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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 14:39

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

Moroni, samedi 8 novembre 2008 (HZK-Presse) – Tôt le matin ce samedi 8 novembre, la capitale de l’île de Mwali s’est réveillée sous le bruit des bottes des militaires fortement armés, de l’armée nationale de développement qui ont pris position autour des principaux bâtiments administratifs et des sièges des directions régionales des sociétés d’Etat. Cela n’était un secret pour personne.

 

« Des autorités du gouvernement central sous le commandement du ministre de l’énergie Houmadi Abdallah, vont intervenir pour récupérer ces directions régionales », avait-on prévenu.

 

Arrivé à la direction des hydrocarbures, sous escorte militaire, le nouveau directeur nommé par le pouvoir de l’Union, M. Djaffar Mohamed, n’a pu se faire installer, qu’après que les militaires aient préalablement sauté les cadenas du portail. Quant à Aboulhairi Ali M’baraka, le directeur reconnu par les autorités de l’île et qui avait fait sa passation de service jeudi dernier, on aurait appris qu’il a trouvé refuge à la résidence du patron de l’île.

 

A la société d’eau et d’électricité (Ma-Mwe), ils n’ont rencontré aucune résistance, le ministre du gouvernement de l’île qui assurait toujours l’intérim de la direction (lire nos précédents articles), après un bref échange, il aurait fermé la porte à clef pour aller la remettre aux chef de l’exécutif de l’île, mais les militaires ont immédiatement défoncé la porte pour installer le nouveau directeur.

 

Ces militaires, leur kalachnikov à l’épaule, ont gardé toute la journée ces directions. Il est à noter que Radio Mwali a modifié ses programmes habituels et ne diffuse plus que des prières « oissilat chafi » et « Toyba-al-asmaou », signifiant que l’île est en deuil.

 

L’intrusion des militaires dans ce bras de fer entre le pouvoir central et les autorités de l’île autonome fait déjà couler beaucoup de salive ici à Fomboni, où le cabinet du chef de l’exécutif insulaire accuse déjà le président Sambi d’avoir fomenté « un coup d’Etat administratif ».

 

A l’heure qu’il est, c’est la police, avec leurs matraques, qui assure la sécurité du président de l’île, à la place de la GSHP. Tous les éléments du détachement militaire qui assuraient la garde du président sont appelés à rejoindre leur caserne. « Des gardes que je ne connais même pas me sont envoyés » avait annoncé cette nuit le président à la télévision locale (Télé Mwali).

 

Dans un communiqué publié dimanche après midi, le Gouvernement de l’île, parlant d’un « coup d’état », appelle la population et le personnel des administrations concernées par le changement brutal des directeurs, à « garder leur calme et de n’opposer aucune résistance », tout en leur demandant de « rester à l’écoute des autorités légales de l’île ». Aucun incident majeur n’a été signalé.

 

Mouayad Salim

081108/ms/hzkpresse/10h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans MWALI
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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 13:46

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Fomboni, jeudi 6 novembre 2008 (HZK-Presse) – Alors qu’on s’attendait à la passation de service entre l’ancien directeur régional des hydrocarbures et celui qui vient d’être nommé par le ministre de l’énergie de l’Union, un autre arrêté émanant du ministre de l’énergie de l’île, vient de nommer un autre directeur au même poste.

 

Jaffar Mohamed, nouveau directeur de la société des hydrocarbures pour le gouvernement central et Aboulhairi Ali M’baraka, nouveau directeur de la même société pour le gouvernement de l’île. Aboulhairi un jeune audacieux qui a été longtemps connu sous le pseudonyme « embargo », pour ses actions lors du fameux « embargo mohélien » à l’époque de feu président Djohar [un mouvement à connotation séparatiste réclamant un « équilibre des îles », ndlr].

 

A savoir que celui qui occupait ce poste depuis des années a été reconfirmé il y a quelques mois, par le nouveau régime de l’île.

 

Il est à noter que l’opération de déchargement de la nouvelle cargaison du carburant qui vient d’accoster au port de Boingoma a été dirigée par ce nouveau directeur reconnu par les autorités de l’île et qui avait suivi de près, depuis sa voiture, l’opération du port jusqu’au lieu du stockage.

 

La question qu’on se pose actuellement à Fomboni, est de savoir si les autorités de l’Union vont laisser faire ou si elles oseront, au risque d’éveiller les esprits séparatistes, de répondre par une intervention plus musclée ?

 

La tension est donc montée d’un cran, après le rassemblement tenu au centre de Salamani ce mercredi (lire nos précédents articles), où le président de l’île de Djoumbé Fatima s’est déclaré prêt à donner sa démission en 2009, pour harmoniser le calendrier des élections présidentielles de l’Union et celles des îles comme le souhaite le chef de l’Etat. 

 

« Je sais que d’ici 2010 je vais subir tous les coups du monde, il [le président Sambi] peut même nommer les ministres de l’île ou les membres de mon cabinet, mais tant qu’il n’accepte pas la tenue des élections présidentielles de l’Union en 2010, je maintiendrai toujours ma position », dit-il.

 

Et le patron de l’île d’ajouter que cela n’engage pas les présidents Mohamed Abdouloihabi de Ngazidja et Moussa Toiybou de Ndzouani.

 

Mouayad Salim

061108/ms/hzkpresse/12h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans MWALI
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 11:01

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

Fomboni, mardi 4 novembre 2008 (HZK-Presse) – A l’issue du conseil de ministre du gouvernement de l’Union, tenu le samedi à l’hôtel la grande pleine de Djoiezi, sous la présidence de chef de l’Etat, le tribunal de première instance de Fomboni connaîtra un remaniement.

 

Les directions régionales des Hydrocarbure, de la Ma-Mwé, de la douane, du CHR (centre hospitalier régional), seront aussi touchées. En tout cas c’est ce qu’a déclaré le ministre de l’énergie de l’Union ce lundi matin avant leur départ pour Moroni.

 

Soudjaidine Adinane, précédemment président du tribunal de première instance de Fomboni se verra confier la fonction de procureur de la république en remplacement de Monsieur Soilih Mahamoud. Idris Abdou reprendra la fonction de président du tribunal, qu’il avait occupée il y a quelques mois. Le juge des enfants, Monsieur Nourdine Matoir, va occuper le poste de juge d’instruction du tribunal de première instance de Fomboni.

 

La direction de la Ma-Mwé dont le ministre de l’énergie de l’île assumait l’intérim (lire nos précédents articles) sera confiée à M. Antoissi Ali Soilihi qui avait eu à occuper ce poste à l’époque de l’ex président Fazul.

 

Le CHR de Fomboni connaîtra lui aussi un nouveau dirigeant, en la personne de Soibaha Mderé qui avait également occupé ce poste sous l’ancien régime.

 

Cette déclaration du ministre de l’énergie du gouvernement central a suscité des réactions de protestation chez beaucoup des gens contre cette façon brutale et non concertée de procéder aux nominations qui, selon certains, est contraire à la loi votée par nos députés.

 

On aurait appris hier après midi que le président de l’île autonome de Mwali tiendra une conférence de presse ce le mercredi au centre de Salamani, après avoir déjà dénoncé ce qu’il appelle « le coup d’Etat administratif à Mohéli », dans une déclaration publiée dans notre édition d’hier [lire La Gazette n°852 du 4 novembre].

 

Mouayad Salim

041108/ms/hzkpresse/15h00

 

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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 13:15

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions


Fomboni, mercredi 15 octobre 2008 (HZK-Presse)
La Coordination mohélienne pour l’unité nationale et la tournante (COMUNAT) se préparent à organiser très bientôt un grand rassemblement populaire à Fomboni, Place de l’indépendance, pour rendre publique leur position sur le débat de la tournante et la révision de constitutionnelle. Une initiative qui ne semble pas faire l’unanimité à Mohéli, et qui suscite déjà des réactions par ci par là.

 

Soutenue par le chef de l’exécutif de l’île, Mohamed Ali Said, cette coordination formée par la majorité présidentielle, le FUMO (front uni de l’opposition de Mwali), le parti MSADA de Abdou Djabir et le FPC de Mohamed Hassanaly, a entamé une vaste campagne de sensibilisation depuis bientôt 3 mois sur « la méfiance » qu’inspirent à leurs yeux « l’intention affichée du président de l’Union de vouloir réviser la constitution. »

 

« Pas de révision avant la tournante car cela risque de compromettre les acquis de l’accord de Fomboni, base de la réconciliation nationale » fut le slogan choisi par la COMUNAT durant toute cette campagne.

 

Pourtant ces derniers jours l’on assiste à des réactions qui s’opposent à cette idée et surtout aux procédures suivies par cette alliance. « Ce sont des gens qui cherchent à trouver une place dans le pouvoir, bientôt on ne tardera pas à apprendre qu’il y a un remaniement ministériel, et l’on verra qu’ils seront bien là », nous a confié un observateur qui a requis l’anonymat.

                       

« Les mohéliens, ne vous laissez pas tromper par des gens mal intentionnés, la tournante tournera toujours qu’il pleuve ou qu’il neige. Le vrai problème c’est ce kilo de riz à 450 fc alors qu’à la Grande-Comore il est vendu à 350 fc, le litre de pétrole de 325 fc alors que chez les autres il est vendu moins cher », se met à crier sur un mégaphone, Abdou Adinane qui a osé sillonner la capitale durant toute la journée de mardi et de mercredi. Ce jeune contestataire a continué sa mission sur les localités de Djoiezi, Bandar-salama et Bangoma.

 

« Mon objectif c’est de boycotter ce rassemblement qui n’à aucun sens pour moi. Ces gens là veulent continuer à nous oppresser, rien que cela. Ce n’est pas cette autonomie là que nous avons tant réclamée », nous a confié Abdou Adinane.

 

« Nous les autres, on ne comprend rien du tout. Quelqu’un avec son taroumbeta est passé devant chez moi hier à 18 h pour clamer le maintien de l’autonomie et tôt ce matin voila quelqu’un qui crie pour appeler aux mohéliens à rejeter cette autonomie », s’inquiète à son tour le père de l’ancien ministre Mamadou Boina Maecha.

 

Mouayad Salim

161008/am/hzkpresse/6h00

 

 

 

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 09:42

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Fomboni, samedi 16 août 2008 (HZK-Presse) – Le gasoil arrivé, les mohéliens s’attendait à pousser un ouf de soulagement, dans l’espoir de voir l’électricité rétablie. Mais hélas. La situation va de mal en pis. La durée d’éclairage s’est réduite, les coupures intempestives se multiplient, les délestages continuent de plus belle. C’est comme si l’arrivé de ce « dépannage » comme on le dit ici, vient nous enfoncer davantage dans l’obscurité. Qu’est ce qui se passe exactement ?

 

« La Ma-Mwé achetait auparavant à 150 fc le litre de gasoil auprès de la Cociété Comores Hydrocarbure (SCH), aujourd’hui après cet arrivage, cautionné par la Exim Bank, la Ma-Mwe achète le litre à 680 fc, et doit en plus payer comptant, ce qui n’était pas le cas auparavant. Et comme les recouvrements de la Ma-Mwé ne suffisaient plus à honorer couvrir les coûts des approvisionnements auprès de la SCH, pour assurer la fourniture normale d’électricité, nous sommes dans l’impasse ». C’est ce que nous a expliqué le chef de branchement de la Ma-Mwé, Azda Hadadi en l’absence du directeur technique, lorsque nous l’avons interrogé dans leur bureau.

 

Quant au directeur régional de la SCH, il s’est refusé de nous communiquer toute information, se contentant de nous renvoyer à la Ma-Mwé car selon lui, ce sont eux qui nous fournissent l’électricité, donc c’est à eux de donner des explications.

 

Une grève qui s’annonce

 

Conséquence de cette crise énergétique dans l’île, un chauffeur de taxi syndicaliste a du passer quelques heures dans les locaux de la police locale de Fomboni, après avoir été interpellé et menotté comme un voleur. Ceci après avoir refusé l’affichage sur la pare-brise de sa voiture, de l’arrêté ministériel portant fixation de la nouvelle tarification du transport en commun, décidée suite à la hausse de carburant.

 

Le maintien du tarif de 150 fc (prix initial, donc pas de changement sur cette ligne) pour le trajet Fomboni – Djoiezi (5km) « n’est pas raisonnable » selon les chauffeurs. Aujourd’hui nous avons assisté à un début de grève qui ne dit pas encore son nom.

 

 Mouayad Salim

160808/ms/hzkpresse/6h00

 

 

 

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 09:28

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Fait divers à Mohéli :

 

Fomboni, samedi 16 août 2008 (HZK-Presse) – Un chauffeur de la société d’eau et d’électricité Ma-Mwé du nom d’Abacar Sahiyou a attaqué à coup de pierre son collègue de travail, Mohamed Halide, qui est le chef responsable du service de stockage du carburant, et lui a causé des blessures graves sur le crâne. Le blessé devrait être évacué ce week-end au centre hospitalier d’El-Maarouf, à Moroni.

 

Tout a commencé par une demande de 10 litres d’essence, formulée par Abacar Sahiyou auprès de son collègue de travail. « Je lui avais payé de l’avance pour ces 10 litres de carburant pour la voiture de service et quand je lui demande de me les livrer, il refuse », nous a confié Abacar, qui reconnaît que la discussion a mal tourné, lorsque son camarade a tenté selon lui de le frapper. « Pour me défendre j’ai donc lancé ce caillou » qui l’a touché à la tête, a-t-il précisé, lorsque nous l’avons rencontré à la gendarmerie.

 

Quant à la victime, à qui nous avons pu rendre visite dans la salle des urgences du centre hospitalier régional de Fomboni, il se trouvait encore dans un état inconscient, à peine endormi et la tête bandé. Il ne pouvait nous dire quoi que se soit.

 

D’autres informations provenant du journaliste de l’ORTC Mohamed Halidi, Abacar Sahiyou aurait reçu de son directeur se trouvant à Moroni actuellement, l’ordre d’aller récupérer ces 10 litres d’essence auprès de Mohamed Halide. Celui-ci aurait demandé un papier justifiant cette requête de la part du directeur, en l’absence de quoi, il a refusé la livraison, à l’origine de la discorde.

 

Selon l’anesthésiste du CHR de Fomboni, la victime aurait perdu un œil, suite à ces blessures au niveau du crâne. Abacar Sahiyou a été relâché dès l’après midi du jeudi et nous l’avons croisé vendredi matin. De source officieuse, l’on apprend qu’une note de service venant de Moroni a mis fin à ses fonctions.

 

Si de tels actes tendent à se multiplier ces dernières années force est de constater que les coupables, une fois en prison, retrouvent leur liberté le lendemain.

 

Mouayad Salim

160808/ms/hzkpresse/15h00

 

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 14:58

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Fomboni, mercredi 13 août 2008 (HZK-Presse) – Relâché vendredi dernier après avoir été destitué de ses fonctions et remplacé par un autre, le proviseur du lycée de Fomboni a passé 48 heures dans les locaux de la police. Il est accusé d’être responsable d’une disparition de six millions de nos francs (6.000.000 fc).

 

L’affaire aurait commencé par un fournisseur de tables bancs au lycée, un certain Daniel qui réclamait un million cent mille (1.100.000 fc) au proviseur pour le compte du lycée. Cette somme devait être remise à ce fournisseur depuis très longtemps et tout compte fait, cela n’a pas été le cas.

 

Apres plusieurs tentatives de négociation pour résoudre le problème à l’amiable, Daniel a fini par porter l’affaire à la police. C’est de là qu’il s’est avéré qu’une bonne partie de cette somme d’argent récoltée au titre des frais de dossiers des examens du baccalauréat pour cette année 2007 aurait ainsi disparu.

 

Finalement l’utilisation des quatre millions de francs a pu être justifiée par des factures que l’accusé a pu présenter. Les deux millions restants sont alors portés disparus. D’après les enquêteurs certains agents du personnel de l’établissement scolaire sont aussi impliqués dans cette sombre affaire.

 

Coïncidence ou un coup de balais ?

 

Après avoir été tous entendus par le procureur de la république, un compromis qui a abouti à un contrat de versement par tranche de cet argent détourné, a été trouvé.

 

Ce même jour où le proviseur a été remplacé, une pluie de décrets et arrêtés s’est abattue, mettant fin aux fonctions des trois des cinq secrétaires généraux qui assuraient l’intérim du gouvernement dissout depuis plusieurs jours, et un autre arrêté limogeant le directeur du centre hospitalier régional de Fomboni (CHR) remplacé par un autre. Ce dernier limogeage est lié, pense-t-on, à la grève qui se poursuit jusqu’à maintenant dans le CHR du chef lieu de l’île de Djoumbé Fatima.

 

Mouayad Salim

130808/ms/hzkpresse/15h00

 

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans MWALI
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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 14:53

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, jeudi 14 août 2008 (HZK-Presse) – Suite à un math de foot qui se déroulait à Wanani dimanche dernier, dans l’après midi, entre l’équipe d’Itsamia et celle de Nkangani, le lendemain matin l’hôpital de Fomboni a reçu des blessés graves et d’autres avec des légères blessures. Les tortues ont été à l’origine de ces affrontements.

 

Itsamia, village dont les tortues demeurent la fierté et le prestige de la localité, accuse leurs voisins de Nkangani d’être les auteurs présumés de plusieurs braconnages des tortues de mer. Ceci après avoir longtemps combattu contre les braconniers venant de Bimbini, un village de Ndzouani qui se trouve en face d’Itsamia.

 

Les jeunes de Nkangani, situé à mi chemin entre Itsamia et Wanani, supportaient mal cette accusation. L’occasion de se laver d’un tel affront fut donc ce match qui sera la première goutte qui va déborder le vase.

 

Un supporteur de l’équipe de Nkangani, originaire de Wanani avait lancé au cours du math « Vous ne pouvez pas vaincre cette équipe d’Itsamia car ce sont des mangeures de tortues, donc très forts ». Un jeune d’Itsamia a immédiatement répondu « nous sommes les éleveurs mais les mangeures sont les gens de Nkangani ».

 

Le lendemain matin, un taxi venant comme d’habitude d’Itsamia pour se rendre à Fomboni la capitale, à son arrivé près de Nkangani, surprit par des barrages, il est pris d’assaut par des jeunes armés de bâtons et de coupes coupes.

 

Ils ont passé à tabac tous ceux qui se trouvaient à l’arrière la voiture. Le correspondant du journal Kashkazi, Daanouni Msoili, originaire d’Itsamia qui venait en moto, a reçu des coups de bâtons à la tête, son appareil numérique, sa clé USB, son téléphone portable seront détruits sur le champs, sous ses yeux.

 

La gendarmerie et la police ne font qu’interpeller, jusqu’à la mi-journée de ce lundi des jeunes de Nkangani. Nous avons pu rencontrer à l’hôpital de Fomboni un blessé par grenade lacrymogène, originaire de Nkangani mais il a refusé de nous livrer des informations.

 

Mouayad Salim

140808/ms/hzkpresse/16h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans MWALI
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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 13:46

Ci-dessous la liste des membres du nouveau gouvernement de MWALI formé hier soir par le chef de l'exécutif de l'île, Monsieur Mohamed Ali Said en remplacement de celui qui a été formé le 15 janvier dernier. Il s'agit de son 3eme gouvernement en moins de 2 ans :

- Monsieur Said Ben Houseine : Ministre des Finances du Budget, de l'Economie, du Commerce, du Plan, des Transports, postes et télécommunications,de l'Energie, des infrastructures et  de la coopération décentralisée, chargé des Relations avec les Institutions

- Monsieur Milissane Hamdia : Ministre des Affaires sociales de l'Administration territoriale, de la Justice et de la sécurité intérieures, Porte parole du Gouvernement

- Madame Bouchrati Abdoulhalime : Ministre délégué chargé de la Santé publique, du genre, de la production rurale, de l'environnement, de l'artisanat et du tourisme

- Monsieur Soibahadine Abdou Bacar : Ministre délégué chargé des Travaux Publics de l'urbanisme, de l'énergie, des ressources hydrauliques, de la fonction publique et de la collectivité décentralisée.

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MWALI
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 15:16
 HALIDI-BLOG-COMORES 
 
Mutsamudu, mardi 27 novembre 2007 (HZK-Presse) « Je ne suis ni unioniste, ni séparatiste, mais je le clame haut et fort, je suis autonomiste et je suis pour l’autonomie large des îles », a déclaré Monsieur Mohamed Ali Saïd, président de l’île autonome de Mohéli à l’aéroport de son île devant plusieurs personnalités venues l’accueillir de retour d’un voyage aux Emirats Arabe Uni, dont HZK-Presse a pu écouter quelques extraits de son allocution qui ont été diffusés par radio télé Anjouan (RTA) le week-end dernier.
 
Les Comoriens expulsés de Mayotte sont « des persona non grata » à Mohéli puisque selon le président de l’île, « les accords conclus à Mayotte qui permettent de faire débarquer dans son île, les personnes reconduites à la frontière par la préfecture de Mayotte sous administration française, sont incompatibles avec les textes en vigueur dans le pays. »
 
« Nous Mohéliens n’avons pas été impliqués dans les discussions qui ont eu lieu à Mayotte et qui permettent de faire débarquer les clandestins dans notre île, donc nous disons que nous n’accueillirons pas ces gens là même si nous savons que ce sont des comoriens qui viennent aux Comores, parce que notre île est petite et ces accords ne sont pas compatibles avec les textes en vigueur dans le pays en général », a-t-il dit dans un ton ferme et déterminé.
 
L’Union des Comores est composée de trois îles, dotée chacune d’une constitution qui lui accorde une autonomie de gestion, a-t-il souligné avant d’ajouter que durant les cinq années  d’exercice de ses fonctions, « il n’acceptera pas d’appliquer autre loi que celle voulue et adoptée par les Mohéliens, tout en respectant la loi fondamentale de l’union. »
 
A en croire le président Mohamed Ali Saïd, les Comoriens aujourd’hui se distinguent en unionistes, séparatistes et autonomistes. 70% des habitants de son île seraient des autonomistes, 20% des unionistes alors que 10% de la population seraient des séparatistes.
 
A Ngazidja, il y aurait plus d’unionistes que d’autonomistes, 40% des habitants de l’île contre 30%, tandis que le séparatisme gagne du terrain dans la grande île, a estimé Monsieur Mohamed Ali Saïd.
 
Enfin, le président mohélien considère que 50% de la population d’Anjouan seraient autonomistes contre 40% séparatistes et les unionistes ne représenteraient que 10% de la population.
 
En guise de conclusion de son message, Monsieur Mohamed Ali Saïd a prévenu qu’il ne tolérera quiconque voudrait « torpiller les intérêts de l’île » avant de dire que « tout militaire qui se considère de l’Union, en exercice à Mohéli doit scrupuleusement obéir aux ordres de l’autorité de l’île », puisque, explique-t-il, « la responsabilité qui incombe à l’armée nationale est la défense extérieure du pays. »
 
Hamid Ahmed
271107/ha/hzkpresse/6h00
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