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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 12:18

SUITE 2 ET FIN DU RAPPORT DE LA FCDH DU 15 AVRIL 2008 SUR LES EXACTIONS COMMISES PAR LE REGIME BACAR A ANJOUAN


POUR VOIR LE DEBUT DU RAPPORT CLIQUEZ ICI

POUR VOIR LA SUITE 1 DU RAPPORT CLIQUEZ ICI

Insa Mohamed 44 ans de Hassimpao  dans la Région de Sima, pêcheur

Arrêté le 26 janvier 2008 à 11h00 ; treize FGA ont débarqué chez lui et l’ont amené jusqu ‘ à Bambao où il a subit des tortures physiques

Il s’est trouvé blessé au niveau des membres supérieur avec une déformation du poignet

Transféré au camp militaire de Sangani où ils l’ont brûlé les deux pieds suivi de menaces de mort

Durant son séjour à au camp militaire de Sangani il a subi toutes sortes de tortures

Tombé malade, il est admis à l’hôpital le 27 février où il a été opéré et passé 60 jours.

 

 

Imrane Abidi, originaire de Mutsamudu arrêté le 16 février 2008 à 17 h 30mn à Mjamawe par une équipe de la FGA. il est amené à aéroport de Ouani où il a été tabassé, ligoté les pieds et on lui a versé de l’essence et  on a mis le feu  après il a été entaillé sur le dos. Il est enfermé en prison puis le directeur de l »hôpital de Hombo a intervenu pour le soin de celui-ci

 

Said Ali Houmadi, enseignant de secondaire de Bandrani  arrêté le 07 janvier 2008 à 2 h du matin il a été tabassé puis libéré sans procès et sans savoir de quoi il était soupçonné.

 

Abdou Said, inspecteur de finances sous le régime du feu président Taki est arrêté le 12 décembre 2007 à 00h. il est tabassé depuis chez lui et a passé 3 jours à la brigade de Ouani

A la sorti le troisième jours il est hospitalisé pendant 2 semaines il a quitté l’île d’Anjouan pour Moroni en prenant le Kwasakwasa et depuis ce jour sa famille n’a aucune nouvelle de lui. 

 

Farid Abdou originaire de Dindri Pomoni  est arrêté le 7 décembre 2007 à 1h du matin par 9 FGA il est posé sur un pneu  suivi des tortures physiques depuis chez lui jusqu à Mchacojou il s’est trouvé dans ce lieu tout seul et il s’est débrouillé pour rentrer chez lui

 

Bacar Issoufou, de Hassimpao  en pleine nuit la FGA est arrivé chez lui le 14 janvier et l’ont arrêté, avec comme motif il est le responsable des déplacés des anjouanais vers les autres îles Mohéli, Mayotte et Grande Comore avec sa vedette. Arrivé à la brigade de Ouani il s’est vu ligoté les bras puis tabassé.

 

Said Ali Iboura de Sima arrêté le 2 janvier 2008 à 00h par 10 FGA cagoulés

Cause de son arrestation ; il doit dire l’endroit  où se trouvent l’AND

Ils l’ont piétiné au niveau du corps.

 

Fatima Issiaka  s’est vu arrêté vers 17h parce qu’elle contestait le régime en place. Enfermé à la brigade pendant 2 jours avec des menaces

 

Dhoiharou Moussa arrêté le 21 décembre à 23h et envoyé à dans la prison de Domoni où il est mis le puit il est resté pendant deux jours et le quatrième jours il est amené à la prison de Koki où il s’est vu  torturé physiquement 

 

Kaisse originaire de Bambao tabassé durant toute une nuit puis jeté devant sa maison

Il contestait le régime Bacar

 

Mohamed Issiaka dit Touré originaire de Domoni  arrêté le 21 octobre 2007 à 1h du matin la cause de son arrestation il expliquait aux gens les mauvais traitements du régime Bacar

 

Djandi André de Mramani à Nioumakelé trouvé à la mosquée entrain de prêcher  la FGA l’a arrêté puis tabassé

 

Kassim Houmadi  Ourodé de Nioumakele Chaoueni prof d’hist Géo arrêté le 28 décembre 2007 par 12 FGA. Il menait une grève des enseignants dans l’île. il a subi des tortures physiques et des blessures au niveau des membres inférieur 

 

Oumar Djaha de Mramani arrêté le 2 février 2008. il a passé un mois et 25 jours dans la prison de Koki  raison il a un réseau de déplacé vers les autres iles

 

Houmadi Ahamed, instituteur Mramani arrêté le 22 juin 2007 à 22h du soir motif meneur de grèves des enseignants il a été torturé physiquement

 

Ismael enfermé pendant 15 jours à la brigade de Mrémani  privé de nourriture après avoir subi des tortures physiques admis à l hôpital de Domoni, il a pris le Kwasakwasa vers les autres îles.

 

Felé,  originaire de Domoni député est arrêté le 16 mai 2004 à 9 h du matin au marché de Mutsamudu il a été torturé jusqu’à 23h il est libéré.

 

Imame Ben Abderehemane de Mutsamudu enlevé chez lui à 2h du matin par 30 FGA et l »ont amené jusquà Mchakojou où il a subi des tortures physiques transféré à Domoni il a fait 30 jours celui-ci a pu reconnu deux FGA dont Kamardine de Mohéli et Abdou kalbadjara d’anjouan

 

Hadji Toilha de mutsamudu arrêté le 16 janvier à 17h  par la FGA qui lui demandait de leur dire la date du débarquement il a été torturé physiquement enfermé à la prison de Koki après avoir été torturé à l’aéroport de Ouani

 

Melle Echat Ahmed de Mutsamudu  secrétaire comptable à l’usine de Coca cola à Anjouan attrapée. En train de jeter des ordures, elle a été enlevée amenée à la Brigade où elle a été tabassée. Elle est passée  la nuit à la brigade à l’insu de ses parents il a fallu l’intervention de son chef pour qu’elle soit libérée.

 

Loukmane Badrane de Mutsamudu arrêté le 22 janvier 2008 à l’Alliance Franco Comorienne amené à la brigade de Mutsamudu où il a passé 12 jours  sans qu’il sache la cause de son arrestation il est transféré à Ouani où il a eu des tortures physiques  sa libération était conditionnée d’une rançon d’un million des franc comoriens donné à la FGA. Les négociations ont été faites directement entre son père et le colonel Bacar avec la médiation de Daffar salim l’ex ministre de l’intérieur.

 

Nassor Nafioun, agent de la tour de contrôle, rencontré à Moroni le 3 avril 2008 chez Arbabidine Mohamed qui l’hébergeait. Il nous a dit avoir été arrêté à son bureau à l’aéroport de Ouani. Il a été détenu à la brigade du dit aéroport et il a été tabassé sur la piste d’atterrissage lui et Omar Galela. Il a fait 3 jours sans aller aux toilettes car il ne pouvait pas marcher à la suite des tortures. Il a pu identifier une partie des ses bourreaux qui sont Bobocha qui lui pris sa bague de mariage, Astérix, Chaher, Menton, Charslin, Sengué, Djanfar Chamouine, Abdou Kalbadjar et Mohamed Ali Combo alias Zouma. Il a toujours un plâtre au pied gauche et marche avec une béquille.

 

Soifi Issouf Ben Ali de  Mpagé  arrêté le 8 février 2008 à 22h par 13 FGA ils l’ont bandé les yeux puis tabassé jusqu au matin

 

Rachifane Soilihi Amane de Mpagé arrêté le 3 janvier 2008 amenée à Ouani où il a passé 8 jours de torture puis, transféré à la prison de de Koki où il a fait ses 3 mois et 8 jours

 

Mohamed Halifa de Pagé avant d’être arrêté sa maison était saccagée lorsqu il est attrapé le 14 janvier à 2 h du matin quant il voulait s’enfuir la FGA l’ont tabassé et il se trouve maintenant avec des béquilles    

 

Saenyane ousseine originaire de Pagé à la descente de l’aéroport de Ouani il est arrêté pour avoir apporté des posters du président sambi

 

- Onzad Issiaka, originaire de Mramani. Il a été arrêté le 27 décembre 2007 chez lui vers trois heures du matin « ils ont cassé la porte et m’ont pris dans mon sommeil. Ils ont commencé à me frapper. A la place publique m’ont enchaîné et ont commencé à me tabasser. Moi et mes compagnons de captivité avons été emmenés au carrefour de Nkohani et après le passage à tabac nous sommes emmenés à la brigade de Domoni. Nous avons fait huit jours et certains d’entre nous sont libérés. On me recherchait une deuxième fois et je me suis réfugié dans la forêt.

 

Kayissoire Thoueni, Domoni : suite au refus des compteurs prépayés, un militaire lui a tiré à bout portant sur le pied droit avec d’un kalachnikov. Il a été hospitalisé à l’hôpital de Domoni (anjouan) pendant deux mois et sa famille a cotisé pour l’envoyer par un kwassa Kwassa à Mayotte moyennant  750 000fc et 150 000 fc de traitement. La jambe présente une déformation

 

Thambati Mohamed, Domoni : un pêcheur arrêté à huit heures du matin. Jeté sur une route bitumée, il a été trainé sur la chaussée et roué de coups de matraques. Continue de souffrir physiquement et moralement

 

Fatoumia bourhane (Mlle), Domoni : 28 ans, a reçu une cartouche sur la jambe gauche. Suite au refus des autorités de fait d’Anjouan de la laisser aller se soigner à l’extérieur, sa famille l’ « a volée » à l’hôpital pour l’envoyer à Mayotte  où elle est restée pour ses soins. Sa famille a dépensé un million de francs comorien pour ce transfert sanitaire. Elle marche à l’aide de béquilles.

 

Kamal Mohamed, Domoni : arrestation à minuit en plein sommeil. après qu’il a été contraint d’aboyer, on a obligé à un de ses copains d’infortune de le tondre les cheveux à l’aide d’une machette et d’une capsule de coca cala jusqu’à ce que le sang coule abondamment sur son corps.

 

Farid Djabir Mirghane, Domoni : a été arrêté dans son studio d’enregistrement. Les militaires de la FGA simulaient sa fusillade. Il a été chassé et en revenant il a retrouvé tout son matériel (3 ordinateurs, ses CD et  ses cassettes) volés. Il a été très marqué surtout du fait que cela s’est produit le jour de son mariage.

 

Mariama Attoumani (Mme), Domoni : cette épicière a vu débarquer dans sa boutique plus de quinze hommes en armes qui sont venus le menacer, l’insulter et  l’infliger de claques. Ils ont tiré avec des armes automatiques et une des balles qui a ricoché sur un poteau électrique a vu un certain nombre de ses débris venir abîmer un de ses yeux. Malgré l’intervention ophtalmologique subie, elle affirme avoir une perte de sa vision. Elle garde une cicatrice à côté de l’œil blessé. Ses dépenses médicales s’élèvent à 110 000fc

 

Said Anli dit Dj Ropa, Domoni : suite à une publication de chansons anti régime Bacar, il a été arrêté et incarcéré à la brigade de gendarmerie de Domoni . il a été roué de coups de rangers et bâtons. Il affirme souffrir au niveau des côtes.

 

Houmadi Ahmed Bacar, Mon Daniel, Chambani Djailane, Anfardi Anasse,Omrou Soula, Aminati Said Ali et son fils, Kamitoine Abdou, Mogné Abdou,Poli, Abdourahamane Ali, Roihime, Bamvoura, Hayidi Issouf et sa femme, Mbobo et sa femme, Abdilahi Dodo, Hamza Ibrahime, Badanassi Ibrahim, Abdéréhmane Daouladine,Abacar Abdou Mari, Elhade Anlimoudine, Mohamed Abdou Pink, Abdallah abdou Ousseine ,Farid Issouf Boina, Abdoulkader Toiliha, Maoulana said Hachime, Ansumdine Salim (pécheur) Moustoifa Ahmed Hachim (éleveur), Thamarati Thoueni, Charaf Abdou: tous (de Domoni) ont été arrêtés le même jour à quelques minutes d’intervalles, et ont suibi à la gendarmerie de Domoni les mêmes tortures à savoir qu’on les marchait sur le corps par des  godasses et on les distribuait des coups de bâtons répétés sur la plante des pieds. Pendant des jours après leur remise en liberté, ils avaient du mal à marcher.

 

Radjab Said, Domoni : ce peintre en bâtiment de 39 ans a été menotté et jeté dans une citerne pendant 10 heures de temps dans cette position. Par la suite, on l’a retiré de la citerne et enlevé les menottes mais on a l’a laissé sans manger ni boire pendant 24 heures. C’est le major Fatahou  qui a ordonné ses supplices

 

Toibibati Abdou Chaibati, Domoni : du fait de son soutien au président Sambi et après avoir été proposée sans succès d’aller coucher avec les gendarmes Abdallah Machamba et Samirou, elle a été convoquée par les deux gendarmes le lendemain à la brigade de Domoni où elle a été rouée notamment par une grosse câble, de claques, de godasses.  Elle s’est finalement trouvée sur un lit d’hôpital saignant abondamment notamment par le vagin. Elle affirme que ce n’était pas la période de ses menstrues mais ne  peut pas affirmer si elle a été violée ou pas du fait qu’elle avait perdu connaissance sous les tortures.

 

Abdallah Mohamed : il a été arrêté, incarcéré et torturé par les gendarmes notamment par le gendarme Djanfar Chamouine (en cavale avec Mohamed Bacar) qui le rouait de crosses de canon de fusil. Il a été incarcéré  pendant deux semaines et déclare souffrir physiquement. N’a plus d’appétit ni sommeil.

 

Ali Maenfou (pécheur), Ongoni, Marahani : la FGA l’a arrêté à minuit. L’a roué de coups de matraques et crosses de fusil de guerre. Incarcéré pendant 7 jours à la gendarmerie de Mutsamudu, jugé sans savoir pourquoi avec à la clé une amende de 800 000 fc, enfermé à Bambao Mtsanga pendant 24 h, Domoni 24 h, Sangani pendant 5 jours et puis s’est enfui à Mohéli. Deux de ses vedettes ont été brûlés et deux de ses moteurs hors bord « volés » par les gendarmes. Ses tortionnaires sont connus sous les appelations d’Adé, Daoud Mboiyaya et Djanfar.

 

El farouk Ahmed Said (élève de 22 ans) : ligoté des pieds et jambes et jeté dans un véhicule où on l’a marché dessus jusqu’à la brigade de Bambao où il a été roué de coups de bâton, emmené à la brigade de Sangani pendant 6 où il a été une nouvelle fois roué de coups de bâton et à Hombo pendant 24 heures. Il a été arrêté et torturé à la place du père introuvable. Ses tortionnaires se nomment notamment Sudikou de Mohéli et Chadhuili de Mromaji

 

Saniati Daoud (Mme) : les FGA sont rentrés dans son domicile à 2 heures du matin. Ils voulaient l’emmener à la place du mari recherché mais absent de la maison. Devant le refus de celle-ci d’obtempérer, elle a été rouée de claques en tenue d’Eve  et injuriée devant ses enfants.

 

Habiba Attoumane Hachime (Mme), Bambao Mtsanga : pour les mêmes motifs que précédemment, plusieurs gendarmes se sont introduits. Ont menacé la dame par une arme de guerre. Lorsque sa fille Zabida a voulu s’interposer, elle a été traînée par terre et ont voulu l’emmener si la maman ne s’était pas jetée sur elle recevant toutes les deux de coups et le bébé qu’elle portait est blessé en tombant

 

Fofana Mohamed , Ali Abdou, Mahamoud Mohamed Said, Mariama Toybou, Djoni Baco, Archimed Abdallah ont été ligotés, embarqués dans des véhicules où ils ont reçu  des coups avant d’être torturés à la gendarmerie.

 

 

Saidali Abdérémane, instituteur, originaire de Ouani, a été convoqué à la brigade de Ouani le 2 octobre 2008.

Arrivé à la brigade, au moment où il demande le motif de sa convocation, il aperçut un monsieur Cher de la FGA se jeta sur lui et le tortura à mort depuis 9h 3o mn à 11 h 3o mn. Il est victime de l’inflammation testiculaire  droit, masse dure du testicule droit aboutissant à un kyste, douleur sur la hanche.

 

Oiridine Omar, Zouhair Bacar, Abdouroihamane Mikitadi,  Ahmed Hedja, Aboulaithi Houmadi, tous originaire de N’yantranga.

C’était le 5 février 2008 à 23 heures où ils étaient enlevés de leurs domiciles et transportés jusqu’à la piste de l’aéroport de Ouani où ils ont subis toutes les exactions du monde.

 

Anridhoine Antoy originaire de M’ramani et résidant à Mirontsy a été arrêté en janvier 2008 et détenu à la brigade de Domoni où il a été torturé jusqu’à la cassure de son pieds.

 

Ibrahim Allaoui, infirmier d’Etat, originaire de Mirontsy, a été arrêté et détenu durant un mois, il a subi toutes les exactions du monde. 

 

En mars 2008, Laidine Abdallah Assane dit Charlot, originaire de Barakani, village natal de Mohamed Bacar, a été enlevé et torturé dans la résidence personnelle de Mohamed Bacar et sa présence. Monsieur Laidne est victime d’une fracture de bras et de la jambe gauche. 

 

Elkarim dit Baba, originaire de Ouani, a été violemment torturé. Il a sucombé suite à ses blessures après un mois.

 

Assassinant

Naoumane Daniel âgé de 18 ans, élève en clase de 4ème, originaire de Barakani, village natal de Mohamed Bacar, a été assassiné devant la porte de la résidence de Mohamed Bacar à 22 heures alors qu’il était un enfant très réputé de sa docilité. Il était même familiarisé de garde rapproché de Mohamed Bacar.

Selon des sources dignes de fois de son oncle Choubayan Soilih et sa mère Chayanti Soilih,  Naoumane Daniel a été assassiné pour des raisons rituelles et de gris-gris.

D’ailleurs, aucune explication n’a été fournie ni par la FGA ni par Mohamed Bacar.

 

 

 

Les exils forcés

A Ouani, une trentaine d’hommes et de femmes ont été obligés de fuir l’île d’Anjouan pour se réfugier à Mohéli et à Moroni. Ils étaient menacés de torture et de mort.

 

A Nyantranga, une vingtaine d’hommes ont vécu dans le maquis du janvier et mars 2008.

 

A Ongoni 2/3 des hommes ont vécu dans le maquis, depuis le mois de décembre jusqu’au jour de débarquement.

 

Conclusion

 

Ce rapport montre combien le régime de Bacar a été traumatisant pour la population anjouanaise. Nous avons relevé plusieurs cas et beaucoup n’ont pu être prises soit parce que les victimes ne sont pas encore revenues à Anjouan soit parce que le temps nous était limité, mais aussi, nous avions de moyens très limités qui ne nous ont pas permis de passer beaucoup de temps sur le terrain. Nous aussi rencontrés quelques problèmes liés au refus de témoignages dû à une lassitude des citoyens ne croyant pas que cela servira à quelque chose.

Nous avons en outre remarqués que beaucoup de gens sont encore sous le choc et des enfants en sont traumatisés.

Nous lançons un vibrant appel à tous les gens qui pourraient apporter une assistance à ces personnes victimes du régime de bacar. Beaucoup ont perdus des biens mais aussi de l’argent ou encore leur dignité. Certains ont besoin d’une assistance psychiatrique avant de redevenir normaux.

 

 

Pour la FCDH

 

Ahmed Mohamed Allaoui,                  Mohamed Nassur Riziki                Kaled SAID

 

 

 

Antufati Soidri :                                    Echati Chadhouli :                   Fatima Bacar Abi

 

 



[1] Les deux femmes ont été interviewées ensemble. Semble-t-il qu’il y a eu des attouchements mais deuxième a été très gênée de raconter son calvaire. Les paroles étaient entrecoupées et quelques larmes tombaient.

[2] La victime est le voisin de Mme Roukia

[3] Le douanier arrêté à Mayotte et transféré à Moroni

[4] Nous étions transférés après six jours de détention à Ouani.

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Mariama HALIDI HALIDI - dans RAPPORTS
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commentaires

moidamou 23/04/2008 14:19

La fondation comorienne des droits de l'homme contrairement à son apparence, on l'a à plusieurs reprises évoqué n'est pas une association apolitique militant pour les droits de l'homme . Nous avons  plusieurs fois été étonnés par leurs prises de position politique  avant le débarquement militaire:En effet ,Ils ont appellé ouvertement à la guerre dès le début de la crise au mois de juin .Tout ce qui se faisait à Anjouan était vu par cette pseudo fondation comme étant non fondé et injuste .Et toutes les positions défendues par l'union des comores étaient pour eux  justes .Ceci démontrait dès le départ que cette association etait politique et se sert des droits de l'homme pour le compte des politiciens et cela c'est honteux!!!!  Soit on fait de la politique , soit on milite pour les droits de l'homme!!!                        Ce qui va pas dans ce rapport:1- concernant la rubrique : assassinat: la façon dont se sert , ou décrit cette association la mort de ce jeune homme est honteux .. Cette histoire date d'il y a environ 3 ans , il faut le dire!! ! On ne peut parler d'assassinat  mais plûtot d'homicide involontaire . Cette histoire a traumatisé anjouan et surtout la région de barakani ,car personne n 'a compris pourquoi ce petit garçon est mort .il ne répresentait pas une menace pour la sécurité du président et malheureusement il a été tué par les sentinelles qui surveillaient la maison du colonel déchu !!!Certains ont affirmé qu'il était parti chercher de l'eau près de la fontaine se trouvant pas loin du domicile de mohamed bacar .Cette zone été  bouclée pour des raisons de sécurité car durant cette période là mohamed bacar était persuadé qu'il y avait un complot organisé  contre lui par certains militaires de la FGA ( pour le solde d'ABEID)... et malheureusement cette tragédie s'est déroulée , il y a eu parait il explications et rencontres avec la famille de la victime .. et nous espérons que des dommages et intérêts ont été versés à la famille victime  même si cela ne peut remplacer en aucun cas une vie. Il faut laisser la famille de la victime se manifester si elle veut porter plainte , et laisser cette affaire en dehors de champ politicien  !!!
2-concernant la rubrique "exilés forcés": la plupart des personnes exilés à moroni ou à moheli étaient des pro sambi, ils ont choisi de partir pour pouvoir s'exprimer librement , et éviter "la chappe de plomb"  exercée par mohamed bacar . ils ont fui pour éviter la prison et en aucun cas pour éviter d'être tués!! Ne confondons pas tout s'il vout plait. Faut il dire à cette pseudo association qu'il y a eu aucun meutre de politiciens? effectivement Mohamed bacar était un dictateur!!!le gouvernement de l'union a favorisé et encouragé l'exil pour donner une mauvaise image du pouvoir à Anjouan ..   pourquoi vous ne le signalez pas monsieur et mesdames de la FCDH?3- concernant les accusations de viols et agressions sexuelles:il y a à priori 4 commentaires recueillis:les deux premièrs sont approximatifs et improbables .On aurait amené ces femmes en place publique pour les humilier sans que les gens de leur village ne réagissentpas  ..C'est impossible!!!!!    d'un autre côté , on ne connait pas le nom des militaires de la FGA responsable de ces deux exactions !!!les deux derniers témoignages sont  à notre avis  pas très crédibles.. On sent bien les histoires de "ari ari " .il manque beaucoup d'éléménts qui rendraient ces témoignages crédibles. D'autre part n'oubliez pas qu'aux comores que si effectivement il ya notion de viols , les familles ont honte et ne viennent pas exposer publiquement  ces histoires . ..Ces histoires finissent en vengeance  pour rétablir bien souvent l'honneur perdu . Monsieur de la FCDH , un peu de crédibilité s'il vous plait!!!!!4- concernant la rubrique actes de tortures et vandalismes:la c'est le comble , c'est pire qu'un catalogue. On a des dizaines ou peut être de  centaines de noms . dans plus de 90%  de ces commentaires recueillis, il manque soit la date, soit le motif exact de l'arrestation, soit les militaires de la FGA incriminés . Bien souvent les histoires remontent même à plus  de 4 aans!!! Vous imaginez 4 ans?On a aussi l'impression que dans la très grande majorité des  cas , il y a des régléments de compte dans ces témoignages. certains affirment  avoir  reconnu leurs bourreaux même si ces derniers étaient cagoulés , ca c'est fort!!!!Nous avons  recensés 6 à 7 cas de temoignables qui nous semblent à peu près plausibles et pas contradictoires . les autres  témoignages sont simplement  irrecevables ou contradictoiresles autres cas plausibles témoignent du manque de démocratie du pouvoir bacar , ou les gens étaient arrêtés , voir torturés pour avoir dit du mal du président . Les arrestations arbitraires ont été courant ,il faut le dire et le signaler  !!! certains prisonniers ont été bastonnés Même sambi fait pareil!!!notre conclusion: quelle impression globale on tire de ce rapport?Ce rapport est médiocre plus de 7 personnes ont travaillé parait il sur ce rapport . On dirait qu'il a été rédigé par des "pêcheurs" . le niveau de français utilisé est médiocre et on a du mal à croire que l'union des comores va s'en servir pour demander l'extradition de mohamed bacarSur le fond , il y a beaucoup de contradictions et d'incertitudes , il donne plus l'impression d'un catalogue de "règlements de compte " ou d'un catalogue de  "ari ari"  fourni par une organisation  pour le compte des politiciens .équipe habari overblog

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