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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 19:31

Lu pour vous : Source : Alwatwan n°1408 du lundi 27 septembre 2009

 

 

Initiative communautaire

Ouani veille désormais sur l’éducation de ses enfants

 

 

 

Vendredi, au siège de la Mairie de Ouani, enseignants et directeurs d’écoles publiques et privées, parents d’élèves, responsables communaux et simples sympathisants de la cause

s’étaient réunis pour adopter la “Charte des Ecoles de la Commune de Ouani “. Celle-ci instaure un système de surveillance et d’accompagnement des élèves dans leur scolarité, dans le but d’améliorer leur niveau.

 

D’après Zoubert Abdou, le maire, “c’est après qu’enseignants et parents ont constaté une sérieuse chute du niveau des élèves, au lendemain des conseils des examens de fin d’année, que l’idée de réfléchir sur l’avenir de l’éducation des enfants de la Commune éclot”. En effet, la charte elle-même introduit dans son préambule les multiples raisons de sa nécessité : “faillite du système éducatif de notre pays en général et celle de la commune de Ouanien particulier”, illustrée par une “valse des élèves d’un établissement à un autre sans respect des procédures”, le “passage non réglementaire des élèves en classe supérieure”, ainsi que l’absence de transparence dans les orientations des élèves”. Ce constat alarmant, dressé après les résultats catastrophiques du baccalauréat 2008, a donc inspiré cette série de mesures qui trame ladite charte. Il s’agit, pour les chefs des établissements scolaires, de “traiter les dossiers de transfert des élèves dans le respect des procédures”, de “n’accepter dans leurs établissements que les nouveaux élèves ayant acquitté de leurs écolages (dans le cas d’un transfert d’une école privée) dans les établissements d’origine”, et d’ “interdire le passage non réglementaire des élèves en classe supérieure”.

 

Du côté des parents, des enseignants et de la société dans sa globalité, il leur incombe de se réunir pour “instaurer un système de suivi des élèves tout au long de leur cursus scolaire”, ou encore de “lutter contre

toute forme de délinquance des jeunes dans l’enceinte des établissements”. Ensuite, afin de garantir la viabilité du mécanisme, les chefs des établissements sont appelés à “mettre en place un comité de suivi pour les

arbitrages et de veille du respect de la charte”, lequel comité “sera saisi pour statuer chaque fois qu’il est

nécessaire”. Et, pour couronner le tout, l’accord donne le pouvoir à la mairie de “recourir à des mesures de

poursuite ou de suspension en cas de manquements graves aux engagements pris”.

 

L’initiative, tout à fait louable, devait en priorité traverser la conscience des instances formelles, autrement

dit le ministère ou le commissariat à l’Education. Néanmoins, un représentant de cette dernière institution a

suivi tout le processus de l’élaboration jusqu’à l’adoption de cette charte.

Subséquemment, sa présence dans les travaux confère à celle-ci une certaine légalité. Toutefois, conscients

de cette posture mi-figue, mi-raisin, les architectes de la convention interdisent aux tierces personnes

de s’en servir pour “s’ingérer dans l’administration d’un établissement en dehors des objectifs visés”.

 

Notons que cette démarche chevauche dans une certaine mesure l’entreprise actuelle des autorités éducatives

de l’île, en atelier de réflexion avec le corps enseignant depuis dimanche, sur “la problématique de l’éducation à Anjouan”. Une mobilisation qui fait suite à l’appel du président de la République du 6 août dernier, quand ce dernier, lors d’une rencontre avec les enseignants de l’île, avait suggéré l’idée d’organier des assises régionales de réflexion sur les causes des mauvais résultats du baccalauréat à Anjouan, et plus généralement celles de la baisse continuelle du niveau des élèves.


Sardou Moussa

Source : Alwatwan n°1408 du lundi 27 septembre 2009

 

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 08:40
Dans la perspective de la tenue des prochaines éléctions législatives dont la date n'est pas encore fixée (certains pensent qu'elles auront lieu avant la fin de l'année), le Président de l'Union des Comores, par décret n° 09-117) en date du 16 septembre 2009 a nommé les membres de la Commission éléctorale nationale indépendante (CENI). Tous les acteurs de ces éléctions sont, à priori réprésentées comme l'exigeaient les partis d'opposition.

Pour rappel, la Cour Constitutionnelle avait, par un arrêt en date du 07 mai 2009, "constaté l’expiration du mandat des députés de l’assemblée de l’Union intervenue le 28 avril 2009” et qu’il “appartient au président de l’Union des Comores de convoquer le corps électoral aux fins des élections législatives de l’assemblée de l’Union"

Les membres de cette commission sont :
 

Représentants du Gouvernement de l'Union

M.Saendou Djazila

M. Houssamou Mohamed Madi Attoumane

M. Salim Mohamed Soilihi

Représentant de la Société Civile :

Madame Msahazi Hakika

Magistrat représentant le Conseil Supérieur de la Magistrature :

M. Cheik Salim Saïd Attoumane

Représentant de l'exécutif d'Ajouan :

Charcane Chaharane

Représentant de l'exécutif de Mohéli:

M. Abidhar Zouboudou Koundjour

Représentant de l'exécutif de Ngazidja:

M. Mohamed Ibrahim

Représentant de la majorité présidentielle:

Mme Abdou Anzimata

Représentant de l'opposition:

M. Abdou Abdourahim Moussa

 

Source : Al-watwan N° 1407 du 25 septembre 2009


Halidi allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 13:46
Vous trouverez ci-dessous l'interview d'Idriss Mohamed, le Président du Comité Maoré sur la question de l'île comorienne de Mayotte accordée le 24 septembre 2009 à certains journaux comoriens (La Gazette dzs Comores, Malango, HZK-Presse)

"l n’est plus possible de parler amitié et coopération. Ce serait une indignité comorienne que de louer la coopération française qui nous mutile, qui occasionne des milliers de morts par an, qui malmène les Comoriens dans leur île"


Q : Cela fait plusieurs fois que la question de Mayotte à l’OJ de l’ONU pour être retirée au dernier moment. Pour quelles raisons selon vous ?

R : Ce n’est pas exactement ainsi que se présentent les choses. En réalité lors de l’AG de l’ONU de 1976, une résolution avait indiqué que la question serait débattue à chaque AG et que le SG devait faire rapport. C’est au milieu des années 90, je ne peux pas vous dire de mémoire quand exactement, les gouvernants comoriens de l’époque ont demandé que la question soit retirée de l’OJ pour ne pas gener des négociations en cour entre les Comores et la France. Depuis elle figure systématiquement à l’OJ provisoire et est retirée avec la meme argumentation. Puis il y eut l’épisode Soefo lorsque Ministre des Relations Extérieures d’Azali, il chercha à la faire disparaître de l’OJ provisoire. Heureusement que les représentants des Comores à l’ONU de l’époque ont fait échouer cette tentative inqualifiable. C’est avec Sambi que l’on nous dit que la question va être posée, que le Président se lance dans des discours dithyrambiques à l’ONU sans conséquence. Cette fois ci il y a changement puisque l’AG l’aurait reportée à une date ultérieure.

Q : quelle est votre réaction  à ce report ?

R : On peut se demander si le report à une date non précisée est une façon d’enterrer définitivement la question ? Je pense que ce serait trop grossier mais l’on ne sait jamais tant les grandes puissances font ce qu’elles veulent de l’ONU et des autres instances internationales. Je persiste pourtant à croire que la possibilité d’inscrire la question de l’île comorienne de Mayotte à l’OJ n’est pas nulle. Tout dépend de l’attitude de la délégation comorienne, va-t-elle s’animer, faire jouer toutes les solidarités ou va-t-elle s’aplatir devant les manœuvres insensées des diplomates français

Q : les maorais opposent au droit onusien à la fixation des frontières à celui issu de la décolonisation, celui des peuples à disposer d’eux-mêmes. Qu’en dites-vous ?

R : Vous vous trompez complètement. Le droit onusien est celui de la décolonisation qui stipule qu’à l’accession à l’indépendance, les pays gardent les frontières héritées de la période coloniale. Maintenant vous avez raison en soulevant cette grosse farce française du droit du peuple maorais à disposer de lui-même. Un vrai tour de passe passe puisque il ne faut pas être grand clerc pour s’apercevoir qu’il n’y a pas de peuple maorais mais un peuple comorien, une unité historique tangible comme le montre s’il en était besoin l’unité linguistique, culturelle, religieuse, etc. Pour duper le monde la propagande française brandit le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes tout en bafouant celui du peuple comorien.

Q : Est que le Comité Maore pense qu’il serait possible et même envisageable de ramener Maore dans le giron des Comores indépendantes contre la volonté de ses habitants. N’est ce pas s’aventurer vers un très probable conflit violent même en admettant que la France lache Mayotte .

R : Je vous laisse la responsabilité de vos propos qui me semblent être très spéculatifs. Le Comité Maore n’a jamais prétendu rayer d’un trait de plume les 30 ans et quelques de séparation entre les 4 îles sœurs, ni proposé que Maore nous rejoigne dans la misère rampante qui étouffe la partie indépendante du pays. Nous partons du fait Historique, une nation, la nation comorienne, qui naturellement, malgré les péripéties inévitables de l’Histoire est poussé vers son unification. Qui aurait pensé à l’unité des vietnamiens, des allemands, et bientôt des coréens ; ceux là se sont affrontés militairement. Les fossés étaient infiniment plus accentués. Nous sommes convaincus et nous travaillons pour, qu’une voie est possible pour combler les fossés, préserver et développer les acquis sociaux à Maore, les étendre aux autres îles et ouvrir une nouvelle page à notre pays. Si les choses vont mieux à Maore que dans les autres îles, l’on ne peut pas dire que pour les Comoriens de cette île, la situation est réellement enviable ni réellement satisfaisante. Il suffit de regarder les mzugulands pour s’en convaincre. Le Comité Maore travaille à l’élaboration d’une proposition de sortie de crise qui permettra au bout d’un certain temps de réconcilier les cœurs, des 4 îles car le séparatisme insulaire commet des ravages dans les autres îles aussi, et petit à petit de bâtir un Etat démocratique prospère chez nous. Nous sommes un tout petit pays, tout nous est possible. Il faudra pour cela nous unir contre les séparatismes de tout bord et de tout genre, contre la corruption et le vol des deniers publics, pour une administration opérationnelle, efficace au service de la nation. Nos problèmes de développement économique et social peuvent trouver des solutions appropriés dès lors que nous nous prenons en charge, comptons sur nos propres forces et bénéficions de l’aide de nos amis.

Q : Vous avez parlé d’une proposition en cours, de quoi s’agit-il

R : Un peu de patience, nous la communiquerons en temps utile. Je souligne que nos idées vont vers un cheminement par étape, nous devons prendre en comptes que les maorais rejettent fortement ce qui se passe dans les autres îles, que la France est une puissance mondiale qui est enracinée dans notre Région, tout cela doit être pris en compte. En tout état de cause, il suffirait que la France aille jusqu’au bout de sa reconnaissance de l’unité des 4 îles, elle dit elle-même que nous sommes 4 îles sœurs, 4 îles sœurs qui donc sont naturellement appelées à avoir un destin commun. Pourquoi veut-elle briser notre famille. Q’elle tire la conclusion de son affirmation et décide de ne pas torpiller notre famille, et les voies de l’entente entre les 4 îles ais aussi entre notre famille et elle, émergeront et la situation changera du tout au tout.

Q : Quelle est votre proposition face à la proposition de Sambi de louer Maore à la France ? Cela n’assainirait-il pas le climat

R : La proposition du Président Sambi témoigne des efforts des Comoriens pour sortir de la crise. Je pense que cette proposition est de même inspiration que la nôtre à savoir un pays 2 systèmes. Comme je l’ai dit, si la France respecte notre famille, lui reconnaît le droit à l’existence, aucune porte ne sera fermée, il sera possible de discuter de tout, absolument tout.

Q : le Comité Maore serait-il pour un divorce avec la France ?

R : Pour s’entendre, il faut être deux. Nous aimons la France avec laquelle nous entretenons des liens intimes, familiaux, etc. Les Comoriens malgré les vexations, la politique française incarnée chez nous par des mercenaires, ont toujours parlé d’amitié et de coopération avec la France. Comme les chrétiens qui tendent l’autre joue pour recevoir d’autres gifles. Mais cela ne peut pas durer. D’autant que la départementalisation de Maore change la donne. Il n’est plus possible de parler amitié et coopération. Ce serait une indignité comorienne que de louer la coopération française qui nous mutile, qui occasionne des milliers de morts par an, qui malmène les Comoriens dans leur île, etc. Si la France persiste dans son annexion de Mayotte, je suis personnellement pour une rupture ferme des relations diplomatiques, pour une dénonciation systématique de la politique française à Maore. Je rappelle qu’à l’époque d’Ali Swalihi, le pays avait rompu avec la France. Nous n’en sommes pas morts au contraire nous portions mieux sous nombre d’aspects. Bien sûr il faudra garder des liens par exemple au niveau consulaire pour les échanges humains entre les deux pays. Le Comité Maore a appelé à des assises nationales pour réévaluer les relations entre les Comores et la France à la suite de la départementalisation.

Propos recueillis par Faissoil le 24/09/09
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 12:50

LU POUR VOUS

Source : Temoignage.re


La question de la dette

FMI - Comores : Un accord qui fera date

 

Le Conseil d’Administration du FMI vient d’approuver un accord formel avec les Comores. A terme le pays pourra bénéficier d’un effacement conséquent de sa dette extérieure. Dans l’immédiat il vient de bénéficier d’un don de 21,5 millions de dollars.

 

Depuis plus d’une décennie les Comores sont à la recherche d’une solution pour à la crise économique et financière devenue structurelle. C’est en 1994 qu’on commencé les Programmes d’Ajustement Structurel proposés par le Fonds Monétaire Internationale (FMI) et la Banque mondiale pour relever les économies des pays du Sud. Les missions entre Washington et Moroni dans les deux sens sont restées ininterrompues avec leurs lots de programmes, d’évaluations et de recommandations.

Les changements trop fréquentes des gouvernements et dans les services techniques n’ont jamais permis de conduire les reformes à terme. Les crises politiques et institutionnelles n’ont rien arrangées par ailleurs. Depuis le début de l’année 2009, Mohamed Ali Soilihi le Ministre des Finances sortant avait lancé une offensive de charme pour renouer le dialogue avec la finance internationale. Un premier succès a été enregistré en mars 2009 avec l’effacement de la Dette due à la Banque Africaine de Développement, qui a lui-même permis la signature d’un programme de surveillance avec le FMI.

Le 23 septembre dernier, c’est ce sont les indicateurs de ce programme de surveillance qui ont été évalué par le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire Internationale à Washington. Les principaux argentiers du monde ont estimé que malgré la difficile conjoncture interne et externe, les performances économiques des Comores ont été satisfaisantes.


Gouvernance financière sous surveillance

Les récentes reformes pour favoriser les entreprises susceptibles de générer les emplois, les efforts pour maîtriser les écarts budgétaires et contrôler la hausse de la masse salariale ont pesé dans la balance. Il reste toutefois beaucoup à faire car l’audit des entreprises publiques effectuées à la demande du FMI justement a noté de forte dysfonctionnement. Une forte pression est exercée en ce moment sur le gouvernement pour ouvrir le capital de Comores Télécom, Comores Hydrocarbures et la Société de distribution de l’eau et de l’électricité.

A moyen terme le programme qui vient d’être signé vise une croissance macroéconomique par la stimulation des activités du secteur privé, le développment du secteur agricole, le renforcement de la gouvernance et le système judiciaire ainsi que le capital humain.
Les principaux indicateurs seront l’accroissement du PIB de 3 à 4 pour cent en 2012, la maîtrise de l’inflation, déjà en baisse puisqu’elle est passée de 7,4% en 2008 à 2,3% en 2009.

Dans l’immédiat le gouvernement vient de recevoir une bouffée d’oxygène avec le don de 21,5 millions de dollars ( Don ou prêt ? voir la réaction ci-dessous d'un internaute comorien
) par ces temps de crise. Selon le Vice président Ikililou Dhoinine en charge actuellement du ministère des Finances, 6,70 millions de dollars sont disponibles tout de suite et serviront très certainement à payer les salaires des fonctionnaires qui accusent plusieurs mois de retard. En fait ce montant correspond à la part du FMI, le reste devant provenir de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne, de la France et de pays arabes.

Maintenant que les Comores sont devenues éligible au programme FRPC (Facilité pour la Réduction de la pauvreté et la Croissance) la dette extérieure ne sera pas épongée automatiquement selon Saandi Mouignidaho. Le secrétaire général de Cellule des reformes économiques et financière (CREF) explique que le pays continuera à alimenter le service de la dette mais les fonds seront bloqués sur un compte « séquestre » à la banque centrale. C’est après une évaluation qui devra montrer que le pays respecte ses engagements dans la gestion des finances publiques que le FMI autorisera l’injection de l’argent "séquestré" dans les secteurs sociaux pour booster la croissance.


De notre Correspondant A. Mohamed

Réaction de Zaid du 25/09/09 (source : forum comorien HABARI)

On lit partout et surtout dans la presse nationale que les COMORES ont reçu un don de 21.7 Millions de dollars au titre du FRPC;
Or les fonds prévus dans le cadre de ces programmes ne sont jamais des dons, mais seulement des prêts!
En réalité, les COMORES bénéficient d'un prêt de 21.7 millions, déblocable en tranches sur 3 ans, à un taux d'interêt de 0.5%, qu'elles commenceront à rembourser dans 66 mois, et ce pendant 10 ans
;

A quoi sert ce mensonges d'état??? à moins que nos experts et financiers soient tellement nuls qu'ils soient incapables de lire un contrat? à moins que l'état ayant décidé d'ignorer toute transparence sur le budget de l'état ( au fait, y aura t-il une loi budgétaire pour 2010, en l'absence d'assemblée) décide de cacher à son peuple les tenants et aboutissants des finances publiques, dont nos savons tous qu'elles sont moins bien gérées que celles d'une ménagère ordinaire...
....De plus ce prêt doit être utilisé selon des modalités très précises et non selon les humeurs de nos gouvernants.

autre questioN/
d'où viennent les 600 millions qui ont été offerts à l'EDA,,,??? S'agit il d'une recapitalisation d'une société d'état? s'agit il d'un don personnel du président? comment a été budgété cette énorme dépense ? bien entendu, aucune loi des finances n'a prévu cette dépense!
C'est quand même triste de voir qu'on est capable de sortir de son chapeau des millions comme cela, ( même s'ils seront les bienvenus chez le bénéficiaire) et qu'on ne soit pas capable de prévoir le salaire de fonctionnaires, les retraites de nos anciens et les simples frais de fonctionnement de notre institution judiciaire!!
!!! et j'en passe......

J'ignore si nous avons de réelles richesses dans notre sol, mais ce que je sais, c'est que nous avons dans nos immeubles publics des hordes de menteurs, à commencer par nos journalistes qui se refusent à faire leur travail de vérification et qui publient sans vergogne les fables de nos dirigeants, qu'il s'agisse de Mayotte ou des ressources de l'état
 

 

Voir le texte officiel en anglais dans "commentaire"

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 10:04
Le Président Comorien, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, s'est exprimé hier, jeudi 24 septembre,  à la 64ème séssion ordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies (N.U) à New York. pour la prémière fois, à notre connaissance, un Président comorien a débuté son intervention par le "sujet sensible qui touche à l'unité et à l'intégrité des Comores, à son histoire, au droit international mais aussi à la paix dans la région de l'Océan indien" à savoir "la question de l'île comorienne de Mayotte" et non pas par les remerciements à l'ONU. C'est tout à son honneur. La suite sera aussi à son déshonneur.

En effet, en commençant la lecture des premières lignes de ce discours, on a, juste quelques sécondes, pour se réjouir. car le déchantement rattrape vite le lecteur. En tout cas pour tout lecteur qui s'investit dans le combat pour "le retour de Mayotte dans son giron naturel". Hélas !

Le Président Sambi,en réalité, nous a paru très décévant sur "ce sujet sensible". Il n'a fait,en fait, que présenter sa fameuse proposition de "louer l'île de Mayotte à la France". Son joujou dépuis quelques mois. Il en a fait part à son peuple le jour de l'aid el kabir de l'année dernière et récemment à Anjouan. Maintenant c'est au tour de "prendre à temoin la Communauté internationale"avec sa "nouvelle proposition de reglément de ce différend". Pas plus. Le comble est que "ces nouvelles propositionsdevraient rentrer dans le cadre des négociations entre la France et les Comores".  Encore des discussions bilatérales hypochrites entre le "nadzi" - le coco - et le "bwé" - la pierre - qui aboutiront à rien pour les Comores et les comoriens. Même pas un mot de regret sur le report de la question alors qu'il avait déclaré juste avant son départ pour New York qu'il partait à l'Assemblée Générale de l'ONU "saisie de la question de Mayotte à la demande exprèsse de (mon) gouvernement" !  

Voilà un Président qui n'a pas arrêté de marteler ces derniers temps que le dossier de Mayotte devait revenir sur le bureau de l'ONU. Et le jour J, il ne trouve à faire que de préconiser la poursuite des blablas bilatéraux inutiles. Il avait multiplié les initiatives diplomatiques - on avait assisté à une véritable préssion diplomatique sur l' Union africaine, la Ligue des Etats arabes, la Conférence Islamique... afin qu'elles défendent  la noble cause comorienne « contre l’occupation illégale de Mayotte, l'île comorienne» par la France.

Avec un tel discours, l'on comprend maintenant pourquoi l'Assemblée des Nations Unies a « décidé de reporter à une date non précisée, l’examen du point intitulé « Question de l’île comorienne de Mayotte ».  En effet, on ne peut pas vouloir régler lun contentieux dans le cadre des discussions bilatérales et le régler à l'ONU. Allez demander à  L'Union Africaine, la Ligue des Etats arabes... si elles comprennent quelque chose dans ces contradictions flagrantes.  Mais si cela peut les rassurer qu'elles sachent que même certains comoriens n'y comprennent rien.


Vous pouvez lire l'intégralité du discours du Président Sambi (fichier en pdf) en, cliquant ICI

Quant à nous, nous arrêtons maintenant de blablater et "partons avec nos cinquante". Oui nous allons nous occuper de nos affaires. En tout cas ça ne sera certainement pas se moquer des comoriens.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 19:19
L'assemblée générale de l'Onu (Organisation des Nations unies) qui a ouvert sa 64 séssion ordinaire hier (mardi 22 septembre 2009)  " a décidé de reporter à une date qu’elle n’a pas précisée, l’examen du point intitulé « Question de l’île comorienne de Mayotte »". Voilà un beau discours diplomatique qui signifie tout simplement ceci : même si l'ONU considère que Mayotte est une île comorienne, en droit international public c'est le bon vouloir du plus fort qui prévaut. Surtout quand la partie adverse est un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité. 

Pour l'instant, l'on ignore les raisons officielles et le démandeur de ce report. Mais, il ne faut pas chercher loin. En réalité, ce n'est nullement une surprise pour tous ceux qui suivent de près ce dossier épineux qui préoccupent les Comoriens. N'est ce pas  le nouveau préfet de Mayotte qui avait déjà annoncé  le retrait de la question de l'ordre du jour de l'ONU lors d'une réunion avec les enseignants de l'île il y a à peu près deux semaines ?

De plus, curieusement, « La « Question des îles malgaches Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India » qui oppose Madagascar à la France depuis plusieurs années est aussi réportée !

Il reste maintenant au Président Comorien de marteler avec force, dans son prochain discours au siège de l'ONU, que Mayotte est  comorienne et le restera contre vents et marées. Quant à nous : dénoncer, dénoncer, dénoncerrrrrrrrrrrr.  Eh oui. Comme on dit aux Comores "mtru ka remwa a rudi a balidziwa huliya" (on ne peut pas te taper et ensuite t'empêcher de pleurer). Nous espérons aussi qu'à son retour aux Comores, il sera en mésure d'expliquer à son peuple ce qui s'est réellement passé à New York. Car, il lui doit au moins la vérité. 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 17:55
Le Président de la République a posé la première pierre des ports secondaires dans les îles.
La maquette des ports.


Le Président de la République a posé la première pierre des accès maritimes devant relier les îles, que la Société Comoro-Gulf Holding doit construire à Chindini en Grande-Comore, Hoani à Mohéli, à Vassy et à Domoni à Anjouan. Baptisés « Twama Ya Komori », littéralement l'espoir des Comores, ces petits ports sont destinés aux desserts maritimes inter-iles.

Plusieurs membres du Gouvernement de l'Union et des îles, les membres du corps diplomatique et des représentants des Organisations internationales présentes à Moroni et des personnalités ont fait le déplacement pour assister à l'événement, le 17 septembre à Vassy et Domoni, le 17 septembre à Hoaini et le 18 Chindini,

Au cours de toutes ses interventions, le Chef de l'Etat a tenu à faire la précision suivante :

« C'est moi qui ai certes souhaité la construction de ces accès maritimes. Cela fait partie des rêves que j'ai faits bien avant que je brigue la magistrature suprême. Quant au choix des sites, Comoro-Gulf Holding a dépêché ses propres ingénieurs qui ont tenu compte de plusieurs considérations techniques que je ne saurais moi-même vous expliquer ».

A Vassy comme à Domoni, la cérémonie a commencé par la lecture de la sourate Yassine avant un bref mot de bienvenu.

A Hoani, le notable Tamadoune Issa a déclaré qu'avec cette réalisation, l'arrivée de l'électricité, l'inauguration prochaine de la maison de Comores télécom et la construction prochaine d'un bureau de la SNPSF, Hoini va prendre un nouveau visage avec la création de plusieurs activités régénératrices d'argent. Pour Monsieur Tamadoune, Hoini va désormais connaître une intense activité.

Notons que M. Bachar KIWANE qui a assisté à toutes ces cérémonies, a été désigné citoyen d'honneur de Chindini.

Concernant les fonds estimés à 10 millions de d'Euros « ils proviennent des droits que le CGC doit payer pour obtenir l'agrément en tant qu'opérateur de téléphonie mobile aux Comores. Bien entendu, cet agrément ne leur sera accordé qu'après la réalisation complète de ces accès maritimes qu'ils comptent terminer et remettre à l'Etat dans les huit prochains mois à compter du 17 septembre, date de la pose de la première pierre ».

Le Chef de l'Etat s'est dit convaincu que ces accès maritimes faciliteront la circulation des personnes et des biens à travers l'ensemble du pays et renforceront l'Unité nationale en les échanges entre les comoriens de toutes les îles. Le port de Domoni facilitera ainsi l'accès vers l'île comorienne de Mayotte, celui de Vassy vers Moheli, celui de Hoani vers Chindini en Grande-Comore.

Le Président de la République a en outre demandé aux populations qui accueillent ces infrastructures, d'accorder une attention et une assistance particulières aux investisseurs et surtout à ne pas faillir à l'accueil légendaire de nos îles.

« Nous serons tous bénéficiaires. C'est une entreprise gagnant-gagnant dans la mesure où la société tirera des bénéfices dans l'exploitation de la téléphonie et le pays bénéficiera outre ces ouvrages qui vont directement bénéficier à la population, des dividendes pour l'Etat »


Source : Beit salam
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 17:33
Vous trouverez ci-dessous la lettre ouverte de Dr Abdou Misbahou diffusée il y a quelques jours sur internet.


Lettre Ouverte Aux Comoriens

Chers Compatriotes,

Dans un souci de rapprocher les comoriens, le président de la République souhaiterait faciliter les liaisons inter-îles par des moyens de transports rapides sur les plus courtes distances.

L’idée paraissait excellente car, cette nouvelle stratégie en matière de transport présente plusieurs avantages. Cette nouvelle politique aurait eu pour avantage de favoriser les échanges entre les habitants des différentes îles en réduisant les distances qui les séparent. Par ailleurs, elle devrait contribuer à réduire sensiblement la facture des armateurs. Au bout de la chaîne, le prix du billet devrait être réduit de moitié et les passagers bénéficieraient d'un gain de temps appréciable.

 A l’origine le choix des sites ne souffrait d’aucune critique car leur situation géographique répondait bien à l’objectif du projet qui privilégiait l’intérêt national et non la satisfaction des intérêts d’un village pour des raisons politiques ou partisanes.

Force est de constater que depuis quelques jours, Sambi a encore écouté son entourage. Il a décidé de modifier pour l'île d'Anjouan, le site qui devait accueillir cette infrastructure. Le village de BIMBINI est donc hors course. J’espère que ce ne sont pas les mêmes conseillers que pour le projet habitat. Ce choix de dernières minutes dicté par les « techniciens » selon Sambi, a éloigné le projet de son objectif initial au profit des règlements de comptes politiques. L'efficacité et l'intérêt national ont été purement et simplement sacrifiés.
Rien ne justifie ce changement quand on sait que la situation géographique du site de BIMBINI présente l’avantage de se situer dans une des rares zones inhabitées dans cette île surpeuplée. La presqu’île de Chissiwani possède les belles plages d’Anjouan, lesquelles sont restées encore sauvages avec l’île de la selle, d’où son intérêt touristique. Cette région est méconnue car elle n’est pas traversée par la route qui fait le tour de l'île. Je vous invite à visiter ces plages sur google earth car l’exclusion d’Anjouan du programme hôtelier de Sambi fait croire à certains que cette île n’a pas de belles plages. Sambi ne peut pas prétendre qu’il ne connait pas ces plages car elles sont mitoyennes des domaines appartenant à des familles de Mutsamudu (famille prince, Mdama et Zoubert Yahadj ). J’ai préféré citer des noms pour fournir aux uns et aux autres davantage de preuves vérifiables quant aux mauvais choix politiques de Sambi en matière de développement touristique à Anjouan.

Je lance un appel à l’opposition nationale pour empêcher Sambi d’entraîner le pays dans ces choix politiques et économiques hasardeux. L’argent public n’est pas le bien de Sambi pour qu’il s’en serve à sa guise pour ses règlements de comptes politiques ou pour des raisons partisanes.
Si la position des partis d’opposition en faveur de la tournante est louable, son silence dans la mauvaise gestion de la chose publique les discrédite. En définitive, les comoriens ont le sentiment que le souci premier de l’opposition est aujourd'hui de faire partir sambi pour hériter des postes ministériels et bénéficier des avantages et autres privilèges liés à l'exercice du pouvoir.

Mohéli possède les plus belles plages des Comores. Malheureusement personne ne parle de l’inexistence de structure hôtelière dans cette île. Quel paradoxe ?

Sambi nous parle d’un grand aéroport à Anjouan, je voudrais savoir le nombre d’avions transportant des touristes qu’il peut accueillir alors que l’unique hôtel (20 chambres) de cette île est vieux de plus de 45 ans et que la diaspora anjouanaise demeure insignifiante. Au moment où l’aéroport de Hahaya est sous exploité, une construction d’un autre aéroport international à Anjouan sans développement des structures hôtelière ne serait qu’un gâchis pour satisfaire les séctaristes.

Aussi, je condamne avec la même vigueur la construction d’un port en eau profonde à Moroni alors que le port de Mutsamudu sous exploité est conçu pour servir de port d’éclatement vers les autres îles.

Le port de Mohéli comme l’aéroport de cette île, méritent des améliorations. Malheureusement aucun Comorien n’en parle y compris les Mohéliens.
 
La destruction de l’ancien hôtel Maloudja ou Galawa n’est qu’un gâchis car, Ngazidja possède d’autres plages désertes aussi belles où l’on peut créer de nouvelles structures.
Le projet habitat nous rappelle les aventures de Sambi. Et les comoriens n’accepteront pas que Sambi revient encore nous dire qu’il a été mal conseillé dans le choix du site tel a été le cas du projet habitat.

Aussi, la veille du départ de Sambi - sans assemblée nationale- ne m’apparaît pas le moment opportun d’engager le pays dans une démarche visant à confier un pan de sa souveraineté et de son économie à un seul étranger sans appel d’offre. Il existe une dérive dans ce quasi monopole, bien que cet homme d'affaires mérite d’être encouragé pour son intérêt pour les Comores au moment où les investisseurs étrangers nous ont tourné le dos.

Condamner Sambi dans ses mauvais choix politiques et économiques ne se limitent pas à défendre les intérêts d’un camp ou d’un village. Il s’agit d’un devoir citoyen car Sambi n’a pas le droit de confondre la gestion des fonds publics avec les deniers de la fondation de son épouse.

Dans le choix du site du port d’Anjouan il n’appartient pas aux étrangers de décider de ce que les comoriens doivent faire sans tenir compte de l’intérêt national.
Sambi doit mettre de côté son orgueil ou son égo et prendre la mesure de la gravité de ses responsabilités en tant que chef d'état. Il va de son honneur de se démarquer de la politique de coups bas et de règlements de comptes, monnaie courante aux Comores et particulièrement à Anjouan.

Aussi les Comoriens doivent refuser de suivre la politique de haine orchestrée par certains politiciens véreux contre la personne de Sambi et les anjouanais. Il faut tout simplement utiliser son bulletin de vote pour élire les députés de l'opposition nationale. Il s'agit de l'unique frein aux aventures de Sambi.
A bon entendeur salut

Abdou Musbahou
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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 22:03

Vous trouverez ci-dessous l'intervention du Collectif Komornet diffusée ce jour sur Internet concernant "l'affaire Adjmael Halidi" dont nous avons parlé le 17 septembre dernier :

On en parle (ces jours-ci) aux Comores.
Un jeune homme, poète de grand chemin, porté par un imaginaire d’insoumission subite, s’est autorisé il y a quelques longues semaines à réfléchir sur les contradictions mêlées d’une terre, la sienne, face à l’adversité coloniale. Nous nous vendons au plus offrant, aurait dit quelqu’un, y compris à celui-là même qui nous a défait. Traduction de ce charabia bien troussé, reconnaissons-
le, cette histoire parle d’un jeune homme se ramassant une giclée de mépris devant un bureau de consulat français aux Comores pour avoir écrit sur un petit trafic de visas…

Disons que le jeune homme, connu sous le nom d’Adjmaël Halidi, est sorti du sacro-saint piège des mots, en s’autorisant à enquêter sur des tranches de vie réelle, et en nommant la bêtise de manière bien déterminée dans un article que très peu de personnes ont parcouru, au demeurant. Il a signé un reportage dans le journal La gazette des Comores, dans lequel il relatait les hauts faits du consulat de France à Ndzuani, île comorienne devenu terreau de séparatisme ambiant. Le jeune homme s’en prenait aux amis du consul de France, qui contribuent à installer un réseau de magouilles & co. façon françafrique, en délivrant des visas à plus value sur le marché noir et en faisant croire que la France barbouzarde était bel et bien de retour dans les cuvettes de l’île. Ainsi le jeune homme écrivait-il en lettres bien noires sur page blanche :
Toujours en ce 1er jour de septembre. A Hombo. Une flopée de demandeurs de visas attend derrière le portail du consulat de France. Entre la peur et le pessimisme : le taux d’obtention de visas s’élève à 30% contrairement au début de l’année où il était à 99%. A l’ombre d’un arbre, à l’autre bout de la route, un monsieur examine des dossiers de demandes de visas, efface au correcteur un  passage et rajoute des choses. Et fait payer à chaque demandeur 1000 fc. En plus des 75 francs qu’il prend en échange d’un imprimé qui était censé être gratuit.  « Je rends seulement service à ces pauvres gens » dit-il dans un sourire. Encore dehors, un certain O, ancien secrétaire général du gouvernement de l’île, crie sur les gens, prend leur dossier, les soutire de l’argent, rentre au consulat et revient leur promettre monts et merveilles. « O est « un ami du consul ». Pour que votre dossier soit accepté, il faut
aller chez lui à Bambao Mtsanga. Moi je lui ai graissé la patte et donné mon dossier. Et j’ai eu le visa. » nous confie un jeune homme. Et il n’est pas le seul à nous mettre dans la confidence. D’ailleurs, depuis peu O est surnommé le Deuxième-consul-
de-France.
X, quinquagénaire, vit à Mayotte depuis 10 ans. Quand il a entendu que le consulat d’Anjouan a été rouvert, il est rentré au bercail demander un visa. Après maints refus,  il a été obligé de donner 300 euros à une personne qui connaît un monsieur de Mutsamudu qui est « un ami du consul ». Le dossier a été cette fois-ci accepté et le demandeur qui est en ce moment à  Mayotte a bénéficié d’un visa de 1 mois. L’intermédiaire qui vient de la région de Bambao M’truni refuse de donner le nom de son chef. Mais ce qui est sûr cet « ami du consul »est un businessman.

R. quant à lui est un jeune qui a un bel avenir. En plus des boites privées qu’il a montées, il collabore à de nombreuses presses écrites nord-américaines et radio du moyen orient. Lui aussi est un « ami du consul », dans les villages, il se fait passer pour un barbouze, sans même qu’il ait la nationalité française et récolte de l’argent et des dossiers de demandes de visas au nom du consul. Le consul dément tout implication dans ces histoires de trafic. (Voir interview). En tout cas , comme cette histoire d’école franco-comorienne Victor Hugo qui vient d’ouvrir à Mutsamudu et que les responsables disent qu’elle est administrée par le Consulat de France et que le consul dément et dit que c’est une école privée comme les autres et que lui en tant que Frederick de Souza mais pas comme consul embrasse l’initiative . Ce qui est sûr rien n’est clair. Mais « Il faut imaginer Sisyphe heureux » comme le demande
Camus. »

En signalant les faits par ce reportage, le jeune homme n’avait fait que confirmer ce que l’homme de la rue pressentait et racontait en réalité bien avant lui, ce que le Ministère des Affaires Etrangères à Moroni, et certains proches de Mohamed Said Mchangama, leader politique pourtant très proches des Français, laissaient entendre depuis un bon moment. Le site Holambe le claironnait semble-t-il sur l’une de ses pages, récemment : « Le consul de France à Anjouan est "rappelé" par son administration. Il devrait partir demain lundi 7 septembre après avoir été moins d'un an en poste. Depuis des mois, le bruit court qu'il vend des visas. Ces derniers mois, les aspirants au visa Schengen de la Grande-Comore et Mohéli, ayant un dossier "faible", partent le demander à Anjouan. Le pourcentage de visas accordés est étonnamment important comparé à la Grande-Comore. Les parents des heureux bénéficiaires parlent de sommes oscillant
entre 4000 et 6000 euros. ». Le jeune homme au final n’avait fait que reprendre cette rumeur que l’actuel directeur de l’Alliance française à Mutsamudu faisait courir dans des cercles plus restreints d’amis triés sur le volet. A savoir que la France cherchait à se refaire une santé sous nos tropiques, en l’utilisant, et lui, et ledit consul, pour tracer les plans tordus d’un avenir immédiat, qui ne disait pas encore son nom.
Le jeune homme, malgré lui, est donc tombé sur ce qu’on appelle une info à problèmes. Monsieur de Souza, consul de France à Ndzuani, débarqué tout récemment dans l’archipel, fait effectivement dans la prospective malheureuse, en alignant des coups de bâton en traître, à la manière d’une officine sous contrôle. Monsieur de Souza serait-il un agent déguisé ? Un militaire recasé ? Un sous-traitant de la Coloniale ? Ses patrons n’ont en tous cas pas apprécié que l’on devine la nature profonde de ses hauts faits et gestes en pays conquis. Alors, ils se sont énervés dans l’arrière-cour, tout en se demandant comment corriger l’impertinence d’un jeune homme, se jouant de la poésie en temps réel. Comme il est de coutume, lorsqu’un enfant de terre soumise s’agite en rébellion, une décision a vite été prise. Ce jeune poète, du nom d’Adjmaël Halidi, osant défier l’ordre ancien dans un journal, La Gazette des
Comores, qui tend d’ordinaire la main à l’ambassade de France, devait recevoir une juste punition. Une punition qui permette à son directeur de publication, Elhad Said Omar, de ne pas avoir à prendre sa défense en public pour délit d’opinion. Histoire d’éviter malaise et gêne. Il a donc été décidé qu’on mettrait le nom du jeune sur la liste des ingrats de la république et qu’on lui interdirait d’aller collaborer à Maore, Mayotte, dernière destination à la mode pour les créateurs, intellectuels et cadres comoriens, Maore où ce jeune avait déjà un contrat avec certaines associations œuvrant pour une coopération au chemin plus que balisé.
L’affaire n’a ému personne, il faut dire ce qui est, à tel point que le jeune a dû se retourner sur lui-même, avec une phrase de Césaire en guise de prière (« ma bouchesera la bouchedes malheursqui n'ont pointde bouche, ma voix, la libertéde cellesqui s'affaissentau cachotdu désespoir ») et une autre de Guevara en bandoulière (« tous les jours, il faut lutterpour que cet amourde l'humanitévivantese transformeen gestesconcrets, en gestesqui serventd'exempleet qui mobilisent. »). Façon de dire, j’écris, oui, mais pour qui, pour le peuple en souffrance, sans doute. Le consul de France à Ndzuani, ce fanfaron, qui ternit ( ?) l’argent du contribuable français, en cumulant les actes de barbouzerie en terre conquise, se sera entre-temps fendu d’un déroutant numéro en public, annonçant au jeune la mise en application de la sentence supposée par nous : « Vous m’avez trahi. Je ne veux plus parler avec vous ». Et toc !
Vous pourrez toujours rêver, mais vous n’irez plus à Maore, Mayotte, défendre les couleurs du slam à la prison de Majikavo. On en rigole ! On en rit ! A gorge déployée ! Drôle de théâtre en effet que ce pays, où l’on punit chaque parole prise de travers par la France coloniale à coup de gifles symboliques, sans que l’Etat comorien ne réagisse en ennemi, et sans que le citoyen n’ait la queue qui se dresse devant la bêtise. Des artistes qui se font taper sur les doigts, pour ce qui est de ces derniers mois, sans qu’il n’y ait la moindre vierge (nationale) effarouchée contre les réactions démesurées des autorités représentant la France aux Comores, il y a de quoi s’interroger. On se rappelle du cas du plasticien Seda à l’école française, du cas de notre camarade dramaturge Soeuf Elbadawi à l’Alliance française, et voilà qu’il va falloir rajouter le cas du poète Adjmaël Halidi sur une liste que l’on ne
souhaite pas voir exhaustive.
Quelle idée (aussi) de vouloir apprendre à une certaine France à bien se tenir dans nos îles ? Vous vous croyez où les « poètes » ? Dans un pays libre de droit ? Si ce n’est pas le cas, vous savez probablement que nous vivons sous un climat plus que malsain où le « Maître » use de toutes les armes imaginables pour écraser les voix discordantes. Si c’est le cas, vous avez tort de continuer à le croire, et la France coloniale, retenez bien cette phrase, n’en aura pas fini avec nous, avant de vous avoir mis en cabane pour longtemps, mes chéris. Donc faites un effort, s’il vous plaît, fermez-nous vos petites gueules, bien baveuses ! Si vous ne voulez pas avoir à subir situation plus grave. Car vous n’avez bien sûr encore rien vu à ce jour ! L’écrivain mahorais, puisqu’il faut appeler « chat » un chat, et qu’il y a des Mahorais et des Comoriens désormais dans ce paysage insulaire, l’écrivain mahorais Nassuf
djailani, dont se réclame aussi Adjmael Halidi, confiait ceci dans un texte, Roucoulement, paru chez Komedit : « Mourir d’envie de dire/ mais prostré à l’idée de heurter/ Mourir d’envie d’écrire/ mais rester interdit par la peur et l’angoisse de choquer ». Du mutisme et de l’interdit en pays déconstruit ! Paroles à méditer pour quiconque les soupèse sous ce maudit ciel gris d’archipel. On ne frappe pas chez le cousin français sans conséquences…

Collectif Komornet

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 21:10

Chers visiteurs du blog,

D’après les instances de l’islam en France [Conseil Français du Culte Musulman(C.FC.M)], l’aïd el Fitr de l'année 2009 sera célébrée demain (dimanche 20 septembre 2009) en France.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué officiel diffusé ce jour sur le site de la Grande Mosquée de Paris :

 

 
Ce samedi 19 septembre 2009 (correspondant au 29 Ramadhan 1430/H), Nuit du Doute, réunis à la Mosquée de Paris, les membres de la Commission théologique de l’Institut Musulman de la Grande Mosquée de Paris, le président du Conseil français du culte musulman et des membres de son Bureau, des imams, des personnalités musulmanes et des responsables associatifs de mosquées et de lieux de culte, informent les musulmans de France  après avoir appris et constaté que le croissant de la nouvelle lune a été visible le 29 Ramadhan 1430 de l’Hégire (correspondant au samedi 19 septembre 2009) déclarent aux musulmans de France que la Fête de l’AÏD AL-FITR est fixée au :
                            Dimanche 1er Chawel 1430 de l’Hégire
                                             Correspondant au :
                            Dimanche 20 Septembre 2009
La prière solennelle de l’Aïd Al-Fitr sera célébrée à 8H45 précises à la Grande Mosquée de Paris. Nous implorons Allah pour qu’Il accepte notre jeûne et qu’Il nous comble de Sa Clémence et de sa Miséricorde.


Aux Comores et dans d'autres pays musulmans, c'est aussi demain qe l'Aid el fitr sera célébrée avec faste.

A cette occasion, nous vous (vous et vos proches) présentons nos meilleurs vœux ainsi qu'à l’ensemble des musulmans d’ici et d’ailleurs.  Que Dieu exauce toutes nos prières ! Amen

Aïd Moubarak !!!



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