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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 22:49
Mutsamudu, mardi 26 janvier 2010 (HZK-Presse) – Trois semaines après le déclenchement de la grève illimitée des enseignants au niveau des trois îles, à Anjouan et surtout malgré les multiples efforts des autorités de l’île pour la reprise des cours, les enseignants maintiennent de plus belle leur mouvement de grève.

Cette intransigeance inquiète beaucoup les autorités, et durant toute la semaine passée, elles ont multiplié les déclarations, pour montrer que la situation dépasse les bornes. Même le gouverneur s’est montré « soucieux » de l’enseignement dans l’île. Une semaine de choc pour les commissaires, a-t-on constaté, qui ont pris une série d’initiatives, notamment en engageant des pourparlers avec les enseignants et des rencontres avec l’intersyndical au gouvernorat de l’île.

La dernière initiative en date remonte au week-end dernier où les commissaires se sont confrontés avec les enseignants à travers divers débats organisés dans différentes régions de l’île, avec comme objectif d’impliquer les notables à la recherche d’une issue favorable à cette grève, qui devient une vrai casse tête, pour eux amis aussi pour toute la population.

Dans ces rencontres, les enseignants se sont invités et ont contredit les propos des commissaires, d’une part les objectifs du gouvernement d’Anjouan ont échoué et d’une autre ils doivent continuer leur tournée pour casser la grève.

« Comment ose-t-on nous traiter comme des bébés et nous dire qu’on ira chercher même des étrangers ailleurs pour venir organiser les examens à la fin de l’année, c’est comme du cinéma sinon on cherche à nous jongler, mais cette leçon est apprise par cœur, et ce n’est pas la première fois qu’on nous chante ce couplet, si au moins ces responsables avaient le courage de faire ne serait-ce qu’un geste… » raconte Nizar, enseignant.

Des enseignants ont affirmé que ce n’est pas la peine d’inciter les gens à aller à l’école alors que c’est une grève nationale et non locale. Avec le visage visiblement très en colère, les enseignants se sont néanmoins félicités d’avoir tenu bon car c’et le moment où jamais de faire entendre leur voix.

A propos de rencontres, on peut citer l’exemple de celle de Mutsamudu où le commissariat en charge de l’enseignement avait laissé entendre que la reprise allait être effective le lundi 25 janvier, or il n’en était rien. Comme si c’était du « malawano » juste pour se dire au revoir car la rencontre a duré plusieurs heures.

A Domoni, la même proposition a été faite par le commissaire en charge des finances, mais les domoniens ont refusé, ils ont exigé une ordonnance signée par le gouverneur, ensuite ils accepteront les termes du gouvernement. Là encore la discussion qui a duré plus de quatre heures de temps n’a rien donné. Du coup toutes les solutions doivent venir de Moroni par la délégation partie pour négocier.

Rappelons que tous les moyens ont été utilisés par les autorités de l’île afin que les enseignants reprennent le chemin de l’école ce lundi, mais peine perdue, on a constaté que ce lundi les portes des classes restaient encore sous cadenas.

Naouir Eddine Papamwegne
260110/nep/hzkpresse/21h00

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 21:46

 Moroni, mercredi 27 janvier 2010 (HZK-Presse)Mzimba.jpgPour sa première entrée parlementaire, Ibrahim Ali Mzimba, avocat et député élu de la 23ème circonscription électorale du Ngouengwe (Photo), a choisi de s'intéresser « aux questions sociales ». « J'ai déposé une motion de résolution qui porte sur la priorité du versement des salaires des agents de l'Etat et de l'armée nationale de développement », annonce Ibrahim Ali Mzimba qui considère que « le versement des salaires doit être la priorité avant toute autre dépense ».


« Le salaire demeure la première ressource de l'économie nationale », argumente-t-il. Cette résolution, l'élu du Ngouengwe souhaite la faire adopter par ses pairs avant la fermeture de cette première session parlementaire, probablement ce jour. Il demandera notamment aux députés de décider une loi spécifique qui élève « les budgets consacrés aux salaires de nos fonctionnaires au premier niveau de la priorité des priorités financières de l'Etat, et de rendre les autres dépenses secondaires ».


Dans un pays où, au fil des régimes successifs, le versement des salaires des fonctionnaires est devenu une aumône, cette initiative ne serait pas de trop. « Nous ne pouvons pas accepter que nos fonctionnaires tombent dans l'indigence », souligne-t-il dans cette résolution dont il fera lecture devant les autres élus du peuple avant de passer au vote. Le député Mzimba, dénonce, « la négligence de ce régime qui met tout en avant sa pérennisation au pouvoir sans se soucier du quotidien de la population ».


« Pour une population active de 100 personnes, à peine 20 seulement travaillent dans la fonction publique ou le privée. Et la fonction publique n'est pas en mesure de rendre la contrepartie obligatoire et impérative qui est le salaire », énumère-t-il. Selon lui, cette situation « entame l'autorité de l'Etat. Les gens qui nous gouvernent ne remplissent pas leur mission qui est d'assurer la survie et le bien être de leurs concitoyens ».


Ce député de l'opposition n'a pas manqué de lancer quelques piques au président Sambi. « C'est cette misère entretenue par le président Sambi qui lui permet de prendre en otage le pays », a-t-il avancé. Il a en outre demandé à ses homologues de l'Assemblée nationale d'être « des hommes rebelles, imaginatifs, à se dresser contre les intérêts anti-nationaux, à suivre notre propre inspiration, à n'écouter que nos élans ». Cet élu et chef du parti Pari, souligne, enfin, que l'armée est « dans une situation d'indigence, elle est négligée, les officiers sont humiliés ».

S.A.
260110/sa/hzkpresse/6h00

 

 

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 22:03

Vous trouverez ci-dessous le " cri de désarroi et de sécours"  de Toulaib Saidali, étudiant comorien en Egypte

EDUCATION : CRI DE DESARROI D’UN ETUDIANT COMORIEN EN EGYPTE

 

Toulaib-Blog.JPGMoi, Toulaib Saidali (Photo), étudiant comorien en Egypte, tiens à lancer un cri de désarroi et de secours et à attirer l’attention de tous en général et des autorités comoriennes en particulier sur le problème administratif complexe auquel les étudiants comoriens sont confrontés en Egypte ces derniers temps. Il s’agit de la question du visa de séjour, un titre obligatoire pour pouvoir être en situation régulière dans le pays.


Des étudiants comoriens sont déjà expulsés manu militari sans aucun préavis  par les autorités égyptiennes vers les Comores sans avoir achevé leurs études pour un problème  de renouvellement du visa de séjour. D’autres sont sous la menace du même sort.  C’est la peur au ventre  car cela peut arriver à tout moment.

Le pire est que notre ambassadeur accrédité en Egypte est au courant de cette situation dramatique. Pourtant il ne fait rien.


La situation est très grave. On  convoque les étudiants comoriens pour le renouvellement du visa de séjour.  Mais quelle surprise désagréable après la remise du passeport. En fait au lieu d’un visa de séjour, c’est un visa de sortie qui est apposé sur le passeport. Et là du jour au lendemain, on peut être renvoyé aux Comores sans le diplôme recherché et espéré.

Quel gâchis de constater  que les sacrifices de nos familles sont vains ! Comment l’Ambassadeur des Comores en Egypte peut-il rester inerte  face à cette situation dramatique qui compromet l’avenir des jeunes comoriens ? Comment peut-on laisser des étudiants se faire expulser vers les Comores sans leurs diplômes ? C’est l’avenir du pays qui est en jeu.


Svp, Monsieur le Président de l’Union des Comores
Svp, Monsieur le Ministre de l’Education
Svp, Monsieur le Ministre  des relations extérieures chargé de la diplomatie


Je vous en supplie. Ne nous abandonnez pas ; nous avons besoin de votre aide dans cette situation délicate ; faites preuve de pitié et prenez rapidement contact avec les  autorités égyptiennes afin de trouver une solution favorable aux étudiants comoriens.

Les étudiants comoriens d’Egypte ne demandent qu’une chose : poursuivre leurs études dans de bonnes conditions et rentrer aux Comores avec leurs diplômes et acquis pour contribuer aussi à la construction de leur pays.


Svp, faîtes quelque chose pour que ces tracasseries administratives qui pourrissent notre vie s’arrêtent. Pensez à notre avenir et aux sacrifices de nos parents.  Ne nous négligez pas car même si nous ne sommes pas aux Comores, nous sommes aussi des citoyens comoriens


Toulaib Saidali
Etudiant comorien en Egypte

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 21:37

Lu pour vous / Source : http://www.humanite.fr/article2759653,2759653 - Article paru
le 27 janvier 2010

De père français, 
elles risquent l’expulsion

Deux étudiantes de l’université de Pau, qui n’ont de comorienne que la nationalité, 
ont été transférées hier au centre de rétention de l’île de la Cité, à Paris.

Elles ont quitté les ­Comores dès leur plus jeune âge, n’y ont plus de famille et n’en parlent pas la langue. Pourtant, Sitti Youssouf et Liouize Ali, les deux étudiantes arrêtées lundi matin à Pau, risquent bien l’expulsion vers ce pays après leur placement au centre de rétention de l’île de la Cité, à Paris. « Elles sont en attente d’un jugement en appel du tribunal administratif de Bordeaux concernant leur situation légale », indique leur avocate, Me Marie-Pierre Massou-di-Labaquère. Les deux étudiantes ont suivi toute leur scolarité à Mayotte, territoire qui accédera bientôt au statut de département français d’outre-mer : « Là-bas, tout le monde dit que Mayotte est une île française. Et ici, on nous dit qu’elle fait partie des Comores », résumait Sitti, il y a peu. Situation d’autant plus ubuesque que leur père lui-même est devenu français après le changement de statut de l’île.


Les deux jeunes filles, âgées de vingt-deux et vingt-quatre ans, ont été arrêtées par la police des frontières (PAF) de Billère, à la sortie de leur résidence universitaire, « alors qu’elles partaient en cours », raconte Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF et élu palois. Des circonstances qui interrogent nombre de militants, dont Jean-Jacques Le Masson, de RESF Pyrénées-Atlantiques  : « Deux hommes en civil les guettaient. Ils avaient en main leurs photos. »


Installées en France depuis octobre 2008, toutes deux bénéficient de bourses d’État liées à leurs études de géographie. La communauté universitaire s’est d’ailleurs mobilisée, appelant à un rassemblement hier soir à Pau. Selon leur avocate, qui envisage de saisir la Cour européenne des droits de l’homme, Sitti et Liouize n’auraient jamais reçu de « refus de visa », même si, en juillet 2009, le tribunal administratif de Pau leur avait confirmé leur obligation de quitter le territoire français, à la suite d’un retard du Crous pour délivrer les cartes d’étudiantes. Jugement dont elles avaient fait appel. La préfecture des Pyrénées-Atlantiques, elle, dispose de quarante-huit heures pour les expulser vers les Comores. « Il s’agit d’une véritable provocation, insiste Olivier Dartigolles, alors que notre ville doit célébrer, à la fin de la semaine, les soixante-dix ans de la Cimade. »


Lina Sankari

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 23:43

La rumeur circulait depuis quelques semaines. Nous vous en avions même parlé dans un billet en date du 21 décembre dernier. Maintenant c’est officiel.  La compagnie Yemenia Airways  reprendra  ses vols à destination de Moroni – Comores à partir de la semaine prochaine.  L’information est confirmée par le Directeur régional de la compagnie Yemenia Airways à Moroni. Cette décision est prise à la demande des autorités comoriennes.

En principe, Yemenia Airways effectuera deux vols par semaine à destination de Moroni en provenance de Sanaa.

Même si l’information  ne parle pas de Paris-Moroni, il convient de noter que la Compagnie Yemenia continue à desservir la ligne Paris – Sanaa. Donc c’est du pareil au même. Ceux qui le souhaiteront pourront bien utiliser cette compagnie depuis Paris à destination de Moroni via Sanaa.

Halidi Allaoui
HALIDi-BLOG-COMORES

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 22:02

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

ministre_said_20jaffarv.jpgVisite de Nicolas Sarkozy à Mayotte :

La réaction du chef de la diplomatie comorienne :

« Tant qu’il n’y aura pas suppression du visa Balladur, ces moyens sécuritaires n’auront pas de sens »

 

Moroni, jeudi 21 janvier 2010 (HZK-Presse) Quatre jours après la visite de Nicolas Sarkozy à Mayotte, Ahmed Ben Saïd Djaffar, le ministre des relations extérieures de la coopération de la diaspora, chargé de la francophonie et du monde arabe (Photo), nous donne sa réaction par rapport à cette visite mais également les relations entre la France et les Comores.

 

Question : Quelle est votre réaction suite à la visite de Nicolas Sarkozy à Mayotte ? Pourquoi, vous n’avez pas réagi ni avant ni après ce déplacement du président français dans cette île ?

 

Ahmed Ben Said Jaffar : En fait l’arrivée du président Sarkozy à Mayotte n’a pas provoqué une réaction particulière de notre part, parce que nous considérons que Mayotte est comorienne et qu’elle le restera toujours. Nous avons des orientations précises, lesquelles orientations nous confortent sur le fait que Mayotte est une terre comorienne.

 

Question : Quel sens donnez vous à cette visite au cours de laquelle Sarkozy a promis une sécurisation accrue de l’île contre « l’immigration clandestine » ?

 

A.S.J : Le sens de cette visite n’est rien d’autre que politique. En ce qui concerne le renforcement des moyens de sécurisation, les autorités comoriennes restent convaincues que tant qu’il n’y aura pas suppression du visa Balladur imposé aux Comoriens qui considèrent Mayotte comme une partie des Comores, ces moyens sécuritaires n’auront pas de sens.

 

Question : Un commentaire sur le discours de Sarkozy à Mayotte…

 

A.S.J. : Depuis Giscard D’Estaing jusqu’aujourd’hui, les discours des présidents français sur Mayotte diffèrent d’un président à un autre. Leurs discours varient. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas une véritable orientation politique de la France sur la question de Mayotte.

 

Question : Certains estiment que ce discours était offensif envers les Comores. Est-ce, aussi votre sentiment ?

 

A.S.J. : Offensif, je ne pense pas. C’était encore une façon pour les autorités françaises d’apaiser les Mahorais. De leur miroiter un bien être qui n’en est réellement pas un, quand on connaît les conditions de vie des vrais mahorais dans leur île. 

 

Question : Où en est-on avec le Groupe de travail de haut niveau (Gthn) ?

 

A.S.J. : Comme nous le savons les travaux du Gthn ont été suspendus à la suite de la tenue du référendum sur la départementalisation de Mayotte en mars 2009. Cela est, pour notre part, contraire à la dynamique engagé en septembre 2007 entre nos deux Chefs d’Etat.

 

Question : N’y aurait-il pas en ce moment des négociations en coulisses pour essayer de relancer ces discussions ?

 

A.S.J. : Pour le moment des négociations ne sont pas engagées puisqu’il a été clair lors du discours de son Excellence Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à l’ouverture de la 64ème Assemblée Générale de l’Onu qu’une réponse devrait être donnée par la partie française sur la proposition « d’un pays deux systèmes ». Et que dans la mesure où aucune suite n’a été donnée, ces négociations sont restées au point mort.

 

Question : Une visite du président Sarkozy à Moroni était prévue pour la signature du document qui devrait être élaboré dans le cadre du Gthn. Ce voyage est aujourd’hui rangé dans les oubliettes suite à la suspension des discussions. Ne pensez vous pas qu’il s’agisse d’un échec ?

 

A.S.J. : Dans la mesure où les négociations n’ont pas encore abouti aucun document ne pourrait être signé. Et c’est normal, puisque les travaux du Gthn ont été gelés voire suspendus. Nous ne pouvons pas parler d’un échec en tant que tel.

 

Question : Quel est l’état des relations entre la France et les Comores ?

 

A.S.J. : La coopération entre nos deux pays est au fixe. Nous avons le document cadre de partenariat signé entre Brigitte Girardin et moi-même en 2007 qui arrive à terme cette année. On va nécessairement procéder à une évaluation de ce document [qui fixe les grands axes de la coopération française en Union des Comores, ndlr]. On peut dire que les relations entre les deux pays suivent leur cours normal.

 

Propos recueillis par S.A.

210110/fa/hzkpresse/18h00

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 21:17

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Djaé Ahmada, vice-président de l’assemblée nationale :

« L’opposition est aux abois et Azali est déphasé »   

 

Moroni, mercredi 20 janvier 2010 (HZK-Presse) – L’opposition multiplie les sorties pour s’attaquer à l’idée du président Sambi de vouloir jouer aux prolongations après la fin de son mandat en mai 2010. Le pouvoir de son coté est monté au créneau pour donner sa vision et son interprétation de la révision constitutionnelle. C’est dans ce sens que le vice-président de l’assemblée nationale, ancien ministre des télécommunications, Djaé Ahamada, a répondu à cœur ouvert aux questions de La Gazette et HZK-Presse.

 

Question : Le débat politique actuellement, c’est l’éventuelle prolongation du mandat de Sambi. Quelle est votre conception de la question ?

 

Djaé Ahamada : On vient de se doter d’une loi, celle qui est révisée le 17 mai 2009. Les comoriens ont porté leur adhésion à l’alternance des compétences, mais aussi au toilettage de tout ce qui portait confusion dans la gestion de l’Etat. Cette même révision a donné plein pouvoir au congrès [assemblée nationale et conseils des îles, ndlr] de statuer sur l’harmonisation des mandats électifs. L’exemple des élections législatives est très convaincant. Quand on a évalué à plus d’un milliards ce scrutin qui était couplé avec les cantonales, on comprend que l’harmonisation est la solution la plus sage.

 

Question : Que pensez-vous des récentes déclarations de l’opposition ?

 

D.A. : Quand l’opposition monte au créneau, je peux dire que c’est une opposition aux abois. On est issu d’une majorité écrasante. Cette même opposition nous avait mis en garde qu’on n’allait pas gagner le référendum alors que nous avons triomphé dans cette révision. Elle avait fait une opposition contre le débarquement à Anjouan et pourtant, on a réussi. Cette même opposition ne croyait pas qu’on allait organiser les élections législatives et on les a faites.

 

Questions : Comment réagissez-vous par rapport aux propos de l’ancien président Azali mettant en garde son successeur contre toute prolongation de son mandat ?

 

D.A. : Quand l’ex-président putschiste Azali invite les gens à sursauter et à faire un dialogue inter-comorien, je pense qu’il est déphasé. Il est en retard. Il ne suit pas l’actualité. Des élections démocratiques ont eu lieu en 2006. D’autres ont eu lieu en 2007 pour élire les chefs des exécutifs des îles. En 2008, un scrutin s’est déroulé à Anjouan pour installer Moussa Toybou. Mais surtout, on a réussi là où il a failli, en faisant revenir Anjouan dans le giron naturel républicain. Ceux qui appellent à un dialogue national sont en retard car ce dialogue a déjà eu lieu avant le référendum.

 

Question : Mwali a voté pour l’opposition de peur de ne pas hériter de la tournante en 2010. En prolongeant le mandat de Sambi, vous n’avez pas peur que Mohéli se rebelle ?

 

D.A. : La loi constitutionnelle a bien dit que seul le congrès va statuer sur les dates des élections pour permettre l’harmonisation des mandats des gouverneurs et du président de la république. Quant à une éventuelle sécession de Mohéli, que les choses soient claires : l’article 4 de notre constitution alinéa 7  déclare que quiconque qui opte pour une sécession, c’est la loi elle-même qui va le sanctionner. Quiconque incite à la haine entre des villages ou entre communautés encore plus des îles, c’est la loi référendaire qui va le punir. En plus, personne n’a mis en cause la tournante.

 

Propos recueillis par A.A.Mguéni

210110/aam/hzkpresse/6h00

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 23:25

Lu pour vous

Source : Albalad n° 170  du 15 janvier 2010


Comores / Beauté : Karima JAFFAR ou la passion de la beauté

karida-blog.JPGPréserver la beauté de la femme comorienne et aider tout le monde en la relaxation, tel est l’objectif d’une jeune femme passionnée de beauté, karida Jaffar.

 Karima Jaffar, Karida (Photo - Archives de HALIDI-BLOG-COMORES) pour ses amis,  croit dur comme fer à son entreprise qui mettra à la disposition de ses clients des soins de beauté et des soins pour les cheveux.

« Les femmes comoriennes ont déjà une beauté naturelle spécifique. Je veux les mobiliser et les aider à la garder » dit la jeune femme qui a affiné ses connaissances pendant son long séjour  en Egypte, alors épouse d’un diplomate.

La jeune femme se met au service des femmes mais également des hommes grâce à ses multiples talents. Karida affirme pouvoir assumer tous les besoins de soins de beauté naturelle et cela de la tête aux pieds. Elle dit être même en mesure d’offrir des soins de relaxation à ceux qui en ont besoin.

Remonte à longtemps

Sa passion pour la beauté des femmes remonte à longtemps, dès son jeune âge. « J’aimais prodiguer des soins de beauté à mes amis et à mes proches. C’est l’une des raisons qui m’ont poussé  à choisir d’apprendre les techniques. »

Aujourd’hui, elle est coiffeuse, masseuse, esthéticienne et maîtrise des techniques de relaxation. « Ce sont des aptitudes qua j’ai acquise pendant mon séjour en Egypte » dit -‘elle.

Ses savoirs faire

« Je ne fais pas seulement que des soins du visage et du corps, des cheveux et des ongles. Je peux aussi alléger les fatigues dues au  stress quotidien. J’ai pour cela ce qu’il faut : sauna, jacuzzi, bain de vapeur etc.»

« Mon but est d’aider à lutter contre le stress et que tout le monde se sente bien intérieurement » dit celle qui utilise des mixtures de fruits comme les bananes, les abricots, les algues, l’argile et l’aloès Véra. Depuis son retour au pays, certaines de  ses amies et  ses connaissances viennent nombreux pour solliciter ses services. C’est ce qui l’a encouragée à s’installer.

Pour l’instant, elle  aménage les locaux. « Je fais les derniers préparatifs et attends quelques matériels pour la coiffure pour ouvrir en grand au public  le centre», conclut-t-elle.

Josy  Aicha R (Stagiaire)

 

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 21:24

 

Après l’élection du Président de l’Assemblée Nationale, jeudi dernier, celle des autres membres du bureau permanent a eu lieu vendredi dernier.

 

Ainsi sont élus vices présidents :

- Attoumani Allaoui alias Andoudou, député de la 8ème circonscription (Ouani – Ndzuwani)

- Djae Ahamada Chanfi, Député de la 17ème circonscription (Oichili-Dimani-Ngazidja)

- Ahmed Daroumi, Député de la 1ère circonscription (Dewa -Mwali).

 

Les questeurs sont :

- Mouhtar Elhad Abdou Salim, Député de la 6ème circonscription (Mutsamudu-Ndzuwani))

- Abdoulfatah Saïd Mohamed, député de la 14ème circonscription  (Moroni-Nord-Ngazidja)

- Ali Saïd Chanfi, élu Conseiller à Dewa II (Mwali).

 

Les secrétaires parlementaires sont :

- Saïd Ali Charif  Elu Conseiller à  Itsandra IV(Ngazidja)

- Abdillah Yahaya Député de la 24eme circonscription (Mbadjini Est-Itsahidi-Ngazidja)

- Mohamed Saïd Houmadi,  Député de la 9eme circonscription (Ouani-Cuvette-Ndzuwani)

- Nourdine Fadhula, Député de la 5eme circonscription (Sima-Ndzuwani)

- Ansoufi Abdou Fazul,  Elu Conseiller à Djando II (Mwali).

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 00:53

Source Albalad n° 157 du lundi 28 décembre 2009

Femme et élections


« Tout le monde devrait saluer cet éffort »


chouhoura-blog.JPGMme Chouhoura Abdallah (Photo. Archives HALIDI-BLOG-COMORES),  Conseillère en communication du Réseau des Avocats du Genre (RENAG) n’est pas de ceux qui considèrent l’absence des femmes dans la liste des nouveaux parlementaires comme un échec.
Elle explique pourquoi. Interview.


Pour la première fois dans l’histoire des Comores, un nombre assez important de femmes a postulé pour un mandat électif aux élections législatives et des conseils des îles. On n’a enregistré qu’une seule élue, une conseillère, et une colistière pour les législatives. Comment appréciez-vous ce résultat ?


  C'est une victoire pour nous tous ceux qui mettent du temps et de l'énergie et qui croient à la contribution de la femme ne peut être visible que si elle participe aussi à la prise des décisions. C’est une victoire en ce sens que c'est la première fois qu’on a eu un nombre si important de candidates à des scrutins.

C'est une victoire aussi parce que des femmes ont osé descendre dans l’arène jusqu’ici considérée comme un domaine réservé aux hommes.  Vous remarquerez que ces candidatures féminines sont portées par des partis politiques ; c’est une première. 


Mathématiquement, il y a eu échec. Quelles leçons tirez-vous de cela ?

 
Je me refuse de parler d'échec car c’est pour la première fois que les femmes s'étaient massivement portées candidates, titulaires ou suppléantes, indépendantes  ou portant une couleur politique.  Je crois que tout le monde devrait plutôt saluer cet effort et cet engagement.


  A votre avis, les candidates s’étaient-elles engagées du mauvais côté ?

 
Pas du tout.  Je dirais plutôt qu'il n'y a pas eu assez de préparation des femmes de leur part et de la part des partis qui les ont investies.

 
Vous aviez déclaré à Albalad à l’issue du premier tour des élections qu’on a perdu une                    bataille mais pas la guerre. Cela laisse croire que vous ne désarmez pas malgré tout ?


Les femmes et les hommes qui ont compris que la vraie  démocratie est celle qui donne la même chance à tous, devront redoubler d'effort et encourager nos ex candidates. Nous devons nous asseoir et faire le bilan de cette expérience. Sans avoir décortiqué les motivations premières et les ambitions politiques des candidates, nous ne tirerons
pas profit de cette avancée démocratique.

 
D’après-vous pourquoi la Mouvance n’a pas présenté assez de femmes qui auraient peut-être eu la chance de l’emporter ?


Je ne crois pas qu’en étant de la mouvance, on avait plus de chance de l'emporter qu’ailleurs sinon  Madame Sitti Kassime aurait été élue. La question n'est pas là. Je me demande pourquoi la mouvance l'aurait fait alors que dans son gouvernement, il n'y a aucune femme. La MP a vite oublié que si Monsieur Sambi est devenu Président de la République, c'est aussi parce que les femmes ont voté pour lui.  Un contre exemple: à Anjouan, grâce à l'engagement du gouverneur Moussa Toyibou, un tiers des Commissaires sont des femmes. Pourquoi son parti  n'a pas présenté des femmes aux élections?  Voilà d'autres raisons pour faire le bilan de ces élections.

 
Quelle stratégie mettre en place pour faire gagner les femmes ? Quelle carte reste-il à jouer ?


Le Réseau National des Avocats du Genre (Renag) travaille à identifier, former et accompagner les femmes qui seraient motivées à se présenter aux prochaines élections municipales. L'espace communal présente une belle opportunité pour l'apprentissage, l'épanouissement et la culture d'une confiance en soi pour la femme.

La proximité de l'élu municipal avec les citoyens, le pragmatisme et le réalisme de l’action municipale, font que c'est par là qu’il faudrait commencer.

L’autre stratégie consiste à continuer à sensibiliser les partis politiques pour qu'ils accordent davantage d'attention à leurs militantes afin qu'elles s'intéressent plus à la politique.

Une dernière serait d'amener les hommes,  à partager leur expérience afin de servir de modèle de démocrate.   

 
Cette amère expérience ne devrait-elle pas pousser les femmes à demander un système de quota dans l’élaboration des listes des candidats ?


Même si je ne partage pas votre focalisation sur la bataille et non la guerre dans sa globalité, je crois que ce serait aussi, une des mesures volontaristes que le législateur comorien devrait prendre.

L’avantage  serait que cela pousserait les femmes à nourrir une ambition parce qu'elles croiront en leur étoile et non à leur beauté. Elles travailleront donc dure pour être à la hauteur.

Des textes sont en préparation pour aller dans ce sens. Les ONG se battront pour convaincre le législateur à légiférer dans ce sens.

Saminya Bounou

 

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