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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 23:52

 

 

Le  23 avril dernier, la compagnie aérienne Comores Aviation International avait annoncé la création d’une nouvelle ligne Moroni –Reunion - Ouani – Moroni (AR) à un prix intéressant. C’était avec joie que les voyageurs de cette ligne avaient accueilli et salué cette bonne nouvelle.

 

 

Mais….Revirement. Par un message électronique diffusé hier soir (le 17 juin 2009), les responsables de la compagnie Comores aviation International informe le report de leurs vols Comores La réunion. En effet, dans ledit message que nous avons réussi à nous procurer, on lit ceci « nous sommes au regret de vous informer que nous avons reporté nos vols à destination de La Réunion à une date ultérieure et qu'il n'y aura donc pas de vols jusqu'à plus ample information.

Veuillez accepter nos excuses.

Merci de votre compréhension. »


Comme quoi, il faut toujours rester prudent avec les annonces alléchantes des compagnies aériennes concernant la destination des Comores. Il ya toujours des surprises et – le plus souvent – désagréables. En l'espèce c'est peut être purement et simplement une annulation qui ne veut pas dire son vrai nom. Wait and see.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 09:22
Une embarcation avec 11 personnes à bord  dont un haut fonctionnaire de la vice présidence de l'Union des Comores chargée de la santé et de la promotion du genre a disparu en mer.  Elle est partie de Chindini, au sud de Ngazidja à destination de Mwali le vendredi dernier en fin de matinée.

Des récherches sont lancée dépuis samedi. L'inquiétude est grande. D'autant plus que le climat ne facilite pas les choses. Et l'on arrive pas à joindre par téléphone les passagers dont certains ont sur eux leur téléphone portable.

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de la suite des récherches.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 23:19

Dernière minute :

Nous venons d'apprendre qu'à partir du 17 juin prochain, Air Madagascar mettra en service une nouvelle liaison sans escale entre Paris et Nosy bé, avec une continuation sur Moroni. Ce vol hebdomadaire de nuit sera assuré par un B 767 -300 bi-classe équipé de 237 sièges.

Pour plus d'informations merci de s'adresser directement à Air Madagascar ou aux agences de voyages.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 23:01

 

  Encore une bonne nouvelle en moins d’une semaine pour les voyageurs à destination des Comores.

 Après l’annonce, le 23 avril dernier, par la compagnie aérienne Comores Aviation International de la création d’une nouvelle ligne Moroni –Reunion - Ouani – Moroni (AR) à un prix intéressant, c’est maintenant au tour de   Yemenia Airways, une compagnie aerienne très utilisée par les comoriens, de baisser les tarifs de ses billets de PARIS ou MARSEILLE – MORONI. En effet, selon, Farid Soilih, le Président de SOS VOYAGES le billet AR  de PARIS – MORONI  coûte désormais 880,00 euros et celui de MARSEILLE – MORONI 902 euros. Celui-ci a fait cette annonce sur les ondes d’ORTC à Moroni ce soir (lundi 27 avril 2009)  à l’issue de la rencontre qu’il a eu  avec le Président de l’Union des Comores, Monsieur Ahmed Abdallah Sambi. A noter que ce dernier se trouvait en visite privée la semaine dernière au Yemen. Il s'était engagé, lors de son dernier passage à Marseille, de tout faire pour régler avant les vacances estivales ce problème épineux qui préoccupait beaucoup la diaspora comorienne en France.

 

Il y a quelques semaines, certains passagers de Yemenia Airways ont acheté leur billet AR PARIS-MORONI à un peu plus de 1400,00 euros pour le mois de juillet prochain.

 

Maintenant, il faut attendre de voir ce qui va se passer sur le terrain. Y’aura-t-il des places avec ces nouveaux tarifs aux mois de juillet et août ? Car l’on a l’habitude d’entendre certaines compagnies annoncer de temps en temps des tarifs attractifs pour les Comores mais avec l’impossibilité d’avoir des places.

 

Nous saisissons cette occasion pour rappeler à TOUS les « je viens » comoriens (les Comoriens et les franco comoriens ou les comoro français y compris les bébés) s’apprêtant à se rendre aux Comores qu’ils doivent penser à faire leur carte d’identité comorienne à l’Ambassade des Comores à Paris ou au Consulat des Comores à Marseille pour éviter les tracasseries administratives une fois sur place. Ce document est dorénavant, obligatoire pour obtenir le visa de sortie à Moroni. Pour ce qui est des Comoriens non français, ils doivent aussi changer leur ancien passeport comorien. Eh oui maintenant c’est l’ère du passeport biométrique !

 

Les pièces à fournir sons les suivantes :

 

Ancien passeport ou déclaration de perte + copie

Extrait de naissance+copie.

Justificatif de domicile + copie ( si on est hébergé, il faut aussi un certificat d’hébergement et la photocopie de la pièce d’identité de l’hébergeant)

2 photos récentes

70 euros (pour le passeport et la carte d’identité) ou 15 euros (pour la carte d’identité)

Pour les mineurs, il faut en outre une autorisation parentale, un certificat de scolarité et la photocopie de la pièce d’identité du parent comorien

 

La  présence de l’intéressé est obligatoire et il faut compter au minimum 15 jours d’attente après le dépôt du dossier complet.

 

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 13:03
SOURCE : HALIDI-BLOG-COMORES

Depuis ce matin, ce n'est plus une rumeur mais une information officielle.

La compagnies aerienne Comores aviation International  (Anciennement Comores Aviation) dont le siège se trouve aux Comores vient de mettre en place un vol  MORONI-REUNION - OUANI- MORONI (AR) à des prix tres interessants, de l'ordre de 500 euros.

Actuellement, le billet AR la Réunion - Moroni chez Air Austral coûte entre 800 euros et 900 euros.

 Le premier vol aura lieu le 18 mai prochain.

C'est une bonne nouvelle pour les ressortissants comoriens de la Réunion et ceux d'ailleurs qui peuvent désormais profiter des charters pour se rendre à la Réunion et aller aux Comores à un tarif intéréssant.

la compagnie Comores aviation International  a,  pour l'instant, obtenu l'autorisation d'effectuer  deux vols mensuels. 

Actuellement,  Jean Marc HEINTZ et Yasser ASSOUMANI, respectivement  Directeur  et  Responsable de la communication de la compagnie se trouvent sur l'île de la Réunion pour finaliser  les demarches administratives.  Selon eux,  à partir du lundi prochain, en principe, l'on pourra  commencer à acheter les billets.
 
Ci-dessous les caracteristiques de l'avion de Comores Aviation International qui assurera les vols selon son directeur :
 
"Notre avion est un BAE 146-200 quadi réacteur de 94 places. C'est un avion très
 
 moderne aux normes Europeennes;
 
Le tarif de lancement à partir du 18 mai 2008 ( premier vol )  Moroni-RUN-Anjouan
 
 est fixé au prix de 459 Euro TTC. A ajouter une taxe passager au départ de RUN.

 Le temps de vol de l' appareil pour relier la Réunion à Anjouan est de 2h20 minutes. Sa vitesse est identique à celle du Boeing d'Air Austral. Notre avion est le même type d'avion "JET" que Air Austal. C'est le plus petit avion à 4 réacteurs du monde. Il est de fabrication Anglaise. On l'appèle British Aerospace BAE 146-200. Son intérieur est tout en cuir gris très clair. La cabine est spacieuse, entièrement climatisée et le service à bord est le même qu'avec une autre compagnie moderne. Son atout, et c'est pourquoi nous l'avons choisi, c'est qu'il est conçu pour atterrir sur des petites pistes et on l'utilise actuellement tous les jours sur Anjouan. "


A noter que Comores Aviation International effectue déjà, dépuis plusieurs années, les vols inter îles aux Comores et desservent aussi les lignes Moroni - Ouani - Madagascar et Moroni - Maurice.

 

 Halidi Allaoui + notre correspondant à la Réunion
Alifeni
Source : HALIDI-BLOG - COMORES
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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 00:42

 

Comores : naufrage du cargo ''Ile d'Anjouan''
Le cargo comorien « Ile d'Anjouan » a sombré jeudi 16 avril au large des côtes de la Tanzanie.

Le bateau avait à son bord 47 passagers et 29 membres d'équipage, en plus du bétail et de marchandises diverses, selon l'agence Xinhua.
Alors qu'il faisait route vers Zanzibar le porte-conteneurs allemand MS Dorian a reçu un appel de détresse en provenance de l'« Ile d'Anjouan ». Il s'est détourné et a porté secours au navire en perdition, repêchant 75 personnes. Les sauveteurs ont malgré tout déploré la mort d'un des membres de l'équipage.
Le MS Dorian a ensuite poursuivi sa route vers Zanzibar.

Samedi à 16h00, à l'aéroport de Ouani, à Anjouan, on attendait l'arrivée des rescapés rapatriés par avion. Les équipes du Croissant Rouge étaient sur place afin de porter les premiers secours.

Les accidents de ce type sont récurrents dans la région où le mauvais entretien des navires est souvent cause de catastrophe. Le « Ile d'Anjouan » est un habitué de cette ligne puisqu'il fait régulièrement la liaison entre Mutsamudu aux Comores et Zanzibar ou Madagascar.
On se souvient du Samson, un autre bateau battant pavillon des Comores, qui avait sombré en 2004 au large de Madagascar faisant plus de 120 victimes.
Il y a un an, lors d'une manifestation de commémoration de cette catastrophe, le collectif des familles des victimes avait déploré que « personne ne semble concerné, en tout cas pas les autorités (...) C'est le silence total car chaque responsable fuit ses responsabilités » devant les lenteurs de l'enquête.
E.T.
Malango
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 23:14

Corsairfly desservira Mayotte à l'année à compter du 8 mai

 

En juin 2007, Corsairfly lance ses premiers vols réguliers à destination de Mayotte.  En 2008, la compagnie élargit sa période de desserte, sur la période estivale, d'une part, et d'autre part, sur le mois de décembre.

 

Au regard de l'excellent niveau de remplissage, soit 85%, Corsairfly met en place dés le 8 mai sur une desserte annuelle de l'Ile aux Parfums.

 

A cette occasion, Corsairfly propose un tarif promotionnel de

 

749 Euros TTC A/R

Au départ de Paris-Orly Sud

 

Ce tarif est éligible pour tout billet acheté entre le 6 et le 30 avril, pour tout voyage réalisé entre le 9 mai et le 6 juin ou le 19 septembre et le 13 mars 2010.

 

Les rotations seront opérées en Airbus A330-200, bi-classes, chaque vendredi en vol direct.

 

Paris-Orly Sud 19.45 / 07.50 Dzaoudzi

Dzaoudzi  09.25 / 22.55 Paris-Orly Sud

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 12:47

Source : Alwatwan.net / 31 mars 2009

Transport-aerien Peu avant de s’envoler pour le Qatar, le président Sambi a promis de recevoir, à son retour, les responsables de Yemenia Airways pour poursuivre ces négociations. L’objet de la prochaine rencontre entre les responsables de Yemenia et ceux de l’Union des Comores va consister non seulement à trouver un compromis sur les tarifs des billets d’avions, mais aussi “à aboutir à une amélioration des conditions de transit des passagers comoriens au Yémen”.

Les pourparlers sur la révision à la baisse des tarifs des billets d’avion, entre la compagnie Yemenia airways et les autorités et la diaspora comoriennes continuent. Selon le président de Sos-Voyage, une association de la diaspora comorienne en France, Farid Soilihi, le président Sambi a promis de recevoir, dès son retour de Qatar, les responsables de la compagnie aérienne du Yémen pour poursuivre ces négociations.
La délégation de Sos-Voyage, a été reçue par le président Sambi peu avant son départ samedi dernier. Selon le vice-président Idi Nadhoim, en charge du ministère des Transports et du Tourisme, cette rencontre fait suite à la mission effectuée, le 18 mars à Sanaa au Yémen, par le vice-président et d’autres responsables du transport aérien et des représentants de la diaspora comorienne en France.
Cette mission conduite par le vice-président s’était rendue au Yémen pour étudier avec les responsables locaux, notamment de la compagnie aérienne Yemenia airways, de meilleures conditions de voyage pour les passagers comoriens en provenance ou à destination de France. “Nous allons poursuivre ces démarches jusqu’à ce que la diaspora comorienne bénéficie d’un tarif réduit des billets d’avion”, a déclaré le Vice-président Nadhoim.

Près de quatre mille Comoriens font, durant les grandes vacances, la navette Paris-Moroni via Sanaa en payant des tickets dont les prix montent d’une année à l’autre. Le voyageur comorien est contraint de payer un billet d’avion qui lui coûte 1.800 euros. “Depuis dix sept ans, les Comoriens vivent cette situation de hausse continue de tarifs”, a rappelé Farid Soilihi de Sos-voyage. Selon lui, le gouvernement yéménite et les responsables de la compagnie Yemenia reconnaissent “la dure épreuve financière” qu’ils font subir à la diaspora comorienne, a-t-il ajouté. Le suivi des négociations est un signe positif par rapport à notre premier rendez-vous avec le gouvernement de Yémen et les responsables de Yemenia airways. “Nous pensons que le gouvernement de l’Union aboutira à quelque chose de positif par rapport à cette question”, espère Farid. “Il est urgent que Yemenia réduise ses prix”, lance-t-il Pour sa part, la compagnie yéménite aurait promis de réduire ses tarifs, mais “elle attend juste une bonne formule de négociation avant de s’engager”, croit savoir un autre membre de Sos.

L’objet de la prochaine rencontre entre les responsables de Yemenia et ceux de l’Union des Comores va consister non seulement à trouver un compromis sur les tarifs des billets d’avions, mais aussi “à aboutir à une amélioration des conditions de transit des passagers comoriens au Yémen.

Elie-Dine

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans TRANSPORTS ET TOURISME
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 23:07

Source : Alwatwan.net / 13 février 2009
 

SOS-voyages A les en croire, les clients comoriens de Yemenia Air Lines, n’en peuvent plus des coûts ‘‘exorbitants’’ du titre de transport entre Moroni et la capitale française et les ‘‘mauvaises’’ conditions que la compagnie nationale yéménite réserverait régulièrement les passagers comoriens. Encore une fois, l’association comorienne Sos Voyages est à Moroni pour trouver ‘‘avec les autorités nationales les voies et moyens de mettre un terme à cette situation’’. Ce n’est pas la première fois que Sos voyage s’inquiète haute voie sur la question. Cette fois-ci, la délégation qui dit parler au nom de tous les Comoriens de la diaspora ‘‘iront s’il le faut jusqu’à Sanna pour trouver solution à leurs problèmes’’.

Une délégation de Sos voyages, un des mouvements associatifs de la diaspora comorienne établie en France, se trouve depuis jeudi dernier à Moroni où elle a été reçue hie, à la salle de conférence de la vice-présidence en charge des Transports. C’est la deuxième mission de l’association après celle qu’elle a effectuée en octobre en vue de rencontrer les différentes autorités comoriennes pour ‘‘plaider pour de meilleures conditions de voyages’’, a annoncé Farid Soilih, porte-parole de la délégation. Forte de trente personnes, cette délégation sera élargie à partir du lundi prochain d’une vingtaine d’autres membres, a-t-on indiqué.

A en croire Farid Soilih, si ‘‘une issue heureuse n’est pas trouvée dans les jours qui viennent la liste de la délégation pourrait être longue, puisque une cinquantaine de personnes feront le déplacement pour renforcer celles déjà en place’’. Ce retour en force s’expliquerait par le fait que lors de la mission d’octobre un mémorandum a été signé entre Sos Voyages et les autorités comoriennes. L’objectif envisagé par les parties signataires est, ensemble, ‘‘d’obtenir auprès des transporteurs des tarifs raisonnables et le respect des droits des transports par les compagnies aériennes qui desservent l’Union des Comores’’. Malheureusement, depuis, les choses ont empiré puisque le billet de voyages entre Moroni et Paris a connu, en basse saison, une augmentation de près de 30% : ‘‘le prix du billet se situe entre 1300 et 1800 euros’’, déplore Farid Soilih avant de fustiger ‘‘les tentatives de corruption menées auprès de Comoriens en vue de briser le mouvement de revendication’’.
Cette rencontre d’hier a été précédée de l’audience que le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi avait accordée, mercredi, à cette délégation de Sos voyages. Selon le porte-parole de Sos Voyages, ‘‘le chef de l’Etat a donné des instructions fermes à son vice-président pour que d’ici la semaine prochaine, une mission soit effectuée à Sana en vue de rencontrer les autorités concernées pour trouver des solutions durables aux doléances de la diaspora’’.

A la vice-présidence, la délégation de Sos Voyages a été reçue par le directeur de l’agence nationale de l’aviation civile, son collègue de l’Aéroport international Moroni Prince Said Ibrahim, le directeur de Com Air assistance, le représentant de l’Asecna et des conseillers du vice-président. Selon certaines indiscrétions, les discussions entre les deux parties ont été pour le moins houleuses, mais qu’au fil du temps, la raison l’a emporté. Il a donc été convenu de saisir par correspondance les autorités de la République du Yémen en vue d’obtenir un rendez-vous dans les plus brefs délais pour débattre sur cette épineuse question de conditions de transports des passagers comoriens.

En attendant, la délégation de Sos Voyages et les responsables exerçant dans le domaine aérien vont devoir se rencontrer, samedi prochain, ‘‘pour préparer le voyage de Sana’’.

M. Y. Kaiva

 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 13:29

Source : Alwatwan.net / 29 janvier 2009

shisiwani Le bateau Shissiwani, de la compagnie du même nom, a pris feu au port de Mutsamudu. D’après les premières informations recueillies, la piste accidentelle est privilégiée, quoique personne ne semble être, pour le moment, renseigné sur l’origine exacte de l’accident. De l’avis de tous cependant, le navire serait victime des négligences graves de la sécurité des passagers que l’on constate dans le transport. Cet accident fait ressurgir, une fois encore, le problème de la sécurité maritime aux Comores.

Le bateau Shissiwani, de la compagnie du même nom, a pris feu au port de Mutsamudu, lundi après-midi. L’incendie s’est déclaré aux environs de 14 heures, selon un témoin oculaire. D’après les informations recueillies, la piste accidentelle est privilégiée, quoi que personne ne semble être, pour le moment, renseigné sur l’origine de l’accident. La même personne confirme que les dégâts sont ‘‘heureusement’’ limités, malgré le fait que ‘‘le feu a duré jusqu’à 16 heures’’ et aucune victime humaine n’est à déplorer.
‘‘Il est difficile de dire que le feu aurait pu être évité puisque l’on ne connaît pas encore les causes de son déclanchement. Ce qui est sûr, il ne devait pas brûler aussi longuement qu’il l’a été’’. En effet, ce sont les deux camions de Comores Hydrocarbures qui se sont prêtés au jeu de pompier, et cela, ‘‘plus d’une heure après le déclenchement de l’incendie’’.
Ce qui est à déplorer, c’est que le long du petit quai où était amarré le Shissiwani, des jets d’eau sont installés. Ils servent au ravitaillement des navires, mais sont également prévus pour la lutte contre d’éventuels incendies. Ces fontaines n’ont pas servi ce jour-là, pour la simple raison que ‘‘le responsable chargé de leur gestion était absent’’. Tout comme était absent tout matériel anti-incendie dans ce bateau, à commencer par les simples bonbonnes de gaz extincteur. Pourtant, sécurité maritime oblige, ce genre d’outil est obligatoire à bord. Au-delà donc de l’accident qui, heureusement, a fait plus de peur que de mal (à part, pour le propriétaire, les dommages importants causés à son bateau), la question de la sécurité maritime aux Comores ressurgit une fois de plus.
En fait, le Shissiwani, qui desservait jusqu’à ce jour les îles, Madagascar et la côte est-africaine, devait sans doute être dépourvu de tout, en matière de sécurité maritime, comme la plupart des bateaux battant pavillon comorien. Cette situation a été constatée officiellement en 2006 par la direction des transports de l’île d’Anjouan, qui avait alors organisé un contrôle général de l’état de la flotte locale.
Le constat fait à cette époque-là était accablant : matériel de navigation de la plupart des bateaux incomplet, équipages très peu qualifiés (certains ne savaient même pas nager!), formalités incomplètes (pas d’assurance risque, notamment), et, bien entendu, matériel de sauvetage et de sécurité en grande partie absent ou périmé (chez certains armateurs, les bombardas et les extincteurs, périmés, avaient été marqués artisanalement d’une autre date de péremption plus avancée! Les gilets de sauvetage n’ont jamais satisfait la quantité exigée).
Cet état des choses n’a depuis lors guère évolué. Lors des états généraux sur les transports et le tourisme aux Comores, tenus il y a juste trois jours au restaurant le Pub à Voidjou (Ngazidja), la direction des transports de l’Union a fait mention de faits qui ont plongé l’assistance dans le désarroi.
L’assurance? : ‘‘C’est une notion inconnue chez nos armateurs’’, témoignent certains. Pourtant, ils auraient voulu en exploiter les bienfaits, mais ils ne peuvent pas. La raison est simple : ‘‘dans le domaine maritime, il est nécessaire, pour obtenir un contrat d’assurance avec une compagnie, de faire visiter son bateau par une société d’expertise internationale. Et bien sûr, l’assureur attend de bons résultats avant d’accorder ledit contrat. Alors, comment voulez-vous qu’une compagnie de transport maritime comorien se hasarde à passer une telle visite, se sachant à l’avance hors normes ?’’

Sardou Moussa

 

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