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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 21:00

Lu pour vous : Source / http://www.reunionnaisdumonde.com/spip.php?article2194

Moussa Toiybou : conférence de presse aux Comores

A l’approche de la fameuse tournante censée passer le tour à un président mohélien (le mandat de l’actuel chef de l’Etat expire le 26 mai 2010), plusieurs voix politiques se font entendre notamment celle du gouverneur d’Anjouan Moussa Toyibou, qui défend son mandat de cinq ans. Il vient de tenir un point de presse ce mercredi à Daru Nadja [siège du gouvernorat], axé sur trois points relatifs à l’économie, la crise sociale et l’harmonisation des mandats.

 

Moussa-Toiyibou.jpgPendant 1h 30mn, le gouverneur a répondu aux questions des médias nationaux présents à la conférence de presse. Il estime qu’en une année de pouvoir, il a réussi avec son gouvernement à corriger beaucoup d’injustices sociales héritées de l’époque du régime séparatisme, en citant les actions menées afin de rouvrir tous les postes de santé d’Anjouan qui avaient presque fermé leurs portes.

« J’ai avantagé la prévention dans mes projets, j’ai mis le paquet pour rouvrir ces centres de santé afin de donner accès aux soins à tous les anjouanais et pour payer les salaires des agents qui y travaillent, je me suis permis de les insérer comme s’ils faisaient partie du personnel de Daru Nadja ».

Le chef de l’exécutif de l’île, toujours dans le domaine de la santé, mettra à son actif le recrutement de médecins et infirmiers, et la rénovation des logements des médecins chinois installés à Anjouan, dont le financement était assuré par son propre gouvernement après le refus des autorités de l’union de débloquer les fonds nécessaires. Il a fait savoir que le pays subit de nombreux problèmes au quotidien, et surtout l’épineuse question des arriérés de salaires des fonctionnaires et les avancements revendiqués par le corps enseignant.

Mais en réponse, le gouverneur repose la question de savoir : « quel est ce président comorien ou décideur de l’Etat qui a pu à chaque fin du mois payer ses fonctionnaires et tous les deux ans leur accorder des avancements ? ». Une bonne raison selon lui de « sortir de cet imbroglio », d’autant plus qu’à en croire M. Toybou, « nos fonctionnaires ne travaillent pas assez et ne sont pas efficaces, en termes de rentabilité à la fonction publique », et le gouverneur de déplorer « l’absentéisme constaté dans les bureaux », avant d’annoncer que « des mesures seront prises, mais nous devons aller petit à petit car les causes devront être connues avant toute sanction ».

Le gouverneur a attiré l’attention des enseignants en les prévenant que dans les jours à venir chacun prendra ses responsabilités pour que très vite les enfants retrouvent le chemin de l’école. Il accuse même les syndicats de perturber la bonne marche de l’administration. « C’est vrai, ce sont des défenseurs des droits des travailleurs mais ils manquent de formation. Ils ne savent même pas où sont les limites de leurs droits et devoirs et c’est tout le problème. Je serai prêt à les aider pour qu’ils puissent bénéficier des formations car nous sommes tous responsables de l’avenir de notre pays », assure-t-il. Et pour conclure sur la crise de l’enseignement, M. Toybou a averti que désormais celui qui fait un abandon de poste doit connaitre son sort, la perte de son salaire et le gel de sa carrière.

Au plan économie, le gouverneur affirme que tous les secteurs se trouvent bloqués et freinent en partie le développement du pays. Pour lui c’est une question qui relève directement des autorités centrales mais ce qui est sûr, le pays doit toujours attendre les aides extérieures pour s’en sortir, ce qui signifie selon lui que le seul moyen de vaincre la misère serait d’attirer des investisseurs étrangers.

Au niveau politique, le gouverneur Toybou se dit « très heureux de constater que le pays a renoué avec la stabilité et retrouvé la confiance de ses partenaires » depuis la libération de l’île d’Anjouan. Au sujet de l’harmonisation des mandats du président de l’union des Comores et des gouverneurs, aucun politicien digne de ce nom ne peut se réserver, dit-il. « Il ne s’agit donc pas de prolonger le mandat de qui ce soit, il s’agit au contraire de se mettre d’accord sur une date pour la tenue en même temps des élections du président de l’union et celle des gouverneurs des îles », explique-t-il.

Et au passage il fait un petit rappel historique des institutions, pour dire qu’il n’a jamais été question de réduire par consensus le mandat électif des élus encore en exercice, « il serait ainsi injuste de ramener mon mandat à moins de 2 ou 3 ou encore 4 ans, en sachant que j’ai été élu pour 5 ans et prêté serment sur la base d’un programme précis », lance le gouverneur d’Anjouan.

Il dit faire confiance à son peuple car c’est grâce à lui qu’il est là aujourd’hui, idée qu’il aurait avancée à ses collègues de Mohéli et Ngazidja, en déclarant que « se rallier à l’opposition n’est pas la meilleure solution ». A en croire le numéro un d’Anjouan, son collègue de Mohéli Mohamed Ali Said aurait compris contrairement à Abdouloihabi de Ngazidja qui a rejoint l’opposition, mais toujours selon Moussa « c’est son choix à lui ».


Soilah Naouir Eddine Papamwegne

 

 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 22:36

Depuis quelques semaines aux Comores, on parle de la prochaine privatisation de Comores Télécom "un des des plus beaux fleurons des entreprises publiques comoriennes".

Quel gachis ! quelle connerie !  Encore et encore. A quand alors la "privatisation pure et simple du pays" ?  Franchement, quand est ce que nous comprendrons que nous ne devrons plus continuer à suivre à l'aveuglette ce que "ces machins internationaux" nous dictent ?

Vous trouverez ci-dessous, cher visiteur du blog, le point de vue de mon ami Chaher Chaharane sur ce projet triste et ridicule de privatisation de Comores Telecom que je partage sans reserves.

Que mon ami chaher m'autorise à m'approprier  purement et simplement son texte !

Bonne lecture.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

L’ouverture du capital de Comores Télécom annonce-t-elle le parachèvement  de la privatisation de la maison Comores ?

 

 Le processus engagé depuis la fin des années 80 avec la privatisation progressive et insidieuse de l’école, de la santé, du social et le désengagement total de l’Etat de l’investissement public marquera-t-il avec cette opération un point de non retour? En effet,  je crois que céder l’un des plus beaux fleurons des entreprises publiques comoriennes, que des managers responsables et compétents pourraient aisément garantir une rentabilité  et une viabilité à long terme,   et en faire une source de financement sûre et pérenne pour le  budget de l’Etat, ne ferait qu’accréditer l’idée répandue dans l’opinion publique comorienne et  dans les institutions financières internationales que  les comoriens sont des incompétents et ouvrirait certainement le bal à la liquidation du patrimoine nationale (hydrocarbures, Aéroport, Ports ….) au profit de marchands étrangers sans scrupules.

 

Comores Télécom constitue incontestablement un outil formidable à la disposition de nos gouvernants dans leur stratégie de développement de la cohésion nationale et d’aménagement du territoire. Elle reste aujourd’hui l’une des seules entreprises publiques,  reconnue, en bien ou en mal, sur toute l’étendue du territoire national, et  pourvoyeuse de fonds pour les caisses de l’Etat, ce en dépit des contraintes politiques, des problèmes de management et  de gouvernance récurrents. En bien, parce qu’elle permet de rapprocher, sur l’ensemble du territoire national, les citoyens à travers le téléphone fixe et le téléphone mobile, et en mal, à cause de ses tarifs prohibitifs. Mais ces tarifs si prohibitifs soient-ils, les revenus qui en découlent restent aujourd’hui au pays et ne partent pas enrichir davantage  les multinationales étrangères. D’aucuns diront que le peuple comorien n’en profite  pas, mais on revient là au débat fondamental et  récurent de la gestion de la chose publique par ceux qui  en ont la charge…

 

J’ai cru comprendre que  les liaisons inter-îles et internationales, par câble sous-marin,  prévues pour être opérationnelles à partir de mi-2010, et pour lesquelles l’Etat s’est endetté à hauteur de plusieurs milliards de FC auprès de la Chine, devraient sensiblement modifier la structure de coûts et l’économie générale des télécommunications aux Comores, et autoriser une tarification proche de ce qui se pratique dans d’autres pays. Or c’est précisément ce moment là que nos dirigeants ont choisi pour  brandir le spectre de la privatisation ! Alors qu’on aurait pu plutôt  penser que la relative bonne santé de cette entreprise et son formidable développement durant ces dix dernières leur donneraient des arguments suffisamment  solides pour renvoyer  les funambules de la Banque mondiale dans leurs buildings dorés  de Washington cuver les bons plats de crustacés et le trewbo ingurgités sous nos cocotiers.  Ou peut-être que l’argument massue des recommandations de la Banque mondiale n’est-il qu’un leurre qu’ils ont trouvé pour des buts moins inavouables ?  Nous préparent-ils alors  d’autres fiascos  du type Air Comores/Ashley, EEDC/Lyonnaise des eaux, Galawa Beach/Dubai World ?

 Dans cette période charnière du développement des télécommunications dans le pays, le bon sens ne serait-il pas d’imaginer des montages innovants permettant de s’associer l’expertise technique de partenaires mondialement reconnus pour nous aider à  développer et  consolider les compétences nationales en vue de  rentabiliser les lourds investissements engagés, au lieu de brader le patrimoine national à des capitalistes étrangers, obnubilés par le seul  profit court terme. Car ne nous voilons pas la face,  ce ne seront pas eux qui  vont payer les milliards de dettes contractées pour financer ces investissements mais bel et bien le contribuable comorien

 

Mais dans un pays où les seules valeurs qui comptent se résument à l’argent-roi, aux 4x4 flambants neufs, aux exhibitions à « Disneyland Beach Itsandra », où les convictions, la solidarité, le sens de l’intérêt général et du collectif s’érodent, où des gens sans le sou sont idolâtrés du jour au lendemain, parce que par la ruse, le népotisme, la corruption, la magouille ou la tromperie, ils accèdent à des charges publiques leur permettant de puiser impunément dans les caisses de l’Etat, où tout le monde, des ainés aux  jeunes en passant les élites,  se vend au plus offrant  pour pouvoir  tout simplement survivre, où les plus faibles meurent de faim ou de maladies bénignes à l’entrée de nos hôpitaux faute de soins , rien n’est impossible. 

Car qui d’autre peut croire aux potions magiques de ces  partisans de la terre brûlée des temps modernes, de ces fanatiques de l’ultralibéralisme,  à part  ceux qui y trouvent là le moyen inespéré de continuer à  tromper et duper le peuple. Le Professeur Joseph E. Stiglitz, ancien Economiste en chef et Vice-président de la Banque mondiale, ancien Conseiller économique de Clinton et Prix Nobel d’économie, n’a-t-il pas dénoncé avec vigueur dans « La grande désillusion », Ed. Fayard 2003, le caractère inopérant et surtout néfaste de ces remèdes ultralibéraux  sur nos faibles économies. Qui d’autre que l’un des leurs pouvait-il mieux s’attaquer à la toute puissance de ces pyromanes,  qui ne connaissent de nos pays que les artères qui mènent des aéroports aux hôtels de Luxe, où ils passent la majeur partie de leurs missions, généreusement bien payées, chez nous , aux bords de la  piscine   à jouer aux copier-coller sous Microsoft office, et prétendent pourtant dans leurs rapports, recommandations et diktats mieux les connaître que nous.

 

Mais à qui la faute ? Si ce n’est à ces intellectuels  de bas étages que nous sommes, qui n’avons d’intellectuel que le nom, passés maîtres dans l’art d’aligner les faux diplômes et autres titres ronflants,  qui au lieu d’éduquer le peuple et l’aider à sortir de la misère,  nous nous fourvoyons dans la compromission, le déni de soi et l’art du caméléon – le seul qu’un certain nombre d’entre nous maîtrise d’ailleurs - laissant ainsi le champs libre aux politicards de tous bords dépecer et brader le pays. Car quel est le plus grand mal que nous avons fait  à ce pays   qu’en laissant ce tumeur qu’est  le « privé » s’installer insidieusement dans les esprits et  dans le pays,  dans des secteurs  relevant pourtant des prérogatives  de l’Etat tels que l’école, la santé, le développement des infrastructures économiques et sociales ?   Qu’en laissant ce venin du «  chacun pour soi, dieu pour tous » s’enraciner dans nos villes et villages, à travers les actions de développement communautaire engagées partout dans le pays,  qui permettent de désamorcer  l’explosion sociale et assurent une certaine tranquillité à nos politicards dans leurs plans machiavéliques de mise en coupes réglées du pays.

 

Alors  après tout le mal que nous avons fait et/laisser faire à ce pays, le temps n’est-il pas  venu de se réveiller, de dire stop aux diktats  des Pétrodollars, des multinationales, des ultralibéraux … de montrer que dans ce pays il y a  des hommes et des femmes responsables,   dignes, consciencieux et compétents,   capables de prendre en main et de gérer, en bon père de famille,  notre patrimoine national.

 

 

Chaharane Chaher,
 Contrôleur financier dans l’industrie pharmaceutique, France

Email : cchaher@gmail.com

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 09:23
Vous trouverez ci-dessous une vidéo d'une durée de 50 mn sur une émission en shikomori de la RTA (Radio Télévision d'Anjouan) concernant le centre d'excellence et la dimension Genre. Les invités sont certains  membres de l'ONG FAWECOM notamment Mesdames Sittou Raghadat, Nafouhati, Badriat, Fatima, Inaya, Nouria....Messieurs Anoir Mouhoudhoir, Miftahou Maandhui, Azali.....et une représente de l'UNICEF

Une émission  très intéréssante contribuant à la vulgarisation du concept "genre" et de la notion du "centre d'excellence" malgré la qualité du son.



Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
 
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 21:26
Vous trouverez ci-dessous le discours du Président Sambi prononcé il y a quelques jours à Addis Abeba à l'occasion du 14eme sommet de l'Union Africaine (UA)

Bonne lecture.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES


SAMBI-a-l-onu.jpg-
Excellence Monsieur le Premier Ministre de la Republique Fédérale Démocratique d'Ethiopie ;
- Madame et Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement ;
- Excellence Monsieur le Président de l'Union Africaine ;
- Excellence Monsieur le Président de la Commission de l'Union Africaine;
- Honorable Assistance ;
- Mesdames et Messieurs ;

Monsieur le Président, permettez-moi tout d'abord, de joindre ma voix à celle de mes prédécesseurs pour vous exprimer mes chaleureuses félicitations, suite à votre élection à la présidence de notre Organisation.

Permettez-moi ensuite d'adresser, au nom de ma délégation et en mon nom personnel mes condoléances les plus attristées au peuple et au gouvernememnt éthiopiens suite au crash du vol d'Ethiopian Airlines qui a causé plusieurs pertes humaines.

Je voudrais, par la même occasion, exprimer mes condoléances au peuple et au gouvernement haitiens et leur exprimer ma profonde solidarité, suite au terrible tremblement de terre qui a causé des dégâts humains et matériels sans précedant, dans ce pays frère.

Permettez-moi, enfin, d'exprimer la profonde gratitude de ma délégation, à l'endroit du Premier Ministre Melès ZENAWI, du Gouvernement et du peuple éthiopiens, pour l'accueil chaleureux et la généreuse hospitalité qu'ils nous reservent depuis notre arrivée dans ce magnifique pays.

Je ne manquerai pas de saluer mon Cher Frère, le Guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya et de lui adresser mes sincères félicitations pour l'immense contribution qu'il apporte à l'Union Africaine, ainsi que pour son courage, sa conviction et son engagement en faveur de la construction d'une Afrique qui, plus unie et mieux intégrée, saura mieux faire entendre sa voix sur la scène internationale.


Monsieur le Président ;
Honorable assistance ;

Consacrer cette session de notre Organisation aux défis et aux perspectives des Technologies de l'Information et de la Communication, en vue de parvenir à une vue commune sur le développement des TIC en Afrique, est un choix judicieux, que je tiens à saluer.

En effet, la réussite de cette session, nous aidera à trouver un consensus sur l'harmonisation de nos politiques et de nos cadres juridiques et réglementaires, au niveau régional et continental, pour que le développement structuré des TIC en Afrique, l'industrialisation et la recherche sur les sciences et la technologie liés au secteur, puissent capter les investissements nécessaires.

C'est en créant un environnement propice, que nous pourrons attirer les bailleurs de fonds extérieurs et renforcer le développement durable des marchés des TIC sur le continent.

En tout état de cause, nous devons prendre en compte le secteur de l'éducation, en vue d'accroître le taux d'accès et d'utilisation des TIC dans nos pays.

Monsieur le Président,

Permettez-moi de vous parler de mon pays, après la libération de l'Ile d'Anjouan, pour vous dire que nous avons encore et toujours, à lutter, sans relâche, pour vaincre les situations économiques difficiles qui sont les grands défis de notre continent et qui ont été le terreau du séparatisme dans mon pays.

En effet, mon Gouvernement avait hérité d'une architecture institutionnelle complexe et extrêmement coûteuse qui est, d'une part, le fruit de notre insularité et d'autre part, le résultat d'une décennie de séparatisme.

Avec ses quatre Parlements dont un pour l'Union et trois pour les îles autonomes, ses quatre Présidents qui constituaient les Exécutifs de l'Union et des îles, ses quatre Gouvernements, mais aussi ses quatre Constitutions, le pays se trouvait souvent paralysé par des conflits de compétences.

Par conséquent, mon Gouvernement devait non seulement gérer la confusion issue de ces appellations identiques mais aussi, tenir des élections tous les ans avec tous les coûts que de tels processus occasionnent.

En effet, alors que j'ai été élu en 2006, les Présidents de l'Iles de Mwali et de Ngazidja l'ont été en 2007. En 2008 s'est tenue l'élection du Président de l'Ile de Ndzouani et nous avons, en 2009, élu les députés de l'Union et les Conseillers des îles, pour faire face ensuite à une élection présidentielle en 2010 et, dès l'année 2011, recommencer le même cycle.

Ayant pesé le tort que cela causait à mon pays et après avoir pris conscience que même des pays developpés, auraient eu du mal à maintenir un tel rythme, j'ai alors proposé, étant donné que la Constitution me l'autorise, une révision de certaines dispositions de la Constitution, pour un meilleur fonctionnement de l'Etat.

Cette proposition a obtenu un soutien sans appel du peuple comorien, par la voie d'un référendum qui a été reconnu comme étant libre et transparent aussi bien par les Comoriens eux-mêmes que par la Communauté internationale.

A la suite de cette révision constitutionnelle, les Présidents et les Ministres des îles sont devenus respectivement des Gouverneurs et des Commissaires et les députés des îles sont désormais appelés les Conseillers des îles.

Plus important encore, les Comoriens ont approuvé l'harmonisation des mandats des Exécutifs de l'Union et des îles pour diminuer le nombre des scrutins et en limiter le coût difficilement supportable par le maigre budget de l'Etat.

La question qui demeurait, toutefois, à résoudre était celle de la date où cette harmonisation devait intervenir.

Le dialogue inter-comorien et les différents rencontres que j'ai eues avec les Gouverneurs n'ayant pas enregistré une convergence de vues sur cette question, puisque chaque Gouverneur souhaite aller jusqu'au terme de son mandat, il revenait au peuple souverain de trancher sur cette question de la fixation de la date des élections des exécutifs des îles et de l'Union, à travers le Congrès qu'il a élu.

Ainsi, mes chers frères et soeurs, ce Congrès doit se réunir dans les semaines à venir, et c'est ainsi que l'année 2010 se présente, sur le plan politique, comme étant une année déterminante pour l'avenir de mon pays.

Bien évidemment, mon Gouvernement qui a toujours été soucieux du respect de la Constitution et plus particulièrement de l'incontournable principe de la présidence tournante, veillera à ce que l'île de Moili, à laquelle revient la présidence du pays après la Grande Comore et Anjouan, puisse présider aux destinées des Comores, à l'issue des prochaines élections présidentielles dont la date sera fixée par le Congrès.


Excellences ;

Mesdames et Messieurs ;

Sur le plan économique et financier, le Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté a obtenu sa validation technique et politique en 2009 et l'Union des Comores vient de bénéficier de l'appui du FMI au titre de l'assistance d'urgence post conflit.

Le succès enregistré dans la mise en œuvre de ce programme a permis à notre pays de convenir avec le FMI d'un programme formel qui a été entériné par le Conseil d'administration du FMI, en novembre dernier.

Ainsi, mon pays est aujourd'hui bien placé pour accéder aux mécanismes d'allègement de sa dette dont le lourd fardeau joue un rôle néfaste sur le développement du pays, aussi bien au niveau des finances publiques qu'au niveau de la crédibilité de notre pays vis-à-vis de la Communauté financière internationale.

L'élimination de la pauvreté étant aujourd'hui admise comme indispensable, mon Gouvernement a placé la lutte contre la pauvreté, sur toutes ses formes, au cœur de son action et des priorités nationales, conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement et aux engagements internationaux auxquels les Comores ont souscrits.

Aussi, aujourd'hui, l'Union des Comores a t-elle plusieurs raisons d'être optimiste.

En effet, en début d'année, un Forum Economique sur les Comores s'est tenu à Koweït-City et douze grands projets de développement ont été retenus par les bailleurs de fonds.

A la suite de la résolution de la Ligue des Etats Arabes sur la tenue d'une Conférence des bailleurs en faveur des Comores, mon Gouvernement travaille actuellement en étroite collaboration avec les autorités du Qatar et la Ligue des Etats Arabes en vue de l'organisation de ce forum qui se tiendra les 10 et 11 mars prochains à Doha, et dont la réussite ne fera que renforcer l'espoir d'une relance économique durable dans mon pays.

Pour leur part, le Fonds Koweitien, le Fonds Abu-Dhabi, le Fonds Saoudien, et l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole qui ont manifesté leur bonne disposition à l'égard des Comores, ont pris l'engagement de reconsidérer leurs créances envers le pays, afin de l'aider à sortir des listes infamantes des pays lourdement endettés.

Enfin, de son côté, la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique a accepté un plan de rééchelonnement négocié avec notre pays.

Monsieur le Président,
Honorable assistance,

Comme vous pouvez le constater, toutes ces perspectives, et la liste n'est pas exhaustive, laissent présager un avenir meilleur pour mon pays.

Parralèllement, mon Gouvrenement travaille sans relâche pour consolider la culture de la démocratie dans un pays où il y a encore quelques années, les hommes politiques devraient recourir aux consensus pour resoudre leurs conflits et aux coups et tentatives de coup pour accéder au pouvoir.

En effet, les Comoriens doivent comprendre que ces temps sont révolus, que seul le passage par les urnes, doit permettre l'accès au pouvoir, car c'est la seule manière de preserver la paix et la stabilité, conditions indispensables à un développement socio-économique durable.

C'est pourquoi, je lance un appel pressant à notre Organisation, l'Union Africaine, qui, il y a deux ans, a déployé des efforts inlassables, que nous ne remercierons jamais assez, pour rétablir, par la force, l'ordre constitutionnel, l'intégrité territoriale et la paix en Union des Comores, mais aussi à la Communaute Internationale dans son ensemble, pour qu'elles continuent à nous apporter leur appui et leur assistance, afin que mon pays puisse saisir les innombrables opportunités qui se présentent à lui, et par conséquent, franchir sans encombre, ce cap de 2010 qui s'avere si prometteur.

Je vous remercie.


Source : beit salam

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 21:23

 Vous trouverez ci-dessous un article du journal Alwatwan qui parle d'un arrêt de la Cour Constitutionnelle en date du 6 janvier 2010 constatant qu'Abdouloihabi Mohamed en continuant à se qualifier de "Président de l'île de Ngazidja" alors que, suite à la modification constitutionnelle de mai 2009 cette appelation est remplacée par celle de "gouverneur", viole la constitution.

Bonne lecture.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES


Source : Alwatwan n°1497 du jeudi 04 février 2010

 

La Cour somme Mohamed Abdouloihabi de se conformer à la Constitution

 

La Cour constitutionnelle entend jouer pleinement son rôle : veiller au respect strict de la Constitution : C’est ainsi qu’elle a rejeté la requête de Mohamed Abdouloihabi, gouverneur de l’île de Ngazidja, en invoquant, entre autres motifs, le fait que celui-ci refuse de se conformer “aux nouvelles appellations institutionnelles”.

 

En effet, dans son arrêt rendu le 6 janvier dernier, la Cour constitutionnelle, qui a été saisie par requête du même Mohamed Abdouloihabi, rappelle les dispositions de l’article 7-2 de la loi fondamentale de l’Union des Comores du 23 décembre 2001 révisée par loi référendaire du 17 mai 2009 : “dans les îles autonomes, les fonctions exécutives et délibératives sont exercées par des organes distincts : la fonction exécutive est exercée par un Gouverneur assisté de commissaires…”.

 

L’arrêt des juges constitutionnels vient relancer les interrogations sur l’entêtement de Mohamed Abdouloihabi, un juriste de surcroît, à continuer à vouloir porter le titre de

“Président de l’île” alors que la Constitution révisée le 17 mai 2009 l’en interdit. Cet entêtement qui s’apparente à l’orgueil ne sert aucunement les intérêts de l’île de Ngazidja. Car il bloque aujourd’hui tout dialogue, pourtant indispensable, entre

L’Union et l’île pour pouvoir répondre  aux besoins de la population.

 

Plus encore l’appellation de “chef de l’Exécutif de Ngazidja” dont s’affuble l’intéressé indispose mêmes nos partenaires extérieurs surtout que ces collègues de Ndzuwani et de Mwali se sont conformés aux nouvelles dispositions de la Constitution du

Pays et signent leurs correspondances au nom de gouverneur de l’île. Le gouverneur de Ngazidja serait donc mieux inspiré de se plier au verdict des urnes, les résultats du référendum sur la révision constitutionnelle de mai dernier.

 

Surtout que la question ne relève plus du débat politique il est sommé par le juge constitutionnel de se conformer à la loi fondamentale en lui rappelant avoir constaté que les chefs des exécutifs des îles autonomes d’Anjouan et Mohéli “se sont conformés aux dispositions de l’article 7-2 de l’Union des Comores et sont appelés ‘Gouverneur de l’île’ et qu’il y a lieu de dire que Monsieur Mohamed Abdouloihabi contrevient aux nouvelles dispositions constitutionnelles et qu’en conséquence sa requête n’est pas recevable en la forme qu’elle doit être rejetée”.

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 23:53

Comores / Politique & institutions

 
Fomboni, lundi 1er février 2010 (HZK-Presse)
– Ce samedi après midi, la place de l'indépendance de Fomboni, ou place de la réconciliation nationale était envahie de femmes venues de différentes régions de Ngazidja et Mwali, réclamer la tenue des élections primaires à Mohéli dès ce mois de mars. « Le 26 février Sambi doit appeler le collège électoral sinon nous vous inviterons à Moroni pour le lancement officiel des primaires, qu'il le veuille ou pas » lance la première dame de l'île de Ngazidja Mme Ralia Abdouloihabi lors de son intervention devant une foule de plusieurs centaines de femmes. Et derrière elles, les deux anciens présidents de l'assemblée nationale Saïd Dhoifir Bounou et Salim Djâbir Salim. L'ancien ministre Ali Assanaly, le président du conseil de l'île de Mwali Attoumane Mahoma (Passoco) et d'autres hautes personnalités ont pris part à ce rassemblement de la gente féminine.

« Dans tous les combats mohéliens ce sont les femmes et les jeunes qui prennent le devant, nos pères, nos grand-frères, nos maris nous soutiennent » rappelle Mme Hadidja Mansour (dite Mme Soifa) l'animatrice principale et candidate malheureuse à la députation dans la 2e circonscription (Fomboni-Moimbao) sous l'étiquette du parti ANC.

La cérémonie a été également honorée par la première dame de l'île de Djoumbé Fatima Mme Djazmati Radjabou. Mme Mohamed Hassanaly, l'ancienne ministre du pouvoir insulaire Mme Hidaya Salim, l'ancienne commissaire de l'île aux affaires féminines Mme Bouchrati Abdoulhalim, l'ancienne ministre de l'Union sous le régime Azali, Mme Sitti Maoudjoud et plusieurs autres cadres.

Après avoir remercié les femmes de Ngazidja pour le déplacement qui « témoigne leur solidarité pour la cause mohélienne », Mme Andhoimati Mikidadi (Mma fayizi) la première à prendre le micro a tenu d'abord à rappeler que personne n'a fait l'école de président pour dire que Mohéli ne peut pas être à la tête de ce pays comme le disent certains. « Lors du tour de Ngazidja et Ndzouani les mohéliens ont participé massivement et quand approche le tour de Mwali, on vient avec un referendum modifiant la constitution pour s'éterniser au pouvoir » a-t-elle martelé.

Et l'oratrice de poursuivre « lors des dernières élections législatives, vous avez vu comment les mohéliens se sont exprimés, pour montrer au monde ce que veut Mohéli. Nous sommes prêts pour cette tournante dès le 26 mai ». « C'est nous qui représentons ici Mohéli, mais pas ceux qui, contre un morceau de pain, disent n'importe quoi... », faisant allusion à un notable de Mwali qui a été chahuté samedi matin à l'aéroport de Fomboni par des femmes déchaînées, pour avoir tenu des propos à Moroni favorables à un éventuel prolongement du mandat de Sambi. Elle a rappelé aux députés et conseillers de l'île l'animal qui a été sacrifié et le hitma lu sur cette même place pour la même cause, « si vous faites la moindre bêtise ce hitma tranchera » conclut-elle.

Quant à Bibi Mkouboi de Mitsamihouli, « nous sommes venues de Ngazidja vivre la réalité puisque là-bas on nous fait croire que Mohéli n'est pas encore prête pour gouverner le pays, or ce que je vois aujourd'hui, c'est tout le contraire, un signe que le 26 mai 2010 la tournante viendra » dit-elle. « Ce 26 mai nous allons déraciner le baobab pour planter un cocotier » lance-t-elle.

L'on notera entre autre l'intervention de Mama Djamila, la présidente de ce mouvement de Ngazidja dont l'objectif selon elle est de défendre le droit de la femme, lutter contre le séparatisme et promouvoir l'égalité des îles. Elle a tenu à préciser que les 7 régions de Ngazidja sont bien représentées à cette cérémonie. « Si les primaires ne sont pas tenus dans les prochaines jours, en 2014 ce sera à nouveau le retour de Ngazidja », a surenchéri Mama Djamila avant d'ajouter que si « vous allez en djapawa ou à pieds, nous irons toujours avec vous jusqu'à obtenir le du de Mwali le 26 mai ».

Quant à Mme Abdouloihabi qui dit avoir pris part dans la lutte mohélienne pour la présidence de l'assemblée dans un mouvement connu sous le nom de hahihou, « Mohéli a géré des primatures, des présidences de l'assemblée, qu'est-ce qui l'empêcherait de diriger le pays » s'est-elle demandé avant de préciser que le congrès ne décidera rien pour le 26 mai. Il décidera de la date de l'élection d'un président avec des gouverneurs mais pas sur le terme de son mandat qui s'achève ». « Comme a dit l'autre s'il veut continuer ses projets, qu'il vienne se porter candidat à Mwali, la constitution le lui permet » a conclu la première dame de l'île de Ngazidja devant une banderole sur laquelle on peut lire « ye shariya na shistehiwa ba wuwo ndo mzazé wahé amani ».

Reportage de Mouayad Salim
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

 

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 15:34

Source : www.aoffrac.com

LE  "NKOMA "

 

 

I - DEFINITION ET ORIGINE
 

« Le Nkoma » est une fête agraire célébrée tous les 3 ans à OUANI .

Ce mot vient d’un autre mot comorien « KOMA » qui signifie : noix de coco dont l’amande n’est pas encore formée.  

En effet, dans cette fête, on utilise ces « komas » en guise de balles pour jouer. D’où le nom NKOMA.

 

Selon la tradition orale, il s’agirait d’un "contrat" signé entre d’une part les djinns, les  premiers habitants de Ouani ( à l’époque, la ville s’appelait BASRA) et d’autre part Mwé BEJA TRANDRI et Mwé COMBO SELE, représentant les humains, pour permettre une bonne cohabitation des deux « communautés ».

 

En effet, depuis l’arrivée de ces deux hommes et leurs familles à BASRA leurs femmes mettaient au monde des objets,  morts nés, handicapés…. Après avoir  consulté le moilim (le sorcier), ils apprirent, en fait qu’ils venaient de s’installer dans un domaine appartenant aux djinns sans leur autorisation.

 

Ainsi, un "contrat" fut signé : les djinns acceptèrent l’installation de ces familles à BASRA. En contrepartie, ceux-ci s’engagèrent à organiser tous les trois ans cette fête afin de permettre les « deux communautés » de danser et manger ensemble dans la joie.

 

Il importe de souligner que tous les comoriens peuvent participer à cette fête organisée et dirigée aujourd’hui par les familles BEJANI et COMBONI. Toutefois, elle ne peut s’organiser que dans la ville de OUANI.

 
 

 

II - ORGANISATION DU NKOMA


1)         LES PREPARATIFS

 

A quelques semaines de la fête

 

 les responsables de son organisation, après avoir réuni le matériel et les ingrédients indispensables ( bœufs, riz, bétel, balles…) consultent les chefs des Djinns pour arrêter ensemble la date.

 

Le jour « J ».

 

Très tôt, tout le monde (femmes, hommes, vieux, enfants…) se dirige vers HADAWO, un endroit très éloigné du centre ville au bord de la mer, où tout se passe, pour nettoyer et tout mettre en place.

Dès que tout est prêt, on débute par le « shidjabu ».

 

2)           LE SHIDJABU


Tous les enfants présents sont regroupés assis sur des nattes. Un voile est étendu aux dessus de leur tête par les adultes lesquels lisent des versets du coran tout en lançant des grains de riz.

     Cette prière consiste à protéger tous les enfants.

     Une fois, le « shidjabu » achevé on passe au « shimambi »

 

  

3)            LE SHIMAMBI

 

Il consiste, en fait, à apporter certains morceaux de la viande, les os, des cailloux, balles… pour les jeter à la mer à un endroit bien défini. C’est une sorte d’offrande qui a lieu avant la danse, le jeu de « komas »et le festin lesquels se déroulent d’une manière alternative.

 
 

4)            LE MDADRA

 

Tous les hommes, femmes, et enfants se mettent à danser en se tenant la main et en tapant les pieds au sol. Ils effectuent des tours en chantant pendant toute une partie de la journée.

 
 

     5)   LE JEU DE « KOMAS » ET LE FESTIN

 

Le jeu de « KOMAS » occupe une place considérable dans le déroulement du NKOMA.

Il consiste à lancer un « koma » en guise de balle . Tout le monde se met en compétition pour  l’attraper. C’est l’occasion pour chaque participant de faire preuve de sa force.

Mais, c’est aussi le moment le plus dangereux de la journée où beaucoup de gens se blessent.

 

Le jeu ressemble un peu au rugby. Toutefois, il n’y a pas d’équipes. Chacun joue pour soi. Il s’achève dès la disparition du « koma ». On considère en effet que les djinns l’ont pris pour mettre fin au NKOMA.

 

Par ailleurs, à l’occasion de cette fête, tout le monde mange en petits groupes le riz et la viande bouillie non salée y compris les djinns invisibles par nature et les personnes en transes.

 

Ce qu’il faut, enfin, noter est que des choses incroyables se produisent. On peut citer par exemple les vieilles dames en transes grimpant aux arbres et courant avec les jeunes. Pourtant en temps normal, elles sont incapables de faire même un pas.

Pour voir la vidéo, en shikomori, sur le Nkoma, cliquez ICI

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 23:06

 

 

Le mercredi dernier, nous avions publié un article concernant  deux étudiantes de l’Université de Pau originaire des Comores qui ont été arrêtés dans des conditions rocambolesques et placées en centre de rétention à Paris dans l’attente de leur expulsion vers les Comores.

 

louise-sitti-blog.PNGDouble bonne nouvelle ! Liouize Ali et Sitti Youssouf sont libres. En effet, elles ont été remises en liberté hier (jeudi) par un Juge des Libertés et de la détention qui avait jugé irrégulière l'ordonnance de placement en rétention en raison du manque de certaines pièces : procès-verbaux d'interpellation et de placement en garde à vue. Cette décision est confirmée aujourd’hui par la Cour d’Appel de Paris qui a purement et simplement rejeté l’appel interjeté par le parquet.

 

Toutefois, l’affaire n’est pas définitivement close car les deux filles sont toujours sous la menace d’expulsion. La décision les obligeant  de quitter le territoire français qui date du mois 2009 reste toujours valable.

Affaire à suivre.

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 21:01

Lu pour vous

Source : Al-watwan N° 1493 du 29 janvier 2010

 

Alors qu’il n’y a toujours pas d’évolution notable sur les premiers versements des indemnisations des familles des victimes, la compagnie yéménite Yemenia airways a repris ses vols hier mercredi 28 janvier, soit 8 mois après le crash. Au ministère de transport, on estime que cette compagnie aérienne remplit toutes les conditions de sécurité et répond aux normes internationales et que c’est pour cela que la demande de Yemenia d’opérer de nouveau en Union des Comores a été approuvée par l’aviation civile. “Yemenia nous a présenté un certificat de navigabilité, son assurance et des attestations de métier de compétences des pilotes, tous ces papiers concernant la sécurité, qui est notre souci, sont conformes et valides. Cette compagnie possède également un centre de maintenance de l’aviation reconnue internationalement qui entretient ses appareils. Par conséquent, nous estimons que Yemenia peut reprendre ses activités en vue de désenclaver le pays mais aussi de créer une concurrence qui peut faire baisser les tarifs”, a soutenu directeur de l’aviation civile aux Comores, Abdou Saïd.

 

Selon les autorités de l’aviation civile, une liste de recommandations aurait été soumise à Yemenia l’obligeant à améliorer l’efficacité de ses prestations des services. “Nous avons exigé de la compagnie qu’elle recrute parmi son personnel de bord, des Comoriens qui parlent français et shikomori afin de faciliter la communication à bord. Nous avons également demandé à ce que les vols soient effectués pendant la journée et que les heures de retard de transit soient respectées à Sanaa sous peine de pénalités”. Abdou Saïd précise, par ailleurs, que le rôle de l’aviation civile est d’élaborer une réglementation nationale conforme à celle reconnue par les instances internationales, faire appliquer celle-ci aux prestations de services aéronautiques.

 

Concernant l’enquête et les indemnités, le directeur rappelle que cela ne relève pas de l’aviation civile et que, de “toute façon l’enquête sur le crash est en cours”.

 

Le porte-parole du Collectif des familles des victimes, Saïd Ahmed Ekabir n’a pas la même lecture de cette reprise de la desserte de la compagnie yéménite. Selon lui, Yemenia a décidé “unilatéralement” de reprendre ses vols “au mépris de tous et sans consultation avec des familles de victimes ni, encore moins, avec la diaspora”. Par ailleurs, selon lui, la compagnie n’aurait répondu à aucune des conditions de sécurité énumérées dans leurs doléances. Il estime que les Comoriens devraient réfléchir à plusieurs fois avant de voyager à bord de Yemenia. Sur les indemnisations annoncées de 10 mille euros, Saïd Ahmed Ekabir dit ne pas comprendre pourquoi jusqu’à maintenant, elles n’ont pas été versées d’autant plus que “il n’y a pas de communication et qu’on ne sait absolument rien”. “Mais, conclue-t-il, nous avons saisi nos avocats”.

 

Pour sa part, le coordinateur du collectif, l’avocat Bahassane Ahmed, pense qu’il faudrait qu’il y ait un organisme indépendant, comme l’organisation de l’aviation civile internationale, “qui peut rassurer” que Yemenia répond aux normes de sécurité internationales. Il pointe du doigt le gouvernement qui “soutient” la compagnie yéménite. “Psychologiquement, c’est dure d’assister à cette reprise alors même que rien n’a été respecté à part les obsèques”. Selon lui, les avocats des familles ont saisi le tribunal de Paris et une audience en référé (pour statuer provisoirement les cas urgents) aura lieu le 10 févier prochain. Il accuse la Yemenia de chercher à retarder cette affaire afin d’essayer d’appliquer la convention de Varsovie de 1929 relative aux accidents d’avion ratifiée par les Comores, qui prévoit, selon lui, une “somme dérisoire”.

 

Ahmed Hassan

 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 23:11

Lu pour vous / Source : Albalad n° 179 du mercredi 28 janvier 2010

 

 

Les dirigeants du football club d'Ouani (FCO, club de D1 à Anjouan) sont montés sur le plateau de TV Ninga ce mardi soir pour déplorer l'agression de leurs joueurs et supporteurs contre un arbitre et apprécier la décision de la commission d'homologation et de discipline de la ligue de foot Ball d'Anjouan de rétrograder leur équipe en deuxième division pour la saison 2010 .

 

Reconnaissant leur faute qui a fait l'objet de cette rétrogradation,  Houmadi Sidi ,  Moussambo Halidi et Houssam Daoud , tous des dirigeants de cette formation, ont dit être prêts à respecter cette sanction de ladite commission .

 

Interrogé au téléphone, le président des affaires légales de la ligue d'Anjouan  ABDALLAH Mhadji apprécie l'application des règlements généraux.

Cette décision de la commission d'homologation et de discipline est conforme aux règlements qui régissent le football. C'est une décision exemplaire pour tous les clubs, a t’il expliqué.

 

Pourtant, cette affaire remonte à un match opposant FCO à Etoile d'or, à 4 e journées de la fin du championnat. L'arbitre de la rencontre ayant sifflé un penalty contre la formation d'Ouani était passé à tabac par les joueurs et supporteurs.

 

Par deux fois, l'ancien fégaff  a été averti par la ligue  lors de la 4e journée pour ces mêmes actes contre l'AJSM et contre Chirazienne à la 8e journée du championnat.

Trois joueurs de cette équipe ont quant à eux écopé de un à trois ans de suspensions.

 

Abdullaly A.H.


Nos observations :

Il n'y a pas mieux que reconnaître ses torts et en tirer les bonnes leçons. Je salue aussi le courage, l'honneteté et la bonne atitude de ces dirigeants du FCO (Football Club de Ouani).
 
Espérons maintenant que FCO retrouvera rapidement la D1 avec un comportement exemplaire des  joueurs et des supporters.
 
Par ailleurs, à noter que, contrairement à ce qui est mentionné dans l'article ci-dessus, le FCO n'est pas l'ancien Faigaffe mais la fusion des deux équipes principales de la ville de Ouani, Faigaffe et Eclypso.
 
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES),



 
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