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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 10:08

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Fomboni, mercredi 10 décembre 2008 (HZK-Presse) – SOGAP éducation un institut qui a élu domicile à la Grande-Comore depuis des années a ouvert ses portes à Fomboni Mohéli, jeudi dernier en présence de la première Dame de l’île  Mme Djazmati. Le gouvernement de l’île dans son ensemble, le cabinet de la présidence, des notables, des cadres hommes et femmes ont pris part à la cérémonie inaugurale de cette école qui entend former nos jeunes bacheliers et non bacheliers dans divers domaines notamment le transit, les transports, le tourisme, la gestion administrative et le management.

 

« C’est ce dont les mohéliens ont besoin depuis toujours, et le gouvernement de Mwali reste disposé à appuyer cet institut afin qu’il puisse répondre davantage aux besoins de la population… », c’est ce qu’a déclaré Mme Dhoihikati, la directrice de l’enseignement secondaire au nom ministre des affaires sociales.

 

Quand au Président directeur général de SOGAP, M. Ben Soilihi Mohamed, il se dit satisfait du soutien qu’il a déjà eu pour pouvoir enfin mettre en place son institut Universitaire, « agrée par l’Etat et qui a déjà établi des partenariats avec d’autres écoles en France où les sortants de SOGAP pourront y poursuivre leurs études » a-t-il précisé.

 

A en croire Ben Soilih, l’institut pourra former en deux ans, des jeunes qui seront directement opérationnels et concurrents dans le monde du travail. Pour un début, l’institut a ouvert avec deux salles de classe. Mais la question qu’on se pose ici est de savoir d’où viendra son budget de fonctionnement pour payer le loyer, les enseignants, les administrateurs, et probablement les frais de déplacement et de prise en charge de certains enseignants qui vont venir de la Grande-Comore.

 

« L’idée est meilleure, mais la pérennité fait l’objet d’une inquiétude profonde » nous a chuchoté un jeune cadre présent dans la cérémonie.

 

Mouayad Salim

101208/ms/hzkpresse/12h00

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 10:04

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mardi 9 décembre 2008 (HZK-Presse) – Alors que l’on attendait l’annonce de la formation d’un nouveau gouvernement, plus réduite, comme il l’avait promis le mois dernier en recevant une forte délégation de la notabilité de Ngazidja, le président de la république a préféré évoquer les dossiers économiques et financiers, ce mardi 9 décembre lors de sa traditionnelle allocution à l’occasion de la Ide Elkabir.

 

D’emblée, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi s’est félicité de « l’adoption du projet de loi de citoyenneté économique, dont les retombées seront palpables dès début 2009 ». A en croire le chef de l’Etat cette nouvelle législation aurait déjà donné ses fruits, car « dès janvier prochain, le Koweït va débloquer 200 millions de dollars pour deux ans », soit près de 77 milliards de francs comoriens.

 

Une bouffée d’oxygène inespérée qui constituerait la « première tranche » d’un fonds d’investissement arrivant à point nommé, quelques semaines seulement après l’adoption controversée de cette fameuse loi de citoyenneté économique, si l’on en croit les propos du président de l’Union qui n’a pas dit s’il l’a déjà promulguée ou non.

 

Il faut rappeler que ce texte a fait l’objet le 27 novembre dernier de deux votes contradictoires, organisés le même jour au sein de l’assemblée nationale, à une demi heure d’intervalle, dans des conditions pour le moins confuses, avec deux procès-verbaux différents dont l’un signifiait le rejet de la loi et l’autre son adoption. Dans le premier cas la séance plénière fut présidée par le président de l’Assemblée lui-même, Said Dhoifir Bounou, tandis que pour l’adoption c’est le vice-président Ibrahim Mhoumadi Sidi qui a dirigé le scrutin.

 

Le président de la république invitera par ailleurs les vice-présidents et le chef de l’exécutif de Ndzouani de « réunir les forces vives de chaque île pour étudier les projets que ces fonds doivent financer ».

 

Au cours de cette rencontre du jour de l’Ide tenue à Dar Najah [siège de la présidence de l’Union à Anjouan], le président Sambi s’est employé à défendre cette loi qui serait à ses yeux « une grande chance pour les Comores ».

 

« Je vous assure qu’il n’y a aucun inconvénient à accepter d’offrir à ces investisseurs étrangers la nationalité comorienne. Au contraire, le pays va obtenir de quoi financer ses projets d’infrastructures, car chez nous c’est l’argent qui nous manque », martèle-t-il avant de se justifier en citant « l’exemple d’un grand pays développé comme la France où 200.000 comoriens sont naturalisés Français ». 

 

« Des députés n’avaient pas compris selon lui tous les enjeux de cette loi, mais désormais tout est rentré dans l’ordre », se gratifie Ahmed Abdallah Sambi devant la notabilité anjouanaise venue lui présenter les vœux de la fête du sacrifice.

 

Le chef de l’Etat convaincu que le principal problème de ce pays est le manque de ressources financières de l’Etat, son discours était plus axé sur les progrès réalisés par son gouvernement depuis selon élection à la magistrature suprême. L’éventualité d’un accord avec le Fonds monétaire international pour l’allégement ou l’effacement de la dette comorienne était aussi à l’ordre du jour.

 

« Depuis 1993 sous le régime de Djohar l’on attendait ce moment en vain. Nous l’avons décroché. Grâce à nos efforts, nous serons comme un nouveau pays qui vient de naître. Notre dette extérieure sera épongée. Peut être jusqu’en 2009, il n’y aura plus d’arriérés de salaire » pour les agents de l’Etat, exulte le président Sambi.

 

Au cours de cette réception, le locataire de Beit Salam est allé de révélation en révélation. Après avoir annoncé que « les enseignants anjouanais bénéficieront eux aussi du reliquat de l’aide budgétaire de l’Union Européenne » au même titre que ceux des autres îles, Ahmed Abdallah Sambi révèle « qu’un congrès international sur l’habitat comorien aura lieu dans le courant de janvier 2009 ».

 

Le président estime « qu’une partie des fonds nécessaires à ce grand chantier sont disponibles mais il manque le savoir-faire ». Cette conférence censée mobiliser l’expertise internationale en bâtiment et architecture devrait proposer la technique la mieux adaptée à notre pays, pour éradiquer l’habitat insalubre. Il s’agit d’un des projets phares du chef de l’Etat qui traîne depuis plus deux ans.

 

Devant le chef de l’exécutif et de la notabilité de l’île, Sambi livre une autre nouvelle qui va sans doute plaire aux habitants de Nyumakélé. « Une étude pour l’utilisation de l’énergie éolienne est en cours dans cette région la plus pauvre de l’île. Deux hélices qui vont servir sont déjà arrivées. Ils vont produire en 24 KW par heure », lance le chef de l’Etat.

 

Abdallah A.

091208/aa/hzkpresse/12h00

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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 22:03

Suite à l'entérrement récent de certains Comoriens à Mayotte dans des conditions choquantes, ci-dessous le communiqué de la FCDH du 08/12/2008 ainsi que  la réponse de l'Ambassadeur de France aux Comores du 10/12/2008



FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L'HOMME (FCDH)

Téléphone : (269)7611735 Email : fcdh_comores2008@yahoo.fr

Hampadré Mutsamudu Anjouan

  

  

DECLARATION

  

 

La Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) a appris avec consternation par voie de presse et d'autres témoignages dignes de foi l'enterrement d'un certain nombre de nos compatriotes dans une fosse commune creusée à l'aide d'engins mécaniques.

 

La Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) s'élève contre le fait que les autorités d'occupation de l'île comorienne de Mayotte se sont opposées à ce qu'ils puissent bénéficier de la toilette mortuaire et autres us et coutumes musulmanes malgré l'insistance des familles qui réclamaient vainement les corps. De ce fait la La Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) estime qu'il y eu entrave à la liberté de culte et condamne sans réserve ces agissements méprisants et arrogants des autorités françaises.

 

La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) s'étonne de l'absence d'une réponse appropriée vis-à-vis de cette France conquérante.

 

La Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) trouve inopportune la tenue à Mutsamudu le mercredi 10 décembre 2008, jour de la 60ème  anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, d'une réunion du fameux GTHN.qui n''a d'autres visées que la légitimation du condamnable référendum que les autorités coloniales comptent imposer dans l'île comorienne toujours sous leur occupation militaire. La Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) par conséquent demande avec vigueur la dissolution de ce « machin » et d'arrêter faire la bise à Jégo et consorts.

 

La Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) s'allie avec les autorités de l'île autonome d'Anjouan pour exiger la fin des expulsions dans des conditions dégradantes

 

 

                                                                                  Fait à Mutsamudu le 08 décembre 2008*

                                                                                                                                Le Bureau Exécutif National (B.E.N.)




Réaction de Luc HALLADE, Ambassadeur de France auprès de l'Union des Comores (e.mail du 10 décembre 2008)



Mesdames, Messieurs les membres du comité exécutif de la FCDH,
 
Je viens de prendre connaissance de votre cqué du 8/12/08.
 
Je pense qu'avant d'établir et de diffuser de tels cqués "vengeurs", vous devriez aller à la source demander des explications, que l'on vous fournirait bien volontiers.
 
Vous trouverez ci-joint un rapport de police (cliquez ICI et ICI), qui établit clairement que , contrairement aux allégations d'une certaine presse peu fiable, l'enterrement des corps des victimes du naufrage du 20/11 s'est fait dans des conditions respectueuses des morts et des préceptes religieux.
 
Je regrette qu'Al Watwan ait ainsi , dans un souci manifeste de créer émotion et ressentiment dans une circonstance aussi pénible que tragique, cru bon de publier, sans la moindre vérification , un article contenant des informations manifestement erronées.
 
Tout ce "bruit" autour de morts dont justement le respect qui leur est dû aurait appellé à davantage de retenue, n'honore, ni le journalisme, ni votre ONG, si prompte à dénoncer des soi-disant manquements , sans pour autant se préoccuper des causes de tels drames, qui sont liées au trafic rémunérateur des kwassas-kwassas , qui s'apparente clairement à la traite d'être humains.
 
Comme je suis choqué mais pas rancunier, je vous invite à assister, vendredi 12/12 à 14h, à l'inauguration de l'antenne consulaire à Hombo de l'ambassade de France, qui permettra aux Anjouanais d'obtenir des visas qui leur permettront je l'espère de voyager légalement, sans mettre leur vie en danger.
 
Comptant sur votre présence, et aussi sur davantage de professionnalisme de votre part à l'avenir, je vous prie de bien vouloir agréer, Mesdames, Messieurs, l' assurance de ma considération distinguée.
 
 
Luc HALLADE
Ambassadeur de France
auprès de l'Union des Comores
Tel: 00 269 773 12 14
Fax: 00 269 773 09 22


 

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 12:01

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, vendredi 5 décembre 2008 (HZK-Presse) – Au terme d’un séjour d’une semaine à Moroni, une mission de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) composée de deux expertes, Mme Fanta Cissé et Emmanuelle Ganne, s’est montrée plutôt optimiste malgré les obstacles. La mission a été dépêchée par le secrétariat général de l’OMC à Genève pour dispenser un « cours de politique commerciale » au profit des secteurs clés du pays dont les ministères de l’économie, des finances, de l’agriculture, ainsi que les organisations professionnelles et la société civile et revoir par ailleurs l’état des lieux des préparatifs en vue de l’admission des Comores au sein de l’institution.

 

Après trois jours d’intenses activités étalées du 3 au 5 décembre dernier à l’hôtel Le Moroni,  deux expertes de l’Organisation Mondiale du Commerce (Omc) ont dispensé un cours magistral axé sur « la politique commerciale » de leur institution. Les séminaristes issus de divers horizons ont ainsi découvert au cours de ce séminaire outre la politique commerciale de l’OMC mais aussi le mode de fonctionnement de l’organisation  et surtout les procédures des négociations et d’accès aux marchés. Une formation qualifiée par les participants de « riche en informations et d’une qualité exceptionnelle ». Les deux expertes ont brillé à travers leurs présentations.

 

Bouleversant ainsi les mentalités, les séminaristes sont invités à saisir l’opportunité et défendre chacun son secteur pour doter le pays d’une politique commerciale. Cette dernière inspirée des différents accords multilatéraux, négociés par l’organisation au niveau des conférences de ses ministres, l’instance où tout de décide. Depuis la conférence de Singapour  en 1996 en passant par celle de Doha en 2001 jusqu’à celle de Hong Kong en 2005, tout indique que l’organisation entend s’appuyer sur sa politique pour gouverner le commerce du monde ou entre les pays membres au travers des lois.

 

Invitée par le secrétaire général du ministère de l’économie et du commerce à donner son point de vue, la conseillère à la coopération de l’ambassade de France à Moroni, Mme Bauer, a suggéré que « le préalable d’entrée à l’organisation n’est pas seulement de compter sur un appui technique pour relancer la politique commerciale, mais cela tient surtout à une volonté politique et d’un engagement ferme pour appliquer les accords et les procédures de l’Omc ».

 

L’objectif visé par l’organisation consiste à faciliter les échanges commerciaux entre les pays membres et administrer les accords existants de l’Omc. Le secrétaire général au ministère de l’économie et du commerce de l’Union des Comores, M. Said Abdou Salim a rappelé les engagements déjà pris par la partie comorienne, à œuvrer pour assoire les conditions devant favoriser les échanges commerciaux sans discrimination d’aucun produit ou service que ce soit importé ou national.

 

Au regard des multiples avantages que le pays attend tirer en s’affiliant à cette organisation mondiale, le ministère de l’économie et du commerce a d’ors et déjà constitué le comité de pilotage comme le stipule le secrétariat général de l’Omc pour rédiger l’aide mémoire et le transmettre incessamment au comité de négociation chargé du dossier de l’Union des Comores.

 

Il faut noter que les Etats-Unis d’Amérique, la Norvège, Madagascar, Maurice etc., ont manifesté leur souhait de faire partie dudit comité de négociation au niveau de leurs ambassadeurs à Genève pour plaider l’entrée de notre pays à l’OMC. Très attentifs, ils observent la volonté de notre pays à respecter les engagements vis-à-vis de l’article X du Gatt (l’une des bases juridiques régissant l’Omc) et qui recommande entre autres, la transparence, la publication et l’application des lois, le droit de faire appel … Et c’est ici que notre pays ne peut jouer ou échapper à la vigilance d’un pays à l’instar des Etats-Unis qui envisage une réouverture prochaine de sa représentation diplomatique à Moroni.

 

La direction générale des douanes est désormais tenue de se conformer strictement aux règles du jeu sous peine de faire retarder l’entrée du pays à l’organisation. Autant dire que les autorités douanières sont appelées à appliquer les tarifs et règlements sans discrimination d’un produit et présenter par ailleurs un traitement national axé sur l’équivalence, l’harmonisation et la transparence.

 

24 pays en accession dont l’Union des Comores, doivent éliminer  au niveau de leur politique commerciale toute mesure commerciale discriminatoire. En somme, les expertes de l’Omc se sont entretenues au cours de différentes rencontres avec les autorités comoriennes, le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis et l’équipe en charge de l’accession autrement dit le comité de pilotage.

 

A. Nabahane

051208/an/hzkpresse/15h00

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 09:23

Chers visiteurs du  blog, chers amis, chers proches, 


 
A l’occasion de la  grande fête de tous les musulmans, ide el kabir ou el adha pour les uns et le tabaski pour les autres,  je tiens à vous présenter (vous et vos familles) mes vœux de bonheur, d’amour, de prospérité, de bonne santé et d’entente mutuelle.


 Que la paix et une solidarité sincère règnent dans le monde !

Que les Comores retrouvent la voie du développement !


 
Que les comoriens deviennent des citoyens COMORIENS  dignes de ce nom !

 

 
AMEN.


L'id el-Kabir (signifiant littéralement la grande fête) est l'une des fêtes musulmanes les plus importantes. elle marque chaque année la fin du pèlerinage à La Mecque.

Cette fête commémore la soumission d'Abraham à Dieu, lorsque le patriarche était prêt à sacrifier son fils aîné sur son ordre (Ismaël selon la tradition musulmane, Isaac selon la Bible).

Les musulmans, selon leurs moyens, sacrifient ce jour  un mouton (parfois d'autres animaux, notamment vaches, chameaux ou poulet) en l'égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque.

 
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 17:32

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mardi 2 décembre 2008 (HZK-Presse) – Six mois après que l’Union des Comores soit déclarée éligible par les Nations Unies au fonds pour la Consolidation de la Paix (FCP), le lancement de ce programme a eu lieu hier lundi à Moroni. Un atelier s’est tenu pour déterminer quels sont les domaines prioritaires pour profiter de cette manne financière estimée à 5 millions de dollars.

 

« Il s’agit d’une initiative unique, car c’est la première fois de son histoire que l’ONU apporte un soutien direct aux effort louables engagés dans des circonstances difficiles, du gouvernement et du peuple comorien pour jeter les bases d’une paix et d’une réconciliation durables », déclare le coordinateur résident des activités opérationnelles du système des Nations Unies, Opia Mensah Kumah lors de ces assises.

 

Ce financement vise à relever un ensemble de défis nés de la crise séparatiste notamment. Ces défis sont liés à la fracture sociale, à l’insécurité alimentaire, les manques de perspectives pour les jeunes, le dysfonctionnement du cadre institutionnel et la recrudescence de la pauvreté. Dans son intervention, le vice-président en charge de la santé, assurant l’intérim du chef de l’Etat en déplacement à l’extérieur, estime que « les crises qu’on a connu ces dernières années dans le pays sont sans doute la conséquence de la pauvreté. C’est pourquoi il faut la combattre ».

 

Après plusieurs débats, l’atelier a défini un certain nombre de pistes pour permettre à la paix de s’installer durablement. Les principales préoccupations inhérentes à la consolidation de la paix sont regroupées autour de trois catégories. Pour le volet sécurité et stabilité, l’assistance recommande « la réhabilitation des casernes d’Anjouan, le poste de gendarmerie de Mohéli.

 

La nécessité d’équiper l’école nationale de la gendarmerie et les prisons s’est fait sentir ». Pour la bonne gouvernance et la cohésion sociale « le renforcement du rôle du parlement et celui de la promotion des conditions de la femmes sont primordiales. La révision de la constitution serait utile », suggère l’atelier.

 

Ce n’est pas la première fois que les Comores bénéficient de ce genre d’aide. La banque mondiale avait elle aussi accordé un financement post conflit au lendemain de l’accord de réconciliation nationale du 17 février 2001. C’est pourquoi il est recommandé de « capitaliser les acquis tout en s’appuyant sur les anciennes expériences ». Il est aussi prévu de « renforcer certaines structures comme le l’observatoire du Karthala, l’université des Comores ou le centre des opération et de secours ».

 

Les Comores seront donc le quatrième pays à bénéficier de ce programme né en 2000 à la suite du rapport Brahimi sur les lacunes du système des Nations Unies. Des experts venus de New York ont assisté aux travaux, aux cotés des représentants des agences des Nations unies en poste à Moroni, pour donner le coup d’envoi de cet important programme très attendu après le rétablissement de l’autorité de l’Etat à Anjouan le 25 mars dernier.

 

Abdallah A.

 021208/aa/hzkpresse/6h00

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 17:10

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mercredi 26 novembre 2008 (HZK-Presse) – Au cours d’un atelier d’information organisé dans la salle de conférence de l’école de santé et de médecine de Moroni, la ministre déléguée auprès de la présidence de Ngazidja Mme Said Islam Moinaecha a plaidé auprès des juges de paix de l’île pour l’application stricte du code de la famille en vigueur.

 

La ministre, appuyée par le secrétaire général du Muftorat, recommandera aux juges de droit musulman (Cadis) de faire usage dorénavant dans leurs délibérations et jugements du code, dans un souci de préserver les droits de la famille. En réponse les juges de paix se disent disposés à appliquer la nouvelle législation, mais à condition que l’autorité assure leur sécurité dans l’exercice de leur fonction de magistrat.  

 

Adopté et promulgué en 2005, le code de la famille en Union des Comores reste encore dans une phase de transition. Pourtant, une vaste campagne de sensibilisation et de vulgarisation a été réalisée sur l’étendue du territoire national par les autorités compétentes, en l’occurrence le ministère de la justice et des droits de l’homme, le muftorat et les organisations de la société civile mandatées à cet effet. L’objectif étant de convaincre la population à s’adapter au nouveau code inspiré de part et d’autre de nos us et coutumes, puisées dans la religion musulmane et notre appartenance à un carrefour de civilisations.

 

Dans ce contexte, le ministère délégué auprès de la présidence de l’île autonome de Ngazidja en charge de la promotion du genre, des droits de l’enfant et la protection sociale, en partenariat avec la direction nationale chargée du genre et le muftorat de la république, a organisé un atelier d’information avec les juges de paix de l’île (cadis) pour plaider en faveur de l’application strict du code dans l’exercice de leur fonctions.

 

Appelé à intervenir pour convaincre les cadis à utiliser le nouveau code de la famille, le secrétaire général au muftorat de la république, Dr Said Bourhane, rappellera à l’assistance que le processus remonte à l’époque de feu le Grand mufti Said Mohamed Abdéremane, mais pour des raisons d’ordre juridique et structurel, le projet avait du attendre des années avant de faire l’objet d’un projet de loi.

 

Au regard de plusieurs paramètres, de par la sensibilité et la fragilité de la population comorienne longtemps imbibée des règles de juridiction musulmane, notamment pour les questions  relatives au statut du personnel, les autorités ont fini par transmettre le document au parlement afin « d’inscrire le pays sur la voie du progrès ». 

 

Pour Dr Said Bourhane, « il est temps d’appliquer le code de la famille car il répond dans sa teneur aux recommandations de notre religion mais aussi aux conventions internationales que les Comores ont ratifiées. Il s’agit de « préserver les droits et la cohésion sociale dans la cellule familiale de sorte qu’il n’y ait plus de discrimination ». Et ceci est considéré comme conforme aux préceptes de l’islam, explique-t-on, recommandant de « préserver les droits et devoirs de chaque membre de la famille ».

 

Il sera plus clair en parcourant les cinq chapitres du code et ses 153 articles, lesquels à en croire le secrétaire général s’articulent autour de la défense du droit de la femme, notamment en garantissant son indépendance vis-à-vis de son époux ainsi que la sécurité sociale des enfants issus d’un mariage contracté à en vertu de ce code.

 

Après un échange d’expériences face aux réticences des hommes et aux manipulations orchestrées par les femmes, les juges de paix sont arrivés à un consensus pour appliquer le code dans leurs jugements.   

 

D’où son vœu formulé à l’endroit des autorités compétentes de doter chaque cadi des conditions de sécurité adéquates afin de consolider son jugement en cas de problème avec des justiciables récalcitrants. Il ajoutera que pour des raisons de défense, l’assistance d’un avocat serait utile et ce, pour permettre à toutes les parties de bénéficier équitablement des avantages du code.

 

C’est ainsi que le secrétaire général du muftorat plaidera pour l’introduction d’un module d’enseignement dès le cycle secondaire afin que les jeunes comoriens s’imprègnent de l’esprit de cette législation surtout en matière d’éducation civique et citoyenne.

 

A. Nabahane

261108/an/hzkpresse/12h00

 

 

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 09:45

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions


Moroni, jeudi 4 décembre 2008 (HZK-Presse)
Le tollé qu’a provoqué l’adoption controversée de la loi relative à la citoyenneté économique continue. Après avoir partagé les politiques, cette loi vient mettre dos à dos les notables de Ngazidja. Comme pour répondre à la récente initiative de notables de l’île dont une délégation a fait allégeance le mois dernier au président Sambi, en soutenant son projet de naturalisation massive d’investisseurs du Golfe, l’autre groupe s’est réuni sous la houlette de l’opposition ce jeudi, Place de l’Indépendance.

 

Ce rassemblement voulu comme une démonstration de force de dignitaires venus manifester leur indignation par rapport à cette loi. « Il s’agit d’une lettre ouverte au président Sambi. Il doit savoir que pour vendre les Comores il faut d’abord nous enterrer ou nous mettre en prison. Nous vous avons fait élire triomphalement à la magistrature suprême, mais le peuple le regrette amèrement. C’est pourquoi nous nous opposons à la révision de la constitution, car nous constatons que vous vous comportez en monarque, qui voudrait s’éterniser au pouvoir », martèle le notable Mzé Mouigni de Foumbouni, devant près de 2000 personnes, selon les organisateurs.

 

Les politiciens ont aussi marqué de leur présence ce meeting qui a regroupé toutes les couches sociales. Mais la parole était réservée aux notables et chefs religieux. C’est dans ce sens que Oustadh Abdoulkarim s’est adressé à la foule venue des quatre coins de l’île. Faisant allusion à la loi sur la nationalité économique, ce chef religieux estime « qu’il s’agit d’une insulte envers notre pays et notre religion ».

 

« Si le pays a aujourd’hui un minimum de stabilité, c’est grâce l’unité religieuse qui a cimenté notre population. Inversement, si un pays comme Liban souffre encore de la guerre civile, c’est à cause des luttes politico-religieuses que se livrent chiites et sunnites pour contrôler ce pays », ajoute-il, juste avant que le courant ne soit coupé par la société d’eau et d’électricité.

 

A la reprise, c’est Hassane Ahmada, un notable de Ntsaoueni qui est venu mettre à nu les guerres politiques qui ont marqué l’histoire de la société comorienne. Cet orateur s’est évertué à démentir les propos d’un grand notable originaire de Dimani, qui avait parlé au nom de la notabilité de Ngazidja, au sein d’une délégation reçue le mois dernier par le chef de l’Etat. Il suggère même sa « radiation coutumière ».

 

Dans ces assises des notables, un député mohélien a dérogé à la règle. Il a pris la parole au nom des parlementaires qui ont voté contre la loi de citoyenneté économique. Ce député raconte qu’un tel « coup de force à l’assemblée n’est pas étonnant. Le président de l’Union a même violé la constitution, en ajoutant une couleur noire sur le drapeau national, sans y être autorisé. Mais nous mohéliens, l’avons compris. Il entretient l’instabilité pour pouvoir se maintenir au pouvoir… ».

 

Vers la fin du rassemblement, Said Ali Kemal a placé quelques mots en tant que notable. « Sambi a déjà donné la nationalité à plusieurs ressortissants du Golfe moyennant une contrepartie financière considérable. Mais leurs avocats demandent des garanties. C’est pourquoi il veut à tout prix faire passer cette loi, l’argent étant déjà consommé. Si nous sommes ici, c’est pour demander purement et simplement son départ », conclut le leader du parti Chuma, qui est président de la commission des relations extérieures du parlement.

 

Abdallah A.

041208/eso/hzkpresse/15h00

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 23:14

MOI ET LES MEDIAS : INVITE DE L’EMISSION « ECHO DES ILES COMORES » DU 15 MARS 2008 : Halidi Allaoui 

 

« Les Comoriens ont aussi des militaires vaillants (…) et c’est l’histoire qui va leur rendre ce qu’ils méritent »

 

« Ma poésie, c’est un mélange de mon esprit et de mon cœur »

 

 

Le 15 mars dernier, j’ai été l’invité de l’émission « Echo des îles Comores » diffusée par radio Fréquence Paris Plurielle 106.3 FM et sur Comores-Online.com les samedis de 19H30 à 21H (heure de Paris) .  Normalement, je devrais parler uniquement de mon premier recueil  de poèmes « cris d’ici et d’ailleurs » que je venais de publier chez Komedit. Mais l’actualité brulante des Comores avait tout chamboulé. En effet, l’armée comorienne qui préparait minutieusement à MWALI  l’intervention militaire tant attendue venait de lancer une incursion sur l’île de NDZUWANI et plus précisément dans la ville de  Domoni.

 

Donc je m’étais trouvé obligé de commenter l’actualité et de parler de mon recueil. Ce qui n'était pas évident. Mais il fallait le faire. Et comme m'ont appris les sages lunaires : "mudru wa ngoma mutru wupara ngomani"

 

Maintenant c’est à vous  de cliquer une fois sur le fichier audio ci-dessous pour écouter l’intégralité de mon intervention en shikomor et en français.



Bonne écoute. Vos commentaires et critiques m’intéressent

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 20:06

Source : alwatwan.net / 03 décembre 2008
 

Conference-Maraton-02. Le Comité d’Organisation du marathon des Comores (Comco) a tenu hier, mardi, une conférence de presse au restaurant Le Select à Moroni. Le but de cette conférence est ‘‘d’éclairer l’opinion’’ sur l’état d’avancement des préparatifs, sensibiliser les jeunes athlètes nationaux, informer sur les critères de participation et annoncer le lancement du site Internet officiel du marathon.

Le marathon et le semi-marathon international des Comores sont prévus le 12 avril 2009 de Mitsamiouli au palais du peuple de Hamramba à Moroni pour le premier soit 42.195km et de l’aéroport international de Hahaya au même palais du peuple sur une distance de 21.100km pour le semi-marathon. Les départs seront donnés respectivement à 6h 30 minutes pour le marathon et à 7h 30 minutes pour le semi a précisé le président du Comité d’organisation, le médecin Abdallah Islam.

Ces deux courses organisées sous le parrainage de la vice-présidence de l’Union des Comores en charge de la Santé seront le point d’orgue d’un ensemble d’animations sur le thème de l’éducation sanitaire qui auront lieu au mois de mai 2009, soit un mois avant. Les inscriptions à ce marathon se font à titre personnel et se font au siège du Comité d’organisation, sis à Hadudja en face de du foyer Aouladil Comores à Moroni.
Ce grand événement sportif est ouvert à tous les jeunes sportifs. Selon le président de la Fédération comorienne d’athlétisme, ce marathon donnera l’occasion aux jeunes comoriens de faire étalage de leurs talents afin de pouvoir rivaliser ultérieurement, qui sait, avec de professionnels de cette activité.

‘‘Nous voudrions, à l’occasion de cet événement, promouvoir l’image des Comores, susciter les vocations des jeunes pour l’athlétisme en général et la course de fond en particulier et nous voudrions aussi que cette épreuve sportive soit une épreuve professionnel et exemplaire’’, a déclaré, pour sa part, le secrétaire général du Comité Alain Le Garnec souhaite vivement l’implication massive et l’encouragement des douze villages que vont traverser les prochains coureurs.

Elie-Dine Djouma

 

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