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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 20:08

Source : Alwatwan.net / 09 juillet 2009
Crash de l’A310 de Yemenia. L’ambassade des Comores à Paris : Coordonner les actions pour aider les familles des victimes

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Le nouvel ambassadeur des Comores à Paris, Abdallah Mirghane, qui n’a pas encore présenté ses lettres de créance, ne chôme pas pour coordonner les actions liées au crash de l’A310 du Yemenia Airways. La petite Bahia, seule rescapée du crash et son père ont reçu la visite ministre des Transports et celui des investissements dépêché par le gouvernement du Yémen, a annoncé l’ambassadeur comorien dans un communiqué.

L’ambassadeur Abdallah Mirghane, continue de rencontrer les familles des victimes. Il a participé le 6 juillet à la Courneuve à une réunion de constitution de l’association des familles des victimes. Il a exprimé, à cette occasion sa disponibilité à apporter son concours. Il a annoncé l’ouverture d’une permanence dans les locaux de l’ambassade pour l’accueil, l’information et le soutien administratif aux familles et à leurs représentants, en vue de faciliter leurs démarches et celles des associations. Il a établi des contacts avec le Gisti, une association française spécialisée dans la défense des étrangers, pour apporter leur concours dans le traitement des dossiers.

Une rencontre de trois ambassadeurs, Christine Robichon, nommée par le gouvernement français auprès des familles des victimes, Kahed Ismail Al -Akwa’a, ambassadeur du Yemen à Paris et Abdallah Mirghane des Comores, s’est tenue le mardi 7 juillet pour coordonner les actions des parties touchées par ce drame.
Les trois ambassadeurs ont décidé d’aider les proches des victimes du crash à se rendre rapidement à Moroni. Deux vols sont affrétés par le Yemen auprès d’autres compagnies pour assurer le déplacement.

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 19:53

Source : Alwatwan.net / 09 juillet 2009

Secours-plage-Mitsa
Des restes difficilement identifiables auraient été découverts près du village de Djomani dans la région de Mbude (Nord-ouest de la Grande-comore). Djomani étant le village où, justement, des témoins avaient observé le crash aérien et où avaient été conduites les premières recherches de l’épave de l’avion, les restes seront par précaution immédiatement acheminés à la morgue de Moroni pour conservation et identification. L’information allait être vite démentie

Mais, même si la découverte était confirmée, elle ne valait pas un communiqué, mais devrait peut être gérée dans la plus grande discrétion, puisque l’information, en elle-même, a produit l’inverse de l’effet recherché, entraînant un mouvement de panique et bouleversant encore plus les familles des victimes.

Une dépêche de l’Afp, citant une source du Cosep, avait crée la confusion, entre les restes du marsouin découvert et les corps de l’Airbus A310. Le Cosep, qui avait précipitamment publié un communiqué, confirmant la découverte devait l’infirmer quelques minutes plus tard.
Le colonel, Ismeel Moegni Daho, précise par ailleurs que pour l’instant, “la délégation comorienne conduite par Idi Nadhoim et accompagné du ministre des Relations extérieures, Ahmed Jaffar, s’est rendue ce matin sur l’île de Mafia où se trouvent les corps repêchés dans la zone”.
Selon toute vraisemblance, l’attente plus longue sera plus longue que prévue.

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 12:00
Nous venons d'apprendre que des morceaux de corps qui seraient ceux des victimes  du crash aux Comores de l'Airbus de Yemenia le 30 juin dernier  ont été découverts ce jour (jeudi) par des pécheurs au nord de Ngazidja pas loin du village de Djomani.

L'information est confirmée par l'écrivain SAST (Said Ahmed Said Tourqui), chargé de communication au ministère des Relations extérieures et membre de la cellule de crise  et Madame Ramlati Ben Ali chargée locale de la communication du Croissant Rouge aux médias.  

Par ailleurs, nous attendons toujours la confirmation officielle et l'identité des treize corps découverts à Tanzanie le lundi dernier. une délégation comorienne conduite par Idi Nadhoim, vice-président de l'Union des Comores et le ministre des Relations extérieures Ahmed Ben Said Jaffar, s'est rendue sur place pour vérification.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 12:15

Ci-dessous un point de vue de mon cher ami Mister kavou publié sur son blog (http://kavou01.skyrock.com/) le 03 juillet 2009 suite au crash de l'A310 de Yemenia Airways que je m'approprie sans son autorisation expresse bien évidemment. (rires pour toi cher ami et une pensée sincère pour tous ces passagers qu'on a empêchés par la force à l'aeroport de Roissy de partir pour les Comores. C'est scandaleux et inacceptable aussi.) Je rajouterai juste que l'émotion doit céder la place au rationnel et au pragmatisme avant qu'il ne soit trop tard. C'est ce dont ont besoin, à mon avis, les victimes. 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)




Un peuple sous bricolage ou une nation qui s'auto -mutile

Un peuple sous bricolage ou une nation qui s'auto -mutile
Le drame a frappé dans nos vies et nos coeurs mardi dernier avec le crash de l'airbus A310 de Yemenia airways. Le peuple comorien touché au plus profond par ce drame est partagé entre colère, résignation et recherche de reconfort pour surmonter cette lourde peine. Mes condoléances à tous les Comoriens car l'ampleur du drame ne peut se limiter aux seules victimes. Les dommages collatéraux sont autant importants que les vies brisées et les familles endeuillées devant vivre avec le drame tout au long de leurs vies.

Je laisse la justice déterminer les causes directes du drame et par respect des familles et du peuple comorien, je ne voudrais pas rajouter des allégations que je ne saurai apporter la preuve. Une chose m'interpelle et je n'ai pas cessé de le dénoncer: A quand cesserons-nous de bricoler nos vies? A quand chaque comorien aura conscience que nous ne serons pas un grand peuple si nous continuons à croire que ce sont les autres qui doivent prendre soin de nous? A quand nous Comoriens seront mieux organisés à l'interieur et à l'exterieur du pays pour imposer RESPECT-DIGNITE-SOLIDARITE?

Le crash de Yemenia tout le monde savait et s' y attendait? Qu'avons-nous fait pour reagir et anticiper ce drame? la responsabilité ne peut pas être limitée à nos dirigeants. Nous en tant que peuples quelles solutions avons-nous avancer pour changer les choses? Quelle sera l'émotion après une semaine, un mois, un semestre après ce drame? Nous avons des structures associatives et communautaires qui oeuvrent pour le respect, le droit et le bien-être des Comoriens réçus à l'Elysée - ont-elles évoqué les difficultés des transports vers les Comores? Avec le naufrage du bateau Samson et le permanent drame des kwassa kwassa, qu'est ce qui est fait pour stopper cela? Je ne répondrai à ces questions mais je vous invite à nous poser les bonnes questions sur notre façon d'agir en tant que Comorien.

Source : http://kavou01.skyrock.com/

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:54

Source : Alwatwan.net/07 juillet 2009


Le Premier ministre français François Fillon se rendra aux Comores "à la fin de la semaine", après un déplacement prévu à la Réunion, puis à Mayotte, de jeudi à vendredi prochain. C'est ce qu'a indiqué mardi, à l'Assemblée nationale, le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet.

Revenant sur la catastrophe de la semaine dernière, M. Joyandet a indiqué que selon les dernières informations en sa possession il y aurait "des corps qui auraient été identifiés, pas encore repêchés, plusieurs, dans le secteur" présumé du crash. On ne sait pas si le secrétaire d'Etat faisait allusion à des corps qui auraient été rejetés par la mer sur les plages de Mafia, une ile tanzanienne,une information qui n'est pas encore confirmée.

II a d'autre part souligné que "la France est complètement mobilisée, complètement au côté des Comores". "Depuis Mayotte et depuis La Réunion tout ce dont nous disposions comme matériel a pu être envoyé très rapidement", a-t-il ajouté. La France a été vivement critiquée la semaine dernière par la diaspora comorienne en France notamment, qui lui reproche d'avoir laisser voler un avion comme l'Airbus A310-300 de Yemenia Airways, qualifié "d'avion-poubelle".

La compagnie yéménite estime de son côté ne pas avoir reçu beaucoup de soutien de la part du constructeur Airbus. Yemenia, qui clame que ses avions étaient bien entretenus. Elle réclame un "soutien médias et moral" et a menacé Airbus de renoncer à sa commande de dix appareils A350. "Si l’attitude de la France continue d’être aussi dure et si les pressions continuent sur Yemenia sans qu’on attende les résultats de l’enquête sur le crash (...) nous serions dans l’obligation de réexaminer notre commande car nous estimons que la France et Airbus ne sont pas coopératifs avec nous", a lâché le président de la compagnie, mardi. Le ministre des Transports, Khalid al-Wazir, qui est rentré lundi à Sanaa, avait rencontré durant le week end des officiels de la Commission européenne à Bruxelles, alors que celle-ci menace d'inscrire Yemenia sur la liste noire des compagnies aériennes.


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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:13
 
Patrouilles françaises et comoriennes pour retrouver les débris de l'A310 de Yemenia.
Patrouilles françaises et comoriennes pour retrouver les débris de l'A310 de Yemenia./T.MUKOYA/REUTERS
 13 corps et des débris d'un avion ont été retrouvés hier au large de la Tanzanie près de l'île de Mafia, au sud-est de Dar es-Salaam à 600 km du lieu présumé de l'accident de l' A310 de Yemenia Airways. L'information a été confirmée par les autorités yéménites et tanzaniennes.
Ils seraient probablement  ceux des victimes du crash de cet avion survenu il y a quelques jours au large des Comores. Mais, nous attendons la confirmation officielle. Ils ont été transportés dans un hôpital pour l'identification. Certains seraient en voie de décomposition sélon certains médias.

Affaire à suivre

Halidi allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 21:07
Bonjour  à tous

L'association AOCoF ( Association des Originaires des Comores en France) organise une prière en mémoire des disparus du crash du 30 juin

le samedi  11 juillet 2009 à 14heures
à la salle Charles de Gaulles 18 rue buissonnière
77600 Bussy saint Georges.

Pour tout renseignement: contacter Mme AHMED Toilhati au 06 61 06 93 00

Merci de diffuser cette invitation à vos amis, voisins , comoriens et tout autre personne  souhaitant se joindre à nous.
Comptant sur votre présence


RER A direction marne le vallée - Chessy arrêt Bussy Saint Georges
la salle se situe à côté de l'école  primaire Jean de la Fontaine ( centre ville - derrière la poste)
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 15:50

Source : Alwatwan.net/06 juillet 2009

Al-Arashi-et-Wali
Le coordonnateur des équipes techniques dépêchées à Moroni par le gouvernement et la compagnie aérienne Yéménite, depuis le crash de l’Airbus A310-300, Mohammed Ali Al-Arashi (de face sur la photo), et son assistant Abdul Wali Hashem (de profil sur la photo) ont déclaré à la presse, ce lundi, que toutes les dispositions de soutenir les familles éplorées par le catastrophe sont prises. Une équipe de l’assurance de l’appareil A310-300 immatriculé 70-ADJ est aux Comores depuis vendredi pour rencontrer les proches de ceux qui sont perdus dans l’accident du vol IY 626 Sanaa-Moroni. Comme l’avait précédemment annoncé, Yemenia Airways va apporter un soutien intérimaire aux familles qui ont perdu des leurs dans ce crash. “Ces soutiens financiers intérimaires, qui seront effectué sans préjudice, sont pour apporter une assistance immédiate et pour couvrir les dépenses inhérentes aux pertes des personnes dans l’accident”, a ainsi souligné Al-Arashi au nom de Commandant Abdulkhalik Al-Khadi, président directeur général de la compagnie Yemenia Airways.

Compte tenu des relations de longue date qui lient les deux pays, les responsables de Yemenia compatissent beaucoup avec les comoriens car ils considèrent les passagers accidentés comme des proches plutôt que des clients de la compagnie, a tenu à confier à la presse le coordonnateur. Le Yémen est beaucoup plus préoccupé de la vie des humains avant toute compensation légale. Selon Al-Arashi, son pays et la compagnie se déploient à apporter, avant tout, toute forme de soutien et particulièrement moral aux familles éplorées et aux comoriens en général.

L’équipe de l’assureur Blake Emergency Services, appuyée par des techniciens de la compagnie Yemenia Airways, est installée à Itsandra-beach Hôtel pour recevoir les proches des victimes afin de les conseiller sur les procédures et les aider à remplir les formalités nécessaires permettant de procéder à l’assistance financière annoncée. Les membres de cette équipe sont à l’hôtel Itsandra tous les jours de 9 heures à 17 heures et sont joignables aux numéros de téléphone 321 53 53 et 321 54 54.

Cependant, le coordonnateur des travaux des comités multisectoriels yéménites exprime un vif souhait de retrouver des survivants avec l’intensification des équipes d’investigation pour localiser l’appareil et son chargement.

Pour Al-Arashi et son assistant A. Wali, l’information crédible est aussi l’un de leurs soucis majeurs. La fourniture de toute information authentique sur le crash aux proches des victimes sera un soutien de poids à ces derniers, ont insisté les deux responsables de la coordination, installés au siège de la compagnie Yemenia Airways à Moroni. Ainsi, ils ont montré leur disponibilité, à tout moment, à fournir toute information vérifiée à leur disposition.
Selon Al-Arashi, le dispositif de soutien en provenance de Yémen comprend aussi des équipes techniques du gouvernement et de l’Aviation civile yéménites, travaillant en étroite collaboration avec les autorités comoriennes dans les questions d’investigation, installées à l’hôtel Le Moroni.

Quant à la durée de la mission de toutes les équipes sur le terrain aux Comores, le coordonnateur a indiqué que tout dépend de la fin des opérations de recherches et d’investigations sur le crash du vol IY 626 de l’A310-300 de Yemenia Airways, survenu la nuit du 30 juin dernier, dans les eaux territoriales des Comores.

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 12:23

Source : Al-watwan, le 06 juillet 2009

Le 6 juillet, fête de l’indépendance, a été célébré dans la prière et le recueillement
''Le lundi 6 juillet 2009 restera dans les annales de l'histoire comme la journée où la fête de l'indépendance a été célébrée dans la prière et le recueillement '' a annoncé Ismael Chanfi, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères des Comores, dans son allocution d'ouverture de la cérémonie.

Le 6 juillet, date de la proclamation unilatérale de l'indépendance des Comores est célébré tous les ans depuis 1975, par une parade militaire sur la place de l'indépendance, suivie de nombreuses festivités et des réceptions au palais présidentiel. Le président Sambi a décrété un deuil national de 30 jours, après le crash de l'air bus A 310 du 30 juin, qui a fait 152 victimes. Aussi la fête du 6 juillet a-t-elle été transformée en un moment de prière et de recueillement.

Une foule nombreuse a envahi la place pour assister et prier pour ''la paix des âmes et la miséricorde du Dieu aux victimes du crash''.
Le grand cadi, Mohamed Said Ounthmane rapelle qu' Allah teste ses créatures, en ordonnant des catastrophes pour évaluer leur foi''. Et de préciser que ''personne, selon le Coran; ne saura le lieu où il perdra sa vie, appelant à ''la patience'. Il a aussi indiqué que ''le miracle s'est produit pour laisser en vie une fille de 14 ans sur 153 passagers. Une épreuve mais aussi un signal que nous inflige Dieu''.

Loubna Matturaffi (notre photo), le héros qui sauvé la jeune Bakari Bahia de la mer, la seule rescapée du crash, a été élevé par le président Sambi au grade de ''chevalier du Croissant vert des Comores''. Le président Sambi a souligné que ''vous avez sauvé la vie d'une fille au risque de perdre la vôtre'' en lui embrassant le front.

Le président a saisi l'opportunité pour remercier les pays amis, dont ''la France les Etats unis, Madagascar, l'Italie'' révélant que ''la France va dépêcher un sous-marin le 12 juillet pour appuyer les recherches.'' Il a aussi remercié les pêcheurs, les propriétaires des bateaux, les associations qui ont contribué ou pris part aux recherches.

Le président a prononcé des prières pour que ''les familles des victimes soient fortes''. Il présente ''les condoléances les attristées au peuple comorien et aux familles des victimes du crash''.

Parlant de l'indépendance du pays, le président Sambi déclare que ''la France est un pays ami, mais nous ne cesserons jamais de revendiquer Mayotte, l'île comorienne, comme le reconnaissent les résolutions des Nations unies. Si la France veut louer l'île de Mayotte même pour une période de cinquante ans, j'accepterais, mais jamais nous ne céderons sur la question de l'unité du pays et de son intégrité''.
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 12:13

 Source : Clicanoo.com 07 juillet 2009

Saïd Larifou demande la saisie les avions de Yemenia
Depuis le crash de l'A310, mardi dernier, l'agenda de Saïd Larifou ne désemplit pas. L'avocat comorien de Saint-Pierre, qui représente 27 familles de victimes, est revenu hier de l'archipel d'où il a suivi les premiers pas de l'enquête. Il s'envolera mercredi au plus tard pour Paris, afin de suivre l'action judiciaire des autorités françaises. Avec dans le viseur, la compagnie Yemenia, qui avait affrété l'avion.

Quelles mesures ont été prises par la justice comorienne une semaine après le drame ?
Le parquet de Moroni a ouvert une information judiciaire contre X pour homicide involontaire et complicité d'homicide involontaire. Comme je représente les familles de 27 victimes ainsi que le collectif des familles des victimes du crash, cette qualification me convient. La complicité nous permettra, à l'avenir, d'élargir le spectre des responsabilités. Nous devrons chercher la vérité en France, aux Comores, au Yémen... Nous ne visons pas quelqu'un en particulier.

En tant que représentant des parties civiles, avez-vous déjà adressé des demandes particulières ?
J'ai demandé aux juges de Moroni de saisir tous les appareils A310 de la compagnie Yemenia, qui affrétait le vol. Ceci par sécurité : cela nous permettra de collecter des indices et des preuves, concernant la responsabilité de la compagnie. Je mènerai la même démarche en métropole, où une information judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte par le parquet de Bobigny. Il faut absolument que ces appareils soient saisis grâce à une commission rogatoire internationale.

Pourquoi ? Visez-vous clairement la compagnie ?
Le ministre français des Transports (NDLR : Dominique Bussereau) a lui-même déjà indiqué qu'il y avait des défauts sur cet A310. D'anciens passagers avaient eux aussi indiqué des défaillances techniques. Des défaillances qui ont aussi été reconnues par une ancienne hôtesse de l'air de cette compagnie ! Même le ministre yéménite des transports a expliqué que des travaux de réfection des fauteuils et de la décoration avaient eu lieu. Il faut examiner tous les avions. Comment a-t-on pu accepter qu'ils continuent de voler ? La compagnie doit comprendre qu'il y a eu des morts.

Irez-vous voir la jeune survivante ?
Oui, mais je m'enquerrai principalement de sa santé. C'est un témoin capital qu'il ne faut pas brusquer. Il ne faut pas compromettre l'objectivité de l'enquête
Propos recueillis par Benoit Toulorge
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