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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 11:42

 

Comores: La CENI a remanié son Bureau.

(Photo : M. MADI Laguera (en veste et koffia), le nouveau Président de la CENI)


La CENI chargée de conduire le processus électoral en cours (éléctions harmonisées du Président de l'Union et des gouverneurs des îles prévues les 7 novembre et 26 décembre 2010 ) a rémanié son bureau hier (Mercredi 20 octobre 2010) à l'issue d'une Assemblée Générale extraordinaire par 8 voix contre 2.

Monsieur Madi Laguéra,  ancien Vice Président et Madame  Anzimata Abdou, ancienne Commissaire chargée de la formation sont élus respectivement Président et Trésorière en remplacement de Charcane Chaharane et Msahazi Hakika. Abdallah Mohamed, ancien Commissaire en charge des rélations avec les Commissions Insulaires est devenu le nouveau Vice Président. Quant à Idrissa Ben Said, il reste le Secrétaire Rapporteur. Apparemment ce remaniement était necessaire suite à un dysfonctionnement de la Ceni et à l'opacité constatée dans la gestion de son budget.

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 23:22

 

Agence HZK-Presse: 12/10/2010 -

Quelques jours après le lancement officiel de la campagne électorale pour les élections harmonisées du président de l’Union et des gouverneurs des îles, Abdou Salami Abdou, candidat au poste de gouverneur de l’île d’Anjouan décide de se retirer de la course…. « Un retrait stratégique », explique son staff politique joint au téléphone par HZK-Presse / La Gazette.

Salami sur les traces d’Ahmed Ben Saïd Jaffar. Les désistements se poursuivent dans les rangs des candidats de la Mouvance présidentielle à la course au siège du gouverneur de l’île d’Anjouan. Après l’ancien ministre des relations extérieures Ahmed Ben Saïd Jaffar, la semaine dernière, c’est au tour du député Abdou Salami Abdou qui s’était mis en piste pour les élections du gouverneur de l’île de renoncer à cette bataille électorale. Le candidat enverra sa lettre de démission à la cour constitutionnelle dans les prochaines heures, selon des informations recueillies auprès de son staff politique.

Ce renoncement serait dicté par « le souci de renforcer la mouvance présidentielle », indique une source proche du candidat. « Partir aux élections d’une manière dispersée contribuerait à affaiblir notre camp », ajoute notre source. Le message du président Sambi qui aurait appelé ses troupes à ne placer que deux prétendants dans la course vers Dar Nadjah (siège du gouvernorat de l’île d’Anjouan) semble, donc, avoir été accueilli favorablement.

« Maintenir notre candidature serait vu comme un signe de mésentente entre les députés de la Mouvance et le chef de l’Etat, comme cela était déjà colporté ici et là par certaines personnes. Nous avons donc, décidé de nous retirer pour démontrer que cela n’était pas le cas », explique un collaborateur du candidat. La candidature de Salami était soutenue par une majorité des élus du pouvoir au niveau d’Anjouan.

Après ce désistement, Abdou Salami Abdou, se positionne derrière la candidature de Anissi Chamsoudine qui est désigné comme deuxième candidat de la Mouvance présidentielle à Anjouan à côté de Moussa Toybou, le gouverneur sortant de l’île qui s’estimait, pourtant, être le candidat naturel du régime en place pour sa propre succession. En tout, ce sont huit prétendants au poste de gouverneur qui s’étaient initialement placés dans la course vers Dar Nadja.

Après l’invalidation par la Cour constitutionnelle des deux candidatures de l’opposition, Saïd Abeid Abdéremane et Mohamed Djaanfari pour « dossier incomplet » et le désistement des deux candidats issus de la mouvance présidentielle, il ne reste plus que quatre prétendants (deux proches du pouvoir et deux autres indépendants) en piste.

Faïssoili Abdou

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ELECTIONS
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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 00:12

La Cour Constitutionnelle des Comores n'arrête pas de surprendre. Elle avait déclaré irrécévable la candidature de Said Dhoifir Bounou aux prochaines éléctions présidentielles.

 

Nous venons d'apprendre que finalement, suite au recours déposé par le candidat Bounou devant la même cour, la candidature en question est déclarée recevable !

 

Même si nous préférons attendre de connaître les  motifs précis de cette nouvelle décision surprenante de la Cour constitutionnelle avant tout commentaire, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander si avec cette décision et en l'espace de quelques jours, celle ci en se contrédisant ne reconnait pas tout simplement qu'elle avait fait une interprétation erronnée de l'article 104 de la loi electorale comme l'avait estimé le candidat Bounou. D'autant plus que dans sa décision du 22 septembre 2010, elle avait clairement motivé le rejet du dossier de la candidature de Bounou.  Si c'est le cas, cela nous parait inquietant.

 

Halidi Allaoui

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 13:54

Comme il fallait s'y attendre, le premier tour des élections présidentielle et des gouverneurs  prévu le 7 novembre prochain, vient d'être reporté de «quelques semaines» en raison «de problèmes de financement». c'est du moins ce qu'a annoncé ce jour (mardi 28/09/10) Monsieur Mourad Taiati, le représentant de l'Union africaine (UA) aux Comores. celui ci a précisé qu'il s'agit d'une décision qui est prise en accord avec la Cour Constitutionnelle et la Commission Eléctorale. «On peut grignoter quelques semaines, tout en restant en conformité avec les textes réglementaires» a t'il dit .

 

Pour l'instant on ignore la nouvelle date des eléctions. Toutefois, selon le même représentant de l'UA" la date du second tour (26 décembre) était maintenue et non négociable».

 

Franchement, sans commentaires !

 

Halidi Allaoui

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 21:16

(Mohamed Djanffari)

mohdjaffari1.jpgDans une décision rendue le 23 septembre 2010, la Cour Constitutionnelle a publié la liste des candidats retenus pour les prochaines élections des gouverneurs des îles qui se tiendront en principe le 7 novembre et le 26 décembre 2010. 7 dossiers de candidatures sont déclarés irrecevables sur  les 29 qui étaient en cours d’examen. Il s’agit des dossiers de Daoud Halifa,  de Djaffar Abdallah, d’Issa Mnamdji, de Mohamed Said Hassane et d’Abdou Souefou pour l’île de Ngazidja et des dossiers de  Mohamed Djanffari et du Colonel Said Abeid Abderémane pour l’île de Ndzuwani.

 

Pour les deux premiers,apparemment,  ils ne remplissent pas la condition du délai de résidence continue de six mois sur le territoire comorien.

 

Quant à Issa Mnamdji et Mohamed Said Hassane, leurs candidatures sont rejetées pour défaut de caution.

 

Pour Abdou Souefou, Ce n’est point une surprise. Son casier judiciaire comporte les mentions de ses condamnations pénales. Comme c’était le cas d’Abdallah Mohamed il ya quelques années.

 

Pour ce qui est de Mohamed Djaanfari (photo), candidat malheureux aux dernières élections des députes de l'Union et des dernières  élections présidentielles de l’Union et de l'île de Ndzouani , c'est une grosse surprise. On lui reprocherait non seulement d’avoir fourni un casier judiciaire qui n’est pas signé par les autorités compétentes mais aussi il aurait un problème de résidence continue de six mois aux Comores avant la convocation du collège electoral (!!! ??? ).

 

Enfin, le Colonel Abeid se trouverait dans la même situation qu’Abdou Souefou.

 

Ces candidats ont la possibilité de faire appel devant la même cour constitutionnelle laquelle aura jusqu'au 30 septembre prochain pour examiner leurs requêtes éventuelles.

 

Vous trouverez ci-dessous la liste des  22 candidats déjà retenus :  

Ngazidja

1.Cheikh Bacar Kassim
2.Mouigni Mbaraka
3.Youssouf Ahamada
4.Ibrahim Mbelizi
5.Ali Mohamed
6.Mohamed Abdouloihabi
7.Mohamed Issmaila
8.Djaffar Ahmed Moissab
9.Ibrahim Mhoumadi Sidi
10.Soilihi Farid

Ndzouani

1.Moussa Toybou
2.Abdou Salami
3.Ahmed Ben Said Jaffar
4.Anisse Chamsidine
5.Nassuf Ahmed Abdallah
6.Abou Idjihadi

Mwali

1.Mohamed Ali Said
2.Ali Hilali Said
3.Ahmed Bacar Salim
4.Maoulana Abacar
5.Said Ali Dahalane
6.
Ben Massounde Rachid

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 19:42

Comme prévu, la cour constitutionnelle a rendu public, cet après-midi (jeudi 23 septembre 2010), la liste des candidats aux prochaines présidentielles de l'Union des Comores. A l'exception du dossier de Said Dhoiffir Bounou, l'ancien président de l'assemblée nationale, tous les dossiers déposés ont été déclarés recevables. Selon la cour, un des colistiers de Bounou au poste de vice président ne remplirait pas la condition d'âge pour être candidat.

 

Monsieur Bounou a la possibilité de faire appel de la décision devant la même institution. Mais ses chances de participer aux prochaines éléctions sont moindres. Car, à notre connaissance, la Cour Constitutionnelle  ne s'est jamais contredite dans des cas similaires.

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

 .

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 08:30

 

Ci-dessous les listes des candidats enregistrés par la CENI (pour les élections du Président de l’Union) et les CEI (pour les élections des gouverneurs) du 7 novembre et du 26 décembre 2010. Les dépôts des candidatures ont été clôturés hier à minuit (dimanche 12 septembre 2010).

 

La Cour Constitutionnelle a jusqu’au 30 septembre prochain pour examiner les dossiers et publier les listes définitives  

 

Candidats

Vice Président Ngazidja

Vice Président Ndzuwani

Vice Président

Mwali

Ikililou Dhoinine (Pharmacien et Vice président de l’actuel Président de l’Union l’Union)

Mohamed Ali Soilih alias Mamadou (Ancien Ministre et Actuellement, il est Député)

Nourdine Bourhane (Ancien Premier Ministre sous Djohar et actuel Secrétaire général du gouvernement)

Fouad Mohadji (Ministre de l’éducation)

Abdou Djabir (Juriste, enseignant à l’université des Comores et Député)

Abdillah  Mbaé (Homme d’affaire et ancien maire de Mbeni)

Bacar Abdou (Ancien maire de Mutsamudu)

Abdou Soimadou Ben Hassani

Bianrifi Tarmidi (Ancien premier Ministre sous Azali et député)

Ibrahim Ali Mzimba (Avocat et député)

Mahmoud Ahmed Abdallah (ancien Ministre et fils de l’ancien Président comorien, Ahmed Abdallah Abdérémane

Abdallah Said Sarouma  alias Baguiri (Député)

Mohamed Larifou Oukacha (ancien Ministre et actuel secrétaire Général à la présidence de l’Union)

Idi Nadhoim (Vice Président de l’Union)

Farde Aboubacar (Ancien directeur de Cabinet du MIREX)

Mohamed Abdou Islam

Mohamed Said Fazul (Ancien chef de l’exécutif de l’île)

Said Larifou (Président du parti RIDJA et avocat)

Soundi abdoulatuf (Homme d’affaire et candidat malheureux aux dernières élections du chef de l’exécutif de l’île)

Chambane Bacar (Ancien député)

Mohamed Hassanaly (Ancien vice Président sous Ali Soilih et ancien Membre de la Cour Constitutionnelle)

Allaoui Said Abasse

Mouti Abdou Salam

Assoufa Mmadi M’sa

Said Dhoiffir Bounou (Ancien Président del’Assemblée Nationale)

 

Mahamoudou  Ali  Mohamed (Leader du parti ANC et Homme d’affaires)

 

Ibrahim Ben Omar

 

Said Mohamed Ben Cheik

 

Abdoulhakim Ben Said Allaoui (Dentiste)

Laissi Ben Ali

Said Ahmed Hachim

Abourafiou Abdérémane

Zaharia Said Ahmed

Djamal  Nourdine

Boina Kassim

Chamsidine Ahmada

Ahmada madi Boléro (Ancien Premier Ministre sous Azali)

Kamaredine Ezamman (Ancien « Ministre de l’île de Ngazidja et  candidat malheureux aux dernières élections du chef de l’exécutif de l’île

Moustadrane

Nakib Ali Mbaraka

 

 

 

 

  Candidatures  pour les postes des gouverneurs  des îles 

 

Ndzuwani 

 

Said Abdérémane Abeid

Nassuf Ahmed Abdallah

Moussa  Toibou

Anissi Chamsidine

Ali djihad

Ahmed Ben Said Djaffar

Abdou Salami  Abdou

Mohamde Djaanfari

 

Ngazidja 

 

Abdou Soefo

Issa Mnamdji

Daoud Halifa

Mohamed Ali

Djanfari  Ahmed Mohamed Mansoib

Djaffar Abdallah

Ibrahim Mbelizi

Farid Soilih

Mouigni Baraka

Ibrahim Mhoumadi Sidi

Ali Mohamed

Cheikh Ali Bacar Kassim

Mohamed Said Hassane (Treize)

 

MWALI 

 

Mohamed Ali Said

Maoulana Bacar

Ahmed Bacar

Ali Hilali Said

 

Halidi Allaoui
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le
13 septembre 2010 

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 11:42

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mercredi 08 septembre 2010 (HZK-Presse) Les choses risquent de se compliquer pour l’actuel gouverneur de l’île d’Anjouan. Alors que la majorité des élus de la Mouvance présidentielle dont il est issu veulent soutenir un autre candidat

 

Sauf revirement de dernière minute, Moussa Toybou, gouverneur de l’île d’Anjouan et candidat à sa propre succession devrait faire face, non seulement, aux prétendants de l’opposition, mais aussi à des candidatures adverses provenant de son camp politique, la mouvance présidentielle et aussi…. de son propre village. Une élection interne au sein des élus de la mouvance au niveau de l’île d’Anjouan vient de choisir, enfin de semaine dernière, le député Abdou Salami comme candidat aux élections des gouverneurs.

 

Sur les 28 députés et conseillers réunis en congrès à Dar Nour, l’actuel locataire de Daru Nadja n’a obtenu que 10 voix contre 17 pour ce médecin politicien. Un choix dont des parlementaires de la majorité se disent « déterminés à défendre jusqu’au bout ». « Il y a un principe universel qui dit que c’est la majorité qui fait la loi. Et nous estimons que le président Sambi ne peut que se conformer à notre choix », défend le député Ahmed Abdallah Abderemane qui est l’un des élus de la Mouvancequi soutiennent la candidature de leur collègue Dr Abdou Salami.

 

Un autre candidat originaire d’Ongojou, village natale du gouverneur Toyibou vient aussi d’annoncer sa volonté de se lancer dans la course pour le siège de gouverneur de l’île d’Anjouan. Ali Djihad, c’est son nom, se présente comme « un candidat indépendant ». Ancien député et ministre sous le régime du président Djohar, ce spécialiste en agronomie dit inscrire sa candidature dans une dynamique de « réconciliation des Anjouanais ».

 

« J’ai fais le constat que depuis la crise séparatiste de 1997 à Anjouan, il y a eu des conflits internes entre habitants de l’île. Et, malheureusement, depuis ce temps, il n’y a pas eu une voix qui s’est élevée pour appeler les Anjouanais à se réconcilier, se pardonner, afin de pouvoir faire face à l’avenir. Et pourtant cette réconciliation est nécessaire pour le développement de l’île », déclare Ali Djihad.

 

Cet ancien député affirme que la crise séparatiste a laissé des « séquelles » dans l’île. « Il subsiste encore des mécontentements et des rancœurs entre les Anjouanais », a-t-il insisté ajoutant qu’il déposera sa candidature dès samedi prochain.

 

Faissoili Abdou

080910/fa/hzkpresse/9h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ELECTIONS
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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 14:11

Source : HZK-Presse du 06/09/10

Inquiétudes sur le respect du calendrier électoral

Il est pratiquement impossible, tenant compte des textes en vigueur, de tenir des élections aux dates prévues » a prévenu l'un des membres du SNAP.

Les membres de la commission électorale nationale indépendante (CENI) avec ceux de la CEI des trois iles, les membres du secrétariat national permanant (SNAP) avec ceux du SIAP des trois iles ainsi qu'un membre de la Cour constitutionnelle sont en conclave à Mwali depuis ce vendredi pour des échanges et concertations en vue de mieux se préparer pour mettre en marche la machine électorale.

Cependant, force est de constater que le courant a eu du mal à passer entre les structures de Mwali et leurs collègues. Une situation qui a duré plus de 36 heures et qui a frôlé l'échec du processus électoral dans l'ile où sont organisés le 7 novembre prochain les primaires des élections présidentielles. Il a fallu que le président de la CENI, Charkane Chaharane désigne un membre neutre de la Cour constitutionnelle en la personne de Moustadrane Salim pour mener une médiation d'arrache pieds jusqu'à ramener toutes les parties autour de la même table.

« C'est un problème de communication lié, je pense, à la politique » précise à HZK-Presse et la Gazette des Comores, le président de la CEI de Mwali, Abdou Bacar. Et celui-ci d'ajouter « ils sont venus à Mwali sans nous informer de leur arrivée alors que nous sommes les premiers concernés dans ce processus électoral, pour nous c'est une humiliation ». Abdou Bacar espère qu'ils vont se comprendre maintenant. Quant au président de la CENI, c'est une divergence de vue dans le fonctionnement du mécanisme « et c'est d'ailleurs l'intérêt d'une telle rencontre afin de mieux se comprendre et maintenant je pense que tous les malentendus sont levés » a-t-il précisé lorsque nous l'avons interrogé.

Au fait, la délégation venue de Ngazidja vendredi serait accueillie à l'aéroport de Bandar es Salam par le nouveau préfet du centre et serait montée sur sa voiture alors que les membres de la CEI de Mwali étaient bien présents à l'aéroport pour les accueillir, malgré qu'ils n'étaient pas officiellement avertis. La suite, la CEI de Mwali a boudé l'atelier d'échange qui était prévu pour le samedi. Et ce n'est pas tout, le ministre d'Etat chargé des élections ainsi que les autorités de l'ile ont manqué la cérémonie d'ouverture. Et les travaux ont difficilement eu lieu ce samedi malgré l'absence des représentations de Mwali. Ce n'est que vers 11h 30 mn de ce dimanche qu'un terrain d'entente a été enfin trouvé.

L'on apprendra de source digne de foi que c'est une affaire très compliquée qui suit son cours et qui prend son origine sur l'annulation par la Cour constitutionnelle de l'arrêté du ministre d'Etat en charge des élections portant des nouveaux membres au SNAP et au SIAP en remplacement de ceux qui étaient là.

Au niveau de la CEI de Mwali, le procureur de la république Choudjaidine Adinane qui représentait le conseil supérieur de la magistrature s'était vu interdire son entrée dans le local qui abrite la CEI par l'agent de sécurité sur ordre hiérarchique, ce qui lui a valu de passer quelques heures dans les locaux de la gendarmerie avant d'être relâché.

Un autre contentieux, entre la CENI qui ne voulait pas louer, a-t-on appris, le local abritant la CEI et les autorités insulaires qui exigent une location pour ce nouveau bâtiment de la télévision de Mwali. Au fait tout est confus.

« Nous sommes là pour montrer à la population mohélienne que les élections auront bien lieu aux dates prévues et que la CENI est prête » a indiqué en outre Charkane Chaharane. Mais à entendre le vif du débat, ce dimanche, des membres de presque toutes ces structures, quant à la manière dont la révision des listes électorales est prévue, il y a inquiétude en la demeure et la vigilance est de mise. « Il est pratiquement impossible, tenant compte des textes en vigueur, de tenir des élections aux dates prévues » a prévenu l'un des membres du SNAP qui a souhaité garder l'anonymat.

Mouayad Salim
HZK-Presse: 06/09/2010
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ELECTIONS
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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 11:29

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Moroni, lundi 30 août 2010 (HZK-Presse) La réaction de la CENI ne s’est pas fait attendre après l’annonce de la démission de Mohamed Ali Saïd, gouverneur de Mohéli et candidat à sa propre succession à la tête de cette île autonome. L’organe en charge des élections déclare que cette initiative qui « ne se justifie pas sur le plan légal et juridique » ne « l’engage » pas.

 

« La CENI n’a aucune responsabilité sur la démission du gouverneur Mohamed Ali Saïd », a réagi samedi dernier, Idriss Ben Saïd Ahamada, le secrétaire rapporteur de la CENI , en réponse à une information qui aurait été diffusée à la radio nationale indiquant que le gouverneur de Mohéli a démissionné à la demande de cet organe en charge de l’organisation et du contrôle des élections. « Nous portons un démenti catégorique à cette information », insiste ce responsable ajoutant que cette « démission ne se justifie pas sur le plan légal et juridique ».

 

Voici ce qu’en disent les textes. A l’article 4 alinéa 1 de l’ordonnance n°09-005/PR portant modification de la loi n°07-001/AU, relative à la loi électorale, on lit : « ne peuvent faire acte de candidature sous peine de renonciation à leur fonction, à compter de la date de convocation du corps électoral, le président de l’Union ou d’une île, les Vice-présidents, le président de l’Assemblée, le membre du gouvernement ». Dans l’alinéa 2 du même article il est souligné également que « cette renonciation doit faire l’objet d’un engagement dûment signé par l’intéressé et joint à son dossier de candidature ».

 

Toutefois, l’arrêt n°007-007/CC de la cour constitutionnelle rendu en mars 2007 et annexé sur cette loi électorale proclame dans son article 3 que « les dispositions de l’article 4 alinéa 1 et 2, 114 alinéa 1 de la loi électorale sont contraires à la constitution de l’Union des Comores et ne peuvent être mise en application ». Ainsi, les autorités visées par ces deux dispositions ne sont pas soumises à l’exigence de renonciation à leur fonction si elles veulent se porter candidats.

 

Le chef de l’exécutif de Mohéli pourrait, s’il le veut bien, se remettre en selle malgré cette démission et continuer à faire campagne pour sa réélection. Par contre, d’autres dispositions de l’article 4 de la loi électorale qui ne sont pas annulées par la haute juridiction, elles restent donc valables, citent une liste de personnalités qui « ne peuvent faire acte de candidature à moins qu’ils soient hors de leur fonction depuis au moins cinq ans », notamment les militaires, les magistrats, les membres de la force intérieure et « depuis au moins trois ans » pour les directeurs généraux de société d’Etat, le trésorier payeur général, le directeur des impôts et les receveurs principaux.

 

Faïssoili Abdou

300810/fa/hzkpresse/6h00

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