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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 09:34

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

  

Moroni, vendredi 23 janvier 2009 (HZK-Presse) – Mercredi 21 janvier dernier une cérémonie a eu lieu au siège du Rotary club de Moroni. L’objet était la remise officielle d’une poissonnerie et d’un camion frigorifique au syndicat des pêcheurs de l’ile de Ngazidja. Le Premier à prendre la parole fut M. Chawali, un notable, membre du syndicat. Il a fait un bref historique de l’organisation syndicale et salué les efforts déployés par ses deux principaux dirigeants Ibrahim Mbelizi et Algerie.

 

Il a remercié tous ceux qui sont intervenus de près ou de loin dans le processus de mise en place de la poissonnerie. M. Chawali a loué l’important travail mené par les pêcheurs qui, malgré des conditions de travail difficiles, arrivent à approvisionner le marché en poissons. Il a surtout tenu à mettre en exergue le partenariat qui s’est instauré parmi les différentes institutions comme la chambre de commerce, le ministère de l’Agriculture de l’Union et celui de la Production de l’ile.

 

L’orateur a aussi demandé que les pêcheurs puissent bénéficier leur part des accords de pêche avec l’Union européenne. Mais selon lui, « le prix élevé du gas-oil reste un goulot d’étranglement pour le secteur de la pêche ». C’est pourquoi il demande une baisse pour permettre à la profession de respirer un peu plus.

 

Prenant la parole, le ministre de la Production de l’île a d’abord tenu à excuser l’absence d’un certains collègues retenus par d’autres obligations, l’invitation étant sortie tardivement selon lui. Il a plaidera pour la continuité qui a prévalu au sein des différents ministères, ce qui a permis à ses yeux « de concrétiser le protocole d’accord négocié par les partenaires et cela malgré les changements intervenus au niveau du ministère de l’Union ». « Le travail en synergie est aujourd’hui une nécessité », soutient-il.

 

Quant au ministre de l’Union en charge de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement, Houmadi Abdallah, il a clarifié un certain nombre de points, notamment celui concernant les accords de pêche, qui relèvent du domaine exclusif de l’Etat, même si beaucoup des fonds issus de ces accords vont à la pêche.

 

Pour ce qui est du prix du carburant, il informé les participants que la société des hydrocarbures vend à perte le gasoil destiné à la consommation courante. Et tant que la situation demeurera en l’état, il sera difficile de baisser encore plus le prix actuel.

 

Le ministre a dit toute sa disponibilité de travailler de concert avec son collègue de l’île pour aller dans le sens d’une meilleure prise en compte des besoins de notre population. Après les allocutions d’usage, le ministre Houmadi a remis les clés de la poissonnerie et du camion au ministre de la production de l’ile, lequel a procédé à son tour à les remettre au responsable du syndicat.

 

Ce fut un moment intense où toute l’assistance s’est réjouie de cet esprit de coopération qui anime les différentes autorités impliquées. L’honneur de la coupure du ruban à l’entrée de l’édifice sera laissée à Madame Siti Kassim, l’ancienne ministre de l’Agriculture et de la Pêche, car faut-il le rappeler, elle a été de ceux qui étaient à l’origine de ce projet. On souhaite que le syndicat des pêcheurs puisse relever le défi d’entretenir ce matériel qui est en quelque sorte le bien de tous.

 

Mmagaza

230109/am/hzkpresse/12h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans SYNDICATS
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 09:53

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, lundi 13 octobre 2008 (HZK-Presse) – La Confédération des travailleurs comoriens (CTC) a tenu à Moroni du 11 au 12 octobre dernier son congrès statutaire, abrité et parrainé par l’Université des Comores dans ses locaux de l’IFERE. Près de 14 organisations syndicales affiliées ont participé aux travaux. Des délégués de la CGT (France métropolitaine) et ses relais de la Réunion et Mayotte ont participé à titre d’observateurs aux assises, apportant ainsi leur expérience dans le domaine syndical. Au terme des travaux marqués par « des débats profonds et sérieux », l’ancien secrétaire général M. Ibouroi Ali Tabibou a été reconduit à son poste pour un nouveau mandat de trois ans.

 

« Syndiquer les travailleurs, c’est mieux les défendre » tel est un des slogans retenus pour ce premier congrès statutaire de la CTC. Ayant concentré ses travaux sur la réforme de ses textes (statuts et règlement intérieur), le congrès avait pour objectif de jeter les bases d’une refondation du mouvement syndical comorien, évoluant vers « un syndicalisme de proximité » afin de renouer avec la confiance des travailleurs, aussi bien ceux qui exercent dans le secteur public que les salariés du privé.

 

C’est d’ailleurs l’une des motivations du bureau sortant à placer le congrès sous la bannière « se syndiquer c’est mieux se défendre ». Le secrétaire général sortant a dans son discours d’ouverture des travaux appelé les congressistes à « se serrer les coudes », en invitant les travailleurs du secteur privé et de l’informel à rejoindre les rangs du mouvement syndical pour mieux défendre leur droits et faire face au patronat et aux pouvoirs publics, en matière de respect des normes internationales du travail. Et le leader syndical d’appeler à poursuivre la lutte « pour un travail décent » et l’Etat de droit aux Comores.

 

Dans son rapport, Ibouroi Ali Tabibou dira que la Ctc née dans une période dominée par la crise séparatiste (avril 2005) a pu imposer sa stratégie en répartissant les postes de son bureau national sur toute l’étendue du territoire national. Son organisation a su aussi, au fil des mois, « nouer des relations avec les mouvements syndicaux de la région », notamment la CGTR de l’île de la Réunion, la CGT-Mayotte et d’autres mouvements de Madagascar et Maurice.

 

Naturellement avec le concours des cadres du Bureau International du travail (BIT) et de la CGTR, le congrès constitutif d’avril 2005 a été sauvé. Autant dire que le passage de l’Usatc [Union des syndicats autonomes des travailleurs comoriens] à la Ctc a été « un exercice difficile et de longue haleine », témoignera M. Ivan Hoareau secrétaire général de la CGT- Réunion qui, pour la deuxième fois participe aux travaux de la Ctc.

 

Depuis, de nouvelles pistes ont été exploitées par le bureau national sortant en élargissant son champ d’intervention, en sensibilisant les travailleurs sur l’intérêt de s’organiser en syndicats et associations professionnelles, pour mieux défendre leurs droits. Des syndicats sont nés à partir de cette initiative, tel que le syndicat des dockers aux ports de Moroni et Mutsamudu. D’autres se sont renforcés sur le plan organisationnel, de par les formations dispensées par la Ctc avec l’appui du Bit.

 

Le bilan du bureau sortant a été bien apprécié par les congressistes qui commencent à ressentir l’impact de ce regain du syndicalisme, et à bénéficier des échanges d’expériences, à travers la collaboration et le soutien mutuel des organisations syndicales partenaires de la Ctc qui continuent d’apporter leur contribution au mouvement. L’adhésion de la Ctc en janvier dernier à la Confédération Syndicale Internationale (CSI) a donné le quitus à Ibouroi A. Tabibou, leader syndical incontesté sur l’échiquier national, après deux décennies de militantisme d’abord au service du corps enseignant dont il est issus, et ensuite de l’ensemble des travailleurs de son pays.

 

« Forte du soutien et de la solidarité syndicale, la Ctc est fière d’avoir pris part à des grands chantiers nationaux dans la mise en place de nombreuses institutions », a laissé entendre le leader syndical. Elle a par conséquent stigmatisé et combattu le séparatisme, saluant au passage l’intervention militaire à Anjouan, qui a permis le rétablissement de l’autorité de l’Etat. Il a rappelé la répression qui avait frappé les militants syndicaux dans cette île et auxquels il rend hommage.

 

M. Ibouroi évoque les difficultés internes liées au désistement de certains membres du bureau, ou aux moyens de fonctionnement. Mais face à cette expérience difficile, Ali Tabibou endosse son maillot de numéro 1 de la Ctc, presque plébiscité par ses camardes congressistes pour un second mandat.

 

Interrogé par la Gazette des Comores, le leader syndical estime que conformément aux objectifs du congrès, « la Ctc doit se doter des structures qui lui permettront de conquérir le secteur privé et informel ». Le nouveau bureau national saura-t-il relever le défi ?

 

A. Nabahane

131008/an/hzkpresse/6h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans SYNDICATS
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 08:44

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, jeudi 09 octobre 2008 (HZK-Presse)A l’heure actuelle, où une crise alimentaire sévit un peu partout dans le monde, les agriculteurs des trois îles, qui viennent de se constituer en fédération, tentent de lutter contre l’importation massive et la flambée des prix des produits alimentaires.

 

Ce matin, a eu lieu au Palais du peuple de Moroni, le congrès constitutif de la Fédération Nationale des Agriculteurs Comoriens (FNAC), qui tentera de réorganiser le corps syndical et professionnel des agriculteurs, afin de mieux contribuer à la promotion économique du pays, en présence du Président Sambi et de son gouvernement.

 

« L'agriculture est à la fois source alimentaire et de revenus des pauvres, comptant 40% du PIB et 90% des recettes d'exportation », a annoncé le délégué mohélien, Halifa Said, également vice président de la FNAC.

 

Se demandant pourquoi les gens ne s'intéressent pas à l'agriculture, le vice président a appelé les professionnels agricoles à « se serrer les coudes et faire une politique de partenariat avec l'administration ».

 

Dans sa déclaration le président de l'Union, a promis de « déployer tous les efforts nécessaires pour valoriser le métier d'agriculteur et à contribuer à l'amélioration de leurs revenus », tout en rappelant le potentiel végétal et animale de notre écosystème, jusqu'ici non exploité.

 

« Que ceux qui ont les terres les exploitent, car l'Etat n'a pas les ressources de fournir un emploi à tout le monde », a répété maintes fois le président Sambi, ajoutant que « les hommes riches de la planète ne sont pas des fonctionnaires, mais des gens qui vendent ce qu'ils ont produit ».

 

La FNAC, regroupant l'ensemble des associations, syndicats, et tous ceux qui œuvrent pour le développement et la promotion du métier d'agriculteur, se fixe comme objectifs, « de valoriser le métier d'agriculteur et d'éleveurs, défendre leurs intérêts et améliorer leurs revenus, et bien évidement, augmenter la production », selon le président du mouvement fédérateur, Docteur Kassim.

 

Les observateurs auront constaté que la création de la FNAC intervient à la suite d’une scission au sein de la première organisation professionnelle du secteur agricole, le Syndicat nationale des agriculteurs comoriens (SNAC).

 

Al-Hamdi Abdillah

091008/aah/hzkpresse/12h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans SYNDICATS
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