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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 11:24

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Dialogue institutionnel :

Les négociations piétinent

 

Moroni, jeudi 27 mai 2010 (HZK-Presse) Au troisième jour des négociations entre l’Union et les exécutifs insulaires, la situation semble plus que jamais bloquée. Pourtant, la veille, les parties impliquées dans ce dossier étaient arrivées à un consensus pour une organisation des élections harmonisées au mois de novembre 2010. Ce qui avait suscité l’espoir de la population sur la possibilité d’un accord entre la classe politique. Mais, si cette date a été adoptée à l’unanimité des parties en présence, l’exigence de la délégation mohélienne de fixer une date pour l’investiture du prochain président de l’Union au mois de novembre 2010 est venu gripper toute la machine.

 

Les négociateurs ont passé plusieurs heures de discussions sans pouvoir se mettre d’accord sur ce point. En imposant la fixation de cette date pour l’investiture, la partie mohélienne dit vouloir « des garanties sur l’alternance politique en cette année 2010 », alors qu’elle semble douter de la sincérité du pouvoir en place. « Ils ont signé pour des élections harmonisées en novembre 2010, nous leur demandons de fixer une date. Ils ne veulent pas, car ils veulent nous ramener jusqu’en 2011 », accuse Ali Hassanaly, membre de la délégation mohélienne.

 

Les représentants du gouvernement de l’Union estiment que c’est plutôt à partir du mois de novembre que devrait démarrer le processus des élections notamment l’organisation des primaires pour les présidentielles de l’Union et le premier tour des élections des gouverneurs des îles. Ils évaluent cette date par rapport aux mécanismes de déblocage des fonds des partenaires au développement du pays qui sont sollicités pour un appui dans le cadre de l’organisation des scrutins.

 

« Il y en a qui mettent 6 mois avant de débloquer des fonds et d’autres 8 mois », explique le ministre Fouad Mhadji, membre de la délégation de l’Union. En tout cas, le chronogramme des élections doit être établi par une équipe technique qui sera chargée d’évaluer le coût et les différentes étapes du processus électoral. Suite au blocage des discussions la délégation du gouvernement de l’Union a quitté la salle vers 21 heures.

 

« C’est une petite suspension. On part et on reviendra », a indiqué Me Fahmi Saïd Ibrahim, nouvellement nommé ministre des relations extérieures. « On a fait une interruption car pour le moment, il n’y a pas d’entente. Ça a bloqué sur la date », a expliqué Mohamed Bacar Dossar, nouveau ministre des finances et chef de la délégation du gouvernement de l’Union dans ces discussions qui a quitté le lieu de la rencontre alors que les autres chefs des délégations étaient entrain de discuter avec la communauté internationale.

 

Rappelons qu’en 72 heures de négociations les délégations sont restées uniquement sur le point de l’établissement d’un calendrier pour l’organisation des élections harmonisées. Jusqu’à 21 heures, hier, le deuxième point, la gestion de la période intérimaire qui s’est ouverte à partir du 26 mai à 00heures, n’était pas encore abordée. A l’allure où évolue le dialogue ont peut craindre qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge…

 

Faissoili Abdou

270510/fa/hzkpresse/09h00

 

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Mariama HALIDI HZK Presse - dans ELECTIONS
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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 04:56

Lu pour vous : Source AFP 25 mai 2010 18h20

FOMBONI (Comores), 25 mai 2010 | Des négociations ont de nouveau tourné court mardi à Moroni entre le gouvernement fédéral comorien et les exécutifs des trois îles de l'archipel pour fixer le calendrier électoral après la fin théorique, mercredi, du mandat du président Sambi, a-t-on appris de sources officielles.

Des négociations ont de nouveau tourné court mardi à Moroni entre le gouvernement fédéral comorien et les exécutifs des trois îles de l'archipel pour fixer le calendrier électoral après la fin théorique, mercredi, du mandat du président Sambi, a-t-on appris de sources officielles.

La délégation de l'île de Mohéli a quitté la salle après avoir estimé que ses conditions n'étaient pas suffisamment prises en compte par la partie gouvernementale et la communauté internationale, selon plusieurs participants à la réunion.

"Je regrette que les négociations n'aient pas abouti. L'entière responsabilité en incombe à Mohamed Ali Said (chef de l'exécutif de Mohéli) qui feint d'ignorer les réformes institutionnelles intervenues", a déclaré à l'AFP Me Fahmi Said Ibrahim, membre de la délégation de la majorité présidentielle, joint au téléphone par l'AFP.

"Nous ne sommes pas concernés par les réformes de (Ahmed Abdallah) Sambi", a déclaré Abdourahim Ben Cheikh Achiraf, le ministre de l'Intérieur de Mohéli et membre de la délégation de l'île à ces pourparlers.

Ces discussions, menées avec le soutien de la communauté internationale et de l'Union africaine (UA), avaient repris lundi soir.

 

M. Sambi a obtenu en mars la prolongation de sa présidence jusqu'à fin 2011, au terme d'une réforme constitutionnelle contestée et d'un Congrès boycotté par l'opposition.

 

La Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du pays, a jugé début mai que ce mandat expirait effectivement le 26 mai, mais que le président Sambi devrait ensuite exercer le pouvoir au cours d'une "période intérimaire", dans une "démarche consensuelle" et avec des pouvoirs limités, jusqu'à l'organisation d'élections dont la date reste à fixer.

Cette prolongation suscite la colère des habitants de Mohéli à qui revient normalement le tour d'assurer la présidence de l'Union des Comores, en vertu du principe de la présidence tournante entre les îles de Grande Comore, Anjouan et Mohéli.

"La tournante mohélienne n'est pas conditionnée par l'harmonisation", des différents scrutins, a martelé M. Achiraf, avant de résumer: "Mohéli veut donc sa tournante".

Mardi, environ 200 jeunes avaient érigé des barrages sur les principaux axes routiers de Fomboni, la principale ville de Mohéli, pour faire pression sur les discussions en cours.

"Sambi ne doit pas assurer la transition", avait expliqué à l'AFP Elamine Ali Mbakara, président de la Coordination du mouvement des jeunes patriotes mohéliens et maire de Fomboni.

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 08:35
 
Publié par: HZK-Presse: 25/05/2010
s
Selon une information exclusive de HZK-Presse et La Gazette, l’on s’acheminerait vers un accord pour la tenue des élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles en juillet ou octobre prochain. Les délégations présentes au Palais du peuple où se déroule le dialogue inter-comorien depuis hier lundi, sont parvenues à un début de consensus très tard, dans la nuit de lundi à mardi, selon des sources proches des négociateurs, qui ont requis l’anonymat. Mais jusqu’à 00 h 45 mn, l’on attendait encore la réponse officielle du gouverneur de Mwali, Mohamed Ali Said.
Le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi aurait donc accepté de quitter le pouvoir en juillet prochain, à condition que les gouverneurs des îles fassent autant. Toutefois pour entourer cet accord des garanties pour toutes les parties comoriennes, la communauté internationale exhortent les délégations de « s’abstenir de toute déclaration intempestive » jusqu’à la signature d’un document final, apprend HZK-Presse.

ESO
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Mariama HALIDI HZK Presse - dans ELECTIONS
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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 22:45

Les négociations sur le calendrier de l’élection du Président de l’Union et des gouverneurs qui devaient avoir lieu ce jour (samedi 22 mai 2010) entre le gouvernement de l’union et les gouvernorats à Moroni sont terminées en queue de poisson. Pour cause : Les représentants de l’île de Mwali n’ont pas fait le déplacement. Du coup, ces négociations n’ont duré que quelques minutes. Juste le temps de constater l’absence des représentants de Mwali. C’est bien parti !

Il est probable que les négociations reprennent demain. C’est du moins ce que Monsieur, Abdallah Halifa, ancien Président de l’Assemblée Fédérale des Comores dans les années 80, chargé de diriger ces négociations  a déclaré et espère.

A titre de rappel, la Cour constitutionnelle, a rendu le 8 mai 2010 un arrêt curieux dans lequel il a déclaré «qu'à compter du 26 mai 2010 à 00 heure, s'ouvre une période intérimaire durant laquelle, le Président de l'Union et les Vice-présidents exercent leurs pouvoirs, dans une démarche consensuelle, jusqu'à l'investiture du nouveau Président de l'Union et des Gouverneurs élus »

Compte tenu de ce boycott – il y en aura certainement d’autres – il n’est pas inutile de s’interroger sur ce qui va se passer au cas où par exemple un gouvernorat empêcherait au « Président de l'Union et les Vice-présidents d’exercer leurs pouvoirs, dans une démarche consensuelle, jusqu'à l'investiture du nouveau Président de l'Union et des Gouverneurs élus » durant la période intérimaire. D’autant plus des négociations étaient déjà interrompues en avril dernier faute de consensus.

 

En tout cas, les questions sérieuses à débattre ne manqueront pas pour les juristes qui s’intéressent au droit constitutionnel comorien.

 

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 13:48

Lu pour vous : source / MORONI (AFP) - 13.04.2010 20:35

Comores: le président Sambi se dit prêt à avancer la présidentielle

Le président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi s'est dit prêt, sous condition, à revoir le calendrier électoral, à l'origine de vives tensions politiques aux Comores, annonçant par ailleurs l'entrée en fonction de soldats libyens au sein de sa garde présidentielle.

voir_le_zoom : Le président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, le 13 avril 2010 à Moroni lors d'une interview à l'AFP.Le président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, le 13 avril 2010 à Moroni lors d'une interview à l'AFP.

"Si on parvient à harmoniser les élections (présidentielle et des exécutifs des trois îles de l'Union), et si on parvient à trouver une base juridique, je suis d'accord pour changer le calendrier électoral", a déclaré mardi le président Sambi, dans un entretien exclusif avec l'AFP à Moroni.

"On peut trouver une solution, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas changer ce calendrier", a-t-il assuré.

 

L'opposition et de nombreux habitants de l'île de Mohéli contestent vivement la prolongation de dix-huit mois du mandat du président Sambi au-delà du 26 mai prochain (fin théorique de ses quatre ans de mandat), et réclament le respect de la présidence tournante de l'archipel.

 

Début mars, un congrès parlementaire, organisé dans le cadre d'une réforme de la Constitution mais boycotté par l'opposition, a fixé les élections du président de l'Union et des gouverneurs des trois îles (Grande Comore, Anjouan et Mohéli) au 27 novembre 2011.

 

"Mon objectif était d'harmoniser les élections (présidentielle et des chefs des exécutifs des îles), pas d'avoir un autre mandat ou de prolonger mon mandat actuel", a réaffirmé le chef de l'Etat, assurant avoir "toiletté la Constitution", et non l'avoir changé.

 

Suite à la visite en fin de semaine dernière d'un représentant de l'Union africaine, M. Sambi a annoncé une réunion mercredi avec les chefs des exécutifs des îles, premier "dialogue" pour "tenter de s'entendre sur un calendrier électoral, (...) base des discussions".

 

Dans ce contexte, le chef de l'Etat a officiellement reconnu la présence de soldats libyens au sein de sa garde, dont l'arrivée fin mars avait défrayé la chronique et alimenté les interrogations, l'opposition dénonçant des "mercenaires" d'un nouveau genre.

"Cela fait déjà plus de neuf mois que j'ai demandé à notre ami et frère guide (Mouammar Kadhafi) de nous envoyer quelques éléments pour venir entraîner mais aussi accompagner la garde présidentielle", a expliqué M. Sambi.

Ces militaires libyens "sont arrivés, ils sont installés, et c'est depuis ce matin qu'ils ont commencé leur travail", a-t-il déclaré, ne précisant cependant pas leur nombre exact, alors que quelques uns d'entre eux en uniforme étaient visibles dans l'enceinte de la présidence.

 

Le président comorien a démenti à ce propos tout problème avec la hiérarchie de l'armée. "Tout ça ce sont des rumeurs. Nous avons de bonnes relations (...)", a affirmé M. Sambi.

"Les militaires me sont au contraire reconnaissants, car depuis que je suis là, notre armée a eu beaucoup d'aide", a assuré le président, qui a annoncé que la Libye paiera pendant un an, et ce dès ce mois, les salaires des militaires comoriens.

 

Aujourd'hui "les Comores sont devenues un bon élève de la démocratie", a estimé M. Sambi, qui estime par ailleurs avoir "tout fait pour faire venir de l'argent et des investisseurs dans le pays".

"La communauté internationale a commencé à nous faire confiance et reconnaître nos sacrifices, c'est très important", s'est-il félicité, jugeant avoir contribué "à changer l'image du pays."

 

Enfin, le président comorien a regretté les "dégâts" causés dans la relation franco-comorienne par la départementalisation de l'île français de Mayotte, revendiquée par Moroni, et les propos tenus par le président Nicolas Sarkozy lors de sa visite sur place en janvier dernier.


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Mariama HALIDI HALIDI - dans ELECTIONS
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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 12:36

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Les fruits de la visite de Lamtane Lamamra :

Les dates des élections présidentielles seront revues

 

Moroni, lundi 12 avril 2010 (HZK-Presse) La décision du congrès qui avait fixé la date des élections présidentielles au 27 novembre 2011 pourrait être retouchée. Ce n’est pas le congrès, encore moins la cour constitutionnelle qui va apporter les éventuelles modifications mais les chefs des exécutifs de l’Union et des îles. C’est un des fruits de la visite de travail dans notre pays du commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine.

 

Après 3 jours de rencontres avec les dirigeants politiques, les opposants et les leaders de Mohéli, Lamtane Lamamra a pu obtenir de ces acteurs, un retour à la table de négociation. « Il s’agit d’un dialogue qui tend à mettre au point de manière consensuelle un chronogramme de mise en œuvre de la tournante par la préparation des étapes qui doivent garantir une participation optimale des forces politiques », indique ce diplomate expérimenté de l’Union Africaine à la sortie d’un entretien de deux heures avec le chef de l’Etat.

 

Le dialogue en question doit se faire sous la supervision et la médiation de cette organisation régionale. Pour lever tout malentendu sur l’objectif de ce dialogue, Lamamra a tenu à préciser que « ce dialogue ne doit pas porter sur le processus politique et constitutionnelle qui est déjà réglé. C’est uniquement le chronogramme qui sera discuté et le plus rapidement possible».

 

Ce dialogue qui doit se tenir avant le 26 mai 2010 pour éviter une énième crise après cette date, doit voir la participation des délégations des îles comme de l’Union composées de 4 personnes. Mais le ministre des relations extérieures met une sourdine dans cette solution. Pour Ahmed Ben Said Djaffar, « le chronogramme qui sera discuté est élaboré par le gouvernement et soumis à la communauté internationale avec la précision que ce chronogramme n’est pas fermé. Cela fera l’objet d’une discussion avec les parties concernées par le processus électoral. Donc ce n’est pas lâcher du lest ».

 

La rencontre doit mettre en place un nouveau calendrier. Un calendrier qui va prendre en considération les conditions nécessaires pour un scrutin crédible et transparent. « Le chronogramme va se faire en fonction des conditions de faisabilité du scrutin. Il faut revoir les listes, retoucher la loi électorale, rassembler les fonds. A partir du 26 mai, il peut se passer 6 mois comme un an ou moins », chuchote un responsable qui suit de près le dossier.

 

Après le passage très attendu du commissaire à la paix et à la sécurité, il se précise que le président va rester à la tête de l’Etat pour gérer « une transition » même si l’opposition n’adhère pas à cette option. Cette solution de sortie de crise est un réconfort au niveau de l’opposition même si elle n’a pas atteint son objectif à savoir le départ de Sambi de Beit Salam après le 26 mai.

 

« Nous sommes satisfaits du fait que l’Union africaine ait pris à cœur la situation qui prévaut dans le pays et qu’elle a daigné déplacer une grande autorité comme Lamamra », se réjouit Mohamed Abdouloihabi, chef de l’exécutif de Ngazidja qui a rencontré aussi ce diplomate d’origine algérienne. Sambi va ouvrir la porte aux chefs des exécutifs seulement. L’opposition n’est pas conviée en tout cas officiellement car ses membres peuvent toujours intégrer les délégations insulaires, précise-t-on au terme de la mission de bons offices du l’Ua.

 

A.A. Mguéni

120410/aam/hzkpresse/9h00

 

 

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 09:37

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)


Moroni, lundi 8 mars 2010 (HZK-Presse) – Dans un communiqué de presse publié le 4 mars dernier, le gouvernement comorien « exprime sa grande préoccupation quant à l’orientation que préconise l’Union africaine, visant à un consensus à rechercher entre les acteurs politiques comoriens ». Selon le ministère des relations extérieures, qui réagissait au récent communiqué de l’Organisation panafricaine, publié la veille, l’absence de l’opposition et d’une partie des élus mohéliens au Congrès du 1er mars dernier « ne saurait remettre en question le verdict rendu » par cette instance qui a fixé au 27 novembre 2011 les élections du président de l’Union et des gouverneurs, prorogeant de 18 mois le mandat du chef de l’Etat Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.

 

A en croire les autorités du pouvoir central, cette démarche qu’a déplorée l’Union Africaine, ne serait pas de nature à compromettre « les deux principes fondamentaux de la tournante et de l’autonomie des îles ». C’est ainsi que le gouvernement demande à cette organisation « partenaire incontournable » dans la résolution de la crise comorienne, « à prendre en considération les nombreuses bonnes dispositions » qu’il a prises et qui n’ont pas apporté les résultats escomptés ».

 

Plus surprenante est sans doute aussi l’autre réaction par rapport à la position affichée par la France sur les récents événements. Le gouvernement comorien, estime que les accords de Fomboni dont Paris recommande le respect scrupuleux, « ne devraient pas constituer aujourd’hui la principale référence », en avançant l’argument selon lequel « les objectifs auxquels ils concourraient ont déjà été atteints, à savoir la mise en place effective des institutions nationales ».

 

Tout en prenant acte, l’ancienne puissance colonisatrice avait regretté « que cette décision importante pour l'avenir du pays, ait été prise sans concertation, en l'absence de la plupart des élus mohéliens et de l'opposition comorienne, et qui n'ont de ce fait pas participé au vote ».

 

Les Etats Unis d’Amérique ont également abondé dans le même sens en exhortant le pouvoir Sambi à s’engager sur la voie du consensus politique pour éviter une nouvelle crise institutionnelle dans le pays.

 

Le communiqué du gouvernement comorien semble ignorer que l’accord du 17 février 2001 consacrant la réconciliation nationale, devait mettre fin à une crise séparatiste qui a éclaté sur l’île d’Anjouan en 1997 et qui menaçait jusqu’à l’existence même de la nation comorienne. Or, les mêmes causes entraînant les mêmes effets, la volonté du régime en place visant à proroger le mandat du président Sambi au-delà du 26 mai 2010 comporte un risque sérieux de faire voler en éclat cette réconciliation nationale encore fragile, comme viennent de le démontrer les récents événements de Mohéli où l’écrasante majorité de la population et de ses élus exige le respect de la présidence tournante en 2010.

 

13 sur 16 représentants élus de la population de l’île [députés et conseillers] n’ont pas siégé à ce congrès, boycotté par l’opposition nationale. La décision a été votée à la majorité absolue par 60 voix sur les 84 élus que comptent l’assemblée nationale et les conseils des trois îles

 

El-Had Said Omar

080310/eso/hzkpresse/6h00

 

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 19:53
Dernière minute :

Selon des informations fiables, le congrès réuni depuis ce matin à Moroni conformément au Decret présidentiel du 26 février 2010 a adopté le texte de loi sur l’harmonisation des élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles. Celles ci sont programmées pour le 27 novembre 2011.

Halidi Allaoui
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 21:29
Le Président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI a signé ce jour (vendredi 26 février 2010) le Décret n°10 - 017/PR, portant convocation du Congrès pour le 1er mars 2010, pour une durée ne pouvant pas excéder cinq jours aux fins de déterminer la date des élections du Président de l'Union et des Gouverneurs des îles.
LE CONGRES EST CONVOQUE POUR LE 1ER MARS 2010.

Halidi Allaoui
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 22:36


Député 071Moroni, lundi 15 février 2010 (HZK-Presse) – Selon le député Abdallah Saïd Sarouma dit Chabhane qui prenait part hier à une réunion des originaires de Mwali dans un hôtel de la capitale, « il n'y aura aucune concession de la part des Mohéliens au sujet de la tournante ». Ce sujet cristallise le débat à l'approche de la convocation du congrès censé trancher sur la question de l'harmonisation des mandats des chefs des exécutifs des îles et de l'Union.

« L'harmonisation qui va se faire par le congrès n'a aucun lien avec un mandat qui arrivera à terme dans 60 jours », a avancé le parlementaire. A entendre cet élu, les Mohéliens exigent la convocation du collège électoral pour la tenue des primaires dans l'île dès le 26 février prochain. « Vous devez vous adresser aux membres du gouvernement originaires de Mwali pour qu'ils expriment leurs positions avant le 26 février prochain », a lancé Abdallah Saïd Sarouma à l'assistance composée majoritairement de femmes.

« Nous les tiendrons responsables de tout ce qui arrivera dans ce pays à partir du 26 février », a poursuivi ce parlementaire faisant allusion aux trois membres du gouvernement originaires de Mwali. Il a appelé au « respect des Accords de Fomboni ». C'était lors d'une réunion de restitution du « comité de suivi » chargé de mener toute les démarches visant à défendre « ce droit constitutionnel des Mohéliens dont certains veulent s'accaparer », selon un participant.

« Le comité restitue les actions réalisées jusqu'ici et ainsi recueillir l'avis et les propositions des uns et des autres », explique Nassur Roubanta, un membre de la commission. Celle-ci, succède à un grand rassemblement de femmes mohéliennes tenu samedi dernier au foyer des femmes de Moroni. Comme on le constate, les opposants à toute idée de prolongation du mandat du président Sambi tentent de maintenir la pression jusqu'à la tenue du congrès.

S.A.
150210/sa/hzkpresse/9h00

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