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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 19:57

Vous trouverez ci-dessous la liste des candidats admis au premier examen d’accès à la formation professionnelle des avocats, organisé aux Comores, session 2013, par le Ministère de la justice, l’ordre des avocats et le Centre Universitaire de Formation Permanente (CUFOP) :

• Djamal-el-dine Bacar
• Faiza Said Bacar
• Hadji Chaabani Mohamed
• Mohamed Nassur Said Ali
• Kourachiat Mohamed Soihir
• Aicham Itibar
• Said Mohamed Said Tourqui
• Mze Mouigné Idriss
• Ismaël SAADI
• Youssouf Mohamed Hassane
• Madiane Mohamed Issa
• Ahmed Ali Abdallah
• Feissoili Ali Oubeidi
• Moudjahidi Abdoulbastoi
• Mohamed Abderemane
• Omar Moegni Hamza Said
• Ibrahima Nadjati
• Mouzaoui Amroine
• Moindjie Hamadi
• Sounnatillah Soulé
• Kamardine Mohmed
• Youssouf Imani Hamadi
• Said Anibou Ouzali
• Zaharai Ibrahim
• Fahardine Mohamed Abdou
• Mohamed Rafiou Ahamada
• Said Issa Mdahoma

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 00:59

Vous trouverez ci-dessous la liste des membres composant le deuxième gouvernement  de l'Union des Comores depuis l'investiture de l'actuel Président il y a deux ans rendue public hier après midi (Surligné en jaune).

 

Outre les 3 vices Présidents, seuls Madame Sitti Kassim et Monsieur Abdou Nassur Madi, tous les deux originaires de Mwali ont fait partie du gouvernement sortant. La première, une des fidèles du Président Ikillilou et de son épouse Maha Halouwa ne change pas de poste. Par contre, le deuxième qui était Délégué chargé de l'Economie et des Privatisations auprès de la Vice-Présidence en charge du Ministère des Finances, de l'Economie, du Budget de l'Investissement et du Commerce Extérieur chargé des Privatisations, devient Ministre de la Production, de l'environnement, de l'energie, de l'industrie et de l'Artisanat. Un portefeuille sensible qui était à l'origine du conflit qui opposait les deux vices-Présidents, Fouad Mhadji et Mohamed Ali Soilih. (Voir ICI)

 

Autre fait marquant : Parmi les 3 vices Présidents, seul Fouad Mhadji, un homme qui ne mâche pas ses mots et agace sérieusement le Président  n'occupe pas le même poste. C'est peut être une façon pour le Président de lui faire comprendre qu'il est indésirable  dans son équipe. Mais comme il n'a pas la possibilité de renvoyer un vice Président, il le change ! Il se voit attribuer le Ministère de la santé. S'agit t-il du Ministère desWC auquel il faisait allusion en mai dernier (Voir  ICI) ?

 

A noter aussi que tous les autres membres de ce gouvernement n'ont jamais occupé de poste ministériel. Du sang neuf."Ari kawasina Trontro" entendez par là "il parait qu'ils ne sont pas sales" Mais pour faire quoi ? C'est la vraie question. En tout cas, ce sont des docteurs (en rélations internationales pour Elarif Said Hassane, en pharmacie Pour Abdoulkarim Mohamed et  en medecine Abdou Housseni), un ancien TPG sous Sambi (Housseni Hassani Ibrahim dit Jeannot), Une ancienne déléguée chargée des Droits de l'homme (Madame Bahiat Massound)......

 

  Autre constat : Deux femmes sont Ministres. Chose que nous saluons. Par contre, il y a une regression. En effet dans le précédent gouvernement, il y avait deux femmes Ministres et une femme Déléguée.

 

Aussi quelque chose qui m'interpelle dans ce deuxième gouvernement Ikililou  : Encore un Médecin au chevet de la justice comorienne ! Il est vrai que la Justice des Comores est très malade. Certes, il lui faut un traitement de choc et c'est très urgent. Mais la question que je me pose est la suivante : Est ce que ces médecins ont fait leur preuve quand ils étaient au chevet des malades dans les hôpitaux comoriens ? J'ose espérer que notre justice n'est pas entrain d'être transformée en un lieu de somnolence. Car si c'est le cas, espoir d'une réelle justice un jour = zéro.

 

Enfin contrairement à ce que les observateurs  pensaient, c'est le vice Président Mohamed Ali Soilih qui prouve sa force. Car on dit qu'il y a au moins trois de ses amis politiques qui font partie de ce nouveau gouvernement. Les mauvaises langues s'attendaient à une liste avec les empreintes de l'actuel Directeur de Cabinet, chargé de la défense.

 

Attendons la suite. Car il n'est pas impossible qu'un remaniement du cabinet présidentiel suive pour caser certains sortants.

 

 

 

Moroni le 13 juillet 2013

 

Décret 13-082/PR

Les vices-Présidents 

 

Dr Fouad Mhadji, vice président, chargé du ministère de la santé, de la solidarité, de la cohésion sociale et de la promotion du genre

Mohamed Monsieur Ali Soilihi, vice président chargé des finances, de l'économie du budget de l'investissement et du commerce intérieur chargé de la privatisation 

Monsieur Nourdine Bourhane, vice président chargé du ministère de l'aménagement du territoire, des infrastructures, de l'urbanisme et de l'habitat

 

Les Ministres 

1°) Monsieur Elarif Said Hassane, ministre des relations extérieures et de la coopération chargé de la diaspora et de la francophonie et du monde arabe 

2°) Mme Bahiat Massound, ministère des postes et des télécommunications, de la promotion de la nouvelle technologie de l'information, de la communication chargé des transports et du tourisme

3°) Dr Abdou Housseni, garde des sceaux ministre de la justice de la fonction publique, des reformes administratives, des droits de l'homme et des affaires islamiques 

4°) Dr Abdoulkarim Mohamed, ministre de l'éducation nationale, de la recherche, de la culture des arts chargé de la jeunesse et des sports 

5°) Monsieur Abdou Nassur Madi, ministère de la production, de l'environnement, de l'énergie, de l'industrie et de l'artisanat 

6°) Madame Sitti kassim, ministère de l'emploi, du travail, de la formation professionnelle et de l'entreprenariat féminine porte parole du gouvernement 

7°) Housseine Hassan Ibrahim, ministère de l'intérieur, de l'information, de la décentralisation chargé des relations avec les institutions

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 19:07

 

Vous trouverez ci-dessous une vidéo très intéréssante qui rend un vibrant hommage à l'ancien Président des Comores Feu Said Mohamed Djohar. Il s'agit d'une émission de l'ORTC en shikomori animé par Aboubacar Said Salim. Les invités sont :

-Said Abasse Dahalane (Président du Parti Mourouwa et Préfacier des "Mémoires du Président des Comores, Said Mohamed Djohar")

-Said Hassane Said Hachime (Ancien Ministre d'Etat des Affaires Etrangères sous Djohar

-Said Mohamed Sagaf (Ancien Ministre et gendre de Djohar)

-Ali Nassor (Ancien Directeur de cabinet du Président Djohar)

 

 

 

 


ORTC - hommage au feu président Saïd Mohamed... par habari-zaoudouga

 

Halidi Allaoui(HALIDI-BLOG-COMORES)

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 23:36

La Grande Mosquée de Paris, comme plusieurs mosquées de France,  dont celles de Lyon et d'Aix en Province botte en touche le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman). Mieux vaut tard que jamais.  En effet, après un long silence sidérant elle a finalement décidé hier dans la journée d'appeler les musulmans de France à débuter le ramadan aujourd'hui comme beaucoup d'autres musulmans du monde alors que le CFCM dont elle est un membre important  avait opté pour hier lundi 9 juillet 2013 (VOIR ICI ). Le recteur de la mosquée de Paris Dalil Boubakeur n'est-il pas l'actuel président du CFCM ???

 

Quelle cacaphonie ! Quelle nullité dont les voix tonitruantes de la communauté musulmane de France ont fait preuve !!! Prions pour elles car elles en ont besoin.  Quelle valse !!! C'est pourquoi on n'arrivait pas à la danser et à suivre le rythme. Fort heureusement, le ridicule ne tue pas.Du coup, le CFCM s'est trouvé contraint de revenir sur sa position en expliquant aux alentours de 12h00 qu'il suit juste la volonté de la majorité des musulmans. Mais c'était trop tard pour certains randonneurs spirituels. Ils ont continué le parcours jusqu'au bout. Il était  23h59.

 

Mais positivons. Avec ce revirement du CFCM n'est ce pas la preuve que  l'islam n'est pas incompatible avec la démocratie.  La majorité fait la loi. Aussi. N'est-ce pas Monsieur le Maire et ancien Ministre avec votre mauvaise langue sans os ?

 

Comme on dit chez moi, là bas- très loin là bas - sur la lune - "se heurter l'orteil deux fois ça fait très mal.". Donc pour l'Aid El fitr, je tendrai l'oreille pour entendre le Moufti de ma lune. Lui au moins,s'exprime la nuit et le lendemain il tourne la page. Il ne balbutie pas.

 

Ci-dessous le communiqué de la Grande Mosquée de Paris :

 

Source : http://www.mosquee-de-paris.org/

 

DEBUT DU RAMADHAN 2013 - 1434/H : MERCREDI 10 JUILLET

La Commission théologique de la Grande Mosquée de Paris informe la communauté musulmane de France que le premier jour du mois de Ramadhan de l’année 1434 de l’Hégire est fixé au :

Mercredi 10 Juillet 2013

Le mardi 9 juillet 2013 étant le 30ème jour du mois de Cha’bane 1434/H, la vision de la nouvelle lune s’étant avérée impossible à établir ni en France ni dans les pays musulmans.

La Grande Mosquée de Paris souhaite à toute la communauté musulmane de France un heureux mois de jeûne. Nous implorons Allah Tout Puissant d’accepter notre jeûne et de nous combler de Sa Clémence et de Sa Miséricorde durant ce mois béni du Ramadhan.

La Commission théologique

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


 

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 23:02
Source : http://www.alwatwan.net/index.php?home=actu.php&title=Mayotte-comorienne-d-un-round-a-un-autre-Par-Ahmed-Ali-Amir-&actu_id=5470
Mayotte comorienne : d’un round à un autre ! (Par Ahmed Ali Amir)

09 juillet 2013

Mayotte_comorienne
L’Unité de l’archipel est un fait historique. Elle fut menacée réellement pour la première fois, quand l’usurpateur malgache Andrianantsoli a décidé de vendre l’île de Mayotte aux Français pour quelques piastres. Le sultan Seyd Hamza de Ndzuwani avait, très officiellement, réagi à la vente de l’île de Mayotte en adressant au gouvernement français de Louis Philippe d’Orléans, le 9 mars 1843, une “protestation contre l’occupation de Mayotte par la France”. Ces éléments de l’histoire, on les cache aux jeunes Maorais.

Tout comme on continue de taire le fait colonial que le droit interne français a toujours reconnu l’Unité des Comores. L‘assemblée nationale française, durant toute la période coloniale, a toujours traité les Comores comme une seule et unique entité composée par “quatre îles principales”. Les lois du 25 juillet 1912 portant “rattachement des îles de Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande-Comore” à Madagascar, la loi n°46-973 sur l’autonomie administrative des Comores et la loi n°61-1412 sur l’autonomie interne des Comores sont la preuve que la France a toujours reconnu l’Unité de l’archipel.

Le premier round des négociations connues sur l’indépendance fut les Accords de juin qui constituent le premier acte des négociations sur l’Unité et l’intégrité des Comores. Deux grandes formations naissent en 1968, le Rdpc et l’Udc, et étaient à la pointe de ce combat. Ses deux formations comoriennes se sont mises d’accord sur le principe de l’évolution du statut de l’archipel.

Elles se réunissent en congrès le 10 décembre 1972, fusionnent pour créer l’“Udzima“ des Comores. Avec un objectif clair: l’indépendance “dans l’amitié et la collaboration avec la France”. Le 23 décembre de la même année, la chambre des députés des Comores vote une résolution réclamant l’indépendance et la France “prend acte”.

Le président Ahmed Abdallah se rend à Paris pour proposer au président Pompidou l’ouverture de négociations pour examiner la question de l’indépendance. Elles sont ouvertes le 18 mai 1973 entre le service du ministère des départements et territoires d’Outre mer et une délégation comorienne, conduite par Ahmed Abdallah. Aprés un mois de négociations difficiles, la France et les Comores signent une déclaration commune en juin 1973, déterminant les conditions d’accession des Comores à l’indépendance (les Accords de juin).

Ces accords envisagent l’indépendance dans un futur proche et dans le respect de l’Unité nationale. Ils prévoient de consulter “les populations“ dans un délai de cinq ans, période au cours de laquelle l’exercice des compétences sera progressivement pris en charge par les Comoriens. Dans les cinq ans qui suivent l’indépendance, la France s’engage à créer des stages de formations au profit des cadres techniques comoriens dans presque tous les services et les Comores seront associées aux ambassades de France de la région et participeront à des négociations, des conférences et des réunions internationales.

Et puis la suite, on la connait. La commission de l’assemblée nationale réinvente les Accords de juin et la commission des lois insiste que soit formulé, sans ambiguïté, que la consultation se fera “île par île”. François Mitterrand, alors député socialiste, s’oppose à cette politique de division et saisit officiellement le sénat français. La volonté nette de la France de briser l’Unité nationale des Comores devient évidente. Elle est la raison de la proclamation unilatérale de l’indépendance.

Le coup d’Etat, fomenté avec Ali Soilihi juste après l’indépendance, ne parvient pas à sauver l’Unité du pays. Ali Soilihi tente une marche rose sur Mayotte qui ressemble à du folklore. Il proteste alors en saisissant le conseil de sécurité de l’Onu et en proposant des résolutions appelant la France à la négociation. Depuis, tous les ans, l’Assemblée générale ordinaire des Nations unies adopte des résolutions condamnant la présence française dans l’île comorienne.

Le deuxième round fut le mémorandum du président Ahmed Abdallah envoyé au président Mitterrand et au secrétaire général de l’Onu, Javier Pèrez De Cuèllar, en 1989, pour demander que soient relancé les négociations sur Mayotte. Le père de l’indépendance meurt le deuxième jour de l’envoi de ce mémorandum, assassiné dans son bureau par le mercenaire Bob Denard. Le président Djohar propose ensuite le dialogue tripartite et la France instaure la commission mixte franco-comorienne qui s’est réunie en novembre 1991, à Moroni.

Le troisième round connu fut la négociation menée dans l’enceinte de l’ambassade de France à Moroni, réunissant la classe politique nationale et des transfuges du régime en place pour déposer Djohar qui sera déporté à La Réunion. Depuis, la question de Mayotte toujours maintenue à l’ordre du jour, n’a plus été discutée à l’Onu, le visa Balladur instauré fut maintenu par la suite et aucune résolution de l’assemblée générale de l’Onu ne sera déposée.

Ce fut, de toute évidence, le lourd tribut à payer pour un partage du pouvoir sous une bannière en berne. Depuis, la France invente les commissions mixtes franco-comoriennes, en fait de simples commissions techniques. En effet, les discussions menées se sont limitées à quatre sujets: les questions de circulation des personnes et de circulation des biens, le contrôle des flux migratoires, le développement des échanges commerciaux et le renforcement de l’intégration régionale de Mayotte. Des thématiques et des termes de références des discussions imaginées par la France et, on pouvait s’en douter, qui cadrent avec leurs propres intérêts.

En 2007, les présidents Sarkozy et Sambi étaient pourtant tombés d’accord sur un point: “le temps est venu de dépasser le conflit de la souveraineté sur Mayotte et se concentrer sur le développement harmonieux des quatre îles de l’archipel géographique, au bénéfice des populations”. La formule était manifestement ambigüe. Les Comores espéraient que les discussions bilatérales au niveau ministériel et des commissions ad hoc techniques allaient pouvoir les lever.

Sous le président Azali, mettant à profit la faiblesse d’un régime (installé après un coup d’Etat militaire) en quête de reconnaissance dans la communauté internationale, la France intègre Mayotte dans la constitution française et lance le processus de la départementalisation alors que la commission mixte de 2005 s’attardait sur les projets financés par la France dans les domaines sociaux.

Il aura fallu attendre l’élection du président Sambi, pour voir la mise en place du Groupe de travail de haut niveau (Gthn), une instance franco-comorienne mise en place avec comme objectif de rédiger “un accord pour faciliter l’insertion de Mayotte dans son environnement géographique”. Les deux présidents, Sarkozy et Sambi, s’étaient convenus, lors de leur entretien que “le rattachement de Mayotte aux Comores devait être recherché par l’intégration économique entre les îles et le renforcement de l’Etat de droit aux Comores, pour les rendre plus attractives vis-à-vis de Mayotte”.

Le grand projet de texte du Traité qui devait être signé entre la France et les Comores avait, dans un premier temps, été intitulé “la circulation des personnes et des biens, la coopération régionale et la communauté des îles”. A l’approche de l’organisation du référendum sur la “départementalisation” de Mayotte (29 mars 2009), Ahmed Abdallah Sambi, qui avait espéré une évolution des discussions sur la question, dépité par la radicalisation des postions françaises, décide de suspendre les travaux du Gthn.

Depuis la prise de fonction du président Ikililou Dhoinine, le 26 mai 2011, la France et les Comores recherchent de nouveau un accord sur la question de Mayotte. Accueilli à Paris, le mois dernier par le président français, François Hollande, le chef de l’Etat comorien ne signera pas le traité en question, mais une déclaration politique qui recadre les futures négociations.

Avant de le faire, le président de la République a pris soin d’informer le président Kikwete de Tanzanie et la présidente de la Commission de l’Union africaine. En impliquant ces personnalités importantes et à travers elles, l’Ua, il pallie les faiblesses souvent manifestées par les Comores dans pareilles négociations.

Le président Ikililou a révélé qu’il a soumis à la France un contre-projet de traité dont les grandes lignes ne sont pas encore rendues publiques. Son discours à la Nation, à l’occasion du 6 juillet, semble avoir répondu aux attentes des Comoriens. Si les Comores n’obtiennent rien de la France, on est plus ou moins rassuré qu’elles ne concèderont rien.

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 22:53

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

L’ancien maire de Fomboni s’exprime :

Des Mohéliens déçus du régime Ikililou

 

Moroni, mardi 09 Juillet 2013 (HZK-Presse) – Dans un entretien accordé hier à la Gazette des Comores, l’ancien maire de Fomboni, El-Amine Ali Mbaraka Aboul-Kheir, a laissé entendre que les Mohéliens étaient loin d’apprécier la gestion du pouvoir de leur « enfant ». Selon lui, le président Ikililou serait entrain de passer à côté des objectifs des Mohéliens et de tous ceux qui ont lutté pour la tournante.

 

« Les nominations c’est le cadet de nos soucis. Il faut un plan de rattrapage pour Mohéli. On a besoin d’un port accessible, d’un aéroport aux normes, d’avoir des capacités de stockage en carburant (…) », a déclaré l’ancien maire de Fomboni, El-Amine Ali Mbaraka Aboul-Kheir. L’ancien maire de Fomboni a aussi insisté sur le respect de l’autonomie des îles et le principe d’équilibre. « La tournante n’est peut être pas l’idéal. Mais pour le moment on n’a pas trouvé mieux pour l’équilibre des iles et la sauvegarde de l’unité nationale », a-t-il ajouté s’agissant de l’architecture institutionnelle du pays issue de la constitution de 2001.

 

« Ce sont les comoriens qu’il faut remettre en cause et non les institutions. Azali, Sambi et aujourd’hui Ikililou agissent selon leurs intérêts personnels et non l’intérêt national », a-t-il insisté tout en reconnaissant qu’il faut encore peaufiner et réadapter le schéma institutionnel actuel.

 

Quand aux deux ans du régime en place, El-Amine Ali Mbaraka Aboul-Kheir a affirmé que le bilan du président Ikililou est très mitigé. « Il y a eu des efforts salutaires mais beaucoup reste à faire notamment dans le secteur de l’éducation de la santé mais le pire dans tout cela, c’est que la culture du patriotisme fait défaut », a encore dit l’ancien maire de la capitale mohélienne dans cet entretien.

 

Sur la question de Mayotte, il a appelé les autorités comoriennes à nouer un dialogue avec les Mahorais et à ne pas se contenter des pourparlers franco-comoriens. «Il faut impliquer la partie mahoraise. Il faut qu’on se rende compte que la France peut céder notre île mais si les Mahorais eux même ne sont pas d’accord de se joindre à nous alors là naitra un autre problème encore plus complexe», a-t-il avancé.

 

L’ancien maire de Fomboni a aussi démontré que le comorien lambda peine à joindre les deux bouts. S’il reconnait que a crise est internationale, il a toutefois regretté la mauvaise gestion et le gaspillage dont font preuve les comoriens. « A quoi ça sert de construire des villas coûtant des dizaines de millions quand on n’occupe que 3 chambres. A quoi ça sert de faire un mariage en faisant des dépenses de plusieurs millions au lieu d’investir, créer de l’emploi et générer encore plus d’argent », s’est-il interrogé.

 

Pour l’ancien maire de la capitale mohélienne, il faut aussi consommer comorien pour réduire les taux d’importation et le déficit de la balance commerciale. « Je ne vois pas comment est-ce que l’argent peut circuler dans le pays, si tout l’argent gagné part à l’étranger. Si on n’y remédie pas le plus vite possible. La pauvreté va être chronique », a-t-il dit.

 

El-Amine Ali Mbaraka Aboul-Kheir, s’est également dit frustré par les faits de corruptions et l’impunité dont bénéficient leurs auteurs. « Aussi longtemps que la justice d’un pays sera malade, le pays plongera inéluctablement dans le coma » a-t-il lâché.

 

Al-hamdi Abdillah

090713/aa/hzkpresse/15h00

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 22:41

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores /

Les Comores ont célébré, samedi dernier, la 38ème fête d’indépendance :

Des réactions plutôt consensuelles…

 

Moroni, lundi 08 Juillet 2013 (HZK-Presse) – Après la célébration de la fête de l’indépendance, La Gazette des Comores est allée recueillir les réactions à chaud de la classe politique et de la société civile. Leurs réactions sont unanimes. Ils admettent tous que la fête s’est bien passée hormis quelques défaillances qui peuvent être réglées à la prochaine célébration.

 

Idriss Mohamed, comité Maoré :

« Il faut être ensemble pour reconstruire le pays »

C’est notre jour et certes tout le monde est satisfait. Aujourd’hui, c’est un moment de communion. Certains disent que l’ambiance n’était pas au rendez-vous parce qu’il n’y avait pas de remise de décorations et autres accessoires ; moi je dirais tout simplement que ce sont des détails. La journée s’est bien passée. L’essentiel est d’entendre le discours du chef de l’Etat dans l’après-midi.

 

Msaidié Houmedi, secrétaire général du parti CRC

« La fête passée, il faudra penser à la vie qui est extrêmement chère »

Participer à la fête de l’indépendance est toujours un plaisir et j’espère que l’année qui vient  sera plus belle que les précédentes. Je profite de cette occasion pour prier afin que les problèmes que traverse le pays soient résolus, notamment le chômage des jeunes et le coût de la vie. Par rapport à la participation, je dirais qu’il y a eu beaucoup de monde comme d’habitude. Il y a toujours ce sentiment de patriotisme qui se manifeste chaque année lors de la fête nationale

 

Mohamed Abdouloihabi, ancien chef de l’exécutif de l’île autonome de Ngazidja

« L’ambiance n’était pas au rendez-vous »

La fête s’est bien passée comme d’habitude, toutefois on n’a pas vraiment senti une ambiance conviviale. D’ailleurs depuis avant-hier et hier (jeudi et vendredi ndlr) on n’a pas vu les activités qui marquent et annoncent cette fête

 

Djaé Ahamada, vice-président de l’assemblée nationale

« Une autorité ne parle pas avant le discours du chef de l’Etat » 

La fête s’est bien passée. Dieu soit loué. Vous avez vu que tout le monde, petits et grands, y étaient. Voilà c’est l’essentiel. C’est un jour de joie ; mais pas pour faire un bilan. Nous le ferons après le discours de Beït Salam dans l’après-midi. Je suis une des autorités de ce pays et un responsable ne parle pas avant le discours du chef de l’Etat.

 

Mzé Ali Oizir, notable de Mitsoudjé

« Que chaque année la fête soit belle comme aujourd’hui »

La fête s’est bien passée. Le  programme était très riche. Il y avait beaucoup de monde et  beaucoup de personnalités de marque. J’ai constaté que la population se réjouit vraiment de cette journée. Cette année il y avait une très grande différence avec les années précédentes ;  c’est pourquoi nous prions que chaque année la fête soit belle comme aujourd’hui.

 

Fahmi Said Ibrahim, ex-ministre des relations extérieures

« La décoration n’est pas obligatoire aujourd’hui »

Ecouter c’est toujours un réel plaisir et un honneur pour moi de participe à la fête nationale. Il n’y a rien de particulier, tout s’est bien passé par la grâce de Dieu. Quand certains critiquent parce qu’il n’y avait pas de remise de décorations, je dirais que ce n’est pas une obligation. Je pense qu’il y en aura l’année prochaine ou en d’autres occasions. Ce n’est pas la fin du monde.

 

Me Saïd Larifou, chef du parti Ridja

« L’aspect militaire c’est bien, mais il faut penser à l’aspect économique pour les prochaines éditions »

C’est une fierté et à la fois un honneur d’être là. C’est un événement toujours marquant pour la nation comorienne. Moi je suis heureux de la démonstration qui a été faite aujourd’hui. Il y avait beaucoup de jeunes dans cette fête. J’aurais aimé qu’il y en ait plus de jeûnes qui s’approprient cette fête pour que cela soit plus populaire. Sur l’aspect militaire c’était bien. Mais,  je pense aussi que pour les prochaines éditions, il faudrait peut-être penser à mettre en exergue l’aspect économique. Il faudrait que l’on pense aussi aux agriculteurs, aux pêcheurs dans le défilé pour montrer que, eux aussi c’est l’avenir de ce pays. Et toutes les perspectives de ce pays, ce sont l’agriculture, la pêche, les jeunes et beaucoup de ferveur populaire.

 

Saïd Mohamed Ali, maîtrise de mathématiques, sans emploi. Il a suivi ses études au Sénégal et vient de rentrer :

Je n’ai surtout pas validé le discours du maire de Moroni. Laissi Ben Ali a choisi le français plutôt que notre langue. Je ne comprends pas. On dit que les Comores sont indépendantes aujourd’hui et il fait un discours en français. Cela veut dire que l’on est toujours sous domination de la France.

 

Propos recueillis par Ibnou Mohamed Abdou

080713/ima/hzkpresse/23h00

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 22:38
Selon le CFCM (Conseil Français du Cute Musulman), le ramadhan débute demain (mardi 9 juillet 2013) en France.)
Voir ci-dessous le communiqué du CFCM qui vient d'être publié il ya quelques minutes :

 

Début du jeûne du mois de Ramadhan 2013 : mardi 9 juillet

 


A l’occasion du début du mois de Ramadhan de l’année hégirienne 1434, le Conseil français du culte musulman (CFCM) souhaite à toute la communauté musulmane de France un heureux mois de jeûne dont le premier jour est fixé au mardi 9 juillet 2013 conformément aux décisions prises lors du Colloque du CFCM du 9 mai 2013 par l’ensemble des composantes du CFCM.

Nous souhaitons à l’ensemble de nos concitoyens nos meilleurs vœux de paix, de concorde et de vivre ensemble, avec notamment toutes les composantes spirituelles de la Nation.

M. Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur chargé des Cultes, honorera tous les musulmans de France en participant à l’Iftar (rupture du jeûne) qui aura lieu le 15 juillet 2013 à la Grande Mosquée de Paris au lendemain de notre Fête nationale.

Nous implorons Allah Tout Puissant d’accepter notre jeûne et de nous combler de Sa Clémence et de Sa Miséricorde durant ce mois béni du Ramadhan.

Dr Dalil Boubakeur

Président du CFCM

 

 

Nous souhaitons un bon ramadhan à tous les musulmans de France.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 21:21
UNION DES COMORES
Unité – Solidarité - Développement
_________
PRESIDENCE DE L’UNION DES COMORES
-------

Allocution de Son Excellence Docteur IKILILOU DHOININE
Président de l’Union des Comores
Célébration du 38ème Anniversaire de l’Indépendance des Comores

President-IKILILOU.jpgComoriennes et Comoriens,
Mes Chers Compatriotes,
Honorable Assistance,
Comme à l’accoutumée, nous nous retrouvons au Palais Présidentiel de Beït-Salam, ce Haut-lieu de la République, pour célébrer, dans la joie, l’affranchissement de notre pays du joug colonial.
Je voudrais saisir l’occasion que m’offre cette célébration, pour adresser mes meilleurs vœux à tous mes compatriotes et exprimer la solidarité de la Nation à tous ceux qui en ce jour, sont dans l’épreuve, pour que Le Tout-puissant leur accorde un soulagement.A tous nos concitoyens établis à l’étranger, j’adresse aussi mes vœux de bonne fête.
Mes vœux s’adressent enfin à nos partenaires au développement et à tous les amis étrangers qui vivent chez nous. Qu’ils reçoivent ici la reconnaissance et les amitiés sans cesse renouvelées du peuple comorien.
Le 6 juillet est ainsi une occasion annuelle pour la Nation toute entière, de rendre hommage et de prier pour ceux qui, parmi nos compatriotes, ont perdu la vie pour que cesse l’asservissement de notre peuple, pour qu’Allah, dans sa miséricorde, leur accorde ses bienfaits.
Mais aussi, dans la communion, nous renouvelons nos repentances à Allah le Tout-Puissant, pour les péchés que nous aurions commis ici-bas pour qu’il nous accorde son pardon ici et à l’au-delà.
Et puisque dans quelques jours, notre pays à l’instar du monde musulman, entrera dans le mois sacré du ramadan, je voudrais aussi m’associer à vous, pour solliciter la miséricorde d’Allah Le Tout-Puissant, pour que toutes nos prières soient exaucées.

Honorable Assistance,
Mes chers compatriotes,
Il y a exactement 38 ans depuis que notre Vaillant Peuple, débout comme un seul Homme, avec à sa tête, nos Héros Elus, nos Aînés Téméraires, Hommes et Femmes convaincus de l’inaliénable droit et idéal de liberté, de la valeur de cette aspiration, de l’inévitable désir instinctif humain d’être libre, proclamèrent l’indépendance de l’archipel des Comores.
C’est donc conformément à cet instinct humain naturel mais surtout aux principes sacro-saints de la Charte des Nations Unies et des normes internationales dont l’application est garantie d’abord par les cinq Membres Permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, que le 12 novembre 1975, notre pays, l’archipel des Comores, Maoré, Ndzouani, Mwali et Ngazidja, fut admis comme membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies.
Au début, comme partout en Afrique francophone, nous avons cru à l’objectivité de la marche de l’histoire.
Notre crédulité n’a pas été gratuite parce que la France, ancienne puissance colonisatrice, ce Grand Pays, avec à sa tête le Général De gaulle, a été à l’avant-garde de la décolonisation de tous les territoires jadis colonies françaises.
Aujourd’hui encore, il nous est très difficile de comprendre l’attitude des autorités françaises du moment de la décolonisation de cet archipel.

Il ne suffit pas d’expliquer ce qui venait de se passer par le seul fait que dans un même territoire que l’on a pourtant administré comme un tout, de l’expression populaire et démocratique, ressortent des différences pour les raisons que nous connaissons et dont l’importance et le fondement ne devraient pas nous échapper ou nous être indifférents.
L’indépendance par voie de consultation populaire en Afrique, ne devrait pas être considérée comme une sanction contre l’ancienne puissance coloniale ou encore comme une forme de rupture.
Au contraire, elle est une autre forme de partenariat et de coopération intelligente qui doit consolider les liens d’amitié entre deux Peuples épris de paix.
Pour rappel, aucun autre pays du continent n’a hérité d’une situation complexe postcoloniale comme la nôtre. Une indépendance inachevée, une liberté tronquée, une humiliation avérée pour un Peuple pourtant respectueux des valeurs universelles qui guident notre monde moderne.
Le peuple comorien n’exprimera jamais assez au monde entier, notamment à ses amis, sa douleur, sa très profonde affliction, son impénétrable désarroi face à ce qu’un ancien Chef de l’Etat français, François Mitterrand, qui disait entre autres, au Feu Président Saïd Mohamed DJOHAR et par la même occasion aux Comoriens que nous sommes, je le cite « … le problème de Mayotte, si mal engagé en 1974, si mal engagé à mes propres yeux, que je me souviens d’avoir refusé le sort qui était refusé à cette île ».

Oui, le Président Mitterrand avait raison et tout autre Homme d’Etat français qui correspondrait à l’idée que nous nous faisons de ce Grand Pays et de ses Illustres Intellectuels, un Pays, une Nation qui a traversé tant d’épreuves mais qui a toujours su mettre en avant les idéaux de liberté et de droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes, conviendrait avec lui.
Et lorsque François Hollande, actuel Chef de l’Etat français reconnaît, à Alger, solennellement les «souffrances que la colonisation française» - un «système profondément injuste et brutal» - a infligées au peuple algérien, cette volonté de rétablir des faits historiques, convenez avec moi qu’il y a lieu d’espérer pour les Comores.
Après ce discours unique en son genre, partout en Afrique, nous avons eu le sentiment qu'une véritable étape historique a été franchie non pas dans la repentance mais dans la reconnaissance.
Et pourtant, 38 ans durant, nonobstant des actions menées par les Autorités comoriennes, il est vrai parfois maladroites, mais toujours conformes à notre volonté de dépasser ce contentieux malheureux d’un autre temps,il est regrettable de constater que nous sommes toujours à la case départ.
Et d’ailleurs, les choses seraient restées en l’état, nous demanderions tout simplement à notre partenaire principal d’entamer un début d’approche nouvelle !
Hélas, pendant toute cette période, l’ancienne puissance coloniale n’a fléchi sur aucune de ses positions, éloignant encore plus la possibilité de retrouvailles pour un même Peuple dont les différences sont moins visibles que celles qui ont pourtant permis à cette Grande Nation française de bâtir son Unité autour des valeurs de Liberté, d’Egalité, et de Fraternité.

L’introduction du visa Balladur par exemple, a davantage compliqué une situation déjà suffisamment complexe.Cette décision étrange prise par un Etat qui a pourtant soutenu sans réserve la réunification d’un autre grand pays, l’Allemagne, a définitivement anéanti les espoirs des Comoriens des quatre îles de sceller un jour leur réconciliation.C’est pourquoi, nous ne cesserons jamais de demander aux Autorités françaises l’annulation de ce visa.
Je voudrais, en passant, rappeler à la Communauté Internationale cette interrogation révélatrice de l’ancien Président François Mitterrand, le 25 octobre 1989, au Parlement européen qui disait en justifiant justement la position française, sur la réunification de l’Allemagne, je cite : « Au nom de quoi », se demandait-t-il, « accuserait-on le peuple allemand de désirer se retrouver, dès lors qu’il s’agit strictement d’un appel qui monte vers nous tous, (…) et qui en appelle aux valeurs qui sont les nôtres ? ».
L’imitant, 23 ans après, je voudrais aussi m’interroger en tant que Garant de l’Unité Nationale des Comores : « Au nom de quoi et pour quels intérêts, la France continue-t-elle d’ignorer le droit international et la volonté d’un Peuple qui ne demande qu’à vivre comme tous les autres Peuples du monde ?».
Je me pose cette question parce qu’au moment où nous nous efforçons à trouver une solution juste à ce différend territorial, l’ancienne puissance coloniale, conformément à son droit interne, modifie constamment et unilatéralement le statut de l’objet dudit différend en l’occurrence Mayotte.
Hier, Mayotte « Collectivité Départementale », aujourd’hui, « Département d’Outre-mer Français », et dans un proche avenir « Région Ultrapériphérique Européenne », l’ancrant davantage en son sein sous prétexte qu’elle organiserait des consultations à Mayotte, d’ailleurs non reconnues par les Nations Unies.Ce statut futur de Mayotte vient donc se rajouter à toute cette complexité !
Nous sommes en droit de nous demander comment l’Union Européenne, composée d’Etats membres des Nations Unies et qui ont eu à s’exprimer encore il y a longtemps sur la question de Mayotte, peut-t-elle cautionner une telle démarche ?
Nous nous posons cette question parce que conformément au droit européen, les Régions Ultrapériphériques (RUP) sont des territoires qui appartiennent à l'Union européenne tout en se trouvant en dehors du continent européen. Je dis bien « territoires qui appartiennent à l’Union Européenne ».
Il est clair que ce changement de statut pratiqué par l’Etat français sur l’île comorienne de Mayotte rajoute à la méfiance des comoriens, un autre problème lié à la sécurité des personnes.
En effet, aujourd’hui, Honorable Assistance, il y a pratiquement dans chaque famille comorienne quotidiennement, un membre qui périt en mer, parce que désirant se rendre à Mayotte pour échapper à la crise économique qui étrangle le reste de l’archipel depuis la déclaration de l’indépendance.
Les statistiques sont éloquentes pour constituer un sujet principal de préoccupations majeures pour nous tous !
Voilà, Mesdames, Messieurs, Mes Chers Compatriotes, le constat. Il est amer. Il est même désobligeant et provocateur ! Nous n’en sommes pas fiers, c’est certain !
Par conséquent, nous sommes contraints de réagir pour stopper l’escalade, pour apporter des réponses ne serait-ce qu’aux drames humains qui se produisent sous nos yeux, sinon nous n’aurons jamais la conscience tranquille ! En tous les cas, c’est mon intime conviction ! Face à cela, la question qui taraude mon esprit est : « QUE FAIRE » ?

La première valeur humaine qui nous oblige à agir, Moi en tant que Premier magistrat du pays et Nous tous en tant que Croyants, est l’humanisme, l’aptitude de dépasser nos egos, la très franche harmonie de notre conscience !
Non, nous ne pouvons plus continuer à assister indifférents face à ces nombreuses familles comoriennes des quatre îles qui, quotidiennement, font et refont le deuil pour la disparition d’un proche, homme, femme et enfant !
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle avant même mon entretien avec les autorités françaises j’ai donné des instructions fermes au département de la défense en collaboration avec les Gouverneurs des îles, pour que des mesures exceptionnelles pour la sécurité maritime et le secours en mer, soient immédiatement mises en place.
Aussi, je demande au département de la justice de travailler promptement sur la base de ce constat, un projet de loi modifiant notre code pénal afin de permettre dans un futur très proche, à ce que les auteurs, les criminels puissent être traduits en justice et sanctionnés sévèrement.
D’ailleurs, mon premier entretien avec le Président François HOLLANDE, fut à Kinshasa en marge du Sommet de la Francophonie. Je dois avouer ici que j’ai trouvé un homme meurtri par cette situation dramatique qui nous prive chaque jour de plusieurs de nos jeunes.
J’ai constaté de moi-même combien les Autorités françaises actuelles ont la volonté de créer les conditions d’un dialogue constructif qui nous permette de dépasser les clivages et les préjugés, tout en respectant la dignité des comoriens.

C’est donc une dynamique constructive qui intègre le passé à la recherche d’une voie comoro-française devant aboutir avec lucidité et objectivité à la résolution définitive de l’épineuse question de notre indépendance inachevée.
En effet, l’histoire ne nous pardonnera pas si chacun de nous, en ce qui le concerne, n’aura pas mis tout son poids pour qu’enfin ce différend territorial qui nous oppose n’eût été résolu dans l’équité.
Certes, le chemin sera long, complexe, mais surtout il ne sera pas aisé. De part et d’autre, il faudra donc écouter. Il faudra faire le tri. Il faudra surtout se mettre d’accord sur la Stratégie Globale qui ne saurait être autre chose que de tracer les grandes lignes pour des retrouvailles sincères et réaliser une réconciliation des cœurs des comoriens que nous sommes.
Je voudrais à cet effet m’adresser spécialement à nos parents, à nos frères et sœurs, aux élus Maorais, pour leur dire toute notre détermination à travailler ensemble afin de mettre fin à cette anomalie.
Je sais que nous devons aussi changer de langage et faire preuve de respect mutuel. Vous aussi, vous devez comprendre que nous avons un destin commun et à nous de l’embellir, de lui donner une forme qui convienne à nos aspirations légitimes qui respectent les principes auxquels toute l’humanité adhère.
Nul doute que le moment est enfin venu pour que nous nous retrouvions entre comoriens et qu’ensemble nous donnions des réponses à nos enfants, pour que nous rétablissions nos liens naturels de sang parce que nous partageons les mêmes valeurs.Cette unité géographique, culturelle et identitaire, fait de nous un même Peuple ! Ceci n’est nullement une aberration puisque le monde entier est ainsi fait!

Mes Chers Compatriotes,
Aussitôt élu et investi, j’ai été approché par la Partie française pour l’examen et la signature probable d’un projet de Traité d’amitié avec la France, 38 ans après qu’est apparu ce différend territorial.
Ce projet de Traité, avec mes collaborateurs, nous l’avons minutieusement examiné et j’ai conclu que l’idée serait géniale et conforme aux traditions des relations internationales.
J’ai beaucoup consulté ! Après plusieurs entretiens entre la partie française et nous, j’ai proposé d’abord, à ce que lors de ma visite en France, ensemble avec le Président HOLLANDE, nous nous engagions politiquement à refonder nos relations bilatérales qui renforceraient la confiance mutuelle.
Mes prédécesseurs à qui je rends hommage, ont déjà travaillé sur un accord relatif à la circulation des personnes et des biens dans tout le territoire de l’archipel des Comores.
Aussi, la montée de la criminalité dans le monde et donc dans notre espace Sud-Ouest de l’Océan Indien ainsi que le manque de procédures efficaces nous permettant ensemble de traquer les présumés criminels qui sévissent dans notre région pour les sanctionner, furent la raison pour laquelle, un projet d’accord d’entre-aide judiciaire, fut préparé.
Ces documents sont actuellement en étude et j’ose espérer que dans un avenir très proche, ils feront l’objet de discussions approfondies pour mettre fin à l’impunité et permettre à ce que des familles se rendent visite, des malades puissent bénéficier des soins, ou encore des étudiants , des cadres, des opérateurs économiques, se complètent dans l’accomplissement de leurs tâches quotidiennes.
Je voudrais d’ores et déjà vous confirmer solennellement que la partie comorienne a remis à la partie française un contre-projet de Traité Global pour la résolution de la question de l’île comorienne de Mayotte et que le débat est déjà engagé.
C’est pourquoi lors de ma visite de travail que je viens d’effectuer en France, sur invitation de mon Homologue François HOLLANDE, nous avons signé et publié la « Déclaration de Paris sur l’amitié et la coopération entre les Comores et la France » dans laquelle nous déclarions la mise en place d’un Haut Conseil Paritaire qui constituera l’organe de suivi des entretiens que nous continuerons à avoir avec les Autorités françaises.
Cette déclaration politique constitue donc un prélude, l’acte numéro 1 d’un processus qui va désormais rythmer le cours du reste de mon mandat en politique étrangère. Une diplomatie intense où le concours de tous les comoriens sera sollicité.
La partie française est en train d’étudier le contre-projet de Traité en question en attendant la mise en place du « Haut Conseil Paritaire » qui prendra le relais.
A écouter les négociateurs de deux côtés, la volonté politique, la détermination à réaliser ce travail historique ainsi que l’optimisme, prédominent ce qui nous réjouit tous.
En tous les cas, pour la partie comorienne, lors des négociations en trois rounds, qui se sont tenus au Quai d’Orsay, l’essentiel dans un premier temps, fut de fixer clairement les raisons du différend territorial qui nous oppose à la France.
Ceci était nécessaire, pas seulement sur la forme, mais sur le fond de la problématique.
Il était nécessaire que nous nous mettions d’accord avant toute négociation que l’indépendance de notre pays ne serait pas cette espèce d’obsession nationaliste.
Elle ne serait non plus une je ne sais quelle volonté d’officialiser une quelconque rupture avec notre premier partenaire avec lequel nous comptons fermement faire notre chemin vers la prospérité.
Elle est une aspiration légitime de tout un Peuple épris de paix et de justice.
Cette volonté est d’ailleurs sanctionnée par la législation internationale relative à la décolonisation qui consacre l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation, la résolution 1514 de l'Assemblée Générale des Nations Unies du 14 décembre 1960.
Ce principe posé et reconnu par la partie française, nous encourage à travailler maintenant en confiance pour mettre un terme à ce différend désagréable entre deux pays amis.

Je dois vous avouer que ce travail préalable fut laborieux avec des rounds difficilement négociables. Au départ les positions furent si tranchées que sans la volonté des négociateurs, leur abnégation mais surtout leur esprit de dépassionner le débat, aujourd’hui encore je n’aurais jamais été en mesure de vous en parler.
Je voudrais d’ailleurs saisir cette occasion pour leur adresser toutes mes félicitations et les encourager à persévérer dans cet élan de créer toutes les conditions nécessaires pour la réussite de cette noble mission.
Je sais que certains parmi vous, à un moment, ont douté de notre capacité à préserver l’intérêt national dans ces négociations historiques et je ne leur en veux pas car je comprends et partage parfaitement leurs inquiétudes.
Toutefois, je dois rappeler à tout le monde qu’en prêtant serment sur le Coran, j’ai juré de respecter la constitution de mon pays et de sauvegarder l’intérêt national. En cela, je ne m’éloignerai point et je continuerai à remplir mes fonctions constitutionnelles pour l’intérêt supérieur des Comores.
Et de toutes les façons, la seule voie possible aujourd’hui est le dialogue et je compte sur votre soutien.
Et pour ne pas avoir à m’inquiéter, après avoir consulté les Vice-présidents, j’ai personnellement fait lire le projet de déclaration de Paris, une semaine avant sa signature, par un Envoyé Spécial dépêché en la circonstance à Addis-Abeba et à Dar Es Salam, respectivement à la Présidente de la Commission de l’Union Africaine Docteur Dlamini ZOUMA et à mon Grand Frère, Son Excellence Mrisho Jakaya KIKWETRE, Président de la République-Unie de la Tanzanie.
La Présidente de l’Union Africaine a promis de nous assister dans cette nouvelle démarche dès lors que nous engageons notre pays dans une dynamique constructive qui respecte les principes qui régissent la Charte de l’Union Africaine.
Permettez-moi de profiter de cette opportunité pour remercier les dirigeants de notre Organisation panafricaine et des pays amis, de l’appui constant qu’ils ne cessent d’apporter à notre pays.
Toutes ces précautions ont été prises pour nous rassurer de la disponibilité de tous nos partenaires notamment, les pays amis, à nous accompagner dans cette nouvelle démarche qui en fait, est celle prônée par toutes les organisations auxquelles nous sommes affiliés.

Mes Chers Compatriotes,
Puisqu’il y a quelques semaines, je vous ai présenté le bilan biannuel de mon Gouvernement ainsi que les programmes d’actions des années à venir, je voudrais tout simplement vous rappeler que nous devons redoubler nos efforts pour consolider les acquis mais surtout améliorer notre gouvernance.
Des mesures supplémentaires seront proposées dans les mois à venir pour accompagner cet élan et ce souffle nouveaux dans la gouvernance.
La longue marche entamée par le Père fondateur de notre République, Feu Président Ahmed Abdallah Abdérémane et ses compagnons, vers la construction d’un Etat moderne, a eu ses périodes d’espoir et ses moments de découragement.
Toutefois, la Nation a toujours su rester debout et surmonter le défaitisme. Nous avons aujourd’hui la possibilité et la capacité de tirer les leçons du passé et rassembler nos énergies et toutes nos ressources pour surmonter les difficultés auxquelles nous sommes confrontés afin de franchir une nouvelle étape de cette marche vers la prospérité.
Je donnerai le meilleur de moi-même et je mettrai tout en œuvre pour les préserver car vous m’avez confié la lourde charge de conduire aux destinées de notre pays. Je reste donc plus que jamais déterminé à agir et obliger l’équipe qui m’entoure à s’y conformer pour que je puisse être en mesure de remplir fidèlement mon devoir de gardien de notre Constitution, de garant de la cohésion nationale et du fonctionnement régulier de nos Institutions républicaines.

Vive la République !
Vive les Comores !
Vive la solidarité internationale !
Je vous remercie.
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 23:56

Moroni_P7060035.jpgVoilà, nous sommes le 6 juillet. C’est une date inoubliable pour les originaires des Comores et pour tous ceux qui aiment les Comores. Surtout pour tout comorien qui est fier de sa comorianité.  

Donc pour moi, c’est plus qu’un devoir de vous faire ce billet.

 

Aujourd’hui, le 6 juillet 2013,  les comoriens, partout où ils se trouvent, fêtent les 38 ans d’indépendance des Comores.  Eh oui c’était le 6 juillet 1975 que feu Président Ahmed Abdallah Abdérémane (Paix à son âme)  proclama solennellement  et courageusement l’indépendance de notre pays.

 

Dès hier soir, les Comores sont en fête. Il y a des podiums partout. On chante « uhuru (indépendance), udzima (Unité)…. L’engouement des comoriens est au RDV. On danse le Mgodro, le sambé, le chigoma, le tari ……à Moroni, à Ouani, à Mutsamudu, à Fomboni……Selemani et les autres chanteurs du twarab enflamment  le palais du peuple à Moroni. Tous ceux qui veulent chanter à Ouani avec le groupe joujou des Comores sont sur scène….. C’est la fête insulaire.


photo-6-07-07-2.jpgEt aujourd’hui alors ?

 

Dans la matinée on assistera certainement aux traditionnels défilés à Moroni, à Mutsamudu et à Fomboni. L’après midi nous aurons droit aux discours du président de l’Union et des gouverneurs des îles ainsi qu’à différentes danses populaires. Et le soir, danse, danse, chants, chants….

 

Sur facebook beaucoup d’originaires des Comores  remplaceront  leur photo de profil par le drapeau comorien et passeront toute la journée à se souhaiter bonne fête !

Un peu partout en France, au Maroc, en Egypte, à Madagascar et d’autres pays, l’indépendance des Comores sera fêtée avec faste. Comme tous les ans.

 

Même si « le pays va mal ; mon pays va mal » comme chante Tiken Jah Fakoly, Le peuple ne se décourage pas. Il s’approprie  la fête. Les comoriens restent fidèles à leur comorianité et aiment leur patrie. N’en déplaise aux nostalgiques de la colonisation.

Comme je le dis souvent. Une trentaine d’années d’indépendance après un siècle de colonisation, c’est trop court pour faire un bilan sérieux. Mais qu’on le veuille ou pas,  depuis le 6 juillet 1975, beaucoup de choses sont faites aux Comores dans divers domaines pour pallier ce qui n’a pas été fait. Toutefois, il est vrai que les maux qui rongent notre beau pays ne facilitent pas les choses : corruption, gabegie, instabilité politique….

 

manif-01-05-08-3.JPG Par ailleurs, le 6 juillet revêt  en fait une autre signification très importante pour moi. C’est aussi l’anniversaire de mon adorable maman.Ma vraie amie. Ma complice. Ma confidente. Ma conseillère. ….  Une femme qui est très attachée à sa comorianité. Quelle chance de voir son (ton) anniversaire être fêté par tout un peuple ! Je pense fortement à toi

 

  Je souhaite donc un joyeux anniversaire à tous les comoriens,  à ma mère lune et à ma maman chérie.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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