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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 09:46
 27/09/2008 23h30 - MAYOTTE-GOUVERNEMENT - Monde (FRS) - AFP

MAMOUDZOU, 27 septembre 2008 (AFP) - Le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, qui a terminé samedi une visite de 48 heures à Mayotte, a annoncé que le référendum sur la question de la départementalisation de Mayotte aurait lieu plus tôt que prévu, en mars 2009 au lieu du mois d'avril suivant.

M. Jégo a promis de revenir au mois de décembre 2008 pour lancer la feuille de route du processus.

"On va dire clairement tout ce qui va changer, tout ce qui va bouleverser la vie des Mahorais", notamment "quand on pourra toucher le RMI à Mayotte", a affirmé M. Jégo.

Il a également souligné que les Mahorais devaient être "conscients qu'ils bénéficieront d'avantages nouveaux mais qu'ils feront également face à des devoirs nouveaux", comme les impôts locaux qui n'existent pas actuellement à Mayotte.

"Au-delà de cette départementalisation, ce sera pour Mayotte l'occasion d'ouvrir un nouvel avenir vers la modernisation et de s'inscrire dans la République française pour son développement et pour un meilleur avenir aux enfants de cette île", a ajouté M. Jégo.

Il a aussi évoqué la mise en place d'un service de répression des fraudes indépendant de l'île de La Réunion.

A des agriculteurs mahorais qui l'avaient interpellé à propos de leur retraites, M. Jégo a affirmé: "il est scandaleux que sur un même territoire à Mayotte ou à La Réunion, il y ait des fonctionnaires de l'Etat qui bénéficient de très gros revenus et qui empochent des primes en plus de leurs retraites et qu'il y ait par ailleurs des agriculteurs qui n'aient pas de retraites".

Par ailleurs, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a exigé davantage de fermeté de la préfecture dans la lutte contre l'immigration clandestine.

Mayotte, constituée principalement de deux îles, Grande Terre et Petite Terre, situées dans l'archipel des Comores, a le statut de collectivité départementale d'outre-mer.

et/npk/DS

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Mariama HALIDI AFP - dans MAYOTTE
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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 09:35
LU POUR VOUS :

(...)La revendication de l'Union des Comores. Selon M. Jégo*, les Comores comme « le reste du monde (…) doivent reconnaître le choix des Mahorais ». Il se dit tournée vers une relation tournée vers la coopération plutôt que la revendication et assure que lors de sa rencontre avec Ahmed Abdallah Sambi en mai dernier, « jamais nous n'avons évoqué le statut de Mayotte en 2h30 de discussions ». « C'est une querelle qui est presque derrière nous », a-t-il conclu.

RC

SOURCE  : MALANGO-MAYOTTE. COM  (Article publié le 29/09/2008)

* Monsieur JEGO est le secrétaire d'Etat français chargé de l'Outre mer

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 09:00
APA-Moroni (Comores) A l’appel de plusieurs partis politiques et organisations de la société civile des Comores, une marche pacifique s’est tenue ce mercredi 24 septembre à Moroni pour dénoncer l’organisation, en avril 2009 à Mayotte, d’un référendum dont l’objectif est de faire de cette île comorienne un département français.

 L’ancien ministre, Mohamed Ali Mbalia, chef de file du Parti socialiste des Comores (Pasoco) n’a pas mâché ses mots en appelant l’ambassadeur de France à Moroni « à faire ses valises ». « En même temps, nous demandons à l’ambassadeur des Comores à Paris de rentrer. Les deux pays doivent s’accorder un délai de réflexion de 20 ans avant de se retrouver », a ajouté Mbalia. Pas question, pour lui, que la France organise une consultation sur un territoire comorien. «L’histoire de l’Algérie doit vous servir de leçon », a-t-il lancé, s’adressant aux autorités françaises.

Quant à M. Kamardine Mohamed, il a trouvé « assez paradoxal » que la France, sous d’autres cieux, défend l’intangibilité des frontières alors qu’elle fait le juste contraire aux Comores. «Vous condamnez vivement et à raison la Russie et nous vous comprenons et vous soutenons. Alors, convenez avec nous que vérité aux frontières en Géorgie n’est pas erreur au-delà donc n’est pas erreur aux Comores », a-t-il lancé. A maintes reprises, il a fait valoir le droit international pour montrer la justesse de la cause comorienne. « Notre amie la France s’arroge le droit de la force (…) pour organiser en avril 2009 un soi-disant référendum pour ancrage définitif d’une partie de notre sol et ses habitants dans le giron français en faisant d’elle un département français, à 10 000 kilomètres de Paris et à 40 km de Domoni (Anjouan) », a poursuivi Kamardine.

Al’issue du meeting, qui s’est tenu à la Place de l’Indépendance à Moroni, une résolution a été lue, dénonçant les manœuvres de Paris pour morceler les Comores et ancrer définitivement Mayotte dans la République française.

 IM/aft/APA 24-09-2008
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Mariama HALIDI APANEWS - dans MAYOTTE
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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 09:17
MAYOTTE : GTHN : DOUCHINA POSE SES CONDITIONS

Mardi soir, les délégations comorienne et française ont été reçues à la villa du conseil général de Kani-Kéli, en vue du 3e round de négociations du groupe de travail de haut niveau (GTHN) visant à établir des positions communes sur les deux dossiers que sont la circulation des biens et des personnes et la coopération régionale entre la France et l'Union des Comores. Sous les nombreux drapeaux français et européens, les membres des deux délégations, les élus mahorais et les plus hauts représentants de l'administration ont rompu le jeûne ensemble, avant d'écouter les discours d'Ahmed Attoumani Douchina, le président du conseil général, et de Mohammed Soihili, ambassadeur plénipotentiaire et chef de la délégation comorienne.

"Mayotte est une terre de paix où la population est attachée à sa liberté et à sa sécurité", a déclaré M. Douchina, qui a rappelé que la collectivité est engagée dans une dynamique de coopération régionale avec tous ses voisins. "Ces négociations s'engagent dans un climat un peu particulier", a commencé M. Douchina, faisant allusion à la récente mise à l'ordre du jour de la question de Mayotte une nouvelle fois à l'Assemblée des Nations-Unis, "je voudrais rappeler à nos frères de l'Union des Comores que Mayotte a fait son choix en 1975 et qu'elle aimerait que l'Union des Comores respecte ce choix", ajoutant encore, pour être plus explicite : "Nous voudrions vous dire que nous tendons notre main mais à une condition : que le choix de 1975 soit respecté. Les négociations doivent se faire sans l'arrière-pensée de récupérer Mayotte. Les Mahorais ne sont pas des marchandises, quelque chose que l'on peut négocier sans leur demander leur avis."

M. Douchina s'est dit prêt à discuter et voir dans quelles conditions l'Union des Comores et Mayotte pourront tirer profit de ces futurs échanges économiques et culturels, mais il a tenu à préciser à la délégation comorienne que "les élus de Mayotte ne trahiront jamais leur engagement pour la cause mahoraise, à savoir la marche vers la départementalisation. Si nous sentons une arrière-pensée chez nos amis comoriens, nous arrêterons les négociations et nous partirons", a-t-il menacé.

S'excusant pour ce "langage assez rude et brutal mais sincère", le président du CG a appelé les Comoriens à "dépasser ce petit conflit pour le bien de nos populations", espérant des "résultats concrets dans cette démarche entamée le 4 juin dernier à Paris". Les négociations doivent se terminer jeudi soir.

Source : FI n°2166 Mercredi 17 septembre 2008

 

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Mariama HALIDI FI - dans MAYOTTE
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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 18:13

 

LU POUR VOUS :

 

Source : Le Canard enchainé mercredi 23 juillet 2008 page 4

 

DISTRAITS, LES POMPIERS ?

 

(…) L’actuelle traque aux personnes en situation irrégulière peut donner lieu à des situations cocasses. Assane, ressortissante comorienne qui vit à Thouars depuis 2007, vient d’être sommée par le service des étrangers de la Préfecture des Deux-Sèvres de quitter le territoire français et de rejoindre…Mayotte.

 

Seulement voilà ! Sous protectorat français depuis 1843, l’île de Mayotte a choisi, en 1975, de rester française.

Explication de la préfecture, en attendant que le Tribunal administratif statue sur le cas peu commun : «  Ce n’est pas juridiquement une explication. Juste une obligation. Juste une obligation de quitter le territoire métropolitain. »

 

Assane, qui vivait à Mayotte en toute légalité, ne bénéficiait d’une autorisation de séjour en métropole que jusqu’au 25 août 2007. Aux yeux de la loi, elle est donc obligée de quitter la France (métropolitaine) pour aller en France (A Mayotte) si elle veut pouvoir revenir légalement en France avec un titre de séjour.

 

Limpide non ?

Jean-Yves Viollier

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Mariama HALIDI Le Canard enchainé - dans MAYOTTE
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 09:43

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mercredi 23 juillet 2008 (HZK-Presse)Le bras de mer séparant Anjouan de Mayotte a encore été le théâtre d’un dramatique naufrage de kwasa-kwasa, survenu ce mercredi, à l’aube entre 5h et 6h00. Le bilan encore provisoire, fourni par la préfecture de Mayotte fait état de six morts et de six rescapés vivants dont des enfants, alors que les recherches se poursuivaient encore, pour tenter de retrouver d’éventuels survivants, sur une trentaine de passagers supposés avoir embarqué à bord du kwasa-kwasa.

 

L’accident s’est produit non loin de la plage de Papani en Petite terre, un endroit particulièrement réputé pour accueillir les embarcations de fortune en provenance d’Anjouan, transportant des familles y compris des enfants en bas âge. A en croire la directrice de cabinet de la préfecture de Mayotte, Florence Bezard, citée par l’Afp, le drame serait provoqué par « les conditions météo [qui] sont mauvaises, avec une forte houle », en cette période de Kussi [appelé l'hiver austral]. L’on évoque aussi l’hypothèse d’une surcharge du navire.

 

Comme d’habitude, en pareille circonstance, les forces françaises de la gendarmerie mobile, de la police des frontières et du secours en mer, ont été déployées dans la zone du drame, avec cinq vedettes et deux avions, pour tenter de retrouver des survivants. Chaque année, depuis l’instauration du visa, en 1994, par l’ancien Premier ministre français Edouard Balladur, on déplore une dizaine de naufrages occasionnant la mort de plusieurs dizaines de comoriens, désirant se rendre à Mayotte par la voie maritime au moyen de ces petits bateaux de pêche de fabrication artisanale.

 

En 2007, deux graves accidents avaient endeuillé de nombreuses familles, entre juillet et août, totalisant le chiffre macabre de 17 morts et 19 autres portés disparus. Un problème qui est loin d’être résolu, même si depuis l’année dernière, les gouvernements français et comorien ont entamé des discussions dites de « haut niveau » devant aboutir à un règlement négocié de la question de la régulation du flux migratoire entre Mayotte et ses trois autres îles sœurs de l’archipel.

 

Ce que Paris appelle « l'immigration de clandestins vers Mayotte », a fait l’objet à Moroni d’un deuxième round consacré à « la circulation des personnes et des biens entre les quatre îles de l’archipel », qui se poursuivra en septembre prochain à Mayotte, avant la conclusion d’un « traité bilatéral » qui sera signé début 2009 entre le président Ahmed Abdallah Sambi et son homologue Sarkozy.

 

« Il n’y aurait pas de question tabou, y compris la suppression du visa Balladur », nous confiait un participant à la rencontre de Moroni. Quant au statut politique et l’avenir institutionnel de Mayotte, au centre du contentieux territorial entre la France et les Comores, c’est une autre paire de manche.

 

El-Had S. Omar

230708/eso/hzkpresse/18h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans MAYOTTE
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 22:30

L'ancien Premier ministre socialiste, Laurent Fabius, invité de RFO et France O a émis ce soir des reserves sur le changement institutionnel concernant "la collectivité départementale de Mayotte", qui pourrait devenir "un département d'outre-mer", en cas de oui au référendum de mars ou avril 2009.

A la question précise sur le changement du statut de Mayotte, il a répondu ceci : "Je suis assez interrogatif. Si la question posée est : voulez vous devenir un département, la réponse sera à 95% oui. Pourquoi? Parce que les engagements pris sur le terrain social n'ont pas été tenus. Admettons que Mayotte devienne un département. Ce qu'attendent les Mahorais, c'est qu'ils aient exactement les mêmes droits qu'en métropole, est ce que ça va être le cas ? (...). Je ne voudrais pas que les gens soient déçus une fois de plus".

HALIDI-BLOG-COMORES
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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 23:54

Dans un avis en date du 14 avril 2008 rendu public par la Cimade, en marge de la publication de son rapport 2007, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), chargé de veiller au respect de la déontologie par les autorités chargées d'une mission de sécurité,  a jugé le centre de rétention administrative (CRA) de l'île comorienne de Mayotte sous administration française "d'indigne de la République". Celle ci  avait été saisie en décembre dernier  par deux parlementaires français de l' UMP et le PCF à la suite du naufrage d'une embarcation transportant des comoriens des autres îles qui voulaient se rendre à Mayotte percutée par une vedette de la police aux frontières (Paf). Deux personnes sont mortes et huit disparues.
La Commission a rappelé dans son avis que "la capacité théorique du centre (60 personnes) doit être respectée comme c'est le cas en métropole". Celle ci étant réguliérement dépassée "pour  atteindre 80 à 90 personnes". "Ce nombre peut s'élever à 200, voire exceptionnellement à 220 personnes" lit-on.
La CNDS a aussi saisi l'occasion pour dénoncer "les conditions de vie au centre (qui) portent gravement atteinte à la dignité des mineurs retenus"et les expulsions illégales des des mineurs non expulsables. 
Elle récommande la construction d'un nouveau centre "annoncé depuis 10 ans s'impose dans les plus brefs délais" et exige la fin du placement en rétention d'enfants "conformément à la réglementation française et internationale en vigueur" pour remplacer ceCRA "indigne" "composé de bâtiments vétustes de type Algeco, sans lit" dans lequel des hommes, femmes et enfants sont "allongées sur de pauvres nattes qui recouvrent parfois un sol en béton brut dégradé".

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES) 2008

 

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 23:39
PARIS, 24 avr 2008 (AFP) - 19h56
Le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Yves Jégo a souhaité jeudi soir "une action diplomatique ferme de la France vis-à-vis des Comores" pour qu'elle puisse renvoyer dans l'archipel ses ressortissants en situation irrégulière.
"La situation de Mayotte devient extrêmement préoccupante au titre du nombre d'étrangers en situation irrégulière qu'on ne peut pas renvoyer aux Comores parce que le gouvernement des Comores refuse de reprendre ses propres ressortissants", a déclaré M. Jégo à l'AFP.
Le secrétaire d'Etat, qui rencontrera vendredi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, a jugé "parfaitement inacceptables" les propos du ministre de l'Intérieur des Comores affirmant qu'il n y a "pas de raison que les Anjouanais n'aillent pas à Mayotte car Mayotte était une terre comorienne et qu'elle avait vocation à le redevenir juridiquement".
Selon le président du conseil général de Mayotte, Ahmed Attoumani Douchina (UMP), des dizaines d'Anjouanais arrivent chaque jour à Mayotte par la mer et sont relâchés ensuite par la gendarmerie après un bref séjour au centre de rétention, qui ne dispose que de 60 places.
La France n'est plus en mesure de les reconduire à la frontière et de les renvoyer par avion, la liaison aérienne avec les Comores étant de nouveau interrompue.
"On ne peut pas imaginer que Mayotte soit victime plus longtemps de cette attitude qui n'est pas acceptable de l'Union des Comores, nous sommes aujourd'hui en situation de tension extrême", a déclaré M. Jégo.
La préfecture de Mayotte a été "obligée d'ouvrir un centre de rétention provisoire", a précisé le secrétaire d'Etat, qui a demandé lors de son récent déplacement "qu'on accélère le projet de construction d'un autre centre de rétention" (de 90 places).
La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a qualifié le centre de rétention "indigne de la République", dans un avis rendu public par la Cimade.
M. Jégo a confirmé que la France était "en train de mobiliser des moyens aériens" contre l'immigration (un hélicoptère) et qu'"un troisième radar doit être installé en juin, çà c'est une garantie".
Le secrétaire d'Etat a par ailleurs indiqué qu'il avait reçu jeudi avec MMe Alliot-Marie une délégation mahoraise au sujet de la départementalisation souhaitée par le conseil général, et qui passe par un référendum local.
"L'Etat sera neutre dans la campagne", leur ont dit les ministres. "Le referendum aura lieu fort probablement au premier semestre de l'année 2009, avant le 18 avril 2009", selon M. Jégo.
"Un groupe de travail va être mis en place" pour une "départementalisation progressive et adaptée", avec "une campagne d'explication sur les avantages et les bouleversements" qu'elle apportera.
"Si les mahorais refusaient la départementalisation, nous apporterions la garantie que Mayotte restera une collectivité nationale importante et qu'elle aura les moyens de son développement", a conclu M. Jégo.

© 2008 AFP.

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 00:08

 

Le grand chef religieux de la confrérie Shaduliya de Mayotte, Cheikh Ahmed Soilihi(voir la personne entourée en rouge sur la photo), est décédé à l'âge de 81 ans dans la nuit de vendredi 18 à samedi 19 avril à M'tsapéré, sa ville natale (Mayotte), des suites d'une longue maladie. La confrérie Shaduliya est la confrérie réligieuse la plus importante aux Comores.

(Photo :  gouvernement Djohar de 1991)

Cheikh Ahmed Soilihi a été enterré samedi matin dans son village natal en présence de nombreuses personnalités politiques et religieuses de l'île.

Grand notable et politicien connu dans l'ensemble de l'archipel et fidèle de l'ancien Président Comorien, Ahmed Abdallah Abdérémane, Cheick Ahmed Soilihi a assumé les fonctions de préfet de Mayotte à l'époque de l'autonomie interne, sous la colonisation française ; en 1991, il a été ministre des Affaires islamiques de notre pays sous la présidence de Said Mohamed Djohar.

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