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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 20:58


Encore une histoire bizarre. On finira par croire que notre pays s'est spécialisé en bizarreries. Lisez l'article de HZK-Presse du 14 novembre 2009 ci-dessous pour juger vous même, chers lecteurs de HALIDI-BLOG-COMORES. Pauvre pays adoré !
Halidi Allaoui


Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions


Fomboni
, samedi 14 novembre 2009 (HZK-Presse) – C’est sur l’affaire « colonel Mohamed Anrifi Moustoifa ». Nommé chef du commandement régional de l’armée nationale de développement (AND) à Mohéli, par le chef de l’Etat, le colonel Mohamed Anrifi Moustoifa se voit refuser, par le chef d’Etat-major le général Salimou, la délégation qui lui est nécessaire pour exercer un commandement sur les forces de l’AND stationnées à Mohéli.

 

Se contentant de ce décret présidentiel, « Obama » avait du mal à organiser, ce vendredi matin la cérémonie de prise de fonction pour cause des instructions qui seraient donné par le général Salimou à la force de l’AND à Mohéli de ne pas exécuter les ordres du colonel Anrifi Moustoifa.

 

Dans les locaux du commandement régional, l’on a assisté ce vendredi matin, à une cérémonie à configuration militaire mais sans aucun militaire. Même ceux qui, d’habitude, gardent la maison, ont préféré rester à l’intérieur, dans les bureaux. Des officiels, le ministre de la fonction publique M. Fouad Ben Mhadji était bien présent, le chef de cabinet au gouvernorat de l’ile autonome de Mwali M. Ben Cheick Mzé Cheick, le directeur régional de Comores Télécom, le préfet du centre El-Had Mnémoi, l’actuel bras droit d’ « Obama », n’ont pas manqué l’événement.

 

Quant aux notables, qui avaient pris le devant, ce sont ceux qui n’ont pas l’habitude de se présenter dans des cérémonies de grande envergure. C’est dire que ce sont des notables inhabituels. Cependant des jeunes cadres, il y en avait assez même si les sièges prévus  n’ont pas été tous occupés.

 

La cérémonie prévue pour 9h du matin à dû finalement commencer vers 11h avec un discours du notable Barwane, qui a montré l’intérêt d’avoir à Mohéli un chef du commandement. En suite « Obama » viendra, dans un discours prononcé en Français puis en comorien au cours du quel, il n’a en aucun moment évoqué une quelconque discorde entre lui et l’Etat major. Il s’est contenté uniquement de glorifier le chef de la nation, puis le chef de l’exécutif de l’ile.

 

Pourtant, le chef d’état-major le général Salimou aurait refusé, conformément à la loi organique n°97-009/ AF du 21 juillet 1997 en son article 30, que le colonel Anrifi Moustoifa  agisse au nom de l’état-major. Cette loi précise que les comandants régionaux sont les représentants du chef d’état-major. Ils agissent par délégation de cette autorité militaire.

 

Le colonel Anrifi aurait, lors d’un séjour du chef de l’Etat à Mohéli, négocié directement le poste de commandant régional au mépris de la hiérarchie, de la discipline et des textes militaires, a confié à HZK-Presse une source militaire qui a requis l’anonymat. Une nomination que le général Salimou aurait qualifiée de « politique » n’ayant que des visés et objectifs politiques. (Voir la lettre du Chef d'Etat Major envoyé au Lieutenant Colonel anrifi le 10 novembre 2009 en cliquant ICI)

 

La question que beaucoup se posent ici à Mohéli, c’est de savoir la suite de ce feuilleton inédit entre l’état-major et la présidence de la république. En tout cas lors d’une cérémonie de pose de la première pierre pour la construction d’un pôle de formation et de documention intégrée (PFDI) à Mohéli, qui s’est déroulée ce même vendredi, dans l’après midi, le ministre  de l’éducation nationale, Kamaledine Afretane, avait salué Mohamed Anrifi en tant que chef du commandement régional de l’AND à Mohéli.

 

Mouayad Salim

141109/ms/hzkpresse/6h00

 

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ARMEE
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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 09:59

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Mutsamudu, mardi 13 janvier 2009 (HZK-Presse)Au total 350 jeunes ont passé ensemble la formation militaire à Itsoundzu à Ngazidja avant de rentrer à Anjouan pour la parachever. En fait cela fait un mois depuis que ces jeunes parcourent les régions de l’île d’Anjouan de village en village, mais aussi dans les forêts.

 

Le camp militaire vient tout juste d’être réhabilité, après avoir servi de bureaux pour les CADER (centre d’encadrement agricole, appuyé par l’Union européenne aux années 80) puis délaissé. Les autorités ont jugé utile de récupérer le site pour y installer ce camp.

 

Vendredi 9 janvier dernier, tout le monde était là, membres des gouvernements, officiers et sous officiers, le président de l’île d’Anjouan, le général Salimou, le Directeur de cabinet à la présidence chargé de la défense Mohamed Bacar Dossar, mais aussi le chef suprême des armées le président Ahmed Abdallah Sambi.

 

Sur place les jeunes recrues ont défilé, chanté et dans leurs yeux on lisait l’expression d’un grand soulagement après plusieurs semaines de formation ardue. En tout trois compagnies composées chacune de cent soldats. Les autres avec leur fanfare sans oublier le service de santé militaire. L’après-midi c’était la fête dans toute la région d’Ongoni, au nord de Domoni, dont la population avait fait le déplacement pour honorer l’événement.

 

Deux discours ont été prononcés, d’abord celui du général Salimou, chef d’état-major de l’Armée nationale de développement (AND) qui a tenu à rappeler son engagement ainsi que la volonté de l’Etat d’apporter tout l’encadrement nécessaire afin que ces jeunes réussissent dans leur désir de servir sous le drapeau de leur pays.

 

Le général a aussi souligné que grâce à cette initiative, la paix devrait régner dans notre pays en remerciant également au chef de l’Etat pour avoir accepté l’idée de renforcement des effectifs de nos forces militaires.

 

Un camp où vont loger près de 150 soldats, une cinquantaine sera déployée dans les brigades de gendarmerie, à Domoni, Sima et Pomoni pour un maillage territorial de l’île. Deux compagnies vont rester sur Anjouan alors que le reste sera affecté à Moroni pour aller renforcer l’effectif de l’armée et aussi la gendarmerie comme l’a précisé dans son discours le général Salimou Mohamed Amiri.

 

A son tour, le président Ahmed Abdallah Sambi devait prononcer un discours à l’attention des recrues. Il les a d’abord félicités pour avoir réussi à toutes les étapes de leur formation et de tout cœur il se dit « confiant pour la suite de leur mission ».

 

Par ailleurs le chef de l’Etat a parlé d’une « sécurité retrouvée » sur toute l’étendue du territoire, une occasion à ses yeux pour tous les investisseurs de venir apporter leur aide car ils seront assurés qu’il n’y aura plus de conflits entre les îles et souhaite une paix globale et durable pour l’ensemble des Comores.

 

Il promet à ces jeunes que cette première formation n’est qu’un début, car ils auront dans l’avenir des opportunités de partir se perfectionner à l’extérieur pour d’autres types de formation spécialisée.

 

Le président Sambi définira leur mission, les appelant à la vigilance, pour mieux défendre les frontières ainsi que la sécurité des personnes et des biens. « Fini le temps des soldats NAILE YILALE (manger et dormir), vous devez être fiers aujourd’hui de l’action patriotique de libération de l’île d’Anjouan aux mains des rebelles », martèle-t-il, avant d’expliquer la signification d’une armée nationale de développement, qui est de « démontrer à la population que vous êtes prêts à servir la nation en toutes circonstance, y compris en cultivant, en construisant des bâtiments et pourquoi pas des routes… ».

 

Enfin devant le chef religieux Oustadh Abal Madjid, les jeunes soldats ont récité ensemble quelques versets du saint coran en guise de serment devant Dieu et tous les comoriens. La cérémonie s’achèvera par quelques démonstrations de pratique d’arts martiaux, à l’exemple très applaudi de la femme soldat qui échappe à deux individus qui devaient l’attaquer.

 

Selon un grand responsable de l’armée, un autre groupe va faire son entrée dans l’armée, suite au concours organisé l’année dernière, et partira vers Itsoundzou dans deux semaines. « Notre armée a besoin d’un effectif de 2000 soldats » nous confiait cet officier.

 

Naouir Eddine Papamwegne

130109/nep/hzkpresse/12h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ARMEE
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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 00:09

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, samedi 20 décembre 2008 (HZK-Presse) – Le Chef d’état-major de l’AND le général Salimou a officiellement remis hier vendredi 19 décembre les premiers galons aux nouveaux recrus au service de santé militaire. Ces derniers ont été élevés au rang de « sergent chef » plaçant ces sous-officiers sous les commandements de Dr Djamane.        

 

Ouvert aux civils depuis 1997, le service de santé militaire recrute pour ses services des médecins et des paramédicaux. L initiative consistait à appuyer l’armée nationale à se doter en ressources humaines qualifiées. Les nouveaux recrus sont tous ou presque diplômés de l’école de santé et de médecine de l’université des Comores.

 

Les uns sont infirmiers d’Etat, techniciens de laboratoire et pharmacie, et d’autres sages femmes ou anesthésistes. Du coup, ils ont fait le choix d’embrasser l’armée. Après une formation de base de trois mois aux camps militaires d’Itzoundou et de Bandasamlini, les agents paramédicaux retenus ont prouvé au terme d’un stage purement militaire leur amour de porter l’uniforme de l’armé nationale de développement.

 

Il s’agit de la deuxième promotion intégrée dans le service de santé militaire. A cette occasion le chef d’état-major rappellera au cours de la cérémonie organisée pour la circonstance qu’il salue l’initiative et le choix de ces jeunes paramédicaux qui feront désormais partie intégrante de l’armée.

 

Au cours de leur formation le général Salimou a fait un déplacement vers leur base de formation pour témoigner sa sympathie, dit-il, avec les nouveaux venus. En prenant la décision de venir remettre en personne les galons aux jeunes soldats, le général Salimou a voulu non seulement légitimer leur entrée au sein da la famille militaire, mais aussi lancer un message au reste du corps des nouvelles dispositions mises en place par le service de santé militaire : un personnel qualifié et une nouvelle pharmacie renforçant ainsi les capacités de l’armée nationale.

 

Sortie major de sa promotion à l’école de santé et de médecine, le sergent chef Hissani Mohamed aurait effectué un excellent stage militaire notamment en matière d’autodéfense. Elle serait selon le commandant du service militaire distinguée parmi sa promotion. Il faut noter également que la présence des hauts officiers de l’AND dont le chef de corps militaire, le comandant de la gendarmerie et d’une brochette cadres de l’armé et des parents des jeunes recrus ont donné d’éclat à la cérémonie.

 

Et un parent de surcroît un notable présent sur les lieux sera distingué pour remettre le galon du dernier sur la liste. L’image a été symbolique et accompagne selon un officier interrogé la décision prise depuis 1997 d’ouvrir aux civils l’opportunité d’intégrer l’institution militaire, et de bénéficier les services de l’armée. Doté d’un centre de santé et d’une mutuelle les militaires y compris la gendarmerie et leurs familles bénéficient d’une prise en charge des soins et des facilités médicaux.

 

A. Nabahane

201208/an/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ARMEE
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 09:23

 

 
SOURCE : MALANGO. Mardi 7 octobre 2008 11:41:10

Plusieurs ex-gendarmes du colonel Bacar ont quitté la base aérienne 181 de Gillot vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 octobre, où ils était gardés depuis leur arrivée sur l'île, le 27 mars. *
 

Selon le Journal de l'île de la Réunion (édition du 7 octobre), "les "libérations" se sont succédé durant le week-end avec trois nouvelles sorties samedi [et quatre autres dimanche]", en plus des deux premières vendredi. Les derniers ex-gendarmes devaient quitté la base lundi.

Mais, la préfecture a aussi décidé de prendre ses précautions, indique le quotidien. "Non seulement les 18 hommes ont dû donner de sérieuses garanties sur les personnes qui devaient les héberger mais ils doivent aussi aller "pointer" deux fois par semaine à la gendarmerie ou au commissariat le plus proche de leur lieu de résidence comme lors d’un véritable contrôle judiciaire. S’ils doivent pour une raison ou une autre quitter leur commune de résidence, ils doivent le signaler aux forces de l’ordre."

La préfecture a toutefois décidé de leur accorder une carte leur permettant d’avoir accès à des soins mais aussi un document leur permettant de faire valoir leur identité s’ils subissent un contrôle d’identité. Ce document n’est pas pour autant un titre de séjour. Il ne leur permet ni de travailler ni de bénéficier des minima sociaux.

Christine Louis-Quéré, présidente de la ligue citoyenne interrogée par le JIR, a dénoncé cette situation : "Ils se retrouvent sans travail, sans argent avec l’impossibilité pour eux de pouvoir vivre une vie normale à la Réunion".

L'avocate des ex-gendarmes, Me Marie Briot, s'est également indiqné : "Pour ceux qui ont de la famille à la Réunion, cela peut aller, mais pour les autres, je ne vois pas comment cela pourra être tenable pour eux à long terme", affirme l’avocate.

(avec le Journal de l'île de la Réunion)

*voir l'article déjà publié le 19 septembre 2008 en cliquant ICI

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Mariama HALIDI MALANGO - dans ARMEE
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 08:44

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, lundi 21 juillet 2008 (HZK-Presse)L’armée comorienne est en deuil après avoir enterré l’un de ses hommes, le sergent-chef Abdoussalam Housseine, mort samedi mais dont le corps n’a été retrouvé que dimanche en fin de matinée dans un terrain vague aux environs du village de Vouvouni, voisin de Mdé d’où est originaire l’ancien soldat. L’un de ses frères d’armes et co-villageois, l’adjudant Abdourazak Toybou, est admis à l’hôpital El-Maarouf et serait dans un état grave. Victimes, tous les deux d’agression, les deux soldats ont été agressés alors qu’ils étaient de passage dans le village de Vouvouni.

 

Le ministre de la Justice, Madi Ali, et plusieurs officiers, sous-officiers et hommes de rang avaient pris part à l’enterrement du soldat, hier dimanche après-midi. Vers la fin de l’après-midi d’hier, trois suspects de Vouvouni avaient été interpellés par la gendarmerie qui poursuivait encore ses recherches au moment où nous mettions sous presse.

 

A la gendarmerie, où les enquêteurs essayaient de mettre les éléments du puzzle en place, l’on sait que la veille (samedi), un match de football avait opposé les équipes de ces deux villages voisins qui s’est terminé par un score nul de zéro à zéro. On relève également que les deux villages, en dépit de leur proximité, n’ont jamais eu des relations de bon voisinage et que la tension entre eux est toujours vive et tendue.

 

L’armée a perdu l’un de ses siens tandis qu’un autre de ses éléments est dans un état critique. Le village de Mdé a perdu un de ses enfants et un autre se bat entre la vie et la mort. Nous attendons les éléments de l’enquête pour savoir quel sera le traitement que fera de cette affaire la justice comorienne pour faire revenir la paix entre les deux villages et que tout le monde apprenne à respecter l’uniforme. Même si les soldats agressés –tué et blessé – n’étaient pas en uniforme au moment des faits.

 

M.Hassani

210708/mh/hzkpresse/6h00

 

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 09:34

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, samedi 19 juillet 2008 (HZK-Presse)L’intervention de la gendarmerie qui a fait usage de ses armes, hier vendredi 18 juillet à Ivembéni, a causé la mort d’un jeune homme et plus d’une dizaine de blessés.

 

Ce qui ne devait être qu’une simple affaire à régler entre la société comorienne de l’eau et de l’électricité (Ma-Mwe) s’est soldée de manière tragique par la mort d’un jeune Ivémbénien et plusieurs de ses frères (plus d’une dizaine) blessés. C’était hier vendredi au moment de la grande prière hebdomadaire.

 

Des éléments de la gendarmerie avaient tenu compagnie à des employés de la société Ma-Mwe à Ivembéni pour assurer leur protection dans une opération de coupure d’électricité. L’intervention de Ma-Mwe dans le village, était destinée à isoler Ivembéni du réseau électrique après avoir relevé une fraude dans certains foyers du village.

 

Selon un officier : « La société avait demandé notre protection craignant la solidarité des habitants du village qui se mettent, comme d’habitude, du côté des fraudeurs pour repousser les agents de la Ma-Mwe, parfois violemment ». Pour l’officier, ce qui s’est passé vendredi, est la preuve que la société d’électricité avait bien raison de solliciter la protection des forces de l’ordre. « Tous les habitants du village s’étaient dressés contre les agents des forces de l’ordre », regrettant beaucoup ce qui s’est passé.

 

Pour une femme d’Ivembéni que nous avons rencontrée à l’hôpital El-Maarouf, le soir du drame, l’intervention des soldats a eu lieu au moment où tout le monde se trouvait réuni à la mosquée. « A leur descente de voiture, les soldats ont tiré deux grenades lacrymogènes à l’intérieur de la mosquée », a dit la jeune femme qui s’est interrogée sur les raisons du choix du moment pour intervenir.

 

Garde-malade de son jeune frère, Machouhouli Said, 20 ans, admis à l’hôpital El-Maarouf, à la suite de traumatisme crânien, et plusieurs blessures aux épaules et au menton, Mme Said a dit : « tout ce que vous voyez est dû à des coups de crosse de fusil et des coup de pied des gendarmes sur mon frère ».

 

Se disant abasourdie par ce qu’elle venait de voir, la jeune Ivémbénienne s’est dite surprise de ce qu’elle a appelé « une punition collective de tout un village pour une seule famille que l’on suppose avoir fraudé ».

 

Notons que la société avait isolé toute la zone du secteur où se trouve Ivembéni après avoir relevé cette fraude (le foyer incriminé se refusant à payer l’amende imposée dans un cas pareil) et en représailles à la solidarité villageoise pour le supposé coupable. Les habitants des autres villages s’étant plaints, la société avait décidé de les sortir de l’isolement en laissant Ivembéni seul dans cette situation.

 

Ivembéni, souligne-t-on, est l’une des grosses localités du nord-ouest de Ngazidja située à environ 30 kilomètres de Moroni, la capitale des Comores.

 

M. Hassani

190708/mh/hzkpresse/12h00

 

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 11:50

Comores / Politique & institutions

Moroni, mercredi 16 avril 2008 (HZK-Presse) – 13 heures. Dès que le bateau qui a transporté les militaires a pointé son nez au large de Moroni, des coups de feu sont tirés en l’air. A cette heure, les soldats de l’armée nationale de développement (AND) sont sûrs de retourner à la maison sain et sauf. Les cloches du bateau ont aussi alerté la population qui les attendait de pied ferme.

 Le port est rapidement pris d’assaut par des centaines de familles des soldats et des citoyens anonymes qui sont venus accueillir les « héros de la guerre » de libération d’Anjouan. Sourire aux lèvres, les militaires sont heureux de retourner à Ngazidja sans que personne ne manque à l’appel. Cela fait trois mois qu’ils ont quitté leurs foyers, séjournant à d’abord Itsoudzou avant de passer l’essentiel du temps à l’île de Mwali où fut installé le quartier général de l’opération « Démocratie aux Comores ».

 Chaque militaire a oublié la galère de l’éloignement et les bruits des armes. La remise des colliers de fleurs autour du cou et les accolades vont rythmer cet instant chargé d’émotion. « Nous sommes très heureux de retourner comme on est parti. Il ne manque personne alors qu’on a libéré l’île des rebelles. L’AND avait des secteurs plus dangereux comme Mutsamudu, Ouani et Barakani. C’est dans localité où se trouvaient l’essentiel des rebelles. Dieu est grand, nous avons réussi et on est fier », lance le commandant Adinane, chef des opérations sur le terrain. Les troupes tanzaniennes et soudanaises qui les ont appuyés, sous mandat de l’Union africaine s’occupaient des autres zones, notamment Domoni et Sima.

 L’unique femme du débarquement est aussi la plus applaudie du groupe. Avec plus de colliers de fleurs que les autres, Hassanati n’oubliera jamais cette période. « Sur le terrain, il n’y avait pas de différence. Tout le monde était déterminé à libérer l’île. J’ai beaucoup appris durant cette première expérience. Je suis disponible et chaque fois que le devoir m’appelle, je serai partante », s’exclame Hassanati.

 Sur le port de Moroni, les civils étaient plus nombreux que les militaires. Dès que le bateau a accosté, les services de sécurité du port débordés par la foule, n’ont pas pu empêcher l’accès sur le quai, pour ceux qui tenaient à s’approcher du bateau. Le temps que les militaires débarquent leurs affaires, les familles s’impatientent dans une ambiance délirante près de la passerelle du bateau.

 « Je n’ai pas directement un enfant dans le contingent qui était à Anjouan mais ils sont tous nos enfants. Nous sommes très fiers d’eux. C’est pourquoi nous sommes ici pour manifester notre gratitude. Espérons que le séparatisme est vaincu. Que c’était la dernière opération militaire de ce genre », lance une mère, la soixantaine révolue, débout dans la foule malgré un soleil de plomb.

 A coté de l’euphorie qui a prévalu au port, une femme au teint clair se retire loin de la foule. Les larmes aux yeux, elle est déçue de ne pas voir descendre un proche, qui serait peu être resté à Anjouan. Seulement une compagnie est retournée à Moroni hier mercredi, 21 jours après l’intervention qui a renversé le régime du colonel Bacar. Le reste des 400 militaires de l’expédition garde précieusement l’île, poursuivant une mission de sécurisation, assure-t-on à l’état-major de l’AND.

 Mais les soldats de l’armée nationale ne sont pas les seuls passagers à bord. 47 prisonniers militaires de l’ancienne force de gendarmerie d’Anjouan (FGA) ont fait le voyage. Ils seront immédiatement transférés dans les carnes de l’AND.

 L’unique prisonnier civil est un français « pirate des temps modernes », qui a alimenté l’idéologie séparatiste par ses réseaux d’extrême droite. Lasbadias, comme on l’appelle, un joli bonnet anjouanais cloué sur la tête a eu le privilège de descendre en premier. Il est pris en charge par la brigade judiciaire de la gendarmerie nationale.

 Ahmed Abdallah

160408/aa/hzkpresse/12h00

 

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 16:11

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 Comores / Politique & institutions

Moroni, mercredi 9 avril 2008 (HZK-Presse)Le chef d’Etat major de l’Armée nationale de développement, le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, accompagné par le président de la République, a été chaleureusement accueilli ce mercredi dans son village natal de Dzahadjou, dans la région de Hambou, à une dizaine de km au sud de la capitale, par une foule nombreuse venue rendre hommage à l’homme qui a « fait honneur à l’institution militaire » qu’il dirige depuis un an, pour avoir mené avec succès l’opération de rétablissement de l’ordre constitutionnel à Anjouan, le 25 mars dernier.

 C’est à bord d’un hélicoptère de l’armée, en provenance d’Anjouan, que le patron de l’AND et le chef de l’Etat ont débarqué à l’ancien aéroport Moroni-Iconi, où un détachement militaire leur ont rendu les honneurs, sous un soleil de plomb, en présence des membres du gouvernement, des fonctionnaires et quelques troupes folkloriques.

 Le cortège officiel prendra la direction du sud, où toute la population de la région s’est mobilisée pour lui réserver un accueil « digne d’un héros », selon l’expression utilisée par l’un des orateurs, l’ancien gouverneur de Ngazidja et ancien ministre Said Hassane Said Hachime.

 « Désormais, les comoriens doivent ériger le lieutenant-colonel Salimou au grade de Général, car il le mérite pour nous avoir ramené l’île d’Anjouan après 11 ans de séparatisme », lance M. Said Hassane qui ajoute que c’est aussi « en reconnaissance de son patriotisme et de son audace politique que le président de la république mérite devant l’histoire de ce pays le titre de « maréchal Sambi ».

 S’adressant à la foule, le président de l’Union, a rendu à son tour un « vibrant hommage » au Lt-colonel Salim et au capitaine Adinane, pour l’éclatante victoire du 25 mars, car sous leur commandement « l’AND a réussi avec brio à mettre fin à la rébellion séparatiste » du colonel Mohamed Bacar, avec l’aide des forces tanzaniennes et soudanaises sous mandat de l’Union africaine. Le président Sambi estime qu’il faut « honorer ceux qui font honneur à leur pays », car les vrais patriotes à ses yeux sont ceux qui se sont sacrifient pour défendre les intérêts de la nation ».

 Mais passé ce moment d’euphorie populaire, « les comoriens doivent de se remettre au travail, en appelant les fonctionnaires à respecter les valeurs d’intégrité morale, et de gestion transparente des affaires publiques. « J’espère récompenser un jour un civil agent de l’Etat qui se distinguera par sa rigueur et son honnêteté dans l’exercice de ses fonctions », dit-il en déclarant la guerre sur un autre front, celui de la corruption. « Je ne tolérerai plus le mkarakara [expression populaire signifiant corruption, ndlr]»

 A en croire le président Sambi, la victoire militaire du 25 mars « reste encore fragile tant qu’il n’y aura pas une stabilité et une paix civile durables sur toute l’étendue du territoire nationale ». C’est pourquoi il s’est engagé à doter l’armée nationale « des moyens d’accomplir ses missions républicaines » pour que les hommes en uniforme se mettent enfin « au servir du développement et la lutte contre la pauvreté ». Il promet même la création avant la fin de son mandat d’une unité marine, spécialisée dans la surveillance des cotes.

 Le chef de l’Etat a par ailleurs remercié « au nom de la nation comorienne », toutes les organisations internationales et les pays amis qui ont apporté leur appui multiforme à l’opération de rétablissement de l’ordre constitutionnel à Anjouan, « une action menée sans bavure sans effusion de sang », malgré toutes les craintes exprimées, et qui doit « servir d’exemple sur le continent africain et ailleurs », dit-il.

 El-Had Said Omar
090408/eso/hzkpresse/17h00

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 18:19

Moroni, vendredi 8 février 2008 (HZK-Presse) – Alors que les milieux diplomatiques de la capitale semblent encore croire à une probable sortie de crise « négociée » avec le colonel Mohamed Bacar, l’armée nationale poursuit et intensifie ses préparatifs pour être prêts à passer à l’acte ultime le jour « j ».

Deux bateaux ont quitté hier jeudi le port de Moroni, en début de soirée pour Mohéli, avec à bord de nombreux militaires de l’Armée nationale de développement (AND). Un départ qui a occasionné l’attroupement d’une foule de curieux aux alentours du port, venus constater qu’effectivement l’opération de débarquement sur Anjouan, annoncée depuis des semaines, est entrée dans sa phase de mise en oeuvre.

Il ne s’agit pourtant pas de navires de guerre, mais des bateaux civils qui assurent généralement le trafic maritime inter-îles, notamment le 13 Rajab. C’est aussi dans une ambiance surchauffée et sous les cris d’encouragement de jeunes amassés le long de la route du port que les soldats revêtus de leur uniforme ont pris le large, dans une mer agitée, vers l’île de Djoumbé Fatima où est installé le quartier général du détachement de l’AND chargé de la mission de “rétablissement de l’ordre” à Anjouan.

“Une mission à haut risque”, selon un officier, mais pour laquelle le chef d’état-major lui-même s’est engagé à mener avec ses hommes, sur l’ordre du président de la république, afin de “défendre l’unité nationale et l’intégrité territoriale du pays”, déclarait le colonel Salimou Mohamed Amiri.

Si les préparatifs ont duré plusieurs semaines, nul ne sait encore quand et comment les éléments de l’AND interviendront à Anjouan pour pacifier l’île. Depuis trois jours, les communications téléphoniques avec Anjouan sont quasi interrompues, et le déplacement des journalistes n’est pas facilité. Certains confrères ont pris le risque de s’y aventurer par des embarcations de fortune.

Pour tenter de temporiser les ardeurs du président Sambi dans sa volonté d’en découdre militairement avec la rébellion anjouanaise, trois pays viennent de relancer l’idée d’une possible « médiation de la dernière chance », en demandant au chef de l’Etat comorien d’ajourner son intervention militaire, en contre partie d’un accord qui pourrait être arraché au colonel Bacar. L’initiative viendrait de l’Afrique du Sud, en concertation avec la France et les Etats-Unis d’Amérique.

El-Had Said Omar
080208/eso/hzkpress
e/6h00

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 15:02
Le nouveau chef d'état-major à l'AND est  le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri
 
C'est le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri qui est nommé le lundi 16 juillet 2007 par le Président de l’Union des Comores, chef d’état major de l'armée nationale pour le développement (AND).
 
Le lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, était le président de la commission d'état-major mise en place en mai dernier suite au limogeage du colonel Hamza, ancien chef d'état-major de l’AND.
 

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