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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 13:54

Source : Alwatwan.net/03 novembre 2008

 Le commandant régional de l’Armée nationale de développement (And) à Ndzuwani, le colonel Mohamed Daoud alias Mataba, à dit toute son assurance en affirmant que ‘‘ses’’ soldats ‘‘ont suffisamment de moyens matériels pour accomplir la mission d’une armée républicaine’’. Au sujet des effectifs, il s’est largement déployé pour montrer que même si l’on attendait l’arrivée des nouvelles recrues pour faciliter la tâche, il faut surtout savoir que “la sécurité n’est pas seulement une question d’effectifs, c’est d’abord et avant tout la qualité des soldats qui compte ; et que sur ce dernier point on n’a rien à craindre”.

Dans un entretien exclusif accordé au journal Alwatwan, le commandant régional de l’Armée nationale de développement (And) à Ndzuwani, le colonel Mohamed Daoud alias Mataba, a affirmé que ‘‘les militaires comoriens sont prêts à toute éventualité pour assurer la sécurité du territoire de l’île autonome de Ndzuwani et celle des biens et des personnes comme il se doit pour toute armée républicaine. Je demande seulement à la population d’être rassurée et surtout d’avoir confiance en l’avenir de leur pays’’.
Cette déclaration rassurante est faite le samedi 1er novembre quarante huit heures après l’arrivée d’un important contingent de l’armée nationale à Ndzuwani où ce dernier se redéploie pour parer au vide sécuritaire qui aurait pu être crée par le départ définitif à la date du 29 octobre dernier, des forces tanzanienne et soudanaise dont le mandat est arrivé à terme. L’officier a par ailleurs dit toute son assurance en affirmant que ‘‘ses’’ soldats ‘‘ont suffisamment de moyens matériels pour accomplir la mission d’une armée républicaine’’. Au sujet des effectifs, le colonel Mataba s’est largement déployé pour montrer que même si l’on attendait l’arrivée des nouvelles recrues pour faciliter la tâche, il faut surtout savoir que “la sécurité n’est pas seulement une question d’effectifs, c’est d’abord et avant tout la qualité des soldats qui compte ; et que sur ce dernier point on n’a rien à craindre”.
Les propos du colonel Mataba viennent à point nommé car, après sept mois en poste dans l’île, ces forces étrangères sous la bannière de l’Union Africaine commençaient déjà à être perçues comme un filet de sécurité indispensable aux yeux de la majorité de la population insulaire depuis qu’elles sont venues prêter main forte à l’armée comorienne pour se débarrasser des rebelles séparatistes et libérer Ndzuwani le 25 mars de cette année.

Garder sa sérénité

Cependant les insulaires n’ont pas eu le temps de s’inquiéter de la sécurité de leur île. Les stratèges militaires ont réussi à tout mettre en œuvre pour que le départ des forces étrangères coïncide avec l’arrivée à Ndzuwani de nouveaux éléments de l’Armée nationale. Selon certaines sources, les deux forces se seraient croisées en mer car celle de l’And est arrivée sur l’île à 3heures du matin du 30 octobre, soit moins de douze heures après le départ de l’autre.
Les réactions recueillies auprès de la population au sujet de ce départ des forces étrangères et du redéploiement de l’And, semble indiquer que les habitants restent sereins : ‘‘Je n’ai aucune inquiétude, j’ai confiance en l’armée comorienne’’, a déclaré Anrichidine Souf de Bandrani qui devait ajouter: ‘‘d’ailleurs tout le monde savait que tôt ou tard les Tanzaniens et les Soudanais devaient partir de Ndzuwani et quitter les Comores définitivement’’. L’opinion de Tadjoudine Romli de Sima s’inscrit dans la même logique. Selon lui, ‘‘il appartient non seulement aux militaires mais à tous les Comoriens d’apprendre à offrir à notre pays la sécurité dont il a vraiment besoin”. Pour lui aussi, c’est une question de confiance. M. Tadjou affirme avoir entendu que les incursions au sud-ouest de Ndzuwani ce vendredi 31octobre, des éléments de l’And dans des véhicules militaires armés d’armes lourdes, ont fait ‘‘bonnes impressions en matière de sécurité auprès de la population’’.
Les multiples coups fourrés virtuels orchestrés ailleurs ne semblent par conséquent avoir aucun impact chez les Anjouanais qui commencent à faire confiance en l’armée républicaine comorienne, si l’on en croit l’opinion de la majorité qui commence à prendre conscience que le problème anjouanais est avant tout plus économique que politique.

Abidhar Abdallah

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 10:43

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

 

Moroni, vendredi 31 octobre 2008 (HZK-Presse) – Etablissement public à caractère industriel et commercial, « Ma-Mwe » jouit depuis sa création et malgré ses nombreux changements de statuts, du monopole de la production, de la distribution et de la commercialisation de l’eau et de l’électricité à Ngazidja et Mohéli.

 

Pour ne citer que l’île de Ngazidja, l’entreprise a une capacité annuelle de production de 55.987.826 Kwh pour un coût d’investissement estimé environ 6,718 milliards de nos francs. En contre partie, 33.592.696 Kwh sont facturés annuellement avec une capacité de recouvrement évaluée à 4,031 milliards de francs comoriens. C’est dire que l’entreprise accuse un déficit d’exploitation qui dépasse les de 2 milliards.

 

Pour renverser la tendance, un nouveau service récemment introduit au sein de l’entreprise dit « service économie et de statistique » est à pied d’œuvre avec comme mission recenser la clientèle de la Ma-Mwe afin de reconstituer la base de données des abonnés, dont le dernier chiffre connu est celui de 2006 avec 34.966 clients dont 23.575 à Ngazidja, 9873 à Anjouan et 1518 à Mohéli.

 

La perte de l’ancien fichier informatique a lourdement pénalisé la boîte, dont l’émission des factures depuis 2007 est devenue aléatoire et peu fiable, malgré l’acquisition d’un nouveau logiciel auprès de la société sénégalaise d’électricité (Senelec). Cette opération de recensement devrait permettre à la société de passer à la seconde phase, celle de la généralisation des compteurs à prépaiement et de l’assainissement de sa gestion en vue d’équilibrer le coût de production et la facturation.

 

Déclenchée depuis le 18 octobre dernier, l’opération du recensement de la clientèle de Ma-Mwe est le résultat d’une étude effectuée par deux services de l’entreprise à savoir celui en charge de la planification et celui de l’économie et de la statistique. La mission consiste à dénombrer les clients de la société que ce soit ceux qui consomment l’électricité ou l’eau.

 

La méconnaissance de l’effectif exact des clients entraîne des irrégularités mais elle pénalise aussi durement le service commercial, dans l’incapacité de facturer les consommateurs. Un bon nombre de clients en profite depuis belle lurette pour consommer gratuitement l’eau et l’électricité, échappant ainsi au service commercial et de facturation de la société.

 

Non identifiés sur le nouveau logiciel, la consommation n’est pas proportionnelle à la production. Autant comprendre que l’énergie facturée estimée annuellement à 4,031 milliards de francs comoriens pendant que le coût d’investissement est d’environ de 6,718 milliards, sans tenir compte des délestages, dira le chef de la production.

 

Il ajoutera par ailleurs qu’en réalité pour produire un « Kwh » d’électricité, la société investi 337 francs et le vend au niveau des clients à raison de 120 fc non compris les taxes. Selon les études réalisées, la connaissance de l’effectif des clients contribuera à passer à une phase importante, notamment au déchargement des transformateurs pour rééquilibrer la production.

 

L’île de Ngazidja qui compte une seule centrale électrique et deux sous centrales, a au total 234 transformateurs de 25 à 1000 Kva. Ce sont ces derniers qui assurent la transformation de l’électricité de moyen tension vers basse tension, reliant directement le réseau principal au petit client.

 

En somme, pour distribuer l’énergie électrique de la centrale vers les transformateurs, trois voies sont possibles « départ 1, départ 2 et départ 3 ». Moroni, la plus grande zone de consommation, la plus ancienne par rapport au deux voies restantes, dispose à elle seule de 57 transformateurs.

 

C’est dire que cette répartition en zone ou « départ » facilite la tache en matière de  planification, en permettant au service commercial et de facturation de mieux détecter les anomalies au niveau des compteurs. De ce fait, le service de recensement s’emploie au cours des trois derniers mois de l’année (octobre, novembre et décembre) à sensibiliser les clients pour qu’ils s’identifient.

 

La distribution d’électricité correspondra aux charges, dit-on dans le jargon de la Ma-Mwe. « L’intérêt de cette identification dira le chef de service des statistiques est la maîtrise de la charge de chaque transformateur et surtout éviter les chutes de tension ».

 

Actuellement, dira le chef du département Economie et statistique, 35% de la clientèle de la Ma-mwe sont localisés à Moroni et dans cette zone, l’opération est prévue pour durer 25 jours. Toutefois, les clients tentent d’échapper aux agents confondant le service de recensement à celui de la brigade anti-fraude.

 

Financée par l’entreprise elle-même à hauteur de 17 millions fc, l’opération entre dans le cadre d’un projet très cher à la société et nécessite des investissements conséquents, afin d’équilibrer le coût de la production par un meilleur recouvrement des recettes basé sur la distribution réelle », soutient le directeur administratif et financier.

 

Tous les clients sont ainsi impliqués et ceux qui sont connectés au compteurs à disque prépayés et de l’eau. C’est dire qu’officiellement 35.000 clients dont 4500 abonnés au compteur prépayé sont concernés par l’opération.

 

Pour Mouhidine Kambi et Hassane Mgomri respectivement chargé des services Economie et statistique, les retombées de cette initiative seront exploitées par les autres services Commercial, Etudes et planification et Anti-fraude de la société Ma-Mwe. Et le bénéficiaire final restera toujours le client. 

 

A. Nabahane

311008/an/hzkpresse/12h00

 

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 10:37

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Société


Moroni, jeudi 30 octobre 2008 (HZK-Presse)
– Officiellement, la rentrée des classes pour l’année scolaire 2008/2009 est convoquée depuis le 06 octobre par les autorités publiques puis révoquée par les mêmes autorités pour le 20 octobre passé. Malheureusement, les enseignants du primaire campent sur leur position : « Pas de rentrée avant le versement au moins des deux mois promis par l’Union Européenne » scande leur syndicat.

 

Un effectif total de 42371 enfants attent, ne sachant quoi faire, poursuivent avec désarroi leur vacances pendant que leurs camarades du secteur privé font les navettes matin et soir vers leurs établissements scolaires. « Cette situation favorise le secteur privé qui chaque année inscrit un grand nombre d’enfants dans leur établissements » explique Ahmed Djoumoi Mfaoumé, coordinateur régional des CIPR [Centres d’Inspection Pédagogique Régional].

 

C’est dire que le besoin de recrutement d’enseignants au primaire diminue considérablement, dans les écoles publiques. Et pourtant des efforts sont déployés pour renforcer les structures pédagogiques, comme la création de trois nouveaux CIPR à Chezani, Dimani et Dembeni. Un projet de formation de conseillers pédagogiques est en cours, notamment en faveur de l’inspection pédagogique du secondaire, assure-t-on.

 

Seulement, regrette le coordinateur, tous ces efforts semblent tomber à l’eau dans la mesure où aucune date n’est encore fixée pour que les instituteurs reprennent le chemin de retour à l’école !

 

Du côté de l’enseignement secondaire, la situation n’est pas au goût des enseignants et des élèves. Certes les collèges et lycées publics sont ouverts depuis la semaine dernière, accusant deux semaines de retard. Rien ne dit que les professeurs sont prêts à enterrer la hache de guerre. Jusqu’ici, aucun mot d’ordre de grève n’est lancé par les responsables du syndicat national des professeurs (Snpc).

 

Toutefois, un professeur d’éducation physique que nous avons interrogé hier à l’entrée du lycée de Moroni, de surcroît membre du bureau exécutif du syndicat, déclare que « la fréquentation des établissements est libre », chaque professeur ayant le libre choix de faire sa rentrée comme il l’entend et suivant ses capacités de déplacement de son domicile à son lieu de travail.

 

Et l’enseignant d’ajouter que « désormais, nous n’avons aucune obligation de présence à l’heure et ni de remplir notre emploi du temps ». Comme le reste des fonctionnaires qui continuent d’accumuler les arriérés de salaire, « le corps enseignant suivra le rythme de l’administration » a prévenu ce responsable syndical.

 

Au lycée de Moroni, le censeur Madi Ali s’inquiète par rapport à l’effectif des enseignants, notamment ceux qui sont censés assurer le nouveau programme d’éducation civique. Cette année le lycée compte 50 divisions au lieu de 55 l’année dernière. Il dit avoir besoin de deux professeurs de philosophie et trois en éducation civique. Pour l’heure, ses services sont entrain de faire un toilettage des listes des élèves non encore définitives. Une semaine après la rentrée l’établissement affiche 10% d’absentéisme pour les élèves. Le censeur se donne 3 autres semaines pour que tout rentre dans l’ordre.

 

Interrogé sur le déroulement de la rentrée, le Secrétaire général de la section Ngazidja du Snpc ne cache pas sa déception face au comportement des autorités à commencer par le ministère de l’éducation de Ngazidja. Pour Chabane Mohamed, c’est ce ministère qui « boycotte lui-même la rentrée scolaire », pour l’avoir fixé au 6 octobre puis ajourné de deux semaines, alors que les préparatifs n’étaient pas encore bouclés, notamment l’affectation des professeurs.

 

Le syndicaliste ne mâche pas les mots, « le département en charge de l’éducation de nos enfants au niveau de l’île bricole en matière de gestion et de planification ». Il s’insurge énergiquement contre le mode de calcul de la moyenne de passage en classe supérieure. « Comment peut-on se permettre d’établir la moyenne de passage d’un élève sur la base de trois trimestres alors que l’année scolaire 2007-2008 a été bâclée avec seulement deux trimestres », s’interroge le responsable syndical. « C’est une lourde responsabilité et une faute grave que le ministère vient de commettre », accuse Chabane Mohamed.

 

Le ministre de la fonction publique de l’île n’est pas épargné non plus, pour avoir signé le fameux arrêté controversé de suspension de deux mois de salaire (février-mars 2008) contre les enseignants gréviste provoquant l’interruption de l’année scolaire, rappelle le responsable syndical, malgré l’accord obtenu pour la prolongation de l’année, signé entre le syndicat et le ministère de l’éducation.

 

Le leader syndical se demande aussi « pourquoi les professeurs des lycées n’ont pas perçu leur salaires programmés à l’occasion de l’Ide elfiltr, où sont partis les 350 millions de francs censés les payer et pourquoi les profs de collèges accusent un retard d’un mois par rapport au reste de leurs collègues ».

 

Des questions qui attendent des réponses avant l’assemblée générale du syndicat qui aura lieu le 1er novembre prochain. Une bombe à retardement sans parler du dossier brûlant de l’affaire des fraudes du bac 2008, dont les principaux coupables resteraient toujours impunis. Y aurait-il volonté d’enterrer ce dossier !

 

A. Nabahane

301008/an/hzkpresse/12h00

 

 

 

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 23:18
Soirée
Ylang-Ylang
4ème Edition

 

Association caritative

pour la

 Santé aux Comores

 

 

                         Samedi 8 Novembre 2008

                                                      A partir de 19h

 

 

A la Maison pour Tous Marcel Pagnol

64, Route de Laverune – Montpellier

 

Au Programme :

 

 Repas Comorien, Tombola, Ventes (épices et tissus des Comores)

Artistes Comoriennes en Live : SARAHNAWAL

 

                                                                                      DJ   SOLAY

 

                              Réservez au : 04 67 84 33 35      

Jusqu’au 25 / 10 / 08

 

Tarifs :

Adhérent             11 €

                                                                           Adulte                 15 €

Enfant (6-12ans)  6 €

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 23:00
La société comorienne doit impérativement honorer près de 20% de la livraison pour espérer un renouvellement de la cargaison. Cette main généreuse pose le problème crucial de la refonte urgente des sociétés d'Etat. Maintenant ou jamais.

L'or noir est arrivé au port de Moroni. Près de 10.500 tonnes d'hydrocarbures, répondant à la demande intérieure de plus de 45 jours, de l'essence, gasoil et jet. La société comorienne des hydrocarbures à Moroni a rempli à ras bord ses citernes et a du recourir aux citernes de Ndzuwani pour décharger le reste de la cargaison. A l'origine de cette cargaison inattendue, deux amis des Comores, le ministre de l'intérieur d'Abou Dhabi et le prince du Koweït ont mobilisé 10 millions de dollars pour acheter ce premier chargement. C'est la société Emiraties National Oïl Company (Enoc) qui est devenu le nouveau fournisseur de la Sch, après plusieurs tentatives infructueuses de la société comorienne auprès de Total, Metro Pétrolum et la République d'Iran.

Cette bouffée d'oxygène a été rendue possible grâce à Bachar Kiwan, omniprésent homme d'affaire libanais, qui intervient encore une fois pour voler au secours des Comores. Bachar n'est autre que le Pdg de Comoro Golf Holding, à la tète de la Banque commerciale du commerce, de l'hôtel Itsandra, de Jannat Comores (projet touristique de Bangwa Kuni) et du journal Al-Balad Comores. Pour monter l'opération de secours pétrolier aux Comores et fournir les hydrocarbures, le Pdg de Comoro Golf s'est appuyé sur le prince d'Abu Dhabi et le principe du Koweït, deux amis des Comores, tous deux impliqués dans les investissements annoncés aux Comores par le Holding de droit comorien.
''Mais l'enjeu de cet appui, déclare le vice président Idi Nadhoim, réside dans le respect des termes contractuels qui lient la Sch, Enoc et les deux investisseurs''.

Une urgence mortelle
Le vice-président Idi Nadhoim précise que ''la société comorienne doit impérativement honorer près de 20% de la livraison pour espérer un renouvellement de la cargaison''. Un contrat avantageux qui transite par la banque postale des Comores, au lieu de la banque centrale comme il a été suggéré au départ.
Mais au centre de la pénurie des produits d'hydrocarbures et de la faillite de la Sch, se trouve la société de l'eau et de l'électricité qui continue à s'approvisionner en gasoil, tout en étant dans l'incapacité structurelle de régler ses factures, passées et présentes.
Le déficit structurel au kilowattheure est évalué à 200 francs. Si les raisons du gouffre financier qui plombe la Ma-Mawe se trouvent aussi et surtout dans le prix élevé des hydrocarbures (qui représentent 65% des charges de l'entreprise), il se creuse aussi à cause de la gratuité du service pour l'éclairage public, le niveau élevé des pertes aussi bien technique (14%) que les fraudes massives connues (23%). Toutes ces raisons nocives créent une réaction en chaine, entrainant dans son sillage funéraire la société fournisseur du gasoil, la Société comorienne des hydrocarbures. Le sort des deux sociétés est intimement lié : la première ne peut être secourue sans que l'Etat, principal actionnaire, n'apporte des solutions définitives à la seconde. La Ma-Mwe est maintenue trop longtemps sous perfusion financière de l'Etat, bénéficiant d'un prix préférentiel du litre du gasoil. La puissance installée est de 18 Mw, mais la puissance disponible ne dépasse pas les 8,4 Mw, alors que la demande de pointe se situe à environ 10 Mw. La Ma-Mwe est réduite à produire une énergie de 30 060 Mw en moyenne mensuelle pour une consommation de gasoil de 871 965 litres.
Les hydrocarbures aujourd'hui sauvés in extremis par une intervention somme toute singulière et inédite en la matière. Les excuses et les raisons abracadabrantes souvent avancées pour expliquer les faillites ne seront plus tolérées du seul fait que la main tendue aux hydrocarbures est trop généreuse pour laisser passer cette chance de redresser la boite et d'assurer son autofinancement.
En fait, c'est encore une fois la refonte des sociétés d'Etat qui est en jeu. Maintenant ou jamais.
Ahmed Ali Amir
Source : Al-watwan / 31 octobre 2008
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 22:46
Dans leur rencontre avec le chef de l'Etat, de passage à Paris la semaine dernière, les associations de la diaspora ont demandé la dissolution du Gthn qu'elles estiment ''contraire à la constitution comorienne'' et semble ''inscrit dans la logique de la départementalisation'' .
Selon le rapport rendu public à cette occasion, le chef de l'Etat s'est engagé à ''battre le rappel de la communauté internationale pour empêcher toute consultation sur l'île''.
Par ailleurs, l'ambassadeur des Comores aux Etats-Unis, Mohamed Toihiri, après avoir constaté l'échec récurrent des négociations entre Moroni et Paris, avait saisi le secrétaire général Ban-Ki Moon pour obtenir l'inscription de Maore à l'ordre du jour de la précédente session de l'assemblée générale de l'Onu.


A l'approche de l'échéance de mars 2009, date à laquelle le secrétaire d'Etat français à l'Outre-Mer a annoncé l'organisation à Maore d'un référendum de départementalisation, les associations de la société civile qui militent en faveur du retour de cette île dans le giron comorien se mobilisent et n'entendent reculer devant rien pour torpiller ce projet.
Dans un catalogue de recommandations qu'ils ont remis au président Sambi lors de leur rencontre à Paris mardi 22 octobre, elles exigent la dissolution du Gthn qui, à leurs yeux, est ''contraire à la constitution comorienne'' et semble ''inscrit dans la logique de la départementalisation'' de l'île. La diaspora préconise également de réactiver le Comité des 7 de l'Union africaine (Ua) et de créer ''un comité de négociation qui sera composé d'experts sur la question de la souveraineté et de l'intégrité nationales''. Ces associations envisagent, en outre, d'organiser des manifestations dans les principales villes de France pour dénoncer la tenue en mars prochain d'un référendum sur la départementalisation de Maore.
Les mêmes associations enjoignent l'Etat comorien de prendre en compte les ''souffrances endurées par des milliers de comoriens, dont l'origine est l'occupation illégale de Mayotte'', allusion notamment au nombre toujours croissant de victimes de la traversée Ndzuwani-Maore.

Selon le procès-verbal de cette rencontre dont Al-watwan s'est procuré une copie, le chef de l'Etat a déclaré avoir eu, au sommet de la Francophonie au Canada, de nombreux échanges sur cette question de Maore avec certains de ses pairs dont le président Sarkozy et s'est engagé à ''battre le rappel de la communauté internationale pour empêcher toute consultation sur l'île''. A en croire toujours le même document, le président Sambi aurait souhaité une ''intensification des moyens de lutte (manifestation de rue, tapage médiatique, sensibilisation de partenaires, saisie d'instances internationales diverses...) afin de bloquer le projet français dans les mois qui viennent''. Il s'est, par ailleurs, opposé à l'idée de suspendre les travaux du Gthn et a appelé ses interlocuteurs à faire une nette distinction ''entre les négociations économico-diplomatiques et politiques''. Tout comme il a repoussé la proposition de la diaspora de ''rejeter l'accueil des Comoriens expulsés de Mayotte''.
L'une des recommandations des associations de la diaspora, en l'occurrence le renvoi de la question au Comité des 7 de l'Union africaine, rejoint le point de vue de l'ambassadeur des Comores aux Etats-Unis. En effet, Mohamed Toihiri avait adressé un courrier dans ce sens au représentant permanent du Gabon aux Nations unies, alors président du conseil de sécurité. De même qu'après avoir constaté l'échec récurrent des négociations entre Moroni et Paris, il avait saisi le secrétaire général Ban-Ki Moon pour obtenir l'inscription de Maore à l'ordre du jour de la précédente session de l'assemblée générale de l'Onu.
Mohamed Inoussa
Source : Al-watwan  /, 31 octobre 2008
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 22:15
CELEBRATION DU 12 NOVEMBRE 1975

LE 8 NOVEMBRE 2008, 13 H – 19H.

SOUS LE SIGNE DU COMBAT CONTRE LA DEPARTEMENTALISATION
DE L’ILE COMORIENNE DE MAYOTTE


Maison des associations de Paris 13ème :
 11, Rue Caillaux,
75013 Paris

Métro : Ligne 7, Maison Blanche


AU PROGRAMME

Première partie

Modérateur : Papa Abdou-Issa

1. Projection-débat sur le film d’Agnès Fouilleux «un aller simple pour Maoré»

2. Rappels historiques sur le sens du 12 Novembre 1975 pour les Comoriens

Intervenants :

 Salim Hadji Himidi (Ancien Ministre des Affaires Etrangères des Comores),
Ibrahim Hissani (Ancien Ministre de l’Education des Comores),
 Abdou-Rahamane Ahmed (SOS Démocratie - Comores).

Deuxième partie

Modérateur : Mabadi Ahmédali

3. Projection d’ «extraits du discours du Président Sambi, du 21/10/2008».

4. Echanges autour des questions: «quels types de luttes pour la défense de la
souveraineté et de l’unité nationale?», «rétrospective des actions engagées».
Quelles perspectives pour les mois à venir?

Intervenants :

Saîd Ahmed S. M. Jaffar dit Guigui (Groupe de Marseille pour la Défense
de l’Unité Nationale des Comores);
Mustapha Abdou-Raouf (CAAC-Comores), Boina Fahmi (CCMM),
Hassane Jaffar (GRITAC), Jack Lavane (Watwaniya) …,

Troisième partie

Modérateur : Mustapha Abdou-Raouf

5. Témoignages de soutien de personnalités amies des Comores

Intervenants :

Corine Perron (USTKE),
Mireille Mendes-France (Mouvement J. Bové),
Marie-Pierre Boursier (PFC),
Mustapha Gueye (Cercle Frantz Fanon),
Frédéric Sarkis (Elu des Verts, Anticoloniale),
Houria Bouteldja (Indigènes de la République),
Mourad Slimane (Collectif anticolonial),
Casimir (écrivain chercheur)…

Discours de clôture

Signataires

ACDH - Association Comorienne des Droits de l'Homme,
CAAC - Collectif des Associations et Amis des Comores – Paris
CCMM - Collectif Comores-MasiwaMane - Paris
CDUIC - Collectif pour la Défense de l'Unité et de l'Intégrité des Comores – La Réunion
Comité Marseillais pour l'Unité des Comores
DIASCOM – (coordination des Associations de la Diaspora Comorienne)
GRDC - Groupe de Réflexion sur le Devenir des Comores - Mayotte
GAC - Guilde des Artistes Comoriens – Paris
GRITAC - Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale des Comores – Paris
Mouvement Watwanya - Amicale Panafricaine – Paris
SOS Démocratie – Paris
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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 20:57

Les Mahorais ne toucheront pas le RMI ’à court terme’

L’attribution des prestations sociales, notamment du RMI, n’interviendra pas à court terme à Mayotte, où les habitants se prononceront par référendum en mars sur une départementalisation de l’île, a déclaré la ministre de l’Intérieur et de l’Outre-mer Michèle Alliot-Marie (Photo).

 "En accompagnement de la départementalisation, les Mahorais seront soumis à la fiscalité de droit commun", a rappelé la ministre. Toutefois, "l’attribution des prestations sociales, notamment du RMI (...) n’interviendra pas à court terme", a-t-elle mis en garde lors d’une audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale le 21 octobre. Michèle Alliot-Marie a expliqué que l’attribution de prestations sociales exigeait en effet que "l’identité des demandeurs soit connue avec certitude". "Or l’état civil n’est valablement établi que pour environ la moitié de la population" de Mayotte, actuellement collectivité départementale, a-t-elle constaté. Elle a cependant estimé que l’Etat irait "sans doute plus vite" pour les allocations en faveur des personnes âgées ou handicapées.

SOURCE : Rfo.fr (avec AFP
) 28 octobre 2008

Voir aussi les reserves de Laurent Fabuis émises le 6 mai 2008 en cliquant ICI
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 13:52

Source : Alwatwan.net / 29 octobre 2008
 

Sidi Dans son rapport de mission, la délégation parlementaire qui s'est rendue récemment au Koweit pour s'enquérir davantage du programme de citoyenneté économique entre les Comores et l'Emirat pétrolier recommande l'adoption du projet, présenté comme ''une opportunité historique'' pour relancer le développement de l'archipel et ''le remettre au même niveau économique et financier que les pays de la région''.

Entre le 10 et le 13 octobre, une mission parlementaire composée de onze personnes s’est rendue au Koweit pour s’informer davantage des dessous du projet de loi portant naturalisation de plusieurs centaines de ressortissants koweitiens (généralement appelés des Bidouns) dans le cadre d’un programme dit de citoyenneté économique. Ce voyage fait suite à une recommandation de la commission parlementaire chargée du dossier qui, pour lever les zones d’ombre et ‘‘devant la complexité de la problématique’’, avait jugé nécessaire cette mission d’information.

Le rejet du projet de loi le 24 juillet dernier à l’issue d’un débat houleux à l’assemblée nationale a fini par convaincre le gouvernement quant à l’urgence de dépêcher des parlementaires comoriens aussi bien au Koweit que dans les autres pays cités dans le projet afin de ‘‘dissiper tout malentendu’’. C’est la société Comoro-Gulf Holding (Cgh), qui joue le rôle d’interface entre les Comores et le Koweit qui a été donc chargée d’organiser de bout en bout le déplacement de la mission parlementaire.
A en croire le rapport, les principales interrogations de la délégation comorienne ont essentiellement porté sur la sécurité des Comoriens (cohésion sociale, religieuse et culturelle,…) devant la naturalisation d’un nombre aussi important de Bidouns, mais aussi sur la crédibilité de ces investisseurs potentiels, la gestion de la manne financière qui découlera de ce programme, le rôle des opérateurs économiques comoriens dans les projets envisagés, etc.
Le rapport indique que toutes ces inquiétudes ont été levées : ‘‘Il est certain que les enjeux économiques et financiers du programme de citoyenneté économique sont importants et que s’il réussissait, les Comores pourraient bénéficier d’infrastructures viables et fiables qui seraient un atout pour attirer d’autres investisseurs en vue d’un développement de grande envergure’’, y lit-on.

On y apprend aussi que les Bidouns sont des Koweitiens nés et vivant au Koweit mais ne disposant pas d’un état civil officiel. De ce fait, ils n’ont ni accès à l’université, ni droit à un passeport si ce n’est à titre provisoire. Ainsi, pour s’acheter un véhicule, par exemple, le Bidoun doit obligatoirement passer par une tierce personne.
Le rapport renseigne que le programme de citoyenneté économique n’est pas une demande officielle du Koweit, mais plutôt un souhait du gouvernement comorien exprimé aux autorités koweitiennes. Le projet comporte particulièrement deux volets : il y a, d’une part, des investisseurs (toutes nationalités confondues) qui désirent investir aux Comores, mais demandent de ‘‘solides garanties de sécurité de leurs investissements’’. D’autre part, les Bidouns qui veulent, à travers ce projet, pouvoir disposer d’un titre de voyage et d’une carte d’identité. ‘‘Il n’y a aucun lien entre les deux catégories d’investisseurs’’, précise-t-on toujours dans le rapport de mission.
Le docteur Ibrahim Soeuf, membre de la mission parlementaire, ne voit aucun inconvénient à ce que les Comores se dotent de l’arsenal juridique nécessaire pour protéger tous ceux qui souhaitent investir dans notre pays, mais reste toujours ‘‘prudent’’ vis-à-vis de tout projet de naturalisation.

Il faut dire que le projet de citoyenneté économique, revu et corrigé, est actuellement en débat à l’assemblée. Le parlement cherche à recueillir l’avis des différents acteurs de la société, notamment de l’organisation du patronat comorien (Opaco), les hommes politiques et la société civile, avant de passer au vote.

Mohamed Inoussa
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 16:55

Source Alwatwan 28 octobre 2008

Le couple américain de Harriet J et Martin Ottenheimer, deux docteurs en anthropologie, vient de publier successivement cette année, un dictionnaire comorien anglais, un livre intitulé Marriage in Domoni et réalisé entre autre un Dvd sur les danses folkloriques traditionnelles comoriennes d’origine anjouanaise. Le dictionnaire, qui vient d’être signé par Harriet Joseph Ottenheimer, a 357 pages et compte plus de 10 000 mots comoriens qui trouvent désormais un sens dans la langue anglaise de la variance américaine.

Le Dvd constitue un panorama quasi-complet de la musique traditionnelle. On peut y découvrir mrengue, shigoma, mshogoro, ngaza, bwalolo, gomaliyawo, sangiyo et trimba, pour ne citer que ceux-là.

Le dictionnaire, qui vient d’être signé par Harriet Joseph Ottenheimer, a 357 pages et compte plus de 10 000 mots comoriens qui trouvent désormais un sens dans la langue anglaise de la variance américaine. En outre, Martin Ottenheimer est l’auteur du livre constitué de huit chapitres, retraçant l’essentiel de toutes les cérémonies de la célébration du mariage selon les us et coutumes anjouanais et dans le respect de la religion musulmane. Le Dvd constitue un panorama quasi-complet de la musique traditionnelle. On peut y découvrir du mrengue, shigoma, mshogoro, ngaza, bwalolo, gomaliyawo, sangiyo et trimba, pour ne citer que ceux-là.

Pour honorer ces ‘‘amis des Comores”, comme on les appelle désormais, la salle de spectacle de l’Alliance franco-comorienne de Mutsamudu a abrité dimanche une cérémonie de reconnaissance à laquelle avaient participé de nombreuses personnes parmi lesquelles les plus grands érudits de la religion musulmane. Tout a été fait pour donner un caractère officiel à cette cérémonie qui s’est déroulé sous le haut patronage du coordonnateur de l’action gouvernementale de l’Union, Mohamed Affane Yahaya.
Tous les discours ont été prononcés en comorien du fait que MM et M Ottenheimer connaissent le comorien et peut-être et ‘‘même plus que certains de nos compatriotes’’, avait précisé M. A. Yahaya. Le moment le plus émouvant de la cérémonie fut lorsque les deux américains ont pris la parole en comorien. Ottenheimer s’est d’abord félicité qu’en arrivant aux Comores ils aient ‘‘rencontré tant d’amis et appris tant de choses. Il a ensuite rappelé qu’avant leur arrivée “personne aux Etats-Unis d’ Amérique ne semblait connaître les îles de la lune.

Une longue histoire d’amour

Mais je souhaite qu’avec ces écrits, n’importe qui peut en étant n’importe où savoir ce qu’il veut sur les Comores”. Ottenheimer s’est montrée ravi de la cérémonie avant de se projeter sur l’avenir des relations entre les deux pays ‘‘Désormais ce dictionnaire va aider les Américains et les Comoriens, chacun de leur côté, à apprendre la langue de l’autre. Cela conduira à tisser des liens encore plus forts entre les deux pays’’.

Harriet J et Martin Ottenheimer ont connu les Comores en 1967 lorsqu’ils étaient venus préparer leur thèse de doctorat. A Moroni, ils étaient d’abord installés à l’hôtel Karthala, en suite à Itsandra avant d’élire domicile à Domoni. Depuis lors le couple est revenu plusieurs fois aux Comores. Les deux hôtes de la cérémonie affirment qu’avant de quitter leur pays, ils avaient reçu l’adresse de Affane Mohamed, ancien ministre et gouverneur de l’île de Ndzuwani, de la part d’un de leurs professeurs qui avaient connu les Comores pendant la seconde guerre mondiale. Nounou Affane de Domoni a dit pour sa part tout le bien qu’il pensait des Américains qui ‘‘témoigne d’un amour et d’un attachement particulier vis-à-vis des Comores’’. Le couple a adopté une comorienne qu’il a appelé Affane Ottenheimer.

Toutefois, on retiendra surtout les derniers propos du coordonnateur qui n’a pas hésité à déclarer que : “les Comores, ce pays appartient aussi au couple Ottenheimer car ils l’ont choisi, vécu, aimé et honoré, ce qui est très rare pour être souligné”.

Abidhar Abdallah

 

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