Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
Comores /
Idi Nadhoim, Vice président en charge du ministère de l’agriculture, de l’artisanat de la pêche de l’agriculture et de l’énergie
« Notre parti pèsera sur l’élection du futur président de la république »
Moroni, vendredi 23 juillet 2010 (HZK-Presse) – A moins de 4 mois des élections harmonisées du
président de l’Union et des gouverneurs des îles, les états-majors politiques se mobilisent, tant au sein du régime en place, que dans les rangs de l’opposition. Le Vice-président Idi Nadhoim,
a accepté de répondre aux questions de La Gazette et HZK-Presse, dans une interview exclusive qu’il nous a accordée à la veille du Congrès des élus qui doit entériner le nouveau calendrier
électoral fixant les scrutins aux 7 novembre et 26 décembre 2010. Pour M. Idi Nadhoim, qui annonce la création d’un nouveau « grand parti » au sein de l’actuelle mouvance
présidentielle, ce mouvement « va peser sur l’élection du prochain président ».
Question : Comment comptez vous aborder les prochaines échéances électorales ?
Idi Nadhoim : Nous avons créée avec mes amis Kiki, Djae, Satellite, député Fatahou, les députés de Moroni qui sont tous de la mouvance, qui sont des députés « Orange », les Conseillers, des grandes personnalités de ce pays, un mouvement politique appelé le parti Orange. Un grand parti politique qui rassemble aussi bien des personnalités, des cadres de la Grande-Comore, d’Anjouan et de Mohéli pour être présent en force dans les prochaines échéances et dans d’autres… et dans la vie politique de ce pays.
Question : Pourquoi vous avez lancé ce parti politique maintenant et pas avant ?
I.N. : Parce que à chaque chose son temps. Les dernières élections nous ont permis de mesurer nos forces, notre audience dans le pays. Les résultats obtenus aux dernières élections nous ont encouragés à former très rapidement un grand parti.
Question : Est- ce là une façon de se démarquer de la Mouvance présidentielle ?
I.N. : La mouvance présidentielle n’est pas un parti politique. C’est un ensemble de partis. Et il n’y a aucune raison que nous nous démarquions de la Mouvance présidentielle. Sauf s’il y a de bonnes raisons de se démarquer. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Question : Ne craignez-vous pas que cette démarche contribue à fragiliser la mouvance ?
I.N. : Pourquoi, cela ne peut pas renforcer la Mouvance ?
Question : Allez-vous soutenir Monsieur Ikililou Dhoinine [candidat désigné par le président Sambi] à la prochaine présidentielle ?
I.N. : On n’a pas encore discuté avec le chef de l’Etat. Ni avec le chef de l’Etat qui a fait la proposition, ni avec le candidat lui-même ni avec les autres formations de la mouvance. Mais ce qui nous intéresse le plus aujourd’hui, c’est le rassemblement de nos forces pour que notre soutien à un candidat ne soit pas un soutien en l’air, comme c’est souvent le cas avec des partis qui ne représentent rien. Mais un soutien effectif qui va peser pour l’élection du prochain président
Question : Parlons maintenant de l’organisation des prochaines élections. On parle beaucoup d’un manque de moyens financiers alors que les membres du comité de suivi ont annoncé que le gouvernement va débloquer une enveloppe de 500 millions fc pour permettre au processus de démarrer…
I.N. : Nous ne sommes jamais engagés à débloquer cette somme là. Nous apporterons notre contribution, comme cela a toujours été le cas. Mais nous attendons un soutien massif de la communauté internationale et là il ne faut pas se cacher le visage pour le dire.
Question : Au sein de l’opinion et même dans les rangs de l’opposition certains craignent que le gouvernement ne veuille pas organiser les élections cette année. Que répondez-vous ?
I.N. : S’ils ne sont pas prêts à aller aux élections, ils n’ont qu’à le dire. Mais les élections sont fixées en novembre et elles auront lieu aux dates fixées. Nous allons les organiser avec les moyens de bord.
Question : Votre mouvement politique aura-t-il des candidats aux prochaines élections ?
I.N. : Nous avons notre candidat à la Grande- Comore en la personne de Mouigni Saïd Soilih. Pour les gouverneurs d’Anjouan et de Mohéli, il est trop tôt pour dire qui on soutiendra. Ce qui nous intéresse le plus c’est l’élection du gouverneur de la Grande-Comore.
Question : Quel programme politique allez vous défendre auprès des électeurs ?
I.N. : Le programme est tout tracé. Une très grande ouverture pour permettre les investissements étrangers comme nous l’avons fait jusqu’ici. Les résultats sont là. L’encouragement des nationaux par la facilitation de l’accès au crédit bancaire. La continuation d’une politique de développement des infrastructures. Il n’y a pas de raison de changer une politique qui a commencé à donner des résultats qui sont là et qui sont palpables.
Question : Abordons un autre sujet. Où en est-on du dossier sur la privatisation de Comores Télécom ?
I.N. : D’ici novembre, elle sera privatisée avec un partenaire stratégique qui détiendra 51% des actions et forcément le management de la société. Et, c’est ce qu’il fallait faire depuis longtemps.
Question : Qu’en est-il du nouvel opérateur, Twamaya Télécom ?
I.N. : Nous constatons le retard qu’a pris Twamaya Telecom qui est dû à l’entêtement de la direction de Comores Télécom de faire obstacle à cette société, mais quoi qu’il en soit Twamaya va commencer à émettre d’ici la fin de l’année au plus tard.
Question : Et l’engagement des petits ports promis par CGH ?
I.N. Les petits ports sont en cours et les travaux du premier doivent commencer début août à Vassy à Anjouan.
Propos recueillis par Faïssoili Abdou
230710/fa/hzkpresse/9h00



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