Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Presentation

  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
  • Contact

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

Recherche

BIENVENUE SUR MON BLOG

NA MKARIBU HARI MWA YI BLOG YANGU 
Cet outil va me permettre de vous faire decouvrir mon pays natal  et partager quelques unes de mes passions.......à ma façon !!!!
 

Pour revenir à la page d'accueil  cliquez  ICI

Pour recevoir réguliérement les articles que nous diffusons, merci de vous inscrire à la newsletter (Attention : laissez les deux cases (newsletter et articles) cochées) .

Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

MESSAGE IMPORTANT :

 

DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

MERCI DE VOTRE FIDELITE

 

 

CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

gala_final-_maquette--2-.jpg

A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 22:39
   

 

 

La cérémonie de Maoulid organisée à Mutsamudu en hommage au Président SAMBI et aux nouvelles autorités a été l’occasion d’un important message à la Nation du Chef de l’Etat.

 

La cérémonie de Maoulid organisée à Mutsamudu en hommage au Président SAMBI et aux nouvelles autorités a été l'occasion d'un important message à la Nation du Chef de l'Etat.
Ils étaient tous là. Sans exception. C'est rare pour le souligner : les membres du Gouvernement, les Gouverneurs élus, le Président de l'Assemblée Nationale, les parlementaires, les directeurs des Services et des Sociétés d'Etat, tous, autour du Chef de l'Etat et du Président élu.
Quant à l'assistance, composée de notables venus de toutes les iles, y compris Mayotte, de milliers de citoyens, hommes et femmes, grands et petits, elle était là, exceptionnellement nombreuse, toute ouïe.
Car le Maoulid, bien que courant dans le pays, ne pouvait pas être le seul motif de ce grand rassemblement. « Vous vous demandez sans doute pourquoi, un Barzangui, le matin de surcroit ? Ça non plus ça ne s'est jamais vu » dira le Président de la République lui-même.
« Le Président SAMBI fera certainement une importance annonce à cette occasion » disait-on à travers le pays. Ceux qui le pensaient ont eu raison. L'annonce a été faite et elle est de taille.
En effet, le Chef de l'Etat, qui a pris la parole après la lecture traditionnelle des quatre premiers chapitres du maoulid et l'hommage au Prophète, ponctuée par les chants religieux, a d'emblée prévenu : « j'ai une très bonne nouvelle qui va vous réjouir. J'ai tenu à vous l'annoncer à Mutsamudu, la ville qui m'a vu naitre et qui m'a éduqué » a-t-il dit dès le début de son discours.
Entretenant volontairement le suspens, le Chef de l'Etat a longuement fait le bilan de sa gouvernance en matière de finances publiques et les résultats qui en ont découlé : le retour des institutions financières internationale, FMI et Banque Mondiale, le bon résultats obtenus auprès de la BAD dont la dette a été effacée pour conclure sur ce chapitre en ces termes : « j'ai été, et de loin, le Chef de l'Etat comorien, qui a le plus payé les dettes contractées par les Gouvernements successifs du pays depuis l'indépendance »
L'annonce tant attendu finira par tomber : « nous avons signé, le 4 novembre dernier, avec la Fondation Fatima basée à Dubaï, une convention portant sur un don de 2 milliard d'euros, soit l'équivalant de 33 ans du budget national, destinés au financement de nos infrastructures de base, sur une période de deux ans ».
Le Chef de l'Etat a longuement expliqué que cette importante somme, « un don et non une dette » a-t-il martelé, qui représente une bouffée d'oxygène inégalée dans l'histoire du pays « va permettra de financer le développement du système éducatif, des centres hospitaliers, des transports maritimes et aérien, des routes et de l'énergie propre ».
Il y a cependant des conditions, a-t-il prévenu, plusieurs et contraignantes, notamment celle-ci : les financements seront versés aux sociétés étrangères qui réaliseront ces infrastructures, au fur et à mesure de l'avancement des travaux.
Avant de terminer son discours, le Chef de l'Etat a lancé un appel à tous, notamment les nouvelles autorités et les cadres du pays, à aider le Président élu, Dr Ikililou DHOINE, pour réussir le développement du pays « qui n'a jamais eu autant de perspectives de progrès ».
Pour conclure, il a une fois encore remercié « tous ceux qui, en 2006, ont voté pour l'homme au turban vert ». « J'ai fait de mon mieux pour mon pays. J'ai certes commis des erreurs mais certainement pas des fautes » a-t-il conclu.

Source : Beit Salam

Partager cet article
Repost0
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 20:32
   

COMORES : L’homme le plus vieux du monde pourrait être comorien

 

 

L'homme généralement considéré comme le plus âgé de la planète est, aujourd'hui, le Japonais Jiroemon Kimura qui a soufflé ses 114 bougies le 19 avril dernier. Il est monté sur la première marche du podium de la longévité après la mort de l'Américain Walter Bruening, lui aussi âgé de 114 ans. Pourtant, un vieux Comorien de Mitsamihuli connu sous le nom d'Aboudou Mtsashiwa, aurait dépassé le “supercentenaire“ du soleil levant. La preuve? Il a connu (et il se rappelle qu'il était alors encore “très“ jeune) la mère du premier président du conseil de gouvernement des Comores, feu Saïd Mohamed Cheikh, avant même que madame ne se soit mariée. “Je n'ai pas comme habitude de compter les années qui passent et de scruter les âges des autres, mais je sais que je suis de loin plus âgé que Saïd Mohamed Cheikh“. Une chose parfaitement sure : s'il était vivant, feu le président Saïd Mohamed Cheikh aurait aujourd'hui 107 ans, ce qui signifie que Aboudou Mtsashiwa en a plus.

Mais combien? Les Mitsamihuliens qui le connaissent parient sur les 120 ans. Mais continuons dans les preuves. “Quand j'avais douze ans, se souvient Mtsashiwa, j'étais atteint de la rougeole (belembe) et j'étais avec la grande sœur de Saïd Mohamed Cheikh, Moinahadidja Cheikh et nous étions transférés dans le village de fassi“. Mtsashiwa se souvient que l'on brulait jusqu'aux cases des personnes atteintes par cette maladie hautement contagieuse et que “le traitement était à base de noix de coco et d'aleovera (konyode)“.

Aboudou Mtsashiwa a consacré sa vie à la pêche et dit avoir vécu toute sa vie dans la ville balnéaire du nord. “C'est après mon hadj que j'ai cessé de travailler“, a-t-il confié. Actuellement, il passe l'essentiel de son temps entre la mosquée et la mythique place publique dite du “Mveridjuwu” de la ville. Ali Saïd instituteur de Mitsamihuli s'étonne qu'à son âge, l'homme “conserve encore intact ses sens et participe en toute conscience aux palabres“. Aboudou Mtsashiwa se rappelle du temps où la marée montait jusqu'à l'actuelle place publique et la poste, et soutient qu'elle aurait reculé au fil des années.

Pour l'instant son principal souci c'est d'avoir perdu ses dents ; même s'il trouve cela parfaitement normal : “Quand on est vieux, dit-t-il à ce propos, toutes les parties de votre corps vous font mal“. Aboudou Mtsashiwa n'a pas eu d'enfants et vit avec sa fille adoptive Fatima Aboudou. Il est connu pour sa méfiance de l'hôpital et des médicaments “moderne”. Le docteur Djabir Ibrahim explique cette vie exceptionnellement longue par l'alimentation à base de poisson et les vertus antimicrobiennes de la mer. “Une hygiène de vie saine, une bonne alimentation plus l'exercice physique sont reconnues comme le facteur commun aux hommes à expérience de vie élevée“.

Mais Le secret de la longévité record est dû selon des gérontologues à des prédispositions génétiques qui développeraient une immunité de fer, particulièrement résistante à la mort cellulaire. Aboudou Mtsashiwa n'est peut-être pas le détenteur du trône de la longévité chez tous les Comoriens que Dieu a fait, et il n'est éventuellement pas trop tard pour sauvegarder les connaissances de toute nature chez par ces personnes âgées qui s'en vont sans crier gare. Ainsi pourront nous démentir Ahamadou Hampatéba qui disait : “En Afrique, un vieillard ui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle“.

Toyb Ahmed

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 11:07

Mbiou-2.jpg

DSCI2791.JPG

DSCI2792.JPG

Discussion.jpg

Mdadra-2.jpg

Tari-3.jpg

mziniyo.jpg

Danseurs.jpg

Halidi.jpg

Drapeau.jpg

Mdadra.jpg

visiteurs-de-l-expo.jpg

Toirab.jpg

DJ-Loukman-avril-2011.jpg

wadaha-2.jpg

Tarimans.jpg

Discours.jpg

Chamanga--Abdallah--Ainou--Halidi--Sabasse.jpgChigoma.jpgDSCI2776.JPGChamanga--invite-de-la-journee.jpgMbiou.jpgKandza.jpgcomediens.jpgcomediens-copie-2.jpgDSCI2797.JPGAbacar-et-Charabine-copie-1.jpg

Partager cet article
Repost0
8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 10:28
Littérature. Le premier roman en shikomori a vu le jour à Mutsamudu

Un évènement culturel de taille s'est déroulé à Mutsamudu, à la Bouquinerie dans le quartier de Habomo le samedi 30 avril dernier. Il s'agit de la présentation dans le cadre de l'émission “Livres à palabre“ produit par l'Ortc, du premier roman publié en langue comorienne et écrit par Mohamed Nabhane, un agrégé d'Arabe, enseignant à Mayotte. Ce livre a bénéficié de la précieuse collaboration de Ahmed Chamanga, enseignant chercheur à l'Institut des Langues Orientales à Paris et éditeur (Komedit) qui fait un travail remarquable pour la promotion de la langue comorienne au niveau de la grammaire et de la graphie du comorien, en caractères latins.

Une première dans l'émission “Livres à palabre“, celle-ci s'est tenue en langue comorienne devant un parterre de Mutsamudiens et de Mutsamudienne, des proches ainsi que d'autres amoureux de la culture venus de Wani, Mirontsi, de Moya et d'autres coins de l'île. Mohamed Nabhane, l'auteur a répondu aux questions de l'animateur de l'émission. Il a expliqué qu'il a choisi d'écrire ce premier roman en langue comorienne non seulement parce que c'est sa langue affective qui a porté son histoire dans ses tripes pendant si longtemps mais aussi pour réhabiliter la langue du colonisé par rapport à celle du colonisateur. La langue du colonisé du fait même de la logique de domination et d'étouffement inscrite dans toute colonisation a toujours été considérée comme inapte à véhiculer quoi que ce soit : la beauté d'une image poétique et encore moins les concepts d'une pensée philosophique.

Dans le droit fil des positions de Ngugi Wationgo, cet écrivain Kenyan qui en réaction à la négritude et la francophonie continuatrice de la domination de la langue française, écrit désormais en kikuyu seulement, Mohamed Nabhane vient de se lancer dans la bataille linguistique contre l'hégémonie du français et sa position réputée inattaquable.

L'auteur de Mtsamdu Kashkazi Kusi Misri, vient de donner ainsi un exemple de possibilité d'expression et de création littéraires pour les multiples talents qui existent en langue comorienne mais qui n'osaient pas s'extérioriser à cause d' un complexe d'infériorisation de leur langue savamment, distillé par le système colonial et reprise par les systèmes néocoloniaux dominants en Afrique lesquels font croire qu'en dehors de la langue française, point de salut. Mtsamdu Kashkazi kusi Misri est un roman autobiographique qui raconte les péripéties d'un voyage aventureux, de Mutsamudu au Caire en passant par la Tanzanie, le Kenya, l'Uganda, et le Soudan. L'auteur y était accompagné de son père, son frère et son cousin. Vues à travers les yeux d'un petit garçon de 11 ans et raconté par lui, ce voyage extraordinaire nous plonge dans l'univers de l'enfance avec son émerveillement et le grossissement des détails qui échappent souvent aux adultes.

Pour nous convaincre voici un passage du livre qui décrit la découverte de la faune du continent : “wakati ibisi yalawa, randrisa hulawa umuji wa Darsalama hungia mpaharoni, randrisa hona uzuri wa libara la Tanzani. Randrisa huvira mbeli vwa zinyama karaparozona maeshani hatru pia, nahika tsi de sinema. Vuka nyombe ndirbwavu amba ta karaparozona, na buzi za shinamna wala tsi buzi, na pundra tsi pundra, farasi tsi farasi zilio na mirari midu na mewu, be hasswa izo zaidi zika de zijirafu. Maumio yazo ika mindra ta basi tu,tsena zamoendra, zakoka mauri zisitria sifa , zisidjona, mauri zina kiburi, na hutowa udjamali amba kausi vwangina dunia-mafiha“.

Pour ceux qui peuvent lire et comprendre le shindzuwani, il est clair que ce passage est plein de beauté littéraire. La reprise d'expressions tirées des contes et légendes comoriens notamment lorsqu'un évènement extraordinaire se produit qui entraine le déchainement des éléments de la nature : “vua tsi vua, jua tsi jua, pevo tsi pevo“ donne un cachet d'authenticité culturelle à la langue littéraire de l'auteur, pour qui le spectacle qui se déroule devant ses yeux d'enfants relève du monde fantastique des contes et légendes du pays. Mtsamdu, Kashkazi, Kusi Misri est à lire absolument pour décoloniser nos esprits et retrouver un usage de notre langue différent de la simple communication interpersonnelle.

Aboubacar Ben Said Salim
Partager cet article
Repost0
1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 13:38
Partager cet article
Repost0
28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 22:42
La BIC.jpg

La réponse de la direction générale de la Bic

 

Tout d’abord, nous nous étonnons que monsieur Pierre Abdalah Itibar, auteur de propos très orientés, négatifs et mensongers à l’encontre de la BIC recueillis par le journaliste Kamardine Soulé, ne soit pas venu nous voir pour nous interroger sur nos pratiques bancaires, car nous n’avons jamais refusé de recevoir quiconque et l’attaque est facile sans contradicteur.


Nous rappelons que la BIC est filiale du groupe Bnp Paribas qui bénéficie des meilleures notations internationales quant à la qualité de sa gestion, au respect des ratios prudentiels et des principes déontologiques. Notre personnel est formé aux standards du Groupe Bnpp et nous appliquons au quotidien les méthodes de travail de notre Groupe d’appartenance, reconnues et saluées par l’ensemble de la profession bancaire et les régulateurs, notamment dans la distribution du crédit et les règles d’orthodoxie financières y afférentes. Tous les ans nos comptes sont audités et certifiés par un cabinet d’expertise comptable indépendant affilié au réseau international Mazars qui n’a jamais mentionné de réserve sur la gestion de la banque.

Nous publions ensuite un rapport annuel, disponible pour tous, qui relate les faits marquants de l’exercice et les résultats obtenus, tout ceci dans la plus grande transparence.

 

Contrairement à l’article de presse, nous ne faisons aucune affirmation gratuite mais développons nos propos à partir de faits réels et vérifiés. D’autre part, notre organisme de tutelle, la Banque centrale des Comores, n’a jamais relevé aucun manquement dans notre gestion, carnous sommes soucieux de répondre à la loi bancaire en vigueur dans le Pays et respectons scrupuleusement les textes réglementaires. C’est donc faire injure à cette institution que de prétendre le contraire dans l’article de presse et ceci est inadmissible de la part d’un soi disant “expert“ dont nous ignorons tout des compétences et du parcours professionnel. Il est présenté dans l’article comme “un consultant mandaté par des ] entreprises locales en litige avec leurs banques“, c’est dire si ce monsieur ne peut que développer des arguments tendancieux et partiaux, allant dans le sens de ses mandants, en se faisant au passage une publicité gratuite servant ses intérêts personnels.

 

Il est regrettable, que suite à des litiges commerciaux entre une banque et ses clients, des affaires en cours d’instruction soient divulguées dans la presse en mentionnant le nom des parties en présence, ce qui est une faute professionnelle au regard du devoir de réserve que chacun doit observer. C’est pour cette raison que nous n’avons pas répondu immédiatement à l’article de 28 février, ne voulant pas entretenir la polémique et voulant respecter ce devoir de réserve entre la Banque et ses clients, mais trop c’est trop, surtout face à des faits totalement inexacts, voire diffamatoires lorsque l’auteur se permet d’affirmer, nous citons “la banque n’informe ni ne conseille son client, au contraire, elle met en place un stratagème pour détruire non seulement son client, mais sa famille et toute sa génération….“

De telles assertions ne sont pas dignes d’un professionnel objectif dans sa démarche, et c’est faire outrance à l’ensemble de la profession bancaire des Comores que de les tenir. De plus, ce monsieur, non content de critiquer la profession bancaire et les différentes institutions qui s’y rapportent, se permet d’être un donneur de leçons vis-à-vis du gouvernement et des autorités monétaires, il s’agit là d’une attitude irresponsable et totalement irrévérencieuse. Que des litiges commerciaux puissent naître au cours de la relation de partenariat entre la banque et certains de ses clients, il s’agit là des aléas d’une conjoncture économique qui peut s’avérer parfois défavorable, mais à chaque fois que cela a pu se produire, nous avons toujours favorisé le dialogue pour la recherche d’une solution amiable et constructive, permettant de dénouer la situation au meilleur des intérêts des deux parties, et nul ne peut se permettre d’affirmer le contraire.

 

De plus nous ne sommes pas comptables des erreurs de gestion constatées dans certains dossiers et chacun doit assumer ses responsabilités en toute connaissance de cause, car il est trop facile de toujours rejeter la faute sur autrui, en faisant endosser ses propres manquements ou ceux des autres, aux banques. La BIC, mais aussi ses confrères, ont toujours répondu présents pour le financement de l’économie et nous accompagnons nos clients dans leurs projets avec le plus grand professionnalisme, avec toujours la volonté de nouer une relation de partenariat équitable, contrairement aux allégations de monsieur Itibar, qui lui développe des thèses partisanes, car mandaté pour défendre certains opérateurs avec lesquels nous sommes en procédure judiciaire de recouvrement de créances. Mais laissons à nos avocats et à la Justice faire leurs métiers en toute liberté d’appréciation et de jugement des dossiers en cours d’instruction.

 

Sur la problématique des taux d’intérêt, nous appliquons la fourchette de taux autorisée par la directive Ministérielle et les taux consentis sont fonction de la prime de risque du dossier étudié. Il ne sert à rien de jeter de l’huile sur le feu, il s’agit d’une attitude que nous laissons à nos détracteurs car critiquer est à la portée de tous, mais construire est chose plus difficile et, quant à nous, c’est cette dernière posture que nous voulons privilégier. Concernant l’article 22 avril 2011 Nous ne ferons aucune observation sur cet article signé par A.A.A, tellement il est tendancieux en reprenant les arguments développés dans l’article du 28 février et en commentant les propos de son auteur, propos déjà erronés et diffamatoires. Il s’agit là d’un tissu d’inexactitudes qui ne mérite pas que l’on s’y attarde et le mieux est d’en ignorer le contenu.

Dans les deux articles de presse ci-dessus mentionnés et notamment dans le deuxième, les affirmations faites seraient issues d’un rapport restreint destiné aux opérateurs locaux, mais en guise de rapport, il s’agit surtout de désinformation orientée car nous n’avons jamais eu connaissance qu’un organisme officiel ait été saisi pour la rédaction d’un tel document, présenter les choses ainsi c’est tromper de façon intentionnelle l’opinion à son profit. Nous regrettons ces agissements et au travers de ce droit de réponse, voulons rétablir la vérité sur les pratiques réelles des banques aux Comores.

Source Al-watwan N° 1743 du jeudi 28 avril 2011

 


 

La Bic épinglée par un rapport restreint

 

La Bic est encore une fois sur la sellette. Cette fois, elle est gravement épinglée par un rapport restreint destiné aux opérateurs locaux, établi par un expert en matière. “Il est incontestablement justifié que ces écarts et ces comportements délictuels du système bancaire sont prémédités“, y lit-on. Une conclusion qui porte des accusations sans détours.

Ce rapport doit interpeller la conscience et la responsabilité des dirigeants de la société et leur devoir d’explication face à une clientèle sur le tapis. L’auteur évoque, en termes de droit des obligations et de droit des contrats, des concepts nouveaux aux Comores, mais vieux de trente ans en Europe : vices du consentement, violence économique... Dans ce rapport retreint sur la situation bancaire aux Comores, l’auteur s’est basé sur l’examen de deux dossiers contentieux, Dini Charif et Bazi pour se rendre compte de la gravité de la situation bancaire dans notre pays. Selon lui, l’aide proportionnelle octroyée par la Bic aux premiers opérateurs économiques pour les motiver et pour pouvoir en attirer d’autres, en accordant notamment des facilités de caisses, une prise en charge de la gestion des comptes, une mise en place des crédits documentaires, etc., fait partie des usages entretenus par la banque pour sa forte rentabilité. Ils sont, pourtant, à l’origine des déboires des opérateurs.

 

Appât


La Bic accorde une facilité de caissesans trop de difficultés. Le client appâté, qui devient opérateur de fait, se sent redevable des largesses accordées. Cette pratique viole déjà, selon l’auteur, les lois bancaires, bien qu’elle soit présentée comme une participation de la banque au développement du pays et un soutien constant à la croissance. En adoptant cette pratique, la responsabilité de la banque, dans son obligation de mise en garde, de conseil et d’information, se trouve entièrement engagée. Parce, dès que la machine s’enclenche, les agios s’accumulent, précise-t-il, “le piège à rat s’auto-active“. La banque demande la mise en place de garanties et monte encore plus haut le découvert consenti.

 

L’opérateur, en quasi cessation de paiement, va poiroter pendant une période de vingt mois, assistant impuissant à l’augmentation exponentielle des agios. La banque propose la création de différents comptes (sans contrats, sans accord de l’opérateur) pour éclater le découvert sur plusieurs comptes faisant miroiter un compte bénéficiaire.


Violence économique


Selon lui, la banque commet l’immixtion de gestion de fait. Dès lors, la banque est coupable de faute délictuelle. Si la victime bénéficie d’une justice compétente en la matière et formée dans les droits cambiaires, elle peut réclamer le vice-de consentement qui annule le contrat. Il peut par la suite engager la responsabilité civile de la banque et une demande légitime de réparation en dommages et intérêts. Parce qu’en raison de la conception volontariste du contrat, la loi rattache l’abus de dépendance économique au concept à la violence. Ainsi, on parle de violence économique. La jurisprudence admet que le consentement de l’un des cocontractants peut être vicié de violence dès lors que l’autre partie au contrat a exploité abusivement de la situation de dépendance de la première afin de tirer profit de la crainte d’un mal menaçant directement les intérêts légitimes de cette personne.

La Cour de cassation en France a affirmé que “ l’exploitation abusive d’une situation de dépendance économique, faite pour tirer profit de la crainte d’un mal menaçant directement les intérêts légitimes de la personne, peut vicier de violence son consentement “ (Cass.civ. 1, 3 avril 2002).

 

Dès lors, la violence économique est sanctionnée par divers textes de droit de la consommation et de droit de la concurrence qui vont affecter la validité des contrats. Des termes nouveaux feront leur apparition tels que “l‘abus de position dominante“, “l’abus de dépendance“ et “l’abus dans la fixation des prix“, qui entrainent la nullité des conventions (v. Cass.com. 14 décembre 1999). La situation de faiblesse s’apprécie d’après l’ensemble des circonstances en tenant compte, notamment, de la vulnérabilité de la partie qui la subit, de l’existence de relations antérieures entre les parties ou de leur inégalité économique. Aux Comores, ces pratiques coutumières considérées “illégales“, du fait qu’un système est mis en place pour gagner par le biais de découvert et une seconde fois par la réalisation des sûretés. La banque accorde un prêt en bonne et due forme, avec des cautions, des garanties, des nantissements, des hypothèques, la victime parviendra à résister quelques mois pour payer avant de sombrer. Et puis vient l’assignation en justice qui se résume à payer la dette et à réaliser des sûretés sans que la justice ne demande l’origine et la composition de cette dette. Selon l’auteur du rapport, dans la plupart des cas, la banque est rentrée dans ses sous, mais les agios accumulés et les manoeuvres mises en placediluent les vérités.


La Bic rentre dans ses sous


L’auteur n’y va pas par quatre chemins et demande ni plus ni moins l’audit du système informatique de gestion de la Bic, estimant que plusieurs paramètres sont désactivés et ne fonctionnent qu’au forfait. Il estime qu’il est impératif d’expertiser les méthodes de gestion d’agios, mettre en place des prêts adaptés à chaque type d’investissement, initier les contrats dans lesquels sont décrits les obligations de chacun et les taux appliqués, transformer les découverts qui dépassent les six mois en un prêt à court terme de plus de vingt huit mois, estimant au passage que les garanties ne doivent pas excéder plus de 90% du montant sollicité.

AAA

Al-watwan N° 1740 du vendredi 22 avril 2011

Partager cet article
Repost0
19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 11:37
Lu pour vous :
Source :http://www.crash-aerien.aero/www/news/article.php?id=244347
Les avions d'Air Madagascar peut-être interdits d'Europe

Le 19 Apr 2011 à 11:02


Antananarivo (Madagascar) - Les deux Boeing 767-300 d'Air Madagascar assurant les longs courriers ne devraient plus avoir le droit de se poser sur les aéroports européens. Ils devraient être placés sur liste noire par la Conférence européenne pour l’aviation civile (CEAC), l'instance européenne chargée de contrôler le niveau de sécurité de tous les appareils desservant l'Europe. Air Madagascar ne peut donc plus desservir Paris et Marseille. La décision d'interdiction sera notifiée à la compagnie ce mercredi 20 avril ou ce jeudi 21 avril 2011. Les rotations régionales moyens courriers effectuées par la compagnie malgache entre Madagascar, La Réunion et Mayotte ne devraient pas être concernées par cette interdiction

Les avions d'Air Madagascar peut-être interdits d'Europe

Air Madagascar était dans le collimateur des autorités de la sécurité aérienne européenne depuis janvier 2011. Les dessertes longs courriers de la compagnie sont assurées par deux Boeing 767-300 datant de 1991. Ils réalisent toutes les semaines cinq rotations Antananarivo – Paris dont une via Marseille et une via Moroni (Comores) ainsi que deux rotations Antananarivo – Guangzhou (Chine) via Bangkok (Thaïlande). L'un des appareils effectuant la rotation Tananarive – Paris a été contrôlé par la CEAC à Paris sur l'aéroport Roissy Charles de Gaulle, comme le sont régulièrement tous les appareils se posant sur le sol européen.

L'appareil est contrôlé selon la procédure SAFA (Safety Assessment of Foreign Aircraft - un protocole de vérification du respect des normes de sécurité des avions). L'inspection détermine alors une anomalie qu'elle qualifie de «grave» sur une trappe du fuselage. Un problème de sécurité majeur selon la CEAC.

Le B 767-300 en cause est immédiatement cloué au sol par la CEAC. Il restera trois jours à Paris. Il reprendra les airs, à vide, après avoir été réparé, mais le mal est fait. Cela d'autant plus que le contrôle du second B 767-300 de la compagnie malgache laisse apparaître un certain nombre de manquements – moins importants que celui de la mauvaise fermeture de la soute -, aux règles européennes de sécurité.

Dans un communiqué publié ce lundi, la compagnie malgache affirme, en substance, s'être pliée à toutes les exigences du protocole SAFA. Cela n'a visiblement pas suffit. Dans son communiqué Air Madagascar dit «accepter et positiver ces remises en question qui n’ont comme objectif que l’amélioration continue de son exploitation».

Le transporteur aérien fait aussi remarquer qu'il est une compagnie majeure sur l'océan Indien, qu'il fête ses 50 ans et qu'il n'a jamais eu de problème majeur. La compagnie souligne que son centre de maintenance d'Antananarivo, où sont effectuées toutes les "grandes visites" des avions (démontage complet, inspection et maintenance des appareils) bénéficie de tous les agréments internationaux dont «le JAR 145 et IOSA qui viennent d'être renouvelés».

La décision de la CEAC n'affecte pas les liaisons régionales effectuées par Air Madagascar. Les 11 rotations entre la Grande Île et La Réunion et les 9 en direction de Mayotte continuent sans problème. Il en va de même pour les vols en direction de l'Afrique du Sud, des Comores, du Kenya et de Maurice Ces vols sont effectués par des ATR 42 et 72 ainsi que par des Boeing 737-300. Les vols longs courriers en direction de Guangzhou (Chine) via Bangkok (Thaïlande) sont également maintenus.

Concernant la desserte vers l'Europe, la direction d'Air Madagascar est à la recherche d'un avion de location et de places à acheter sur les compagnies régulières afin d'assurer les rotations normalement. Un code share (accord de coopération pour la commercialisation des places) a d'ailleurs récemment débuté avec Air France.

Partager cet article
Repost0
18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 09:53

 

Comme c’était prévu, le tribunal de première instance de Moroni a rendu son verdict jeudi 14 avril 2011 dans l’affaire « Rébellion ». Celui-ci ayant estimé que  le délit de rébellion n'est pas constitué a décidé la relaxe pour l’ex chef d’état major de l’AND (Armée National de Développement), le général Salimou Mohamed Amiri et dix autres prévenus.

Pour quatre autres prévenus – des gardes corps de l’ex chef d’état major de l’AND poursuivis pour le même chef d'accusation, le Tribunal a requalifié l’infraction et les  a reconnus coupables de violence. Ils sont condamnés  à un an de prison dont dix mois ferme.

Néanmoins, le Général Salim Mohamed Amiri n'a pas retrouvé sa liberté. En effet, il est toujours, en résidence surveillée dans l’attente du procès concernant l’assassinat du lieutenant-colonel Combo Ayouba.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


 

Partager cet article
Repost0
16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 20:03

Lu pour vous :

Source : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/ 

C'est donc une Dame comorienne en situation irrégulière qui, par la vertu de sa douce conviction, a amené la Cour de cassation (Assemblée plénière, 15 avril, 10-17049) à briser l'archaïque régime de la garde-à-vue, en appliquant directement et immédiatement le droit européen. J'imagine que notre amie est rentrée depuis belle lurette aux Comores, mais du fond du cœur, je l'embrasse affectueusement. Gloire et respect à ceux qui, dans l'adversité, savent affirmer des opinions minoritaires, et remerciements à ses avocats, avec notre ami Didier Bouthors qui in fine a porté le fer.


L'affaire

Cette juste et noble Dame s'est faite arrêter par la police en situation irrégulière, le 1° mars 2010. Elle a été placée en garde à vue à 11 heures 30, et a demandé aussitôt à s'entretenir avec un avocat. Refus car le Code de procédure pénale ne le prévoyait pas, et audition de 12 heures 30 à 13 heures 15, avant un entretien avec un avocat de 14 heures 10 à 14 heures 30. Le préfet lui a ensuite notifié un arrêté de reconduite à la frontière, le juge des libertés l'a maintenue en centre de rétention et tout s'est enchaîné vers l'expulsion.
Mais notre amie comorienne a tout contesté, expliquant que ces décisions de justice étaient illégales. Motif d'illégalité invoqués par l'irrégulière ? Elle rappelait que par deux arrêts Salduz c./ Turquie et Dayanan c./Turquie, rendus les 27 novembre 2008 et 13 octobre 2009, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) avait jugé que, pour que le droit à un procès équitable, consacré par l'article 6 § 1 de la Convention, soit effectif et concret, il fallait qu'elle puisse bénéficier de l'assistance d'un avocat dès le début de la garde à vue et pendant ses interrogatoires », ce dont elle avait été privée.
Annulation de rien du tout avait répondu le président de la Cour d'appel : « Les arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme ne lient que les Etats directement concernés par les recours sur lesquels elle statue, que ceux invoqués par l'appelante ne concernent pas l'Etat français, que la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'impose pas que toute personne interpellée ne puisse être entendue qu'en présence de son avocat et que la garde à vue, menée conformément aux dispositions actuelles du code de procédure pénale, ne saurait être déclarée irrégulière ». Cocorico, la loi française et plus forte que la Convention Européenne des Droits de l'Homme, juste bonne calmer les Turcs, voire les Ukrainiens. Mais pour la patrie des droits de l'homme, faut pas charrier.
C'est là que ça casse, et ça casse sec : « Attendu que les Etats adhérents à cette Convention sont tenus de respecter les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme, sans attendre d'être attaqués devant elle ni d'avoir modifié leur législation ; que, pour que le droit à un procès équitable consacré par l'article 6 § 1 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales soit effectif et concret, il faut, en règle générale, que la personne placée en garde à vue puisse bénéficier de l'assistance d'un avocat dès le début de la mesure et pendant ses interrogatoires ».

 

C'est l'arrêt Shynthol : beaucoup de bien là où ça fait mal.

 

1. La garde à vue

La garde à vue est la première étape du processus d'accusation pénale, et les droits de la défense doivent être garantis de façon effective. Donc, des choses simples et naturelles : l'avocat présent dès le premier interrogatoire, avec l'accès aux pièces qui accusent son client et la possibilité de participer aux interrogatoires en posant des questions. Pour la personne en garde à vue, c'est le droit au silence et donc de refuser de répondre aux questions sans que ce silence soit interprété comme un aveu.

2. La loi du 14 avril 2011 sur la réforme de la garde à vue déjà ratatinée

Le Parlement, comme les mauvais élèves, ne travaille que sous la contrainte. Il redoutait que le 15 avril la Cour de cassation impose une réforme immédiate, et s'est empressé de voter une réforme par une loi du 14 (Loi n° 2011-392 du 14 avril 2011 relative à la garde à vue). Bel effort, et je compatis aux souffrances du groupe UMP, obligé d'accorder des garanties de procédure aux gardés à vue et aux étrangers en situation irrégulière. Mais tout ceci pour rien... La Cour de cassation dit que la jurisprudence de la CEDH s'impose, même à la loi, et la loi du 14 est en retrait des exigences rappelées le 15. Notamment, la loi n'accorde pas à l'avocat l'accès aux pièces et ne lui permet pas d'intervenir lors des interrogatoires. Moins de 24 heures de vie pour une loi, le record sera difficile à battre. Le groupe UMP va devoir s'aligner, et je prévois la livraison à l'attention de nos brillants députés d'une semi-remorque d'antidépresseurs.

3. Toutes les gardes à vue sont has been

La Cour de cassation ne crée pas le droit à compter de ce 15 avril. Elle dit que ce droit existait et s'imposait en France, au moins depuis l'arrêt Salduz du 27 novembre 2008. La solution retenue pour notre amie comorienne a vocation à jouer pour maintes autres procédures. On verra à travers la diversité du contentieux les annulations qui suivront, mais c'est une grande brèche procédurale qui s'est ouverte.

4. Une bâche pour le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel, saisi dans le cadre d'une question prioritaire de constitutionnalité, avait rendu une décision qui, sans le dire, s'inspirait largement de la jurisprudence de la CEDH (Décision n° 2010-14/22 QPC du 30 juillet 2010). Il avait déclaré les articles du Code de procédure pénale relatifs à la garde à vue contraires à la Constitution, très bien, mais avait laissé la loi perdurer pendant près d'un an, le temps d'adopter une réforme. Il fallait donc appliquer en toute sérénité une loi violant les droits de la défense. La Cour de cassation refuse ce système, aberrant, et colle un joli bonnet d'âne au Conseil constitutionnel. Ambiance...

5. Une nouvelle jeunesse pour la Cour de cassation

Avec la question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel est entré de plein pied dans le paysage juridictionnel, et se verrait bien, héritant de toutes les affaires les plus délicates, devenir Cour suprême. J'ai cru comprendre que cette perspective n'emballait ni la Cour de cassation, ni le Conseil d'Etat. Or, en jouant pleinement le jeu du droit européen, ces deux juridictions peuvent se ressaisir de l'autorité. Si la Cour de cassation avait saisi les maintes occasions qui se sont présentées à elle, elle aurait pu rendre cet arrêt bien plus tôt, et il n'aurait pas été besoin de saisir le Conseil constitutionnel. Une Cour de cassation vraiment européenne laisserait peu d'espace pour le Conseil constitutionnel. Le Conseil d'Etat itou. Personne ne s'en plaindrait.

6. L'application directe et effective des arrêts de la CEDH

Last, but non least, cet attendu de la Cour de cassation : « Les Etats adhérents à cette Convention sont tenus de respecter les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme, sans attendre d'être attaqués devant elle ni d'avoir modifié leur législation ». Réformant le raisonnement de principe du président de la cour d'appel selon lequel les arrêts de la CEDH ne lient que les Etats directement concernés par les recours sur lesquels elle statue. Tout faux, archi-faux : la jurisprudence de la CEDH entre immédiatement dans le droit positif, et place au rebut les lois contraires. C'était une donnée générale, assortie d'aménagements : les arrêts de ce 15 avril en font une règle d'or, et les applications seront générales, bien au-delà du seul cas de la garde à vue.
Nous voici européens :
enfin ! Et merci encore à notre amie comorienne qui a beaucoup fait pour la République.



 

Partager cet article
Repost0
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 12:39

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Affaire rébellion :

Les avocats de l’ex-général Salimou se disent « sereins »

 

Moroni, mardi 12 avril 2011 (HZK-Presse) Vingt quatre heures après le procès de l’ancien patron de l’AND accusé de rébellion, ses avocats ont tenu ce lundi après-midi une conférence de presse pour donner leur point de vue sur le déroulement de l’audience et démontrer la pertinence de leur ligne de défense.

 

Après la comparution samedi dernier pour acte de rébellion, les avocats de l’ancien chef d’Etat-major, Salimou Mohamed Amiri ont critiqué dans une conférence de presse ce lundi la procédure engagée contre leur client au sujet d’une rébellion dont les faits remontent au 31 Août 2010. « Il était démontré que l’acte de rébellion n’est pas constitué et qu’aucune infraction ne peut leur être imputé », déclare Me Louis Marie Duroux, avocat au barreau de Paris, avant d’ajouter que « il n’y a pas eu de rébellion car il n’y a pas de victime, condition nécessaire à la constitution de l’infraction ».

 

Accompagné par deux confrères français à la résidence « très surveillée » de l’ex-général Salimou, Me Harmia Ahmed a évoqué l’état d’esprit de l’ancien patron de l’armée nationale dans l’attente du délibéré fixé pour demain jeudi. « Salimou Mohamed Amir est serein et attend avec impatience la décision de la justice », affirme Me Harmia Ahmed. Les avocats se réjouissent de la façon dont s’est déroulé le procès samedi malgré certaines irrégularités.

 

« C’est le samedi même qu’on a su qui va présider l’audience et je trouve cela anormal ». Le bâtonnier est même allé prendre un exemple dans le régime d’Hitler en démontrant que « même dans les procès de Nuremberg, on savait qui va rendre la décision ».

 

Au cours de leurs interventions, les avocats de l’ancien patron de l’AND n’ont pas épargné l’actuel chef d’Etat-major et le magistrat instructeur sur « le  rôle » qu’ils ont joué dans cette affaire. « Le juge d’instruction voulait se substituer à la police et à la gendarmerie en voulant exécuter lui-même sa décision », regrette Me Harmia Ahmed.

 

A deux jours de la délibération, les avocats de Salimou pensent que cette affaire va être un tournant pour le peuple comorien ainsi que pour le pays « parce que ce sera l’occasion pour les autorités judiciaires, qui sont les premiers chefs exclusivement concernés de marquer leurs considérations à la fois à la constitution et au code de procédure pénale », martèle Me Hugo Levis, avant d’ajouter que « nous serons attentifs sur le dossier et que le droit, la constitution et les procédures pénales soient respectées ».

 

Les avocats de Salimou ont aussi évoqué l’affaire de l’assassinat du lieutenant-colonel Combo Ayouba dans laquelle leur client est détenu en résidence surveillée pour complicité. « L’affaire est devant la chambre d’accusation et nous ne sommes pas encore convoqués », réaffirme Me Harmia Ahmed. Venu pour l’affaire de rébellion, les deux avocats français à savoir Me Louis Marie Duroux et Me Hugo Levis, vont assister aussi Me Harmia et Baco dans le volet criminel lié à l’affaire Combo. « Nous disposons de très peu d’éléments à propos de ce dossier, mais nous sommes entrain d’obtenir une copie et j’espère que ça va vite se régler », conclut Me Hugo Levis.

 

Mohamed Youssouf

120411/my/hzkpresse/21h00

 

Partager cet article
Repost0

Pages