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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 23:42
Vous trouverez ci-dessous un communiqué du SOS Voyages aux Comores diffusé sur internet le vendredi 24 juillet 2009 dans lequel il sous entend qu'il n'a jamais été cosignataire du communiqué de certaines associations de la diaspora du 14 juillet dernier intitulé "face au deuil".  !!!


S.O.S Voyages aux Comores

Siège social : Marseille
sosvoyauxcomores@hotmail.fr
COMMUNIQUE

Un communiqué au sujet du crash de l'A310 intitulé « Face au deuil National» et a été signé d'un certain nombre d'associations le 14 juillet. Bien que nous ne puissions qu'encourager les hommes et les femmes qui travaillent aujourd'hui à ce qu'un tel drame ne se reproduise jamais,

SOS Voyage ne peut que regretter n'avoir pas été consulté afin de donner son point de vue.

SOS Voyage est une organisation apolitique qui travaille depuis plus d'un an à des meilleures conditions de vol entre la France et les Comores. Nous avons consenti des efforts considérables, humains et financiers, afin que nos revendications puissent être entendues au plus haut niveau de l'Etat comorien. Nous avons eu à surmonter des obstacles réels et des réticences fortes de la part de nos interlocuteurs. Nous avons dû nous battre pour que l'Etat comorien commence à écouter les revendications de la diaspora comorienne, malheureusement pas assez vite. Les autorités comoriennes le savent, SOS voyage ne tolérera aucune négligence de l'Etat comorien dans cette affaire.

Pourtant, nous ne pouvons nous engager dans une démarche qui consisterait à considérer l'Etat comorien comme un adversaire. Et ce, tant qu'il n'aura pas été établi, à la lumière de faits indiscutables, sa responsabilité totale ou partielle dans ce drame. Le risque est trop grand, de récupération politique ou de tentative de déstabilisation, pour que nous prenions des positions à la légère. En outre, notre attachement aux règles de la démocratie ne peut que nous amener à respecter l'autorité d'un chef de l'Etat, démocratiquement élu, et à le reconnaître comme étant notre interlocuteur dans nos actions.

Dans cette période de deuil national, il nous parait important que les comoriennes et les comoriens de tous bords, des Comores et de la diaspora, travaillent ensemble à la résolution définitive des problèmes de transports entre la France et les Comores. SOS voyage est prête à une collaboration réelle et sincère avec les autorités comoriennes, les autorités françaises, les organisations représentatives et tous les pays amis, pour que, par delà nos divergences, nous obtenions des résultats tangibles pour le peuple comorien.
Nous travaillerons aussi avec acharnement à établir les responsabilités de chacun et lorsqu'elles seront connues, nous saurons faire en sorte que les coupables répondent de leurs fautes.

Le Président de SOS Voyage Aux Comores
Farid SOILIHI
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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 23:10
Selon le Ministre de l'Economie de l'Union des Comores, Ahmed Hassane Barwane,  le processus de création d'une compagnie aérienne nationale avec des capitaux publics et privés est accéléré. Elle sera une société mixte à base de capitaux privés comoriens et étrangère et de participation de l’Etat des Comores.

Il s'agit d'un projet qui est en cours d'étude depuis quelques années et le Président Sambi en avait parlé lors de son dernier passage à Marseille. C'était en février dernier. En effet, celui ci avait déclaré dans un long discours que la vraie solution pour éviter les désagréments que subissent les Comoriens quand ils voyagent, c'est d'avoir sa propre compagnie aérienne. Et il fera tout pour que cela se concrétise rapidement. "Les démarches sont en bonne voie mais je préfère ne pas en dire plus pour le moment" avait il précisé.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 22:48

 Depuis l'accident de  Yemenia aiways qui a endeuillé le peuple comorien, tout le monde cherche à s'approprier le deuil et  à prouver qu'il est plus touché que tout le monde. Qu'est ce qu'on est aimé quand on n'est plus ! Que d'émotion !

On l'a vu avec les médias français.... les autorités françaises,  les autorités comoriennes, les intervenants comoriens.... Tout le monde sans exception !

Maintenant place aux Communiqués....surtout aux communiqués ridicules. Et ça va certainement continuer...

Je ne fais pas de commentaires exprès. Comme cela, je ne vous gâche pas, chers lecteurs, le plaisir de juger vous même en lisant les deux communiqués ci-dessous de certaines associations de la diaspora comorienne en France (en noir) et du gouvernement de l'Union des Comores (en bleu) :


COMMUNIQUÉ DES ASSOCIATIONS du 14 juillet 2009 : FACE AU DEUIL NATIONAL

 

Le comportement des autorités comoriennes face au drame national vécu par les Comoriens, suite au crash dans les eaux comoriennes de l'Airbus A310 de Yemenia Airways (interdit de vol en France depuis 2007 pour manque de fiabilité et vétusté manifeste), met sans conteste à nu l'incompétence, la faillite et partant, la déliquescence de l'État, si tant est qu'il en existe un, sous le Gouvernement de Sambi. Car, ce sont bel et bien les autorités comoriennes qui, en accordant un blanc seing à cette compagnie yéménite, encouragent implicitement cette dernière, à tailler des croupières à la communauté comorienne, jusqu'à ce que mort s'en suive. A l'instar de cette funeste journée qui a vu les Comores perdre près de 152 de ses filles et fils dans l'indifférence à peine dissimulée de ces mêmes autorités comoriennes, 152 passagers envoyés délibérément à la mort pour assouvir la vénalité de la compagnie yéménite et des autorités comoriennes, qui n'hésitent pas une fois sorti de l'espace aérien européen, à transvaser les "laissés pour compte" comoriens à bord des cercueils volants, qui aux dires des associations, des passagers, des experts et du gouvernement français, présentent des manquements graves aux règles de sécurité. Le Vice Président comorien, Idi Nadhoim peut toujours avancer la prétendue méconnaissance des autorités comoriennes, sur l'état de l'appareil. Pourquoi n'ont-t-elles pas appliqué le simple principe de précaution en imitant les autorités françaises ? Pourquoi n'ont-elles jamais écouté les comoriens qui prennent ce vol depuis des années ?
Alors que les nombreux disparus comoriens du vol Airbus A310, lui donnent toute latitude pour dénoncer les termes scandaleux du contrat, voire le contrat lui-même, signé par les autorités comoriennes et la compagnie yéménite (et mettre davantage l'accent sur le volet sécuritaire, améliorer les conditions de déplacement des Comoriens et revoir à la baisse le prix du billet d'avion le plus cher au monde), le gouvernement Sambi préfère ne rien faire et laisser les cercueils volants yéménites décimer sa population.

Quoi en penser ?


 Voilà
Ø un président qui, d'un côté, n'a de cesse de louer la précieuse contribution tout azimut de la diaspora comorienne, qui se fait fort d'apporter à ses compatriotes un peu de mieux être et de réconfort et de l'autre, de se garder de faire quoi que ce soit qui puisse prêter main forte ou capitaliser les efforts surhumains déployés par la diaspora.

 Voilà un président qui n'a de cesse deØ sacrifier des vies (dont les 152 disparus du vol Yéménia Airways) et les intérêts de son pays et de son peuple sur l'autel du profit, de la corruption, de l'assistanat et de la mendicité, pour peu que ses proches et ses affidés y trouvent leurs comptes.

Les premières interventions de Sambi dès l'annonce du crash sont, après l'invocation de l'incontournable fatalisme et de son corollaire enrobé de volontés divines, pour se dédouaner de toute responsabilité, d'incriminer la météo pour disculper Yemenia et, du coup selon certains, de protéger intérêts et autres opérations occultes. Et ce, dans la continuité du marché de dupes, de ce qui est en réalité un accord juteux (pour Yemenia Airways et les autorités comoriennes successives, au dépens des vaches à lait comoriens), signé notamment par le gouvernement Azali, le 27 octobre 1999, imité par la suite par celui de Sambi...

Après les 8000 victimes du tristement célèbre "Visa Balladur" qui tapissent les abysses du bras de mer entre Anjouan et Mayotte dans l'indifférence coupable des autorités comoriennes et françaises, il ne faudrait pas qu'aujourd'hui les 152 disparus dans ce vaste cimetière marin, le soient pour rien, devrions-nous penser. Eh bien si ! Si ce n'est que cette fois, l'incontournable et omniprésent Etat français décide contre toute attente, contrairement à l'Etat comorien, la mise en place d'une commission d'enquête afin de s'enquérir des tenants et des aboutissants de la mort de la soixantaine de français d'origine comorienne. Cette démission de l'Etat comorien, fait paradoxalement du pays (la France), à la fois occupant une partie (Mayotte) du territoire national et de surcroit, promoteur en chef de la déstabilisation de l'archipel (avec soit dit en passant la complicité agissante des autorités comoriennes), "le sauveur et bienfaiteur", qu'il a toujours voulu être sur toute l'étendue de l'archipel.
C'est ce qui s'appelle du négoce, une vente à la découpe de notre souveraineté : après avoir violé de façon récurrente notre constitution, foulé aux pieds notre intégrité en aidant Mayotte à se départementaliser, vendu notre nation (pavillons de complaisance, passeports économiques), Sambi en se dérobant et en omettant de tout mettre en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur cette catastrophe nationale, est entrain de profaner une fois de trop, la mémoire de nos chers disparus.

 

Les autorités comoriennes ont sans conteste tant de morts sur la conscience, qu'il va falloir tôt ou tard exhumer et leur rendre justice. Car trop de crimes contre l'humanité donc imprescriptibles, sont commis impunément.
Sambi a choisi son camp. Comme tous ses prédécesseurs depuis que Yemenia fait la ligne Paris-Sanaa-Moroni, de même que tous les membres de la commission des transports. Ils défendent l'image et les intérêts de la compagnie Yéméno-saoudienne. Ils défendent surtout leurs intérêts mesquins, leurs bakchichs. Car en vérité, il s'agit d'une affaire de gros sous. Souvenez-vous quand Yemenia commence à desservir les Comores, elle n'a que quelques avions long courrier. Depuis, cette compagnie affiche (avec notamment les économies réalisées à moindre frais grâce aux avions poubelles desservant les Comores), au moins, 3 Airbus A310, 2 A330, 3 Boeing 737 et projette d'acheter 10 Airbus A350 d'ici 2012. Tant d'arrogance et de mépris dictés par l'appas du gain du pouvoir financier et politique comorien, frisent sans conteste, l'impudicité et l'indécence de ce qu'on appelle un Etat voyou régi par une république bananière.

 

Afin d'y remédier, nous proposons et encourageons :
 

La mise en place aux Comores, d'une sérieuse commissionE d'enquête comprenant, notamment, des Comoriens de tous bords.

 L'associationE d'avocats comoriens au collège de professionnels pour plaider la cause des victimes.
 

La diaspora à continuer à boycotter Yemenia Airways et enE influant de façon déterminante dans les choix politiques du pays.

E L'érection d'un monument, Place de l'Indépendance, à la mémoire des victimes de cette catastrophe nationale, à coté de celui commémorant dorénavant les "morts Balladur".

 La mise en place d'une compagnie aérienne aux normes fiables etE financièrement abordables – à créer ou existante – sur le trajet Paris-Moroni-Paris en remplacement de la compagnie yéménite, avec du personnel naviguant parlant français ou comorien.


Ont signé ce 14 /07 / 2009, les associations :

- GAC (Guilde des Artistes Comoriens) <guilde_des_artistes_comoriens_gac@hotmail.com>
- ACDH (Association Comorienne des Droits de l'Homme) <acdh-France@wanadoo.fr>
- GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) <gritac_2000@yahoo.fr>
- SOS Démocratie Comores <sosdemocratiecomores@wanadoo.fr>
- CAAC (Collectif des Associations des Amis des Comores) <caac.comores@gmail.com>
- CCMM (Collectif-Comores-MasiwaMane) <comores_masiwamane@yahoo.fr>
- DIASCOM (Coordination des Associations de la Diaspora Comorienne) <diascom.diascom@gmail.com>
- AFAC (Association Française des Amis des Comores) <afaccomores@yahoo.fr>
- Ligue Amicale de Culture et de Recherche Scientifique <ligueamicale@hotmail.com>
- Watwaniya <watwaniya@gmail.com>

- Comité Maore
- SOS Voyages <voyagesauxcomores@gmail.com>

 

 

Communiqué du gouvernement de l'Union du 20 juillet 2009 en réponse au communiqué de certaines associations de la diaspora comorienne en France du 14 juillet 2009

 

UNION DES COMORES
Unité - Solidarité - Développement
Communiqué du Gouvernement de l'Union

 

Un certain nombre d'associations et de mouvements politiques (qui ne disent pas leur nom) viennent de publier un communiqué dit « des associations, face au deuil national ».
Contrairement à son intitulé « face au deuil », on ne trouve dans ce communiqué aucun mot de compassion « face au deuil » qui frappe nos frères et nos sœurs et le pays tout entier. Le communiqué est une diatribe insensée contre les autorités comoriennes, avec comme cible privilégiée le chef de l'Etat, qui y est traité de tous les noms ; en fait, de la récupération politique truffée d'accusations simplistes et gratuites.

Le communiqué veut faire croire que les autorités comoriennes ont pris le parti de Yemenia pour des « intérêts et autres opérations occultes », aucun début de preuve n'est évidement apporté à ces affirmations fallacieuses. Jusqu'à preuve du contraire aucune autorité comorienne n'a fait de déclaration pour défendre Yemenia.

Cependant, contrairement à ceux qui s'empressent de condamner sans preuve ou qui cèdent à l'émotion ambiante, le Gouvernement, qui se doit de prendre des décisions après en avoir mûrement mesuré les conséquences, se réserve le droit et le devoir de se prononcer sur le contrat qui lie cette compagnie avec notre pays, une fois tous les éléments de l'enquête en sa possession. A l'heure actuelle les « boîtes noires » ont été repérées et tout est mis en œuvre pour les récupérer dans les jours avenir.

Il est étonnant de voir des « associations » se faire l'écho d'un lynchage médiatique et de déclarations qui cachent mal des arrières pensées politiques ou commerciales ou des intérêts financiers. Contrairement aux « Associations » qui n'ont de compte à rendre à personne et qui peuvent sans risque adopter les positions les plus démagogiques, le Gouvernement comorien se doit de penser au delà de l'émotion, par ailleurs compréhensible, et prendre en compte toutes les retombées de ses éventuelles décisions, y compris celle d'aggraver l'enclavement des Comores.

Le communiqué fait un amalgame douteux entre l'accident et la question de Mayotte, en effet, il est difficile d'établir un lien entre ce drame qui nous frappe aujourd'hui et le contentieux vieux de trente quatre ans entre la France et les Comores. Et encore une fois le communiqué avance des contre vérités. En effet, contrairement aux accusations d'une soit distante « complicité » du Gouvernement quant à la départementalisation de l'ile comorienne de Mayotte, tous les observateurs objectifs constatent les efforts de la diplomatie comorienne et les succès remportés dans les instances internationales pour faire condamner la démarche française. Les résolutions prises par l'Union Africaine, la Ligue des Etats Arabes, le Mouvement des non alignés et la Communauté des Etats Sahélo sahéliens (SEN SAD) sont là pour en témoigner et cela n'était pas arrivé depuis fort longtemps. La déclaration courageuse de Son Excellence le Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à la dernière Assemblée Générale des Nations Unies a été on ne peut plus clair à ce sujet : Mayotte est comorienne et le Gouvernement comorien n'a fait et ne fera aucune concession sur la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de notre pays.

Les auteurs du Communiqué semblent éprouver un malaise à évocation de la destinée et de notre croyance en ce que rien n'arrive hors la volonté d'Allah. Cette croyance musulmane ne dédouane personne de ses responsabilités. Croire le contraire dénote d'un fossé culturel et religieux profond avec la plupart des comoriens et une incompréhension étonnante, de la part de comoriens, des valeurs réelle de l'islam. Ce n'est pas du fatalisme et ça ne veut ni dire que le Gouvernement comorien ne cherche pas à connaître la vérité, ni qu'il ne convient pas de tirer les conséquences de ce drame.

Encore une fois, le Gouvernement comorien réitère sa solidarité vis-à-vis des familles durement éprouvées par ce drame épouvantable et réaffirme sa volonté de faire toute la lumière sur les circonstances de l'accident. Le Gouvernement tient à souligner qu'il n'y a pas pour lui d'intérêt supérieur à celui de la nation comorienne et que l'intérêt des familles endeuillées prime avant toute autre considération.

 

Moroni le 20 juillet 2009,
Pour le Gouvernement de l'Union des Comores
Le Secrétaire Général du Gouvernement

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 12:40

SOURCE AL-WATWAN n° 1362 du lundi 20 juillet 2009

Le Shikomori à l'école : "comme dans tout pays colonisé"

 

 

Who’s who. Mohamed Ahmed Chamanga est né à Wani à Ndzuani en 1952. Diplômé de swahili et d’arabe, il s’oriente vers des études linguistiques qui lui permettent de faire des recherches sur sa langue maternelle. Chamanga a publié de nombreux travaux sur la littérature et la linguistique comorienne. Ses recherches linguistiques ont fait l’objet d’une thèse présentée à l’école pratique des hautes études (Ephe) à Paris en 1991. Depuis 91, Chamanga enseigne la langue et la littérature comorienne à l’institut national des langues.

 

L’apprentissage débutera à la rentrée scolaire 2010-2011 dans les écoles maternelles et dans les écoles pilotes, introduite en tant que matière dans le secondaire, et en tant que module à l’université. Chamanga, linguiste, estime que la population est prête, mais que la résistance viendrait du côté des intellectuels. “Comme c’est toujours le cas dans les pays colonisés”, ajoute-t-il.

 

Interview.


Parlez-nous de la genèse de ce grand projet d’introduction du shikomori dans l’enseignement?

 

Vers la fin de l’année 2006, le ministère de l’Education nationale m’a demandé de faire une étude sur la faisabilité de l’introduction du shikomori dans le système éducatif. L’étude est faite et agrée par le ministère en 2007 et maintenant on est dans la phase de concrétisation du projet. Nous avons commencé par la formation des formateurs. Puis, nous avons soumis un projet sur l’orthographe du shikomori qui est passé en conseil des ministres et doit être officiellement adopté par décret. Une fois décrété, il serait souhaitable que tous les écrits sur la langue comorienne s’y conforment. En ce qui concerne les documents officiels, ils seront bilingues dans un premier temps jusqu’à ce qu’une grande majorité puisse lire et comprendre le shikomori.

 

Quels sont les instruments didactiques qui seront utilisés?

 

Actuellement, nous sommes dans la réalisation de la seconde phase de l’étude du projet, la formation des meilleurs formateurs qui consiste à leur donner les bases, la structure du comorien, comment construire les phrases, les mots, etc. Les livres de grammaire sont en phase de correction avant d’être envoyés pour publication. En ce qui concerne les documents scolaires, nous allons nous baser sur les conseillers et inspecteurs pédagogiques, et travailler en collaboration pour élaborer ces documents. Personnellement, j’interviendrai en tant que linguiste.

 

Comment se fera l’apprentissage? Est-ce que le shikomori sera une seconde langue ou une langue d’enseignement?

 

L’apprentissage débutera à la rentrée scolaire 2010-2011 dans les écoles maternelles et dans les écoles pilotes. On utilisera des moyens ludiques, des petits livrets et des albums avec des images. Le shikomori sera la langue d’enseignement au Cp. Et chaque année l’apprentissage va évoluer. Au Ce1, on va introduire le français d’abord comme matière, puis comme langue d’enseignement dans certaines matières. Au collège et au lycée le shikomori sera enseigné comme matière. On va travailler sur la langue et la littérature. A l’université, nous allons introduire le shikomori comme module et discipline. On va étudier l’aspect scientifique de la langue.

 

Comment s’est déroulée la formation? Pensez vous que les stagiaires sont à même d’assurer l’enseignement du shikomori?

 

Nous estimons que les encadreurs de la langue sont assez formés et encadrés. Ils savent comment la langue est structurée. Au cours de la première formation nous avons étudié la structure morphologique de la langue et dans la deuxième phase nous avons étudié la dialectologie, l’étude des différents dialectes du shikomori. Les gens sont suffisamment sensibilisés et prêts à défendre le projet qui, à mon avis est prometteur pour le développement aux Comores. Je pense que si on n’a pas pris en compte la dimension culturelle, tout développement sera artificiel. S’il n’y a pas de bases solides il n’y aura pas de résultats tangibles.

 

Avez-vous une recommandation particulière à faire ou un conseil à donner?

 

Si je dois faire un conseil, je demanderais aux acteurs de l’Education à encourager la sensibilisation sur l’importance de l’introduction du shikomori dans le système éducatif. Ce que j’ai constaté, la population est prête, mais la résistance vient du côté des intellectuels. Mais c’est toujours comme ça dans les pays colonisés. Et il faudra se battre pour arriver à les convaincre.

 

Recueillis par ASA

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 18:56
"Cette histoire commence à être incompréhensive". C'est ce que nous avions écrit dans notre billet concernant les recherches des victimes du crash de Yemenia en date du mercredi 15 juillet 2009 "Crash de Yemenia : 24 corps retrouvés et c'est la fin".

Nous continuons à ne rien comprendre. Avouons le. Cette fois ci,  c'est avec les recherches des boites noires.

Tout le monde a attendu, ces derniers temps, avec impatience, l'arrivée d'un navire français spécial pour établir une cartographie des fonds marins comoriens, participer à la recherche des boites noires et récupérer celles ci. Oui, rechercher des boites noires alors qu'elles sont localisées depuis plusieurs jours !

Le Beautemps-Beaupré est effectivement arrivé le vendredi dernier aux Comores. Attention, pas de confusion. Il ne s'agit pas du beau temps. C'est bien le Beautemps, le bateau tant attendu. Et il ne s'est pas déplacé pour rien. Car , il a pu localiser avec plus de précisions les coordonnées des boites noires de l'A310 de Yemenia Airways. Il a même émis des sondes bathymétriques qui ont permis de définir des images lisibles et simplifiées des fonds marins. Nous dit-on.

Ouf. Soufflons. Les boites noires sont VRAIMENT localisées. "Karivodé wunu wuzadé". On va même loin. On nous apprend que ces fameuses boites se trouveraient à 1250 mètres de profondeur. Que de bonnes nouvelles ! Continuons à nous féliciter. "Ni féréshéya ni huféréshéyé".

Mais voilà, pour tempérer notre enthousiasme, qu'on nous apprend que le Beautemps- Beaupré s'est, en fait, déplacé ... pour  rien. Attention encore. C'est nous en fait qui avons ajouté "pour rien" étant donné que notre langue n'a pas d'os. Oui, il a fait plusieurs kilomètres pour  venir récupérer les boites avec le robot spécial pour ce genre d'opération. Mais c'est le robot en question qui n'est pas gentil... En réalité ce dernier ne connait pas trop les eaux comoriennes mais il est aussi gentil que tous ceux qui nous aident. Il s'est juste trompé en pensant que les eaux comoriennes n'étaient pas profondes. Et ce n'est pas de sa faute. Pour une fois, je comprends. Un petit pays pauvre  ne peut pas avoir une mer profonde. N'est ce pas ? 

Continuons. Le robot à bord du Beautemps-Beaupré veut bien aider les Comoriens mais le problème est qu'il ne peut pas dépasser les 800 mètres de profondeur. Soyons indulgents et restons patients. Après tout, ces "boiti" auraient du avoir pitié de nous et ne pas aller au délà de 800 mètres. Mais bon "dizo Mgu yandzao". Oui c'est ce que Dieu veut. Etant de vrais croyants, acceptons et comprenons juste cela. Ni plus ni moins.

Franchement, s'il n'y avait pas des morts et  tout un peuple qui souffre cruellement en ce moment, J'allais m'eclater de rire -  et transformer cette histoire en conte pour mes enfants, neveux, nièces..... “.  Tellement elle est ubuesque. Une histoire de fou !

Comment peut on expliquer qu'un navire spécialisé pour de telles missions fait plusieurs kilométres et arrive à destination sans les moyens appropriés ? Encore une question inutile. Je vais finir par devenir spécialiste en la matière. Pauvre pays adoré.

Du coup, les autorités comoriennes sont contraintes de dialoguer  avec les responsables de la société française, Alcatel pour pouvoir avoir leur robot qui se trouve en Afrique du Sud, un pays voisin,  dans la récupération des fameuses boites noires. celui-ci peut en, effet,  faire l'affaire. Lui au moins est courageux. Il est prêt à aller jusqu'à 1500 mètres..C'est du moins ce qu'a confié le nouvel Ambassadeur comorien à Paris, Abdallah Mirghani aux médias. Un robot français qui vient au sécours d'un autre robot français. C'est du pareil au même.

Espérons tout de même que le Beautemps nous a apporté le beau temps pour pouvoir voir clair. Car nous en avons besoin pour mettre notre long bras sous la roche dans l'espoir de récupérer au moins une boite. A condition qu'il n'y ait pas d'anguille. Bien évidemment. Oui mon bras mésure au moins 2000 mètres.

Attendons la suite.
En l'attendant......
Subissons, subissons, subissons.
Pleurons pleurons, pleurons
"Dizo mgu yandzawo" - C'est ce que Dieu veut.

Halidi allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 08:33

Le samedi 18 juillet prochain (demain) aura lieu à la bibliothèque de Pamandzi une représentation à partir de 10 h 30 . Une pièce de théâtre écrite et mise en scène par Adjmaël Halidi , jouée par les Gockos de l'association Utamaduni , avec une musique de Pascal Eugénie et une chanson de Kathy Forestier . L'entrée est libre .

Vous êtes tous invités à honorer le spéctacle de votre présence .

Adjmaël Halidi
Web-site :
www.adjmael-halidi.com
Téléphone :(00 269) 337 65 61
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 19:55
Deux autres corps ont été récupérés le mardi 14 juillet  au large de la Tanzanie. Ce qui porte à 24 le nombre de corps retrouvés. Il y a aussi des débris.  Mais curieusement, les recherches des corps vont cesser. C'est du moins ce qu'ont décidé  les équipes de secours françaises et tanzaniennes. En effet, celles ci pensent qu'il n'y a plus de chance de retrouver d'autres corps.

Cette histoire commence à être incompréhensive du moins à notre niveau. C'est au moment où les recherches produisent leurs fruits qu'on décide d'arrêter au lieu de persévérer ! Bizarre non.

Mais bon, quand on est pauvre dans ce monde, on est obligé de subir. Si on avait nos propres moyens de sécours on allait se permettre de poursuivre les recherches pour retrouver le maximum de nos morts et les enterrer dignement. Car nous sommes convaincus qu'on peut en trouver d'autres...

Et si le gouvernement Comorien demandait l'aide d'autres pays pour poursuivre les recherches ? N'avait il pas obtenu de l'aide pour intervenir militairement à Anjouan ?

Si cela n'est pas possible, on fera avec. Après tout notre océan n'a t-il pas l'habitude d'ingurgiter des êtres humains.... des comoriens.....des dechêts toxiques, de la pollution et que sais je encore ?  Et ce, au vu et au su de tous !

Maintenant se pose la question de l'identification des corp. C'est encore un autre casse tête. On en parlera dans un prochain billet. Inchallah.

Mais en attendant ce prochain billet si d'ici là il ne sera pas périmé, nous nous posons quand même la question suivante :
 Quels et combien de corps seront envoyés aux Comores ? Car tous ceux qui ne seront pas identifiés resteront en Tanzanie. C'est le droit qui veut cela. Le droit doit être appliqué même s'il n'est pas logique dès fois. C'est comme cela. Mais la diplomatie, si elle est bonne, peut aussi régler le problème et contourner le droit. Chut ! Gardez cela pour vous car nous sommes mal placés pour nous exprimer ainsi.
Il parait que pour le moment, il n'y aurait que cinq corps qui seraient identifiés. 

Mais en attendant, subissons, subissons, subissons................ SUBISSONS.
Pleurons, pleurons.....
"Dizo mgu andzawo"......C'est ce que veut Dieu.
Parait-il.

Pauvre pays adoré !

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 14:44

Vous trouverez ci-dessous une interview de Madame Sittou Raghadat Mohamed accordée au journal Alger News dans le cadre du Festival panafricain qui a lieu en ce moment en Algérie.



Source : Alger news / Dimanche 12 juillet 2009

Madame Sittou Raghadat Mohamed*

« L’éducation peut rendre la  femme autonome »

 

Entretien réalisé par Fatiha Amalou-Aid

 

 (Photo archives HALIDI-BLOG-COMORES: Sittou Raghadat Mohamed)


Algérie news : Le colloque sur Frantz Fanon  a débuté le 7 juillet, un événement qui a été organisé en marge du festival culturel panafricain. Nous avons constaté une participation importante de la femme africaine dans ce colloque et dans ce festival. Quelle évaluation faites-vous de la femme en Afrique ?

 

Mme  Sittou : c’est le même constat que j’ai fait et c’est très  encourageant, sachant que la femme africaine n’a toujours pas atteint son but. D’ailleurs, ma communication qui sera présentée le 19 de ce mois, portera justement sur le combat pour l’égalité des genres dans le domaine éducatif en Afrique subsaharienne. Je parlerai de la situation sur la scolarisation de la femme et de son implication dans le système éducatif et je mettrai en exergue l’expérience du Forum des  femmes éducatrices africaines (FAWE).

Concernant l’évaluation de la femme en Afrique, je dirai qu’il y a eu des progrès de la situation en général. J’ai fait des recherches et d’après les résultats, j’ai relevé qu’il y a des pays qui sont en avance comme le Rwanda. D’autres pays ne sont pas encore arrivés à un niveau appréciable. Ceci étant, je pense que l’éducation de la fille peut rendre autonome la femme. Pour moi, un pays ne peut pas se développer sans prendre conscience de l’importance du rôle de la femme dans la prise des décisions. Nous, les femmes, nous avons besoin d’être formées et d’être éduquées pour nous imposer sur le terrain politique.

 

On dit souvent que les textes législatifs existent dans ce sens mais la réalité est tout autre, qu’en pensez-vous ?

 

Je vous donne l’exemple de mon pays. Aux Comores, les textes existent pour l’égalité entre l’homme et la femme dans le domaine politique. Mais dans la pratique,  c’est différent. En lisant  les textes, on dirait que tout va bien, mais la réalité est tout autre. Nous avons un gouvernement sans femme, alors que la nomination de la 1ère femme Ministre en ma personne remonte à 1991. 17 ans après, la situation n'a pas évolué.

 

Avez-vous une idée sur la place de la femme en Algérie ?

 

Je n’ai pas beaucoup d’informations sur la situation de la femme algérienne, mais selon mes connaissances qui sont maigres, je le reconnais, la femme algérienne commence à s’imposer sur la scène politique. D’ailleurs, vous avez des femmes qui occupent des postes au gouvernement, des femmes à l’Assemblée Populaire nationale et au Sénat. Don c’est raisonnable. J’ai compris aussi qu’en Algérie, il y a deux mondes contradictoires. Il y a des femmes émancipées et il y a des conservatrices qui montrent une image contradictoire.

 

Ma présence à Alger, à l’occasion de ce colloque m’a permis de faire ce constat. Par exemple, en couple c’est paradoxal.

 

On trouve le mari avec sa femme conservatrice et leur fille avec une mini-jupe. Je ne suis pas allée en profondeur dans mes recherches sur cette situation. C’est un sujet qui évoque en moi une certaine curiosité pour en savoir plus.

En général, la femme en Algérie comme aux Comores, ne bouge pas beaucoup. Il y a toujours cette timidité. Elle attend qu’on lui fasse appel ou qu’on la sollicite pour bouger, et c’est un handicap. La femme doit s’imposer d’elle-même.

 

Que pensez-vous du festival culturel panafricain organisé pour la deuxième fois en Algérie ?

 

Je suis émerveillée. Je ne m’attendais pas à une telle organisation, que ce soit en termes de qualité des programmes, des moyens colossaux qui sont assurés ou encore de la sécurité qui fera certainement la réussite de cet événement. C’est toute l’histoire de l’Afrique qui est tracée lors de ce festival. Aujourd’hui, ici en Algérie, je suis très fière d’être africaine. Cette solidarité nous aide à combattre l’inégalité.

 

F.A.A.

 

 

*Ancienne Ministre aux Comores, actuellement

Enseignante à l’Institut de Recherche en Education

et Formation des enseignants


Source : Algérie News / Dimanche 12 juillet 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 13:09
Vous trouverez ci-dessous le communiqué en date du 9 juillet 2009 signé conjointement à Dar es salam par des représentants des Comores, de la Tanzanie, du Yemen, de la France, du Yemenia Arways et de Blake Emergency Services


U
ne délégation de haut niveau composée de la Force d’intervention de la République Unie de Tanzanie, de l’Union des Comores, de la République Française, de la République du Yémen, de la compagnie aérienne Yémen Airways et de Blake Emergency Services, s’est réunie à Dar Es Salaam le 9 juillet 2009 à 19H30 pour discuter de questions liées à la récupération et au rapatriement des corps supposés être ceux du crash du vol 626 de la compagnie aérienne Yemenia et qui, entrainés par le courant marin, ont été localisés sur l’île de Mafia, en Tanzanie.

La délégation de l’Union des Comores était conduite par SEM Idi Nadhoim. Le Lt Général S. Shimbo, le Chef d’Etat Major des Forces de défenses tanzaniennes conduisait la Force d’intervention Tanzanienne. Le Yémen était représenté par S.E.M Abdullah Nasr Mothna, l’Ambassadeur du Yémen en Tanzanie. La délégation française était conduite par S.E.M Jacques Champagne de Labriole, l’Ambassadeur de France en Tanzanie. La délégation de la compagnie aérienne Yemenia était conduite par Abdulwali Said Hashem et la compagnie d’assurance Blake Insurance était conduite par John Fulton. Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale de la République Unie de Tanzanie, l’Honorable Bernard K. Bernard K. Membe (MP) a présidé la réunion.

Le Gouvernement de la République Unie de Tanzanie a exprimé ses condoléances et sa sympathie aux autorités comoriennes, françaises et yéménites et aux familles endeuillées suite à la tragédie survenue aux Comores le 30 juin 2009 et a assuré toutes les parties de sa disponibilité à soutenir la récupération, l’identification et le rapatriement des corps des défunts.
Le Gouvernement comorien a pour sa part, exprimé sa satisfaction et sa gratitude au Gouvernement tanzanien pour avoir mobilisé les ressources humaines et matérielles requises en vue de retrouver les corps localisés sur son territoire.

Il a été convenu que les experts comoriens, yéménites et français seront intégrés à la Force d’intervention tanzanienne mise en place, pour faciliter la récupération, l’identification et le rapatriement des corps.
La délégation comorienne a exprimé son souhait de rapatrier aux Comores, dans les meilleurs délais possibles, les 16 corps retrouvés, afin de permettre aux familles endeuillées de procéder aux (démarches) arrangements liés à leur enterrement.

La délégation tanzanienne a expliqué que la législation tanzanienne exige que toute personne retrouvée morte sur le territoire tanzanien soit identifiée avant d’être enterré. Ce processus inclut l’établissement de la cause du décès avant la délivrance d’un certificat de décès. Alors qu’il y a une très forte présomption que les corps retrouvés sont ceux du vol 626 de la compagnie Yemenia, il s’avère nécessaire de procéder à des tests d’ADN, pour établir, avec certitude, l’identité et la cause du décès, afin d’éviter tout problème juridique dans le futur.
La partie française a aussi souligné la nécessité d’identifier les corps avant leur rapatriement aux Comores. A cette fin, les autorités françaises avaient déjà prélevé les échantillons d’ADN des membres des familles des 66 victimes françaises de la tragédie.

A la suite de discussions intenses relatives à la récupération, l’identification et le rapatriement des corps, les parties ont convenus de ce qui suit :

• Le Gouvernement tanzanien s’engage à fournir aux Comores toute la documentation nécessaire relative aux lois qui régissent le traitement de dépouilles en Tanzanie.

• la partie comorienne se conforme à la loi tanzanienne et accepte que l’on procède à l’identification des corps sur le sol tanzanien avant que les restes humains ne soient rapatriés aux Comores.

• La compagnie Blake Emergency Services s’engage à couvrir le frais et les dépenses liés à la récupération et à la préservation des corps ainsi qu’aux analyses d’ADN et au rapatriement des restes humains des défunts, en vue de leur enterrement.

• Une réunion sera organisée le 10 juillet 2009 pour permettre aux experts de discuter de tous les aspects juridiques, médicaux et techniques liés à l’identification et à l’établissement de la cause des décès.

Fait à Dar Es Salaam, en Tanzanie, le 9 juillet 2009

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 23:04

 Depuis le 05 juillet dernier a lieu  un grand événement culturel d’envergure régionale en Algérie. Sans exagération, on peut affirmer que l’Algérie devient à cette occasion le continent africain. Il s’agit du  2eme festival panafricain. L’Algérie a voulu que cet événement soit grandiose. Pari réussi.

51 Etats africains sont représentés en plus du Brésil et des Etats-Unis. De gros moyens financiers, matériels, humains, techniques….sont mobilisés pour « lancer un nouveau défi, celui de participer à la renaissance de la culture africaine » comme l’ont voulu les organisateurs. Des avions spéciaux ont même été affrétés pour aller chercher les différentes délégations. Au moins 8000 personnes ont participé à la cérémonie d’ouverture.

De grands artistes africains ayant une notoriété internationale sont là aussi : Youssou Ndour, Salif Keita, Césaria Evora, Ismael Lô, Kamel Ouali, Mori Kanté, Mohamed Lamine qui fait du tabac dans le monde du RN’B pour ne citer que ceux là.

La diversification des programmes est aussi à saluer : Conférences sur la littérature africaine et débat sur  Frantz Fanon, musiques modernes et traditionnelles, expositions artisanales, patrimoniales…, colloques sur  la femme africaine, la décolonisation de l'Afrique..., défilés de mode, concerts…cinéma. Théâtre…

Notre pays est dignement représenté à cette grande fête africaine. Une délégation d’au moins 30 personnes se trouve en Algérie : Artistes, chercheurs, militantes de l’égalité des genres. Tous ont fait leur preuve dans leurs domaines d’élection et ne sont plus à présenter chez nous : .Napalo, Sittou Raghadat Mohamed (1ere photo : Archives), Boina Riziki, soubi…..

L’Afrique et la culture sont en fête en Algérie jusqu’au 20 juillet prochain.

Pour la suite, je vous suggère de consulter le site officiel de l'évenement en cliquant ICI et de lire l’article d’Alwatwan ci-dessous

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

Festival d’Alger 2009 : les artistes comoriens sont en pleine activité


C’est la ministre algérienne de la Culture, Khalida Toumi, qui a donné le top de ce festival. L’artiste international comorien Napalo est le premier comorien à monter au créneau en présentant une exposition de ses œuvres sous la direction de Mme Khalida Toumi. Les vingt sept autres artistes et chercheurs comoriens présents à ce festival sont programmés pour présenter leurs œuvres et leurs spectacles à partir du samedi 11 juillet. La troupe de danse traditionnelle comorienne, Masanpanga de Mbeni se produit du samedi 11 au mercredi 16 juillet dans la grande salle de l’Institut national de musique d’Alger, dans le cadre de la compétition des danses traditionnelles africaines.

Salim Djabir va tenir, dès demain mardi 14 juillet au mercredi 15 prochain à Alger, un colloque sur l’activité sportive africaine en général et celle des Comores en particulier. Quant à Sittou Raghadat Mohamed, elle interviendra jeudi 16 juillet prochain dans un colloque sur le développement de la femme africaine. L’ancienne ministre parlera également du mode d’habillement de la femme comorienne.

Quatre artistes comoriens dont Fatima Mbaraka, artiste de tissage et broderie, Ahmed Abdou et Ankili, artistes en sculpture du bois et Fayssoil Zoubeir artiste en terre cuite ou poterie rivalisent de talents pour présenter honorablement les Comores.


Les représentants comoriens ont été surpris de voir l’exposition de l’artiste sénégalaise, Aminata Djegal, qui expose des photos sur le mariage traditionnel  comorien ou anda.

La sénégalaise, qui avait visité nos îles a focalisé ses expositions sur des images illustrant différents moments forts de cet événement.

« Toutes ces images sont argentiques et ont été faites sur place. » a tenu à préciser la photographe sénégalaise. « Karibu, bienvenue aux îles de la lune », tel est le thème de son exposition. « Accepte et arrive », « Belle fête », « Quand les hommes se mettent à la danse du twarabu » ou encore « quand les femmes se mettent à la danse traditionnelle du wadaha »  sont quelques uns des intitulés des photos exposées. »


Elie-Dine Djouma

Source : Alwatwan n° 1357 du lundi 13 juillet 2009

 

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