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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 13:06

 

Moroni, mercredi 09 Février 2011 (HZK-Presse) D’abord le Mrengué peut se configurer dans la culture. C’est une discipline très ancienne et tout le monde aimait se régaler dans ce sport de combat typiquement insulaire, afin de mesurer ses techniques proches des arts martiaux.

 

Avant les années 90 le Mrengué se jouait avec des instruments traditionnels (Ngoma), et on tapait aussi dans un bidon vide et les chanteurs réchauffaient l’ambiance. C’était surtout en période du mois sacré de ramadan après la prière de la nuit. Cela se passait dans une place publique où tout le monde se regroupait, boxeurs, spectateurs et musiciens. Les matchs ou les rounds vont de catégorie en catégorie, sous la surveillance d’un ou de deux arbitres, jeunes contre jeunes, adultes contre adultes, mais souvent avec les films karaté on ne pouvait pas identifier qui était plus jeune que l’autre et chacun désignait lui-même son adversaire. Le spectacle est généralement gratuit à Domoni, durant tout le mois de ramadan.

 

Au début des années 90, tout a changé, le Mregué a changé de décor et d’instrument. On a rénové le jeu à Domoni est ensuite dans tout l’archipel. Cette fois-ci ce sont des orchestres qui jouent comme dans un concert de musique avec des instruments électriques, spectateurs et spectatrices autour des boxeurs, avec une grande place réservée aux boxeurs contrairement à l’ancienne époque, où tout était très serré. Les chansons que proposent les orchestres parlent de la boxe comme par exemple « Ntsoma tsi bwé » ou encore « ahou rema, mremé ».

 

L’idée est venue d’un ancien artisan qui a joué un grand rôle d’arbitrage dans les Mrengué. Said Ali Mahamoud nous a quitté en 2007, son frère Badagnassi est toujours resté fidèle au jeu, très connu par son talent d’animateur de soirées Mrengué, on peut le féliciter car il a fait presque le tour de l’archipel en accompagnant les orchestres de Domoni assurant la promotion du Mrengué rénové.

 

L’orchestre Mahabou fut le premier à intégrer le Mrengué avec les instruments électriques, et a réussi à se faire connaitre dans l’archipel. L’on se rappelle de leur répertoire qui a fait un tabac dans les années 90, comme « Djarada ya Hassandzé » ou encore « fleur d’amour ». Il a su imposer son style, autant que le groupe Assmin Band sachant que ce dernier était plutôt typiquement Toirab et Wadaha.

 

Ainsi le Mrengué continue à prendre du goût et devenir un produit qui fait voyager les orchestres même à Mayotte. Des musiciens anjouanais comme le cas de Boul-Boul, ancien claviste dans Mahabou a profité pour s’installer quelques temps à Mayotte. De son passage là bas, il a pu apporter son talent, dont on lui rend hommage, car c’est en imitant son style que beaucoup de groupes de Mayotte ont avancé en matière de Mrengué, tels « Tama Music » groupe leader de Mayotte, et Mbiwou. Tama Music actuellement très connu dans l’archipel mais aussi en métropole, c’est grâce à des Domoniens comme Boul-Boul, Wirdane Soula et d’autres artistes. Jusqu’alors Tama music reprend les mêmes chansons des orchestres de Domoni afin de garder le style. Rappelons que le Mrengué musical c’est du Wadaha accéléré.

 

En revenant au Mrengué traditionnel, il semble menacé de disparition, mais pas tellement. En 2005, en période de ramadan, des anciens boxeurs qui se souviennent des meilleurs moments passés, ont décidé de reprendre le jeu à l’ancienne. Tout à été programmé, les gens étaient là pour venir voir le traditionnel Mrengué. L’annonce a été faite dans les medias, pour l’organiser sur une route nationale, fermée pour l’occasion. Un conducteur non averti foncera droit vers les spectateurs faisant quelques blessés. En 2009, toujours en période de ramadan, une nouvelle édition est organisée mais cette fois sur la place de Pangahari (place publique), plus sécurisant et c’est en plein centre ville.

 

Naouir-Eddine Papamwegne

090211/nep/hzkpresse/21h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:29


 

 
   
 
 
 

Source : HZK Presse du 07/02/2011

 

Gestion des sociétés d’Etat: Quand la politique est au chevet

de tout à Anjouan

 
Au cours d’une conférence de presse tenue lundi au siège d’EDA (Electricité d’Anjouan), Ali Ben Ali, le directeur général (photo), a donné sa version de l’antagonisme qui le lie à son employé, Saïdomar Mirhane, le directeur de la production de la même société.
 
Au cours d’une conférence de presse tenue lundi au siège d’EDA (Electricité d’Anjouan), Ali Ben Ali, le directeur général de cette société publique, a donné sa version de l’antagonisme qui le lie à son employé, Saïdomar Mirhane, le directeur de la production de la même société.

« Certaines gens, qui ne savent pas la vérité, racontent que je m’emploie, depuis la fin des élections, à tirer dans les pattes des éventuels prétendants au poste que j’occupe. Mais puisqu’on y est, citons nommément les gens : il s’agit en l’occurrence de Saïdomar Mirhane, le directeur de la production de cette boîte. Je l’ai mis à la disposition du Commissariat à l’Energie car c’est de là qu’il arrive, mais si j’avais le pouvoir de le licencier, je l’aurais fait !

Ce n’est toutefois pas à cause de tout ce qui se dit dans la rue, mais plutôt à cause du fait qu’il a abandonné son poste depuis un temps. Je m’appuie sur notre législation interne qui dit que lorsqu’un employé abandonne son poste trois jours de suite sans aucune justification, il est licencié. Cela fait un bon moment qu’il ne travaille plus; et il a dit à des agents d’ici qu’il attend juste que l’heure arrive et qu’on lui remette les clés », a-t-il raconté aux journalistes, après avoir été interrogé sur le sujet.

Saïdomar Mirhane, frère d’Oumbad Mirhane, le conseiller spécial du président de la République, n’a en effet jamais tout à fait pu avaler son éviction de la tête d’EDA, qu’il a eu à diriger à l’époque du colonel Mohamed Bacar. Notons en plus qu’un audit, diligenté au lendemain de la chute de ce dernier, par l’exécutif insulaire transitoire, avait fustigé sa gestion exécrable de la société durant cette période. Mais il a, au cours des dernières élections, retourné sa veste du côté de la mouvance Sambiste, soutenant avec ferveur les candidats Ikililou et Anissi.

Face donc à un rival qui vient de perdre la face (Ali Ben Ali était du camp du gouverneur sortant, Moussa Toybou), l’homme s’octroie aisément le droit de déclarer qu’il « attend les clés de la direction ». Mais l’actuel patron de l’établissement, qui n’est apparemment pas du genre à se laisser faire, ripostera en disant qu’ « il ira donc les attendre à la maison », car « tant que je serai le premier responsable de cette société, aucun rond ne sera versé à l’employé qui ne travaille pas ! »

Mais Ali Ben Ali avait surtout appelé la presse pour exposer le bilan des réalisations de l’année écoulée, et annoncer ses projets d’avenir. Il a alors fait savoir que l’opération d’extension du réseau électrique à travers toute l’île se poursuit merveilleusement, avec, à ce jour, avec 75 villages sur 87 branchés au réseau, et que dans les 12 autres localités qui restent, les travaux se poursuivent.

Rappelons que cette opération d’envergure a été lancée au milieu de l’année 2009, grâce à une subvention de l’Etat d’un montant de 600 millions de francs. Pour cette année, la société envisage, outre le parachèvement de ce projet, d’équiper les agences régionales en matériel et personnel technique qualifié, dans un souci de décentralisation technique efficace.

Fidel Adami (Correspondant à Anjouan)

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 16:37

Nous vous proposons ci-dessous une vidéo de Sounga,  une des chansons des années 70 bien connue à OUANI - un chef d'oeuvre de l'artiste et poète Dhoiffiri Abdouroihamane, le fondateur de l'orchestre joujou des Comores. C'est une nouvelle version - du zouk - interpretée ici par Pepsy, un chanteur célèbre de joujou qui continue son bout de chemin avec la nouvelle génération. Sa voix doit certainement parler aux fidèles auditeurs de la Radio Comores des années 80 - 90.

 

Nous préférons la version originale. Mais bon. En tout cas les  paroles enivrent.

 

Dédicace à qui de droit.

 

 


 
Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 14:14

 

 Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Source : HZK-Presse du   février 2011

 

 

Contrairement à ce qui s’était passé lors du premier passage de J. Martin à Mayotte, cette fois, il s’est trouvé des gens qui connaissent bien l’histoire de l’archipel pour répondre à sa volonté de reconstruire l’histoire de la région.

 

Anachronismes et contre-vérités

Ces propos ont choqué un grand nombre d’enseignants mais ne sont intervenus que ceux qui avaient des connaissances suffisantes sur l’histoire des Comores en général, et de Mayotte en particulier. Ainsi, après la prise de parole de Daniel Martial-Henry pour faire des rappels sur la généalogie de sa famille, Mohamed Nabhane, professeur agrégé d’arabe a interpellé Jean Martin sur les nombreuses inexactitudes et contre-vérités historiques.

Pour lui, il s’agit encore une fois de faire appel à l’autorité, à l’expert pour accréditer une version officielle de l’histoire de l’archipel, comme on a fait appel au linguiste F. Laroussi pour établir que le shimaore est une langue distincte du shikomori, il y a quelques mois. Seulement, il y a des cas où l’appel à l’autorité est fallacieux : lorsque l’expert se prononce sur un sujet autre que celui pour lequel il est qualifié. Or quand M. Martin aborde le 20e siècle comorien, il sort de sa période historique (18e et 19e siècles) pour parler de la période contemporaine pour laquelle, il n’a quasiment pas fait de recherche.

Isabelle Mohamed a pris la parole pour affirmer que si les propos de J. Martin étaient un peu plus mesurés en conférence que dans le livre, il n’en demeurait pas moins qu’encore une fois l’historien avait oublié son métier, en multipliant les anachronismes (ndr : erreur consistant à juger le passé avec ce qu’on sait aujourd’hui, la faute la plus grave pour un historien) et en multipliant les contre-vérités.

Elle a dénoncé la volonté de présenter au public les Anjouanais comme des envahisseurs de l’extérieur venant spolier les Mahorais, rappelant que si Mohamed Ahmed avait acheté des terres à Mayotte c’était parce qu’homme de pouvoir et d’argent il avait eu les moyens et les connaissances pour le faire mais que l’assistance devait savoir que, comorien polygame, il avait une femme mahoraise, que les terrains étaient au nom de cette femme, que les enfants de ce lit en étaient a priori héritiers et qu’il s’agissait donc d’un fonctionnement de classe ou de caste.

La nation comorienne

L’auteur de ces lignes, historien de formation a d’abord montré sa perplexité car les précédentes recherches de J. Martin sont en total opposition avec ses affirmations d’aujourd’hui. Le dernier livre est loin d’être un livre d’histoire, c’est en fait un livre de commande. Pour lui, J. Martin fait fi de toute méthode historique et ne cite jamais ses sources, à partir du moment où il aborde le 20e siècle. Ainsi, l’historien développe une nouvelle thèse sur la mort de Zakia Madi, elle se serait noyée, aveuglée par les grenades de la garde comorienne alors que, jusque-là, dans la thèse en cours dans l’île (rappelée par Daniel Martial Henry qui a affirmé que c’est son père qui a fait l’autopsie), celle qui est désignée comme la « martyr du MPM » aurait été tuée par les éclats de grenade.

Or, J. Martin ne présente aucune archive pour appuyer sa thèse. Le correspondant de la Gazette lui a donc suggéré un rapport qui se trouve dans les archives françaises et qui bat en brèche les deux thèses présentées. Il est également revenu sur l’affirmation de J. Martin selon laquelle la nation comorienne n’a jamais existé et n’existe pas. Pour lui, même en gardant la définition européenne et française de « nation », J. Martin confond « nation » et « Etat ».

En effet, dans l’histoire européenne, on a eu des nations sans Etats (ainsi l’Allemagne et l’Italie ne recouvrent leur unité nationale et ne forment des Etats qu’en 1870) et l’absence d’Etat, dans le sens occidental, ne veut pas dire qu’il n’y a pas de nation. Et puis, est-ce que le monde entier, notamment l’Afrique, doit se plier à la définition française de la nation, est-ce que les Africains ne pouvaient pas avoir d’autres manières de s’organiser politiquement ?

Le droit des peuples

Pour répondre à l’idée, développée par J. Martin du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » qui doit, selon l’historien, prévaloir sur l’intangibilité des frontières issues de la colonisation (selon l’ONU), l’avocate Fatima Ousseni, a rappelé le cas des habitants de l’île de Sainte-Marie qui au moment de l’indépendance avaient affirmé leur volonté de rester français. Pourquoi, pour ce cas là, la France a refusé de prendre en compte le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ? » a-t-elle demandé.

A toutes ces interrogations, Jean Martin n’a eu que quelques mots de réponse, confirmant par le silence les insuffisances du travail présenté et une volonté d’imposer un point de vue colonialiste de l’histoire des Comores en général et de Mayotte en particulier.

 

Pour voir la 1ère partie cliquez ICI

 

Mahmoud Ibrahime (Correspondant à Mayotte)

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 22:53

Les Chefs d’Etat et Gouvernement de l’UA réunis à Addis-Abeba du 30 au 31 Janvier 2011, ont adopté à l’unanimité une décision condamnant la présence de la France à Mayotte et la départementalisation de l'île comorienne de Mayotte. Le conseil exécutif demande aussi à la France d’abroger le visa Balladur, source de milliers de morts et de disparus.
Ci-dessous le contenu de la décision du Conseil Exécutif en date du 31 janvier 2011 :

Décision numéro EX/CL/Déc.632(XVIII) sur l’ile comorienne de Mayotte

 

Le Conseil Exécutif,
1-RAPELLE sa décision EX.CL/Déc.488 (XIV) sur l’ile comorienne de Mayotte dans toutes ses dispositions ;


2-RAPELLE EGALEMENT que tous consultations ou référendum organisés sur le territoire comorien de l’ile de Mayotte, notamment ceux de février et avril 1976 et celui du 29 mars 2009, par la France, sont nuls et non avenus et que seul le référendum d’autodétermination du 22 décembre 1974 reste le referendum pertinent ;


3-CONDAMNE l’ensemble du processus visant à transformer l’ile comorienne de Mayotte en 101ème département français d’outremer et le déclare nul et sans aucun effet sur l’Union des Comores et tous les États membres de l’Union africaine ;


4-RÉAFFIRME encore une fois l’appartenance de l’ile comorienne de Mayotte à l’Union des Comores ;


5-DEMANDE qu’un dialogue franc et constructif sous l’égide du Secrétaire Général des Nations Unies soit instauré en vue d’arrêter ensemble les modalités du retour effectif de Mayotte dons son ensemble comorien ;


6-DÉCIDE de réactiver le Comité ad Hoc de sept sur l’ile comorienne de Mayotte, et demande l’appui et le soutien sans faille des Chefs d’État   et Gouvernement de l’Union africaine à la requête de l’Union des Comores dans les instances internationales ;


7-DEMANDE à la France d’abroger le visa BALLADUR, source de milliers de morts et de disparus.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 09:23

Vous trouverez ci-dessous la suite de la tribune libre de l'ecrivain comorien Aboubacar Said Salim en réaction au propos de l'historien français Jean Martin sur la question de l'île comorienne de Mayotte

 

Source : ALBALAD n°437 du 02 février 2011

 

(...) Les conséquences désastreuses qui s'en suivront et qui sont déjà là, morts de milliers de comoriens dans les eaux entre Anjouan et Mayotte, expulsion manu militari d'enfants en âge scolaire et peut être même attentats à la bombe par des gens en désespoir de cause (Non ça n'arrive pas qu'aux autres), toutes ces conséquences d'une départementalisation au forceps de l'ile comorienne de Mayotte, vous en serez complice et vous ne pouvez pas évoquer le pardon pour ignorance puisque vous êtes sensé être un spécialiste de l'histoire des Comores.

Pour finir je voudrai tout simplement poser une question, pourquoi la France qui se prétend une démocratie ne consulte-t-elle pas son peuple français et lui demander si oui ou non il veut recoloniser Mayotte sous une forme moderne qu'on appelle départementalisation, au lieu de consulter des apprentis sorciers déguisés en historiens?

Sur ce plan du moins, le Front National qui prône dans son programme la votation populaire sur les questions d'intérêt national s'avère plus démocrate que la bande à Sarko.

Sachez enfin qu'aucune thèse négationniste par le plus illustre historien qui soit ne peut empêcher l'unité des Comores qui, ne vous en déplaise Monsieur Martin, a existé à travers l'islamisation de l'archipel dès le 9é siècle (des nouvelles recherches la font remonter au 7 é s après JC) et l'unité des familles régnantes des sultans un peu à l'image des Bourbons qui régnaient en France et en Espagne et qui étaient rois de France et de Navarre ! Vous le savez mais vous le niez par intérêt, que la nation comorienne a préexisté à la colonisation malgré la séparation par la mer et la présence de sultans différents mais de la même famille dans les îles jusqu'à l'usurpation du pouvoir par votre sultan de pacotille Andriantsouli, un réfugié politique que la France a aidé à s'auto proclamer sultan, juste le temps d'une vente, celle de l’Ile comorienne de Mayotte à la France!

Monsieur Martin, sachez qu'on a beau chassé la vérité historique, elle revient toujours un jour ou l'autre et ce jour-là sera votre jour de plus grande honte!

Les conséquences désastreuses qui s'en suivront et qui sont déjà là, morts de milliers de comoriens dans les eaux entre Anjouan et Mayotte, expulsion manu militari d'enfants en âge scolaire et peut être même attentats à la bombe par des gens en désespoir de cause (Non ça n'arrive pas qu'aux autres), toutes ces conséquences d'une départementalisation au forceps de l'ile comorienne de Mayotte, vous en serez complice et vous ne pouvez pas évoquer le pardon pour ignorance puisque vous êtes sensé être un spécialiste de l'histoire des Comores.

Pour finir je voudrai tout simplement poser une question, pourquoi la France qui se prétend une démocratie ne consulte-t-elle pas son peuple français et lui demander si oui ou non il veut recoloniser Mayotte sous une forme moderne qu'on appelle départementalisation, au lieu de consulter des apprentis sorciers déguisés en historiens?

Sur ce plan du moins, le Front National qui prône dans son programme la votation populaire sur les questions d'intérêt national s'avère plus démocrate que la bande à Sarko.

Sachez enfin qu'aucune thèse négationniste par le plus illustre historien qui soit ne peut empêcher l'unité des Comores qui, ne vous en déplaise Monsieur Martin, a existé à travers l'islamisation de l'archipel dès le 9é siècle (des nouvelles recherches la font remonter au 7 é s après JC) et l'unité des familles régnantes des sultans un peu à l'image des Bourbons qui régnaient en France et en Espagne et qui étaient rois de France et de Navarre ! Vous le savez mais vous le niez par intérêt, que la nation comorienne a préexisté à la colonisation malgré la séparation par la mer et la présence de sultans différents mais de la même famille dans les îles jusqu'à l'usurpation du pouvoir par votre sultan de pacotille Andriantsouli, un réfugié politique que la France a aidé à s'auto proclamer sultan, juste le temps d'une vente, celle de l’Ile comorienne de Mayotte à la France!

Monsieur Martin, sachez qu'on a beau chassé la vérité historique, elle revient toujours un jour ou l'autre et ce jour-là sera votre jour de plus grande honte!

Pour voir la 1ere partie de l'article, cliquez ICI

Aboubacar Ben SAID SALIM

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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 21:23

Source : Albalad  Comores n° 435 du 31 janvier 2011

 

Nous publions une tribune de l'écrivain Aboubacar Said Salim

 

Tribune de l'écrivain Aboubacar Said Salim – 1ère partie

Jean Martin qui a préparé une thèse de doctorat sur les Comores intitulée « Quatre iles entre Pirates et planteurs » annonce déjà à travers ce titre son déni d'une quelconque unité nationale en excluant et le mot archipel qui renverrait à une unité géographique, et le mot sultan qui connoterait un pouvoir politique nécessaire à une unité politique. Il n'a donc retenu que les pirates et les planteurs tous éléments exogènes en provenance de l'occident. Ceci comme pour signifier qu'avant les planteurs et les pirates les Comores n'existaient pas. 

Il peut être compréhensible qu'un doctorat dont l'impétrant n'a jamais mis les pieds sur le territoire étudié et qui s'est contenté des archives d'outre-mer d'Aix en Provence, puisse être truffé des vues unilatérale et se tromper sur l'interprétation de faits historiques observés. Étant de surcroit un français donc membre de la communauté colonisatrice des Comores, sont objectivité trouve d'emblée biaisée. La preuve est que la France qui veut à tout prix garder Mayotte en départementalisant cette île comorienne occupée par la Force et la ruse, lui a commandé un travail sur la départementalisation de Mayotte. Le politique ayant sans doute besoin de l'appui de l'aura de la science ne fut ce qu'historique, Jean Martin comme l'ont fait avant lui d'autres intellectuels, les Gobineau et consorts, va abonder dans le sens de son « payeur » pour « démontrer » que les Comores n'ont jamais été unies et que donc la France peut les dépecer à volonté. Je ne suis pas historien et Dieu me garde d'en être un à la sauce Jean Martin, mais du moins ai-je étudié l'histoire de France durant presque toute ma scolarité et j'ai habité la France pendant 9 ans ce que Jean Martin n'a pas eu la chance de faire concernant les Comores. A ce titre je le renvoie à l'histoire de France, et le mets au défi de me démontrer que la France ait jamais eu une unité intrinsèque. Si l'existence des seigneurs féodaux dans leurs châteaux forts et dans leurs fiefs au nord comme au sud, a empêché pour autant |'évolution de la France vers un Jacobinisme exacerbé, expression d'une unité forcée par le fer et le sang tout au long des siècles.
Ben sûr il est facile d'arrêter l'évolution normale d'un pays par la colonisation, pour ensuite dire que ce pays n'existe pas puisqu'il n'était pas uni selon les critères du colonisateur lui-même. 
Monsieur Jean Martin, le travail que vous a commandé les fossoyeurs de |'unité de |'archipel des Comores et que vous allez fièrement publier bientôt pour renforcer les thèses séparatistes franco mahoraises contre quelques milliers d'euros, vous disqualifie désormais du noble titre d'historien et vous rétrograde au rang de griot de la république.


(Suite dans la prochaine édition) / Pour voir la suite cliquez ICI

Source : Albalad Comores n° du 31 janvier 2011

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Mariama HALIDI HALIDI - dans OPINIONS DES AUTRES
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 20:56

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / 

Faissoil Ben Halidi, directeur de cabinet du ministre de l’éducation :

« L’autonomie de l’université sera respectée, contrairement aux fausses affirmations»

 

Moroni, mardi 01 Février 2011 (HZK-Presse) Après un deuxième report de l’élection du président de l’Université des Comores et la réaction de la communauté universitaire, le ministère de l’éducation donne sa position sur cette crise qui frappe l’Université des Comores depuis quelques semaines. Dans un entretien avec la Gazette/HZK-Presse, le directeur de cabinet du ministre de l’Education Nationale répond à nos questions.

 

Question : Quelle est votre réaction après la réunion de la communauté universitaire sur la question de l’élection du président de l’Université ?

 

Faissoil Ben Halidi : Nous sommes étonnés et même surpris par cette réaction de la communauté universitaire. Le Ministère de l’éducation Nationale, de la Recherche, de la Culture et des Arts (Menrca) dément vigoureusement et avec la plus grande fermeté certaines rumeurs et certaines spéculations colportées par des personnes que nous qualifions d’irresponsables. Le ministère de l’éducation est disposés à trouver une solution pacifique de la dite crise.

 

Question : Que proposez-vous pour parvenir à un consensus et faire l’élection ?

 

F.B.H : Le ministère de l’éducation nationale a entamé une série des consultations avec l’ensemble des protagonistes en vue de trouver une issue favorable et positive à la crise qui frappe actuellement l’Université des Comores. Il a rencontré les représentants des enseignants de l’Udc, le syndicat et même avec le président de l’Université.

 

Question : Quelle est la procédure à suivre ?

 

F.B.H : Nous devons respecter les textes en vigueur et organiser les élections dans de meilleures conditions. Nous appelons tous les responsables d’œuvrer dans le sens de responsabilité pour trouver une solution à cette crise.

 

Question : Quelle est la position du ministère face à cette crise ?

 

F.B.H : Le ministère informe et assure que les élections auront lieu et l’autonomie sera respectée, contrairement aux fausses affirmations véhiculées par certains.

 

Question : Peut-on avoir une date de cette élection du président de l’Université ?

 

F.B.H : La date n’est pas encore fixée. Le ministre doit venir demain et va entrer en contact avec les personnes concernées et fixer la date pour la tenue du vote.

 

Propos recueillis par Mohamed Youssouf

010211/my/hzkpresse/12h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans INTERVIEWS
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 15:03

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / 

Mayotte :

Un nouveau département, une nouvelle histoire (1ère partie)

 

Mamoudzou, lundi 31 Janvier 2011 (HZK-Presse) L’historien spécialiste des 18e et 19e siècles comoriens, Jean Martin, est arrivé à Mayotte pour présenter son nouveau livre et recevoir des mains du préfet le 1er tirage de la couverture du manuel du primaire dont il a suivi la rédaction pour la partie concernant l’histoire de Mayotte. Il a également été invité à donner des conférences par les Naturalistes de Mayotte, l’une dans la salle de cinéma de Mamoudzou et l’autre à Sada ; et par le Vice-Rectorat à l’Institut de Formation des Maîtres (IFM) et au Collège de Mgombani.

 

Lors de la première conférence, comme dans son livre, il se livre à des distorsions de l’histoire et à des affirmations douteuses qui laissent penser à un travail de commande au moment où l’île doit devenir officiellement un département français et où l’Etat français cherche à convaincre ses 35 partenaires européens d’accepter de transformer l’île en Région Ultra-Périphérique (RUP). Même Pierre Pujo, le leader des royalistes de l’Action française n’est jamais allé aussi loin dans les affirmations péremptoires à visées politiques.

 

Comme à l’accoutumée lors des Conférences organisées par l’association des Naturalistes de Mayotte, la salle du cinéma de Mamoudzou était pleine. Comme d’habitude aussi, il y avait très peu de Maorais et d’autres comoriens des trois autres îles. Pourtant, dans cette période de transition vers un département tant souhaité, on pouvait penser que le sujet abordé en attirerait beaucoup. En effet, le professeur Jean Martin, éminent spécialiste de l’histoire comorienne (auteur de Comores, quatre îles entre pirates et planteurs, L’Harmattan, 1983) avait décidé de se lancer, sans avoir vraiment fait de recherches dans ce domaine, sur l’histoire immédiate des Comores. Il avait choisi comme titre de sa conférence : « 1975, comment Mayotte est restée française ?»

 

Une histoire orientée

 

Cette conférence, très suivie par les fonctionnaires français, notamment les enseignants en poste dans l’île ressemblait à une commande institutionnelle au moment où l’île doit devenir un département français en mars. Il était d’ailleurs déjà venu en novembre 2008 pour « éclairer » les mêmes fonctionnaires avant la consultation de mars 2009. Mise à part la partie proprement chronologique, les propos de l’historien sur les choix qui ont été faits, sur la nation comorienne, sur les présidents comoriens et sur les Anjouanais ont surpris une grande partie du public, surtout ceux qui n’avaient pas lu le livre qu’il vient de publier : Histoire de Mayotte, département français, Indes Galantes, 2010.

 

Entre erreurs et mépris

 

Parmi les éléments avancés par Jean Martin lors de la conférence et dans son livre et qui sont l’objet de controverse, on peut noter :

 

-La nation comorienne n’a jamais existé, le shikomori non plus (cela rappelle à certains Comoriens les propos d’un ancien préfet de Mayotte qui pendant le séparatisme anjouanais disait que l’Etat comorien n’avait jamais existé avant la colonisation) ;

 

-En 1966, Saïd Mohamed Cheikh avait été lapidé et poursuivi à Mayotte, à tel point qu’en montant dans son avion il avait perdu sa chaussure ;

 

-Ali Soilihi, qui était fou selon J. Martin, repoussé par les Maorais pendant « la marche rose » avait été contraint de marcher sur le drapeau comorien et lever le drapeau français ;

 

-Ahmed Abdallah était selon Jean Martin un « sot » (l’ancien président des Comores s’est vu attribué de nombreux noms d’oiseaux pendant la conférence, mais aussi dans le livre) ;

 

Les Anjouanais avaient colonisé Mayotte, et pour affirmer cela J. Martin s’appuie sur le fait qu’Ahmed Abdallah, Mohamed Ahmed, Ahmed Abdou et d’autres avaient acheté des terres à Mayotte. Dans le livre la stigmatisation des Anjouanais est encore plus grande et constitue un ramassis de tout ce qu’on entend sur les Anjouanais à Mayotte, sans aucune remise en cause, sans aucun examen sérieux de ces rumeurs, et surtout sans aucune perspective historique.

 

Pour voir la 2eme partie cliquez ICI

 

Mahmoud Ibrahime (Correspondant à Mayotte)

310111/mi/hzkpresse/9h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:40

Comme l'avait exigé la Cour Constitutionnelle des Comores dans son arrêt en date  du 13 janvier 2011 le nouveau président élu et l'actuel président (certains disent "le  vrai" et le "faux !!! Tel n'est pas notre cas car un Président est seulement un Président) ont adressé un courrier à celle-ci hier indiquant que "l'investiture est fixée au 26 mai 2011" soit la date buttoir fixée par les accords du 16 juin 2010.

 

Voilà une date qui va encore faire débat. Pourtant cela était prévisible. "Nous parions aussi dès maintenant qu’après la proclamation des résultats définitifs des prochaines éléctions présidentielles d'aucuns feront tout un tapage en faisant semblant de ne pas comprendre ce qui est mentionné sur les modalités de l’investiture. Mais  certainement, les comoriens s'y habitueront. Comme un peu les fans du football qui se trouvent actuellement dans les stades d'Afrique du Sud avec le bruit assourdissant de la vuvuzela !" avions-nous écrit le 17 juin 2010 (voir  ICI).

 

Quand on a une Cour Constitutionnelle qui, souvent, prend des décisions mais ne tire pas forcément les bonnes conséquences juridiques (voir par exemple ses décisions sur la fin du mandat de l'ancien chef de l'Exécutif d'Anjouan, Mohamed Bacar et la fin du mandat de l'actuel président de l'Union...) ou quand on se rejouit des violations incéssantes des textes juridiques qui régissent le fonctionnement de notre Etat, il faut s'attendre à tout. Pourtant à chaque fois on fait semblant de découvrir ou d'être surpris et ... de blablater.


Finalement, dans la pratique, l'actuel Président, peu importe son appellation (Président intérimaire, faux président, rais, fundi, oustadh, Sambi....) va faire ses cinq ans au lieu de quatre ans ! 

 

Quelle conclusion doit on tirer alors ?  la retroactivité de la loi ou la survie de la loi ancienne ou l'application immédiate de la loi ?  Quand tous les esprits seront refroidis, il sera bien de débattre sérieusement et sans passion sur le sujet.

 

Nous reconnaissons tout de même que grâce à notre Cour constitutionnelle, à  la communauté internationale (notre tutrice) et au juriste  et candidat malheureux, Abdou Djabir, tout s'est passé dans le calme. Espérons que ça continuera ainsi jusqu'à la fin effective du mandat de l'actuel Président de l'Union. La tournante tourne ; Un président originaire de Mwali est élu en 2010 ; Le président actuel fait ses cinq ans ;  il n'y a pas  eu de "paka modja ngue fo". C'est extraordinaire. N'est ce pas ?

 

Halidi Allaoui

 


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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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