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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 10:59
Source : Al-watwan N° 1678 du jeudi 30 décembre 2010
 
 Comores / Elections : "Les propos extrêmement dangereux de la France"

Réactions du ministre comorien des Relations extérieures suite au communiqué du Quai d'Orsay sur le déroulement des élections à Ndzuwani

 
 
Député 031
 
(Photo archives HALIDI-BLOG-COMORES / De g à d : le Ministre Fahmi et le député de Ouani et Vice président de l'Assemblée, Andoudou)
 
Le chef de la diplomatie comorienne, ministre Fahmi Saïd Ibrahim, monte au créneau pour déplorer les agissements “fallacieux de la France” sur le déroulement des élections du 26 décembre.
Parallèlement, il a salué l'esprit du communiqué de l'And qui, selon lui, “relate les faits tels qu'ils se sont réellement déroulés“. Le ministre estime qu' “on ne peut que s'étonner des propos du porte-parole du Quai d'Orsay (Ministère français des Affaires étrangères) qui englobe deux critiques, une de forme et une autre de fond. “De forme parce qu'il est discourtois qu'un pays ami fasse des commentaires avant même que les observateurs accrédités dans le scrutin aient rendu leur travaux“. Selon Fahm”, il eut été plus judicieux que le Quai d'Orsay attende la restitution des travaux des observateurs et la publication officielle, même provisoire, des résultats, pour réagir.
En ce qui concerne la critique de fond, le ministre Fahmi s'est dit étonné : “Alors qu'à Anjouan à l'instar de l'ensemble du territoire l'Union africaine était mandatée à l'instar de l'Oif, de la Conférence islamique, de la Ligue des Etats arabes, de la Tanzanie et du Pnud qui est au dessus de tout soupçon d'impartialité, seuls les envoyés de l'ambassade de France à Anjouan aient constaté une intervention massive de l'armée“, regrette le ministre qui doute de la sincérité de ceux qui ont, selon lui, “induit en erreur leur ministère“. “Je voudrais dire à nos amis que cette déclaration n'est pas la notre et elle risque d'être vue par beaucoup de Comoriens comme étant une déclaration partiale et qui tend à encourager une frange de l'opposition“.
Plus “étonnant encore” aux yeux du chef de la diplomatie comorienne, est le fait que parmi tous ces observateurs étrangers déployés sur l'ensemble du territoire comorien y compris à Anjouan, seuls les “deux fonctionnaires français“ envoyés par l'ambassade de France à Moroni et non des observateurs accrédités officiellement par la France, qui ont fourni ces informations complètement erronées et dont personne ne prend au sérieux.
“On on ne peut sincèrement que s'inquiéter de la manière dévoyée que certains font usage d'une information inexacte, c'est extrêmement dangereux et on ne peut que regretter ces propos“.
 
Le ministre comorien des Relations extérieures dit réagir “ à chaud suite au communiqué” mais qu'il est convaincu qu'il n'y a aucune raison de penser que le Pnud ou les autres observateurs vont se rétracter pour dire qu'à Anjouan il s'est pas passé des choses telles que celles décrites par le porte-parole du Quai d'Orsey dont il se dit “convaincu d'avoir été induit en erreur par les observateurs de l'ambassade de France à Anjouan“.
Retranscrits par Abouhariat Saïd Abdallah
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 12:20

Ci-dessous les résultats de la CENI proclamés ce jour  par le Ministre d'Etat chargé des éléctions, Abdérémane Ben Cheikh Achirafi lesquels confirment les résultats que nous avons déjà publiés :

 

Sont élus IKILILOU DHOININE (Président de l'Union), Mouigni Baraka (Gouverneur de Ngazidja), Anissi Chamsidine (Gouverneur de Ndzuwani) et Mohamed Ali Said (Gouverneur de Mwali).

 

Attendons maintenant les résultats officiels qui seront proclamés par la Cour Constitutionnelle dans les jours à venir après examen des éventuelles contestations.

 

 

RESULTATS DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET DES GOUVERNEURS DES COMORES – ANNEE 2010 (SOURCE CENI) PUBLIES MERCREDI 29 DECEMBRE 2010 A MORONI

 

 

Elections présidentielles

Ikililou Dhoinine : 111279 voix soit 61 %

 

Mohamed Fazul : 59437 voix soit 33 %

 

Abdou Djabir : 11333 voix soit 6%

Taux de participation : 52,8 %

 

 

 

Elections des gouverneurs

Ngazidja

 

Mouigni Baraka 64745 voix 58,94 %

Abdoulwahab  44062 voix soit 31,6%

 

Taux de participation : 56,96 %

 

Ndzuwani

 

Anissi Chamsiddine 36407 voix soit  59,77%

Moussa Toiyibou 24506 voix soit 40,23 %

 

Taux de participation : 45,18%

 

 

Mwali

 

Mohamed Ali Said 6779 voix soit 53,73%

Said Hilali   5837 voix soit 46,27%

 

Taux de participation : 62,18 %

 

Halidi Allaoui

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 11:19

D'ici 20 à 30 minutes, nous espérons avoir les résultats provisoires de la CENI.

 

En principe dans 5 mn, ils seront publiés au palais du peuple à Moroni. Donc encore quelques minutes de patience

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 19:45

Selon le Secrétaire en charge de la Communication à la Commission Electorale Nationale (CENI), Mze Dafine, les résultats provisoires du second tour de l'élection présidentielle de dimanche seront publiés demain (mercredi ) à 10 heures (heure des Comores et 7 heures GMT)

 

Halidi Allaoui

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 09:53

Ci-dessous les résultats recueillis par la CEI de l'île de Mwali concernant les éléctions qui se sont déroulées hier sur l'île lesquels confirment les résultats que nous avons diffusés hier

 

Concernant les gouverneurs : Mohamed ali said, le gouverneur sortant est en première position avec un total de 6859 voix obtenues soit 53,665 %. Ali Said Hilali, le candidat soutenu par le Président de l'Union obtient 5992 voix soit 46,882 %

Pour les presidentielles, Mohamed Said Fazul, le candidat de l'opposition   a obtenu 5863 voix soit 45,344 %. Il est  donc en première position sur l'île comme nous l'avions annoncé hier. Il est suivi d'ikililou dhoinine avec 5815 voix soit 44,972% . Quant à Abdou Djabir il n'a obtenu que 1250 voix soit 9,667%.
En réalité, il n'y a aucune surprise sur ces résultats pour les observateurs avisés.  la logique éléctorale a bien été respectée à Mwali.
Le taux de participation des scrutins au niveau de Mwali  est de 62,40 %.
Il convient d'attendre maintenant les résultats officiels qui seront publiés dans les jours à venir par la Cour Constitutionnelle.

Halidi Allaoui
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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 09:45

Selon les informations en provenance de Ndzuwani, Moussa Toiyibou, le gouverneur sortant serait battu par Anissi Chamsidine, le candidat qui a été soutenu par le pouvoir de l'Union même si le Président Sambi ne s'est jamais prononcé officiellement. Toutefois, l'opposition conteste les résultats et dénonce "une mascarade d'éléctions" et l'attitude des observateurs internationaux qui se trouvaient sur place.

 

Attendons maintenant les résultats provisoires de la CENI et officiels de la Cour Constitutionnelles

 

A suivre.

 

Halidi Allaoui

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 23:35

 

Il est 23 heures (heures de Paris)

 

Comme vous le savez, nous ne ménageons pas nos efforts pour vous fournir des informations sérieuses et fiables.

 

Beaucoup d’entre vous doivent se demander la raison pour la quelle cette fois-ci nous ne publions pas les résultats provisoires des élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles des Comores qui ont eu lieu ce jour (Dimanche 26 décembre 2010).

 

La raison est la suivante : nos informateurs ont du mal à nous communiquer des résultats clairs et précis.  Nos taupes qui se trouvent dans les différentes commissions électorales nous demandent de patienter. Car celles-ci commencent à peine à recevoir les résultats.

 

La seule certitude est qu’ à Ngazidja  les partisans d’ Ikililou (candidat du pouvoir aux éléctions présidentielles) et de Mouigni Baraka (candidat du parti Orange soutenu par le Président de l'Union) ont envahi les rues de Moroni pour fêter leur victoire. Un cortège de voitures s’est même dirigé vers Ntsoudjini dans la région d’Itsandra, la ville natale de Mouigni Baraka pour les félicitations. Les résultats qu’ils auraient recueillis donneraient nettement la victoire à leurs champions.

 

A Mwali, les partisans de Fazul (un des candidats de l'opposition aux Présidentielles) ont aussi exprimé leur joie dès qu’ils ont pris connaissance des résultats de l’île mettant en tête celui ci. Quelques temps après ceux d’Ikililou ont fait pareil après avoir appris que les résultats nationaux seraient favorables à leur candidat.

 

 Le taux de participation sur l'ensemble  du territoire n’atteindrait pas 50 %.

 

Hormis dans certaines régions de l’île de Ndzuwani notamment dans la région de Shisiwani, où  l’on parle de bourrage des urnes et de l’intervention des militaires les élections se seraient déroulées dans des conditions acceptables et surtout dans le calme.

 

Dans beaucoup de régions de Ngazidja et de Ndzuwani, Ikililou Dhoinine serait en tête. Par contre à Mwali, Fazul serait majoritaire.

 

Pour ce qui est des élections des gouverneurs, comme nous l’avons souligné plus haut, à Ngazidja, Mouigni Baraka serait élu. A Mwali, Mohamed Ali Said, le gouverneur sortant serait réélu. Par contre à Ndzuwani, c’est la confusion (voir la tendance en cliquant ICI).

 

Toutes ces informations sont à prendre avec les précautions d’usage.

 

D’ici demain, tout sera clair.

 

Halidi Allaoui

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 13:38

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Campagnes à Anjouan : J-4

Le camp Ikililou veut l’emporter avec mention ! 

 

Mutsamudu, mercredi 22 décembre 2010 (HZK-Presse) Le candidat de la coalition gouvernementale à la présidence de la République, Ikililou Dhoinine, poursuit sa tournée à Anjouan. Lundi soir, il a rencontré les électeurs de la ville d’Ouani, dans une place Msirojou débordant de monde, et qui a su garder son éclat jusqu’à minuit, l’heure de clôture du  rassemblement. Le discours du vice-président candidat a presque été le même que partout, mettant en avant « la continuation de l’œuvre entamée par l’équipe du président Sambi », et promettant « de l’emploi aux jeunes désœuvrés ».

 

Plusieurs  personnalités y ont ensuite pris la parole. Parmi eux, le député de cette circonscription, Attoumane Allaoui alias d’Andoudou. Il s’est en effet laissé aller  dans une salve de diatribes contre les adversaires politiques du Baobab les plus en vue actuellement, à savoir Fazul  et Moussa Toybou. « Que nous veulent au juste les mohéliens ? Ils ont rejeté Fazul en 2007, comment se fait-il qu’ils nous demandent aujourd’hui de l’élire ? » Et pour le compte du gouverneur sortant : « Il y en a un qui se réclamait hypocritement du Baobab, mais son petit jeu a été démasqué ; nous l’avons vu dernièrement, le jour de l’arrivée de Fazul ».

 

Persévérant dans sa causticité légendaire, il conseillera ensuite au futur président de « bien reconnaître les traîtres dès aujourd’hui », et d’ «user de l’autorité nécessaire à leur encontre afin d’éviter de dire un jour  que son entourage le poignarde dans le dos », faisant allusion aux propos de l’actuel président de la République. Mais cette partie du discours d’Andoudou n’a pas plus à Fouad Mhadji, un des colistiers d’Ikililou, qui a vite fait de la révoquer : « Je ne souhaite pas lancer la polémique ni contredire quelqu’un, mais je rappelle que notre candidat a dès le début défendu quiconque prendra la parole dans un meeting à lui de s’attaquer verbalement à un adversaire. »

 

Néanmoins, sur un point, les sentiments du député et de l’ex-ministre ont convergé joyeusement. D’abord Andoudou : « Le bateau d’Ikililou ne peut pas échouer ! Comment Ikililou peut perdre ces élections alors que le Front Démocratique, le Shuma, Dudja et consort, bref tout le monde y compris ses opposants, s’est déclaré de son côté ? » Puis Fouad d’enchainer, à son tour : « Si ce n’est le respect de la démocratie, l’on dirait sans hésiter que le verdict des urnes est déjà connu ! Nous savons que la victoire est de notre côté, mais ce qui nous préoccupe c’est de gagner avec mention ! »

 

Or, comme dirait l’autre, il y a ce que l’on pense de soi, et ce que les autres pensent de toi. Pendant que les politiciens, du haut de leur tribune, s’encensent, une femme dans la foule objecte ce commentaire : « Caambi avait dit la même chose sur cette même tribune [en 2006, lorsqu’il s’opposait à Sambi et à Mohamed Djaanfari aux présidentielles de l’époque] et c’est sur cette place même qu’il s’est évanoui le jour du scrutin, à l’annonce des résultats ! » 

 

Fidel Adami

221210/fa/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 18:36

 

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                                                (Photo archives : Fazul)

 

On l’attendait depuis plusieurs jours à Ndzuwani. On se demandait même s’il était en campagne depuis la ténue des primaires de Mwali. Il, c’est Mohamed Fazul, un des trois candidats  qui participeront aux élections présidentielles du 26 courant.

C’est fait. Depuis hier à 14 heures, il se trouve sur l’île. En réalité tout ne s’est pas passé comme c’était prévu. En  effet, le candidat Fazul y était attendu le matin par une  foule immense venue de partout . Mais il y aurait eu un problème d’avion. Selon ses partisans, « le sirikali ya ju » - attendez par là le gouvernement de l’Union aurait tenté de boycotter son arrivée sur l'île. Et il a fallu louer un avion à Mayotte pour pouvoir l’amener à Ndzuwani. D’où le grand retard de son arrivée à l’aéroport de Wani.  Allez savoir ce qui s’est réellement passé hier dans cette affaire si vous êtes courageux. Tout est possible.

L’important est qu’il soit enfin là. N’est ce pas ? « Aja kajahomo huja mwegne Fazul aja » ont certainement chanté les femmes anjouanaises avec un bon rythme de tari comme elles savent très bien le faire à chaque réception d’un hôte.

Dès son arrivée, le candidat Fazul  n’a pas dérogé à la tradition electorale. Il s’est en effet rendu à pied,  entouré, de ses supporters, à la place célèbre de Wani, Msiroju pour le fatiha et les quelques mots de bienvenue avant que son cortège se soit dirigé vers Mutsamudu, le chef lieu de l’île. Ce soir (mardi 14 décembre 2010), il y retournera  pour tenir un meeting.

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 20:55

 

Source : HZK Presse du 25 décembre 2010

 


A l’approche du 2ème tour des élections du président de la république et des gouverneurs, des ralliements continuent de surprendre, tel l’appel de Mzimba (photo), un élu de l’opposition, à voter pour le candidat du pouvoir Ikililou.

A l’approche du 2ème tour des élections harmonisées du président de la république et des gouverneurs des îles, des alliances se nouent en faveur de chacun des candidats autorisés. Des ralliements qui continuent de surprendre l’opinion de par leur caractère « contre nature ». Dernier en date, l’appel de Me Mzimba, un élu de l’opposition, à voter pour le candidat du pouvoir Dr Ikililou. HZK-Presse / La Gazette fait le point à J-30.

Mzimba soutient Ikililou

Jusqu’ici, personne ne pouvait imaginer une telle alliance. Maître Ibrahim Ali Mzimba, ce député et opposant farouche du régime Sambi va voter pour le candidat du pouvoir. « Cela fait 12 ans que je suis dans l’opposition mais aujourd’hui j’en ai marre. Je vais voter Ikililou et sans condition », annonce cet unique député de l’opposition à Ngazidja. Ce sont les effets collatéraux de l’élimination du candidat Bienrifi qui sont à l’origine de ce revirement à la limite irréaliste. Le représentant de la région Ngouegwé à l’assemblée nationale s’en prend à ses amis de l’opposition. « L’attitude de l’opposition m’a déçu. Je conçois ce comportement de passivité comme une trahison », poursuit le natif de Démbeni.

Le Front démocratique s’abstient à Ngazidja

Arrivé en quatrième position à Ngazidja, Mohamed Ismaël et son parti le Front Démocratique ne croient en aucun candidat parmi les deux qui sont arrivés au deuxième tour. Après l’assemblée générale de ce parti emblématique, parmi les plus anciens du pays, « le FD décide de s’abstenir car aucun candidat ne répond à nos exigences et critères », indique un de ses responsables. Si à Ngazidja, les disciples de Moustafa Saïd Cheikh appelle à l’abstention, dans les présidentielles, ils ne se sont pas encore décidés. « Nous avons rencontré Ikililou et Fazul ce mercredi. A chacun des deux, nous avons posé un certain nombre de condition. Si on s’entend, nous allons rendre public ce ralliement avec les termes de l’alliance », nous a filé notre interlocuteur qui a assisté à ces tête-à-tête. Le Front Démocratique n’a pas voulu s’entretenir avec le candidat Abdou Djabir. Cette formation a exclus d’emblée ce candidat arrivé en troisième position aux primaires de Mohéli car « il est un ancien du parti et il est de ceux qui ont disloqué le FD à Mohéli », fait savoir un dirigeant du FD.

Le PEC a décidé mais…

Les yeux sont actuellement rivés sur le Parti pour l’entente des Comores (PEC) de Fahmi Said Ibrahim. Sa décision est aussi très attendue car cette formation politique dont le candidat est arrivé en troisième position à Ngazidja était en guerre ouverte contre le Mouvement Orange. Tout le monde se demande si le PEC va faire un revirement en respectant les consignes de Sambi ou il va rester fidèle à sa position contre le candidat de Mouigni Baraka. Me Fahmi, le leader du parti indique que « la décision est prise mais on veut la communiquer au président Sambi en premier. Et comme le président vient d’un voyage, on attend le moment opportun pour le lui annoncer ». Le secret et le suspens restent dans le soutien pour le scrutin des gouverneurs mais pour les présidentielles « le PEC s’est investi dès les premières heures à la candidature du docteur Ikililou. Donc en toute logique, il le soutient », affirme ce ministre des relations extérieures.

Abdoulwahabi pose des conditions

Dans un entretien que le chef de l’exécutif sortant de Ngazidja nous a accordé, il dit « qu’il ne va refuser aucun soutien ». Toutefois, Mohamed Abdouloihabi sous-tend son soutien à quatre conditions qu’il juge primordiales. On peut citer parmi les exigences du patron sortant de Ngazi-Ngomé, « la restitution des compétences et des biens de Ngazidja que l’Union s’est accaparés illégalement, des mesures concrètes contre la corruption » et entre autres conditions posées par Mohamed Abdouloihabi, « une conférence nationale sur les institutions ». Il s’agit ici d’une manière de réfléchir sur l’organisation et l’architecture politique du pays « après que la présidence tournante ait déjà fait le tour des 3 îles ».

Recueillis par A.A.Mguéni
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