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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 23:48
 
 
 
Moroni, mercredi 28 février 2007 (HZK-Presse) – L’ancien directeur de cabinet du président Azali et actuel secrétaire général de la Convention pour le renouveau des Comores (Crc), principal parti d’opposition au régime du président Sambi, a été empêché ce mercredi matin de se rendre à Anjouan. Houmed Ali Msaidié était attendu dans l’île dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec la section régionale de son parti, a-t-il déclaré à HZK-Presse
 
 « Mon nom a été rajouté à la main sur une liste de personnalités interdites de quitter le territoire », poursuit l’ancien ministre d’Etat qui se dit « choqué par cette mesure arbitraire », alors qu’il n’est soumis à aucun contrôle judiciaire.
 
A en croire ce dirigeant de l’opposition, le procureur de la république, M. Azad Mzé aurait même clairement signifié au directeur national de la sûreté du territoire, auteur de la note d’interdiction, que Msaidié était bien « libre de ses mouvements ».
 
Il avait bénéficié le 2 septembre 2006 d’une mise en liberté d’office par la chambre d’accusation du tribunal de Moroni, après un mois passé en prison dans le cadre de l’affaire des détournements de fonds à la société comorienne des hydrocarbures.
 
Dans sa ligne de défense devant les 7 juges de la Cour constitutionnelle, son avocat avait invoqué « l’incompétence » des tribunaux ordinaires, estimant que « les faits incriminés étaient commis par son client dans le cadre de l’exercice de ses fonctions de ministre d’Etat », expliquait Me Fahmi.
 
L’ancien directeur de cabinet du président Azali accuse le nouveau pouvoir d’initier « des pratiques dignes d’un régime totalitaire ».
 
« Si c’est ma qualité d’opposant qui gêne, pourquoi un Jaffar Salim (le ministre de l’intérieur de l’île autonome d’Anjouan, ndlr) qui défie le gouvernement de l’Union, peut-il circuler librement sur le territoire national, tout comme Said Abeid (ancien dirigeant séparatiste exilé en France depuis 2001) qui se trouve actuellement dans le pays alors qu’il fait l’objet de poursuites…  », dit-il.        
 
Aucune réaction du gouvernement de l’Union n’a encore été faite sur cette affaire.  
 
Source : El-Had Said Omar - 280207/eso/hzkpresse/7h00 
 

 

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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 23:28
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Justice
 
Moroni, mercredi 28 février 2007 (HZK-Presse) Des terrains dont un bâti appartenant à M. Aboudou Soefo, l’ancien directeur général de la société comorienne des hydrocarbures (SCH), d’une superficie totale estimée à 13,38 ha sis à Makorani (sud de Ngazidja), à Sahani et Daché (Moroni) sont mis sous séquestre par le juge Ali M. Djounaïd dans son ordonnance du 14 février dernier, a appris HZK-Presse de sources judiciaires à Moroni.
 
De par cette saisie conservatoire, toutes ces propriétés sont indisponibles, « c’est-à-dire, a dit un magistrat, non vendables, non louables » jusqu’à la tenue d’un procès.
 
L’ancien directeur général de la SCH, rappelons-le, poursuivi pour « détournements de fonds publics » a été placé sous mandat de dépôt en juillet 2006 puis remis en liberté provisoire, quatre mois plus tard, et placé sous contrôle judiciaire.
 
Reproché de rupture volontaire du contrôle judiciaire parce qu’il aurait manqué plusieurs fois de pointer auprès du juge instructeur, celui qui fut ministre des Relations extérieures du colonel Azali après avoir dirigé la SCH, a été remis en détention le 8 janvier dernier.
 
Il est à noter que M. Soefo qui a déclaré, par la voix de son avocat, faire l’objet d’un « acharnement » de la part du parquet, a choisi de ne rien faire dans cette phase de l’évolution du dossier, et dit « accepter » sa détention « en attendant qu’on le libère ou la tenue d’un procès ».
 
« C’est une ordonnance de non droit », a réagi ainsi Me Ibrahim Ali Mzimba, l’avocat d’Aboudou Soefo, interrogé par HZK-Presse, ajoutant : « la vie privée de M. Soefo n’a rien à voir avec sa vie professionnelle ».
 
Pour Me Ibrahim Ali Mzimba, M. Soefo a exercé de hautes fonctions et des fonctions d’encadrement pendant près de 35 ans. « Ancien ministre, ancien directeur général, ancien professeur de l’enseignement secondaire pendant des décennies, on ne peut gommer la vie d’un homme qui approche la soixantaine en s’arrêtant sur ses trois ans à la direction générale de la SCH ».
 
Rappelons que si les terrains de M. Soefo sont saisis à titre conservatoire, ce n’est pas la première fois que la justice comorienne saisit des biens de gens poursuivis pour détournement de fonds.
 
Des véhicules appartenant à l’ancien directeur général des impôts, Djounaïd M. Soilihi, à son collègue des douanes, Raoul Delapyere, et autres condamnés pour l’affaire de la Banque centrale, tous poursuivis pour des délits similaires entre 2004 et 2005, avaient été saisis par la justice. Parmi ces véhicules quelques uns servent actuellement à la garde rapprochée du président Sambi.
 
Hassani Ahmed
280207/ha/hzkpresse/7h00
 
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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 21:53
 
 
 
Moroni, mardi 27 février 2007 (HZK-Presse) – Un mort et sept personnes admises au centre hospitalier d’El-Maarouf. C’est le bilan fourni à HZK-Presse en début de soirée par le service des urgences de l’hôpital à propos de l’épidémie de choléra qui a refait surface depuis près d’une semaine.
 
Le fait suspecté le 22 janvier, et confirmé cliniquement le lendemain, n’a été confirmé biologiquement que le dimanche 25 janvier après les résultats des analyses du laboratoire du centre hospitalier El-Maarouf, nous a appris le Dr Djabir, chef du service des urgences.
 
« Dès lors, a-t-il dit, nous avons pris toutes les dispositions qu’il faut et le pavillon cholérique a rouvert ses portes où sont admises actuellement sept personnes ».
 
Le Dr Djabir qui a déploré la perte d’un enfant et une personne qui a pris la fuite alors qu’elle devait être hospitalisée, a souligné que l’épidémie est principalement localisée à Moroni où se pose depuis plusieurs jours un problème de distribution d’eau potable, et a attiré l’attention à tous en raison de la rapidité de propagation de la maladie de par les mouvements quotidiens de la population.
 
« Une fois les résultats des examens en laboratoire connus, a indiqué le Dr Djabir, nous avons saisi les autorités sanitaires qui ont fait prendre toutes les mesures appropriées ».
 
Le médecin qui a exprimé sa gratitude à l’endroit des partenaires traditionnels des Comores (OMS, UNICEF, etc.) s’est dit particulièrement reconnaissant vis-à-vis du Croissant rouge qui s’est déployé rapidement pour apporter son concours notamment par des actions de désinfection des lieux.
 
Précisant n’avoir pas noté de problème très particulier, le chef des urgences d’El-Maarouf appelle, cependant, à la vigilance pour stopper la maladie avant qu’elle n’atteigne des proportions inquiétantes en dépassant les limites de la capitale.
 
Une cellule d’urgence a été dors et déjà mise en place, sur décision de la vice-présidence en charge de la Santé, en coordination avec le bureau de l’organisation mondiale de la santé (OMS), pour suivre l’évolution de la situation et déployer une vaste campagne de sensibilisation de la population pour une meilleur prévention contre le risque d’une épidémie qui sévit actuellement dans certains pays d’Afrique de l’est. La dernière crise de choléra aux Comores remonte  à l’année 1997.
 
Source : Hassani Ahmed - 270207/ha/hzkresse/8h00
 
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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 23:55
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
Comores / Politique & institutions
 
Moroni, lundi 26 février 2007 (HZK-Presse) – Le président de la république Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a reçu en audience ce samedi 24 février au Palais de Beit-Salam, un groupe de fortes personnalités politiques constitué d’anciens ministres et parlementaires et anciens candidats aux présidentielles de l’Union. La rencontre avait pour objet, selon le Dr Mtara Maecha, joint par HZK-Presse après sa sortie de Beit-Salam, d’échanger sur l’évolution de la situation politique du pays.
M. Maecha, leader du Rassemblement national pour le développement (RND, tendance « Rénovateur »), a même qualifié leurs entretiens avec le chef de l’Etat de « très utiles » pour envisager une sortie de crise rapide après plusieurs mois de blocage du processus de transfert des compétences, et sur le fonctionnement général de nos institutions issue de la constituions du 23 décembre 2001, a-t-il fait observer.
Cette réunion inédite avec les « dinosaures » a eu lieu en présence du conseiller diplomatique du président de l’Union, Daoud Attoumane, et a vu la participation de Said Hassane Said Hachime, Ali Mlahaili, le colonel Abdourazakou, Mahamoud Mradabi et Dr Mouhtar Charif.
Si rien n’a encore filtré de la teneur des discussions, le Dr Maecha dit avoir trouvé un président Sambi « réceptif », au constat fait par ses interlocuteurs et qu’il semble partager sur le blocage politique actuel et ses conséquences sur le plan économique et social.
Ce qui pourrait attester le sentiment récemment exprimé par ce dernier d’être « mal servi » voire même « trahi » par certains membres de son entourage, lors d’un entretien exclusif accordé à la radio nationale la semaine dernière.
L’initiative du président de l’Union à laquelle le gouvernement ne semble pas avoir été directement associé, intervient dans un contexte politique marqué par la rupture du dialogue avec les exécutifs des îles autonomes, malgré les appels répétés de la communauté internationale, et l’attente du verdict de la Cour constitutionnelle, dont l’audience est prévue pour demain mardi 27 février, sur les recours contre la nouvelle loi électorale.    
Des rumeurs persistantes évoquent de profonds remaniements imminents du cabinet de la présidence et du gouvernement de l’Union, 9 mois après l’investiture du président Sambi à la magistrature suprême de son pays.
El-Had Said Omar
260207/eso/hzkpresse/7h00
 
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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 23:51
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Politique & institution
 
Moroni, vendredi 23 février 2007 (HZK-Presse)Le coup d’envoi des activités de la « Semaine Anti-coloniale » a été donné hier jeudi à 10 heures dans l’enceinte de l’assemblée nationale, en présence du vice-président de l’Assemblée, Mohamed Larif Oukacha, du vice-président de l’Union Ikililou Dhoinine, du président de l’assemblée de l’île de Ngazidja ainsi que de nombreux élus, membres de gouvernement et dirigeants de partis politiques et organisations de la société civile.
 
Il s’agit d’une initiative collective impliquant l’Assemblée de l’Union, le Comité Maore [collectif crée en 2004 pour réactiver la revendication du retour de l’île de Mayotte dans l’ensemble comorien], l’association des Anciens parlementaires comoriens et le Collectif des associations et amis des Comores (CAAC) basé en France.
 
La cérémonie d’ouverture a donné lieu à quelques interventions, dont celle du président de la Commission parlementaire des relations extérieures, de la coopération de la défense, des affaires sociales et de la sûreté de l’Etat, le député Assoumani Youssouf Mondoha.
 
Ce dernier a surtout présenté le rapport de mission de la délégation comorienne qui avait pris part au Forum social mondial qui s’est tenu à Nairobi en janvier dernier et les résultats enregistrés par la diplomatie parlementaire sur le dossier de Mayotte qui, selon Mondoha « revêt désormais une dimension participative et populaire ».
 
Il ressort de ce rassemblement du Palais du peuple la proposition de création dès cette année 2007 d’une « Commission mixte Assemblée de l’Union et Gouvernement » dans l’objectif de « redonner un sursaut national » à la résolution de la question de cette quatrième île de l’archipel des Comores demeurée sous administration de l’ancienne puissance coloniale, depuis l’accession du pays à son indépendance en 1975.
 
Les organisateurs de cette « Semaine anti-coloniale » envisagent également de saisir le parlement panafricain sur le dossier, en vue de réactiver le « Comité ad hoc des Sept » institué en 1976 par l’Organisation de l’unité africaine (actuelle Union africaine), pour aider le jeune Etat comorien à recouvrer sa souveraineté sur cette île considérée comme faisant partie intégrante du territoire national, par des résolutions de l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, en vertu du principe de « l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation », soutient le conférencier.
 
Quant à Idriss Mohamed, secrétaire général du Comité Maore, il a tenu à rendre hommage à l’engagement de la classe politique comorienne dans son ensemble, en révélant à l’assistance que « 2007 sera aussi l’année de la bataille pour la suppression du visa Balladur ».
 
Instauré à Mayotte en 1995 par l’ancien premier ministre français, Edouard Balladur, ce visa serait « responsable de nombreuses pertes humaines sur le bras de mer séparant Mayotte des trois autres îles sœurs de l’archipel » [estimées entre 4000 et 4500 victimes selon les statistiques d’un observatoire indépendant basé dans l’île].
 
Les activités de la Semaine anti-coloniale se poursuivront jusqu’au 25 février prochain, notamment par des conférences-débats sur « les conséquences d’une décolonisation inachevée », la lecture de messages de soutien, des chants patriotiques ainsi que la signature d’une pétition « contre l’annexion de Mayotte par la France et pour la défense de l’intégrité territoriale des Comores ».
 
Retirée de l’ordre du jour de l’Assemblée général des Nations Unies, depuis 2005 par l’ancien régime du colonel Azali Assoumani, la question de Mayotte pourrait de nouveau y être réintroduite dès cette année 2007, selon un engagement pris par le nouveau gouvernement du président Ahmed Abdallah Sambi, et confirmé à la presse en décembre dernier par le chef de la diplomatie Ahmed Ben Said Jaffar.
 
El-Had Said Omar
230207/eso/hzkpresse/6h30
 
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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 00:22
 
 
Ibrahim-Ali.jpg21/02/1995-21/02/2007. Cela fait déjà 12 ans que Ibrahim Ali est mort, il avait 17 ans et aimait la musique.
 
Il a eu, cette nuit là, dans les environs de 22 heures 30, la
malchance de croiser sur son chemin des racistes, des lâches….des colleurs d’affiches du Front National (FN), le parti de Jean Marie LE PEN, armés de pistolets de gros calibre. La France était en pleine effervescence électorale comme c’est le cas actuellement !
 
Curieusement, aucun média national n’a fait allusion à cette commémoration. Pourtant, il le fallait car la mort de Ibrahim Ali survenue le 21 février 1995 à MARSEILLE traduit la honte de la république et illustre la montée du racisme ainsi que l’intolérance d’une minorité de français
 
Ibrahim Ali était un jeune français de filiation et de naissance
même s’il était noir.
Ibrahim Ali était un jeune français de filiation et de naissance même s'il était issu de parents originaires des Comores. Il était fier de
l’être et était très attaché à SA Marseille.
Ibrahim Ali est mort d’une mort terrible, exécrable et gratuite.
 
Cette nuit là, souvenons-nous bien, après la fin de leur répétition musicale, Ibrahim Ali et deux de ses amis du groupe B. Vice courraient pour ne pas rater le dernier bus. Hélas ! Des colleurs du
FN étaient là. Ils lui ont tiré une balle dans le dos. Quelques minutes après, il s’est écroulé et ne s’est plus relevé.
 
Le motif de cet assassinat n’est autre que sa couleur de peau. Il s’agit en fait d’une mort au faciès ; d’un reniement de la différence entre les citoyens français au sein de la république.
 
 Le racisme, l’intolérance et la haine ont tué ce jour là un jeune qui n’avait pour défense que ses bras ouverts à la vie. Quel gâchis et quelle honte ! Comment peut-on concevoir que des français, même s'ils sont extrémistes, se soient permis d’ôter la vie à un jeune français de 17 ans pour l’unique raison qu’il était noir ?
 
Pensons à ce jeune; n’oublions pas Ibrahim Ali pour pouvoir lutter avec force contre la montée du racisme.
 
Sur l’avenue des AYGALADES dans le 15ème arrondissement, à MARSEILLE où il est lâchement abattu, une plaque commémorative nous le rappelle « ICI EST MORT IBRAHIM ALI A L’ÂGE DE 17 ANS, VICTIME DE L’INTOLERANCE ET DE LA HAINE EN SORTANT D’UNE REPETITION DE THEATRE ET DE MUSIQUE LE 21 FEVRIER 1995.
 
A notre tour, gravons à jamais le même texte sur nos cœurs !
 
Halidi Allaoui
 
 
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 22:29
Comores / Société
 
Moroni, jeudi 22 février 2007 (HZK-Presse) - Un protocole d'accord dont copie
est parvenue à HZK-Presse a mis fin à la grogne des personnels paramédicaux de l'hôpital El-Maarouf en grève depuis le 6 février. Le bureau du syndicat national des agents de santé (SYNAS) « s'engage à lever la grève » contre le non paiement des arriérés de salaires, précise l'accord qui ajoute : « le comité de direction s'engage à payer un mois d'arriéré tous les trimestres » aux personnels contractuel et
fonctionnaire « à compter du mois d'avril », soulignant un paiement d'un seul coup
si les possibilités le permettent.

Le gouvernement a pris également l'engagement de « payer la subvention de
4 millions fc par mois pour palier aux dépenses d'oxygène de l'Hôpital », promettant
de mettre en place les organes d'administration de l'hôpital, de faire adopter les
statuts particuliers des personnels et de procéder au recrutement des personnels paramédicaux nécessaires.

Dans la foulée, deux arrêtés du vice président Ikililou Dhoinine, chargé de la Santé,
 l'un portant « création et composition du comité de direction de l'Hôpital El-Maarouf
» et l'autre mettant en place « une cellule de crise à la vice-présidence en charge
de la Santé » semblent donner la mesure de la satisfaction des grévistes.
 
Provisoire sans qu'il soit précisé la durée de sa mission, ce comité composé de
quatre personnes siégera « en attendant l'adoption de la loi portant statut, organisation et fonctionnement des CHR (centres hospitaliers régionaux) ». Outre Abdoulbar Youssouf qui avait présidé le premier comité provisoire, la nouvelle équipe comprend le Dr Kassimou Saidi, Issimaëla Msaidié Mohamed et Houmadi Mchindra.

Il appartient au comité, selon les termes d'un des deux arrêtés vice-présidentiels,
de délibérer sur toutes les questions relatives à l'assainissement de la gestion de l'hôpital, de proposer et de prendre toutes les mesures nécessaires à l'amélioration
de la gestion administrative et financière de l'établissement, d'approuver le budget
et en contrôler l'exécution tout en proposant les textes législatifs et réglementaires pour l'amélioration de la gestion d'El-Maarouf.

Le second arrêté, instituant une cellule de crise, se charge de faciliter, « dans le
cadre du suivi des engagements pris [...] la mobilisation des ressources pour
appuyer le centre hospitalier El-Maarouf ». Une mission en quatre points a été définie comprenant entre autres points importants celui de « coordonner la préparation des documents techniques nécessaires à la mobilisation des ressources » et de suggérer
 « une affectation optimale de ces ressources sur les priorités retenues » par
l'accord.

Les membres de la cellule sont le directeur de cabinet du vice-président chargé de
la Santé, celui du ministre des Finances, le fondé de pouvoir au trésor public et une représentante du syndicat des paramédicaux.

Il est à noter que lors d'un récent débat au journal Al-Watwan, la gestion de
l'hôpital par un comité de direction a été sévèrement critiquée par les syndicalistes présents qui ont dénoncé de nombreuses lacunes dans la gestion de l'établissement.

Dans une réaction à ce débat, probablement à paraître dans la prochaine édition
du journal gouvernemental, Chabani Mohamed, un fonctionnaire de l'hôpital, n'a pas ménagé certains de ses collègues, qui, à son avis, seraient plus responsables de
la « descente aux enfers d'El-Maarouf », que le gouvernement.

Etablissement public doté de l'autonomie administrative et financière, le centre hospitalier d'El-maarouf se trouve depuis 2004 au centre du conflit de compétence entre le gouvernement central et l'exécutif de l'île de Ngazidja.

Hassani Ahmed

220207/ha/hzkpresse/10h00
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)


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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 22:27
Comores / Union Européenne
 
Moroni, jeudi 22 février 2007 (HZK-Presse) - La présidence de l'Union européenne actuellement assurée par l'Allemagne a publié un communiqué parvenu à HZK-Presse et dans lequel elle exprime sa préoccupation à propos des « tensions politiques récentes entre l'Union des Comores et les îles autonomes sur l'application des lois relatives au partage de compétences ».
 
Pour Bruxelles ces tensions qui durent depuis la mise en place du nouveau cadre institutionnel « perturbent le fonctionnement de l'état et fragilisent les nouvelles institutions issues du processus de Fomboni ».

Concernant les récentes initiatives tendant à résoudre cette crise, l'Union européenne se dit disposée à s'associer aux autres partenaires de la communauté internationale présente aux Comores « pour aider les autorités de l'union et des îles autonomes à reprendre leurs discussions et à trouver un accord dans le dialogue et le souci de l'unité nationale » indique le communiqué.
 
Tout en se félicitant que le dialogue inter-comorien ait pu reprendre sous les bons offices de la dernière mission de l'Union Africaine, conduite par M. Francisco Madeira, la présidence de l'UE exhorte toutes les parties comoriennes à trouver un compromis sur les questions de partage de compétences, surtout celle touchant aux forces de sécurité intérieure des îles, dans le respect de la constitution et des lois organiques adoptées.

Sur le volet électoral, l'UE réitère son engagement à « contribuer au bon déroulement » des prochaines élections des exécutifs des îles et appelle les autorités comoriennes à s'y préparer en conséquence.

Cette déclaration est soutenue par la Turquie, la Croatie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine, pays candidats, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine et la République de Moldavie.

220207/eso/hzkpresse/7h00
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 22:18
 
Comores / Politique & institutions
 
 
Moroni, mercredi 21 février 2007 (HZK-Presse)Le processus de transfert des compétences se trouve de nouveau bloqué, faute d’un compromis entre les autorités de l’Union et celles des exécutifs des îles autonomes, qui avaient accepté de retourner à la table de négociation à la demande et sous la pression de la communauté internationale, lors d’une courte cérémonie organisée à Beit-Salam le 26 janvier dernier, en présence de l’envoyé spécial du président de la Commission africaine, Francisco K. Madeira.
 
L’échec de ce troisième round serait encore une fois imputé à l’intransigeance des représentants des entités insulaires sur la question du transfert des « Forces de sécurité des îles » (FSI), et accessoirement sur celle de l’application de la loi relative aux sociétés d’Etat, dont le décret de promulgation a été tout récemment publié.
 
Le constat est fait hier mardi, sur les ondes de la radio nationale, par le chef du bureau de liaison de l’Union africaine, Mourad Taiati, qui assure également la coordination des réunions hebdomadaires des représentants du corps diplomatique et des organismes internationaux en poste à Moroni, sur la crise comorienne.
 
A en croire le diplomate africain, il existerait aujourd’hui « un réel sentiment de lassitude de l’ensemble de la communauté internationale, après tant d’efforts déployés », pour mettre un terme à la crise comorienne, qui trouve son origine dans l’éclatement en août 1997 de la sécession anjouanaise.
 
M. Taiati qui suit le dossier depuis quelques années fait observer que malgré l’arrivée à Moroni d’experts internationaux dépêchés spécialement par l’Union africaine, l’Organisation internationale de la francophonie, les désaccords persistent alors que qu’il a été recommandé aux parties comoriennes de mettre en œuvre les dispositions ayant déjà obtenu un consensus, « en mettant en marge ce qui posait problème ».
 
De retour à Moroni après avoir participé au 24ème sommet France-Afrique de Cannes, le chef de l’Etat, Ahmed Abdallah Sambi devrait prendre de nouvelles initiatives politiques, pour tenter de décrisper un climat sociopolitique tendu, confirme à HZK-Presse une source proche de la présidence.
 
Un réaménagement de son cabinet n’est pas à exclure dans les prochaines heures, ainsi qu’un remaniement du gouvernement, près de neuf mois après son investiture à la magistrature suprême de l’Union des Comores le 26 mai 2006.
 
El-Had Said Omar
210207/eso/hzkpresse/10h00
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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 21:04
 
 
Dans les milieux politiques proches ou se réclamant du « Mdjidjengo » [mouvance autonomiste, ndlr], l’on soupçonne le régime du président de l’Union de vouloir mettre en difficulté les présidents des îles, qui ont tous les trois l’intention de briguer un second mandat.
 
Moroni, mardi 20 février 2007 (HZK-Presse) – Les dix membres de la nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne prêteront serment que le
28 février prochain, soit 17 jours après leur nomination. La confirmation a été faite
à HZK-Presse par le cabinet de la présidence de la Cour constitutionnelle. Ce qui signifie qu’aucun calendrier officiel des prochaines élections présidentielles des îles ne pourra valablement intervenir qu’après cette date, précise la même source.
 
Mais un autre problème semble surgir, celui des recours introduits à la Cour constitutionnelle contre la nouvelle loi électorale votée le 14 janvier dernier par l’assemblée de l’Union et promulguée par le président de la république. Une loi qui oblige les chefs des exécutifs des îles en exercice à « renoncer à leurs fonctions » quelques jours avant leur acte de dépôt des candidatures.
Cette disposition a soulevé un tollé au sein de l’entourage du colonel Mohamed Bacar au pouvoir à Anjouan et de Mohamed Said Fazul à Mohéli, qui ont fait des recours contre ce texte pour « inconstitutionnalité ». 
Dans les milieux politiques proches ou se réclamant du « Mdjidjengo » [mouvance autonomiste, ndlr], l’on soupçonne le régime du président de l’Union de vouloir mettre en difficulté les présidents des îles, qui ont tous les trois l’intention de briguer un second mandat.
 
Ce texte pourtant été voté à l’unanimité des élus, y compris ceux du Mdjidjengo, aurait été motivé par le souci préventif d’empêcher toute utilisation abusive de l’appareil administratif à des fins électorales, expliquait le député Mohamed Maarouf, membre de la commission des lois.
Le président Mzé Abdou Soulé Elbak de Ngazidja ne s’est pas associé aux recours
de ses homologues d’Anjouan et de Mwali, même si son cabinet tente d’organiser la bataille sur un autre terrain plus politique que juridique, à travers la mobilisation des notables autour de la question du transfert des compétences.
Le deuxième recours des autorités anjouanaises demande « la suspension » de l’application de la loi litigieuse en attendant que la Cour statue définitivement sur l’affaire. Une source proche de la haute juridiction confirme à HZK-Presse que la première audience consacrée à ces requêtes se tiendra dans le courant de la première semaine de mars, un délai jugé raisonnable pour l’instruction de ce genre de dossiers, assure-t-on.
Une des trois requêtes adressées aux sept juges constitutionnels émane du secrétaire général du gouvernement d’Anjouan, Abdérémane Allaoui, invoquant « une atteinte à l’autonomie des îles ».
Du coté du pouvoir de l’Union, on réfute ces « allégations qui n’ont pour seul motif que de retarder le processus électoral », déclare le secrétaire général du gouvernement de l’Union, M. Mohamed Bacar Dossar. « Tout le dispositif est en place » soutient ce dernier, pour que le scrutin puisse se tenir dans le respect des textes.
 
Le pouvoir du président Bacar conteste aussi les nouvelles dispositions de la loi électorale relatives à la durée de la période de résidence sur le territoire national, qui serait réduite à 6 mois au lieu des 18 mois fixée par la constitution de l’île autonome d’Anjouan, pour la recevabilité des candidatures.      

Par ailleurs il est reproché au ministre de la justice de l’Union en charge des élections, de mettre les autres institutions sur le fait accompli, en procédant à « des nominations non concertées », déplore le directeur de cabinet du président de l’île de Ngazidja. M. Jean Youssouf cite les cas des arrêtés ministériels, dont celui portant nomination des membres des trois secrétariats insulaires administratifs permanents.
 
Les noms des représentants des exécutifs des îles au sein de la Commission électorale nationale ont été communiqués par les institutions intéressées, fait observer à HZK-Presse le secrétaire général du gouvernement de l’Union. La problématique soulevée tient à un conflit d’interprétation de la primauté entre une loi de l’Union et les lois fondamentales des entités insulaires, constate un membre
de la haute juridiction qui a requis l’anonymat.  
Source : El-Had Said Omar
- 90207/eso/hzkpresse/11h00 
 
 
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