MORONI (AFP) - 05/03/2008 09h47
LE BLOG DE MADAME HALIDI ALLAOUI
MARIAMA
passionnée des Comores
Une comorofrançaise de OUANI
Ma passion, c'est mon pays natal, les Comores et ma ville, Ouani, ma raison d'être
"S'accepter est le sommet de la lacheté, n'existe que celui
qui se refuse"
SONI LABOU TANSI : La Vie et demie (Paris - Seuil 1979)
"Un homme responsable est celui qui assume ses actes et
défend haut et fort ses convictions. Il
reste maître de sa pensée et refuse de devenir un mouton"
Halidi Allaoui
IMPORTANT :
MESSAGE POUR MES FIDELES VISITEURS :
NOUS VOUS INFORMONS QUE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, VOTRE BLOG CREE PAR ALLAOUI HALIDI, IL Y A QUELQUES ANNEES, EST GERE PAR MADAME MARIAMA HALIDI
MERCI DE VOTRE FIDELITE
Mariama HALIDI
QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?
Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga
NA MKARIBU HARI MWA YI BLOG YANGU
Cet outil va me permettre de vous faire decouvrir mon pays natal et
partager quelques unes de mes passions.......à ma façon !!!!
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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)
MESSAGE IMPORTANT :
DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.
MERCI DE VOTRE FIDELITE
CI-DESSOUS LES NEWS RECENTES DES COMORES
Comme si la faim et les pénuries des produits pétroliers ne suffisaient pas, la population de l'île rebelle doit subir régulièrement les arrestations
arbitraires et les bastonnades des milices du président autoproclamé de l'île, qui semble supporter de moins en moins la contestation.
Le dernier en date, est un professeur d'éducation physique originaire de la ville de Domoni. A l'hôpital El-Maarouf où il est admis depuis le matin de ce dimanche dans un état jugé lamentable.
Deux bras et une jambe sont fracturés. Les traces laissées sur son dos témoignent de la cruauté des fouets qu'il a reçu lors de son séjour dans les geôles de Bacar.
Alors que ses deux bras sont plâtrés, sa jambe trop enflée est enroulée d'une bande alcoolisée. Pour passer aux toilettes, quatre ou cinq personnes sont nécessaires pour le soulever à défaut de
faire ses besoins sur le lit.
« Mes bras sont cassés au moment où je protégeais ma tête. Des hommes en cagoules entraient régulièrement dans le lieu de détention pour me tabasser », raconte les larmes aux yeux, Attoumani
Mohamed Mdéré, ce professeur d'éducation physique.
L'homme est admis à l'hôpital de Domoni après 6 jours de détention et de tortures. Alors qu'il a obtenu les premiers soins depuis ce centre hospitalier de la deuxième ville de l'île, les médecins
d'El-Maarouf proposent de tout recommencer.
« On va probablement enlever les plâtres pour effectuer d'autres radiographies. On veut s'assurer de l'état du patient. Il croyait qu'il avait une entorse au niveau de la jambe alors qu'il peut
avoir une fracture », affirme une infirmière qui suit le malade à l'hôpital El-Maarouf.
Ce père de deux enfants paie pour ses activités politiques. Aux dernières élections législatives, Attoumane Mohamed s'était présenté comme un adversaire du candidat de Bacar. Depuis, « il est
considéré comme un ennemi au régime séparatiste ».
« J'étais chez moi avec mes enfants au retour du travail lorsqu'ils m'ont arrêté. 25 soldats sont arrivés chez moi, armés jusqu'aux dents pour m'embarquer », dit-il depuis le lit de l'hôpital
après un passage par Mohéli.
« On était trois à être arrêtés mais c'est moi qu'ils ont gardé le plus longtemps. Dans la voiture même, ils ont commencé à nous battre. On était à moitié fini en arrivant dans le centre de
détention. On a subi des tortures que je ne peux pas décrire. C'est du jamais vu. Il fallait que je fasse semblant d'être mort pour qu'ils m'abandonne », témoigne Attoumani, la quarantaine, qui
ressent un soulagement de se retrouver à Moroni.
Blessé mortellement et affaibli, personnes ne de sa famille ne savait là où il est était détenu. Son père, un ancien a dû batailler et même négocier au prix fort avec la force de gendarmerie
anjouanaise (FGA) en versant la somme de 200 000 francs, pour obtenir sa libération.
Mais étant laissé en liberté provisoire, il ne pouvait pas quitter l'île pour venir se soigner à Moroni. « Les responsables politiques de la ville avaient donné des consignes pour que personne ne
m'accepte à bord de sa pirogue sous peine de voir son embarcation confisquée. J'ai alors payé 60 000 fc et le pétrole au passeur pour pouvoir monter à 3 heures du matin », déclare Attoumani qui a
pu quitter clandestinement l'île avec l'aide de son frère.
Pendant que l’on prend plaisir à
boire ce bouillon amère de blabla offert par « nos amis » (quelles gentillesse et générosité !), les voyous et preneurs d’otages de l’île d’Anjouan continuent à torturer librement
tous les civils qui osent s’opposer à eux. En témoigne ces photos qui nous sont transmises par la Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH). Il s’agit d’un patient originaire d’Anjouan
torturé par les milices de Mohamed Bacar lequel est admis au centre hospitalier régional de Fomboni à MWALI. Selon la FCDH, il est arrivé clandestinement par kwassa kwassa sur cette île le
mardi 26 février 2008. Pour la sécurité des siens, la victime a demandé de garder l’anonymat.
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Toute la population comorienne se réjouit de la décision de l’Union
Africaine de s’impliquer militairement pour rétablir l’autorité de l’Union des Comores à Anjouan avant le 30 mars 2008.
Le parti Kasiya la Komori se félicite de ce développement qui a obtenu le soutien de toute la communauté internationale.
Nous avons toujours affirmé que seul le soutien de la communauté internationale et particulièrement des pays frères de la région nous donnerait des moyens adéquats nous
permettant d’éviter l’aventure et rétablir l’ordre constitutionnel sans mettre en péril la population et ruiner l’économie fragile du pays. L’implication de la communauté internationale
pour mettre fin au régime illégal de Mohamed Bacar vaut engagement de son soutien au processus de normalisation constitutionnelle et de reconstruction économique.
Kasiya la Komori rappelle les efforts de nombreuses forces politiques notamment les partis Chuma, CRC, Foumo, Ridja, RND rénovateur, du bureau de l’Assemblée de l’Union et
de l’Assemblée de Ngazidja pour parvenir à un dénouement tel que préconisé par le communiqué de
l’Union Africaine du 20 février.
Kasiya la Komori qui a toujours insisté sur la légitimité du président Sambi à intervenir pour faire respecter la loi à Anjouan, appelle le président à surseoir à toute
action militaire impliquant les mercenaires ukrainiens. L’engagement de forces légales de l’Union Africaine aux côtés de l’armée comorienne, et, comme cela est possible, d’autres entités
de la communauté internationale, doit nous éviter de retomber dans la damnation de l’usage de mercenaires qui a coûté la vie aux chefs d’état qui les ont introduits, à de nombreux
Comoriens, et a sali durablement l’image de notre pays.
Kasiya la Komori félicite ses militants aux Comores et à l’étranger qui n’ont eu de cesse, en s’appuyant sur la position responsable du parti, de sensibiliser l’opinion et
la communauté internationale sur une sortie de crise tenant compte de l’autorité de l’Union, de la continuation du processus constitutionnel et de la solidarité de nos partenaires.
Kasiya la Komori
Moroni, le 21 février 2008
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Littérature
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‘‘Cri d’ici et d’ailleurs’’, une poésie d’une nostalgie particulière
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Dans ‘‘Cri de détresse’’ Halidi Allaoui dénonce le séparatisme et appelle à l’unité et à l’intégrité territoriale.
‘‘Cri d’ici et d’ailleurs’’, le premier recueil de poèmes
du jeune comorien, Halidi Allaoui, vient de paraître aux éditions Komédit à Paris. Il sera bientôt en vente aux Comores notamment au Jardin des livres et au Centre national
de documentation et de recherche scientifique (Cndrs). Un ouvrage de cinquante six poèmes préfacé par l’écrivain comorien Aboubacar Said Salim. ‘‘Ce recueil s’ouvre sur le poème
‘Mélancolie’ et se ferme sur ‘Prière’. Ces deux poèmes forment comme des parenthèses qui délimitent l’ici et l’ailleurs, Rouen qui semble être sa seconde patrie et Ouani qui est ‘le point
de son essence’ et pas seulement le coin de sa naissance, comme il le dit dans un poème au titre énigmatique de ‘’!’’ (Point d’exclamation) », a écrit l’homme des Lettres Abou
en préface.
Dans ‘‘Cri d’ici et d’ailleurs’’, Halidi entraîne le lecteur dans une errance géographique de Wani sa ville natale à Moroni sa ville d’adoption, des Comores à la
France, de Moroni à Rouen…
L’auteur du recueil, Halidi Allaoui, est un juriste de formation mais aussi un passionné de la poésie. ‘‘Cri d’ici et d’ailleurs’’ est une poésie d’une nostalgie toute particulière étant donné qu’elle n’est pas axée uniquement sur le passé mais tournée surtout vers le présent, le futur, … Un recueil écrit dans un style que chacun trouvera son compte peu importe son niveau en poésie. ‘‘Mélancolie’’, ‘‘Maman’’, ‘‘Feuille de raisin’’, ‘‘Destin’’, ‘‘Comorianité’’, ‘‘Nostalgie’’, ‘‘Le messager du malheur’’, ‘‘Mwenye’’, ‘‘Mes îles’’, ‘‘Koko’’, ‘‘Cri de détresse’’ ou ‘‘Likoli’’, autant de poèmes et bien d’autres d’ailleurs ayant trait à la vie dans les îles Comores.
Né à Wani à Anjouan et âgé aujourd’hui de 36 ans, Halidi, juriste contentieux en France, est titulaire d’un Dea de Droit international et européen (Option : droit Privé).
Mais la poésie peut être perçue comme innée chez ce jeune juriste. Il est un arrière arrière-petit-fils, côté maternel, d’un compositeur des poèmes en arabe ou chants de
‘‘dhikr’’ de la confrérie Chadhuli. Sa grand-mère maternelle a aussi contribué dans le riche répertoire des chants que l’on entonne jusqu’aujourd’hui lors des festivités du
‘‘twarab ya shi Ndzuwani’’ (une danse féminine populaire dans certaines grandes villes d’Anjouan). Mais encore il y a près d’une vingtaine d’années, son oncle a signé le recueil de poèmes
‘‘Miroir des abîmes’’, publié en France.
Mais tout cela ne pouvait pas lui suffire pour faire de la poésie, soutient-il. ‘‘Je devrais à tout prix arriver à cracher ce sang poétique qui coule dans mes veines pour pouvoir le mélanger avec de l’encre noire et l’éparpiller sur des feuilles blanches’’. Ce qui n’était pas aussi évident, reconnaît le juriste poète. S’il est arrivé, c’est grâce à un grand homme de lettres du pays, son fundi de littérature (française et négro africaine) au lycée de Moroni, Aboubacar Said Salim. ‘‘C’est lui qui m’a toujours incité à me servir de la plume et à ne jamais me sous estimer’’, disait l’auteur qui a exprimé toute sa gratitude. Mais sachez aussi que Halidi est le fils d’un professeur de français, enseignant à l’Ifere (l’Institut de formation des enseignants et recherche en éducation) à l’Université des Comores. Parallèlement à ses activités de juristes et de sa passion pour la poésie, il s’investit pleinement dans les associations comoriennes en France et anime un blog (http://halidiallaoui.over-blog.com) qui milite pour la cause de l’unité et de l’intégrité territoriale des Comores. Le séparatisme, Halidi le dénonce avec verve dans son poème ‘‘Cri de détresse’’. |
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