis le week-end dernier, s'est confié à la presse mardi après-midi au siège de Télé Ninga, une station communautaire de Wani. Une importante assistante y était également conviée à poser ses questions au candidat.

Celui qui se présente comme un “moitié-anjouanais” [son père est originaire de Bandrani], arrivé sans fracas dans l'île le week-end dernier, a dit “venir se faire connaître à Anjouan”, après quoi, d'après lui, il pourra aller “préparer un retour en grandes pompes”. Et pour se faire connaître, il a bien fallu quatre heures d'échanges avec la centaine de personnes présentes dans la salle de conférence de la station. Le député candidat à la présidentielle de l'Union a expliqué les raisons qui l'ont poussé à briguer le mandat présidentiel, et a répondu, aux nombreuses questions de l'assistance.

“Je suis candidat parce que je fais partie des enfants les plus instruits des Comores et j'espère mettre à profit mon savoir pour faire avancer mon pays. Mon autre atout est que je n'ai pas encore de mains sales. Et sachez que je ne viens pas m'amuser dans ces élections ; je viens pour gagner”. Ainsi la victoire ne fait donc pas de doute pour lui. Sa véritable crainte serait plutôt ailleurs. “ Je crains la fraude ; l'actuel président de la République ne veut pas quitter le pouvoir ; il ne l'a pas dit, mais ses proches le font savoir“.

Disons sur ce point que, des boutades à l'endroit du chef de l'Etat, il en a jetées pas mal, notamment à propos de sa déclaration de soutien au candidat Ikililou, qu'il a jugée “irresponsable”. Mais, maniant habilement le paradoxe lorsque certains intervenants ont voulu le pousser plus loin dans dles déclarations incendiaires contre le chef de l'Etat, le docteur en droit lâcha : “Je ne veux pas tirer à boulets rouges sur le président de la République, car je ne sais pas ce qu'il adviendra de moi demain, lorsque je me trouverai à sa place !” Le candidat Djabir a essuyé plusieurs heures d' “interrogatoire” soumis par une assistance visiblement marquée par sa rhétorique.

Sur sa stratégie de lutte contre la pauvreté, il est persuadé qu' “il n'est pas utile de construire des ponts, des routes et des aéroports alors que le peuple meurt de faim”, et qu' “il faut d'abord faire en sorte que chaque comorien puisse manger à sa faim, se soigner et inscrire son enfant à l'école”. Et sur ce qu'il pense de la longue période de transition avant la passation du pouvoir du chef de l'Etat sortant au nouveau, il dit sur un ton moqueur : “Si un président investi de ses fonctions le 14 janvier accepte de poireauter jusqu'au 26 mai 2011, tant pis pour lui !” Le verbe juteux de l'éminent juriste ne tardera cependant pas à montrer ses limites lorsque vint pour la énième fois la question de Mayotte ; sa bête noire. Là-dessus, cette série de propos : “M'élisez-vous pour que je rehausse votre niveau de vie, ou vous le faites pour que je vous rapporte Mayotte ?”

Puis : “De tous les candidats, je suis le plus habilité à négocier cette question avec les mahorais et leurs élus, de par les années que j'ai passées à leurs côtés. Mais si une solution politique ne s'offre pas, il peut y avoir une solution économique”. Ici le prétendant à la présidence veut dire qu'on peut chercher à tirer profit de la manne financière versée aux mahorais par la puissance coloniale, à travers une coopération économique entre les Comores indépendantes et Mayotte. Mais, interrogé précisément sur le processus de départementalisation enclenchée depuis l'année dernière, celui qui souhaite présider à la destinée de la Nation dans quelques semaines répond sèchement qu' “il appartient à l'actuel chef de l'Etat de régler cette question, car c'est lui qui peut échanger avec Sarkozy”.

SARDOU MOUSSA

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
commenter cet article
23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 23:23

 

Ces derniers temps des réunions ont eu lieu dans les bureaux de l’ambassade des Comores en France dans la perspective d’aboutir à la rédaction « d’un document reprenant les vœux de la communauté pour permettre une visibilité dans les actions à mettre en œuvre. » C’est du moins ce qu’on lit dans les deux  versions du brouillon intitulé « Charte des Comoriens de France » préparé à la demande du  « Président SEM Ahmed Mohamed Abdallah Sambi » à « son ambassadeur en France » ( !!!) dont nous avons pris connaissance. Il est expressément mentionné que ces « réunions se sont tenues entre l’ambassade de l’Union des Comores en France, ses conseillers et des associations issues de la diaspora comorienne en France sous la Présidence de l’ambassadeur Abdallah MIRGHANE ».

 

Le contenu de ce document reflète bien les préoccupations des originaires des Comores en France. En effet , « La communauté comorienne de France souhaite une implication de l’Etat dans le processus de sa représentation, sa reconnaissance institutionnelle pour permettre d’avoir un interlocuteur pour toutes les questions relevant :

 

1.      du Transport : aérien et maritime local et international,

2.      d’un consulat à Marseille et la création de postes consulaires à Dunkerque et à Bordeaux et Nantes

3.      du Droit de vote des comoriens de France et de l’exercice de la citoyenneté  des migrants par la création d’une fédération des Comoriens de France reconnu par les autorités consulaires et des élus de la diaspora à l'assemblée Nationale des Comores représentant les comoriens de l’Etranger ainsi qu’un Haut-Commissaire,

4.      du développement social, économique et culturel de la diaspora comorienne de France. »

 

En tout cas, il s’agit bien des revendications dont on entend parler depuis plusieurs années.

 

Le document concerne aussi l’« Affectation de moyens à l’ambassade des Comores en France et aux consulats.

·        Ouverture du consulat de Marseille,

·        Création d’une carte consulaire pour recenser les ressortissants souhaitant bénéficier du droit de vote et des services consulaires »

 

Les trois thèmes suivants sont particulièrement développés dans le document :

-         Transport

-         Renforcement des liens par l’éducation sous l’autorité de l’ambassade et de ses services 

-         Développement culturel

-         Développement économique et social

 

Si le contenu du document paraît globalement intéressant, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous interroger  sur des suggestions  que nous jugeons farfelues. A titre d’exemple nous pouvons citer celle du « Rattachement au sein de l’ambassade du Mouftorat honoraire de Marseille ; ses services seraient chargés par de l’établissement des certificats de coutumes ( mariages, décès, divorces etc.) »

 

Comment peut on envisager un seul instant de charger à une institution chargée des questions religieuses des attributions relatives à l’état civil alors que même aux Comores elle n’a pas cette compétence ? D’ailleurs pourquoi préconiser un tel rattachement quand on sait qu’il s’agit juste du "Mouftorat honoraire de Marseille" c’est à dire une institution religieuse d’une ville - quand bien même il s’y trouverait une forte communauté comorienne » ?

 

Selon certaines sources le Président de l’Union des Comores s’apprêterait à signer ce document  début décembre 2010 à Marseille. D’où les questions suivantes :


-         Pourquoi cet empressement du « Président par intérim » pour la signature de cette « charte »  à quelques semaines ou quelques mois de la passation des pouvoirs avec le prochain Président de l’Union ?

-         A quoi sert un tel document dont on a du mal à déceler la valeur juridique et / ou l’intérêt social ?

-         Quelle est la légitimité de ces «  associations issues de la diaspora comorienne »  dont nous ignorons pour l’instant les dénominations qui ont été invitées aux différentes réunions pour participer à l’élaboration de la « charte des Comoriens de France » ? Sur quels critères elles ont été choisies ?

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
commenter cet article
20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 23:16

 

La journée internationale des droits de l’enfant  est la date anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) le 20 novembre 1989. A ce jour, seuls les Etats unis et la Somalie parmi les 192 pays indépendants reconnus internationalement ont refusé de ratifier ce traité rédigé sous l’égide de l’ONU dont le but principal est de reconnaître et protéger les droits spécifiques  des enfants.

 

Toutefois, 21 ans après, la situation des enfants sur le terrain  n’est pas enviable aussi bien dans les pays développés que dans les pays pauvres. Loin de là.  Des millions d’enfants vivent toujours dans la pauvreté, sont maltraités, quittent le cursus scolaire sans diplôme… Les enfants de la rue sont toujours là. De plus en plus d’enfants abusés dans tous les sens du terme. Le paludisme et d’autres maladies continuent à tuer des milliers d’enfants.… Bref, la reconnaissance des droits de l’enfant reste toujours un idéal. C’est la théorie qui prime. On multiplie un peu partout les législations favorables aux enfants mais on ne les respecte pas. On ne les applique pas non plus.

 

Il paraît que cette année, pour célébrer cette journée, il est recommandé de chanter. Non, nous ne pouvons pas le faire. Nous déchantons plutôt.

 

Chanter signifierait pour nous accepter ce que  beaucoup d’enfants subissent tous les jours un peu partout : viols et abus sexuels, expulsions, échec scolaire, famine, atteinte à la dignité, maltraitance, Pas de droit aux soins…

 

On demande aussi aux jeunes de s'exprimer !

Quand on a faim, on ne peut pas s'exprimer. Quand on ne peut pas accéder aux soins médicaux, on ne peut pas s'exprimer. Quand on échoue sa scolarité, on ne peut pas s'exprimer. Quand on côtoie quotidiennement la pauvreté et l'ignorance, on n'a pas le temps de s'exprimer. Blablabla !!!!!!!!!

  

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

Repost 0
17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 21:39

 

Source : Albalad Comores n°383 du 15 novembre 2010

 

 
Globalement, comment avez-vous apprécié le déroulement du scrutin de dimanche dernier?
 
Le scrutin s’est déroulé dans le calme et la transparence, d’après les informations que j’ai eues; on ne peut que s’en féliciter. Je félicite aussi les organisateurs de ce scrutin, l’armée notamment pour son travail de sécurisation du processus mais aussi les organisations internationales sans oublier la partie comorienne. En termes de résultats aussi, j’en suis entièrement satisfait.
 

Comment expliquez-vous votre score qui vous place en tête des neuf autres candidats en majorité de l’opposition?

 

Je profite d’abord de cette occasion pour remercier les Mohéliens qui m’ont accordé leur confiance et leur demander, d’ailleurs, de la renouveler le 26 décembre pour gagner ensemble définitivement la bataille pour ne pas dire la guerre. Pour revenir à votre question, mon score est le fruit du travail de continuité que nous avons réalisé en maintenant le contact avec nos électeurs des dernières législatives qui nous ont crédités de 49% des voix. Nous sommes restés en contact avec nos électeurs qui ne pouvaient que répondre à notre appel. J’espère qu’ils vont pouvoir mobiliser les autres qui ont  hésité jusqu’ici à venir à s’engager dans cette dynamique.
Autre considération et pas la moindre, nous avons bien travaillé par rapport aux autres, Quoi qu’ils puissent dire, nous étions le premier à descendre sur le terrain et je dirais aussi que nous avions pris les choses au sérieux très tôt par rapport aux autres.

 

Seriez-vous disposé à accueillir certains de vos adversaires d’hier, notamment les partisans de Larif Oukacha et du mouvement Orange, qu’on pourrait appeler les dissidents de la Mouvance?De quel Orange parlez-vous?

 

L’orange était ici à Mohéli pour battre campagne avec nous. Deux députés du Mouvement étaient là avec moi dont le président du conseil de l’île Hassani Hamadi et un autre parlementaire. Pour les autres, la porte est ouverte…

 

• Auriez-vous déjà eu des contacts avec des candidats pour des alliances éventuelles?

 

C’est la prochaine étape après des tournées dans les différentes régions de l’île pour remercier les électeurs. Nous allons, ensuite, reprendre la campagne à ce niveau- là en rencontrant tous ceux qu’il faut rencontrer pour travailler ensemble.

 

• Allez-vous attendre qu’on vous contacte ou êtes-vous prêt à faire le premier pas?

 

 

Cela dépendra des personnes… Je tiens, toutefois, à souligner que nous travaillons avec beaucoup de formations politiques dans les îles au sein de la Mouvance notamment.

 

Pouvez-vous nous dire en quoi votre candidature a d’original par rapport aux autres candidats dont certains mettent en avant la longévité de leur présence dans les affaires?

 

Autant dire que ma candidature repose sur une volonté, une conviction, la volonté d’aider notre pays à lutter contre le sous- développement et les divisions artificielles, inutiles et nocives. La conviction qu’avec le concours de toutes les bonnes volontés et des compétences de tous les enfants de ce pays, nous pourrons amorcer un processus de développement à la fois ambitieux et réaliste, un processus multiforme et multidimensionnel car visant de manière systématique tous les secteurs à même de favoriser un nouvel élan de développement au pays.

 

SAMINYA BOUNOU

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
commenter cet article
15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 21:24

Chers visiteurs du  blog,
chers amis,
chers proches,
 

 

 C'est demain (mardi 16 novembre 2010) l'Aid el Kabir (El Adha, Tabaski...) en France et dans beaucoup de pays. Il s'agit d'une des fêtes importantes pour la communauté musulmane. Cette fête marque la fin du pélérinage à la mecque et commémore la soumission  d'Abraham à Dieu.

 

Comme à l'accoutumée, je  tiens à vous présenter (vous et vos familles) mes vœux de bonheur, d’amour, de prospérité, de bonne santé et d’entente mutuelle.

 

Les musulmans, selon leurs moyens, sacrifient ce jour  là un mouton (parfois d'autres animaux, notamment vaches, chameaux ou poulet) en l'égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque.


Qu’Allah exauce toutes nos prières ! Qu'il favorise la paix et une vraie solidarité dans ce monde. Amen.

 

  
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans RELIGIONS
commenter cet article
13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 16:15
ARRÊT N° 10 - 024/ CC DU 13 NOVEMBRE 2010




ARRET N° 10 – 023/CC du 13 novembre 2010
Publié le 13/11/2010 à 13:10 par comoresdroit
UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement



ARRET N° 10 – 023/CC


La Cour Constitutionnelle,

Statuant en matière électorale sur la validation et proclamation des résultats définitifs de l'élection primaire du 07 novembre 2010 dans l'Ile Autonome de Mwali, en ses audiences des 11, 12 et 13 novembre 2010 tenues à son siège, a rendu l'arrêt dont la teneur suit :

VU la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001 ;

VU la loi référendaire du 17 mai 2009 portant modification de certaines dispositions de la Constitution de l'Union des Comores ;

VU la loi organique n° 04-001/AU du 30 juin 2004 relative à l'organisation et aux compétences de la Cour Constitutionnelle ;

VU la loi organique n° 05-014/AU du 03 octobre 2005 relative aux autres attributions de la Cour Constitutionnelle ;

VU la loi n° 07-001/AU du 14 janvier 2007 portant modification de certaines dispositions de la loi n° 05-015/AU du 16 octobre 2005, portant loi électorale ;

VU l'ordonnance n° 09-005/PR du 16 septembre 2009 , abrogeant, modifiant et complétant la loi électorale et portant certaines dispositions électorales, dans ses dispositions constitutionnelles ;

VU le décret n° 09-66/PR du 29 mai 2009 portant promulgation de la loi référendaire portant révision de la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001 ;

VU le décret n° 10-017/PR portant convocation du Congrès en date du 25 juillet 2010 sur la détermination de la date des élections du Président de l'Union et des Gouverneurs ;

VU l'arrêt n° 10-05/CC du 08 mai 2010 de la Cour Constitutionnelle ;

VU l'Accord pour la Gestion de la Période Intérimaire du 16 juin 2010 ;

VU l'arrêt n° 10-020/CC en date du 30 septembre 2010 validant les candidatures à l'élection du Président de l'Union des Comores ;

VU le décret n° 10-099/PR du 25 août 2010 portant convocation du Corps électoral pour l'élection du Président de l'Union des Comores et celle des Gouverneurs des Iles ;

VU le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle ;

VU les fiches de décharge de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) en date du 08 novembre 2010 portant réception des résultats de l'élection primaire du 07 novembre 2010 dans l'Ile Autonome de Mwali ;

VU les procès-verbaux du scrutin du 07 novembre 2010 et les documents y annexés dont notamment les feuilles de dépouillement qui lui ont été transmis par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ;

VU les autres pièces, documents et les réclamations rédigées et annexées aux Procès-verbaux du déroulement du scrutin du 07 novembre 2010 ;

VU la requête de Monsieur Abdou Djabir, candidat à l'élection du Président de l'Union des Comores des 07 novembre et 26 décembre 2010 ;

VU La lettre de constitution de Maître MAHAMOUDOU Ahamada, Avocat à la Cour en date du 11 novembre 2010, enregistrée au Greffe de la Cour à la même date à 16h05 mn sous le n° 290 ;

VU l'ordonnance n° 53 /10/CC/Pt du 10 novembre 2010 de Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle, portant désignation d'un Conseiller-Rapporteur ;

Ensemble les pièces du dossier ;

Après audition du Conseiller-rapporteur et en avoir délibéré conformément à la loi ;


Considérant que suivant les fiches de décharge en date du 08 novembre 2010, la CENI a saisi la Cour Constitutionnelle des résultats de l'élection primaire dans l'Ile autonome de Mwali ;

Considérant que la requête a été introduite conformément aux articles 36 de la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001, et 72 alinéa 3 du décret portant promulgation de la loi référendaire du 17 mai 2009, à l'article 2 de la loi organique sur les autres attributions de la Cour Constitutionnelle, à la loi organique n° 10-019/AU relatif à la loi organique n° 10-0017/AU portant modification de certaines dispositions de la loi organique n° 05-009/AU du 04 juin 2005 fixant les conditions d'éligibilité du Président de l'Union et les modalités d'application de l'article 13, aux dispositions de la loi électorale n° 07-001/AU du 14 janvier 2007, et à l'ordonnance n° 09-005/PR du 16 septembre 2009 portant modification de la loi électorale ;

Considérant que l'article 2 de l'ordonnance n° 10-003/PR complétant l'ordonnance n° 09-005/PR du 16 septembre 2009 et portant certaines dispositions électorales transitoires dispose : « Durant la période intérimaire ouverte par l'arrêt n° 10-05/CC du 08 mai 2010 de la Cour Constitutionnelle jusqu'à l'investiture du Président de l'Union des Comores, le Chronogramme annexé à l'accord entre les Exécutifs de l'Union et des Iles, pour la Gestion de la Période Intérimaire, fait partie intégrante de la présente ordonnance les dates et délais liés au processus électoral contenus dans ledit chronogramme remplaçant ceux fixés par tout autre dispositif législatif ou réglementaire » ;

Considérant que dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord du 16 juin 2010 et le chronogramme de l'élection du Président de l'Union et celle des Gouverneurs des Iles les 07 novembre 2010 et 26 décembre 2010 faisant partie intégrante dudit accord, le Président de l'Union a convoqué le corps électoral par décret n° 10-099/PR du 25 août 2010 ;

Considérant que l'article 36 de la Constitution de l'Union des Comores, dispose entre autres que : « la Cour Constitutionnelle veille à la régularité des opérations électorales tant dans les Iles qu'au niveau de l'Union, y compris en matière de référendum ; qu'elle est juge du contentieux électoral »;

Considérant qu'aux termes de l'article 1 de la loi organique n° 05-014/AU du 03 octobre 2005 relative aux Autres Attributions de la Cour Constitutionnelle : « Relèvent de la Cour Constitutionnelle, le contentieux relatif à l'élection du Président de l'Union et des Gouverneurs des Iles... » ;

Considérant que l'article 8 du décret n° 09-066/PR portant révision de la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001 dispose : « L'alinéa 1er de l'article 13 de la Constitution est modifiée comme suit : « La Présidence est tournante entre les Iles. Le Président et les Vice-présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable dans le respect de la tournante. Une élection primaire est organisée dans cette île et seuls les trois candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages, exprimés peuvent se présenter à l'élection présidentielle. Dans tous les cas, la primaire ne peut s'organiser deux fois successivement dans la même Ile » ;

Considérant que l'article Premier de la loi organique n° 10-019AU relatif à la loi organique n° 10-0017/AU portant modification de certaines dispositions de la loi organique n° 05-009/AU du 04 juin 2005 fixant les conditions d'éligibilité du Président de l'Union et les modalités d'application de l'article 13 dispose : « Conformément aux dispositions de l'article 13 de la Constitution, en son premier alinéa, la présidence est tournante entre les îles. Le Président et les Vice-Présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de 5 ans renouvelable dans le respect de la tournante entre les îles.

Le Président et les Vice-Présidents de l'Union sont élus ensemble pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct majoritaire à un tour.

En cas d'égalité de suffrages obtenus par les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix est déclaré définitivement élu le candidat le mieux représenté dans trois îles au moins en terme de suffrages c'est-à-dire le candidat le mieux voté dans presque toutes les îles.

La Présidence de l'Union est tournante. Au terme des mandats exercés par Ngazidja en 2002, Ndzuani en 2006, le tour revient à Mwali ensuite Maoré sous réserve des dispositions de l'article 44 de la Constitution.

Une élection primaire au scrutin majoritaire à un tour est organisée dans l'île dans laquelle échoit le tour d'exercer le mandat présidentiel.

Tout candidat à l'élection présidentielle désigne ses Vice-présidents qui doivent se présenter en même temps que le candidat titulaire au poste du Président. Après l'organisation de l'élection primaire, en cas d'égalité de suffrages obtenus par le troisième et le quatrième candidat, est retenu pour se présenter à cette élection présidentielle, le candidat le mieux représenté dans toutes les régions de l'île en terme de suffrage c'est-à-dire le candidat le mieux voté dans presque toutes les régions.

Tout candidat à l'élection présidentielle doit choisir un Vice-Président dans chacune des îles Autonomes de l'Union des Comores. » ;


Considérant que par arrêt n° 10-020/CC en date du 30 septembre 2010 la Cour Constitutionnelle a définitivement arrêté la liste des candidats à l'élection primaire du Président de l'Union ;

Considérant que l' article 2 de la loi organique n° 05-014/AU du 03 octobre 2005 relative aux Autres Attributions de la Cour dispose que : « La Cour Constitutionnelle est compétente pour connaître de tous les recours, les actes et opérations relatifs à l'organisation et au déroulement, depuis l'inscription sur les listes électorales jusqu'à la proclamation des résultats définitifs des élections » ;

Considérant que dans le cadre du recensement général des votes, la Cour Constitutionnelle a procédé à des réajustements et rectifications qu'elle a jugés nécessaires en vue d'assurer la régularité et la sincérité des opérations de vote ;

Considérant que dans le cadre du contentieux électoral de l'élection primaire qui s'est déroulée dans l'Ile Autonome de Mwali, le dimanche 07 novembre 2010, le Greffe de la Cour n'a enregistré qu'une seule requête ;

Considérant que par requête en date du 10 novembre 2010, enregistrée au Greffe de la Cour Constitutionnelle le 11 novembre 2010 sous le n° 287, Monsieur Abdou Djabir, candidat à l'élection du Président de l'Union des Comores, ayant pour Conseil Maître MAHAMOUDOU Ahamada, Avocat à la Cour, demandant à la Haute Juridiction de procéder à une enquête de circonstance avant la validation des résultats relatifs aux élections primaires du 07 novembre 2010, de reprendre le comptage des bulletins et des résultats et de tirer les conséquences c'est-à-dire l'annulation éventuelle des résultats électoraux du bureau de vote n° 023 M Bis de Nioumachoi II (Ile Autonome de Mohéli) ;

Considérant que Monsieur Abdou Djabir est candidat à l'élection du Président de l'Union des Comores du 07 novembre 2010 pour l'élection primaire dans l'Ile Autonome de Mwali et le 26 décembre 2010 pour le second tour de l'élection présidentielle ; que sa requête est introduite dans les délais fixés par la Cour Constitutionnelle c'est-à-dire avant le 12 novembre 2010 à 12 heures au plus tard ; qu'il y a lieu de la déclarer recevable en la forme ;

Considérant que le requérant soulève les motifs suivants relatifs aux irrégularités qu'il aurait constatées :

1. les résultats électoraux du bureau de vote n° 023 M Bis de Nioumachoi II scellés entre 23 heures et 24 heures du 07 novembre 2010, ont été transmis à la Commission Electorale Insulaire (CEI) de l'Ile à 6 heures du matin du 08 novembre 2010 ;

2. les enveloppes du bureau de vote n'ont pas été fermées, c'est dans le bureau de la CEI que la répartition des courriers entre Cour Constitutionnelle, CENI, CEI, Ministère a été faite, et c'est là que les enveloppes de la Préfecture de Nioumachoi ont été scellées pour être transmises ;

3. au moment du comptage, il a été constaté qu'il y a eu plus de bulletins dans l'urne que d'émargements. Il a fallu compter plusieurs fois sans trouver de correspondance entre les bulletins introduits dans l'urne et le nombre de votants qui ont émargé. Les résultats sont arrivés à la CEI de l'Ile à 06 heures du matin du 08 novembre 2010 et les bulletins y sont arrivés à 09 heures. Les résultats et les bulletins auraient dû arriver en même temps.


4. il existe des bulletins mal cochés mais qui ont été décomptés en faveur du candidat Bianrif Tarmidi.

5. les procès-verbaux de ce bureau de vote n'ont pas été distribués aux assesseurs.

Considérant que selon l'article 96 « un procès-verbal des opérations de vote est établi en cinq exemplaires par le Secrétaire, signé par tous les membres du bureau de vote ; tout délégué d'un candidat a le droit d'y faire insérer une réclamation ou des observations. Un extrait est remis aux représentants des divers candidats. » ; que l'article 98 alinéa 1er dispose que « les enveloppes contenant les procès-verbaux et les pièces justificatives des opérations électorales sont déposées le soir même auprès de l'organe de gestion des élections chargé de centraliser les résultats. » en l'occurrence la CEI de l'Ile ;

Considérant que le réexamen du procès-verbal du bureau de vote n° 023 M Bis de Niouamchoi II laisse apparaître que Monsieur Ibrahim Mbaé, Président dudit bureau n'a pas signé le procès-verbal relatif à l'élection primaire ni à l'ouverture ni à la clôture du scrutin du 07 novembre 2010 ; que la feuille de dépouillement annexée au procès-verbal est une photocopie ne portant aucune mention permettant à la Cour d'attester son authenticité ; que la Cour constate une discordance entre le pointage des voix et la répartition des suffrages exprimés portés sur cette photocopie ;

Que le réexamen du dossier révèle que les membres de ce bureau de vote n'ont pas pris toutes les mesures nécessaires en vue d'assurer la régularité des opérations électorales et leur déroulement normal ; que par conséquent, la requête de Monsieur Abdou Djabir est fondée ;

Que, dès lors, le bureau de vote n° 023 M Bis de Nioumachoi II est annulé ;

Considérant que de tout ce qui précède, l'élection primaire qui s'est déroulée dans l'Ile Autonome de Mwali le 07 novembre 2010 a donné les résultats suivants :

Nombre d'inscrits 21 429
Nombre de votants 14 378
Bulletins Blancs ou nuls : 391
Suffrages exprimés valables :13 427

Taux de participation : 67,10 %


Considérant que l'article 8 du décret n° 09-066/PR portant promulgation de la loi référendaire portant révision de la Constitution de l'Union des Comores du 23 décembre 2001 dispose « La Présidence est tournante entre les Iles. Le Président et, les Vice-présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable dans le respect de la tournante. Une élection primaire est organisée dans cette Ile et seuls les trois candidats ayant obtenus le plus grand nombre de suffrage, exprimés peuvent se présenter à l'élection présidentielle. Dans tous les cas, le primaire ne peut s'organiser deux fois successives dans le même Ile » ;

Considérant que les candidats suivants ont obtenus :

01. IKILILOU DHOININE 3 785 voix soit 28,19 %
02. MOHAMED SAID FAZUL 3 080 voix soit 22,94 %
03. DJABIR ABDOU 1 327 voix soit 9,88 %
04. BIANRIFI TARMIDI 1 250 voix soit 9,31 %
05. SAID DHOIFIR BOUNOU 1 154 voix soit 8,59 %
06. HAMADA MADI 1 060 voix soit 7,89 %
07. MOHAMED LARIFOU OUKACHA 977 voix soit 7,28 %
08. MOHAMED HASSANALY 523 voix soit 3,90 %
09. ABDOULHAKIME BEN SAID ALLAOUI 208 voix soit 1,55 %
10. ZAHARIAT SAID AHMED 63 voix soit 0,47 %

Considérant qu'au regard des résultats ci-dessus obtenus par chaque candidat et conformément à l'article 13 de la Constitution, sont seuls autorisés à se présenter à l'élection du Président de l'Union des Comores du 26 décembre 2010, les candidats suivants :

1er IKILILOU DHOININE
2ème MOHAMED SAID FAZUL
3ème DJABIR ABDOU

Qu' il y a lieu par conséquent de les déclarer candidats à l'élection du Président de l'Union des Comores, scrutin du 26 décembre 2010 ;

Par ces motifs

Vu les textes susvisés ;

ARRETE

Article 1er.- Reçoit la requête de Monsieur Abdou Djabir.

Article 2 .- Annule les résultats du bureau de vote n° 023 M Bis de Nioumachoi II.

Article 3.- Dit que les trois (3) candidats ayant obtenus le plus grand nombre de suffrages exprimés sont les Sieurs :

1er IKILILOU DHOININE 3 785 voix soit 28,19 %
2ème MOHAMED SAID FAZUL 3 080 voix soit 22,94 %
3ème DJABIR ABDOU 1 327 voix soit 9,88 %

Article 4.- Autorise les candidats dont les noms suivent à se présenter à l'élection du Président de l'Union des Comores – scrutin du 26 décembre 2010 ;

1er IKILILOU DHOININE
2ème MOHAMED SAID FAZUL
3ème DJABIR ABDOU

Article 5.- Dit que le présent arrêt sera notifié au Président de l'Union, à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI),aux candidats, diffusé sur tout le territoire de l'Union et publié au Journal Officiel.


Ont siégé à Moroni, le treize novembre deux mil dix,

Messieurs ABDOURAZAKOU ABDOULHAMID, Président
AHMED ELHARIF HAMIDI, 1er Conseiller
DJAMAL EDDINE SALIM, 2ème Conseiller
ALI EL-MIHIDHOIR SAID ABDALLAH,Doyen
YOUSSOUF MOUSTAKIM, Conseiller
ABDILLAH YOUSSOUF SAID, Conseiller
BOUSRY ALI, Conseiller

Ont signé,

La Secrétaire Générale,                                                  Le Président,



BINTY MADY                                                  ABDOURAZAKOU ABDOULHAMID

Repost 0

Pages