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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 09:23

Vous trouverez ci-dessous la suite de la tribune libre de l'ecrivain comorien Aboubacar Said Salim en réaction au propos de l'historien français Jean Martin sur la question de l'île comorienne de Mayotte

 

Source : ALBALAD n°437 du 02 février 2011

 

(...) Les conséquences désastreuses qui s'en suivront et qui sont déjà là, morts de milliers de comoriens dans les eaux entre Anjouan et Mayotte, expulsion manu militari d'enfants en âge scolaire et peut être même attentats à la bombe par des gens en désespoir de cause (Non ça n'arrive pas qu'aux autres), toutes ces conséquences d'une départementalisation au forceps de l'ile comorienne de Mayotte, vous en serez complice et vous ne pouvez pas évoquer le pardon pour ignorance puisque vous êtes sensé être un spécialiste de l'histoire des Comores.

Pour finir je voudrai tout simplement poser une question, pourquoi la France qui se prétend une démocratie ne consulte-t-elle pas son peuple français et lui demander si oui ou non il veut recoloniser Mayotte sous une forme moderne qu'on appelle départementalisation, au lieu de consulter des apprentis sorciers déguisés en historiens?

Sur ce plan du moins, le Front National qui prône dans son programme la votation populaire sur les questions d'intérêt national s'avère plus démocrate que la bande à Sarko.

Sachez enfin qu'aucune thèse négationniste par le plus illustre historien qui soit ne peut empêcher l'unité des Comores qui, ne vous en déplaise Monsieur Martin, a existé à travers l'islamisation de l'archipel dès le 9é siècle (des nouvelles recherches la font remonter au 7 é s après JC) et l'unité des familles régnantes des sultans un peu à l'image des Bourbons qui régnaient en France et en Espagne et qui étaient rois de France et de Navarre ! Vous le savez mais vous le niez par intérêt, que la nation comorienne a préexisté à la colonisation malgré la séparation par la mer et la présence de sultans différents mais de la même famille dans les îles jusqu'à l'usurpation du pouvoir par votre sultan de pacotille Andriantsouli, un réfugié politique que la France a aidé à s'auto proclamer sultan, juste le temps d'une vente, celle de l’Ile comorienne de Mayotte à la France!

Monsieur Martin, sachez qu'on a beau chassé la vérité historique, elle revient toujours un jour ou l'autre et ce jour-là sera votre jour de plus grande honte!

Les conséquences désastreuses qui s'en suivront et qui sont déjà là, morts de milliers de comoriens dans les eaux entre Anjouan et Mayotte, expulsion manu militari d'enfants en âge scolaire et peut être même attentats à la bombe par des gens en désespoir de cause (Non ça n'arrive pas qu'aux autres), toutes ces conséquences d'une départementalisation au forceps de l'ile comorienne de Mayotte, vous en serez complice et vous ne pouvez pas évoquer le pardon pour ignorance puisque vous êtes sensé être un spécialiste de l'histoire des Comores.

Pour finir je voudrai tout simplement poser une question, pourquoi la France qui se prétend une démocratie ne consulte-t-elle pas son peuple français et lui demander si oui ou non il veut recoloniser Mayotte sous une forme moderne qu'on appelle départementalisation, au lieu de consulter des apprentis sorciers déguisés en historiens?

Sur ce plan du moins, le Front National qui prône dans son programme la votation populaire sur les questions d'intérêt national s'avère plus démocrate que la bande à Sarko.

Sachez enfin qu'aucune thèse négationniste par le plus illustre historien qui soit ne peut empêcher l'unité des Comores qui, ne vous en déplaise Monsieur Martin, a existé à travers l'islamisation de l'archipel dès le 9é siècle (des nouvelles recherches la font remonter au 7 é s après JC) et l'unité des familles régnantes des sultans un peu à l'image des Bourbons qui régnaient en France et en Espagne et qui étaient rois de France et de Navarre ! Vous le savez mais vous le niez par intérêt, que la nation comorienne a préexisté à la colonisation malgré la séparation par la mer et la présence de sultans différents mais de la même famille dans les îles jusqu'à l'usurpation du pouvoir par votre sultan de pacotille Andriantsouli, un réfugié politique que la France a aidé à s'auto proclamer sultan, juste le temps d'une vente, celle de l’Ile comorienne de Mayotte à la France!

Monsieur Martin, sachez qu'on a beau chassé la vérité historique, elle revient toujours un jour ou l'autre et ce jour-là sera votre jour de plus grande honte!

Pour voir la 1ere partie de l'article, cliquez ICI

Aboubacar Ben SAID SALIM

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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 21:23

Source : Albalad  Comores n° 435 du 31 janvier 2011

 

Nous publions une tribune de l'écrivain Aboubacar Said Salim

 

Tribune de l'écrivain Aboubacar Said Salim – 1ère partie

Jean Martin qui a préparé une thèse de doctorat sur les Comores intitulée « Quatre iles entre Pirates et planteurs » annonce déjà à travers ce titre son déni d'une quelconque unité nationale en excluant et le mot archipel qui renverrait à une unité géographique, et le mot sultan qui connoterait un pouvoir politique nécessaire à une unité politique. Il n'a donc retenu que les pirates et les planteurs tous éléments exogènes en provenance de l'occident. Ceci comme pour signifier qu'avant les planteurs et les pirates les Comores n'existaient pas. 

Il peut être compréhensible qu'un doctorat dont l'impétrant n'a jamais mis les pieds sur le territoire étudié et qui s'est contenté des archives d'outre-mer d'Aix en Provence, puisse être truffé des vues unilatérale et se tromper sur l'interprétation de faits historiques observés. Étant de surcroit un français donc membre de la communauté colonisatrice des Comores, sont objectivité trouve d'emblée biaisée. La preuve est que la France qui veut à tout prix garder Mayotte en départementalisant cette île comorienne occupée par la Force et la ruse, lui a commandé un travail sur la départementalisation de Mayotte. Le politique ayant sans doute besoin de l'appui de l'aura de la science ne fut ce qu'historique, Jean Martin comme l'ont fait avant lui d'autres intellectuels, les Gobineau et consorts, va abonder dans le sens de son « payeur » pour « démontrer » que les Comores n'ont jamais été unies et que donc la France peut les dépecer à volonté. Je ne suis pas historien et Dieu me garde d'en être un à la sauce Jean Martin, mais du moins ai-je étudié l'histoire de France durant presque toute ma scolarité et j'ai habité la France pendant 9 ans ce que Jean Martin n'a pas eu la chance de faire concernant les Comores. A ce titre je le renvoie à l'histoire de France, et le mets au défi de me démontrer que la France ait jamais eu une unité intrinsèque. Si l'existence des seigneurs féodaux dans leurs châteaux forts et dans leurs fiefs au nord comme au sud, a empêché pour autant |'évolution de la France vers un Jacobinisme exacerbé, expression d'une unité forcée par le fer et le sang tout au long des siècles.
Ben sûr il est facile d'arrêter l'évolution normale d'un pays par la colonisation, pour ensuite dire que ce pays n'existe pas puisqu'il n'était pas uni selon les critères du colonisateur lui-même. 
Monsieur Jean Martin, le travail que vous a commandé les fossoyeurs de |'unité de |'archipel des Comores et que vous allez fièrement publier bientôt pour renforcer les thèses séparatistes franco mahoraises contre quelques milliers d'euros, vous disqualifie désormais du noble titre d'historien et vous rétrograde au rang de griot de la république.


(Suite dans la prochaine édition) / Pour voir la suite cliquez ICI

Source : Albalad Comores n° du 31 janvier 2011

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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 20:56

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / 

Faissoil Ben Halidi, directeur de cabinet du ministre de l’éducation :

« L’autonomie de l’université sera respectée, contrairement aux fausses affirmations»

 

Moroni, mardi 01 Février 2011 (HZK-Presse) Après un deuxième report de l’élection du président de l’Université des Comores et la réaction de la communauté universitaire, le ministère de l’éducation donne sa position sur cette crise qui frappe l’Université des Comores depuis quelques semaines. Dans un entretien avec la Gazette/HZK-Presse, le directeur de cabinet du ministre de l’Education Nationale répond à nos questions.

 

Question : Quelle est votre réaction après la réunion de la communauté universitaire sur la question de l’élection du président de l’Université ?

 

Faissoil Ben Halidi : Nous sommes étonnés et même surpris par cette réaction de la communauté universitaire. Le Ministère de l’éducation Nationale, de la Recherche, de la Culture et des Arts (Menrca) dément vigoureusement et avec la plus grande fermeté certaines rumeurs et certaines spéculations colportées par des personnes que nous qualifions d’irresponsables. Le ministère de l’éducation est disposés à trouver une solution pacifique de la dite crise.

 

Question : Que proposez-vous pour parvenir à un consensus et faire l’élection ?

 

F.B.H : Le ministère de l’éducation nationale a entamé une série des consultations avec l’ensemble des protagonistes en vue de trouver une issue favorable et positive à la crise qui frappe actuellement l’Université des Comores. Il a rencontré les représentants des enseignants de l’Udc, le syndicat et même avec le président de l’Université.

 

Question : Quelle est la procédure à suivre ?

 

F.B.H : Nous devons respecter les textes en vigueur et organiser les élections dans de meilleures conditions. Nous appelons tous les responsables d’œuvrer dans le sens de responsabilité pour trouver une solution à cette crise.

 

Question : Quelle est la position du ministère face à cette crise ?

 

F.B.H : Le ministère informe et assure que les élections auront lieu et l’autonomie sera respectée, contrairement aux fausses affirmations véhiculées par certains.

 

Question : Peut-on avoir une date de cette élection du président de l’Université ?

 

F.B.H : La date n’est pas encore fixée. Le ministre doit venir demain et va entrer en contact avec les personnes concernées et fixer la date pour la tenue du vote.

 

Propos recueillis par Mohamed Youssouf

010211/my/hzkpresse/12h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 15:03

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / 

Mayotte :

Un nouveau département, une nouvelle histoire (1ère partie)

 

Mamoudzou, lundi 31 Janvier 2011 (HZK-Presse) L’historien spécialiste des 18e et 19e siècles comoriens, Jean Martin, est arrivé à Mayotte pour présenter son nouveau livre et recevoir des mains du préfet le 1er tirage de la couverture du manuel du primaire dont il a suivi la rédaction pour la partie concernant l’histoire de Mayotte. Il a également été invité à donner des conférences par les Naturalistes de Mayotte, l’une dans la salle de cinéma de Mamoudzou et l’autre à Sada ; et par le Vice-Rectorat à l’Institut de Formation des Maîtres (IFM) et au Collège de Mgombani.

 

Lors de la première conférence, comme dans son livre, il se livre à des distorsions de l’histoire et à des affirmations douteuses qui laissent penser à un travail de commande au moment où l’île doit devenir officiellement un département français et où l’Etat français cherche à convaincre ses 35 partenaires européens d’accepter de transformer l’île en Région Ultra-Périphérique (RUP). Même Pierre Pujo, le leader des royalistes de l’Action française n’est jamais allé aussi loin dans les affirmations péremptoires à visées politiques.

 

Comme à l’accoutumée lors des Conférences organisées par l’association des Naturalistes de Mayotte, la salle du cinéma de Mamoudzou était pleine. Comme d’habitude aussi, il y avait très peu de Maorais et d’autres comoriens des trois autres îles. Pourtant, dans cette période de transition vers un département tant souhaité, on pouvait penser que le sujet abordé en attirerait beaucoup. En effet, le professeur Jean Martin, éminent spécialiste de l’histoire comorienne (auteur de Comores, quatre îles entre pirates et planteurs, L’Harmattan, 1983) avait décidé de se lancer, sans avoir vraiment fait de recherches dans ce domaine, sur l’histoire immédiate des Comores. Il avait choisi comme titre de sa conférence : « 1975, comment Mayotte est restée française ?»

 

Une histoire orientée

 

Cette conférence, très suivie par les fonctionnaires français, notamment les enseignants en poste dans l’île ressemblait à une commande institutionnelle au moment où l’île doit devenir un département français en mars. Il était d’ailleurs déjà venu en novembre 2008 pour « éclairer » les mêmes fonctionnaires avant la consultation de mars 2009. Mise à part la partie proprement chronologique, les propos de l’historien sur les choix qui ont été faits, sur la nation comorienne, sur les présidents comoriens et sur les Anjouanais ont surpris une grande partie du public, surtout ceux qui n’avaient pas lu le livre qu’il vient de publier : Histoire de Mayotte, département français, Indes Galantes, 2010.

 

Entre erreurs et mépris

 

Parmi les éléments avancés par Jean Martin lors de la conférence et dans son livre et qui sont l’objet de controverse, on peut noter :

 

-La nation comorienne n’a jamais existé, le shikomori non plus (cela rappelle à certains Comoriens les propos d’un ancien préfet de Mayotte qui pendant le séparatisme anjouanais disait que l’Etat comorien n’avait jamais existé avant la colonisation) ;

 

-En 1966, Saïd Mohamed Cheikh avait été lapidé et poursuivi à Mayotte, à tel point qu’en montant dans son avion il avait perdu sa chaussure ;

 

-Ali Soilihi, qui était fou selon J. Martin, repoussé par les Maorais pendant « la marche rose » avait été contraint de marcher sur le drapeau comorien et lever le drapeau français ;

 

-Ahmed Abdallah était selon Jean Martin un « sot » (l’ancien président des Comores s’est vu attribué de nombreux noms d’oiseaux pendant la conférence, mais aussi dans le livre) ;

 

Les Anjouanais avaient colonisé Mayotte, et pour affirmer cela J. Martin s’appuie sur le fait qu’Ahmed Abdallah, Mohamed Ahmed, Ahmed Abdou et d’autres avaient acheté des terres à Mayotte. Dans le livre la stigmatisation des Anjouanais est encore plus grande et constitue un ramassis de tout ce qu’on entend sur les Anjouanais à Mayotte, sans aucune remise en cause, sans aucun examen sérieux de ces rumeurs, et surtout sans aucune perspective historique.

 

Pour voir la 2eme partie cliquez ICI

 

Mahmoud Ibrahime (Correspondant à Mayotte)

310111/mi/hzkpresse/9h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:40

Comme l'avait exigé la Cour Constitutionnelle des Comores dans son arrêt en date  du 13 janvier 2011 le nouveau président élu et l'actuel président (certains disent "le  vrai" et le "faux !!! Tel n'est pas notre cas car un Président est seulement un Président) ont adressé un courrier à celle-ci hier indiquant que "l'investiture est fixée au 26 mai 2011" soit la date buttoir fixée par les accords du 16 juin 2010.

 

Voilà une date qui va encore faire débat. Pourtant cela était prévisible. "Nous parions aussi dès maintenant qu’après la proclamation des résultats définitifs des prochaines éléctions présidentielles d'aucuns feront tout un tapage en faisant semblant de ne pas comprendre ce qui est mentionné sur les modalités de l’investiture. Mais  certainement, les comoriens s'y habitueront. Comme un peu les fans du football qui se trouvent actuellement dans les stades d'Afrique du Sud avec le bruit assourdissant de la vuvuzela !" avions-nous écrit le 17 juin 2010 (voir  ICI).

 

Quand on a une Cour Constitutionnelle qui, souvent, prend des décisions mais ne tire pas forcément les bonnes conséquences juridiques (voir par exemple ses décisions sur la fin du mandat de l'ancien chef de l'Exécutif d'Anjouan, Mohamed Bacar et la fin du mandat de l'actuel président de l'Union...) ou quand on se rejouit des violations incéssantes des textes juridiques qui régissent le fonctionnement de notre Etat, il faut s'attendre à tout. Pourtant à chaque fois on fait semblant de découvrir ou d'être surpris et ... de blablater.


Finalement, dans la pratique, l'actuel Président, peu importe son appellation (Président intérimaire, faux président, rais, fundi, oustadh, Sambi....) va faire ses cinq ans au lieu de quatre ans ! 

 

Quelle conclusion doit on tirer alors ?  la retroactivité de la loi ou la survie de la loi ancienne ou l'application immédiate de la loi ?  Quand tous les esprits seront refroidis, il sera bien de débattre sérieusement et sans passion sur le sujet.

 

Nous reconnaissons tout de même que grâce à notre Cour constitutionnelle, à  la communauté internationale (notre tutrice) et au juriste  et candidat malheureux, Abdou Djabir, tout s'est passé dans le calme. Espérons que ça continuera ainsi jusqu'à la fin effective du mandat de l'actuel Président de l'Union. La tournante tourne ; Un président originaire de Mwali est élu en 2010 ; Le président actuel fait ses cinq ans ;  il n'y a pas  eu de "paka modja ngue fo". C'est extraordinaire. N'est ce pas ?

 

Halidi Allaoui

 


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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 22:03

Vous pouvez cliquer ICI (fichier en PDF) pour lire le numéro 20 de Pangahari, le bulletin d'information  de l'AOFFRAC (Association Ouanienne de Floirac France Comores qui vient de paraitre.

 

Bonne lecture.

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 21:22

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Réactions après la proclamation des résultats officiels

Abdou Djabir, candidat malheureux aux élections présidentielles :

« Si Ikililou m’appelle dans son gouvernement, je ne peux pas refuser»

 

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(photo archives)

 

Moroni, vendredi 14 Janvier 2011 (HZK-Presse) Un des trois candidats en lice à l’élection présidentielle du 26 décembre denier, Abdou Djabir n’a recueillis que 11.018 voix, soit 6,28% des suffrages exprimés, derrière Mohamed Said Fazul (32,81%) et Ikililou Dhoinine déclaré élu à 60,91%. HZK-Presse/La Gazette a recueillis à chaud sa réaction juste après la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, hier jeudi en fin de matinée.  

 

Question : quelle est votre première réaction ?

 

Abdou Djabir : Ma première réaction est satisfaisante pour l’intérêt de mon pays. Je pense que nous avons réussi à faire ces élections dans le calme et d’après ces résultats, nous avons un nouveau président de l’Union dans le cadre de la tournante de Mohéli. C’est pour moi une grande satisfaction. Le plus important pour moi est que ce pays ait des institutions respectées et que je vois que la cour veille au respect des institutions. Je constate que les élections se sont bien passées ; bien entendu avec des irrégularités constatées qui ont donné lieu à l’annulation de certains bureaux de vote. Je prends l’idée que les élections ont eu lieu et que la tournante 2010 ait lieu surtout que le nouveau président de Mohéli est connu en 2010, donc pour moi en tant que comorien et en tant que candidat, c’est une grande satisfaction. J’ai constaté que je suis entré dans la bataille avec certains handicaps parce que je n’étais pas suffisamment connu. Mais je remercie tous les comoriens et les comoriennes qui m’ont fait confiance et qui m’ont accompagné dans cette campagne. J’ai comptabilisé et j’ai trouvé 11 mille comoriens (11 milles voix) qui m’ont fait confiance.

 

Question : Et la suite… ?

 

A.D. : Pour moi, la suite, j’attends la date de l’investiture. Moi je voudrais savoir avec qui la nation va composer demain? Avec qui les forces politiques vont composer ? Surtout à quelle date on va pouvoir composer avec lui. Je préfère préciser ici que ce qui a été dit qu’il faut attendre une sorte de consensus entre le président sortant et le président rentant, ce ne sont pas des dispositions constitutionnelles, ni législatives, ni réglementaires. Ce sont des dispositions intérimaires qui ont été retenues. Je ne pense pas qu’il y ait intérêt national.

 

Question : Au cas où Djabir est sollicité pou être dans le gouvernement d’Iki, il y sera ?

 

A.D. : Je vous apprends que la première fois que j’étais candidat aux élections du président de Mohéli, le vice-président Ikililou m’a soutenu politiquement, financièrement et physiquement. Donc, ce serai mal venu de refuser une telle proposition vu le soutien qu’il m a apporté. S’il m’appelle on en discutera et on verra la réponse compte tenu des intérêts nationaux.  

 

Propos recueillis par Ibnou M. Abdou et A.A. Mguéni

140111/aam/hzkpresse/9h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 13:56

Par un arrêt en date de ce jour (13 janvier 2011), la Cour Constitutionnelle des Comores  déclare "élu Président de l’Union des Comores le candidat  IKILILOU DHOININE ensemble avec ses vice-présidents  MM.  Mohamed Ali Soilihi, Nourdine Bourhane et Fouad Mohadji pour un mandat de cinq (5) ans à compter de la date de l’investiture officielle qui fera l’objet d’un accord entre le Président sortant et le Président nouvellement élu et interviendra à une date se situant entre celle de la proclamation officielle des résultats définitifs des élections générales et le 26 mai 2010 ( !!! A notre avis, il s'agit d'une faute de frappe. Lisez 2011)".

 

Vous pouvez accéder à l'intégralité de la décision en cliquant  ICI (fichier en word)

 

 

Vous constaterez que la Cour Constitutionnelle demande dans cet arrêt que " la date de l’investiture convenue entre les deux parties soit communiqué à la Cour Constitutionnelle dans les quinze (15) jours suivant la proclamation officielle des résultats définitifs des élections du Président de l’Union des Comores et des Gouverneurs des Iles Autonomes ". Ce qui coupe court à une polémique qui commençait à naitre. Au plus tard  dans deux semaines, la date de l'investiture sera connue.

 

Halidi Allaoui

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 21:46

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mardi 11 Janvier 2011 (HZK-Presse) Elle n’a pas attendu le verdict de la Cour constitutionnelle sur les résultats définitifs des élections présidentielles et des gouverneurs qui se sont déroulées le 26 décembre dernier. L’opposition vient de déposer une plainte contre le président de la CENI. Elle accuse Madi Laguera d’avoir violé les textes qui régissent la Commission Electorale Nationale Indépendante. Une grave accusation portée en justice à 72 heures de la proclamation des résultats, après examen de tous les recours par la haute juridiction.

 

Les ténors de l’opposition se sont rendus au parquet du tribunal de Moroni hier aux environs de midi. Mohamed Abdouloihabi, chef de l’exécutif sortant de Ngazidja, Mohamed Said Fazul et Said Larifou, respectivement candidat et vice-président aux élections du président de l’Union, ont déposé une plainte contre Madi Laguera, président la Commission électorale. «Nous engageons une procédure pénale contre le président de la CENI et contre certains présidents, secrétaires ainsi que des primos de bureaux de vote », indique Me Said Larifou. Ce colistier de Fazul à Ngazidja ajoute dans cette liste les autorités politiques « qui ont participé d’une façon ou d’une autre à cette mascarade électorale », insiste-t-il devant la presse, quelques minutes après le dépôt de la plainte au bureau du procureur de la république.

 

« Les dispositions de l’article 6 du règlement intérieur de la CENI adopté le 20 juillet 2010, ont été violées par le président de la CENI », lit-on dans la requête de 60 pages adressée à la cour constitutionnelle par l’ensemble de l’opposition. A en croire ce leader du parti Ridja, «l’opposition agit avant la proclamation et elle réagira après en fonction des résultats qui seront proclamés par la cour ».

 

Par rapport à la proclamation du verdict final par le juge des élections, attendu ce jeudi 13 janvier, ce juriste et son camp se préparent à l’accueillir. « Je respecte mon pays. Je respecte les institutions et quoi qu’il en soit je vais accepter les résultats », affirme cet avocat du barreau de Saint-Pierre de La Réunion qui déclare agir en démocrate.

 

Un peu avant l’arrivée au palais de justice, les habitants du quartier Hadoudja et Mangani au sud de la capitale, ont écouté la lecture de quelques versets coraniques (Sourate Yassine) lus sur la route menant au tribunal. Plusieurs personnes qui adhèrent aux idées de l’opposition se sont rassemblées dès les premières heures de la matinée du lundi au foyer Aouladil-Comores pour une rencontre avec les notables de la Grande-Comore.

 

« Nous sommes obligés de venir aujourd’hui pour vous expliquer ce que nous avons entrepris depuis que vous nous avez élus, à un moment où certains veulent enterre cette vérité », informe Me Larifou, dans son discours d’hier. Le chef de l’exclusif sortant de Ngazidja Mohamed Abdouloihabi prendra aussi la parole, tenant presque le même discours que son allié politique et leader du parti Ridja : « nous volons l’annulation des élections du 26 décembre dernier ». Pour corroborer ce qu’ils disent, « moi personnellement, j’ai vu 276 sur 401 à Ngazidja d’où les procès verbaux sont signés sans noms ni du président, ni celui du secrétaire non plus », martèle le locataire de Ngazi-Ngomé en boubou transitionnel et veste.

 

« Sambi et Obama, ce sont les deux présidents qui sont élus avec tous les honneurs dans le monde», pense pour sa part le notable de Foumbouni Mzé Mouigni Abdillah. Donc, «craignez Allah et préservez cet honneur que Dieu vous a donné et ne semez pas le trouble dans le pays ya Oustathe ! », sollicite-t-il en concluant ce discours qui a marqué la fin du rassemblement.

 

Ibnou Med Abdou

110111/ima/hzkpresse/12h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 13:35
 
e Chef de l'Etat a posé la première pierre du bâtiment commercial de Comores Télécom de Ouani
 

Le Chef de l’Etat a posé la première pierre du bâtiment commercial de Comores Télécom dans la ville de Ouani à Anjouan, ce 6 janvier 2011, en présence du Ministre des Postes et Télécommunications, du Ministre de la santé publique, du Gouverneur élu, du Directeur Général de Comores-Télécom et de plusieurs personnalités de la commune de Ouani et de toute l’île.
 
Après la fatiha et la lecture quelques versets du Saint Coran, le Maire de la commune, Madame Kalathoumi Mahamoud a souhaité une bonne et heureuse année au Chef de l’Etat et à toute l’assistance venu honorer cette cérémonie. Elle a ensuite rappelé que grâce à la communication, le monde est devenu un village planétaire. Madame le Maire s’est félicitée que sa commune soit choisie pour accueillir ce bâtiment, avant d’adresser une mention spéciale au Président de l’Union pour la concrétisation de ce projet de désenclavement de toute la région.Pour sa part, le notable Abacar Lissane, a évoqué les avantages liés à ce bâtiment « qui est en lui-même une nouvelle école dans la commune ». Il prié Dieu pour que ceux qui prendront le relais du Chef de l’Etat, puissent continuer à concrétiser ce qu’il n’a pas eu le temps de parachever ».Le Ministre des Postes et Télécommunications, a quant à lui déclaré que « ce nouveau bâtiment va non seulement faciliter la vie de tous les jours de la population de la commune, mais il va rapprocher le monde à la population de la région puisque toutes les transactions pourront y être effectuées ».Enfin, le Chef de l’Etat a commencé par présenter ses v½ux de nouvel an « en espérant que 2011 soit meilleure que 2010 et que les années à venir soient encore meilleures que celles passées » Il a ensuite manifesté la joie qu’il éprouve chaque fois qu’il pose une pierre ou inaugure une ½uvre. Le Chef de l’Etat se dit très heureux d’autant plus que « chaque fois qu’on voulait poser cette pierre, des mauvaises langues la plaçaient dans le cadre de la campagne électorale ».« Aujourd’hui, tout le monde a besoin de la communication et je me réjouis de ce que Comores Télecom a pu réaliser pour mériter des fleurs même s’il reste encore beaucoup à faire » a-t-il ajouté.Il a cité à titre d’exemple, qu’en 2006, il y avait 33 cabines téléphoniques à Anjouan, en 2011, on en dénombre 411 ; pour les téléphones portables, il y en avait dans le pays 23 300 en 2006 contre 163 000 en 2011. Mais pour lui, cela reste encore insuffisant « puisque cela ne représente que 1 /7ème de la population en possession d’un portable ». Cela prouve à ses yeux, que le comorien a accueilli à bras ouverts les nouvelles technologies, mais que le prix élevé des prestations maintient beaucoup de gens à l’écart.Le Président de la République a accepté que le pays s’endette pour installer la fibre optique en espérant que le coût des communications va diminuer pour en faciliter l’accès à tout le monde. « Cependant rien ne peut se faire sans argent et ce n’est pas sur le budget annuel comorien de 30 milliards de francs, 60 millions d’Euros, l’équivalent du budget d’une commune à Mayotte, que le pays peut mener une politique de développement des trois îles avec une population de 700 000 habitants. « Le gouvernement a certes pu réaliser certaines choses et il voudrait en réaliser d’autres. Mais il ne suffit pas de vouloir, il faut pouvoir le faire, c’est-à-dire, disposer de beaucoup d’argent qui reste les nerfs de la guerre »Avant de terminer, le Chef de l’Etat a déclaré que quoi qu’il en soit, « ce bâtiment qui vous sera remis dans trois mois, est une nouvelle porte ouverte vers le monde entier. Profitez-en et faites profitez tout le monde »« Avant de passer le relais à mon frère mohélien, j’espère retrouver encore pour d’autres occasions d’inaugurer d’autres réalisations qui vont marquer mon passage à la tête de ce pays » a-t-il conclu.

source:beit salam
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Mariama HALIDI HALIDI - dans TELECOMMUNICATIONS
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