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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 23:46

Selon le journal Al balad, dans son édition du 21 décembre 2009, la compagnie Yemenia Airways devrait reprendre ses vols Paris – Moroni - Paris (via Sanaa) dès le mois prochain. Celle-ci était contrainte de suspendre ses vols  à destination de Moroni Suite à la pression et au boycott de certaines associations de la diaspora comorienne en France après l’accident de son appareil A 310 du 30 juin 2009  ayant fait 152 morts. A noter que jusqu’à ce jour, nous ignorons la (ou les) cause (s) de l’accident.

Halidi Allaoui

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 13:32

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Société

Enquête sur l’accident de la Yéménia :

L’enquêteur principal est limogé

 

Moroni, mercredi 9 décembre 2009 (HZK-Presse) – Le limogeage était attendu depuis quelques jours. Depuis le lundi 30 novembre dernier, c’est officiel. Ali Abdou est viré de l’enquête sur l’accident de la Yéménia. Dans un arrêté du ministre des transports, les membres comoriens de l’enquête sont changés. Trois nouveaux membres ont rejoint l’équipe d’enquête sur les causes de cette catastrophe qui a fait 152 victimes.

 

Ali Abdou qui a dirigé cette équipe depuis les premières heures de l’accident ne fait plus partie de la commission. Bourhane Ahmed Bourhane de Comair Assistance devient enquêteur principal. Mohamed Chahir de l’Ampsi et Ahmed Mohamed Chanfi de l’Asecna sont aussi admis dans cette équipe comme des enquêteurs.

 

Cette décision était prévisible. Depuis le début décembre, le courant ne passait pas entre la commission d’enquête et le ministère de tutelle. Dans un communiqué publié le 1er décembre, la commission d’enquête avait annoncé « qu’à ce stade de l’enquête aucune trace d’explosion n’est décelée ». Une phrase qui n’a pas plu à la partie yéménite qui s’en tient toujours à la thèse du missile comme cause probable de l’accident, en demandant une relecture des boites noires dans un autre laboratoire indépendant (américain).

 

Sanaa a fait part de son mécontentement. Moroni a cédé et avait rendu public un communiqué qui a désavoué la commission. Selon des sources du milieu de l’enquête, « le gouvernement avait demandé à la commission un démenti ». Une requête qui n’est pas exaucée par la commission d’où la colère du ministère de tutelle, qui pourtant, dans le même communiqué, n’avait pas remis en cause les premières conclusions de ladite commission.

 

A.A.M

091209/aam/hzkpresse/15h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans TRANSPORTS ET TOURISME
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 23:02

Une nouvelle compagnie privée de Kenya , African Express, dessert depuis le 18 novembre dernier les Comores. L’avion de la compagnie, un DC-9 de 110 places assure deux vols hebdomadaires (du lundi au mardi et du mercredi au jeudi) entre Nairobi et Moroni avec escale à Mombassa, la deuxième ville kényane.

Apparemment cette  nouvelle compagnie travaille en partenariat avec Egypt’Air qui devrait s’occuper de la ligne Paris-Moroni.

Halidi Allaoui

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 22:16

 Maintenant, c’est officiel. Elles vont être enterrées dans quelques jours. Il était temps ! Elles, ce sont les victimes du crash de l’A 310 de Yemenia Arways du 30 juin dernier repêchées aux Comores et en Tanzanie. Au total, elles sont  84 sur 152 passagers qui étaient à bord de l'avion.

Une cérémonie officielle sera organisée le 29 novembre 2009 à Moroni avant de procéder à l’inhumation dans un cimetière à Iconi le même jour. 

Toutefois, il est autorisé aux familles le souhaitant de récupérer leurs morts pour les enterrer dans le cimetière de leur choix à condition qu’elles le fassent  samedi 28 novembre ou  lundi 30 novembre 2009. A priori deux familles ont émis le souhait de récupérer leurs corps.

Afin de permettre aux familles (deux personnes par famille) touchées par ce drame résidant en France de  participer aux obsèques de leurs proches, un vol spécial qui sera affrété par les assureurs de la Yéménia,  quittera la France vendredi 27 novembre pour  être à Moroni le lendemain. Le retour en France est prévu le 1er décembre 2009.

Halidi allaoui

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 18:10

Moroni, jeudi 12 novembre 2009 (HZK-Presse) – Le retrait de Yéménia a laissé un vide que les autres compagnies peinent à combler. A coté des difficultés liées à la cherté des billets et les problèmes de fret, les passagers sont confrontés à des multiples escales pour pouvoir rentrer ou rallier l'Europe. Depuis un mois, la solution Air Austral se précise.

Sous l'égide du gouvernement, la diaspora a engagé des négociations avec cette compagnie réunionnaise pour régler à jamais ces soucis. Une coordination des associations comoriennes a même fait le voyage jusqu'au siège de ce transporteur dans l'île de la Réunion. « La diaspora avait fait une demande auprès des autorités françaises pour qu'il y ait une compagnie européenne qui desserve les Comores. Une commission basée en France a élu Air Austral et on ne fait que faire le suivi pour des voyages de sécurité et de confort », déclare Farid Youssouf de S.O.S voyage lors d'une conférence de presse à l'Hôtel le Moroni.

Cette compagnie qui compte parmi ses actionnaires le Conseil général de la Réunion prévoit donc un vol direct entre Paris et Moroni. Elle vient de manquer son vol inaugural le mois d'octobre dernier. Mais Air Austral fixe au 26 janvier son premier avion entre Marseille et Moroni sans escale. A Saint-Denis comme à Moroni lors du passage du directeur général de la société, la diaspora a exposé un ensemble de doléances.

« On avait trois points essentiels à défendre. Il fallait tout d'abord une réduction des prix des billets. Ensuite, obtenir une collaboration avec les agences de voyage pour que ces intermédiaires profitent aussi. Enfin, on a posé le problème du fret. Après le départ de Yéménia, on se demandait ce qu'il adviendra de nos produits frais », continue d'expliquer Farid qui est rentré au pays depuis 4 mois pour tenter de trouver une solution à ce problème.

La compagnie de l'océan indien même si elle est disposée à travailler avec les Comores pour augmenter ses vols dans l'archipel, elle formule des conditions qu'il faut remplir avant de voir le premier vol Marseille-Moroni se poser à Hahaya. « Air Austral voudrait que la piste de l'aéroport atteignent le niveau 8 alors qu'elle est au 7. Cette compagnie exige plus de comptoir pour les enregistrements des bagages et des passagers. Et surtout, Air Austral négocie pour une réduction des prix du kérosène ».

C'est à ces conditions que la compagnie réunionnaise peut baisser les prix. L'aviation civile a donné son accord pour mettre à leur disposition le plus de comptoirs possible. Le reste des conditions sont parfois difficiles à remplir pour l'Etat comorien. Mais la diaspora s'engage non seulement à donner 25% de frais de réfection de la piste de l'aéroport mais à chercher le reste du financement. Il reste encore la demande de réduction des prix du kérosène qui pour l'instant est resté sans réponse.

C'est pourquoi Jacques Lavane de l'association Watwania une des composante de cette coordination des comoriens de l'hexagone lance « un appel à toutes les bonnes volontés pour que ces conditions posées par Air Austral soient satisfaites ». La diaspora veut se battre pour que les prix des billets ne dépassent pas 1000 euros en haute saison et 860 euros en basse saison.

A.A. Mguéni
121109/aam/hzkpresse/9h00
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans TRANSPORTS ET TOURISME
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 22:49
Selon des informations quasi certaines, Air Austral, une compagnie française,  va ouvrir une liaison directe entre Paris et Moroni en janvier 2010. Elle a obtenu toutes les autorisations necessaires.

Le vol aller (Paris-Moroni) se fera chaque mardi avec une escale à Marseille et le retour le mercrédi.

Toutefois, pour l'instant, nous n'avons pas connaissance des prix des billets.

Affaire à suivre.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 10:48

LU POUR VOUS :

Source : AP | 23.10.2009 | 08:03

 

Les premières conclusions de l'analyse des boîtes noires dans l'affaire du crash de la Yemenia Airways ont été communiquées aux avocats, comme le révèle le quotidien "La Provence" de vendredi.

Les experts de l'Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale (IRCGN) ont décrypté l'une des boîtes noires de l'Airbus A310 qui s'est abîmé le 30 juin dernier, au large de la capitale des Comores Moroni, dans l'océan Indien. L'enregistreur des conversations et des bruits dans le cockpit, appelé CVR, témoigne des quinze dernières minutes avant le crash.

"Les pistes 1 et 4 sont très (bruitées NDLR) et extrêmement bruitées", explique le rapport. La piste 1 correspond à celle d'un micro placé sur le casque d'un des pilotes, qui enregistre les conversations dans le cockpit. La piste 4 est associée à un micro d'ambiance placé dans la cabine de pilotage, à un mètre des pilotes.

Le rapport souligne ensuite que "les alarmes sonores sont pour la plupart identifiées", et qu'"aucun bruit d'explosion n'a été décelé". L'absence de bruit d'explosion semble corroborer la thèse d'un démantèlement de l'avion lors d'un choc avec l'eau.

Les experts concluent en outre que "l'étude de la fréquence vocale d'alimentation des instruments de bord ne montre pas de sauts brusques. Une légère évolution du niveau moyen est cependant visible 11 minutes avant le crash.

"Les experts de la gendarmerie n'expliquent pas cette "montée du son". Y a-t-il eu un affolement, un incident à bord de la cabine ? Les experts, pour l'heure, ne se prononcent pas.

Un pilote de ligne consulté par "La Provence" explique que "l'appareil n'était en tout cas pas à cet instant, soit à 11 minutes du crash, en phase d'atterrissage", l'Airbus devant se trouver alors à 5.500 mètres d'altitude.

Les pistes 2 et 3, qui concernent les communications radio avec la tour de contrôle de Moroni, n'ont pas encore été retranscrites.

L'analyse de l'autre boîte noire et l'audition de la seule survivante de la catastrophe, une adolescente de 14 ans, pourraient permettre d'en savoir davantage. AP

 

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 08:46

Lu pour vous :

Source : http://www.temoignages.re/la-republique-doit-prendre-ses,39442.html

Kwassa-kwassa : le scandale continue dans l’indifférence.

La République doit prendre ses responsabilités

mercredi 14 octobre 2009
Geoffroy Géraud

 

   

On ne compte plus les naufrages de kwassa-kwassa, ces navires de fortune qui opèrent la liaison entre l’île d’Anjouan et Mayotte. Avant-hier encore, ce sont 7 personnes qui ont péri dans les eaux qui séparent les deux terres.


Une fois de plus, rien n’a été mis en œuvre pour prévenir cette tragédie, alors que seulement 70 km de mer s’étendent entre les îles.
Ce nouveau drame pose une fois encore la responsabilité de la France.


La France à l’origine du drame.

Il faut rappeler que la présence française à Mayotte est contraire au droit international, l’ONU ayant confirmé à plusieurs reprises l’illégalité de la séparation de Mayotte de l’Union des Comores. De plus, les autorités françaises ont créé elle-même la situation actuelle, en imposant en 1995 un visa – dit "visa Balladur"- aux ressortissants comoriens désireux de se rendre à Mayotte, contraignant ces derniers à recourir aux services de "passeurs" pour rendre visite à leurs familles, ou à se livrer aux activités d’échanges traditionnellement très forts entre les îles.
La France a donc l’obligation minimale de veiller à ce que les contradictions qu’elle a créé par ses agissements cessent d’être à l’origine du véritable massacre qui se déroule chaque année sous les yeux des autorités républicaines en place à Mayotte. Or, ce sont chaque année des centaines de personnes qui succombent dans le bras de mer de la honte… Sans que des moyens humains ne soient investis pour apporter une solution au problème.


Geoffroy Géraud

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 12:50

Une nouvelle compagnie aérienne aux Comores ! Elle s’appelle Comoro Islands Airline et est dirigée par Badria Kassimou, une jeune ingénieur en agro alimentaire âgée de 34 ans. C’est une société privée de droit comorien dont l’Etat comorien est un un des deux actionnaires. Elle a un capital de 3 millions de dollars et deux actionnaires : le Groupe d’Investissement Kowetien AREF (75%) et l’Etat comorien (25%).

Créée le 06 septembre dernier suite à la signature d’un accord de partenariat entre l’Etat comorien et le Groupe Kowetien, Aref Investissement Group, la nouvelle compagnie aérienne a effectué son vol inaugural le 26 septembre dernier, Hahaya ( Ngazidja)– Ouani (Ndzuwani) via Bandarsalama (Mwali) en utilisant un appareil de 19 places. Pour l’instant, elle va desservir le réseau local tous les jours : 3 vols Ngazidja, 2 vols à Ndzuwani et un vol à Mwali. Une liaison avec Mayotte ne va pas tarder selon la Directrice de la Compagnie. Et progressivement, elle espère aussi faire les pays de la région et l’international notamment Paris, Bahrein, Beyrouth, Dubaï, Majunga et Dar es salam.


Voilà une bonne nouvelle saluée par beaucoup de comoriens. D’autant plus, qu’avec cette nouvelle compagnie, on peut désormais se rendre par voie aérienne sur une île le week end. Maintenant reste à savoir si les tarifs des billets seront plus abordables que ceux des deux autres compagnies qui desservent déjà le réseau local. Il semble que Oui mais c’est à vérifier dans le temps. L'on attend aussi impatiemment les conditions pour les liaisons régionales et intérnationales.


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 17:55
Le Président de la République a posé la première pierre des ports secondaires dans les îles.
La maquette des ports.


Le Président de la République a posé la première pierre des accès maritimes devant relier les îles, que la Société Comoro-Gulf Holding doit construire à Chindini en Grande-Comore, Hoani à Mohéli, à Vassy et à Domoni à Anjouan. Baptisés « Twama Ya Komori », littéralement l'espoir des Comores, ces petits ports sont destinés aux desserts maritimes inter-iles.

Plusieurs membres du Gouvernement de l'Union et des îles, les membres du corps diplomatique et des représentants des Organisations internationales présentes à Moroni et des personnalités ont fait le déplacement pour assister à l'événement, le 17 septembre à Vassy et Domoni, le 17 septembre à Hoaini et le 18 Chindini,

Au cours de toutes ses interventions, le Chef de l'Etat a tenu à faire la précision suivante :

« C'est moi qui ai certes souhaité la construction de ces accès maritimes. Cela fait partie des rêves que j'ai faits bien avant que je brigue la magistrature suprême. Quant au choix des sites, Comoro-Gulf Holding a dépêché ses propres ingénieurs qui ont tenu compte de plusieurs considérations techniques que je ne saurais moi-même vous expliquer ».

A Vassy comme à Domoni, la cérémonie a commencé par la lecture de la sourate Yassine avant un bref mot de bienvenu.

A Hoani, le notable Tamadoune Issa a déclaré qu'avec cette réalisation, l'arrivée de l'électricité, l'inauguration prochaine de la maison de Comores télécom et la construction prochaine d'un bureau de la SNPSF, Hoini va prendre un nouveau visage avec la création de plusieurs activités régénératrices d'argent. Pour Monsieur Tamadoune, Hoini va désormais connaître une intense activité.

Notons que M. Bachar KIWANE qui a assisté à toutes ces cérémonies, a été désigné citoyen d'honneur de Chindini.

Concernant les fonds estimés à 10 millions de d'Euros « ils proviennent des droits que le CGC doit payer pour obtenir l'agrément en tant qu'opérateur de téléphonie mobile aux Comores. Bien entendu, cet agrément ne leur sera accordé qu'après la réalisation complète de ces accès maritimes qu'ils comptent terminer et remettre à l'Etat dans les huit prochains mois à compter du 17 septembre, date de la pose de la première pierre ».

Le Chef de l'Etat s'est dit convaincu que ces accès maritimes faciliteront la circulation des personnes et des biens à travers l'ensemble du pays et renforceront l'Unité nationale en les échanges entre les comoriens de toutes les îles. Le port de Domoni facilitera ainsi l'accès vers l'île comorienne de Mayotte, celui de Vassy vers Moheli, celui de Hoani vers Chindini en Grande-Comore.

Le Président de la République a en outre demandé aux populations qui accueillent ces infrastructures, d'accorder une attention et une assistance particulières aux investisseurs et surtout à ne pas faillir à l'accueil légendaire de nos îles.

« Nous serons tous bénéficiaires. C'est une entreprise gagnant-gagnant dans la mesure où la société tirera des bénéfices dans l'exploitation de la téléphonie et le pays bénéficiera outre ces ouvrages qui vont directement bénéficier à la population, des dividendes pour l'Etat »


Source : Beit salam
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