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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 22:08

 Lu pour vous / source : http://www.malango-actualite.com/

« Le mur invisible érigé entre Anjouan et Mayotte tombera autant qu'est tombé le mur de Berlin »

Une cérémonie sobre mais significative. C’est ainsi qu’on peut qualifier la célébration de la journée maore, ce jeudi à Moroni, où les administrations étaient fermées pour cette occasion.

C’est qu’en fait, depuis trois ans, le 12 Novembre est férié dans l’archipel. Cette journée est dédiée à la revendication de Mayotte, cette île de l’archipel des Comores qui est resté sous administration française depuis 1975. « Le 12 novembre 2009 se trouve à la croisée des chemins », ont estimé les membres du comité maoré, une structure de la société civile comorienne qui milite pour la réintégration de Mayotte dans l'ensemble comorien, dans un communiqué publié à Moroni depuis le 3 novembre.

C’est presque cette même déclaration qui sera lue par Idriss Mohamed, ce jeudi, lors de son discours au palais du peuple où s’était réunis plus de 300 personnes pour cette célébration. « Au delà des apparences qui ferait croire à un blocage, voire à une intégration définitive de Mayotte dans la France, une solution de la question de l’île comorienne de Mayotte s’esquisse dans une lame de fond qui devient de plus en plus perceptible pour les plus avertis », indique le comité Maoré dans sa déclaration.

« Il est temps de mettre un terme aux drames presque quotidiens qui se déroulent, devant nos yeux, dans le bras de mer qui sépare Anjouan de sa soeur Mayotte », a déclaré Idi Nadhoim, le vice président comorien en charge de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche et de l'artisanat, assurant l'intérim du président Sambi qui se trouve à l'étranger, lors de son discours.

Faisant le parallèle entre la chute du mur de Berlin dont on commémore cette année le 20 ème anniversaire et le visa Balladur, ce « mur invisible érigé entre Anjouan et Mayotte », cette haute autorité comorienne a estimé que celui-ci « tombera autant qu’est tombé le mur de Berlin ». Il a d’ailleurs repris un passage du discours du président Sarkozy à l’occasion des cérémonies commémoratives dont voici la teneur : « La chute du mur de Berlin sonne aujourd'hui comme un appel, un appel à nous tous à combattre les oppressions, à abattre les murs qui, à travers le monde divisent encore des villes, des territoires, des peuples ». Des propos qui ont été vivement applaudi par l’assistance.

« Le peuple de l'Union des Comores espère que cet appel résonnera de tous son poids sur tous les dirigeants du monde et que son écho transpercera tous les murs de l'oppression », a mentionné le vice président Idi. « Nous osons croire que le mur invisible érigé entre Anjouan et Mayotte, sous lequel reposent les restes de dizaines de milliers d'innocents et qui forme aujourd'hui le plus grand cimetière marin au monde, tombera autant qu'est tombé le mur de Berlin », a-t-il encore lancé. La célébration de la journée Maore, cette année, intervient après l’échec des négociations engagées au sein du Gthn, le référendum sur la départementalisation de Mayotte et la proposition du président Sambi du système « Un pays, deux administrations ». Lancée lors d’un récent discours prononcé par le chef de l’Etat comorien à la tribune des Nation unies, cette offre se veut être un début de solution à cette épineuse question qui obère les relations entre les Comores et son ancienne puissance colonisatrice, la France.

Par cette annonce, le président Sambi propose à la France de reconnaître la souveraineté entière de l'Union des Comores sur l'ensemble de son territoire tout en continuant à administrer Mayotte. Cette proposition "traduit une haute perception des rapports de force, des concessions inévitables et une solution progressive qui permettra une véritable réconciliation nationale des îles comoriennes et une page nouvelle dans les relations amicales entre les Comores et la France", estime le comité Maore, dans un communiqué. Cette organisation propose, d’ailleurs, un débat national sur le sujet.La cérémonie qui s'est déroulée hier jeudi au palais du peuple de Moroni a été marquée par un hommage rendu au patriote maorais Kamar Eddine Ahamada, un militant de l'unité nationale décédé en France le 29 octobre 2009. Cet homme part "sans la reconnaissance des représentants officiels de la partie pour laquelle il s'est tant sacrifié", ont déploré ses amis du front démocratique.

Faissoili Abdou

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 19:51

 

La Cour constitutionnelle a rendu hier (mercredi 11 novembre 2009) sa décision sur la liste définitive et officielle des candidats aux prochaines élections législatives. Sur les 144 dossiers de candidature transmis par la Commission nationale électorale (CENI), seul celui de Halidi Ibrahim Abdérémane , Homme politique comorien très controversé, ancien premier Ministre et candidat malheureux aux dernières élections présidentielles de l’Union des Comores (et logiquement celui de et son suppléant) qui était candidat à Gnoumakele 12 sur l’île d’Anjouan  est invalidé au motif qu'il  "devait produire un casier judiciaire  délivré par l'autorité compétente de son lieu de naissance ce qui n’est pas le cas.

Par ailleurs, la Cour Constitutionnelle a,  informé aux candidats présentés par la "Convergence nationale pour mai 2010" et "l'Upad 2010", deux structures réunissant des partis et personnalités politiques de l'opposition créées sur l’île de Mwali que "leurs bulletins ne peuvent que porter les symboles de la "Boussole" et de la "Montre" sans autres mentions". En effet, ces deux groupements politiques n’ont pas été en mesure de fournir leurs statuts.

Elle a aussi, en se fondant sur  le préambule de la constitution de l’Union des Comores qui proclame "l'égalité de tous en droit et en devoir sans distinction de sexe, de race, de religion ou de croyance" interdit  au candidat Ali Abdou Soimadou et son suppléant Said ali qui se présentent à Oichili-Dimani 17 sur l’île de Ngazidja d’utiliser le sigle "Allah Akbar" écrit en arabe, qu’il avait choisi.

Nous avons aussi appris que 3 candidats aux élections des conseillers des îles à Ngazidja se sont finalement désistés. Toutes les autres candidatures ont étés validées par la Cour Constitutionnelle.

La campagne électorale débutera officiellement le 14 novembre 2009


Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 13:27

Vous trouverez ci-dessous le message de Madame Sittou Raghadat Mohamed

première  femme Ministre et élue Député des Comores, destiné aux candidates aux  élections des députés de l’Union et des Conseillères des Îles des 6 et 20 décembre 2009.


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES) 




Message de Madame  Sittou Raghadat Mohamed

Première  femme Ministre et élue Député des Comores,

destiné aux candidates aux  élections des députés de l’Union et des Conseillères des Îles des 6 et 20 décembre 2009

 

 

Mesdames et Mesdemoiselles les candidates

Chères sœurs et enfants

 

Vous êtes nombreuses avec ou sans étiquette d’un parti politique à avoir pris la noble décision d’être candidates aux prochaines élections des députés de l’Union et des Conseillers des Îles qui se tiendront dans notre pays les 6 et 20 décembre 2009.

 

Compte tenu du combat que  nous menons pour l’équité et la promotion du genre depuis plusieurs années, Je tiens  sincèrement à vous présenter mes remerciements et félicitations.

 

Oui, je vous remercie. Car la femme comorienne a besoin des femmes courageuses osant se lancer sans peur ni complexe dans les différents combats électoraux comme vous. Des femmes honorables ! Notre pays et le combat pour l’équité et  la promotion du genre  nécessitent la bravoure et la persévérance des femmes dans tous les domaines en général et dans le domaine politique en particulier.  C’est comme cela que nous arriverons à changer les mentalités d’immobilisme dans notre pays.

 

Oui, je vous félicite. Car, le fait d’avoir franchi cette première étape, à savoir décider  de se porter candidates aux prochaines échéances électorales est déjà une victoire pour la femme comorienne et tous ceux et celles qui militent pour la participation de la femme comorienne à la vie politique du pays. Non seulement vous montrez le bon chemin à suivre aux jeunes filles qui se lanceront en politique dans les années à venir mais vous prouvez à tout le monde que vous avez compris l’importance d’être active dans la sphère politique.  Participer à une élection législative tant au niveau national qu’insulaire et la gagner confère en effet une certaine légitimité du combat que nous menons.

 

Se  présenter aux prochaines élections est aussi un témoignage de votre détermination à faire prendre conscience à la population comorienne du fait qu’une femme est comme l’homme. Elle n’a pas peur d’aller aux élections et à les gagner.

 

Je voudrais maintenant, en ma qualité de première femme Ministre et élue député dans notre pays  partager avec vous, mon expérience personnelle dans le combat politique en général et dans le combat électoral en particulier laquelle  pourra peut être vous aider à aborder ces échéances électorales dans de bonnes conditions.

 

Au début des années 90 j’avais saisi l’occasion de l’avènement de la démocratie dans notre pays pour m’engager dans le combat politique. Certes, j’étais novice mais c’était la suite logique d’une de mes convictions à savoir que la prise de la parole est une arme puissante pour véhiculer ses idées. Le combat politique est rude mais passionnant. Il faut y croire. Il ne faut jamais perdre de vue que le monde politique est la jungle. On reçoit régulièrement des coups. Il faut aussi être capable d’en donner. C’est le ou la plus fort (e) qui l’emporte.

 

L’expérience de ces débuts de lutte politique m’a fait comprendre que l’engagement politique suppose au préalable une détermination forte de la part de tout un chacun, surtout de la femme en ce sens que le domaine de la politique exige une volonté sans faille, une confiance permanente en soi et une disponibilité totale. C’est comme cela que j’avais pu m’imposer au sein du parti politique dont j’étais devenue membre du bureau politique. Quelques mois après j’avais eu le privilège d’être la première femme comorienne à être nommée à un poste ministériel. J’aurais pu me contenter de cet honneur. Mais quand on décide de faire de la politique et de défendre la promotion du genre, on comprend vite qu’en politique il faut savoir ce qu’on veut et qu’il n’y a de réelle légitimité que par le suffrage universel. D’où mon entêtement. Avoir aussi  la confiance de ma circonscription après celle du Président de la république était significatif et important pour moi. Car mon objectif était de démontrer aux Comoriens qu’une femme comorienne peut aussi se faire élire et être une vraie politicienne autrement dit une vraie combattante qui n’a pas peur des obstacles et qui n’attend pas qu’on lui serve le pouvoir sur un plateau.

 

 C’est pourquoi en 1992, il était naturel pour moi de me présenter aux élections législatives. J’étais candidate dans une des circonscriptions de ma région natale. Nous étions 13 candidats dont 11 appartenant à des partis politiques et 2 sans étiquette. Au premier tour j'avais battu les 12 candidats avec un pourcentage assez élevé.  Au deuxième tour, il avait fallu la coalition de tous les autres candidats derrière mon adversaire pour m’affronter. L'échec était inévitable. Mais pour moi, contrairement à ce qu'on pourrait penser, c’était ce que j’appelle « un échec victorieux ». En effet, j’avais pu démontrer  qu’une femme pouvait bien se présenter à des élections législatives, mener librement une campagne électorale, s’exprimer devant les femmes et les hommes et  battre  des hommes.

 

La leçon que j’avais aussi tirée à l’issue de cette échéance, est qu’étant une femme candidate, je n’avais pas bénéficié d’un traitement de faveur de la part de mes adversaires. J’étais candidate comme les autres. Je n’avais pas fait l’objet d’une discrimination positive. Mais franchement, j’ai apprécié cette attitude de mes adversaires et des électeurs.

 

Battue lors de  cette première tentative, je n’ai  pas baissé les bras. J’ai récidivé en 1993 après la dissolution de l’assemblée fédérale et ce en dépit de l’opposition  de ma propre mère, de certains proches et amis qui craignaient un deuxième échec. En fait, ces derniers avaient mal vécu la campagne électorale très difficile et passionnée avec ses lots d’insultes, de dénigrement et de calomnies. Effectivement, c’était très dur à tel point que mon père est décédé suite à un arrêt cardiaque quelques jours avant le jour des élections !

 

Cette fois-là, c’était la bonne. J’étais en tête au 1er tour et au 2eme tour, j’avais gagné avec brio et proprement ces élections. Enfin ! Une femme est élue député aux Comores. Le tabou est levé. Mon élection à l’issue des législatives m’a conféré cette  légitimité à laquelle je tenais tant et sans laquelle une femme qui réussit sa carrière professionnelle et/ou politique prête le flanc à la suspicion. 

 

Si j’ai pu gagner ces élections, c’est bien évidemment grâce à ma persévérance, à ma proximité avec les électeurs et à ma croyance à cette victoire. Mais, j’avais aussi tiré les leçons des erreurs  de ma première expérience électorale.

 

Je finirai par ces mots qui viennent du fond de mon cœur :

J’apporte mon soutien indéfectible à  vous toutes,  les femmes qui êtes candidates aux élections des députés de l’Union et des Conseillers des îles. Je reste confiante quant à votre capacité  d’être élue.

 

J’appelle toutes les femmes et filles ainsi que les hommes et garçons soucieux d’équité et de justice de soutenir et voter toutes les femmes qui sont candidates dans leurs circonscriptions. Car notre pays a besoin de femmes parlementaires compétentes et capables d’influer sur le mode de gouvernance dans notre pays. Et toutes celles qui sont candidates aux prochaines élections remplissent les conditions pour mener à bien cette mission.

 

Madame Sittou Raghadat Mohamed

Ancienne Ministre et élue député des Comores

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 19:55

Source : Agence comorienne de Presse (HZK-Presse) 09/11/09

 

Comores / Politique & institutions

 

Moroni, lundi 9 novembre 2009 (HZK-Presse) – Le ministre des relations extérieures, Ahmed Ben Saïd Djaffar, et le représentant résident du Système des Nations Unies (SNU) aux Comores, Opia Mensah Kumah, ont procédé vendredi dernier à la signature du document du programme d'appui aux élections législatives en cours. Il faut noter que le SNU a été désigné pour superviser ces élections en étroite collaboration avec le gouvernement comorien.

 

La cérémonie de signature de ce document s'est tenue à l'hôtel Istandra en présence de certains membres du gouvernement notamment le ministre de l'intérieur et de l'information chargé des élections, Bourhane Hamidou, ses collègues de la fonction publique et de l'équipement, le secrétaire général du gouvernement ainsi que le premier conseiller à l'ambassade de France.

 

Cette formalité devrait permettre les différents partenaires des Comores à concrétiser, enfin, leurs appuis financiers dans le cadre de cette échéance électorale qui se présente comme une étape cruciale à la consolidation de la paix dans notre pays. La signature d'une convention de financement estimé à 300 000 dollars (105 000 000 FC) entre le gouvernement comorien et la France devrait, d'ailleurs, avoir lieu au même moment mais il a été reporté pour cette semaine.

 

Cela n'a pas empêché, le chef de la diplomatie comorienne de présenté ces « nos vives remerciements et notre gratitude » envers la France, ce premier partenaire des Comores. « Les annonces qui ont été faites commencent à se concrétiser. Nous espérons que toutes les conditions nécessaires à l'organisation des élections seront réunies d'ici peu », a déclaré le ministre des relations extérieures peu après cette signature.

 

Ahmed Ben Saïd Djaffar, estime que cette concrétisation des engagements des partenaires de l'Etat comorien, est « une garantie de la tenue des élections aux dates prévues et dans des bonnes conditions ». Quant à M. Kumah, il a tenu à rappeler la position de la communauté internationale au sujet de ces élections. « Notre gage c'est de réaliser une opération crédible et transparente qui ne va pas susciter trop de controverse. Pour arriver à ce résultat, il faut la coopération de toute les parties prenantes dans ce processus », a-t-il indiqué.

 

Le budget des élections, 422000 dollars à mobiliser

 

Le budget global des élections est estimé à 3 070 193 dollars soit 1.074.567.550 Fc. La contribution du gouvernement comorien est évaluée à 10% de ce montant. Les engagements annoncés sont de ses partenaires sont ainsi repartis :

 

France : 300.000 dollars

Union européenne : 1.405.714 dollars

Ligue des Etats arabes : 300.000 dollars

Union africaine : 200.000 dollars

422 000 dollars restent encore à mobliser.

 

S.A.

091109/sa/hzkpresse/6h00

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 19:31


Source : Agence comorienne de Presse (HZK-Presse) 04/11/2009

 

Comores / Politique & institutions


Moroni
, mercredi 4 novembre 2009 (HZK-Presse)
– Le parti au pouvoir est déterminé à affronter ces législatives qui ont comme enjeu principal l’harmonisation des élections et comme conséquence la prolongation du mandat du président Sambi. Pour multiplier ses chances d’avoir la majorité au congrès [Assemblée nationale et Conseils des iles], « le Baobab présente des candidats pour le prochain scrutin des députés et conseillers des îles dans toutes les circonscriptions du pays », annonce le secrétaire général du gouvernement, qui s’occupe du dossier des élections dans la majorité présidentielle.

 

Parmi les candidats du pouvoir, il se trouve des ministres et des directeurs généraux. Mais Nourdine Bourhane affirme « qu’aucun bien de l’Etat ne sera utilisé à des fins de campagne en faveur d’un candidat du pouvoir. Des pays et des amis du pouvoir vont aider la majorité présidentielle à financer sa campagne ». Tout comme les autres états-majors politiques, la mouvance présidentielle prépare et trie ses cartes pour affronter les élections législatives du mois de décembre.

 

Les partis proches du pouvoir ont déjà décidé sur la stratégie d’attaque. Le bilan du président Sambi pendant ses 3 années passées à Beit-Salam sera le principal argument de ses candidats. « Sambi et son gouvernement ont beaucoup fait. Les réalisations sont palpables pour nous donner encore confiance », indique très confiant le secrétaire général du gouvernement. Pour étayer sa thèse sur ces réalisations, Nourdine Bourhane évoque, « le programme post-conflit et les bonnes relations avec le FMI qui ont débouché sur le programme FRPC témoigne de la bonne gouvernance. Le pays n’est jamais arrivé à ce point très important. Moroni est embelli comme une vraie capitale. On a décaissé l’argent pour la route de Jimlimé pour ne citer que cela ».

 

En parlant du programme FRPC, l’opposition le considère que « les Comores sont éligibles dans ce programme par pitié et non pas par bonne gouvernance ». Mais la majorité présidentielle répond en rappelant que « jamais les institutions de Breton Wood ne font les choses par pitié. Elles ont des critères liés à la bonne gouvernance qui les guident dans leur choix ». Le pouvoir a déjà choisi « un baobab » comme symbole de campagne. Le parti au pouvoir assure que « celui qui n’a pas comme symbole le Baobab, ne relève pas de la majorité présidentielle ». Avec le baobab, la Mouvance qui a souvent représenté la majorité présidentielle est un peu éclipsé.

 

« Le symbole du baobab regroupe toutes les formations politiques qui soutiennent le président Sambi. Il peut s’agir du MCJP, du PEC ou du FNJ entre autres », martèle Nourdine Bourhane. Le regroupement autour du baobab ne cache en rien la position de certains partis et des personnalités proches du pouvoir qui font cavalier seul dans certaines circonscriptions. C’est pourquoi les mauvaises langues parlent « d’une division et de dissidence » au sein da la majorité présidentielle.

 

Souvent, c’est la confusion dans certaines localités. Les électeurs ont du mal à savoir qui est le véritable candidat de la majorité présidentielle. Mais le parti au pouvoir est conscient et le secrétaire général du gouvernement déclare « qu’il est trop tôt pour parler de dissident. Tant que l’élection n’a pas eu lieu tout peut se faire. Il peut y avoir des surenchères ».

 

A.A. Mguéni

041109/aam/hzkpresse/21h00

 

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 18:04
Lu pour vous : Source / Upanga n°12 du 3 novembre 2009.


Depuis son arrivée, les plus folles rumeurs courent sur le compte du consul français. Et certaines le lient à Comores Assurance, une assurance au sérieux plutôt douteux.

La délivrance des visas a toujours été un récurent à Anjouan, mais il l’est encore plus depuis l’arrivée du consul français Frédéric de Souza (photo, archives HALIDI-BLOG-COMORES). Dans Upanga n°10, en octobre, nous rapportions l’histoire d’Adjmael Halidi, un journaliste comorien qui avait vu son visa annulé suite à la parution d’un article mettant en doute l’honnêteté du consul (voir aussi notre article en cliquant ICI). L’article sous-entendait que des « amis du consul » soutiraient de l’argent aux demandeurs de visas et c’était pour eux la seule solution d’obtenir le précieux laissez-passer.

Une nouvelle « arnaque » est en train de faire grand bruit à Anjouan : celle des Comores Assistance…Pour pouvoir venir à Mayotte, les Comoriens doivent obligatoirement souscrire une assurance, qui peut notamment leur service s’ils doivent être rapatriés ou s’ils ont besoin de soins médicaux. Il en existe deux à Anjouan. Et il semblerait, selon des nombreux témoignages, qu’il soit largement préférable de choisir Comores Assistance plutôt qu’une autre pour espérer voir son dossier accepté. « A peine arrivé à Anjouan, c’est monsieur de Souza qui a créé cette assurance avec un ami comorien » affirme une française qui habite Anjouan depuis plusieurs années. Selon elle, « cette assurance n’assure rien, et l’agence de Mayotte 11 rue du commerce n’existe pas ». Sur place, difficile en effet de trouver la moindre trace d’une agence d’assurance. Et surtout, Comores Assurance n’apparaît pas dans le fichier des immatriculations des entreprises de Mayotte de la Chambre de Commerce et d’Industrie. Or, selon un agent de la CCI, « même si son siège est à Anjouan, elle doit obligatoirement être immatriculée sur place pour pouvoir travailler ».
Cette assurance si elle existe vraiment, n’aurait donc pas le droit d’exercer à Mayotte…
Toujours selon cette Française, « Les Anjouanais ont vite compris que s’ils voulaient leur visa, ils devaient s’assurer chez « l’assurance du consul », et ceci, avant le dépôt du dossier, contrairement à Moroni qui exige cette assurance seulement lorsque le visa est obtenu. Après cela, vous devez passer au « Bureau de parrainage » est déposer 75.000 fkm » soit environ 150 euros.
Difficile, dans le nuage de rumeurs qui courent sur le consul Frédéric de Souza, de distinguer la vérité du fantasme. Mais ce qui est sûr, c’est que depuis son arrivée, le mécontentement va grandissant au sein de la population et les soupçons se font de plus en plus insistants. Car ses prédécesseurs n’avaient jamais connu de tels problèmes.
Selon notre témoin, le cas de Halidi a un peu calmé les ardeurs, « les candidats au visa n’osant pas dénoncer clairement ces pratiques par crainte de ne plus avoir du visa ».

NB
Source : Upanga n°12 du 3 novembre 2009.
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 21:50
Vous trouverez ci-dessous une petite vidéo sur la ville de OUANI (WANI) située au nord de l'île d'Anjouan (Ndzuwani) accompagnée d'une belle chanson de Dhoiffiri Abdouroihamane, un des fondateurs de l'orchestre Joujou des Comores, interprétée par leviking et l'orchestre Jasmin des Comores.

"(...) Wani comme eux

Wani comme feuille

Wani la combattante

Où es tu

Avec ta poussière guérisseuse

Avec tes vagues berceuses

Qui mouillent mes galets (...)"

 

Pour voir le poème dont est tiré l'extrait ci-dessus, cliquez ICI

Que de la nostalgie !


 

 

 


Halidi allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES


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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 16:38
Vous trouverez ci-dessous la liste des candidats aux prochaines législatives transmises par la CENI à la Cour Constitutionnelle. Il appartient à cette dernière d'éxaminer les dossiers déposés et de valider ou invalider des candidatures. Donc la liste définitive sera celle qui sera publiée dans les jours à venir par la Cour Constitutionnelle.

MOHELI

Dewa 1
Aboubacar Hassane / Attoumane Younoussa
Hamada Madi Ali / Ali Said Houmadi
Ahmed Daroumi / Abdallah Soidri
Zaouenti Imani Hilali / Abdou Tamadouni

Msoutrouni et Moimbassa2
Abdallah Said Sarouma / Ben Mourchid Ahamada
Hadidja Mansourou / Hidayat Salim Madi
Said Ahmed Zaki / Soudjay Madi Mooi
Sitti Kassim Soufou / Mohamed Abdallah

Djando 3
Abdallah Ahamadi Attoumane / Matrafi H. Abdallah
Ali Issoufa Boina / Abacar Nomane
Djabir Abdou / Mohamed Mhoma Soilihi
Saindou Youssoufa Djabir / Abdou S.Toumani
Ambdi Madi Boina / Abdou Halidi Attoumane

Nioumachoi 4
Abdou Bacar Soihir / Nabouhane Ben M'sa
Bianrifi Tarmidhi / Andili Lieda
Loutfi Attoumane Ali / Chaanrane Bacar
Said Ali Dahalane / Abdou Latuf Madi Ali
Préfectures/Régions N° de la Circ. Candidats/suppléants

Anjouan

Sima 5
Ibrahim Ahamadi / Ahamed Nassor
Nourdine Fadhula / Mohamed Said Houmadi
Mouhamadi Boinali / Artadhu Mouchitadi
Salim Abasse / Chamssiddine Mouhoudhoir
Mohamed Djaffar M'soili / Sidi Maskati

Mutsamudu 6
Chamoussidine Ioussouf / Nourallah Combo
Abdou Sidi / Ibrahim Ahmadi
Youssouf Abdou / Roufouanti Houmadi
Mouhtar Elhad A. Salim / Attoumane Houmadi
Youssouf Miftahou / Ahamed Dine Combo
Sidi Bacar / Nabile Jaffar
Ahmed Mohamed / Daoud Toilha

Mutsamudu 7
Abdou Saïd Houmadi / El-Had Badrou Combo
Abdou Salami Abdou / Maoudjoudi Houmadi
Dhounouraine Ali Bacar / Said Ali Houmadi
Ahmed Djanffar / Ahmed Youssouf
Ali Ousseni Chafi / Youssouf Daoud

Ouani 8
Attoumane Allaoui / Attoumani Houmadi
Saidali Ahamadi / Mohamed Youssuf Houmadi
Mohamed Ahmed Ben Ali / Idrisse Malide

Ouani 9
Abdou Yssoufi / Toiliha Ahamadi
Mohamed Said/ Ali Attoumani Ibrahim
Soiffa Ousseni / Abdou Bamdou
Sadjadou Halidi / Attoumane Boili
Anli Attoumane Ismael / Zaidou Ahamadi

Domoni 10
Attoumane Issiaka / Mohamed Machitaka
Abdallah A. Abderemane /Ibrahim Abdoulwahid
Ahmed M. El-Amine / Issouf Papa Moirabou

Domoni 11
Amirddine Boura / Abdou Lavani
Moursoidi Massondi / Moustoifa Ahmed
Abdou Oili / Nassur Abdallah

Nioumakele 12
Said Ali Mahamoud/ Mohamed Bourhane
Mahamoud Attoumane / Attoumani Houmadi
Soumaila Haribou / Mohamed Bacar
Halidi A. Ibrahim / Hamidoune M'bouchi
Abibou Ben Mahamoud/ Jannette Sanadane
Ahmed Samir / Houmadi Bacar
Moussa Houmadi / Latufou M'soma

Nioumakele 13
Mohamed Soula / Aoussoine Soilihi
Kamal Issouf / Anueche Ahamadi
Nassimou Ahamadi / Daroueche Houmadi
Toihirdine Allaoui / Said Ali Riassa
Assane Houmadi / Antoy Ousseni
Zaza Djanffar / Nidhoimi Chadhouli
Maendhu Ahamad/ Soidikane Ahamadi

Grande comores

Moroni Nord 14
Ibrahim Mohamed Soulé / Youssouf Boinahéri
Ali Said Ridjali / Baraka Mmadi
Said Mohamed Habib/ Zalhata Mohamed
Soule Ali / Nourdine M'ze
Abdoulfatah Said Mohamed/ Sarah Said
Mahamoud Ali M. / Moinafatima Mohamed
Ali Mliva Youssouf / Jean Mone Ahmed
Said Chaehoi Soilihi / Maoulida Ben Ousseine

Moroni Sud 15
Hafsoita Hamada / Nourdine Ben Ahamad
Mouhssini Hassane / Said Ahmed Said Ali
Soilihi Mohamed Soilihi / Ibrahim Abdou Raz
Samra Bacar Kassim / Yacoub Mohamed
Mohamed Papa Mdjassiri / Mariama Hortensi Ali
Moilime Djoussouf / Mohamed M'ze Soilihi
Ahmed Moumini / Mohamed Abdallah
Tourqui Said Mohamed / Amina Mohamed
Djaffar E.S Ounkachat / Riadhi Said Ahmed

Bambao 16
Alhadhur Ali / Youssouf Ismael Mmadi
Youssouf Mohamed Boina / Soymata Minihaj
M'ze Madi Mariama / Ali Yamani Bakari
M'zé Mroivili Nassuri / Ahamada Andhumati
Abdou Assimakou / Youssouf Baboulou
Issa Ben Said / Kamardine Mohamed M'zé

Oichili- Dimani 17
Chatoi Abdou Mahamou / Hahim Abdoulfatah
Ahmed Mohamed / Ibrahim Mahamoud
Ahamada Ali / Assoumani Ali
DajéAhamada Chanfi / Mahamoud Ali
Ali Mohamed Ali / Hassani Zoubeiri
Soulé Mdahoma / Ahamada Halidi Ouledi
Ali Abdou Soimadou / Said Ali Mohamed
Said Ben Youssoufa / Younoussa Rachidi

Itsandra Nord 18
Yahaya Mohamed Ali Assa / Ahamada Hamadi
Naoufal Boina / Mohamed Moimba Youssouf
Ibrahim Ali Mchangama / Mohamed Madi
Mohamed Saleh Bin Ahmed/ Mohamed Said Charif
Hassani Ali Ngazi / Mohamed Abdou Ben Ayouba
Hamada Abdou Mbechezi / Ibrahim Ahamada Isslam
Hassani Mlanaoindrou / Youssouf Adam
Ahmed Ali Youssouf / Hassani Youssouf
Hassani Ii Ali Tabibou / Djoumoi Mohamed
Ali M'sa Idjihadi / Mohamed Ahamada Samada

Itsandra Sud 19
Mhamed Bakry Chakira / Ibouroi Said
Mohamed Ali Dia / Ali M'sa
Mohamed Said Ahmed/ Hassane Ben Ali
Aboubacari Charifou / Abderemane Charif
Said Ibrahim Fahami / Faroukou Yahya Boina
Allaoui Said Abasse / Said Mohamed Said Harouna
Hassani Ahamada Youssouf / Mohamed Rachid
Soule Said/ Faissoil Youssouf
Boinaidi Abdou Elghaniyou/ Soulaïmana Youssouf

Mitsamiouli-Moudé 20
Saadi Abdou Ahamada/ Ahmed Youssouf Islam
Ahamada Ali Mmadi / Mohamed Youssouf
Djaffar Mohamed Ahmed Mansoib/ Said Mdahoma
Hamdi Mohamed / Mohamed Adria
Said Mohamed Mchangama/ Hassani Ahamada
Said Mohamed Adamou/ Sudiki Ahamada
Mihidhoir Sagaf / Yousouf Mohamed Abdou
Said Abdou Djaé / Avouka Mchangama

Hambou 21
Ousseine Djoubeire/ Abdoul-Afour Said Islam
Souna Ali Imamou/ Ahamada Soule
Bourhane Hamidou / Boinahidy Abdallah Moussa
Ibrahim Souef Mdahoma/ Said Soilihi M'zé
Delapayre Jean Emile/ Abdou Nadjatte
Mchami Msaidie / Said Hamidou
Said Abdallah Salim/ Said Mohamed Ben Said Ali

Hamahamet-Mboinkou 22
Mohamed Ahmed Idi / Mikidachi Abdou
Ibrahim Ahmed/ Ahmed Toybou
Mbaé Ali Ahmed/ Chakour Hamada
Mohamed Ali Soilihi / Hassani Mouigni
Hamidou Bachirou / Abdou Omar Moengarié
Hamidou Karihila (Dr) / Said Ahamada Mohamed

Ngouengwé 23
Ibrahim Ali / Said Youssouf
Rihaoindro Saroumaya/ Keldi Said Ali M. Toihir
Mohamed Maoulida / Fatouma Djoumoi Soilihi
Said Mogni / Salim Said
Said Abdallah Abdou Elkarim/ Ali Mohamed Ibrahim
Ibrahima M. Sidi / Youssouf H. Saandi Kassim

Itsahidi 24
Omar Tamou / Abdallah Moumine
Abdillah Yahaya / Adiwane Ahmed
Ahamada Soilihi Mlatame /Banatti Rachidi
Abasse Saadi / Ahmed Soudjay
Mohamed Hassani / Soule Youssoufa

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 23:33

Lu pour vous / source : HZK Presse du 02 novembre 2009 

 Moroni, lundi 2 novembre 2009 (HZK-Presse) – « La mandat de Sambi passe de 4 à 5 ans » en vertu de la loi référendaire de mai dernier. Voilà la phrase qui est venue mettre le feu aux poudres. Le propos vient du directeur de cabinet du président Sambi dans une interview accordée à nos confrères d'Albalad. La réaction des mohéliens ne s'est donc pas fait attendre. C'est par la voie de l'Union pour l'alternance Démocratique en 2010 (UPAD) qu'elle intervient 2 jours seulement après cette déclaration de Mohamed Bacar Dossar.

L'UPAD « exige la démission collective de tous les mohéliens, membres du gouvernement de l'Union, pour marquer leur solidarité avec la population de Mwali endeuillée. Le cas échéant même leur passivité sera considérée comme une énième trahison de la cause mohélienne », prévient le communiqué de cette organisation qui s'est donnée comme objectif de défendre la tournante de l'île de Djoumbé Fatima.

Dans cette déclaration dont La Gazette s'est procuré une copie [lire page 2], une partie de la classe politique de Mwali réagit vigoureusement contre la sortie du ministre de la défense, et ne cache pas sa colère contre les mohéliens alliés de la mouvance du président Sambi. L'UPAD créée il y a moins d'un an mais très active dans la défense de la tournante de 2010, indique « qu'elle a noté avec amertume, colère et révolte que les mohéliens membres du gouvernement de l'Union ainsi que tous ceux qui soutiennent la politique de Sambi à Mwali, auraient négocié la prorogation du mandat du président actuel. Ainsi ils auraient donné leur accord pour que le rendez-vous historique de Mwali, relève de la fiction », poursuit cette déclaration signée par 5 partis politiques dont l'Udzima et la CRC.

Les propos du ministre Dossar ont apparemment touché le cœur de la classe politique de l'île que même Mohamed Said Fazul, ancien président de l'île et qui a toujours fait cavalier seul s'est remis dans les rangs en signant cette déclaration commune contre « l'attitude du président et ses collaborateurs en général ». D'autre personnalité de l'île comme Said Dhoifir Bounou, l'ancien président de l'assemblée ou Bienrifi Tarmidhi ancien premier ministre ont aussi apposé leur signature au bas du document qui a atterrit dans notre rédaction vendredi soir.

Pourtant, ce n'est pas cette déclaration qui va altérer la position des mohéliens proches du régime Sambi. Le ministre de l'habitat Elarif Oukache que nous avons contacté au téléphone déclare que « les auteurs de cette déclaration ne sont pas dignes. Les signataires ont été aux commandes et on sait ce qu'ils ont fait. Donc, ils n'ont pas de leçons à nous donner ».

Face aux propos de Dossar, les politiciens de Moheli profèrent des menaces en affirmant que « les responsables politiques d'Anjouan et tous ceux qui cautionneraient une telle démarche dangereuse de près ou de loin, mettant en péril l'unité et l'intégrité territoriale du pays, qu'ils assumeront toutes les conséquences qui en découleront ». Et comme d'habitude, la classe politique mohélienne interpelle la communauté internationale pour le respect des accords de Fomboni.

A.A. Mguéni
021109/aam/hzkpresse/9h00
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 23:01

 

Tournoi Monenfant

En hommage à Djamal Nomane dit Monenfant, un des grands footballeurs des années fin 80 – Début 90, décédé la semaine dernière, Le Commissariat à la jeunesse et aux Sports de l’île de Ndzuwani aux Comores  organisera prochainement un tournoi de football à Ouani , la ville natale du défunt.  Selon un responsable dudit commissariat, y prendront part les sélections de Mwali, Ngazidja et Ndzuwani .

La recette du tournoi sera remise à la famille de Monenfant.

Prière en Gironde

Par  ailleurs, La communauté ouanienne de Bordeaux en Gironde (France) nous  convie à une prière à sa mémoire qui aura lieu le Dimanche 15 Novembre 2009 à 14h 30 au Domaine Jacques Brel de Villenave D'ornon (Commune Urbaine de Bordeaux).

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

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