Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Presentation

  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
  • Contact

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

Recherche

BIENVENUE SUR MON BLOG

NA MKARIBU HARI MWA YI BLOG YANGU 
Cet outil va me permettre de vous faire decouvrir mon pays natal  et partager quelques unes de mes passions.......à ma façon !!!!
 

Pour revenir à la page d'accueil  cliquez  ICI

Pour recevoir réguliérement les articles que nous diffusons, merci de vous inscrire à la newsletter (Attention : laissez les deux cases (newsletter et articles) cochées) .

Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

MESSAGE IMPORTANT :

 

DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

MERCI DE VOTRE FIDELITE

 

 

CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

gala_final-_maquette--2-.jpg

A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 21:50

photo-aid-Blog.jpgWantru wa mahaba wangu.
Wami na yi ahali yangu, risimubushriyani yindi djema.
Zi duan zatru zike makbuli. Amina.

A vous tous (et toutes) que j'aime.
Ma famille et moi vous souhaitons une bonne fête de l' aïd.
Que Dieu exauce tous nos vœux. Amen.


Eh oui. Aujourd’hui, mardi 15 octobre 2013, les musulmans ont célèbré une des grandes fêtes de l’Islam.

 

 Il s’agit de l’aïd el kabir, un moment de grande spiritualité qui  consacre l’obéissance à Allah.

 

Une fête religieuse de partage, de pardon, de paix et de miséricorde.


Un moment de  bénédiction, de solidarité et de fraternité à partager.
 

Comme je l’ai déjà expliqué sur ce blog, l'Aid el Kabir est, en effet, une des fêtes importantes pour la communauté musulmane. Elle marque la fin du pèlerinage à la Mecque et commémore la soumission  d'Abraham à Dieu et est toujours célébrée le 10 du mois du dhoul hedj (mois du pèlerinage).

 

Les musulmans, selon leurs moyens, sacrifient ce jour  là un mouton (parfois d'autres animaux, notamment vaches, chameaux ou poulet) en l'égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque. D'où l'appellation courante de " la fête du mouton".

 

Une belle occasion aussi pour se régaler avec des bons gâteaux locaux "faits maison".

 

Aux Comores, tout le monde porte ses habits traditonnels et se souhaite bonne fête toute la journée. Les femmes et filles sont généralement en gauni (voir photo ci-dessus). Et plusieurs festivités (tam tam de boeuf, théatre, tournoi de foot ball...) y sont à l'ordre du jour.



Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 22:49

UNION DES COMORES

Unité - Solidarité - Développement

PRESIDENCE DE L'UNION

Le Président

 

DISCOURS de Son Excellence Dr IKILILOU DHOININE,

Président de l'Union des Comores,

à la 68ème Session Ordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies

 

New York, le 25 septembre 2013

 

Excellence Monsieur le Président,

Distingués Chefs d'Etat et de Gouvernements,

Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

Honorable Assistance,

Mesdames et Messieurs,

 

Permettez-moi, tout d'abord, d'adresser aux Autorités américaines tous nos remerciements pour l'accueil toujours chaleureux et fraternel, qu'elles nous réservent, lors de ce grand rendez-vous annuel à New York, aux Nations Unies.

 

Ensuite, mes très sincères félicitations vont à l'endroit de la Présidence à laquelle je formule des voeux de réussite, pour un excellent déroulement des travaux de la 68èrne Session

Ordinaire des Nations Unies, consacrés au « programme de développement pour l'après2015 ».

 

Enfin, au nom de ma délégation et au mien propre, je voudrais m'associer aux autres

Chefs de délégations ici présents, pour exprimer toute ma gratitude, au Secrétaire Général de

notre Organisation, Son Excellence Ban Ki-Moon, pour sa disponibilité à servir notre monde

avec l'engagement et l'abnégation que nous lui connaissons.

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

Au moment où le monde est confronté à des crises gravissimes,

Des actes terroristes, aveugles et barbares, que nous condamnons avec la plus grande

fermeté, viennent d'être perpétrés au Kenya faisant des dizaines de victimes innocentes, parmi

lesquelles, des femmes et des enfants.

Au moment où les conflits armés mettent à l'épreuve notre capacité commune, à bâtir

un monde où régnera la paix,

La crise qui secoue la Syrie, depuis deux ans et demi, avec ses lots de détresse et de

drames humains, doit nous interpeller, afin de parvenir rapidement à un règlement de ce

conflit et mettre fin, ainsi, aux souffrances endurées par le peuple syrien.

 

Nous condamnons, fermement, l'usage, en Syrie, d'armes chimiques contre des populations innocentes, tout comme nous condamnons avec la même énergie, les acteurs de

cet acte horrible.

Je voudrais, dans le même sens, attirer solennellement notre attention à tous, sur les autres crises, les autres maux qui pourraient nous sembler mineurs ou insignifiants, alors

qu'ils sont, eux aussi, tout aussi graves.

Ils le sont, d'autant plus qu'ils engendrent, des lourdes pertes humaines et le plus souvent, ils nourrissent, pour ceux qui les vivent quotidiennement, un sentiment de frustration, de mépris et d'abandon!

Et pourtant, ces autres maux, en réalité, n'ont aucune raison d'être, car c'est ensemble, dans ce haut lieu des Nations Unies, à l'unanimité, que nos prédécesseurs, animés de l'esprit

d'égalité des Peuples, de Justice Universelle mais encore d'Equité et d'Humanisme, ont

décidé, le coeur ouvert et l'esprit libre, de rendre l'Humanité tout simplement harmonieuse,

pour le bien-être de l'Homme.

En effet, c'est notre Organisation qui décida de la décolonisation de tous les territoires,

sous le joug colonial.

Elle en a fixé les règles! Elle a tracé le cheminement ainsi que l'accompagnement,

pour les Peuples qui se seraient libérés!

 

Je voudrais, d'ailleurs, en passant, rendre un hommage appuyé, aux Membres Permanents du Conseil de Sécurité, ainsi qu'à tous les Etats-membres des Nations Unies, de l'attitude responsable dont ils ont fait montre, depuis la création de l'Organisation des Nations Unies à nos jours, en soutenant les Mouvements et Organisations de Libération Nationale, surtout dans notre continent, l'Afrique.

 

Cependant, il est regrettable que soixante-huit ans après sa création et après

l'adoption de sa Charte, que cette même Assemblée constate malheureusement encore,

aujourd'hui, qu'il reste un territoire d'un Petit Etat Insulaire, en l'occurrence le mien,

l'archipel des Comores, sous domination d'un autre Etat, celui-là, une grande puissance,

Membre Permanent du Conseil de Sécurité, j'ai nommé l'Etat français.

 

Et pourtant, notre Organisation s'est prononcée, sans équivoque, en faveur de l'indépendance de l'archipel des Comores.

 

Ce fut conformément aux résolutions 1514 du 14 décembre 1960, portant «Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux» et 2621 du 12 octobre 1970 contenant le programme d'action pour l'application intégrale de la Déclaration.

 

Aussi, aux résolutions 3161 du 14 décembre 1973 et 3291 du 13 décembre 1974, qui réaffirment l'Unité et l'Intégrité Territoriales de l'Archipel des Comores et le droit inaliénable

de son Peuple à l'Autodétermination et à l'Indépendance.

C'est ainsi que, par sa résolution N° 376 du 17 octobre 1975, votée à l'unanimité, le

Conseil de Sécurité a demandé instamment « à l'Assemblée Générale d'admettre les

Comores, à l'Organisation des Nations Unies».

 

Les Comores sont donc devenues membres de l'ONU en vertu de la résolution 3385

du 12 novembre 1975, qui réaffirme « la nécessité de respecter l'Unité et l'Intégrité

Territoriales de l'Archipel des Comores, composées des îles d'Anjouan, de la GrandeComore,

de Mayotte et de Mohéli ».

Je dois rappeler que tous les pays membres, y compris les pays européens, ont voté pour cette résolution. La France ne s'y est pas opposée.

 

Honorable Assistance,

 

Chacun de Vous, Chef d'Etat et de Gouvernement, garant de l'Indépendance et de l'Intégrité de son territoire, peut-il s'imaginer la frustration et la torture morale qu'un Chef d'Etat vit, au quotidien, face à une situation aussi dramatique?

 

En m'adressant à Vous, ainsi, je laisse parler mon cœur et rassurez-vous, tous mes concitoyens le font autant, quotidiennement !

 

Qu'avons-nous fait, Nous Peuple Comorien, de si grave, pour que l'Histoire ne nous traite pas comme tous les autres Peuples du monde?

 

Pourquoi devons-nous, à chaque fois, expliquer ou justifier l'Unicité de notre Peuple, de son Histoire, de sa Géographie ou de sa Culture?

 

En plus, lorsqu'on veut nous faire comprendre que c'est parce qu'une partie de notre population aurait exprimé un souhait, de vouloir rester colonisée, alors, nous nous interrogeons très sincèrement, si l'on veut refaire la Conférence de Berlin, de 1885 !

Et si tel était le cas, devrions-nous comprendre qu'on voudrait, aujourd'hui, poser la

question à tous les Peuples s'ils voudraient rester eux-mêmes ou changer de destinée?

Et puisque la vocation de tout Peuple est d'aspirer à être libre, qu'adviendrait-t-il,

lorsqu'un jour la population comorienne de Mayotte réclamait sa liberté vis-à-vis de la

France?

Quelle incohérence de l'histoire et quelles seraient les normes de droit international,

qui permettraient à notre Organisation de trancher?

 

Honorable Assistance,

 

Depuis le 6 juillet 1975, date à laquelle mon pays, l'Archipel des Comores, a accédé à

la souveraineté, les comoriens n'ont cessé de réclamer, juste l'application du droit

international, mais en vain.

 

Pourtant, dans d'autres cas similaires, certaines grandes puissances exigent le respect

de ce même droit international et obtiennent gain de cause.

C'est ainsi, que la circulation des personnes entre les îles de l'Archipel des Comores,

un droit inaliénable, est entravée par une décision incompréhensible et inadmissible, des

autorités françaises, qui ont imposé, en 1994, un visa entre Mayotte et les trois autres îles

comoriennes.

 

Ce visa, Honorable Assistance, qui a, à ce jour, entrainé la mort de près de 10.000 de

mes compatriotes, fait du bras de mer, séparant Mayotte des autres îles, le plus grand

cimetière marin du monde.

Notre conscience commune nous oblige à agir vite!

 

Monsieur le Président,

 

Dans tous les foras internationaux, y compris onusiens, la Communauté Internationale,

tout en reconnaissant le droit des Comoriens à recouvrer l'intégrité de leur territoire, a maintes

fois, demandé que les deux parties concernées, les Comores et la France, entrent en négociations, en vue de trouver une issue durable et équitable à ce différend territorial

malheureux, conformément à la législation internationale.

Mes prédécesseurs, chacun en ce qui le concerne, ont entamé des négociations avec

l'Etat français, mais force est de constater, que nous sommes toujours, à la case départ.

Aussitôt élu Président de la République, j'ai beaucoup réfléchi et j'ai beaucoup consulté.

 

Les responsabilités qui sont désormais les miennes, m'obligent à faire bouger les lignes restées immuables, voici trente-huit ans.

Après une première rencontre avec mon Homologue français, François HOLLANDE,

à Kinshasa, en marge du Sommet de la Francophonie, j'ai compris que les nouvelles autorités

françaises, étaient disposées, à trouver, enfin, une issue à la problématique comorienne.

J'ai noté et je dois l'avouer ici, que la France d'aujourd'hui, est prête à endosser sonrôle historique, conforme à un Etat respectueux du droit international, quel que soit le sujet du

droit international, et ce que la France vient de faire au Mali, en est l'exemple, le plus

éloquent.

Je voudrais, d'ailleurs, m'associer aux Autorités et au Peuple maliens et au continent

africain en général, pour remercier les Autorités françaises, qui ont pris la décision

responsable, de faire en sorte que les Forces Armées de la République du Tchad, ainsi que

celles des pays de la région Ouest-africaine, s'associent aux Forces armées françaises, pour

que ce pays recouvre son Unité et son intégrité territoriale.

Aussi, je saisis cette occasion pour saluer la présence parmi nous, de Son Excellence

Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali, et lui dire notre joie

de partager avec le peuple frère du Mali, cette fierté d'avoir recouvré l'intégrité de son

territoire.

 

C'est donc aussi pour le même idéal, et l'espoir de voir mon pays, recouvrer son intégrité territoriale, que j'ai accueilli avec une très grande satisfaction, l'invitation du Président François HOLLANDE, d'effectuer une visite de travail en France, afin d'entamer

des négociations sérieuses, pour donner une nouvelle impulsion à nos relations, notamment

sur la question de l'île comorienne de Mayotte.

A l'issue de cette visite, nous avons signé et publié une déclaration politique dite « DECLARATION DE PARIS ».

Mais avant de m'y rendre, Monsieur le Secrétaire Général, j'ai consulté la Présidence

de la Commission de l'Union Africaine, pour me rassurer de la conformité de notre nouvelle

démarche aux principes défendus par notre Organisation continentale et solliciter son

expertise.

Je saisis d'ailleurs cette occasion pour exprimer toute notre gratitude à Son Excellence

Madame ZUMA, Présidente de la Commission de l'Union Africaine, pour le soutien constant

qu'elle apporte à notre pays.

En m'exprimant, ainsi, j'ai voulu prendre toute la Communauté Internationale à

témoin et solliciter auprès du Secrétariat Général de notre Organisation son expertise, son

appui ainsi que son soutien, tout au long de ces négociations, pour cette nouvelle dynamique

bilatérale à laquelle Nous et la Partie française, sommes résolument engagés.

 

Monsieur le Secrétaire Général,

 

Je voudrais, informer l'Assemblée Générale des Nations Unies que, désormais, la

question de Mayotte figurera, chaque année, à notre ordre du jour et nous, Autorités

Comoriennes, prenons l'engagement, ici, de rendre compte, chaque année, de l'évolution

desdites négociations, jusqu'au règlement définitif, de la question de la souveraineté de mon

pays.

Durant ces négociations, mon pays demande aux Nations Unies comme aux autres

Organisations internationales, auxquelles nous sommes affiliés, notamment l'Union Africaine,

l'Organisation Internationale de la Francophonie, la Ligue des Etats Arabes, l'Organisation de

la Coopération Islamique, le Mouvement des Non-Alignés et la Commission de l'Océan

Indien, de nous apporter tout leur soutien.

Le Haut Conseil Paritaire, Organe de suivi de la Déclaration de Paris que j'ai citée,

sera mis en place dans les prochaines semaines.

Il débutera ses travaux dès cette année en se penchant sur le problème de la

circulation des biens et des personnes, pour stopper d'une manière irréversible les drames

humains qui endeuillent, quotidiennement, toutes les familles comoriennes.

 

Honorable Assistance,

 

Jamais, notre monde n'a été si proche de réaliser l'objectif pour lequel Nous, Dirigeants du monde, nous nous retrouvons dans ce temple des Nations Unies, au moins, une fois chaque année.

Cet objectif, comme le stipule notre Charte, est de « Maintenir la paix et la sécurité

internationales ».

Aussi, m'est-il opportun, avant de conclure mon propos, de saluer les efforts de la

Communauté internationale qui ont permis d'enregistrer des solides avancées, ouvrant ainsi la

voie, à la tenue prochaine, d'élections présidentielles, à Madagascar, ce grand pays frère.

 

Monsieur le Président,

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

Pour que le « programme de développement pour l'après 2015, plantons le décor »,

thème de notre présente Session, ne soit pas une nouvelle illusion, nous devons agir et vite,

pour mettre nos populations à l'abri de la peur et du besoin.

 

Alors, osons combattre les injustices!

Osons bannir les conflits meurtriers !

Osons faire de la paix notre combat quotidien et notre seule raison d'être,

pour que vive l'Humanité dans la concorde!

 

Je vous remercie.

Partager cet article
Repost0
2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 12:59

 

 Vous trouverez ci-dessous la liste des délégués nommés le 31 août 2013 par le Président de l'Union des Comores en complément des Ministres nommés récemment 

 

DECRET N° 13 - 095 / PR Portant nomination des Délégués auprès des Vices-Présidences et Ministère du Gouvernement de l’Union des Comores.

 

Moroni, le 31 Aout 2013

LE PRESIDENT DE L’UNION,

VU la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001, révisée ;

VU le décret N° 11- 078 /PR du 30 mai 2011, Portant réorganisation générale et missions des services des Ministères de l’Union des Comores, modifié par le décret N° 11-139/PR du 12 juillet 2011, notamment en son article 18 ;

VU le décret N° 13 - 082/PR du 13 juillet 2013, relatif au Gouvernement de l’Union des Comores ;

D E C R E T E :

ARTICLE 1er : Sont nommées délégués auprès des vice- présidences et Ministère cités ci-après, les personnes dont les noms et prénoms suivent :

1. Monsieur Youssouf BOINA, Délégué chargé de l’Urbanisme et de l’Habitat auprès de la Vice-Présidence en charge du Ministère de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat

 

2. Monsieur Mohamed HALIFA, Délégué chargé de l’Agriculture et de la Pêche auprès de la Vice-Présidence en charge du Ministère de la Production, de l’Environnement, de l’Energie, de l’Industrie et de l’Artisanat

 

3. Monsieur Saïd Ben OUSSEINI, Délégué chargé de l’Economie et des Privatisations auprès de la Vice-Présidence en charge du Ministère des Finances, de l’Economie, du Budget de l’Investissement et du Commerce Extérieur chargé des Privatisations

 

4. Madame Kalathoune MAHAMOUD, Déléguée chargée des Transports et du Tourisme auprès du Ministère des Postes et Télécommunications, de la Promotion des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, chargé des Transports et du Tourisme,

 

Article 2 : Le présent décret sera enregistré, publié au Journal Officiel de l’Union des Comores et communiqué partout ou besoin sera.

Dr IKILILOU DHOININE

 

 

Antubati

 

  

Il n'y a que 2 nouveaux membres : Messieurs Said Ben Ousseini et Youssouf Boina.

Car Monsieur Mohamed Halifa et Madame Kalathoume Mahamoud (photo ci-dessus) ont déjà fait partie de la précédente équipe et occupent les mêmes postes

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

Partager cet article
Repost0
22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 12:56
Comores / Citoyenneté économique : Mise au point de Mr Dossar
 Photo: Mohamed Bacar Dossar
 
Mise au point de l’ancien Ministre des Finances Mohamed Bacar Dossar à propos des 11 milliards évoqués par l’ancien Président Ahmed Abdallah Sambi.


J’ai pu lire la phrase suivante attribuée au Vice – Président Mohamed ALI SOILIHI dans la rubrique            « le chiffre » titrée « 3 milliards » parue dans le supplément «  La Lettre Economique » de La Gazette du 21 août 2013 : « Je ne dis pas qu’il n’y avait pas 11 milliards comme l’a indiqué le Président Sambi mais on n’en pas vu, les relevés de la Banque Centrale sont là ». Cette phrase est un peu énigmatique. Le lecteur est en droit de se poser des questions et cela mérite quelques explications.
Alors que j’étais Ministre des Finances, j’ai reçu une lettre n°170/CD en date du 17 février 2011 signée du Vice-Gouverneur de la Banque Centrale qui m’informait d’une résolution du Conseil d’Administration de la BCC au sujet des transferts liés à la citoyenneté économique. Selon cette lettre, le 13 décembre 2010, le conseil d’administration de la Banque Centrale avait pris la décision suivante : « Le Conseil, après avoir débattu des recouvrements des ressources de la citoyenneté économique, a demandé, compte tenu de l’importance des sommes annoncées dans ce programme et de la spécificité de ces opérations, que toutes les dispositions soient prises pour que, à partir de janvier 2011, tous les transferts soient réalisés directement de Banque Centrale à Banque Centrale ».
Donc, par cette décision la Banque Centrale déclarait ne plus pouvoir recevoir les fonds de la citoyenneté économique que si ceux-ci provenaient d’une Banque Centrale. Or il se trouvait que les transferts que nous recevions ne provenaient pas d’une Banque Centrale. En outre, cette décision bloquait un transfert en cours d’un montant d’environ 23 millions euros, soit un peu plus de 11 milliards de francs comoriens. La situation est restée en l’état jusqu’à notre départ du Gouvernement en mai 2011.
Lors de la passation nous avons mentionné l’existence de ce fonds en soulignant qu’il est à la disposition du nouveau Gouvernement. Effet, le fonds n’est pas entré à la Banque Centrale, pour les raisons que j’ai évoquées plus haut mais le nouveau Gouvernement l’a bel et bien utilisé. Sur ordre du Gouvernement, le fonds a financé :
-        Les 50 % du contrat de COLAS portant sur 41 km de route soit environ 3 milliards de francs comoriens, routes Itsandra ; Mutsamudu – Hombo – Pagé ; Fomboni – Mdjoezi;
-        La route Château – Câble de Lyon à Moroni soit environ 750 millions de francs comoriens ;
-        La route Université de Mvouni – Moroni  pour 800 millions de francs comoriens ;
-        Et, actuellement la route Bahani – Mbéni pour 2,3 milliards et Koimbani pour 154 millions ;
Tous ces travaux ont été financés sur ce fonds de la citoyenneté économique, sur des contrats signés par les autorités actuelles, alors comment peut – on dire « on n’en a pas vu ? ». L’ancien Président Sambi n’a pas menti en mentionnant ce montant de 11 milliards de francs comoriens lors de son allocution du 18 août dernier surtout qu’il continue à financer les routes et qu’on présente parfois sous le terme de « fonds propres ».

 
Fait à Moroni le 21août 13
Mohamed Bacar Dossar
Ancien Ministre des Finances

Partager cet article
Repost0
19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 15:44

 

 

Vous trouverez ci-dessous un extrait audio (en shikomori) ainsi q'une traduction approximative (en français) de l'intervention de l'ancien Président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi à l'occasion de la conférence de presse organisée à son domicile privé de Mutsamudu sur l'île de Ndzuwani hier (dimanche 18 août 2013). Il ne ménage pas son successeur, Ikililou Dhoinine dont il a pleinement contribué à l'election ainsi que ses "nouveaux amis et consillers".

 

 

 

 

 

 

« Je décide de faire de la politique pour reconquerir le pouvoir car la continuité comme je l'avais conçue est en danger. »
« Ikililou est au pouvoir aujourd’hui grâce à moi. Il oublie qu’on ne peut pas redresser notre pays sans la continuité de notre politique et nos projets»

« Un bruit court qu’on voudrait m'assassiner. Je dis à mes partisans que s’il arrive qu’on m’assassine, je ne pardonnerai pas ceux qui croiseront les bras. Il faut que les coupables de ma mort fraiche, me suivent dans la tombe »
« La continuité est morte car Ikililou a choisi son camps, ses amis et ses nouveaux conseillers, ceux là même qui s'opposaient farouchement à notre politique notamment à l'intervention militaire de Ndzuawani et au reférendum que nous avons organisé. »

"Je le dis haut et fort pour que tous les comoriens l'entendent, on nous a appris par les actes et le comportement que nous sommes différents. ieux ce n'est pas nous. Et nous ne sommes pas eux. Moi Ahmed Abdallah Sambi, j'en prends acte et je l'accepte"

 

"Je ne suis pas encore vieux. Je n'ai que 55 ans. Je décide de créer un parti et de partir à la conquête du pouvoir. Dès que nous l'aurons, nous retablirons la continuité. Le pouvoir actuel n'est qu'une parenthèse"

 

"Que les mohéliens sachent que j'aime plus Mwali que certains mohéliens. Mwali tirera plus profit de la continuité que du pouvoir d'un tel"

 

ça promet. Comme je le dis souvent "paka modja ngue fo" et qui "vivra verra".

 

En attendant, les comoriens espèrent toujours une solution à leurs problèmes quotidiens !!!!!

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

Partager cet article
Repost0
12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 00:02
Vous trouverez ci-dessous la liste des nouveaux commissaires, membres de l’éxécutif  de l’Ile Autonome de Ngazidja, nommés par le gouverneur de l'île  samedi 10 août 2013.

M.Mohamed SOULE ISSILAM, Commissaire à la Production, au Transport, au Tourisme, au Développement des Infrastructures et Porte Parole de l’Exécutif.

M.Delapeyre Raoul Yvon, Commissaire à la Sécurité intérieure, à la Fonction Publique, à l’Administration des Collectivités Territoriales Décentralisées, à la reforme administrative, chargé de l’Information.

M. Soalihy HAMADI, Commissaire aux Finances, au budget, à l’Economie, au Commerce Intérieur, à l’Industrie, au Plan, Chargé de la Promotion des Investissements.

Mme BOINA BOINA Sania, Commissaire à l’Education, à la Formation Professionnelle et Technique, à la Culture et à l’Artisanat, Affaires Islamiques et chargée des Relations avec les Institutions.
M. Mahamoud ABDALLAH, Commissaire à l’Environnement, à l’Urbanisme, au Développement durable, à l’Energie, à l’Emploi, à l’Entreprenariat et à la Solidarité.

M.Rachad MISTOIHI, Commissaire au Genre, à la Santé, à la Petite Enfance, Chargé de la Jeunesse et du Sport.
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

--

Partager cet article
Repost0
8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 19:03

 

aid-el-fitre2-copie-1.jpg

 

Chers fidèles visiteurs du blog,

Chers proches,

Chers amis,

 

Comme tous les ans, je vous parle de ce grand jour pour beaucoup de gens dans le monde.  En effet, dans plusieurs pays notamment en France et aux Comores, l’aid al fitr est célébré ce jour avec faste. C’est une fête importante pour les musulmans. Elle marque  la fin du ramadan.

 

 A cette occasion, je vous présente (vos familles et vous) mes vœux de bonne santé, de bonheur, d’amour et de prospérité. Que la paix règne dans ce monde !


Qu’Allah exauce toutes nos prières !

 

Comme on dit dans mon pays natal, les Comores : 

 

Indi mbaraka.

 

Indi djema ya baraka na wunono na bahati.

 

Mungu a djaanliyé kila ntrongo, mtru ayitsahawo ayiparé. Ha sontsi yatru. Na wu salama uparuhana duniani vani

 

 Amine.

 

Vous trouverez ci-dessous quelques explications communiquées par mon ami Toioufik Houmadi sur l'aid al fitr :

 


Aid Al-Fitr est un jour spécial qui marque la fin du ramadan pour  tous les musulmans. La fête de Aid Al- Fitr est célébrée le 1er jour du mois suivant qui est shawwal. Cette fête fut appelée également par les musulmans la petite fête par opposition à la grande fête de Aid El Kebir. Aid Al-Fitr représente également une occasion de rassemblement  des proches entre eux préparant ainsi des repas typiquement traditionnels !Bonne AÏD, plein de bonheur, de paix et de prospérité. Tous les ans, la date de l'Aïd el-Fitr est avancée de 10 à 12 jours par rapport au calendriergrégorien chaque année car le calendrier musulman est lunaire. Que font les musulmans le jour de l'Aïd? Le fidèle s'acquitte de l'aumône de la rupture du jeûne ou Zakat el-Fitr. La  prière (salat al aïd) a lieu en début de matinée et est effectuée soit dans une mosquée, soit dans un mossalla permettant de rassembler plus de fidèles. La tradition musulmane ou sunna veut que le fidèle prenne son petit déjeuner préférablement composé d'aliments sucrés) avant de se rendre à  la prière d'autres le prennent apres la priere selon les pays. Après la prière et selon les pays, les fidèles visitent leurs proches et amis afin de leur présenter les vœux de l'Aïd.

 

Halidi Allaoui

HALIDI-BLOG-COMORES

Partager cet article
Repost0
5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 21:20

Compte Rendu de la Réunion

Contre la Censure de la VOIP par Comores Télécom

 

Ne-touche-pas-a-mon-skype.jpgDes consommateurs comoriens se sont réunis aujourd’hui sous la présidence du Président de la FCC Mr SAID ABDALLAH MCHANGAMA au siège de la FCC afin de réfléchir ensemble sur les actions à mener face aux actes délibérés de sabotages de l’Internet par Comores Télécom. Cette réunion a vu la participation entre autres du Président et des membres de l’Association Comorienne des Consommateurs des TIC (ACTIC), des divers professionnels, et de simples consommateurs.

En effet, en cette veille de l’Aid; en cette période d’après BAC où les bacheliers effectuent les inscriptions et éventuellement les entretiens en ligne; au moment où on attend les coordonnées du transfert du membre de la famille en France pour finir le Ramadan; en ces temps où l’activité économique bat son plein; c’est ce moment qu’a choisi la Compagnie Nationale Comores Télécom pour brider l’Internet et ainsi bloquer tous les services de voix sur le réseau Internet en liaison avec les Comores.

L’importance de communiquer pour une population insulaire avec une forte diaspora sans parler des usages professionnels des TIC qui ne cessent de croitre dans le pays ont été souligné par les professionnels du tourisme, de l’imprimerie, des cybercafés, etc... présents à cette réunion.

Après avoir échangé sur la stratégie à adopter vis-à-vis de l’attitude de Comores Télécom, toutes les personnes présentes à cette réunion ont convenu d’entreprendre des actions à court termes visant au rétablissement de la Voix sur IP le plus rapidement possible et à long termes afin de ramener Comores Télécom à respecter le client-roi qui a tant subit de sa part malgré la cherté des services et du manque de qualité. Ceci qu’il soit usager du mobile, du fixe, du Cdma, de MPESSI ou carrément de l’Adsl;  le consommateur comorien des TIC comorien réclame ses droits.

Ainsi à court terme, c’est-à-dire avant l’Aid, les actions suivantes ont été retenues, à savoir :

-L’organisation d’émissions audiovisuels notamment une émission qui s’est déjà tenue à 14 heures aujourd’hui même à la Radio tropique FM et diffusée à 21H

-Une plainte signée par quelques associations de consommateurs et de professionnels sera déposée demain mardi 6 août 2013 à 10 heures à l’Autorité Nationale de Régulation des TIC (ANRTIC) sis à Oasis. (La présence de chacun de nous est exigée).

-Une conférence de presse sera organisée au siège de la FCC à 11 heures demain mardi 6 août 2013

-Un rendez vous avec les autorités est en préparation afin de les informer sur la situation et ses dangers vis-à-vis de l’économie du pays.


Et enfin à long terme, c’est-à-dire six jours après l’aid, Une commission a été mise en place afin de réfléchir et de coordonner les actions à venir qui peuvent s’apparenter à :

-Une journée spéciale qui sera organisée contre Comores Télécom


-Parcourir le pays et réaliser des actions de sensibilisation afin de s’assurer que chaque comorien réalise le crime commis par Comores Télécom et comprenne la nécessité d’agir pour un changement radical.


En gros, voilà ce qui ressort de la réunion d’aujourd’hui par rapport au mépris de Comores Télécom sur le consommateur des TIC comorien.

Fait à Moroni le 5 août 2013

Le Rapporteur

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 18:35

Source : http://comoresplus.over-blog.com/article-comoresplus-s-est-entretenu-avec-l-ecrivain-monsieur-attou-119122409.html

Mercredi 17 juillet 2013

COMORESplus S'EST ENTRETENU AVEC L'ECRIVAIN, MONSIEUR ATTOU 

monsieur-attou.jpg 

 

Après ses études de lettres françaises au Maroc, monsieur Attou a été professeur de français au lycée de Mutsamudu. Et actuellement, il occupe la même fonction au Lycée de Ouani. L’écriture et la musique sont ses deux passions.


COMORESplus : Monsieur Attou, vous venez de publier votre premier livre qui s’intitule Ylang ylang en fumée. De quoi parle t-il ?


Monsieur Attou : Ylang ylang  en fumée traite d’emblée les vrais problèmes qui frappent de plein fouet nos Comores que beaucoup considèrent comme la caverne d’Ali Baba où il suffit de connaitre la formule magique pour se permettre de tout puiser au su et au vu de la population. Des thèmes comme pauvreté, environnement, hausse des prix, mensonge et promesse. Ainsi, l’île comorienne de Mayotte occupe  une grande place dans mon recueil.


CP : Qu’est-ce qui vous a poussé de faire vomir la plume pour la première fois ?


M.A : Je suis musicien du groupe mythique joujou des Comores. Nous avons l’habitude d’écrire des chansons et après mes études universitaires de lettres françaises au Maroc à Fès pour être précis, je me suis dit pourquoi maintenant ne pas écrire un livre pour faire connaitre ma pensée sur ce qui se passe dans mon pays les Comores. Du coup je me suis mis au boulot et vous avez ylang ylang en fumée.


CP : C’est votre première publication. Quelle difficulté avez-vous rencontré pour la réalisation de ce chef d’œuvre ?


M.A : Côté écriture, tout s’est bien passé. Sinon, comme je l’ai annoncé au départ, j’ai écrit ma première chanson en classe de cinquième. C’était en 1985 élève du collège rural de Ouani, membre de joujou des Comores. Par contre trouver un éditeur pour la première fois est un travail de fourmi, j’ai beaucoup souffert, il faut y croire et un peu de patience.


CP : Quelle est donc la signification du titre « Ylang-ylang en fumée ?


MA : c’est une figure de style comme le veut la poésie, ylang ylang symbolise mon pays qui brûle dans tous les sens d’où cette fumée qui ne s’arrête pas.


CP : Que pensez-vous de la littérature comorienne d’expression française, dont la découverte ne date pas de longtemps ?


MA : C’est une littérature qui rampe et qui a besoin de temps pour marcher à deux pieds, j ai confiance, les autres aussi sont passés par cette voie.


CP : Si je ne m’abuse pas, vous êtes un auteur moins connu dans le paysage des écrivains comoriens. Pourriez-vous nous dire pourquoi ?


MA : (rire) C’est normal mon frère journaliste. J’ai publié ylang ylang en fumée l’année dernière, plus précisément, paru le 03 juillet 2012. Ce n’est pas du jour au lendemain que je vais faire la une des journaux. Laissez le temps faire son travail, ylang ylang vient d’éclore, n’anticipons pas sa cueillette.


CP : Professeur que vous êtes, pourquoi l’absence des œuvres des écrivains comoriens dans les programmes scolaires et pourtant, nombreux sont les comoriens qui écrivent ?


MA : C’est l’Etat qui doit introduire ce programme de l’étude des œuvres comoriennes dès l’école primaire. Il est temps de connaitre nos écrivains, ce ne sont pas les autres qui vont les valoriser en premier. Il n’est plus question d’attendre encore des années, ça peut se faire dès maintenant. Il suffit que notre gouvernement commande les livres  et la lumière fera le reste. Mais surtout adhérer à la convection de Florance.  


CP : Quelle contribution peut-on porter aux auteurs comoriens ? Et à l’inverse quelle contributions les auteurs comoriens peuvent porter aux comoriens ?


MA : Les auteurs comoriens sont délaissés, chacun se débrouille comme il peut pour publier un livre. Il nous faut donc un ministre de culture digne de ce nom et non un titre. Les écrivains comoriens ont fait le grand parcours, il reste au département de la culture de leur faire boire du jus glacé. Quant aux auteurs comoriens, leur contribution sert à réveiller le peuple, le conscientiser des problèmes qui frappent notre pays, en discuter ensemble pour qu’un jour le soleil illumine les coins les plus cachés.


CP : Des nombreux jeunes veulent se lancer dans l’écriture, quel conseil pourriez-vous leur donner ?


MA : Il faut toujours croire à ce qu’on fait, travailler sérieusement. Enfin pour écrire un jour, il faut d’abord passer par les bibliothèques, librairies, centre de lecture etc.


CP : Résidant pendant plusieurs années à Ngazidja, quelle comparaison, pourriez-vous faire entre cette île où vous avez fait une grande partie de votre scolarité et celle dont vous êtes enseignant aujourd’hui, île de votre naissance ?


MA : L’année dernière avec mon groupe joujou des Comores, nous avons participé au concours de toirab à Al-Camar organisé par ORTC. J’ai fait un tour à la coulée de lave de Moroni pour me ressourcer un peu, à ma grande surprise la végétation d’antan et les roches volcaniques ont  été remplacées par des kiosques sauvages en tôle qui cachent les logements des fonctionnaires. J’ai trouvé ça, dégueulasse, ma coulée de lave des années 75 à 81 ressemble à un quartier où tout est permis, n’en parlons pas les garages des voitures qui noircissent notre ancien terrain de jeu et notre maison. Mon père feu Ahmed Cheik ancien TPG au trésor général, que la terre lui soit legère, lui aussi serait très frustré.


CP : Votre œuvre a connu un lectorat ?


MA : Le livre se vend à la bouquinerie de habomo à Mutsamudu, aux différents sites : Edilivre.com, Amazon.fr, Chapitre.com, Rueducommerce.fr etc. Il est aussi disponible au Clac de Ouani. Les lecteurs commencent petit à petit à découvrir ylang ylang en fumée mais encore laissons le temps accomplir sa tache. Ylang ylang en fumée est un bébé qui vient de naitre, cajolons le d’abord.


CP : Votre dernier mot ? 

MA : Mes sincères remerciements vont tout droit à COMORESplus qui sans le savoir va me faire la promotion de mon  premier livre merci beaucoup.


CP : Monsieur Attou, merci.


MA : Merci à vous aussi.


Propos recueillis par SAID YASSINE Said Ahmed 

COMORESplus  

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 22:57
Mchangama.jpgLe Conseil d'Administration  de l'ALIAM (Alliance des Ligues Francophones Africaines et Méditerranéennes contre le Cancer) a élu le 16 juillet dernier à l'unanimité Monsieur Mohamed Said Abdallah Mchangama (Photo) Président de l'ALIAM pour les trois prochaines années.

Pour rappel, Monsieur MCHANGAMA est le Président l'UCCC (Union Comorienne Contre le Cancer) et de la Fédération Comorienne des Consommateurs (FCC). Nous lui présentons nos sincères félicitations et lui souhaitons une bonne réussite.

Dans le message ci-dessous qu'il a adressé à ses collègues du bureau et aux membres du Comité Scientifique de l'UCCC le 17 juillet 2013, il présente le nouveau bureau et les objectifs principaux de l'ALIAM durant les trois prochaines années :
Chers collègues du bureau de l'UCCC
Chers membres  du Comité scientifique de l'UCCC.

J'ai le plaisir de vous informer que le Conseil d'administration de l'ALIAM s'est réuni en vidéoconférence hier 16 juillet et m'a élu à l'unanimité Président de l'ALIAM pour les 3 prochaines années. Cette réunion fait suite à l'Assemblée générale tenue à Paris les 26 et 27 juin.

Le mérite et l'honneur vous reviennent ainsi qu'à tous les membres de l'Union Comorienne contre le Cancer. Malgré des moyens limités, l'UCCC a conquis le respect des organisations soeurs et des instances de lutte  contre le cancer dans le monde  grâce à  votre abnégation, votre dévouement et votre détermination à combattre le fléau. 

Je suis très touché de la confiance qui m'est témoignée. Malgré mon absence à l' assemblée générale, les délégations m'ont élu au conseil d'administration, là aussi à l'unanimité. Cet élan a été conclu par l'élection à la présidence.  
Je suis convaincu que l'UCCC saura répondre à cette confiance par une mobilisation accrue, un plan d'action ambitieux tout en étant réaliste, et un partenariat étroit avec l'état. 

Nos objectifs en matière de prévention, diagnostic et prise en charge pour la période  2013-2014 sont réalisables : formation et pratique de la prévention par IVA, ouverture du laboratoire d'anatomopathologie à El Maarouf grâce au soutien personnel du Chef de l'Etat, pratique de la chimiothérapie en collaboration avec Madagascar et la Tanzanie.

Elu président, j'ai composé un bureau qui réunit tous les atouts pour faire avancer les intérêts de la communauté francophone d'Afrique et de la Méditerranée.
J'ai tenu à m'entourer du Pr Jacqueline Godet, généticienne de réputation mondiale, Présidente de la Ligue Française  contre le cancer et du Pr Farhat ben Ayed, fondateur de l'Association Tunisienne de Lutte  contre le Cancer en 1987, comme premier vice-président et Trésorier. C'est une garantie de continuité du travail engagé et auquel nous 3, collaborons étroitement depuis 2009 et dans le bureau provisoire. Le bureau est bien équilibré géographiquement ( Méditerranée du nord, Afrique du nord  et Afrique  subsaharienne)  et est composé à égalité d'hommes et de femmes compétents, expérimentés et jouissant d'une grande notoriété.

Pour l'ALIAM, les objectifs principaux  des  3 prochaines  années sont la formation - il s'agit de rattraper le retard pris par rapport à nos frères anglophones, le partage de connaissances  et de bonnes pratiques, la prévention et la réussite du Congrès mondial contre le cancer de 2016 à Paris. Le choix de Paris en concurrence avec Tokyo et Buenos Aires, a été conquis de haute lutte au congrès de Montréal. 2016 doit marquer au sein de l'Union Internationale Contre le Cancer et d'autres organisations une prise en compte équitable des francophones. Jusqu'au congrès de Montréal l'année dernière, où nous avons fait élire le Professeur Gilbert Lenoir, le comité exécutif de l'UICC n'avait aucun représentant francophone. Les formations et publications se  font exclusivement en  anglais. Les  soutiens en équipements bénéficient peu à nos pays. Le bureau de l'ALIAM va amplifier le changement commencé à Montréal.
Merci de votre soutien.
Said Mchangama
Bureau de l'Alliance des Ligues Francophones Africaines et Méditerranéennes  2013-2016 :
Président : Said Mchangama - Comores
Vice-présidente : Jacqueline Godet - France 
Vice-Présidente  : Hadidza Djermakoye - Niger
Secrétaire Général : Mokhtar Hamdi Cherif - Algérie
Tresorier : Farhat ben Ayed  - Tunisie
Trésorier Adjoint : Bintou Bourgoin  - Côte d'Ivoire
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
Partager cet article
Repost0

Pages