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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 01:22
Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte publiée le 04 janvier 2008 par  une certaine organisation appelée « La Voix de la Resistance Anjouanaise », suite à la note verbale de Madame Zouma, La Ministre des Affaires Etrangères d’Afrique du Sud, proposant aux autorités de l’Union des Comores une convocation d’ une réunion le 28 janvier 2008 avec les rebelles d’Anjouan.
 
 
Le bal des ridicules a commencé.
 
Il faut sauver le soldat Bacar. Tel est en substance le sens que nous, La Voix de la Résistance donnons à la note verbale atterrit par miracle hier au Ministère des Affaires Extérieures de l’Union. Madame Dlamini Zouma, propose au gouvernement comorien, son intention de convoquer une réunion en Afrique du sud le 28 janvier. La note précise que les autorités illégales d’Anjouan seraient de la partie. Vous chers citoyens, vous avez sûrement compris le camouflé d’une telle démarche. Heureusement que le gouvernement central a d’ores et déjà rejeté la comédie sud africaine. Rappelez-vous en 2001. L’Afrique du sud était le seul pays de la région à vouloir en finir avec les séparatistes. Mais, Azali avec ses visées mafieuses, a choisi le dialogue qui a abouti à la déclaration de Fomboni, et qui n’avait qu’un seul objectif : enterrer la République. De cette façon, Ngazidja tirera les profits, Mohéli récoltera les miettes et Mohamed Bacar pourra s’acheter sa maison en France avec les restes des casseroles. Objectif atteint, car pendant que la tripartite ficelait le nouvel ensemble comorien, Mohamed Bacar, renverse Abeid et promet allégeance à la France. L’unité des Comores est enterrée en un moment où les chefs des états africains finalisaient le projet de l’Union africaine.  « Aux Comores l’autorité de l’État doit s’imposer sur l’île d’Anjouan », déclare SEM A. Oumar KONARE au Sommet Union Européenne/Afrique de Lisbonne. Pourquoi donc une telle déclaration ?
En 2008, l’Union africaine via la coordonnatrice du comité ministériel des pays de la région, madame Zouma, propose une rencontre avec les rebelles. Et c’est après les promesses non-tenues de l’Union africaine de renforcer la MAES dans le but d’appliquer les mesures préconisées par la même Union africaine. Un mois s’est écoulé, les comoriens n’ont rien vu venir. Le président Sambi décide d’ordonner l’armée à se préparer pour mettre fin à la rébellion. Madame Zouma, la ministre des affaires étrangère de l’Afrique du sud, décide de dédouaner le soldat Bacar. Un petit manège de mauvais gout concocté par la France qui joue à jamais sa politique du bâton et de la carotte. Nous étions naïfs de croire que la France actuelle jouait un jeu franc avec notre pays. Mais hélas, après les services rendus à la politique divisionniste de la France aux Comores, le colon veut à tout prix sauver la tête du bras armé du séparatisme en prévision de l’avenir statutaire de Mayotte.
Mandela devrait mourir de crise cardiaque. Après des années durant qu’il croupissait à Roben Island contre l’inégalité et la libération du peuple noir sud africain, ses collègues de l’ANC, traitent aujourd’hui avec les colons pour tuer l’unité des Comores. Une trahison flagrante et regrettable. Sachant que la tache ne sera pas facile, la France de son côté, lance Abdouloihab, Saïd Ali Kemal, Larifou pour torpiller l’intention du gouvernement comorien, afin de résoudre la crise anjouanaise par ses propres moyens après que l’Union africaine a affiché son incapacité de faire mieux. Saïd Ali Kemal jeudi est monté au créneau sur DjabalTV pour dénoncer son interdiction de venir rencontrer les rebelles jeudi, et il a vidé ses vomissements sur le Président Sambi, avant de déclarer en voix off devant les cameramen de Djabal, qu’il n’est pas contre le débarquement mais sa démarche est de pousser Sambi à faire vite. Le prisonnier Larifou est libéré de la Réunion pour venir donner un coup de main à Abdouloihab sommé d’urgence par le Quai d’Orsay de rentrer en catimini à Moroni afin de secourir le rebelle Bacar face à la détermination de Sambi. Le grand comorien Larifou traite l’anjouanais et non le moindre Oustadh Sambi de « Daba ». C’est une insulte, une humiliation que nous prenons en compte. Si Sambi n’use pas ses prérogatives de chef de l’état pour effacer cette humiliation portée sur lui et son titre, les anjouanais le moment venu traiteront Larifou avec des méthodes dignes de son affront. Nous avons des preuves qui attestent d’une demande expresse de Mohamed Bacar à ses partenaires officieux, qu’il n’a pas la force de tenir tête à l’AND si elle décide d’intervenir à Anjouan et qu’il redouterait que sa fin soit atroce. D’ailleurs, c’est quand il a reçu la promesse des ennemis des Comores de l’aider à stopper les intensions du gouvernement central, qu’il a fait son interview sur RTA pour déclarer qu’on est entrain de tourner Sambi comme une toupie, et d’ajouter que personne ne l’aidera dans son entreprise de débarquement à Anjouan. Savourant même sa petite victoire souterraine, il a défié l’armée nationale et pire encore, il a même dit qu’il ne gardera pas de prisonniers. Il les exécutera tous, juste pour haranguer ses fidèles se disant d’avance qu’il n’y aura pas de débarquement.
Son Excellence, Monsieur le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Nous La Voix de la Resistance Anjouanaise, exhortons une accélération de la libération d’Anjouan. Le temps joue contre la nation. Nous ne savons pas les limites de cette politique souterraine de l’Afrique du sud et de la France. La libération d’Anjouan ne doit pas être conditionnée par l’acquisition d’un armement sophistiqué pour venir à bout d’une rébellion qui n’est efficace que pour charger la population civile. Ne laissez pas les citoyens anjouanais le temps de se ressaisir et déclencher leur propre libération, car cela va être plus sanglant que le débarquement. Nous avons la certitude que Mohamed Bacar et ses rebelles sont à bout de souffle. Le moindre mouvement de l’AND sur Anjouan, créera la débandade. Monsieur le Président, il est grand temps de prendre vos responsabilités sinon c’est la rue qui prendra ses siennes et vous serrez responsable des conséquences.
Vive l’Unité comorienne, Vive l’Union des Comores, suspendons notre adhésion à cette organisation panafricaine qui prône la dislocation des Comores.
La Voix de la Resistance Anjouanaise,
Mutsamudu le 4 janvier 2008

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 20:41
Ci dessous une note des autorités d'Anjouan en date du 21 novembre décidant la ferméture de l'aeroport d'Ouani par précaution. 

Curieusement, on dirait qu'elles sont aussi entrain de regler leurs comptes avec la Compagnie aerienne Comores-Aviation

UNION DES COMORES
Unité- Solidarité- Développement
……………
ILE AUTONOME D’ANJOUAN
Solidarité- Justice- Travail
……………
MINISTERE DE LA COOPÉRATION DÉCENTRALISÉE,
DE L’ENVIRONNEMENT, DU TRAVAIL, DES POSTES
ET TÉLÉCOMMUNICATIONS, CHARGÉ DU TOURISME
………………
 
NOTE  CONJOINTE
 
Du Ministre de l’Intérieur
et
Du Ministre des Transports
 
AU
 
                         Directeur Général
de l’Aviation Civile Comorienne.
 MORONI
 
 
 
 
N° : 07/        /MIDCRI
 
Objet : Préavis de Fermeture
            de l’Aéroport de Ouani
 
Monsieur,
 
La situation politique qui prévaut actuellement aux Comores, crise instaurée par l’Union des Comores contre  l’Île Autonome d’Anjouan,  impose certaines précautions d’usage et d’autodéfense qui font que les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan se doivent d’agir en conséquence   pour prévenir  toute situation à même de porter atteinte à la sûreté d’Anjouan et à ses habitants.
 
Aussi, soucieux de garantir du mieux qui se peut les intérêts majeurs de l’Île Autonome d’Anjouan et des âmes qui y vivent, les Autorités compétentes ont constaté les faits et anomalies ci-après, faits et anomalies  qui exigent la suspension immédiate de toute desserte aérienne à l’aéroport d’Ouani. 
 
En effet, il n’est de secret pour personne que l’Union des Comores  menace d’envahir militairement l’île et compte tenu du fait avéré que le Président SAMBI  ne respecte aucun texte, aucune prérogative et  aucune loi qui porte atteinte sa volonté délibérée de mettre à genoux l’Île Autonome d’Anjouan, il appartient aux Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan de prendre les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité des Anjouanais.
 
Au stade actuel de la crise, personne au monde n’est en mesure d’assurer que l’Union des Comores ne procédera pas à une attaque contre Anjouan par air ou par mer. C’est donc en toute légitimité  que les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan, préférant concentrer leurs forces au port et sur le long des côtes de l’île, ont  pris la décision de fermer jusqu’à nouvel ordre l’aéroport de Ouani et ce, pour éviter un éparpillement des moyens défensifs présents dans l’île.
 
D’autre part, il est à noter que cette même situation conflictuelle entretenue quotidiennement par les menaces répétées du Président de l’Union des Comores, a améné les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan à réquisitionner de plein droit  les bâtiments de l’aéroport de Ouani  pour en faire une base arriérée logistique et stratégique.
 
Outre cela, les anomalies, les disfonctionnements de tous genres et  le non-respect  ders procédures et  de certaines dispositions internationales font que la sécurité technique des avions qui desservent Anjouan, aux premiers desquels COMORES AVIATION, n’est pas  garantie car n’étant pas aux normes  requises exigées en la matière.
 
C’est donc en toute légitimité que les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan estiment à juste titre qu’il est grand temps  qu’une enquête soit diligentée  pour faire toute la lumière sur le crash  du LET 410 survenu au décollage à l’aéroport de Ouani afin de déterminer les causes de cet accident qui reste jusqu’à ce jour non élucidées. Ce n’est qu’ensuite que les sanctions  qui s’imposent  peuvent être prises contre la Compagnie Comores Aviation dans le cas où elle sera déclarée responsable.  En tout étant de cause, des dispositions draconiennes doivent être prises pour que pareil drame ne se renouvelle à l’avenir.  
 
Il va de soi que la carcasse laissée en évidence et pour compte sur le parking de l’aéroport de Ouani ne fait que donner  une mauvaise image  du pays et ce comportement irresponsable de Comores Aviation résulte en fait comme de la pure provocation compte tenu du délai qui lui a été donné.
 
Sur un autre registre, il convient de souligner que dans le souci de prévenir tout drame susceptible  de porter atteinte à la sécurité des passagers et du personnel navigant, il est urgent d’entamer une enquête sur le LET 410 en service et ce, au vu et au su des anomalies relevées ici et là.
 
En effet, les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan sont en droit de se poser des questions quant à la navigabilité de cet aéronef  étant entendu que ce dernier est maintenu en vol par la récupération des pièces de l’autre LET cloué au sol. C’est là un genre de cannibalisme de mauvais aloi qui ne présage rien de bon en matière de sérieux et du respect des normes draconiennes qu’exige le maintien en service de tout matériel volant. A cela, il faut ajouter  le fait incontestable que l’entretien d’un appareil se fait obligatoirement dans un atelier agrée par le constructeur en l’occurrence LET en Tchécoslovaquie. C’est loin d’être le cas pour ce qui est de l’appareil de Comores Aviation.
 
Il est à rappeler aussi que les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan ayant l’ambition de respecter petit à petit les normes internationales aéronautiques en vigueur se voient contraintes de procéder à la fermeture des Agences et à la suspension des vols desservant actuellement l’Île d’Anjouan et ce, jusqu’à ce qu’une enquête digne de ce nom soit diligentée et menée à terme scrupuleusement.
 
Toujours  dans cette logique, les licences des pilotes officiant sur les aéronefs concernés par ces mesures ne peuvent qu’être suspendus pour les besoins de l’enquête qui portera aussi comme il se doit sur les assurances contractées.
 
D’autre part, eu égard aux dégâts  causés par le LET 410 accidenté, la Direction de l’aéroport de Ouani se réserve le droit de se porter partie civile contre la Compagnie Comores Aviation.. Il conviendrait aussi de prévoir un contrôle administratif et technique qui portera sur les équipements  des aéronefs en service aux îles.
 
Et c’est ainsi que pour raison d’état, les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan ont pris la décision de fermer l’aéroport de Ouani, au besoin réquisitionné pour servir de base stratégique aux forces anjouanaises, pour être en mesure de se concentrer leurs efforts sur le port de Mutsamudu, privilégiant  ainsi  la desserte maritime afin de pouvoir assumer pleinement leur rôle de garant  de la sûreté et de la sécurité des hommes et des biens.
 
Et pour toutes fins utiles, les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan demandent aux navires à passagers touchant le port de Mutsamudu d’appliquer le niveau  ISPS n° 3 à bord de leurs navires et de prévoir ainsi un ralentissement dans leurs  procédures d’embarquement  et de débarquement  des passagers  afin de permettre aux autorités compétentes d’assurer les contrôles qui s’imposent.  Les Armateurs concernés doivent fournir dans un délai d’une semaine à compter de la date de signature de la présente note les Certificats ISPS des navires ainsi que l’organigramme et diplômes des personnes en charge du suivi  et du respect de cette norme à savoir :
·        S.S.O des Commandants  ( Ship Security Officer)
·        C.S.O de la Compagnie (Officier Sécurité Compagnie)
A défaut, des mesures restrictives  seront prises à  l’encontre  des contrevenants.
 
En conséquence, eu égard aux disfonctionnements, au non-respect des procédures et des normes requises en aéronautiques, les Autorités de l’Île Autonome d’Anjouan, préférant plutôt prévenir que guérir, ont décidé la fermeture de l’aéroport de Ouani jusqu’à nouvel ordre.
 
Vous souhaitant bonne réception, nous vous prions de croire en l’assurance de nos sentiments distingués.
 
                                                                      Mutsamudu, le 21 Novembre 2007
 
     LE MINISTRE DES TRANSPOPRTS                   LE MINISTRE DE L’INTERIEUR
 
 
 
            MOUTOUROIFI HASSANE                            DJAANFAR SALIM ALLAOUI
                 
Ampliation :
-          Ministère Transport Union des Comores
-          Ministère  Transports Ngazidja et Moili
-          Capitaineries de la Zone
-          Aéroports principaux et secondaires
-          Agences de Voyage (maritimes et aériennes)
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 20:30

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Vous trouverez ci-dessous un autre appel de detresse concernant le problème des ordures ménagères des riverains de l'ancien aeroport de Moroni-Iconi en date du 03 novembre 2007.

Leur noble combat mérite notre soutien


Appel de détresse

Aux chefs de familles, aux autorités et responsables de bonne foi
 
Des ordures ménagers et déchets toxiques de différentes sortes en état de dégradation très avancée (produits pharmaceutiques et autres) sont régulièrement déversés depuis bientôt un an par les autorités locales de Moroni au bout de l’ancien aéroport Moroni-Iconi, à quelques cinquante mètres de la population civile, non loin des établissements stratégiques environnantes (Projet-Pêche, Hôtel le Moroni, les Nations Unies, Assemblée de l’Union, Ambassade de France, Ecole Française, Ecole Foundi Abdoul Hamid, Lycée de Moroni).
 
La population environnante que nous sommes (Collectif du quartier Soifa), inhale quotidiennement l’odeur puante de ces déchets non enfouis aussi bien que la fumée toxique de leur brûlure, reçoit un raz-de-marée de mouches envahissantes vecteurs de microbes multiformes et se trouve ainsi sacrifiée et livrée à son triste sort.
 
Des maladies diarrhéiques et des intoxications pulmonaires (six cas graves  actuellement enregistrés chez des jeunes de moins de dix ans) s’installent parmi la population alors que la peste pire que le choléra, qui n’épargnera personne, est incessamment attendue.
 
Graves encore sont les produits de consommation courante jetés parce que avariés mais qui sont repris par des personnes tierces pour un usage familiale ou commercial. On citera :
-         un bœuf mort volé la nuit pour être vendu ;
-         des viandes et des boites de conserves (sardines, tomates…) reprises aussitôt jetées, pour consommation ;
-         des farines périmées reprises pour des gâteaux vendus près des écoles ou partout dans la ville….
 
La population de la région qui n’attend pas grand-chose des responsables en charge des ordures ménagères et des déchets de la ville de Moroni, lesquels responsables lui paraissent encore obstinés à s’accrocher au site de la piste de Moroni-Iconi, demandent aux chefs de familles et aux personnalités de bonne foi de lui venir en aide pour la préservation de son état de santé et de celui de tous.
 
Elle implore les autorités concernées par ces déchets d’avoir pitié et de penser à ces innocents (enfants de bas âges égaux de droit avec les leurs) et à ces vies humaines qui attendent journellement leur fin venir.
 
Elle suggère que les autorités compétentes, puisqu’ il en est temps, usent du pouvoir régalien de l’Etat pour qu’il soit enfin dégagé pour ces déchets, un site fiable et viable exempt de risque de maladies et de contamination contre la population.
 
Elle suggère aux autorités de l’Etat en général et à celles de l’île en particulier à mettre fin à leur sourde oreille, à ouvrir un débat national sur la gestion des déchets ménagers et autres, à réaliser que leur persistance pour le dépôt de ces déchets à l’endroit actuel ne peut qu’être retenu comme étant une décision criminelle  pur et simple contre la population et une non assistance à personnes en danger.
                                                                                        Moroni, le 03/11/07

Pour voir la lettre que ce collectif a déjà adressée aux autorités du pays cliquez ICI
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 18:22
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Vous trouverez ci-dessous la lettre que le Collectif des magistrats d'Anjouan (CDMA) a adressé le 07 novembre 2007 à l'envoyé spécial de la Commission de l'Union Africaine aux Comores suite aux sanctions individuelles prises par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA à l’encontre des autorités politiques de l’Île Autonome d’Anjouan et de personnalités présumées leur apporter un soutien, notamment financier et militaire.



UNION DES COMORES                                                 Hombo, le 7 novembre 2007
ÎLE AUTONOME D’ANJOUAN
LE COLLECTIF DES MAGISTRATS D’ANJOUAN
(CDMA)
Bureau exécutif du collectif
Référence : 001/11/07 CDMA
 
 
 
Son Excellence, monsieur FRANCISCO MADEIRA, envoyé spécial de la Commission de l’Union Africaine aux Comores.
 
                                   EXCELLENCE,
 
Le 10 octobre 2007, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine a décidé d’instituer des sanctions individuelles à l’encontre des autorités politiques de l’Île Autonome d’Anjouan et de personnalités présumées leur apporter un soutien, notamment financier et militaire.
La Présidence de l’Union des Comores a arbitrairement arrêté une liste de 145 personnes que votre excellence qualifie, devant les médias », de « 150 rebelles listés ».
 
Cette situation a entraîné à Moroni, des exactions intolérables à l’endroit de ressortissants résidant à Ndzuani s’étant rendus dans la capitale comorienne et de toute personne dont un conjoint ou un parent est présumé n’avoir pas clairement pris des distances à l’égard du Président Mohamed Bacar ou tel autre ex-candidat honni, sur dénonciation de quelque sbire.
Ces exactions sont commises par des militaires de l’armée nationale du développement, sous le regard indifférent des représentants de la communauté internationale.
 
Le corps judiciaire de Ndzuani est profondément choqué et déçu que des sanctions aient été prises à l’encontre de députés de l’Union et de l’Île, de personnalités de la société civile, fonctionnaires de l’Administration, opérateurs économiques, humbles notables, en violation flagrante des principes généraux du droit et des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, comme si la loi du talion devait en la matière s’appliquer indistinctement.
Le corps judiciaire de Ndzuani est choqué et attristé que des sanctions aient été décidées, avec manifestement l’assistance technique de membres de l’Union Africaine, à l’encontre d’un grand nombre de magistrats, notamment l’intégralité de ceux de la Cour d’Appel. Est-il besoin de rappeler que le magistrat, souffre-douleur de l’environnement politique, bénéficie d’un statut particulier posant en des termes clairs l’échelle des sanctions pouvant être prises à son encontre !
Le corps judiciaire de Ndzuani invite les représentants de la Communauté Internationale à méditer sur les conséquences juridiques, institutionnelles et procédurales néfastes des mesures d’embrigadement et d’internement territorial des magistrats, d’une entrave coupable à la libre circulation des personnes et de leurs biens.
 
En Afrique, les magistrats sont encore soumis à d’innombrables pressions de toutes sortes, pour les contraindre à « adhérer » aux desideratas des uns et des autres, à commencer par tout pouvoir exécutif. Les sanctions visant des magistrats dans la circonstance en l’espèce, sont l’exemple parfait d’une pression dommageable à l’exercice de la fonction de magistrat.
 
Il est impératif que chaque grand serviteur des principes de démocratie, de transparence et de bonne gouvernance, s’abstienne du haut de ses fonctions de membre du  pouvoir exécutif, de « taper du juge », hors le cas de faute lourde dûment établie conformément au débat contradictoire.
Il est essentiel que les honorables serviteurs de la Charte Africaine, laquelle privilégie la défense des libertés publiques individuelles ou collectives, les droits de l’homme et du citoyen, usent de leurs prérogatives pour ramener à la raison ceux qui, par passion, excitation ou rancœur ne pensent qu’à s’en prendre aux magistrats ; la résolution de la crise comorienne ne saurait être  l’affaire des magistrats même si elle intéresse tout juriste.
Le corps judiciaire de Ndzuani est persuadé que la justice comorienne doit s’éveiller à avoir les moyens de pleinement jouer son rôle en toute indépendance, pour l’application de règles claires, non ambiguës, hors compromission ni manœuvre d’intimidation.
Le corps judiciaire de Ndzuani souhaite que le Conseil Supérieur de la Magistrature soit enfin effectivement constitué car il est la seule Institution en charge de determiner les sanctions applicables à des magistrats, conformément aux dispositions du Statut Particulier des Magistrats  qui régit l’exercice de la fonction.
Permettez-nous de vous épargner le développement de moyens juridiques que le juge de l’excès de pouvoir aux Comores, est compétent pour examiner, à défaut d’une attitude positive de la Présidence de l’Union, par anticipation.
 
Le corps judiciaire de Ndzuani s’est réuni en un Collectif des Magistrats (CDMA).
Il compte sur votre bienveillance afin que :
·        La résolution de la crise comorienne par l’Union Africaine et le reste de la Communauté Internationale ne porte pas un coup fatal à l’Institution judiciaire.
·        Le grand principe de la séparation des pouvoirs soit respecté dans toute discussion sur la mise en place du cadre légal des Institutions.
 
    Le CDMA vous prie d’agréer, Excellence, l’assurance de sa très haute considération.
 
 
 
Pour le CDMA,
 
 
 
 
FATEH MOHAMED
 
Ampliation :
Présidence de l’Union des Comores
Assemblée de l’Union des Comores
Cour Constitutionnelle
Union Africaine à Addis-Abeba
Ambassade de l’Afrique du Sud
Union Européenne
Ambassade des Etats-Unis
Ambassade de France
Corps judiciaire de Ngazidja et Moili

Pour voir la liste des personnes concernées par les sanctions cliquez ICI
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 22:08
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ORDURE MENAGERES / CRI D’ALARME : LE COLLECTIF DES RESIDENTS DE LA ZONE DE L’ANCIEN AEROPORT DE MORONI/ICONI A ADRESSE LE 22 OCTOBRE 2007 UNE AUTRE LETTRE OUVERTE AUX PRESIDENTS DE L’UNION DES COMORES ET DE L’ILE AUTONOME DE NGAZIDJA
 
Vous trouverez ci-dessous la lettre ouverte de rappel adressée aux Président de l’Union des Comores et de l’Ile Autonome de Ngazidja le 22 octobre dernier par les riverains de l’ancien aéroport de Moroni/Iconi


son Excellence,

Le Collectif des Résidents de la zone de l’ancien aéroport de Moroni/Iconi a l’honneur de vous adresser la présente, afin de vous rappeler que la lettre jointe en annexe (du 14/08/2007) n’a jusqu’à ce jour obtenu de suite de votre part (
voir l’article publié le 19 août 2007 en cliquant ICI).

Le Collectif regrette sincèrement cet état de fait et se permet, une fois de plus, d’insister sur un point spécifique déjà évoqué dans la première lettre. Il s’agit du grand risque encouru par les habitants au niveau sanitaire, à cause de la fumée issue de l’incinération des déchets à ciel ouvert, sans compter l’invasion des rats et des mouches dans tous les foyers sans exception.

En effet, deux cas graves d’intoxication pulmonaire ont été diagnostiqués ces derniers jours sur des enfants de bas âge.

La psychose s’instaure progressivement au sein des familles et des foyers, des tensions incontrôlées risquent de compromettre la quiétude et la sécurité de la zone concernée par le déversement sauvage des débris ménagers et d’autres émanant des centres hospitaliers.

Le Collectif réitère son appel au secours tout en faisant état de l’angoisse et de l’inquiétude des résidents dépités et désabusés.

Comptant sur la prise de conscience des uns et des autres, le Collectif ose espérer qu’une issue favorable sera recherchée et concrétisée afin de permettre à la population de cette zone infectée de vivre dans des conditions d’hygiène acceptables.



Fait à Moroni, le 22 octobre 2007


Le Collectif des résidents de la zone de l’ancien aéroport de Moroni Iconi

Ampliations

- M. le Vice Président chargé du Ministère des Transports, des Postes et
Télécommunications et du Tourisme
- M. le Vice Président chargé du Ministère de la Santé, de la Solidarité et de
la Promotion du Genre
- M. le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Chargé de la Diaspora,
de la Francophonie et de Monde Arabe
- M. le Ministre des Finances, du Budget et du Plan
- M. le Ministre de la Justice, de la Fonction Publique, Chargé
de l’Administration Pénitentiaire et des Réformes administratives
- M. le Ministre de l’Education Nationale, de la Recherche, des Arts, de la Culture,
de la Jeunesse et Sports, Porte Parole du Gouvernement
- M. le Ministre de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures, de l’Urbanisme
et de l’habitat
- M. le Ministre des Affaires Extérieures et de la Coopération chargé de la Diaspora,
de la Francophonie et de Monde Arabe
- M. le Ministre de la Santé de l’Union
- M. le Ministre de la Santé de l’Ile Autonome de Ngazidja
- Mme. la Ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement
- M. le Ministre de l’Environnement de l’Ile Autonome de Ngazidja
- M. le Directeur de Cabinet du Président de l’Union, Chargé de la Défense
- M. le Président de l’Assemblée de l’Union
- M. le Président de l’Assemblée de l’Ile Autonome de Ngazidja
- M. le Préfet de Moroni
- Mairie de Moroni
- M. le Proviseur du Lycée de Moroni
- M. le Président de l’Université
- M. le Directeur du GSFA
- M. le Directeur de l’école française
- Commissariat Général au Plan
- Union Européenne
- Ambassade de France
- Correspondant de Radio France Internationale aux Comores
- Correspondant de l’Agence France Presse
- Correspondant de HZK
- Correspondant de l’Agence Panafricaine de Presse
- PNUD
- OMS
- UNICEF
- FNUAP
- Croissant Rouge
- Croix Rouge Française
- Journal AL WATWAN
- Journal la Gazette
- Mme la Directrice Générale de la TNC
- Radio Ngazidja
- Djabal TV
- Club des Femmes
- FAWECOM
- Maona ndro
-
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 09:51
 
Le 18 septembre prochain, s’ouvrira à New York  la 62ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, au cours de laquelle la question de Mayotte devrait en principe être au menu des débats, après avoir été volontairement « gelée » jusqu’en 2007, par la partie comorienne, suite à un accord tacite conclu en marge des travaux de la commission mixte franco-comorienne tenue à Paris en avril 2005.
 
A cette occasion, vous trouverez ci-dessous la lettre en date du 19 août 2007 que  le président de la Commission des Relations extérieures à l’Assemblée de l’Union, M. Assoumani Youssouf Mondoha, a adressé au chef de la diplomatie comorienne pour lui exprimer leur « impatience de voir cette question débattue à cette grande rencontre annuelle de l’ONU :
 
 
 
 
UNION DES COMORES
Unité –Solidarité – Développement
-------------

ASSEMBLEE DE L'UNION
Moroni, le 19 Août 2007
 
Commissions des Relations Extérieures, de la
Coopération, de la Défense, des Affaires Sociale
Et de la Sûreté de l'Etat
------------
Le Président
 
A
Monsieur le Ministre des Relations ExtérieuresEt de la Coopération
 

Objet : Soixante –deuxième Session ordinaire de l' Assemblée Générale de
Nations Unies « La question de l'Ile Comorienne de Mayotte »

Excellence Monsieur le Ministre,

L'Assemblée Générale des Nations Unies s'ouvrira le 18 septembre prochain à New York. La question de l'île Comorienne de Mayotte figure dans le document A/62/150 portant ordre du jour provisoire (Point 21) de la Soixante-deuxième Session ordinaire de l'Assemblée Générale de Nations Unies. Nous nous en réjouissons.
La représentation nationale, les nationalistes comoriens, les Associations et Organisations de la société civile notamment le Comité Maoré attendent avec impatience de voir cette question débattue à cette grande rencontre annuelle.
Il nous semble qu'aucun travail de sensibilisation n'a été fait en direction de nos partenaires habituels sur la question (Comité de sept de l'Union Africain et la ligue des Etats Arabes.)

Excellence Monsieur le Ministre,
Nous apprenons par Jeune Afrique interposé que notre gouvernement préfère le compromis avec la France, mais quand il s'agit de la souveraineté nationale, nous ne devons pas faire de compromis.
L'on dit que les autorités françaises auraient accepté de soutenir le gouvernement comorien auprès des instances financières internationales contre le silence sur Mayotte.

Nous constatons qu'à l'heure que nous rédigeons cette lettre, les autorités françaises ont activé leurs batteries juridiques pour l'organisation d'une pseudo consultation l'année prochaine à Mayotte (Départementalisation de Mayotte).
Il est de mon devoir de vous rappeler que l'Assemblée de l'Union des Comores s'est engagée pour une approche participative dans le règlement de cette question .Mais ce qui est frappant dans vos démarches, c'est de voir le gouvernement comorien consulter le gouvernement français deux fois en deux mois et tenir le parlement comorien en dehors d'une question qui concerne la souveraineté nationale. Pourquoi autant de mépris ?
Est ce que les représentants du peuple n'ont pas le droit de savoir ce que le gouvernement compte faire au nom du peuple comorien ?
Est-ce qu'ils n'ont pas le droit de donner leur avis sur une question aussi cruciale que celle des “frontières internationalement reconnues” de l'Etat Comorien comme le rappelle la Constitution de l'Union ?
Comptant sur pour avoir les réponses à toutes ces questions, je vous prie d'accepter Monsieur le Ministre des Relation Extérieures, l'expression de ma très haute considération

Assoumani Youssouf Mondoha


Cc : -Ministre des Affaires Islamiques, chargé des relations avec
les Assemblées
- Secrétaire Générale du gouvernement de l'Union des Comores
-Secrétaire Générale du Comité Maoré
 
 
 
Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 08:58
Crise d’Anjouan : Lettre adressée au président de la Commission de l'Union Africaine par certaines associations de la diaspora comorienne en France
 
Paris, le 30 juin 2007
 
A son Excellence Monsieur Alpha Omar Konaré
Président de la Commission de l'Union Africaine


La diaspora comorienne en France s'était félicitée de la position adoptée dans le communiqué du comité ministériel des pays de la région en date du 19 juin par l’Union Africaine (UA).

En effet, l'UA avait fermement condamné les conditions de l'organisation du premier tour de l'élection du Président de l'île d'Anjouan, avait exprimé «la position du CPS [Conseil de paix et de sécurité] rejetant les résultats de l'«élection» à Anjouan » et en avait « appelé à tous les partenaires de l'UA, y compris la Ligue des Etats arabes, l'Union européenne, les Nations unies et les partenaires bilatéraux, pour qu'ils soutiennent pleinement les efforts de l'UA ».

Elle avait « convenu que des mesures effectives devraient être prises en vue de mettre un terme définitif à la crise aux Comores », et « exigé des autorités anjouanaises qu'elles prennent, immédiatement et inconditionnellement les mesures suivantes :

(i) se conformer à l'arrêt de la Cour constitutionnelle et reconnaître de manière non équivoque que l'« élection » organisée à Anjouan le 10 juin 2007 est nulle et non avenue ;

(ii) faciliter l'organisation, à Anjouan, du premier tour de l'élection du Président de l'Ile à une date qui sera convenue par toutes les parties prenantes, conformément à la Constitution et aux textes législatifs électoraux pertinents, et créer les conditions de la tenue d'élections libres, régulières et transparentes ;

(iii) permettre à la Mission de l'Union africaine d'assistance électorale et sécuritaire aux Comores (MAES) de se déployer à Anjouan, pour créer les conditions de sécurité requises en vue de la tenue d'élections libres, régulières et transparentes à Anjouan. La gendarmerie anjouanaise sera cantonnée et, en conséquence, ne sera pas impliquée dans la supervision du processus électoral ;

(iv) apporter la coopération nécessaire à la MAES pour lui permettre de préparer des plans pour le désarmement de la gendarmerie anjouanaise et l'intégration de ses éléments au sein de l'armée comorienne, ainsi que d'aider à la mise en place d'une force de sécurité intérieure conformément à la Constitution de l'Union et sous la supervision de l'UA ; et

(v) s'engager à œuvrer la restauration de l'autorité de l'Union à Anjouan et créer les conditions nécessaires à cet effet. »

Elle avait même affirmé qu'au cas où ces exigences « ne seraient pas satisfaites par les autorités anjouanaises, le CPS devrait se réunir pour prendre toute les mesures nécessaires, y compris la révision du mandat de la MAES et l'accroissement de ses effectifs, en vue de réaliser les objectifs mentionnés plus haut ».

La diaspora comorienne en France a été profondément choquée comme en 1998, par le revirement de l'UA, après la réunion du comité ministériel des pays de la région présidée par le Dr Dlamani Zuma, ministre des Affaires Etrangères de la République de l'Afrique du Sud, avec le rebelle Mohamed Bacar.

Cette nouvelle position de l'UA risque de conforter le gouvernement illégal d'Anjouan, et de laisser le séparatisme paralyser le fonctionnement de l'ensemble du pays. Elle a dores et déjà permis aux pseudo autorités d'Anjouan d'intensifier la répression contre les opposants et les journalistes : pour illustration, Reporters Sans Frontières, fait état du «traitement extrêmement brutal» réservé au journaliste et militant des droits de l'homme, Elarifou Minihadji (communiqué du 28 juin 2007).

La diaspora comorienne en France exhorte l'UA à respecter les décisions prises à la réunion du CAP du 19 juin. Nous, signataires de ce communiqué, affirmons avec force et détermination que l'organisation d’élections libres et démocratiques à Anjouan ne saurait se faire qu'après la pacification de cette île et la démilitarisation des milices.

Associations signataires :

- Association Comorienne des Droits de l'Homme (ACDH):
acdh-france@ wanadoo.fr
 
- Collectif des Associations des Amis des Comores (CAAC): caac.comores@ gmail.com
 
- Collectif-Comores- MasiwaMane (CCMM) :
comores_masiwamane@ yahoo.fr
 
- Coordination des Associations Comoriennes (DIASCOM): diascom.diascom@ gmail.com
 
- Guilde des Artistes Comoriens (GAC):
 guilde_des_artistes _comoriens_ gac@hotmail. Com
 
- Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores (GRITAC) :
gritac_2000@ yahoo.fr
 
-         SOS DEMOCRATIE :
sosdemocratiecomore s@wanadoo.fr
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 22:10
 
 
LETTRE OUVERTE DE LA FAMILLE DE KAAMBI HOUMADI AU PRESIDENT DE L’UNION DES COMORES
 
 
Vous trouverez ci-dessous la lettre du 10 mai dernier que la famille de Monsieur KAAMBI Houmadi a adressée au Président de l’Union
 
 
 
Lettre ouverte à Son Excellence Le Président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah SAMBI.
 
Monsieur le Président,
Je me permets de vous adresser cette lettre et la rendre publique pour prendre en témoin le peuple comorien et le monde entier. Après que mes premiers écrits à votre égard soient restés sans réponses, je voudrais vous exposer par la présente, mon sentiment de profonde injustice ressentie à la suite des événements qui ont mortellement porté atteinte, ce mois de mai 2007, à l’intégrité de ma famille et qui ont lourdement embrasé l’île d’Anjouan et l’ensemble du pays que vous présidez.
 
Monsieur le président, en application de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle
N°07/018/CC du 26 avril 2007, constatant la vacance du pouvoir suite à
l’expiration du mandat du Chef de l’Exécutif de l’Île Autonome d’Anjouan, vous avez nommé mon père, Monsieur KAAMBI Houmadi, à la tête de l’exécutif de l’Île, afin d’assurer la gestion de la période transitoire et de préparer les prochaines élections de l’Île. Cette nomination a donné suite aux événements que vous n’ignorez pas. Seulement, à en jugé par votre attitude et celui des autorités de votre gouvernement, il ya une dimension de ces événements que vous avez manifestement négligée. Il s’agit de la situation de la famille de Monsieur KAAMBI dont la sécurité demeure encore incertaine. Je voudrais vous rappeler que pendant que les troubles perpétrés par les miliciens de Mohamed Bacar avaient atteint leur niveau de guerre civil, ces derniers ont exercé une forte pression d’intimidation et de harcèlement sur les proches parents de Monsieur KAAMBI, en l’occurrence sur sa mère, une personne âgée, fragile et sans défense, jusqu’à provoquer sa mort par une crise cardiaque.
 
Monsieur KAAMBI Houmadi, ancien président par intérim que vous avez nommé avant de revenir sur votre décision sous la pression de Mohamed Bacar, n’a pas pu assister à l’enterrement de sa très chère mère tout comme ses autres frères qui se trouvaient à l’extérieur de l’île d’Anjouan.
Je souhaite donc par la présente, attirer votre attention sur la situation
alarmante des droits de l’homme de la famille KAAMBI et de plusieurs autres personnes qui sont en désaccord avec le maître de l’île et ses acolytes… Cette famille courageuse fait l’objet depuis quelques jours, d’un harcèlement constant : téléphones coupés, surveillance systématique, entraves à la liberté de circulation, agressions, saccage… Faut-il vous rappeler au passage que Monsieur KAAMBI Houmadi n’a toujours pas pu rejoindre sa famille endeuillée pour partager avec elle, la perte tragique de sa chère mère, tant les menaces qui pèsent sur lui ne cessent d’augmenter ?
 
Je viens auprès de vous, en mon et au nom de toute ma famille, vous demander de mandater, le plus vite possible, une mission d’information pour recueillir des nouvelles de mon père et de sa femme qui reste toujours cachés suite aux menaces de mort qui continuent à peser sur eux, mais également de témoigner de l’état de santé et d’intimidation plus qu’alarmant des autres membres de ma famille. Je vous saurais gré de demander ainsi aux autorités d’Anjouan de faire cesser le harcèlement contre ma famille et contre les proches de mon père.
 
Je demande la mise en place d’une mission qui doit enquêter sur les exactions perpétrées à l'encontre de ma famille afin de retrouver ses auteurs et déterminer les responsabilités sur ces actes barbares de type « djandjawidien », pour que plus jamais, un citoyen comorien ne puisse être victime de tels sévices au mépris de tout droit à la personne humaine.
Monsieur le président, je me permets de vous rappeler que le peuple comorien, fier et courageux, a reconnu en mon père, Monsieur KAAMBI Houmadi, un grand homme, intègre et attaché, comme lui d’ailleurs, à des valeurs profondes de liberté, de démocratie et de paix. Il lui a donné sa confiance en l’élisant députée au suffrage direct, puis président de l’assemblée de l’île autonome d’Anjouan au suffrage indirect. Monsieur KAAMBI demeure, démocratiquement jusqu’à la fin de la législature, le deuxième magistrat de l’île d’Anjouan reconnu par les institutions.
Il est un homme politique à la fois discret et pragmatique, soucieux de la
charge de ses responsabilités et de l’intérêt général de la nation. Il est
intimement convaincu qu'il peut et  doit briser le système de corruption et de violence qui paralyse Anjouan ; qu’il peut changer beaucoup de choses pour son peuple.
 
Je souhaite par ailleurs, exprimer mon entière solidarité à l'égard de toutes les victimes du régime fasciste de Mohamed Bacar qui sombrent dans l'oubli : déplacés, disparus, torturés, personnes humaines réduites à l'état d'objets d'une violence multiforme.
 
Je voudrais également m’adresser aux familles des soldats de la patrie, morts aux combats pour défendre l’intégrité de notre pays, et leur dire qu’en ces circonstances très douloureuses, je leur exprime en mon nom et nom de ma famille, notre solidarité ainsi que nos plus sincères condoléances pour la disparition tragique de leurs chers biens aimés.
Aux médias comoriens comme à ceux du reste du monde, je vous demande d’être attentifs et de faire en sorte que le peuple comorien ne puisse se faire tromper par des personnes malintentionnées, au moyen d’une manipulation et une désinformation, comme on a pu le voir dans le passé. Je vous demande de continuer à œuvrer pour que les libertés individuelles du peuple comorien puissent être garanties, pour que ce peuple vaillant puisse combattre ses ennemies de l’intérieur et de l’extérieur, et qu’il puisse poursuivre sa lutte pour la liberté.
Je voudrais par la présente, témoigner de mon respect et remercier la communauté internationale pour ses efforts dans la recherche d’une solution pacifique à ce conflit armé. Je demande à l’Union Africaine de poursuivre sur la voie engagée, sa position de fermeté dans le dialogue,  jusqu’à l’aboutissement au rétablissement définitif de la légalité institutionnelle, des libertés individuelles et de la justice. La présence de l’UA doit être l’occasion d’arrêter et de faire traduire en justice tous les responsables des crimes et des exactions sur la population et, le moment d’éradiquer à jamais le fléau insurrectionnel qui empoisonne notre pays.
Messieurs les responsables de la communauté internationale, les Comoriens n’attendront pas encore les prochaines échéances électorales et des nouveaux observateurs militaires de l’UA pour vivre un air de paix, de droit et de liberté…
 
En tant que famille de Monsieur Houmadi KAAMBI, nous restons cependant vigilants et réservés quant à la pertinence de l’accord signé le 2 mai dernier, notamment au remplacement du colonel Mohamed Bacar par son bras droit. Il n’a échappé à personne que son régime reste encore intact et ses acolytes toujours armés et dangereux.
 
À la République française, dont des enfants de KAAMBI sont des citoyens, et à son nouveau président, nous demandons de rompre avec ses méthodes du passé, de mettre fin à son soutien au séparatisme anjouanais et faire respecter, car elle en a les moyens, les valeurs humaines et républicaines dont elle se targue souvent d’en être le porte-drapeau. Nous sollicitons au nouveau président de la république française de prolonger « sa rupture » jusqu’aux relations avec les Comores et de faire cesser la violation des libertés humaines dans l’île d’Anjouan.
Monsieur le président de la république française, compte tenu de votre fidélité à l’identité et aux valeurs de votre pays, et en vertu des relations
privilégiées que la France entretient avec les Comores, nous vous demandons d’user de votre influence pour aider à la sécurisation des populations et à la stabilité de ce pays.
 
Priver de liberté ceux qui veulent contribuer au développement, à la paix, à l'équité et à la démocratie d'un pays, est inacceptable. Les assoiffés du
pouvoir doivent comprendre qu’il n’est plus possible de prendre tout un peuple en otage… Je me demande combien de vies doivent encore se perdre, et combien de sang doit encore couler pour qu’on se décide d’intervenir de manière ferme et exemplaire, qu'on arrive à faire régner une paix définitive à Anjouan ?
 
Votre Excellence, Monsieur le Président de l’Union des Comores, convaincus de votre attachement aux valeurs de liberté et de droits de l’Homme, je vous prie de considérer ma sollicitation et de prendre plus rapidement toute initiative permettant de trouver une issue rapide à la situation de Monsieur KAAMBI et sa famille.
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération.
 
Paris, le 10 mai 2007.
 
Monsieur KAAMBI Abdel-Latuf, au nom de toute la famille.
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 11:09
Vous trouverez ci-dessous le message du 31 mai 2007 adressé par l’Ambassade des Etats-Unis au peuple Comorien à l’occasion des élections insulaires
 
 
Message des Etats-Unis Concernant Les Elections des Présidents des Iles aux Comores
 
31 Mai 2007
 
Le peuple Comorien se prépare à exprimer leur choix démocratique le 10
juin. En tant que partenaire de l’Union des Comores et en tant que
pays démocratique ami, les Etats-Unis souhaitent bel et bien voir que
lesdites élections se déroulent dans la liberté, la justice et la
transparence. Plusieurs diplomates Américain seront aux Comores, a l’invitation
du gouvernement de l’Union, pour renforcer les observateurs des autres
pays et ceux locales. Tous les observateurs ont le même objectif,
permettre le peuple Comorien a librement faire leur chois sans
intimidation.
Au-delà de la similarité selon laquelle nos deux pays représentent la
démocratie, nous partageons le fait que nous sommes des pays
fédéralistes. Comme l’Union des Comores, les Etats-Unis sont aussi une Union.
Nos 50 Etats sont largement autonomes. Comme les Comores, chaque Etat a
un Gouverneur, qui est responsable des domaines tels la santé,
l’éducation et l’emploi. Les Etats se chargent de la police. La plupart des
Etats, et même les gouvernements locaux, perçoivent les taxes afin de
couvrir les services qu’ils fournissent ; en plus du financement fédéral.
Pour les affaires internes de l’Etat, le Gouverneur est responsable de
ses électeurs. Au moment de sa rédaction, il y a 200 ans, la
Constitution Américaine stipule expressément que tous les pouvoirs qui ne sont
pas spécialement attribués au gouvernement fédéral reviennent aux Etats.
L’Etat fédéral de l’Union est tenu responsable de la défense nationale,
des relations et du commerce internationaux, ainsi que la gestion des
problèmes relatifs aux intérêts du pays tout entier. Ceci implique la
responsabilité de l’Etat fédéral pour gérer les affaires au sein des 50
états; des problèmes qui touchent les frontières à l’intérieur du pays.
Ce system nous a bien servi, mais il n’est pas parfait. Tout comme les
Comores, les Etats-Unis sont passés par une sécession des Etats. La
guerre civile aux Etats-Unis a été la période la plus sombre de notre
histoire. Notre Président à cette époque-là, Abraham Lincoln, est célèbre
pour avoir pu maintenir l’intégralité de notre Union. Cela a été suivi
par un long processus de guérison.
Par conséquent, notre pays jouit actuellement d’une stabilité et d’une
prospérité. Aujourd’hui, nous, Américains, nous nous considérons comme
étant premièrement et avant toute chose, des "Américains." Cela
constitue l’identité commune qui nous unit. Mais par la suite, nous nous
considérons aussi comme des "Texans," des "New Yorkais" ou -- pour les
gens qui viennent de l’Indiana -- des "Hoosiers."
J’exhorte par la présente les autorités Comorian, de l’Union et de
chaque ile également, à assurer la liberté d’expression politique pendant
la période de campagne, mais j’encourage aussi tous les candidats à
faire des déclarations pacifiques, productives et responsables. Les
Etats-Unis sont prêts à poursuivre notre œuvre aux Comores. L’organisation
des scrutins du 10 juin incombe au Gouvernement Comorian, et tous les
participants à cette élection doivent respecter la décision des
électeurs Comorian. Sans une démocratie stable, l’objectif de développement
économique et de prospérité aux Comores relèveront de l’illusion.
 
Monsieur Brian T. Neubert
Premiér Secretaire
Ambassade des Etats-Unis
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 16:28
Evenements d'Anjouan : L'ancien Président de la Cour Constitutionnelle adresse un courrier à l'Union Africaine
Vous trouverez ci-dessous le contenu du courrier que Monsieur Ahmed Abdallah Sourette, Ancien Président de la Cour Constitutionnelle des Comores a adressé le 04 mai dernier au Président de la Commission de l'Union Africaine dans lequel il donne sa version des faits et expose son point juridique.
Anjouan, le 4 mai 2007

Ahmed Abdallah SOURETTE
Président de la Cour Constitutionnelle

A

Monsieur le Président de la Commission
De l’Union Africaine

ADDIS ABEBA

Son Excellence et Monsieur le Président,

Je viens d’être informé de la réaction de notre Organisation Africaine après les événements récents sur l’Ile Autonome d’Anjouan condamnant l’attaque contre les forces de l’AND (Armée Nationale du Développement).

Je voudrais, en ma qualité de Président de la Cour Constitutionnelle de l’Union des Comores fournir des éclaircissements sur ce sujet :

L’attaque comme elle est appelée, est en réalité une opération de délogement des forces de l’ AND (Armée Nationale du Développement) basées à Anjouan qui avaient occupé illégalement des locaux abritant des services des ministères des Finances et de l’Intérieur de l’Ile Autonome d’Anjouan. Cette occupation avait pour but d’installer d’autres ministres nommés à la veille par un président par intérim désigné par le Président de l’Union des Comores soit disant que le mandat du Président de l’Ile Autonome d’Anjouan est arrivé à son terme.

Sans nul doute le mandat de ce dernier s’est achevé le 14 Avril 2007, et normalement d’autres élections devraient être organisés avant la fin du mandat pour ne pas justement se retrouver dans un vide juridique .Mais cela n’a pas été le cas. A qui la faute ?

A mon avis, nulle part au monde, un Président élu qui se représente n’est appelé à démissionner au préalable et la Cour Constitutionnelle dans le cas des Comores l’a confirmé dans un arrêt jugeant la démission qui a été voté par les parlementaires, non conforme à la Constitution de l’Union des Comores.

Par conséquent le Gouvernement de l’Ile Autonome d’Anjouan en place, en attendant l’élection d’un nouveau Président et la passation de service, reste légal.

Par contre la nomination d’un Président par Intérim par le Président de l’Union des Comores est sans base juridique.

Je voudrais rappeler que le nouvel ensemble comorien né des accords de Fomboni accorde aux Iles qui composent l’Union, une large autonomie ; chaque Ile disposant de sa propre loi fondamentale.
Justement ni la Constitution de l’Union ni la loi fondamentale de l’Ile d’Anjouan ne prévoit le cas de fin de mandat. Par contre la loi fondamentale d’Anjouan prévoit en son article 22
Je cite : En cas d’absence ou d’empêchement temporaire, le Président de l’Ile Autonome d’Anjouan sera remplacé par un de ses Ministres de son choix. Et l’on aurait pu considérer qu’il y a empêchement temporaire pendant la période préélectorale de campagne.

Malheureusement le Président de l’Union des Comores a préféré outre passer ses pouvoirs en nommant lui-même un Président par intérim ce qui est contraire et à la lettre et à l'esprit de la Constitution de l’Union et de la loi fondamentale de l’Ile Autonome d’Anjouan ; acte ayant pour conséquence l’affrontement entre l’armée nationale et la force de sécurité de l’île.
Cette confrontation était prévisible car l’AND quelques jours auparavant, a eu à procéder au recrutement des mercenaires.

Pour moi ce qui est survenu à Anjouan n’est pas une surprise, c’est l’aboutissement logique d’un processus prémédité par le Gouvernement de l’Union visant à écarter coûte que coûte le Président d’Anjouan du pouvoir dont j’ai été la première victime.

En effet le Président Sambi dans une lettre adressée fin février individuellement aux membres de la Cour Constitutionnelle, a demandé à ces derniers de me destituer alors qu’il n’en avait pas ce droit en vertu du principe de séparation des pouvoirs entre les institutions d’une part d’autre part de l’indépendance de la haute juridiction. Mais mes pairs sans hésiter ont exécuté.
Dès cet instant j’ai compris qu’il s’agissait d’une machination politique ayant pour aboutissement la déstabilisation de l’Ile Autonome d’ Anjouan et de son Président.

La preuve, toute la procédure de destitution a été viciée aussi bien sur la forme que sur le fonds. En définitif ce sont les forces militaires de l’AND qui m’ont chassé.
Aujourd’hui la Cour Constitutionnelle, après mon départ et celui du conseiller madjid par solidarité se trouve réduite à 5 membre au lieu de 7 et continue à siéger en toute illégalité en prenant bien entendu des décisions en violation des règles de droit, pourvu qu’elles satisfassent le Gouvernement de l’Union des Comores.

Avant mon départ j’ai pris soin d’en aviser la Communauté Internationale aux Comores en premier lieu, le Représentant de l’Union Africaine Monsieur Mourad ; une façon d’attirer l’attention de toute la Communauté internationale des conséquences fâcheuses qui pourraient porter atteinte encore une fois à la fragile stabilité de notre Pays.

Hélas mon départ de la Cour Constitutionnelle a laissé indifférent cette Communauté qui n’a pourtant ménagée aucun effort pendant des années afin que les Comores retrouvent la voie de la stabilité, de la démocratie et de l’Etat de droit.
Aujourd’hui à cause des manoeuvres politiciennes du Gouvernement de l’Union, le processus de réconciliation national risque d’être remis en cause, ce qui serait dommage et la Cour Constitutionnelle en assume l’entière responsabilité pour avoir rendu un arrêt controversé

Veuillez agréer Son Excellence et Monsieur le Président mes salutations les plus sincères.


Copies :
Présidence de l’union
Présidents des îles autonomes
Union africaine aux Comores
Union européenne
Ambassade de France
Ambassade de l’Afrique du sud
Cour constitutionnelle

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