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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 20:55
Comores / Société
Fomboni, lundi 19 février 2007 (HZK-Presse) Le vendredi 17 février à l’Alliance Franco- comorienne de Mohéli s’est déroulée l’exposition du livre intitulé : « Le Droit comorien », dont l’auteur est le juriste Abdou Djabir, qui est président du tout
nouveau parti mohélien « MSADA ». Plus d’une centaine de personnes ont assisté à
la conférence donnée par Docteur Djabir, notamment les autorités judiciaires de l’île, des chefs religieux, des responsables d’ONG du développement, des professeurs et
une forte présence des femmes.
 
L’auteur de ce livre dit avoir mis sept ans pour le sortir, dont cinq ans de recherche
et deux ans pour son élaboration et sa rédaction. Dans son ouvrage Abdou Djabir
parle du droit traditionnel comorien mais pas du droit étatique.
 
A travers ses propos, le futur candidat à la présidentielle de l’île a expliqué que le
droit traditionnel comorien existe même s’il n’est pas encore transcrit.
Par conséquent ce droit se trouve « éparpillé et plus ou moins appliqué » fait-il observer.
 
Le droit traditionnel comorien a deux sources bien précises, l’Islam inspiré du saint coran et la sunna (ensemble de faits rapportés du vivant du prophète) d’une part,
et les coutumes de l’autre.
 
Le droit appliqué aux Comores est le « Minihadj Altoilibin », un document rédigé par
 un sunnite appelé Anawawi depuis le 13ème siècle et à partir duquel l’on a élaboré
aux Comores le nouveau code de la famille adopté par l’assemblée nationale en 2004.
 
Un texte jugé trop inspiré de ce Minihadj, dont certaines dispositions ne sont pas explicites, notamment sur la polygamie et les enfants nés hors mariage, soutient le conférencier.
 
« Ces deux sources de droit se marient très bien », reconnaît-il, mais il y a encore certaines coutumes préislamiques qui, suivant l’évolution et la modernisation de nos sociétés, devront être maintenues ou abandonnées, notamment le « Goungou » [une sanction collective destinée à punir les contrevenants, en les dénonçant sur la voie publique par des chants], dont l’efficacité reste encore actuellement discutable.
 
Pour finir le Dr Djabir a cité brièvement les bases du droit traditionnel comorien
traitées dans son livre notammentle code de la famille,le domaine du mariage, le droit de la femme, la question de majorité.
 
La conférence s’est achevée après l’intervention de certains hommes de loi qui ont
tenu à porter plus d’éclaircissement sur quelques aspects soulevés par l’ouvrage.
 
Pourrons-nous dire maintenant qu’il existe un document de référence du droit traditionnel comorien ? La réponse viendra sans doute de la pratique et des débats
que ne manquera pas de soulever ce livre venu enrichir l’œuvre des intellectuels comoriens. 
 
Ancien militant du Front démocratique, Abdou Djabir avait fait la prison en 1985 sous le régime du président Ahmed Abdallah, accusé avec ses co-geôliers d’atteinte à la
sûreté de l’Etat. Il exerce actuellement à Mayotte dans l’enseignement.
 
Habib Nomane
190207/hn/hzkpresse/7h00
 Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 22:26
 
Les affrontements qui ont opposé hier les militaires de Mohamed Bacar à la population de Domoni ont fait un civil tué, un militaire FGA blessé par balle et
3 civils  blessés
 
Depuis le vendredi dernier un couvre feu est imposé par le Ministre insulaire
de l’intérieur de 20 heures 30 à 06 heures dans la ville de Domoni.
 
Pour vous permettre de mieux appréhender la gravité de la situation, nous
vous proposons le message ci-dessous d’un témoin oculaire diffusé sur
HABARI le samedi 17 février 2007. 
 
SANS COMMENTAIRES !!!
 
From: kougnaka
 To: habari@yahoogroupes.fr
 Sent: Saturday, February 17, 2007 11:29 AM
 Subject: [Habari] Evenements dramatiques à Anjouan. La dictature de Bacar
continue de tuer! ! !
 
 Un message d'Anjouan qui relate les événements de Domoni le mardi dernier.
Mohamed Bacar continue de tuer ! Lire la suite.
 
 Bonsoir,
 
 la journée à Domoni a été très dure vers la fin de celle-ci. Après les événements de mardi passé qui se sont soldés par la cassure de la main gauche d'un militaire par un civil armé de coupe coupe, l'escadron des forces de la gendarmerie a attaqué
la ville de Domoni vers 16h00.
 
 A ce moment là avec des amis et autres personnes (hommes et femmes) nous étions à Domoni pour participer à un mariage d'un de nos amis qui célébrait le mariage de sa
fille.
 
Nous avons croisé les militaires qui rentraient vers la ville armés jusqu'au dent. Nous étions obligés de presser les pas car la situation ne nous semblait pas meilleure. Les militaires avançaient à pas lent tout en dégageant la route jonchée de pierre et
 de barricades. A la sortie de la ville nous avons entendu en effet les armes qui parlaient. Cela a continué entre 18h et 20h durement d'après les dernières personnes qui ont quitté la ville de Domoni.
 
Alors le bilan :
 - un civil tué
 - un militaire FGA blessé par balle connu sous le nom de Pelé (Capitaine de l'équipe Citadelle) au CHR de Hombo par qui ????
 - 3 civils autres blessés dont une demoiselle au CHR de Hombo.
 
 La situation nous l'avons vu très tendue à Domoni. Pour la petite histoire, les
hommes et les femmes qui assistaient au mariage cet après-midi ont été contraints
de marcher sur des dizaines de km passant sur des raccourcis non goudronnés, avant et après la manifestation pour cause de barricades à l'entrée de Domoni et dans
la ville. Actuellement l'armée a investi la ville de Domoni avec plusieurs militaires.
 
 Au départ de cette situation suite au refus des habitants de ne pas accepter les compteurs prépayés de l'EDA (Electricité d'Anjouan).
 
 Des dires parlent de la confiscation de la radio Swauti Riyadhui qui appelait les habitants à combattre les militaires considérés comme envahisseurs. Le micro de la mosquée de vendredi appelait aussi les habitants à ne pas se laisser faire. Nous sommes partis en laissant une tension au sein de la population.
 
Les militaires cherchent aussi TCHOUKOUNI qui est l'auteur du coupe- coupe au militaire, garde rapproché du Président BACAR.
 
A suivre cette situation qui, à l'heure actuelle pas de dénouement en vue...
 
Amicalement.
 
 N.B. Dernière nouvelle : le ministre de l'intérieur a sorti un arrêté
 instaurant un couvre-feu de 3 jours entre 20h30 et 06h du matin dans
 la ville de Domoni à compter de cette nuit de vendredi.

 
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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 19:55
 
Suite à l’article de l'Agence HZK-PRESSE intitulé « PRESIDENTIELLES DES EXECUTIFS DES ILES : LA COMMISSION NATIONALE EST MISE EN PLACE » que nous avons publié le vendredi dernier Vous trouverez ci-dessous la liste des membres de la commission électorale nationale nommés par Décret présidentiel de l’Union en date du 12 février 2007:
 
 M. Ali Said Mdahoma,
M. Mohamed Kassim Zahahe,
Mme Assiat Zoubert,
Mme  Zainata Mlindé,
Mme Salim Mohamed Soilihi,
M.Mahamoud Salim Hafi,
M.Mohadji Issa,
M.Idrissa Said Ben Ahamada,
Mme Cheikh Ahmed Amina,
M.Cheik Salim Said Attoumane.
 
Il a été aussi mis en place par arrêté du ministre chargée de la fonction publique, un secrétariat national administratif permanant dont ci-dessous les noms des 4 personnes chargée de son  animation :
 
M. Saindou Djazila, coordinateur national, 
M. Ali Mouhibaca, chargé de la logistique,
Mme Ahmed Zainaba, membre,
M. Ali Abdou Halidi ,membre
 
Un autre arrêté du même ministre a confirmé les membres des secrétariats insulaires administratifs permanant.
 
Pour l'île de Ngazidja,
 
Ali Said Madi(Union),
Abdou madi (gouvernement de l'île)
 
Pour Anjouan,
 
M. Soulaimana Combo (Union)
M. Abdou anli(gouvernement de l'île)
 
Pour Mohéli,
 
M. Haidar ben youssoufa (Union),
M. Boina Madi (gouvernement de l'île)
 
 
 
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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 23:09
Moroni, jeudi 15 février 2007 (HZK-Presse) – Les dix membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sont désormais connus, suite à leur nomination par décret publié lundi par la présidence de la république. Une décision qui intervient quelques jours après promulgation d’une nouvelle loi électorale, adoptée le 15 janvier dernier par le parlement, et dont certaines dispositions sont contestées par deux des trois présidents en exercice des exécutifs insulaires [colonel Mohamed Bacar d’Anjouan et Mohamed Said Fazul de Mwali].
Ces derniers, qui prétendent se représenter à leur propre succession, ont attaqué la loi rectificative auprès de la Cour constitutionnelle pour « inconstitutionnalité ». Une démarche suivie également par l’assemblée de l’île de Ngazidja, au motif que les lois régissant les élections insulaires et locales relèvent du domaine des compétences des assemblées des îles autonomes.
Quant au chef de l’exécutif de l’île, Mzé Abdou Soulé Elbak, il a déclaré son intention de se conformer sans condition au nouveau texte portant modification de la loi électorale du 16 octobre 2005, notamment la nouvelle disposition obligeant les présidents en exercice à renoncer à leurs fonctions s’ils ont l’intention de briguer un nouveau mandat.
Selon l’article 123 de l’ancien code électoral, le décret qui convoque le corps électoral est pris par le président de l’île, fixe les dates du scrutin, le délai du dépôt des candidatures qui ne peut dépasser 10 jours à compter de sa date de publication ainsi que la durée de la campagne électorale (entre 20 et 30 jours après dépôt des candidatures). Il s’agit d’une élection au suffrage universel direct à deux tours.
 
Dans un souci d’harmonisation et pour éviter que les élections se tiennent à des dates différentes d’une île à l’autre, le législateur a dévolu au président de l’Union la responsabilité de convoquer le collège électoral sur l’ensemble des trois îles autonomes, 90 jours avant la date du scrutin. Il exige aussi le dépôt des candidatures entre 5 et 10 jours après convocation des électeurs et étale la campagne sur une période limitée entre 30 et 40 jours.

Concernant les organes en charge des élections, la nouvelle loi a remplacé l’ancienne CNEC (Commission nationale des élections aux Comores) par la CENI (Commission électorale nationale indépendante) dont la composition est réduite de 13 à 10 membres issus de l’administration et de la société civile.
A l’échelle des îles les CIEC (Commissions insulaires des élections aux Comores) sont remplacées par des CEI (Commissions électorales insulaires) avec 7 membres, qui sont soumis à l’obligation de prêter serment, contrairement aux précédentes.

L’autre modification importante apportée à l’ancien code électoral, réside dans le régime des incompatibilités, avec l’obligation faite à une certaine catégorie de hauts fonctionnaires et commis de l’Etat, tels que les magistrats et les militaires en exercice, de « renoncer à leurs fonctions 5 ans avant la tenue du scrutin ».

Cette durée de renonciation est réduite à 3 ans pour les trésoriers payeurs généraux, les directeurs de société d’Etats et autres hauts responsables, dans un souci de garantir l’équité et la transparence de l’élection.

Pour les membres de gouvernement, députés et présidents des îles en exerce, la nouvelle loi votée par l’assemblée nationale exige leur démission avant le dépôt de leur candidature.

La requête déposée par les présidents des îles et l’assemblée de Ngazidja sera la première du genre en matière de conflit de compétence et d’interprétation des lois dans le domaine électoral, à être examinée par la Cour constitutionnelle qui devra alors se prononcer sur la primauté entre une loi de l’assemblée nationale et celles votées par les chambres insulaires, ainsi que la conformité des constitutions des îles par rapport à la loi fondamentale de l’Union. La Cour n’a été mise en place qu’en juin 2004, soit deux ans après les référendums constitutionnels de 2001 et 2002.

Les membres de la CENI sont tenus à l’obligation de prêter serment auprès de la Cour constitutionnelle avant d’entrer en fonction. Selon le ministre de la justice en charge des élections, « le processus est en cours et tout sera mis en œuvre pour qu’au mois de juin au plus tard nous ayons des présidents des îles démocratiquement élus ». Ce qui suppose qu’un calendrier électoral soit définitivement arrêté et rendu public avant la fin février.   
 
El-Had Said Omar
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 22:55
Comores : Politique & instituions

 
Moroni, mercredi 14 février 2007 (HZK-Presse) - Juste avant de s'envoler pour Cannes où il participera au 24ème sommet France-Afrique, le président de la république a enfin promulgué la loi cadre portant réglementation générale des sociétés à capitaux publics et des établissements publics, une loi votée en 2005 et dont la mise en oeuvre continue encore à opposer gouvernement central et îles autonomes.
 
Mais cette promulgation n'est pas suffisante, déclare le directeur de cabinet de la présidence de l'île autonome de Ngazidja, qui estime que « le chef de l'Etat devait dans la foulée prendre le décret d'application de cette loi, en mettant en place les conseils d'administration des différentes entreprises publiques ».

Pourtant les noms des membres représentants des trois exécutifs des îles ont été transmis à la présidence de l'Union depuis novembre dernier, confiait ce matin à HZK-Presse, Jean Youssouf.
 
Le cabinet de la présidence de l'Union a indiqué pour sa part que la liste était encore incomplète. Or la signature de ce décret tant attendu devrait permettre la mise en application effective de la loi, avec la nomination par les conseils d'administration des directeurs nationaux (choisis par le président de l'Union) et des directeurs généraux des succursales insulaires (choisis par les chefs des exécutifs des îles).

La polémique qu'a suscitée la loi sur les sociétés d'Etat depuis plus de deux ans avait donné lieu à des recours auprès de la Cour constitutionnelle, dont les deux jugements rendus « ne laissent au président de la République aucune autre alternative que celle de promulguer ladite loi », déclarait à ce propos le président de l'Assemblée nationale, lors de son discours de clôture de la dernière session parlementaire, plaidant ainsi en faveur du respect des arrêts des juges constitutionnels, et l'application de la loi, à commencer par la mise en place des conseils d'administration, disait Said Dhoifir Bounou.
 
La loi sur les sociétés d'Etat tient compte de la réglementation applicable dans l'espace OHADA (Organisation pour l'harmonisation du droit des affaires en Afrique) dont les Comores sont membres à part entière.

C'est le cas notamment en matière de désignation des directeurs généraux par les seuls conseils d'administration, afin d'éviter l'intrusion des pouvoirs publics dans la gestion des entreprises et garantir leur autonomie.

La présence de deux représentants de l'assemblée nationale au sein des conseils d'administration avait été contestée, par certains exécutifs estimant que le parlement ne pouvaient être à la fois juge et partie dans le domaine de la gestion des société d'Etat.

La loi n°05-010/AU sera donc appliquée en l'état et sans modification comme l'a décidé la Cour constitutionnelle.

Actuellement l'on dénombre une demi-douzaine d'entreprise à capitaux publics, dont les plus importantes sont la Société comorienne des Hydrocarbures (SCH), la Société nationale des Télécommunications (Comores Télécom), l'Office national d'importation et de commercialisation du riz (ONICOR) et la société d'eau et d'électricité (Ma-Mwe).

Seules les deux premières sont considérées comme les plus rentables financièrement, avec chacune un chiffre d'affaires qui dépasse les 12 milliards Francs comoriens par an, et l'équivalent de près de 5 milliards fc de contribution cumulée au budget de l'Etat.

La SCH est gérée depuis juillet 2006 par une commission provisoire ainsi que la Ma-Mwe et l'établissement hospitalier El-Maarouf.

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
El-Had Said Omar
140207/eso/hzkpresse/6h30

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 00:00
 
  JOURNEE CULTURELLE DES ILES COMORES
 
 
SAMEDI  07 AVRIL 2007 à  
11H00
Salle   ROLAND   BARTHES
Centre Animation  Haut  Floirac
Rue VOLTAIRE -  33270 FLOIRAC
 
Organisée par l  ’  A.O.F.Fra.C
Association Ouanienne - Floirac – France – Comores
 
  
P    R    O    G    R    A    M    M    E  
 
A  PARTIR  DE 11 H 00
 
v     EXPOSITION CULTURELLE 
v     RESTAURATION SUR PLACE (spécialités comoriennes)
v     VENTES PRODUITS DIVERS
 
A PARTIR DE 15 H 00
 
v   DANSES, CHANTS :  Kandza , Tari , Chigoma , Mchogoro, Wadaha , Mgodro,…     
 
A  PARTIR  DE  21 H 00
 
v     SOIREE DANSANTE (Dombolo, Soukouss, Zouk, Reggae, Salsa, … )
 
RENSEIGNEMENTS          05 56 40 23 22 ( Sabasse)    06 61 70 15 06 (Halidi)
06 64 85 41 26 (Sayirah)    06 99 78 62 82 (Nadia)
06 98 92 71 58 (Moktar)   
              
        (Gratuit pour les moins de 12 ans accompagnés)
                                                                                 
* Accès Bus : Ligne 6 en direction de la Buttinière , Arrêt DRAVEMONT                                     PLAN D ACCES
* Accès Voiture : Rocade, sortie 24 HAUT FLOIRAC, ensuite au feu prendre
à droite  (salle située derrière les immeubles en face du magasin LIDL)
         
*Autre information : lundi  9 avril  2007 est un jour férié ( lundi de Paques )
 
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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 21:08
AU SECOURS
 
Le requin insulaire
Dévore tout
Le bœuf
Le tissu vert
La lune
Les étoiles
L’hymne national
La citoyenneté
Et caresse
La pauvreté
La famine
Les impayés
Les VO
La haine
Le mensonge
 
le 23/04/00 
HALIDI ALLAOUI
 
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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 20:46
 

M E L A N C O L I E

 

 

 
Je scrute la lune des îles
Jusqu’à l’horizon de Rouen
Mon océan qui chante
J’écoute religieusement
J’attends éternellement
Le vent du soir aussi
Ce silence morbide m’étouffe
Un jet d’eau arrose ma mère
Pour tuer ma vie à Rouen
Je marche péniblement
Que puis-je faire d’autre ?
Espérer, espérer...
Il parait
 
 
Le 21/09/96 à 12 h 18 à Mt St Aignan (76)
Halidi ALLAOUI HALIDI

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 21:19
 
 
 
 
En matière de dépenses de fonctionnement, il est prévu pour 2007 des crédits totalisant 32,680 milliards fc, dont 13,048 milliards pour les salaires, 6,191 milliards pour les achats de biens et services.
 
Moroni, mardi 30 janvier 2007 (HZK-Presse) – La loi de finances de l’année 2007 a été adoptée le 22 janvier dernier après trois semaines de discussions entre parlementaires, ministres des finances de l’Union et des îles et hauts fonctionnaires des administrations financières et gestionnaires des établissements publics.
 
Pour la 3ème année consécutive, l’assemblée a voté un budget consolidé de l’Etat [incluant Anjouan, après 7 ans de séparatisme] qui prévoit des recettes à partager entre l’Union et les Iles autonomes, conformément au nouveau cadre institutionnel.
 
Pour le rapporteur de la commission des Finances, le député Ben Cheikh, « l’exercice a été ardu car il fallait décortiquer tous les postes budgétaires, de toutes les institutions, ministère par ministère ». Les recettes publiques internes du budget général sont arrêtées à 25,916 milliards francs comoriens, dont 1.185 milliards fc de recettes propres aux îles [Anjouan (434 millions), Mwali (72 millions) et Ngazidja (679 millions)]. On note une augmentation de 6,21% par rapport aux prévisions de l’année passée.
 
Les recettes fiscales sont établies à 21,9 milliards fc, les recettes non fiscales à 3,9 milliards fc et le financement bancaire à 6,3 milliards fc.

D’un montant de 24,725 milliards fc, les recettes à partager sont constituées des impôts et taxes non directement rétrocédées aux Iles.

Pour faire face aux besoins de financement de son Programme d’investissement public, l’Etat mobilisera de ressources extérieures estimées à 16,981 milliards fc, dont l’essentiel est acquis dans le cadre du plan d’action 2006-2009.

Ce qui porte le total des charges du budget général à la somme de 49,260 milliards fc, soit une hausse de 40% par rapport au budget 2006.

En matière de dépenses de fonctionnement, il est prévu pour 2007 des crédits totalisant 32,680 milliards fc, dont 13,048 milliards pour les salaires, 6,191 milliards pour les achats de biens et services. 3,680 milliards sont alloués à la dette publique, tandis que les transferts seront crédités de 3,263 milliards. Le fonctionnement des projets sur financements extérieurs est budgétisé à hauteur de 2,340 milliards et l’Assistance technique sur financements extérieurs 3,296 milliards.

Pour les dépenses d’équipement et d’investissements le budget 2007 prévoit une enveloppe de 11,121 milliards fc, dont 1,700 milliards fc en ressources internes et 9,421 milliards fc sur financements extérieurs.

La loi de finance a revu à la baisse la taxe unique d’importation (TUI), dont l’assiette est la valeur CAF comporte trois taux au lieu de quatre (20%, 5% et 0%). La taxe unique spécifique (TUS) sera prélevée suivant le poids, le litrage ou l’unité.

Les droits d’accises comportent sept taux de 0% à 250%. L’assiette de la taxe à la consommation (TC) et des droits d’accises est la valeur CAF majorée de la TUI ou de la TUS.
 
Concernant la taxation des conteneurs de groupage (produits divers) la nouvelle loi de finances fixe à 2 millions fc le conteneur de 20 pieds et à 3,425 millions fc pour celui de 40 pieds. Cette taxe sera redistribuée à diverses instituions (douane, chambre de commerce et caisse de retraite).

Les conteneurs contenant des produits spécifiques [tabacs, alcools, pneus de véhicule de transport de marchandises, chambres à air, pièces détachées, boissons gazeuses, riz, cosmétiques et tissus imprimés], ainsi que ceux renfermant un produit unique à hauteur de 60% de la valeur CAF du contenu, indique la loi.

Quant à la taxe intérieure sur le riz, elle varie de 30 fc pour le riz ordinaire d’un taux de brisure égal à 25%, à 125 fc pour le riz demi luxe au taux de brisure supérieur à 5% et inférieur à 25%, jusqu’à 200 fc pour le riz de luxe d’un taux de brisure inférieur ou égal à 5%. L’Office national d’importation et de commercialisation du riz (Onicor) garde son privilège en matière de commande du riz ordinaire par appel d’offres.
 
Concernant les infrastructures, le budget 2007 a institué au trésor un « Fonds d’entretien routier » qui sera alimenté à hauteur 15% par les produits de la Taxe unique sur les produits pétroliers (TUPP) et d’autres sources additionnelles à rechercher.

L’Union et les îles se partageront ces recettes « exclusivement utilisées pour l’entretien routier ». La loi confie au gouvernement central la responsabilité de l’entretien du seul réseau routier des trois principales agglomérations [Moroni, Fomboni et Mutsamudu], laissant les autres routes à la charge des services insulaires.
 
Dans un souci de transparence, les élus ont introduit une disposition qui subordonne tout acte de dépense qui engage les finances d’une personne morale de droit public à l’existence de crédits suffisants et au respect des procédures budgétaires, sous peine de rendre le contrat conclu « nul et de nullité absolue ».

Le Ministre chargé du budget fait office d’ordonnateur principal du Budget de l’Etat, sauf pour « les crédits affectés aux dépenses des Institutions et de l’Assemblée de l’Union », ordonnancées par leurs autorités respectives ou leurs mandataires, stipule l’article 23.
« Dès sa promulgation, le budget 2007 marquera une étape importante des discussions en cours avec les institutions financières internationales », a déclaré à HZK-Presse le directeur général du Budget, Mohamed Moindzé, et dans le processus de mobilisation des 200 millions de dollars de promesses d’aide annoncées à la conférence des bailleurs de fonds, tenue en décembre 2005 à l’île Maurice.
Dans une lettre d’intention qu’il doit adresser en février prochain au Fonds monétaire international (Fmi), dans le cadre des négociations en cours en vue d’un programme formel, le gouvernement comorien pourrait solliciter, une assistance de 8,01 millions de DTS (90% de la quote-part du pays), à décaisser entre 2007 et 2009.
Cet appui doit contribuer à « la mise en œuvre de notre programme et répondre aux besoins de notre balance des paiements », à en croire le ministre des finances et le gouverneur de la Banque centrale, co-signataires de la lettre.

Les mesures déjà initiées dans le cadre du programme de référence (2005-2006) et envisagées dans le nouveau programme triennal défini dans le Mémorandum de politique économique et financière (MPEF) constituent selon eux une base solide justifiant le recours à la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC).
 
La priorité sera donnée à « l’accélération de la croissance du secteur privé » considéré comme générateur d’emplois et de revenus, pour l’amélioration des finances publiques et de la gouvernance dans un environnement macroéconomique assaini et stable.
 
Dans les milieux financiers la persistance du conflit de compétences entre l’Union et les îles autonomes est toutefois considérée comme « un risque sérieux » susceptible de retarder ou de compromettre la réalisation de ces objectifs.
 
Source : El-Had Said Omar - 300107/eso/hzkpresse/9h00
 
 
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30 janvier 2007 2 30 /01 /janvier /2007 23:31
 
 
 
« Nous ne sommes pas des figurants ! » ont-ils lancé à l’assistance, en menaçant de boycotter la suite des travaux. « Soit on nous écoute, soit on
s’en va… », renchérit Cheikh Ali.
 
Moroni, lundi 29 janvier 2007 (HZK-Presse) –
Plus d’un mois après la rupture des négociations entre l’Union et les îles autonomes sur le transfert des compétences, la communauté internationale a entrepris depuis vendredi dernier, une action visant à relancer le processus. L’initiative revient une fois de plus à l’Union africaine qui a dépêché à Moroni une délégation conduite par Francisco Madeira, envoyé spécial du président de la Commission de l’organisation panafricaine.
La cérémonie s’est déroulée au palais de Beit-Salam, siège de la présidence de l’Union, en présence du corps diplomatique et des représentants de l’Union européenne (UE), de la Ligue des Etats arabes (LEA) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
 
La cérémonie s’est déroulée au palais de Beit-Salam, siège de la présidence de l’Union, en présence du corps diplomatique et des représentants de l’Union européenne (UE), de la Ligue des Etats arabes (LEA) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Sur un ton ferme, M. Madeira a exhorté les parties comoriennes à renouer le fil du dialogue et à « ne pas éterniser les discussions politiques », l’objectif étant selon lui le développement économique du pays et le bien être de sa population.
 
Mais la cérémonie a été émaillée par un incident, provoquée par les délégués des îles autonomes de Ndzouani [Jaffar Salim Allaoui, ministre de l’intérieur], et de Ngazidja [Cheikh Ali Bakari Kassim, ministre des transports] qui ont tous les deux protesté pour n’avoir pas été invités à prendre la parole, au même titre que le directeur de la cabinet du président de l’Union, Mohamed Abdouloihabi, intervenu à la demande de Madeira en qualité de président de la commission d’accompagnement du transfert des compétences.

« Nous ne sommes pas des figurants ! » ont-ils lancé à l’assistance, en menaçant de boycotter la suite des travaux. « Soit on nous écoute, soit on s’en va… », renchérit Cheikh Ali.
 
Pour le représentant de l’Union africaine, la présence de la communauté internationale dans cette cérémonie est « très importante », car traduit son « engagement constant » à aider ce pays à faire fonctionner ses nouvelles institutions et à « rendre effective l’application des textes votés et promulgués » dit-il.

La commission devra donc se remettre au travail sans tarder, pour aboutir à accord sur les questions qui continuent à diviser les parties [le type d’armement des forces de sécurité intérieure, la gestion des sociétés d’Etat], avec l’appui des experts internationaux notamment dans les domaines juridique et militaire.

Tout doit être fait dans le respect de la constitution, poursuit Madeira, qui a n’a pu s’empêcher de mettre en garde ceux qui seraient tentés par « les extrémismes totalitaires ou séparatistes », en exprimant le souhait que les Comores ne deviennent pas « une autre Somalie ».
 
Toutes les délégations étrangères présentes à la cérémonie de Beit-Salam, ont fait part de leur disponibilité à accompagner les Comores dans cette phase cruciale de parachèvement des institutions, sans intention de se substituer aux acteurs comoriens eux-mêmes. Quant à l’émissaire du secrétaire général de la LEA, il a insisté sur l’urgence de régler la crise politique actuelle, pour pouvoir ensuite s’occuper du développement économique, « le grand défi que doit relever le peuple comorien ».
 
Pour l’ambassadeur de France, Christian Job, « il faut cesser de suspecter Paris de mener plusieurs politiques aux Comores », la France ayant prouvé aux yeux de la communauté internationale son engagement à aider ce pays à sortir de la crise à mettre en œuvre son plan de développement, explique-t-il.
 
Invités à s’exprimer, les représentants des îles ont exclus toute idée de reprise des travaux de la commission, tant que les textes ayant déjà obtenu un consensus n’auront pas été validés et mis en application.
 
Se sentant visé par les mises en garde de l’envoyé spécial de l’Union africaine, le délégué de l’exécutif d’Anjouan, a répliqué en se disant « choqué » que l’on continue faire « un procès » aux autorités anjouanaises alors que l’île est « bien présente au sein de l’Union des Comores depuis le 17 février 2001 » [date de signature de l’accord de réconciliation nationale].
 
Concernant les prochaines élections présidentielles des îles, prévues en avril prochain, il est ressorti de la réunion de Beit-Salam l’assurance que le scrutin se tiendra sans changement de calendrier et avec l’appui de la communauté internationale, a confirmé Francisco Madeira.
 
Addis-Abeba, siège de l’Union africaine, « attend de savoir si les Comores sont prêtes à se prendre en charge », conclut le diplomate lors d’un bref point de presse tenu quelques heures avant de quitter Moroni.
Source :El-Had Said Omar - 290107/eso/hzkpresse/12h00
 
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