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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 08:17

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Interview de la semaine

Sortie en librairie :

Coralie Frei : « Ecrire a toujours fait partie de ma vie »

 

Coralie Frei Comorimpact

(Coralie Fréi : Photo archives)

 

 

Moroni, lundi 21 juin 2010 (HZK-Presse) Coralie Frei, de son vrai nom Courachia Ahmed Idarousse vient de sortir son premier roman intitulé La Perle des Comores. Destin d’Anjouanaise aux éditions Le Manuscrit. C’est aussi la première romancière pour les Comores. Voici une interview qu’elle a accordée à La Gazette et HZK-Presse.

 

HZK-La Gazette des Comores - Coralie Frei, vous êtes à notre connaissance la première romancière originaire des Comores, d’où vous est venue l’idée d’écrire ?

Coralie Frei - Écrire a toujours fait partie de ma vie. Depuis ma tendre enfance, l’écriture est pour moi l’unique moyen de m’exprimer. Je me confie plus facilement à une page blanche qui ne me juge ni ne m’oblige à me justifier qu’à une paire d’yeux qui fait des mimiques. L’écriture est ma meilleure amie. Avec elle je suis moi. Je ne mens pas, ne me mens pas et ne triche pas. Je m’épanouis. J’ai toujours aimé écrire. N’importe quoi. Autrefois j’avais une belle écriture et j’admirais mes pages d’écriture scolaire. Je me réjouissais de mes performances, me lançais des défis et applaudissais mes propres exploits. Un peu narcissique certes, mais il n’y avait que moi pour cette tâche.

 

HZK-La Gazette des Comores - Ce roman arrive tard dans votre vie, pourquoi ?

Coralie Frei - Chaque chose en son temps. La gestation de ce bébé a duré très longtemps. Il y avait avant lui des obligations et des satisfactions prioritaires : les études, le travail, les enfants. À présent d’autres occupations sont à l’ordre du jour car les conditions s’y prêtent : la disponibilité, le cadre de vie, et la confiance. La naissance de ce bébé est donc une suite logique des événements qui régissent mon existence. Un journaliste a écrit que ce roman me permet de me réconcilier avec mon pays. C’est peut-être vrai. En tout cas, il constitue une sorte d’auto-psychothérapie pour les frustrations que j’ai dû affronter tout au long de mon existence.

 

HZK-La Gazette des Comores - Coralie Frei, quand vous remontez le plus loin possible dans votre enfance, quelle image trouvez-vous ?

Coralie Frei - Mon père évoquant sa rencontre avec celle qui allait être ma mère. La femme de sa vie. « …dans une horde de petits voyous (les élèves de l’école coranique) piétinant mon champ en criaillant, disait-il, il y avait cette toute petite jeune fille en retrait. Elle était très calme, elle marchait lentement, en regardant le sol comme si elle comptait ses pas, ou comme si elle réfléchissait. Elle ressemblait à une princesse ou une déesse, une fille venue d’ailleurs… » L’émotion et la tendresse que je décelais dans sa voix ne correspondait pas à l’homme qui me terrorisait, rien qu’au souffle. Je compris alors que mon père était un homme très triste.

 

HZK-La Gazette des Comores - Est-ce que vous n’êtes pas trop dure avec les hommes et les traditions des Comores au début de ce roman ?

Coralie Frei - J’ai toujours eu le sentiment que les traditions de notre pays avantageaient l’homme. La fillette du début de ce roman a de l’homme de son entourage l’image d’un être tout puissant qu’elle est amenée à craindre et à fuir. J’étais une petite fille très curieuse (intellectuellement) et j’étais frustrée de ne pas trouver réponse à mes interrogations. Alors, je faisais appel au fantasme et à l’humour pour rire de nos traditions et les aimer ensuite. On aime ce qui fait rire, non ? Je suis peut-être un peu dure avec nos hommes, mais je le suis également avec nos femmes, n’est-ce pas ? Je les bouscule un peu comme on le ferait avec ses enfants, parce que j’aimerais qu’ils changent, que les choses changent. Dieu merci, elles en prennent la voie, même si ce n’est que d’une manière très timide.

 

HZK-La Gazette des Comores - Quels conseils donneriez-vous à la jeunesse de ce pays s’agissant de leurs traditions ?

Coralie Frei - Les traditions sont l’héritage que nous ont laissé nos pères. Et nos mères. Les abandonner serait se renier. La jeunesse doit s’y tenir. S’y tenir mais pas s’y accrocher. Il y a là toute une nuance. On ne doit pas vivre que des traditions, autrement on tombe dans le fanatisme, dangereux pour le progrès. Les jeunes doivent aimer les traditions de notre pays, les exploiter, les faire aimer par autrui et les perpétuer. Cela étant, il est impératif de laisser de côté tout ce qui risque d’y nuire. Le fanatisme bien sûr, la tricherie et le profit… entre autres.

 

HZK-La Gazette des Comores - Qu’est-ce que vous voulez prouver avec ce roman ?

Coralie Frei - C’était un défi parmi tant d’autres. Je pouvais le faire. Alors je l’ai fait. Cela m’a pris du temps, des hésitations, des remises en question, puis je me suis libérée. Ce roman est mon œuvre. J’en suis le maître absolu. Aucun compte à rendre. Ni crainte ni tabou. Et il n’y a pas de note au bout. Qu’on me juge à travers lui, c’est dans la logique des choses. La liberté d’expression, c’est ce qui m’a le plus manqué au cours de ma jeune existence. Enfant, il y a avait la crainte de me faire rabrouer. Plus tard, c’était celle d’être jugée ou de blesser, d’être rejetée, de me faire jeter (du travail par exemple)… À présent je suis libre. Et pas à cause de mon nom (marital) actuel, lequel veut dire libre… Ailleurs, je suis à une phase de mon existence où j’éprouve le besoin d’informer ma descendance et de laisser un héritage à la jeunesse de mon pays.

 

Propos recueillis par Mib

210610/mib/hzkpresse/12h00

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 23:15

Source :  Alwatwan.net /19 juin 2010

alisaid
Le carrefour de l’hôpital a ravi la vedette à la Place de l’Indépendance et Mférédjini de Fomboni pour accueillir en début d’après midi du vendredi 18 juin 2010 la cérémonie où Mohamed Ali Said, devait apposer sa signature sur le document accord portant sur l’organisation des élections du Président de la République et des Gouverneurs des iles autonomes. Le système de bouche à oreille a encore une fois fonctionné à merveille et en moins de temps, la place fut noire de monde.

 

La Communauté Internationale a été représentée par l’Ambassadeur Francisco Madeira et Mourad Taiati. Il était exactement 14 h 24 lorsque le gouverneur de l’ile est descendu de sa fameuse 4X4 fortement ovationné par l’assistance.

 

 Après lecture d’un verset du Saint Coran, une série d’allocutions a été ouverte par le notable Ahmed Kassime qui a fait chanter en chœur les participants la fameuse chanson entonnée par les médinois à l’occasion de l’entrée du Prophète à Médine, et a prononcé un mot de bienvenue aux envoyés de la Communauté Internationale. Il a été succédé au micro par un Said Dhoiffir Bounou aussi intransigeant que jamais sur les principes qui sont les siens, pour affirmer que Mohéli par la voix Mohamed Ali SAid, signe tout simplement pour la tenue des élections qui doivent se tenir le 7 novembre et 26 décembre 2010. Même si ces deux dates sont à ses yeux, la seule chose qui est clair dans le dument qui est porté à leur proposition, le reste est flou notamment la date de passation du relais entre le Président nouvellement élu et l’ancien chef de l’état. Nous avons gagné une grande bataille dans la lutte avec la fixation des dates des élections et ça sera encore une fois par la lutte que nous arracherons le reste, a-t-il ajouté. Il est longuement revenu sur le non respect des accords convenus et signés à Fomboni au moment où Mohéli devait prendre le relais. Mais Hamada Madi Boléro a quant à lui débuter son allocution en affirmant que l’Union des Comores a des sérieuses difficultés pour imposer le droit et l’équité entre les iles qui la composent. Il regrette la lutte qui a été imposée aux mohéliens pour retrouver son droit, lutte qui a engendré selon lui, souffrances, humiliations et même des grands blessés comme Kadaffi Bouchrane évacué sur Mayotte après avoir reçu une balle dans la jambe. Dans un ton désabusé, s’adressant aux représentants de la communauté internationale, l’ancien premier ministre et éminence grise de ce qu’on appelle les forces vives, a affirmé, je cite que nous en avons assez et la population de Mohéli est lassée d’être méprisée. Il a conclu son allocution en appelant cette même communauté internationale à veiller à ce que toutes les parties prenantes à l’accord respectent leurs engagements.

 

La cérémonie a continué avec un Mohamed Ai Said assis à coté de l’Ambassadeur Madeira pour signer et parapher le document du jour. Le mozambicain le plus célèbre des Comores devait conclure la série des allocutions en affirmant entre autres que la communauté Internationale assure les mohéliens qu’ils auront bel et bien leur tournante et cela ne fait plus l’ombre d’aucun doute. Avant la dispersion de la foule qui a longtemps dansé au son de la chanson de la tournante du Dj Edemou, le speaker officiel de la manifestation a annoncé pour la soirée un grand bal poussière animé le célèbre orchestre Miandi de Ntakoudja pour sceller la réconciliation entre les poseurs de pierre sur la route et les gendarmes. Pourvu que ça dure !

Mohamed Riziki

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 22:50

Ci-dessous une vidéo (montage du Blog Roinaka) concernant une interview du Ministre comorien des rélations Extérieures accordée à la RFI. L'occasion pour Maître Fahmi Said Ibrahim de donner son point de vue entre autres sur les accords sur la gestion de l'intérim signés le mercredi16 juin 2010  et l'assassinat du lieutenant Colonel Combo perpetré le 13 juin 2010 : 

 

 

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 19:25

Je vous laisse apprécier vous même, chers visiteurs, l'article ci-dessous. En ce qui nous concerne, nous disons juste "pauvre pays".

 

En tout cas, il ne nous parait pas du tout anormal ou anarchique qu'une personne peu importe son titre soit entendue dans le cadre d'une enquête judiciaire.

Nous imaginons déjà ce qui va se passer si tout le monde s'oppose à ce qu'on entende tout le monde. Le coup de sifflet annonçant la fin de l'enquête ! Une solution qui va arranger beaucoup de gens.

Après tout ça ne sera ni la première fois ni la dernière fois aux Comores. "Nifunga vahanu na dzéya" ou "attache moi là où j'ai l'habitude". Certains diront. N'est ce pas ? Pas nous en tout cas.  

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

 

 

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Interpellation d’Abbas Mhadjou :

Ralia : « ça suffit »

 

Moroni, vendredi 18 juin 2010 (HZK-Presse) La brève interpellation, mercredi 16 juin, d’Abbas Mhadjou, le responsable en charge de la sécurité de l’île autonome de Ngazidja, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du lieutenant colonel Combo Ayouba, a failli avoir des répercussions sur la signature de l’accord pour la gestion de la période intérimaire entre l’Union et les exécutifs insulaires.

 

Il a fallu d’intenses tractations entre les autorités de l’Union, l’exécutif de Ngazidja et les médiateurs à la crise pour dénouer ce dossier. Abbas Mhadjou qui a passé près de 5 heures de temps dans les locaux de la police où il était entendu, a quitté ce lieu vers 20 heures, peu avant l’arrivée de Mohamed Abdouloihabi, chef de l’exécutif de Ngazidja, à Beit-Salam où s’est déroulée la cérémonie de signature.

 

Tout porte à croire que Mohamed Abdouloihabi avait conditionné sa participation à cette signature par le règlement de cette affaire qui touchait indirectement sa femme Ralia Abdou Dafiné. Cette dernière, s’était placée devant la porte de la Direction nationale de la sûreté du territoire (Dnst) où se trouvait le responsable de la sécurité de l’île de Ngazidja en signe de « protestation » contre ce qu’elle a qualifié d’ « anarchie ».

 

Sa voiture garée devant le portail d’entrée du bâtiment et entourée de quelques gardes corps, elle a déclaré : « Je suis ici pour protester contre l’anarchie ». « Ça suffit ! Qu’on nous dise, enfin, si nous sommes dans un Etat de droit ou une anarchie », a lancé cette femme dénonçant le fait que des « personnes soient arrêtées de façon illégale. Je suis ici pour dire non ». Très en colère, Ralia Abdou a indiqué qu’elle était là, « pour demander la raison de l’arrestation du ministre Abbas qui est retenu ici depuis 13 heures » et qu’on lui a empêché d’entrer au sein du bâtiment de la police.

 

Ce à quoi le ministre de la défense, de l’intérieur et de l’information, Ibrahim Mhoumadi Sidi, a répondu qu’il s’agissait d’une personne entendue dans le cadre d’une enquête judiciaire et que la justice ne permet pas qu’il soit en contact avec d’autres personnes. Il faut dire que le geste de la première dame de l’île de Ngazidja n’était pas du goût des autorités de l’Union qui l’on vivement critiqué. Le ministre Sidi a parlé d’un « acte grave, indigne d’une femme qu’on doit respecter mais qui n’est pas au dessus de la loi » comme pour lui mettre en garde.

 

Et le ministre de poursuivre : « Je suis étonné, aujourd’hui, de voir ma sœur, la femme du gouverneur, venir entraver la circulation de mon ministère ». D’un ton grave, M. Sidi a ensuite ajouté : « Cette fois-ci, j’ai fait preuve de clémence. Mais la prochaine fois, vous m’aurez devant vous. C’est fini la récréation ».

 

Faissoili Abdou

180610/fa/hzkpresse/9h00

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 22:53

Elections du Président de l'Union des Comores, Novembre et Décembre 2010

 

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Abdou Djabir (photo Archives)

 

 

Mes chers compatriotes de la diaspora



Vous comme moi, nous aimons notre cher pays des Comores, parce qu’il est unique dans son genre : la tranquillité de la vie, la beauté de la nature et la chaleur des relations humaines. L’agriculture, la pêche et le tourisme attendent que les Comoriens se mettent enfin au travail pour la création des richesses et pour lutter contre la pauvreté.
Vous comme moi, nous voulons le plus grand bien à notre pays (la paix sociale, la stabilité politique et le développement dans la démocratie). Nous voulons que les Comoriens trouvent une vie meilleure chez eux, et que nos enfants cessent de braver le cimetière marin vers Mayotte comme perspective d’avenir. Nous voulons que nos enfants trouvent dans l’héritage de leurs parents, non pas les ravages de l’égoïsme insulaire et de la corruption, mais la preuve de notre amour pour les générations futures et pour la nation à construire.
Vous comme moi, nous avons l’âme en peine, et nous souffrons qu’après 35 ans d’indépendance, le spectre de l’instabilité politique et du séparatisme continue à compromettre le destin commun des Comoriens. Cette instabilité est engendrée entre autre, par le mépris des dirigeants à l’égard des institutions et des règles de gouvernance, convenues d’un commun accord. L’argent de la communauté internationale, l’instruction et l’intelligence des Comoriens tournent dans le vide du pouvoir personnalisé, clanique, et la mégalomanie des hommes : conserver le pouvoir par la force (nationale ou étrangère), contre la constitution, contre les décisions de la haute cour de justice qui a constaté la fin de leurs mandats.

Malgré tout, je crois profondément à l’alternance démocratique de 2010. Je conserve cette obsession qui m’habite depuis des années : servir notre pays commun des Comores, avec une équipe de réformateurs soudés autour d’un projet de société, et capables d’écrire une nouvelle page dans l’histoire des Comores, sous la présidence tournante de 2010-2015.
J’ai donc renoncé avant la retraite en France, à la sécurité de ma carrière, de ma famille et de mes enfants, afin de m’impliquer dans le destin controversé de notre pays, pour partager avec vous, ses heurts, malheurs et bonheur, peines, joies et ses espoirs.
Nous devons réapprendre à vivre ensemble, à dépasser la peur de l’autre, la méfiance réciproque, les rancœurs hérités de l’histoire commune et l’échec d’une gestion publique partagée. L’Etat et son autorité doivent être renforcés ; et la justice se doit d’être ferme, s’agissant de la sécurité des hommes et de leurs biens.

Je demande votre aide, votre soutien. Mobilisons-nous pour sensibiliser et pour renforcer l’équipe du changement et son projet d’avenir : changer les choses, gouverner autrement et vivre mieux : tel est mon engagement sur l’avenir des Comores de demain (2010-2015).

Abdou DJABIR
Juriste de formation
Député à l ’Assemblée de l’Union des Comores

                                    

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 23:27

Dans un souci de mettre fin à la crise politique actuelle qui prévaut aux Comores, le Président de l’Union des Comores, les gouverneurs de Ngazidja (Grande Comores) et de Ndzuwani et l’envoyé spécial de l’UA aux Comores représentant la communauté internationale ont signé hier (mercredi 16 juin 2010) à Moroni l’accord sur le calendrier électoral et la gestion intérimaire, élaboré par l'Union africaine (UA). Seul le gouverneur de Mwali (Mohéli) n’a pas encore paraphé le document. Toutefois, selon Francisco MADEIRA, représentant de l’UA, le gouverneur de l’île de Mwali se serait engagé à signer le document. Il n’aurait pas pu se rendre à Moroni pour des raisons de santé.

L’accord prévoit la tenue des élections primaires à Mwali pour le président de l’Union des Comores et le premier tour de l’élection des gouverneurs  le 7 novembre 2010. L’élection du Président de l’Union et le deuxième tour de l’élection des gouverneurs aura lieu le 26 décembre 2010.

Quant à l’investiture du Président qui sera élu, sujet de discorde, il n’y a pas de date fixe. Elle fera en effet l’objet d’un accord entre le Président sortant et le nouveau Président et « devra intervenir à une date se situant entre celle de la proclamation officielle des résultats définitifs des élections générales et le 26 mai 2011 ».

L’on y parle aussi de la désignation par chaque chef d’exécutif insulaire « d’une personnalité qualifiée en vue de participer au gouvernement ». La personnalité qui sera désignée par Mwali occupera d’office le poste de « Ministre d’Etat chargé des élections ». Il convient de noter que dans l'actuel gouvernement, seul le gouverneur de Ndzuwani a un représentant. Les deux autres gouverneurs n'avaient pas jugé utile de donner suite à la demande du Président de l'Union dans ce sens.

Apparemment, tout le monde se réjouit de « cette réconciliation ». Pourtant, après lecture dudit document, nous nous demandons vraiment ce qui a changé réellement par rapport aux précédentes propositions hormis la précision de la fonction de la personnalité qui sera désignée par le chef de l’Exécutif de Mwali. Nous constatons juste, encore une fois, que nos hommes politiques confirment leur incapacité de se mettre d’accord sans l’intervention de la Communauté internationale. Hélas ! On dirait des habitués de la mise sous tutelle politicienne. Ni plus ni moins.

Nous parions aussi dès maintenant qu’après la proclamation des résultats définitifs des prochaines éléctions présidentielles d'aucuns feront tout un tapage en faisant semblant de ne pas comprendre ce qui est mentionné sur les modalités de l’investiture. Mais  certainement, les comoriens s'y habitueront. Comme un peu les fans du football qui se trouvent actuellement dans les stades d'Afrique du Sud avec le bruit assourdissant de la vuvuzela !

Nous espérons tout de même que le chef de l’exécutif de Mwali signera le document. Comme dit l’adage : « mieux vaut tard que jamais »

Halidi Allaoui
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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 12:53

Manuel Amoros

 

 

Selon le site internet OM.net, l'ancien joueur international français (82 selections en équipe de France) et Marseillais, Manuel Amoros, est nommé sélectionneur de l'équipe nationale des Comores. Il a pour objectif principal  la la qualification de l'équipe à la CAN (Coupe d'Afrique des Nations) 2012. Une tâche qui ne sera pas du tout facile compte tenu des débuts catastrophiques de l'équipe. Celle ci a en effet été battue par l'équipe de Madagascar par un score sans appel de 10 - 2 en match aller des éliminatoires.

 

A noter qu'au mois de mai dernier, un autre français, Jean Paul ROSSIGNOL avait remplacé CHAMITE à ce poste.

 

Halidi Allaoui

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  Rectificatif :

 

Selon la fédération comorienne de football, Manuel Amoros n'est pas le selectionneur de l'équipe nationale de football des Comores. Il occupe en fait le poste de coordinateur au sein de la fédération comorienne de Football. Jean paul Rossignol reste le selectionneur de l'équipe et Chamité est toujour entraineur.

 

Halidi Allaoui

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 10:02
CONFÉRENCE


A l'occasion de la parution du livre  "Introduction à la grammaire structurale du comorien. Vol. 1 - Le shiNgazidja" de Mohamed Ahmed-Chamanga, l'Association ARC-EN-CIEL organise une conférence sur le thème de la langue comorienne, en présence de l'auteur.

Le Vendredi 18  juin 2010, 18h, bât C, salle C022
A L'UNIVERSITÉ PARIS 8


La conférence sera animée par Ibrahim Barwane (doctorant en anthropologie et comédien), Mouhammad ANBDOUL ANLYM (Master2 en sciences politiques) et Abbas Cheikh (Licence économie et gestion).

Le livre sera en vente sur place 15 euros au lieu de 20 euros.

 


Association des étudiants comoriens de paris8
2 rue de la Liberté - 93526 St Denis cedex
Tel: 01-48-27-17-51
mail : Ibarwane@gmail.com
M° : Saint-Denis Université (ligne 13)

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 08:12



Par Nakidine Mattoir(.)


L’ancien Premier ministre est mort ce dimanche 13 juin 2010 à Port-Louis (lIe Maurice). Avec la disparition du président fondateur du Mouvement pour la Démocratie et le Progrès (MDP), Moroni perd une de ses plus belles étoiles et les Comores, un patriote et un amoureux de la nation comorienne.

Intègre, Abbas Djoussouf l’était en tout dans sa vie politique et civique. Tout au long de sa vie, l’ancien candidat à la présidentielle s’est taillé une image d’homme de probité morale et intellectuelle. C’est un albatros au milieu d’un océan d’hommes politiques pourris et arrivistes. C’est un homme fidèle à sa parole, ses convictions et son idéologie. Jamais, il n’a trahi ses idées pour des prébendes. Jamais, malgré les sollicitations, il n’a vendu son âme pour un poste politique. Sa vie se résume en un mot : intègre. Au quotidien et dans sa vie. Dans son ½uvre politique et ses relations humaines.

Solitaire aussi. De 1967 à 2002, plus d’une trentaine d’années d’actions publiques en ont fait un homme respecté, parfois craint, mais profondément seul. Seul dans son combat politique pour lutter contre la dictature d’Ahmed Abdallah. Seul pour soutenir Mohamed Taki Abdoulkarim en 1990. Seul dans son coin pour défendre une idée, une constance: la démocratie et une certaine idée pour les Comores. De cette lutte, Abbas Djoussouf apparait comme le champion de l’opposition. C’est un honnête homme au service de la nation comorienne.   Une personnalité dotée d’un fort caractère, ce qui est considéré comme un mauvais caractère. Une personnalité intègre vient de tirer sa révérence, et la nation comorienne est en deuil

Cette aventure politique débute en 1967 après des études brillantes en France. De retour à Moroni, l’ingénieur topographe décide de s’investir en politique pour combattre les inégalités et le népotisme du régime de Said Mohamed Cheikh, et surtout de défendre l’indépendance des Comores. Un combat qu’il va mener avec fidélité et constance, jusqu’à sa mort ce dimanche 13 juin 2010.

Humilité enfin. Au cours de mes entretiens avec lui, une imagea forgé mon esprit. Ce grand homme était tout simplement un homme humble, sobre et franc. Dans le cadre de mes travaux sur l’Histoire des Comores, je me suis entretenu plusieurs fois avec lui. A mes yeux, c’est l’une des rares personnes qui répondent sans ambages aux questions, distillant les réponses avec clarté et vous indiquant des sources, parfois ses opposants où vous pouvez trouver l’authenticité des écrits et de ses paroles. Malgré les années passées en prison, les tortures, les humiliations, les trahisons, il a su rester égal à lui-même : digne et sobre. C’est un homme qui a profondément marqué la jeunesse, notamment la mienne. En 1990, lorsqu’il était candidat à l’élection présidentielle, des jeunes, comme moi, soutenaient sa candidature, bien que nous ne fussions pas des électeurs, en raison de son âge. Abbas Djoussouf aurait pu accéder à la plus haute marche de l’Etat. Mais il n’aimait pas les compromissions et les deals en soutane. C’est une impardonnable lacune dans le monde comorien, mais une grande dignité égale à l’Homme.

Patriote intransigeant, il a défendu avec convictions l’Unité des Comores à la Conférence d’Antananarivo en 1997. L’enfant chéri de la France, comme le dit souvent la presse et l’opinion publique, a été trahie par ses amis. Ou plutôt il a encore préféré défendre ses convictions aux dépens du pouvoir. C’est noble, juste et valeureux. Le putschiste Azali à la solde des mafieux, va couper la tète d’une dynamique de pouvoir qui commençait à porter ses fruits: paiement régulier des salaires, rationalisation de l’état, hausse des pensions…etc. Abbas Djoussouf était à la fois un grand démocrate et un homme de conviction. Déterminé, mais non sectaire, c’est un homme républicain, honnête, droit, très attaché au combat contre les injustices et les inégalités. Il refusait la langue de bois et la pensée unique, Il n’était pas prisonnier des moules habituels. C’est une personnalité atypique dans la classe politique comorienne.

L’ancien premier ministre incarnait de nombreuses qualités qui font malheureusement défaut aux hommes politiques d’aujourd’hui: humilité, droiture intellectuelle, probité, son d ition. Tu étais un homme libre et engagé dans des combats justes. Tu vas nous manquer et repose en paix Inchallah amine.
A notre et aux futures générations de reprendre le combat juste cet homme courageux et droit

(*)Historien

Source : Albalad n°277du 15-06-10

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 21:57

Vous trouverez ci-dessous une vidéo sur Coralie Freï, la prémière romancière originaire des Comores. Il s'agit en fait  d'un reportage et d'une interview réalisés par World4.com.

 

Nous remercions les responsables de World4.com de nous avoir permis de diffuser cette belle vidéo sur notre blog.

 

Coralie Freï alias Courachia Badjini a publié récemment "la perle des Comores, Destin d'une anjouannaise" aux éditions Le Manuscrit.

 

Cliquez sur la vidéo pour vous régaler.

 



 

Halidi Allaoui

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