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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 12:00
Nous venons d'apprendre que des morceaux de corps qui seraient ceux des victimes  du crash aux Comores de l'Airbus de Yemenia le 30 juin dernier  ont été découverts ce jour (jeudi) par des pécheurs au nord de Ngazidja pas loin du village de Djomani.

L'information est confirmée par l'écrivain SAST (Said Ahmed Said Tourqui), chargé de communication au ministère des Relations extérieures et membre de la cellule de crise  et Madame Ramlati Ben Ali chargée locale de la communication du Croissant Rouge aux médias.  

Par ailleurs, nous attendons toujours la confirmation officielle et l'identité des treize corps découverts à Tanzanie le lundi dernier. une délégation comorienne conduite par Idi Nadhoim, vice-président de l'Union des Comores et le ministre des Relations extérieures Ahmed Ben Said Jaffar, s'est rendue sur place pour vérification.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:54

Source : Alwatwan.net/07 juillet 2009


Le Premier ministre français François Fillon se rendra aux Comores "à la fin de la semaine", après un déplacement prévu à la Réunion, puis à Mayotte, de jeudi à vendredi prochain. C'est ce qu'a indiqué mardi, à l'Assemblée nationale, le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain Joyandet.

Revenant sur la catastrophe de la semaine dernière, M. Joyandet a indiqué que selon les dernières informations en sa possession il y aurait "des corps qui auraient été identifiés, pas encore repêchés, plusieurs, dans le secteur" présumé du crash. On ne sait pas si le secrétaire d'Etat faisait allusion à des corps qui auraient été rejetés par la mer sur les plages de Mafia, une ile tanzanienne,une information qui n'est pas encore confirmée.

II a d'autre part souligné que "la France est complètement mobilisée, complètement au côté des Comores". "Depuis Mayotte et depuis La Réunion tout ce dont nous disposions comme matériel a pu être envoyé très rapidement", a-t-il ajouté. La France a été vivement critiquée la semaine dernière par la diaspora comorienne en France notamment, qui lui reproche d'avoir laisser voler un avion comme l'Airbus A310-300 de Yemenia Airways, qualifié "d'avion-poubelle".

La compagnie yéménite estime de son côté ne pas avoir reçu beaucoup de soutien de la part du constructeur Airbus. Yemenia, qui clame que ses avions étaient bien entretenus. Elle réclame un "soutien médias et moral" et a menacé Airbus de renoncer à sa commande de dix appareils A350. "Si l’attitude de la France continue d’être aussi dure et si les pressions continuent sur Yemenia sans qu’on attende les résultats de l’enquête sur le crash (...) nous serions dans l’obligation de réexaminer notre commande car nous estimons que la France et Airbus ne sont pas coopératifs avec nous", a lâché le président de la compagnie, mardi. Le ministre des Transports, Khalid al-Wazir, qui est rentré lundi à Sanaa, avait rencontré durant le week end des officiels de la Commission européenne à Bruxelles, alors que celle-ci menace d'inscrire Yemenia sur la liste noire des compagnies aériennes.


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Mariama HALIDI Alwatwan - dans TRANSPORTS ET TOURISME
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:13
 
Patrouilles françaises et comoriennes pour retrouver les débris de l'A310 de Yemenia.
Patrouilles françaises et comoriennes pour retrouver les débris de l'A310 de Yemenia./T.MUKOYA/REUTERS
 13 corps et des débris d'un avion ont été retrouvés hier au large de la Tanzanie près de l'île de Mafia, au sud-est de Dar es-Salaam à 600 km du lieu présumé de l'accident de l' A310 de Yemenia Airways. L'information a été confirmée par les autorités yéménites et tanzaniennes.
Ils seraient probablement  ceux des victimes du crash de cet avion survenu il y a quelques jours au large des Comores. Mais, nous attendons la confirmation officielle. Ils ont été transportés dans un hôpital pour l'identification. Certains seraient en voie de décomposition sélon certains médias.

Affaire à suivre

Halidi allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 15:50

Source : Alwatwan.net/06 juillet 2009

Al-Arashi-et-Wali
Le coordonnateur des équipes techniques dépêchées à Moroni par le gouvernement et la compagnie aérienne Yéménite, depuis le crash de l’Airbus A310-300, Mohammed Ali Al-Arashi (de face sur la photo), et son assistant Abdul Wali Hashem (de profil sur la photo) ont déclaré à la presse, ce lundi, que toutes les dispositions de soutenir les familles éplorées par le catastrophe sont prises. Une équipe de l’assurance de l’appareil A310-300 immatriculé 70-ADJ est aux Comores depuis vendredi pour rencontrer les proches de ceux qui sont perdus dans l’accident du vol IY 626 Sanaa-Moroni. Comme l’avait précédemment annoncé, Yemenia Airways va apporter un soutien intérimaire aux familles qui ont perdu des leurs dans ce crash. “Ces soutiens financiers intérimaires, qui seront effectué sans préjudice, sont pour apporter une assistance immédiate et pour couvrir les dépenses inhérentes aux pertes des personnes dans l’accident”, a ainsi souligné Al-Arashi au nom de Commandant Abdulkhalik Al-Khadi, président directeur général de la compagnie Yemenia Airways.

Compte tenu des relations de longue date qui lient les deux pays, les responsables de Yemenia compatissent beaucoup avec les comoriens car ils considèrent les passagers accidentés comme des proches plutôt que des clients de la compagnie, a tenu à confier à la presse le coordonnateur. Le Yémen est beaucoup plus préoccupé de la vie des humains avant toute compensation légale. Selon Al-Arashi, son pays et la compagnie se déploient à apporter, avant tout, toute forme de soutien et particulièrement moral aux familles éplorées et aux comoriens en général.

L’équipe de l’assureur Blake Emergency Services, appuyée par des techniciens de la compagnie Yemenia Airways, est installée à Itsandra-beach Hôtel pour recevoir les proches des victimes afin de les conseiller sur les procédures et les aider à remplir les formalités nécessaires permettant de procéder à l’assistance financière annoncée. Les membres de cette équipe sont à l’hôtel Itsandra tous les jours de 9 heures à 17 heures et sont joignables aux numéros de téléphone 321 53 53 et 321 54 54.

Cependant, le coordonnateur des travaux des comités multisectoriels yéménites exprime un vif souhait de retrouver des survivants avec l’intensification des équipes d’investigation pour localiser l’appareil et son chargement.

Pour Al-Arashi et son assistant A. Wali, l’information crédible est aussi l’un de leurs soucis majeurs. La fourniture de toute information authentique sur le crash aux proches des victimes sera un soutien de poids à ces derniers, ont insisté les deux responsables de la coordination, installés au siège de la compagnie Yemenia Airways à Moroni. Ainsi, ils ont montré leur disponibilité, à tout moment, à fournir toute information vérifiée à leur disposition.
Selon Al-Arashi, le dispositif de soutien en provenance de Yémen comprend aussi des équipes techniques du gouvernement et de l’Aviation civile yéménites, travaillant en étroite collaboration avec les autorités comoriennes dans les questions d’investigation, installées à l’hôtel Le Moroni.

Quant à la durée de la mission de toutes les équipes sur le terrain aux Comores, le coordonnateur a indiqué que tout dépend de la fin des opérations de recherches et d’investigations sur le crash du vol IY 626 de l’A310-300 de Yemenia Airways, survenu la nuit du 30 juin dernier, dans les eaux territoriales des Comores.

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans TRANSPORTS ET TOURISME
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 16:33

Dernière minute (lundi 06 juillet 18h00)

Nous venons d'apprendre que la compagnie Yemenia a de nouveau décidé, jusqu'à nouvel ordre,  de suspendre la ventes de billets et les départs pour les voyages entre la France et les Comores. 

Les 
deux vols hebdomadaires entre la France et le Yemen (Paris-Sana'a, le vendredi, et Paris-Marseille-Sana'a le lundi) sont toujours opérés. Toutefois, il n'y a pas non plus de vol entre le Yemen et les Comores selon Jean-Pierre Touchet, directeur marketing de la compagnie en France.


Les personnes ayant  déjà acheté un billet ont la possibilité de se faire rembourser.


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 19:00

Dernière minute (Jeudi 04 juillet 2009 à 21h48):

Nous venons d'apprendre que finalement, la compagnie Yemenia a décidé de maintenir ses vols à destination de Moroni contraitement à l'information qui a été diffusée par certains médias. Seuls les vols additionnels seraient annulés.
Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 13:06

Source : J.C. (lefigaro.fr) avec AFP
04/07/2009 | Mise à jour : 12:05
http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/04/01003-20090704ARTFIG00504-yemenia-suspend-tous-ses-vols-vers-les-comores-.php

 
La compagnie yéménite espère ainsi que les tensions s'apaiseront, après le crash de l'Airbus A310 qui a fait 152 morts mardi.

Jusqu'à nouvel ordre, Yemenia se desservira plus Moroni. Cette mesure annoncée samedi a pris effet dès vendredi, et ce pour une durée indéterminée. La compagnie aérienne yéménite entend ainsi répondre aux «graves évènements survenus ces derniers jours et aux risques majeurs que certaines personnes font courir au personnel des aéroports, de notre compagnie, et aux passagers».


Yemenia, qui affirme «partager la douleur des familles», dénonce ainsi «des manifestations aussi hostiles qu'irrationnelles, d'une violence inadmissible, qui compromettent la gestion efficace de cet évènement et les actions qu'elle tente de mener».

«Ces manifestations de violence et menaces graves visent à interdire à la compagnie de poursuivre sa route vers les Comores. Elles risquent de conduire à un nouveau drame, au sol ou dans les airs, que la compagnie Yemenia a pour devoir d'éviter», ajoute-t-elle, en précisant ne pas vouloir céder au «chantage».

Yemenia s'assurera que l'ensemble des billets concernant les vols vers Moroni soient intégralement remboursés.

L'épave introuvable

Depuis le crash de l'Airbus A310 de la compagnie yéménite mardi, des membres de la communauté comorienne de France manifestent leur colère contre les «vols-poubelle» à destination de l'archipel de l'Océan Indien, reprochant à la France d'avoir négligé sa sécurité.

Ils ont bloqué à Paris et à Marseille l'enregistrement de vols de Yemenia à destination de Moroni, la poussant jeudi à suspendre ses liaisons au départ de Marseille.

Yemenia desservait les Comores via la capitale yéménite, Sanaa, mais seuls les vols se posant à Moroni sont concernés par la suspension.

Ses autres destinations, notamment les deux vols réguliers hebdomadaires entre Paris et Sanna, ainsi que les liaisons Paris-Kuala Lumpur ou Paris-Djakarta, sont toujours desservis.


Depuis mardi,
les secours tentent toujours de retrouver l'épave de l'A310 qui s'est abîmé au large des Comores. Vendredi, les sauveteurs ont évoqué une« possible zone » (environ à 10 km au sud de Mitsamiouli, au nord de l'Ile de la Grande Comore), où une concentration de requins ainsi qu'une forte odeur de kérosène ont été détecté.

Le commandant de la gendarmerie nationale et coordonnateur des opérations de secours (avec la participation de la France, des Etats-Unis et du Yémen) a également fait état d'un premier débris, une «portière jaune» repérée par un avion américain participant aux secours.

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 08:33

 Le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, s'est exprimé hier soir sur l'ORTC, la télévision nationale. C'était l'occasion pour lui de réitérer ses condoléances aux familles des victimes du crash du vol de Yemenia Airways du mardi dernier au large des Comores, de rendre hommage à tous les sauveteurs et volontaires comoriens et de remercier les pays qui participent aux opération de recherche. Il a aussi profité de cette occasion pour décréter un deuil national de 30 jours et ce à compter d'hier (jeudi 02 juillet 2009)). A noter qu'il est rentré ce jeudi  à Moroni après avoir écourté son séjour en Lybie où il participait au 13eme sommet de l'Union africaine.


Ci-dessous quelques phrases du Président Sambi :

-"Nous demandons à la France d'unir nos efforts pour découvrir la vérité".
-"Nous avons le droit de savoir ce qui s'est passé mais nous devons avoir à l'esprit que la volonté de Dieu s'accomplit toujours".

"Je demande aux hommes politiques de ne pas chercher à rentabiliser politiquement cette tragédie; respectons ceux qui ont perdu leur vie",


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 23:16

Lors d'une conférence de presse organisée ce jeudi, le ministre yéménite du Transport, Khaled Al Wazir s'est déclaré  "surpris" par "les jugements anticipés" portés sur les causes du crash "de l'A 310 de Yemenia Airways de mardi dernier au large des Comores avant la publication des résultats de l'enquête en cours".

"Ce sont des explications injustes car on ne peut pas préjuger des performances techniques en matière de sécurité de la Yemenia ou de n'importe quelle autre compagnie aérienne avant la publication des résultats de l'enquête", a-t-il déclaré.

Le ministre a prévenu que le gouvernement Yemenite "se réservait le droit de poursuivre en justice les parties qui cherchent délibérément à nuire à l'image de la compagnie nationale yéménite".

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 23:07

Source  : AFP 02 juillet 2009

MARSEILLE (France)
- Plusieurs centaines de membres de la communauté comorienne du sud-est de la France ont contraint jeudi Yemenia à annuler comme la veille son vol Marseille-Moroni, affirmant qu'ils ne relâcheraient pas leur action sans enquête sur l'accident de l'A310 de la compagnie.


Quelque 500 membres de la communauté comorienne, nombreuse dans la région, s'étaient rassemblés dans la journée à l'aéroport de Marseille, exprimant leur colère et empêchant l'enregistrement du vol de la Yemenia après l'accident dans la nuit de lundi à mardi du vol Marseille-Moroni.

L'avion utilisé après l'escale au Yémen, un A310 interdit de vol en France, s'est abîmé au large des Comores avec 153 personnes à son bord, dont seule une fillette de 12 ans a été retrouvée vivante.


Des représentants de la communauté demandent, dans une lettre qu'ils comptaient remettre jeudi au président Nicolas Sarkozy, une commission d'enquête sur les causes de la catastrophe.


Le texte, signé notamment des responsables de la Chambre de commerce franco-comorienne et de l'association SOS Voyages aux Comores, souhaite que cette commission d'enquête soit placée sous la houlette le ministère français des Transports et comprenne des représentants de la diaspora, des autorités comoriennes et de la compagnie Yemenia.

La lettre demande en outre que la France affrète un vol pour que les familles endeuillées puissent se rendre aux Comores.

"Tant que nous n'aurons pas les résultats de cette commission d'enquête, aucun vol ne partira de Marseille", a affirmé à l'AFP Saïd Ahamada, président de la Chambre de commerce franco-comorienne dans cette ville.


Le directeur de l'aéroport, Pierre Régis, a indiqué dans l'après-midi aux manifestants rassemblés depuis le matin dans le hall que Yemenia avait décidé d'annuler son vol à destination de Moroni, prévu à 18H00 heure locale (16H00 GMT).

"C'est la décision la plus sage, une décision d'apaisement que la compagnie Yemenia a acceptée", a expliqué M. Régis à l'AFP, relevant qu'il y avait "une très, très grande tension" sur place.

"Ca va être problématique de faire revenir Yemenia à Marseille, la compagnie va reconsidérer ses escales à Marseille", a-t-il par ailleurs estimé.


Dans la journée, dans une ambiance tendue, une chaîne humaine avait été formée par des femmes en tenue traditionnelle devant les guichets d'enregistrement.

"Nous essayons d'éviter une autre catastrophe," avait expliqué à l'AFP un manifestant, Nassurdin Hadara.


Pendant ce rassemblement, une personne qui essayait de faire accéder des passagers aux guichets avait été violemment expulsée du hall de l'aéroport par la foule. Une journaliste vidéo de l'AFP avait elle aussi été violemment prise à partie par une dizaine de manifestants qui lui ont donné des coups et ont jeté à terre son matériel, refusant d'être filmés.


(©AFP / 02 juillet 2009 17h35)

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