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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 16:19

 

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)


 

 

Fomboni, jeudi 01 avril 2010 (HZK-Presse) – John C. Corrao l’attaché politique-responsable pour les iles Comores de l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar est depuis ce matin du mardi à Mohéli, accompagné d’une assistante politique économique, Mme Hayati Hassane. L’objectif était de venir écouter les différents points de vue concernant l’évolution de la situation politique actuelle dans notre pays.


 

Après avoir eu, à Moroni, un entretien avec les responsables du gouvernement central et les membres de la communauté internationale sur place, ce diplomate américain a atterri dans l’ile de Djoumbé Fatima et a rencontré en premier lieu, le chef de l’exécutif de l’ile M. Mohamed Ali Saïd où selon Corrao, ils ont passé en revue la situation politique, sociale et économique de l’ile avant de s’entretenir avec les membres de la société civile.


 

L’après midi vers la fin de la journée, était venu le tour de l’opposition à l’auberge Les abouts. « Nous avons fait savoir à ce diplomate qu’à partir du 26 mai nous n’allons plus reconnaître la légitimité de Sambi » a déclaré à HZK-Presse Oustadh Abacar Assanaly l’un des fervents ténors de l’opposition.


 

Quant à John C. Corrao « je n’ai pas un avis en tant que tel, mais je suis venu seulement pour écouter ». Et le diplomate américain d’ajouter que cela fait un bout de temps qu’il est absent dans cette ile et qu’il y a un bon nombre d’événements qui se sont produits ici, mais de loin ils ont des difficultés à les maitriser. « Je suis venu écouter les gens et essayer de mieux comprendre, et savoir comment les choses vont évoluer » martèle-t-il devant la presse après leur rencontre.


 

A la question de savoir de qui vient cette initiative, cet attaché politique à l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar responsable en charge des Comores, répondra que c’est de son propre initiative « vu que je suis supposé être le chargé d’affaires ici, donc cela fait partie de mon travail, malheureusement on n’a pas une représentation permanente ici aux Comores » déplore-t-il.


 

« Mais on est en train de travailler la dessus avec l’administration Obama pour que dans un proche avenir l’on puisse assister à la réouverture de notre mission diplomatique sur place et en attendant, je continue de faire le va et vient pour m’informer davantage sur la réalité du pays » a-t-il ajouté. Ces deux responsables devaient quitter l’ile hier mercredi pour regagner Moroni au terme d’un séjour de 24 heures.


 

Mouayad Salim

010410/ms/hzkpresse/6h00

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 23:03

Moroni, la capitale des Comores, est la capitale islamique de la culture représentant la région Afrique pour l’année 2010. Pour célébrer, comme cela se doit, ce titre plusieurs festivités (danses traditionnelles, visites du patrimoine islamique, conférences, expositions, concours, festival…) sont programmées à partir du jeudi 8 avril 2010 et dureront jusqu’à la fin de l’année. Vous trouverez ledit  programme en cliquant ICI (le fichier est en pdf). Celui-ci n’est pas exhaustif.

Une bonne occasion de découvrir pleinement la richesse de la culture islamique de Moroni et d’autres villes de Ngazidja, une des îles Comores.

Le titre de capitale de la culture islamique est décerné pour un an par l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ISESCO), depuis 2006, à plusieurs villes qui représentent trois régions du monde islamique : la région arabe, la région africaine et la région asiatique.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 20:52

Rappel : Journée culturelle exceptionnelle de l’AOFFRAC du samedi 03 avril 2010

  

DSCI0354.JPGTous à la journée culturelle exceptionnelle de l’AOFFRAC (Association Ouanienne de Floirac France Comores) du 03 avril 2010

à FLOIRAC (33270) près de BORDEAUX

à partir de 12 h 00

Salle Roland BARTHES

Centre d’animation de Haut Floirac

Rue Voltaire

 

Mobilisons nous ; mobilisons nos amis pour participer à cette journée culturelle. Une façon parmi tant d'autres d'aider notre pays, les COMORES, en général et la ville historique d’OUANI située au nord sur l’île d’Anjouan en particulier.

Il ne reste que quelques jours de réflexion pour les indécis. La journée culturelle de l’AOFFRAC de cette année sera exceptionnelle. Car 10 ans d’activités associatives se fêtent en pompe.

 

 

DSCI0386
Outre les festivités habituelles (Nkandza, mchogoro, Chigoma, Tari, wadaha, Mgodro…) et la soirée dansante, une grande exposition culturelle est prévue (présentation des livres des auteurs comoriens, artisanat, photos, objets comoriens…). Un vibrant hommage sera aussi rendu à l’orchestre mythique, Joujou des Comores.


Coralie Frei née Ahamed Idaroussi (alias Courachia Badjini), la première romancière d’origine comorienne
présentera son nouveau roman « la perle des Comores » publié chez Le Manuscrit et assurera une séance de dédicace.

 

Halidi allaoui, auteur d’un recueil de poèmes « Cris d’ici et d’ailleurs » publié chez Komédit en 2008 sera aussi présent à cette journée culturelle.

Une belle occasion pour échanger avec ces deux auteurs comoriens sur leurs œuvres et d’autres sujets.

 

Il y aura aussi des surprises pour les enfants et les adultes !!!

 

L’animation sera assurée par DJ Loukman, le DJ d’origine comorienne qui fait vibrer en ce moment Bordeaux et ses environs.

 

 DSCI0428.JPGVenez nombreux.

 

Le Président ABASSE Abdouroihamane (Sabasse) et tous les membres de l’AOFFRAC vous réservent un accueil chaleureux


Pour tous renseignements

Sabasse (05 56 40 23 22)

Halidi (06 61 70 15 06)

Sayirah (06 58 75 55 58)

Moktar (06 31 16 42 73)

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 22:16
Source : Journal Comorimpact n° 21 du mois de mars 2010

Coralie-Frei-Comorimpact.jpgEntre son pays et l’écriture, son cœur balance. C’est peut être la raison qui lui pousse à nous faire partager sa passion pour ces deux univers. Elle, c’est Coralie Frei (photo), un nom qui ne vous dit peut être pas grande chose en Shicomori mais qui ne tarit pas d’éloge tant la Patrie fait partie de son bouclier.
Coralie Frei, est l’auteure d’un ouvrage « La perle des Comores », qui a reçu les honneurs d’être nominée dans la liste des finalistes du 7em Edition du prix de premier Roman en ligne, dans la catégorie Roman d’ici et d’ailleurs. La remise des prix aura lieu le 22 mars à Paris. Elle est Suisse mais d’origine comorienne. Une origine qu’elle revendique à travers les milles couleurs qu’elle peint. Son ouvrage fera certainement date, tant il va marquer d’une pierre blanche le parcours de la Femme comorienne.

La Perles des Comores

Les travaux publiés dans ce livre portent sur les Comores. L’histoire se déroule à Anjouan, particulièrement à Ouani son village natal. A travers son vécu, elle présente au lecteur, son enfance et son adolescence peuplée de pleine tristesse, mais aussi son île et son pays avec ses coutumes et ses traditions qui font la saga de ce bout de terre de l’océan indien. L’écriture de Coralie est d’une conscience prudente qui effleure les mots, épouse les nuances et pose sur le monde ce regard élevé de son pays. Son objectif est de tatouer sur le récif du monde, la mémoire et l’identité d’une nation, d’un pays qui a longtemps souffert et qui continue à souffrir de l’oubli. Dans ses confidences, elle avoue son ambition de transgresser et de désobéir les stigmates, les clichés et les effigies qui ont si longtemps cadenassé et écorné l’image des îles. Son désarroi, elle le ne cache pas. « Je refuse que mon pays, Les Comores, soit « les îles oubliées », comme on peut le lire sur une grande affiche à l’aéroport de Dar-es-Salaam ».
Ceux qui liront la perle des Comores, croiseront sans doute le chemin du témoignage d’une jeune femme qui se réconcilie avec son destin. Mais, aussi l’itinéraire d’une enfant des îles sensiblement attachée aux valeurs de son peuple et profondément ancrée dans sa tradition et ses cultures, même si elle les trouve parfois excessives.

La langue de l’autre

Coralie est parmi celles et ceux qui incarnent le mieux l’image de parcelle et de jointure entre nous et les autres. Elle transcrit et peint à sa manière ce petit point nommé Les Comores sur la carte du monde. Elle a cette façon à elle de peindre, de colorer, de portraiturer le quotidien de son pays en le mettant à la portée de l’autre, celui qui ne sait pas, qui ne connaît pas et qui n’a jamais entendu parler des îles. Son magnétisme, sa puissance, c’est surtout de s’inviter à une langue étrangère, l’allemande, en s’appropriant et en faisant la sienne. L’Allemand, elle l’apprivoise car c’est un instrument bon à domestiquer, mais aussi un moyen intelligent d’une pensée entièrement dédiée aux étrangers. Elle est l’invitée de cette langue en même temps qu’elle nous convie. Le français n’est pas non plus sa langue natale, elle porte dessus le regard d’une étrangère de passage, pourtant elle entre de plain pied dans cette langue de l’hôte comme si c’était un héritage. Elle se plaira à le dire plus tard, « Sur mon ardoise j’écrivais à l’aide d’un pic d’oursin, quelquefois avec les chutes de craie blanche que je récupérais à l’école quand j’étais de corvée, des petits poèmes, des petits textes romantiques que j’effaçais aussitôt après pour les soustraire à l’indiscrétion de mon père …». Dans ce reste de sa vie, le livre lui a imprimé ce sentiment curieux d’aller vers l’autre, de le découvrir avec sa culture pour enfin pouvoir se découvrir soi-même. C’est peut être sa manière à elle de nous apprendre que la meilleure façon de comprendre le monde des choses, c’est de commencer par comprendre le monde des mots.

Son parcours, un pont entre plusieurs rives

La vie de Coralie est un récit. Une histoire où l’aventure tient lieu d’intrigue et le personnage principal, le sien, le rôle d’une héroïne au grand périple. Coralie est une aventurière qui, au travers d’une carrière si dure et mouvementée, se paie le luxe de se raconter exactement comme elle est. Telle est d’ailleurs cette mosaïque de « l’inconnue de l’Océan ». Dans sa quête du bonheur absolu, elle a rencontré le pire comme son enfance volée, avec la fuite de sa mère et le comportement bizarroïde de son père qu’elle qualifie de despote. Mais, elle a aussi rencontré le meilleur avec cette vie paisible qu’elle mène à Oberegg en Suisse, sans jamais chercher à se fourvoyer. Celle qui a grandi sans livre et qui écrivait dans une page arrachée de son cahier de récitation et de chant, deviendra cette romancière et cette poétesse de l’altérité intellectuelle, capable de résoudre les mystères du monde réel avec l’unique arme qui prévaut, « les mots ».
Le parcours de Coralie n’a rien d’extraordinaire. Après le Bac qu’elle considérait comme son passeport, elle est partie en France pour poursuivre les études. Elle sortira avec un diplôme de Littérature et langues appliquées à l’Université de Toulouse et d’un Diplôme d’Etat Infirmier à l’école d’Infirmières à l’île de La Réunion et en France.

Ses œuvres et ses projets

L’agenda de Coralie est rempli de pleines ambitions. Avant même la sortie de la perle des Comores, qui au départ était l’inconnue de l’Océan, elle a déjà sortie en 2001, en allemand le CD « Coralie », qui est composé d’une quinzaine de poèmes et des musiques originales. En 2003, elle a réalisé « Das Tagebuch der Maya », un conte en allemand qu’elle nous traduira dans une version française comme « le Journal de Maya », la biographie du chat raconté par le chat. En 2008, elle a aussi sorti un roman en allemand, « Weit wie der Océan ». Mais le plus impressionnant, c’est surtout ses projets à venir. D’abord, la suite de la perle des Comores, son livre autobiographique, où elle va nous raconter la suite de l’histoire de Catidja, la fille des îles, qui a pu échapper à la marée basse et au tourbillon imposés par la coutume et ses aïeux pour se retrouver face à face avec son destin. Cette suite promet d’être ahurissante avec autant de mystères, d’intrigues et d’interrogations qui s’agglutinent. Qu’advient-il d’elle ? Trouvera-t-elle enfin la paix qu’elle a tant rêvée ?

Le deuxième projet est un roman sur Le Anda, le grand mariage dans l’île de la Grande Comore. Elle s’interroge si dans le songe de la vie, il y aura une chance pour que Le Anda rime avec l’Amour ?

Elle envisage aussi de rédiger un manuel sur l’apprentissage de la langue comorienne.
Il faut dire qu’à travers la plume de cette ambassadrice sans accréditation, le pays a de beaux jours devant lui.

Par Youssouf Mdahoma
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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 13:38

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mercredi 24 mars 2010 (HZK-Presse) – Depuis dimanche, les membres influents du pouvoir et des leaders de l’opposition sont entrés en négociation. La crise qui peut naitre après le 26 mai est à l’ordre du jour de ces discussions. Rien n’est officiel mais ces négociations poursuivent leur chemin. Houmédi Msaidié et Me Ibrahim Ali Mzimba représentent l’opposition. C’est dans ce sens que ce secrétaire général de la CRC a accepté de répondre à nos questions.

 

Question : Vous avez engagé des négociations avec le pouvoir. Pourrions-nous savoir, il y a quoi au menu de ces discussions ?

 

Houmédi Msaidié : Des membres du pouvoir ont demandé à nous rencontrer et comme nous connaissons les vertus du dialogue, nous avons accepté d’aller les écouter. Ils ont dit qu’ils sont mandatés par le chef de l’Etat pour discuter de la crise qui prévaut dans le pays. Nous avons discuté et nous avons réitéré notre position selon laquelle le 26 mais 2010, c’est la fin du mandat du président Sambi. Par conséquent, on aimerait voir le président prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu’il n’y ait pas de vide institutionnel après le 26 mai. Nous avons compris que pour eux, ce problème est réglé par la fameuse décision du congrès. Nous leur avons fait comprend que cette histoire de prolongation du mandat du chef d’Etat actuel est non seulement illégale mais aussi illégitime car le congrès n’avait pas mandat à prolonger le mandat du président de l’Union. En plus, ce n’est pas une question de l’opposition comorienne. Cette question concerne le monde entier puisque des organisations régionales et internationale, et pas des moindres, à savoir l’Union africaine, l’organisation de la francophonie, l’Union Européenne, des pays comme la France et les Etats Unis disent aussi que le mandat du président Sambi prend fin en mai 2010. Et il ne faut pas oublier que ce dernier a prêté un serment qui a été reçu par la cour constitutionnelle. Maintenant s’il y a lieu de discuter, c’est de discuter sur un calendrier électoral pour sortir d’une crise que le gouvernement a créé de toute pièce.

 

Question : Et ces membres du pouvoir envoyés par Sambi, ils proposent quoi ?

 

H.M. : D’abord, il propose le dialogue, ce qui est positif. De toutes les façons, ces organisations régionales et internationales demandent à ce qu’il y ait un consensus autour d’une question aussi fondamentale qu’est l’harmonisation du calendrier électoral, parce que personne n’est contre l’harmonisation. C’est la manière dont cette question était gérée par le congrès qui pose problème. Le congrès au lieu d’étudier en profondeur cette question, il s’est contenté de fixer des dates loin de la fin du mandat de l’actuel président. Ils proposent donc le dialogue mais on n’est pas preneur de tout dialogue. Le seul dialogue qui vaille, c’est le dialogue qui concerne la fin du mandat du président Sambi. Que fait-on ? Nous sommes le 23 mars et le 26 mai le mandat de Sambi prend fin. A partir du 27, c’est une autre période qui s’ouvre et qui est porteuse de tous les dangers pour le pays.

 

Question : Il va s’ouvrir donc une période de transition. Et s’ils vous proposent un gouvernement d’Union nationale, vous allez y participer ?

 

H.M. : Ce n’est pas un gouvernement d’union nationale qui est important. Le plus important est de savoir quand est-ce que Mohéli va avoir sa tournante le plus tôt possible. Si d’aventure, Mohéli n’a pas sa tournante en mai 2010, ce sera quand ? Parce que de toutes les façons ce ne sera pas en novembre 2011.

Question : Et qu’est ce que vous proposez ?

 

H.M. : Nous proposons à ce que le gouvernement, qui est encore légal, propose un autre calendrier pour qu’ensemble nous le regardions pour trouver un consensus pour aller aux élections au lieu de s’enfermer dans une logique qui ne tient pas la route.

 

Question : Vous croyez toujours au dialogue alors que le président vient de promulguer la loi d’harmonisation voté par le congrès ?

 

H.M. : Ce  n’est pas un problème. A titre d’exemple, on a promulgué la loi sur la cour suprême. Est-ce que la cour suprême existe pour autant. Le fait de promulguer, n’est pas un problème en soit. On peut promulguer et revoir lorsque cette loi comporte des problèmes. Les acteurs qui ont voté cette loi ne sont pas morts même si ils ont des remords. Donc la loi peut être revue.

 

Propos recueillis par A.A. Mguéni

240310/aam/hzkpresse/9h00

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 23:21
Vendredis de l’Arc-en-ciel

Conférence-débat
 vendredi 26 mars 2010, à 18h


Bât C, salle CO22 à l’Université de Saint Denis Paris 8
Metro 13

Thématique : « Le rêve inachevé d’une Femme dans la société anjouanaise »

Conférencière : Coralie Fréi née Courachia Ahmed Idarousse


crédit photo © De La Lune
Coralie-22-03-10-ok.JPGNative de l’île comorienne d’Anjouan(Wani), Coralie Fréi a fait des études linguistiques(licence, Toulouse) et d’infirmière( infirmière d’Etat, La Réunion, 1983).

Passionnée par la poésie, les contes, le roman et la musique, Coralie publia :

-Coralie, CD Poésie, allemand, 2002,
-Coralie tout en poésie tout en musique, CD, français, 2003,
-Das Tagebuch der Maya, conte, allemand, 2006,
-Weit wie der Ozean Roman, allemand, 2008,
-La perle des Comores Roman, français, 2010

Le devoir d’engagement en faveur des Comores : une participation de vous tous au service du co-développement !

Conférence animée par Ibrahim Barwane (doctorant en anthropologie et comédien) et Mouhammad ANBDOUL ANLYM (Master2 en sciences politiques)
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 23:03

Suite à la saisine en date du 20 février 2008 des associations AIDES, la Cimade, le Gisti et Medecins du Monde, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) a, dans sa délibération n° 2010-87 du 1er mars 2010, confirmé et dénoncé les discriminations et les atteintes graves au droit à la santé à Mayotte et ce en « violation manifeste » des conventions signées et ratifiées par la France ainsi que de la constitution et des lois françaises.

En effet, après une analyse minutieuse des arguments des associations précitées et des autorités françaises qui administrent cette île comorienne, elle « conclut au bien-fondé des affirmations de discrimination dans l’accès aux soins des étrangers en situation irrégulière et de leurs enfants ainsi que des mineurs étrangers en situation irrégulière ainsi que des mineurs étrangers isolés résidant à Mayotte » et . recommande aux autorités françaises de prendre certaines mesures urgentes notamment « de mettre en place l’AME [aide médicale d'État] ou une couverture médicale équivalente à Mayotte (…) sans attendre la départementalisation » et demande en urgence « une circulaire à destination du Centre hospitalier de Mayotte et de l’ensemble des structures de soins » permettant un accès effectif aux soins, en particulier pour tous les enfants mineurs et les femmes ayant besoin de soins pré et post-nataux.
Le gouvernement français doit informer des suites qui seront prises à la HALDE dans un délai de 6 mois suivant la délibération.

Vous pouvez consulter la délibération de la HALDE (fichier en pdf) en cliquant ICI.

Bonne lecture

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 09:53

Mr SALIM ABDALLAH EST MORT DE TRAUMATISME CRÂNIEN CERVICALVous trouverez ci-dessous la déclaration du Dr Abdou Ada Misbah publié hier (le 22 mars 2010) suite à la mort de son cousin germain, Salim Abdallah Mchindra survenue jeudi dernier à Bimbini - Anjouan - Comores dans des conditions inacceptables et barbares.


Nous présentons nos sincères condoléances à toute la famille du defunt de Bimbini et surtout à deux de ses frêres, Halidi et Mchindra Abdallah Mchindra ainsi qu'à  une de leurs nièces, Introiti Maanfou que nous connaissons personnellement. Qu'ils sachent que nous partageons pleinement leurs douleur et deuil !


Que l'âme du defunt répose en paix !


Nous espérons vivement que tous les voyous (les éxécutants et les commanditaires) qui sont impliqués de près ou de loin  dans cet acte nauséabond et barbare seront rapidement arrêtés, jugés et condamnés lourdement.


Car sans réelle justice aux Comores, la paix et la cohabitation sociale resteront menacées.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


Assassinat politique à Anjouan

Déclaration du Docteur Abdou Ada Misbah sur le décès de son cousin Salim Abdallah Mchindra à Bimbini-Anjouan dans des conditions barbares et inacceptables

Monsieur Salim Abdallah Mchindra (photo), ancien maître d’école primaire ayant enseigné respectivement à Mayotte à Anjouan et à la grande Comores avant d’assurer les fonctions de préfet à Sima en 1979, et opposant au régime, a été assassiné le 18 mars 2010 par des miliciens entretenus par le directeur de la société d’hydrocarbures d’Anjouan Monsieur Chahalane Houmadi ami de sambi et protégé de son épouse Hadjira. Parmi les assassins, on note monsieur Ahmed Saïd Omar, frère du docteur Assadi Saïd Omar, Chirurgien à Moroni et époux de la candidate malheureuse du pouvoir battue par Antoy abdou, cousin du défunt Salim Abdallah. Tous les assassins qui ont capturé la victime dans son domicile avant de l’embarquer dans une embarcation type Kawassa kwassa pour le conduire sur le lieu de son exécution, (Chissiwani-bambao) se proclament de la mouvance présidentielle et bénéficient du soutien et de la complaisance des autorités locales d’Anjouan notamment du gouverneur Moussa Toyibou.


En effet, immédiatement après les dernières élections, la tension est montée d’un cran à Sima et à Bimbini car la mouvance présidentielle n’a pas digéré son échec dans la circonscription Sima-Bimbini. Le saccage de Sima par les militaires de Sambi sans suites judiciaires a encouragé l’agressivité des sympathisants du pouvoir. Il faut noter également que les personnes recherchées ou arrêtée actuellement ont figuré dans les délégations qui étaient reçues régulièrement par Madame Hadjira Djoudi épouse du chef de l’état. Sans aucun doute la première dame ignorait les vraies intensions des assassins et de leurs complices.

C’est pourquoi la famille de Salim Abdallah exige une condamnation nette et claire de cet assassinat par le couple présidentiel. La famille de monsieur Salim Abdallah exige également des explications de la part du gouvernement d’Anjouan concernant sa complaisance avec les assassins et surtout ses liens avec leur chef madame Maanrifa Boura Omar Oili, candidate malheureuse aux dernières élections, ayant bénéficié du soutien total des autorités de l’île.


Afin de mobiliser ses troupes le directeur des Hydrocarbures d’Anjouan à l’instar de Kiki de la république s’est montré généreux à l’endroit des miliciens en les soutenant dans tous leurs projets y compris la réhabilitation d’un terrain de foot-bal. Et, comme par hasard après la réhabilitation de ce terrain de foot-bal les sympathisants du pouvoir sous l’impulsion de la candidate malheureuse aux élections et du directeur des hydrocarbures ont engagé des provocations contre les opposants du pouvoir en s’introduisant dans leurs maisons respectives avec violence pour détruire leurs biens ; des maisons sont dégradées chaque jour avec de menaces et d’injures.

Les victimes des dégradations de biens ont porté plainte et saisi directement les autorités locales y compris les commandants de la gendarmerie d’Anjouan, Monsieur Dossard Issoim et de l’AND à Anjouan, monsieur Mataba, sans aucune suite. Des proches du cabinet de la présidence ont été informés des exactions perpétrées à Bimbini par des gens de la mouvance présidentielle soutenus par le directeur des hydrocarbures avec l’argent du contribuable comorien. Le 18 mars 2010 au matin immédiatement après la prise en otage de Monsieur Salim Abdallah les autorités d’Anjouan y compris le commandant de la gendarmerie ont été saisi pour la libération de la victime, mais en vain, sous prétexte qu’il n y a pas de carburant pour le déplacement.Il s’agit d’un crime prémédité car les constations médicales effectuées par le Docteur Abdou Ada Manssour en présence des autorités judiciaires révèlent une fracture crânio-cervicale et un arrachement d’une oreille.
Il s’agit d’un assassinat politique sans précédent dont le mode opératoire doit interpeller tous Comoriens et l’absence d’une réaction officielle mérite d’être signalé. Cette banalisation d’un assassinat politique risque de semer des doutes quant aux éventuels commanditaires.


Il apparaît clairement que la complaisance ou la complicité des autorités locales et de leur chef Sambi qui ne peut pas ignorer le développement depuis plus d’1 mois d’une grave crise dans son île natale, demeure indiscutable.
L’introduction des milices aux Comores pour soutenir le pouvoir menace la démocratie et la sécurité des biens et des personnes. En conséquence il appartient à tout un chacun de titrer les leçons des dérapages des milices de kiki à Moroni et de Chahlane Houmadi à Bimbini. En fait, toutes les dictatures du monde ont utilisé des miliciens pour épauler l’armée et le commandant Salimou ne doit pas compter sur Mohamed Dossard pour les dissoudre car, ce dernier a servi dans le comité national de la jeunesse révolutionnaire du feu président Ali Soilihi et sait combien les comités révolutionnaires villageoises étaient utiles pour le pouvoir.


A ce jour certains complices des assassins sont arrêtés mais leur embarcation reste introuvable. Il faut reconnaitre que depuis l’annonce de l’assassinat la gendarmerie d’Anjouan a engagé des recherches pour retrouver les tueurs. En conséquence la famille de Monsieur salim Abdallah remercie le comandant de la gendarmerie d’Anjouan, issoim Dossard, et ses collaborateurs pour tous les moyens qu’il a engagés afin de retrouver les assassins.


Il ne s’agit pas d’un problème foncier comme certains le disent pour noyer le poisson, et l’origine des personnes arrêtées ou recherchées montrent qu’il s’agit d’une situation qui dépasse les frontières de Bimbini. Les personnes arrêtées sont originaires de Bimbini, Ngnoumakélé, Koni Djodjo, Mutsamudu (Antoy Combo Bacar frère d’Abou Maanchouki)….Il appartient aux autorités compétentes d’autoriser l’ouverture d’une enquête pour savoir la responsabilité de chacun dans cet assassinat et ce à tous les niveaux.


Docteur Abdou Ada Musbahou
(cousin germain du défunt)
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 12:50

De la francité à la francophonie : faire la différence
Par  Amroine Darkaoui


Ce 20 mars 2010, date de célébration du 40ème anniversaire de la francophonie - champ de partage de la langue française et de diversité linguistique - est une opportunité, entre autres contributions, de s'interroger sur la différence entre "francité" et "francophonie".

Cette interrogation est suggérée par l'usage dans la presse comorienne du terme "ufarantsa" ou "ufarantsia" pour désigner la francophonie. Or, cette marque de classe "u" appliquée à un nom indique l'appartenance à l’entité ainsi marquée par ce nom.

Ainsi, ufarantsa ou ufarantsia caractériserait ce qui est français, et appartient à la France, dans le sens de la francité de quelqu'un, d'un objet. Ce qui, évidemment, ne signifie pas francophonie, terme qui relève, non pas de l’entité France, mais de celle de la langue française, signifiant par conséquent le partage de la langue française.

Il conviendrait alors, par analogie, d’établir cette différence dans la langue comorienne, en construisant le terme signifiant « francophonie », non pas de l’entité France - « Farantsa » - mais de celle « shiFarantsa » - la langue française. Cela donnerait alors le terme « ushiFarantsa ».

En ce moment marqué par le débat sur l’identité nationale française, cette clarification est sans doute nécessaire.

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 22:48
Source : Alwatwan du 16 mars 2010

Le récit: Moi Bahia, la Miraculée (Un hymne sentimental à la France)
 
Par Aboubacar ben SAID SALIM
Ecrivain.


Je viens de lire, le récit d'Omar Guendouz et Bahia Bakari , la seule rescapée du crash du 30 juin 2009 de l'Air Bus A 310 de la Yéménia.

J'ai apprécié la clarté du récit écrit dans un style parlé qui sied bien à l'autobiographie d'une petite fille de 13 ans , mais qui malheureusement cache mal le parti pris de l'adulte co-auteur contre les Comores et les comoriens.

On s'attendait à plus de respect pour le peuple comorien en général et plus de compassion en particulier pour les familles des victimes endeuillées par ce terrible accident, mais il n'en est rien.

Le fil conducteur du récit d'après les auteurs, semble être cet engouement de tout comorien pour le visa d'entrée en France et l'obtention de la nationalité Française. Pour Guendouz Omar, et Bahia Bakari, le comorien ne vit, n'agit, ne respire que dans le but d'obtenir un visa pour la France.

Deux exemples sont très parlants à ce propos, celui du sauveteur de Bahia, Libouna Sélémani Matrafi. En effet les autorités françaises n'ont trouvé comme suprême récompense pour ce héros que de lui offrir un visa pour la France et peut être la nationalité Française qui semblent plus recherchés aux Comores que le paradis d'Allah.

Page 232 on peut lire « on est français par le droit du sang, par le droit du sol. Je trouverais normal que Libouna Sélémani Matrafi le devienne, comme il le souhaite, par le mérite. » Déclare l'ambassadeur de France aux Comores Monsieur Luc Hallade,
Mais le plus insultant reste l'interprétation de l'engagement des parents des victimes pour que la lumière soit faite sur ce crash et qui pour les auteurs n'est qu'un simple moyen d'obtenir un visa pour la France.

Je cite p 236 « les associations de victimes se déchirent, comme ce Monsieur Al- Kabir , pour être sur le devant de la scène . Chacun s'improvise « interlocuteur » , pour être reçu par les autorités françaises et tenter d'obtenir un visa pour la France « ( souligné par nous)

Ce que monsieur Guendouz oublie dans son empressement pour défendre la thèse officielle, c'est que ce Monsieur Al-Kabir comme il l'appelle a perdu dans le crash sa sœur, 1 nièce et 2 neveux

Combien de victimes fallait-il avoir dans sa famille pour mériter le titre glorieux «d' interlocuteur » des autorités françaises, Monsieur Guendouz ?

Quant à un passage exprimant un peu de compassion pour les autres familles comoriennes endeuillées, non, il n'y en a pas. Il n'y en a que pour « la miraculée. » et pour sa famille.

Si d'après Monsieur Guendouz le moteur de la vie de tout comorien est d'obtenir un visa pour la France ou la nationalité française, peut on dire alors que la motivation de ce livre est d'obtenir encore plus de reconnaissance de la France pour avoir repris sans honte , ni gêne tous les clichés officiels de la France sur les Comores depuis Mayotte heureuse d'être française , jusqu'aux coups d'états, en passant par les kwassa -kwassa vers le paradis mahorais, et l'obsession du visa et de la nationalité ...française ,une véritable maladie psychiatrique ! C'est à vous dégouter d'être comorien -Mayotte a raison=CQFD-
Devant la peur compréhensible de Bahia de reprendre l'avion pour retourner en France, le Ministre Joyandet ne trouve rien d'autre à dire que : « c'est un avion de la république Française » p190.
Comme si l'avion d'Air France qui a crashé en Amérique Latine, n'était pas un avion de la République Française, comme si l'Air Bus A310 de la Yéménia, n'était pas un avion fabriqué dans la république française !

Mais l'apothéose des idées rétrogrades de Guendouz qui fleurent bon le « harkisme », réside dans l'éloge du « caméléonisme » à travers la description du père de Bahia , qu'il érige en exemple du comportement digne des bons français venus d'ailleurs, lesquels ne doivent jamais rien dire , ni rien faire qui puisse les distinguer ni les faire remarquer , d'autant plus qu'ils ont une identité quelque peu remarquable : un drôle d'accent ou une drôle de couleur !

Le contexte s'y prête en cette période de débat sur l'identité nationale en France et Guendouz semble avouer à travers l'admiration du « caméléon » Kassim , père de Bahia qui se contente d'être un éboueur fier, un point un trait et français , allais-je oublier.

P81 « Papa prend ce travail d'éboueur qu'il ne quittera jamais ....il est fier de travailler en France »

P 83 « Chaque matin, il se réveille à trois heures et demie. Il enfile sa tenue d'éboueur. Il ne manque jamais à son travail. Il le considère comme un devoir et comme une chance. » Comprenez que notre éboueur ne se mêlera jamais de syndicalisme ni d'une quelconque revendication de ses droits.
Et voilà en filigrane la solution à tous les problèmes d'intégration dans la société française.
Soyez « caméléon » vivez en France et mourrez- y , sans vous faire remarquer « pour ne pas déranger les gens. » dirait Brassens.

Page 81 «Papa est un caméléon, il se fond partout, il est partout chez lui. »
On pourrait ajouter à cette solution une autre plus radicale, le blanchissement épidermique par la chirurgie esthétique.

Et vive la France toute blanche, chrétienne, mangeuse de cuisses de grenouilles, de camembert, de baguette, et buveuse de gros rouge !


Références du livre Moi Bahia, la miraculée
Editions Jean Claude Gawsewitch
ISBN 978-2-35013-207-5
Achevé d'imprimé décembre 2009
Dépôt légal janvier 2010
 
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