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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 20:22

Lu pour vous : Source : Al-watwan N° 1393 du 3 septembre 2009

 
Intégrité territoriale. Le Mirex se défend au sujet de Mayotte

 

Le Ministère comorien des Relations Extérieures ne supporte plus de subir le réquisitoire de la presse "nationaliste", c'est-à-dire ici celle qui inclut la défense de l'intégrité territoriale - à travers notamment la question de Mayotte - dans sa ligne éditoriale. Mercredi, en milieu de journée, Farde Abdou, Ahmed Abdallah et Ahmed Thabit, respectivement directeur de cabinet, directeur du département Europe et Amérique, et ambassadeur des Comores en Afrique du Sud, ont convié la presse à une rencontre à la salle de conférence dudit ministère.

Ce qui devait être une conférence s'est réduit à un point de presse (les journalistes ont tout de même eu droit à quelques questions), à cause de l'absence du ministre Ahmed Ben Saïd Jaffar, qui n'est pas rentré de son séjour à Ndzuwani. Mais "le message à faire passer n'exige pas pour autant la présence du ministre", a-t-on fait savoir. Ce message, lu en français par son directeur de cabinet, consiste à peu près en ceci : "Il s'agit de la question de Mayotte, à la veille de la 64è assemblée des Nations Unies. Sachez que les démarches entreprises par le gouvernement comorien et la Mission Permanente comorienne à New York ont abouti à l'inscription de cette question à l'ordre provisoire de la prochaine assemblée. Le ministère et le gouvernement en général bataillent pour qu'elle soit inscrite à l'ordre définitif. Mais sachez également que notre Ministère mène une véritable bataille diplomatique, notamment en sollicitant l'engagement aux côtés des Comores de nombreux pays du monde. Le ministre Jaffar a récemment écrit à son homologue du Gabon, lequel dirige le Comité des Sept, ainsi qu'au président de la Commission de l'Ua, Jean Ping. Grâce à tous ces efforts, vous venez d'apprendre que le Comité des Sept de l'Union africaine est réactivé."

En marge de ce plaidoyer, le directeur de cabinet du Mirex s'est offert l'occasion de “regretter les reproches infondés d'une certaine presse à l'égard du ministère”, accusé par elle d'être “laxiste” sur ce dossier. “C'est à cause du fait que votre ministère ne communique rien aux médias !”, rétorque un journaliste. La réplique est correctement digérée par l'autorité qui a immédiatement promis de remédier à ce problème, en convoquant au moins une fois toutes les deux semaines les médias, pour les tenir au courant des nouvelles démarches entreprises par le ministère sur la question de Mayotte comme sur d'autres sujets.

Les interrogations de la presse s'étaient toutefois axées sur l'efficacité des moyens engagés jusqu'ici dans le combat relatif au retour de Mayotte, ou encore sur le sens à donner à la dernière approche sur la question du chef de l'Etat, qui est de proposer à la puissance colonisatrice un contrat de location-bail de l'île. “Les moyens engagés donnent des résultats encourageants. La preuve, le plan d'action adopté par le Comité des Sept au sommet de l'Union africaine en Libye. Par ailleurs, nous misons beaucoup sur le discours du chef de l'Etat à cette 64è session de l'Onu et espérons qu'il pourra impulser un dialogue sérieux avec la France, qui est, à ne pas l'oublier, notre partenaire”, a répondu l'ambassadeur Ahmed Mohamed Thabit. Quant au projet de location bail du président Sambi, il s'agirait, d'après Farde Abou Bacar, d'une “idée”, non encore “étudiée”. La bonne chose à retenir, c'est que les diplomates du Mirex sont finalement persuadés que “les négociations menées jusqu'à présent entre la France et l'Etat comorien ont montré leurs limites”.


Sardou Moussa

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 15:51

LU POUR VOUS : 


Source : Al-watwan N° 1387 du 26 août 2009.


Le Président comorien s’est entretenu avec le Comité Mahoré

Le Président Sambi a accordé, à leur demande, une audience aux responsables du Comité mahorais. A sa sortie, Idriss Mohamed, le principal animateur du Comité Mahore a dit ‘‘constater avec le Chef de l’Etat, les intentions fortes de la France de faire de Mayotte, une partie intégrante de son territoire’’.

Sambi rassure le comité que ‘‘la porte reste toute fois ouverte pour des discussions franches entre la France et les Comores sur cette question. Mais la France doit au préalable reconnaître que Mayotte est comorienne. Le Comité des sept de l’Union Africaine s’associe aux Comores dans cette démarche’’.

Le comité a proposé l’invitation par le gouvernement comorien du comité des sept de l’Union africaine chargé de ce dossier, mais le président a estimé que le temps écoulé est trop long, tout en s’engageant à remobiliser l’opinion et les affaires étrangères pour préparer leur plaidoirie.

Sur ce dossier épineux, le président avait exprimé à deux reprises son intention de formaliser la présence française à Mayotte par un bail, d’une durée déterminée. Il l’a dit dans son allocution solennelle du 6 juillet, fête de l’indépendance, et récidivé devant un parterre d’hommes politiques à Anjouan.

 Cette nouvelle piste, présentée aussi abruptement, n’a pas encore accroché l’opinion. Parce que, entre l’idée et sa faisabilité, il y a tout un parcours de combattant, des étapes importantes à franchir. L’idée a eu le mérite de démontrer qu’en haut lieu, les idées neuves et les pistes nouvelles sont à explorer pour faire bouger les choses sur un dossier atrophié par le manque d’imagination et surtout d’audace. L’idée, présentée par le président Sambi, a été, sous des formes différentes et dans d’autres contextes, expérimentée et réussie. Entre la Chine et la Grande-Bretagne, les Nouveaux Territoires de la Chine avaient été cédé pour 99 ans et programmé à revenir à la Chine en 1997. L’île de Hong Kong et Kowloon restées toujours anglaises, les deux pays consentants ont signé la fameuse déclaration commune sino-britannique, le 19 décembre 1984. Le Royaume-Uni s’engage à remettre à la Chine l’ensemble de la colonie en 1997, en contrepartie, la République populaire s’engage, quant à elle, à garder le régime économique et le mode de vie hongkongais pendant 50ans.

C’est la politique dite ‘‘un pays, deux systèmes’’, qui peut être transposé chez nous sous la forme ‘‘un pays, deux administrations’’, déjà proposé par des proches du comité Maore.

La déclaration conjointe des deux pays peut offrir l’avantage de devenir un traité international, avec l’échange des instruments de ratification, à condition qu’elle soit couverte par les Nations Unies.

Mais pour parvenir à tel accord sur le litige territorial entre la France et les Comores, le gouvernement comorien qui a maintes fois exprimé son souhait de reprendre l’exercice de la souveraineté sur Mayotte, doit s’assurer d’obtenir de la France l’engagement de remettre l’île un jour, en passant d’abord par la reconnaissance par l’ancienne puissance de la comorianneté de l’île.

La formule ‘‘un pays deux systèmes’’ s’exprimait ; quant à elle, par l’engagement, de la Chine de préserver le système capitaliste, pendant une période de 50 ans à compter de 1997, formalisé par la loi fondamentale de Hong Kong. Même si les traités internationaux ne sont pas habituellement priés d’être inscrit aux Nations Unies, dans le cas des Comores, l’implication serait nécessaire, puisque la résolution de la question de Mayotte relève de la compétence des Nations Unies.

Les Comores doivent veiller à internationaliser les engagements des deux pays mais aussi l’évolution du statut de l’île pour garantir sa pérennité. Les Mahorais, dans cette nouvelle démarche, doivent s’y associer pour poser leurs exigences légitimes en matière de revenu et de niveau de vie.

Concrètement, la proposition du président Sambi, aussi surprenant qu’elle puisse paraître, engage le pays à réfléchir sur la reprise des négociations sous couvert de l’Onu, qui prend en compte tous les paramètres, politiques ; économiques et sociaux des deux entités, la partie indépendante et la partie qui aspire à le devenir.


Ahmed Ali Amir

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 08:53

 

La question de Mayotte qui préoccupe beaucoup les comoriens figure bien à l'ordre du jour provisoire de la 64 eme séssion ordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies qui s'ouvrira le mardi 15 septembre 2009 au siège de l'ONU contrairement à ce qui a été écrit ici ou là. On la trouve en fait sur la liste des questions rélatives au maintien de la paix et de la sécurité internationales sous la référence A/64/143.

Voilà une bonne nouvelle qui nous fait chaud au coeur. Nous imaginons déjà les préssions que le gouvernement Comorien doit subir en ce moment à l'extérieur et à Moroni.

Mais, nous osons espérer que cette fois-ci, le Président Sambi restera determiné jusqu'au bout sur le maintien de cette question à l'ordre du jour  comme il l'a été pour l'intervention militaire d'Anjouan ou la tenue du référendum constitutionnel. Comme quoi quand il veut il peut. Car le plus souvent, c'est à la dernière minute que la question disparait discrétement de la liste. 

Il est temps que les actes suivent les paroles. N'est ce pas, le Président Sambi lui même qui avait déclaré il y a quelques mois à l'issue du pseudo reférendum sur la départementalisation française de Mayotte qu'il fallait tout faire pour que la question de Mayotte revienne à l'ONU ? Des discussions bilatérales hypochrites entre le "nadzi" - le coco - et le "bwé" - la pierre aboutiront à rien pour les Comores et les comoriens. Il parait que "nadzi ka shindrana na bwé" - entendez par là - "le coco ne peut pas affronter la pièrre. Surtout quand celui ci veut le faire en catimini.

Si nos vieux sages étaient encore là pour nous apprendre d'autres vérités !

Trompe l'oeil, quand tu nous tiens, ne nous fais pas trop mal aux yeux.


Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)




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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 18:59
Comme il fallait s'y attendre le "oui" de la force l'a emporté ce soir  au pseudo référendum sur la départementalisation forcée de l'île comorienne de Mayotte, selon les premiers résultats publiés par la Préfécture de Mayotte.

L'on parle de plus de 95% de oui après la dépouille de 25 bureaux de vote sur 133 pour un taux de participation d'à peu près 60%.


Ces résultats n'ont aucune valeur juridique en délà du territoire de la France. En effet, la France occupe par la force dépuis le 06 juillet 1975, date de la proclamation unilatérale de l'indépendance des Comores en violation du droit international; Mayotte, une île comorienne.

Au régard du droit international, Mayotte n'est pas et ne sera jamais  un territoire français d'outre mer. C'est une terre comorienne occupée illégalement par une puissance étrangère comme l'ont souligné récemment à juste titre le député communiste français Jean Paul LECOCQ et le professeur André ORAISON de l'Université de la Réunion. Désolé pour ceux que cela agace mais c'est la réalité juridique, historique, géographique, socioculturelle....  Les autorités comoriennes comme les organisations internationales (UA, ONU...)  ont également  rappelé à maintes réprises que la tenue d'un quelconque pseudo reférendum est nulle et non avenue et est une violation grave de la souveraineté et de l'unité des Comores. Elles ont  ont déjà rejeté les résultats. Idem pour la population.

 Pas plus tard que vendredi dernier et ce matin, les Comoriens ont encore manifesté massivement à Moroni contre la tenue forcée de ce pseudo reférendum sur une de leurs îles. Nous avons assisté à la même chose à Paris hier après midi.

En fait, avec la tenue de ce pseudo reférendum, la France ne fait que prouver que quand on est fort et puissant on peut faire impuniment ce qu'on veut dans ce monde et violer à sa guise le droit international même si l'on a contribué à son élaboration. Mais ce combat de "David contre Goliath" continuera tant que cette injustice perdurera. Le géant peut tout piétiner sur son passage mais il n'impréssionne pas le petit mkomori d'aujourd'hui.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES) 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 13:07

Source : Alwatwan.net / 27 mars 2009

Manif-Mayotte Durant plus d’un tiers, le pays des doits de l’homme n’est jamais parvenu à faire valoir auprès d’aucune organisation internationale, d’aucun organisme, d’aucune association de quelque nature que ce soit, la primauté de sa version singulière du Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes” sur le sacro-saint principe du respect intangible des frontières héritées de la colonisation. Pace que, tout simplement, les quatre îles formant un seul peuple, ont voté à plus de 94% pour l’indépendance des Comores. La France a opté pour le détournement de la volonté souveraine du peuple comorien en optant pour un décompte île par île du référendum d’autodétermination, violant ainsi toute la logique de la décolonisation que la République française avait elle-même engagée.

La France cherche dimanche 29 mars prochain à institutionnaliser l’annexion d’une partie du territoire des Comores, en offrant à la population de l’île, la possibilité de devenir le 101ème département français. Il a fallu à la France plus de trente-quatre ans de séparation forcée et une trentaine de tentatives de déstabilisation menée contre les Comores indépendantes pour forger de toutes pièces une opinion mahoraise farouchement hostile à l’intégration de l’île comorienne dans son giron naturel. Durant ces trente quatre ans, la France n’est jamais parvenu à faire valoir auprès des Nations unies encore moins de l’Union africaine la primauté du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sur le sacro-saint principe du respect intangible des frontières héritées de la colonisation. Pace que, tout simplement, les quatre îles formant un seul peuple, ont voté à plus de 94% pour l’indépendance des Comores et la France choisit de détourner la souveraineté de la population des Comores en optant pour un décompte île par île, violant ainsi toute la logique de la décolonisation que la République française avait elle-même engagée.
Le monde entier s’est focalisé sur ce petit archipel sans enjeux économiques, mais victimes de coups d’Etat à répétition, fomentés pour la plupart depuis la capitale française, Paris. Le Monde assiste médusé, pas plus tard qu’en 1995, à la déportation d’un président élu, vers l’île française de la Réunion, là où il y a un siècle, la France coloniale déportait ses “prisonniers”.

Depuis l’accession des Comores à l’indépendance, la France a essuyé au moins vingt résolutions des Nations unies lui intimant de stopper les consultations à Mayotte, considérés comme nulles et non avenues, exigeant l’ouverture des négociations avec les Comores pour préparer les conditions de la réintégration de Mayotte. La France prend le risque d’être pointée du doigt, se rangeant au coté des Nations qui violent le droit international. Elle adopte de surcroît une attitude négative, refusant toute piste conduisant à la résolution du contentieux territorial.
L’île de Mayotte sera maintenue sous perfusion financière de Paris, l’économie de l’île dépendant entièrement des subsides budgétaires de la France pour marquer une différence de développement avec les îles sœurs. 635 millions d’euros par an est le budget octroyé à l’île de Mayotte par la France, 13 fois le budget des trois autres îles des Comores, à la seule grande différence, que cette manne d’argent est injectée par la France alors que celui des Comores provient des contribuables comoriens, d’une économie en construction.

Le maître d’œuvre de cette départementalisation, Yves Jego, annonce que la départementalisation coûtera 40 millions de plus l’an prochain et 200 millions de plus maximum par an dans 20 ans. L’île bénéficiera à partir de 2012 de nouvelles prestations sociales, le Revenu de solidarité active (RSA) à 25% dans un premier temps.
Avec ses 186.452 habitants enregistrés au 31 juillet 2007, Mayotte compte près de 50% de chômeurs, qui espèrent le demeurer encore longtemps. Car plus que les Comoriens des autres îles, les Mahorais pensent que la France doit continuer à régler la facture de sa présence illégale dans l’île, aussi longtemps qu’ils resteront indifférents à l’appel de leurs frères des Comores.
De nombreuses options proposées pour sortir de cet imbroglio politico-juridique, elles ont un dénominateur commun : elles reconnaissent la propension de Mayotte à réintégrer les Comores. Seules les formes du nouvel ensemble de l’archipel et les échéances pour y parvenir diffèrent. Le temps ne pourra jamais jouer en faveur de la France, bien au contraire. Les Mahorais achètent des terrains en Grande-Comore, à Mohéli et à Anjouan pour y vivre, passer leur retraite, et pour leurs enfants. Personne n’y peut rien. Comme personne ne peut empêcher les Comoriens des autres îles de se rendre à Mayotte par tous les moyens et souvent au péril de leur vie.
Le référendum du 29 mars, n’est rien d’autre qu’un autre coup d’épée français dans l’eau.

Ahmed Ali Amir

Lire notre Spéciale “Le document qui accuse” dans version Pdf de l’édition du 27/03/09 en cliquant ICI

 

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Mariama HALIDI ALWATWAN - dans MAYOTTE
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 09:41

LU POUR VOUS

Source : JDD.fr/Lundi 23 Mars 2009


Par Marianne ENAULT

leJDD.fr


Les électeurs de Mayotte sont invités à se prononcer dimanche sur la transformation de leur collectivité départementale en DOM. La victoire du "oui" semble acquise. Mais pour élus de gauche et associations, ce rattachement n'a rien d'évident. Réunis lundi, ils ont appelé le gouvernement à mettre fin à l'illégalité que constitue la présence française à Mayotte au regard du droit international.

C'est dans la plus grande discrétion que Mayotte devrait devenir le 101e département français dimanche. Conviés aux urnes, les 71 122 électeurs répondront à la question suivante: "Approuvez-vous la transformation de Mayotte en collectivité unique, appelée département, régie par l'article 73 de la Constitution, exerçant les compétences dévolues aux départements et régions?" Mayotte viendrait ainsi rejoindre les rangs des DOM: Guadeloupe, Martinique, Réunion et Guyane. Depuis 1974, l'île de Mayotte, située dans l'archipel des Comores, au nord-ouest de Madagascar, dans l'océan indien, est une collectivité départementale d'outre-mer. A cette date, la France organise aux Comores un référendum sur l'indépendance, qui concerne les quatre îles qui composent l'archipel: Grande Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte. Le projet initial prévoit une proclamation globale des résultats du référendum programmé en décembre 1974. Mais Paris procède finalement au décompte des suffrages île par île. Résultat: seule Mayotte reste dans le giron français, les Mahorais [habitants de Mayotte, ndlr] s'étant prononcés à 64% en ce sens. Les trois consultations qui ont suivi - deux en 1976 et une en 2000 - ont à chaque fois confirmé le souhait des Mahorais de rester français.

Seul problème, la présence française à Mayotte constitue une violation du droit international. Par la résolution 3385 du 12 novembre 1975, les Nations unies réaffirment "la nécessité de respecter l'unité et l'intégrité territoriale de l'archipel des Comores, composées des îles d'Anjouan, de la Grande-Comore, de Mayotte et de Mohéli" et par là-même font de la présence française un état de fait illégal. C'est donc au nom de cette illégalité, qu'associations et élus de gauche s'opposent aujourd'hui au référendum. Réunis lundi à Paris, plusieurs d'entre eux, tous signataires d'un "Mémorandum sur le contentieux franco-comorien", ont appelé la France à revoir sa politique dans l'Océan indien.

Dans l'Hexagone comme aux Comores, pas de débat

Ils dénoncent notamment l'absence de débat, dans l'Hexagone comme à Mayotte. "La Constitution prévoit d'organiser un référendum en France sur toute nouvelle adhésion à l'Union européenne... Mais les Français ne vont même pas se prononcer sur l'extension de leur territoire. C'est incroyable!", relève Mabadi Ahmedali, représentant du collectif des associations comoriennes en France. A l'Assemblée nationale comme au Sénat, le sujet a été évacué lors d'une "discussion en catimini", témoigne témoigne la sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis, Eliane Assassi, tout juste de retour d'une mission aux Comores. "Les Français vont découvrir que la France s'agrandit lors du JT de 20 heures", commente, sceptique, Jean-Louis Le Moing, membre du comité exécutif du Parti communiste, qui a également participé à cette mission. A Mayotte, le débat est quasi-inexistant, voire "cadenassé" estime Jean-Louis Le Moing. Elus et associations rapportent que la question du référendum a été mal traduite en arabe ou en shimaoré, le dialecte local. D'autres évoquent des listes électorales suspectes. Sur l'île, la parole est donnée aux tenants du "oui", les partisans du "non", eux, sont "presque réduits à la clandestinité", témoigne Eliane Assassi. Dans ces conditions, le "oui" est donné largement gagnant.

Mais celles-ci suffisent-elles à expliquer la probable victoire du oui? Ce lundi, lors de la conférence de presse, un homme se lève et lance: "Vous ne voulez voir qu'une seule réalité. Mayotte est française depuis 1841. Nous voulons rester Français. Tant que je serais vivant, Mayotte sera française." Le caractère illégal de la présence française à Mayotte n'en fait pas moins une présence désirée pour certains Mahorais, qui ont bien conscience de la différence de niveau de vie avec leurs voisins comoriens. Pour expliquer cette attitude, les élus communistes évoquent "les fausses promesses" de Paris, comme l'application des mesures sociales en vigueur dans l'Hexagone (Smic, Revenu minimum de solidarité, etc). "Ils s'imaginent qu'ils vivront mieux parce qu'on leur jettera des miettes. On leur fait miroiter des aides. Mais ils auront en fait des sous-produits des droits sociaux", analyse Odile Biyidi, présidente de Survie, une association qui milite contre les réseaux de la Françafrique. Et d'ajouter: "Si la France aidait l'ensemble des Comores, il n'y aurait pas de préférence à rester Français." Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, l'a d'ailleurs lui-même reconnu, lors d'un voyage sur place en septembre 2008: "Pourquoi cacher qu'un alignement immédiat sur les autres départements ne sera pas possible à court terme, notamment pour des raisons d'équilibre social?"

"La colonisation de consommation"

Car pour ces associations, la France "entretient" le déséquilibre avec le reste des Comores afin de justifier sa présence à Mayotte. "On aide Mayotte à hauteur de 400 millions d'euros chaque année quand le budget annuel des Comores n'est que de 60 millions d'euros", relève ainsi Odile Biyidi. Pour le collectif des associations comoriennes en France, on insiste sur "la grande misère des Comores, on les présente comme un trou noir". A cet argument économique, s'ajoute celui de la stabilité. De nombreux coups d'Etat, appuyés par des mercenaires français dont le célèbre Bob Denard, ont en effet secoué l'histoire de l'archipel. Pour ces associations, la France y trouve son intérêt. "La France s'est évertuée à créer de l'instabilité dans la partie indépendante des Comores. Elle veut ainsi montrer aux Mahorais qu'ils auraient tort de sortir de la France", analyse Mamadi Ahmedali.

Les élus de gauche et les associations réunis lundi dénoncent "la politique de puissance" d'une France prête à tout "pour rester la France des trois Océans", une "France qui bafoue le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" et qui pratique "la colonisation de consommation" tournée vers l'Hexagone au détriment du développement de ces régions. Les auteurs du Mémorandum réclament donc l'annulation du référendum, le retour de Mayotte sous souveraineté des Comores et une aide - française et européenne - au développement de tout l'archipel. Pour Jean-Louis Le Moing, "tout n'est pas joué". Et de conclure: "Même si le oui l'emporte, l'histoire n'est pas finie. Les citoyens français doivent se mêler de cette affaire."

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 10:29

Source : MALANGO-MAYOTTE 21/03/09

 Au cours d’une mission de trois jours dans l’archipel des Comores, dont un à Mayotte, deux cadres du Parti communiste français ont réaffirmé l’opposition de leur parti à la départementalisation de Mayotte et ont appelé la France à changer sa stratégie dans la région.

 

«Notre conviction profonde, à l’issue de cette mission, est que la départementalisation [de Mayotte, ndlr] n’est pas la bonne voie », a estimé Jean-Louis Lemoing, membre du Comité exécutif du Parti communiste français (PCF), samedi 21 mars lors d’une conférence de presse tenue à Dzaoudzi en présence de Youssouf Moussa, figure historique du Front démocratique.

M. Lemoing et Eliane Assassi ont passé deux jours à Moroni, où ils ont rencontré « le président [Sambi, ndlr] et des représentants de la société civile », et un à Mayotte, où ils ont écouté des militants associatifs et visité le Centre de rétention administrative (lire ci-contre) après avoir été hués à leur arrivée vendredi 20 mars.

A l’issue de leur mission, les deux membres de la mission diligentée par le PCF dans l’archipel dans le cadre de la départementalisation de Mayotte en sont arrivés à la conclusion que l’évolution statutaire de l’île telle que proposée par le gouvernement français « aboutira à une catastrophe », tant au regard de ce qu’il se passe actuellement dans les DOM français qu’en raison de la « situation géopolitique particulière » de l’archipel des Comores.

« Ce processus n’est pas la voie royale vers la stabilisation de la zone, ni une garantie pour son développement. Il faut un processus de développement englobant l’ensemble des quatre îles des Comores », a déclaré M. Lemoing. S’il ne s’est pas prononcé en faveur du retour de Mayotte dans le giron comorien, il a avancé l’idée « d’une nouvelle voie à inventer », affirmant que « la France à un devoir envers l’ensemble du peuple comorien ».

Accusés par les pouvoirs médiatique et politique mahorais d’ignorer le choix des Mahorais, les deux communistes ont tenu à préciser qu’ils prennent en compte dans leur réflexion « la spécificité mahoraise ». « Personne ne demande à la France de s’en aller », a indiqué M. Lemoing, « pas même les Comores ».

Il a également affirmé que le PCF reconnaîtrait le choix des électeurs le 29 mars - « nous respecterons la voix du peuple » -, tout en notant « l’absence de débat démocratique » sur ce sujet, tant en France hexagonale qu’à Mayotte. « Les Français ne sont pas saisis de la question. Ils n’ont pas les clés pour intervenir en tant que citoyens. Ils apprendront, sans doute par un spot le dimanche soir, que la France compte un nouveau département. » C’est pour remédier à ce déficit d’information « que nous sommes venus dans l’archipel », a-t-il ajouté.

« On méprise les citoyens français », a pour sa part dénoncé la sénatrice de Seine-Saint-Denis, Eliane Assassi. « Et c’est le même chose à Mayotte. Il est où le débat ? Quelle possibilité donne-t-on aux partisans du « non » pour s’exprimer ? Encore une fois, on ne donne pas les clés aux Mahorais. » Selon elle, « le gouvernement français créé une poudrière » à Mayotte, car ses habitants « seront considérés comme des Français de seconde zone ».

De retour en France hexagonale, les deux communistes ont prévu d’organiser une conférence de presse et des rencontres publiques afin de sensibiliser l‘opinion française sur ce sujet. Eliane Assassi envisage en outre d’interpeller le gouvernement au Sénat et de demander aux députés européens d’agir de leur côté.

RC

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Mariama HALIDI HALIDI - dans MAYOTTE
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 00:32

Départementalisation de Mayotte : l’opposition réclame « un vrai débat »
En marge d'une conférence de presse dénonçant la « mauvaise gouvernance » de l'actuelle majorité à l'assemblée départementale, le groupe de l'opposition a regretté l'absence de débat dans la campagne sur la départementalisation.
«Ici, dès qu'on exprime un doute, dès qu'on essaye de réfléchir, on est catalogué comme un partisan du « non » », a regretté Jacques Martial Henry, jeudi 5 mars, au cours d'une conférence de presse. Selon le chef de file de l'opposition au Conseil général, « la campagne actuelle » organisée dans le cadre de la consultation du 29 mars « est un échec » car « l'on ne pose pas les bonnes questions ». « Tout le monde parle de la fiscalité, mais personne n'explique vraiment ce qu'on va payer », constate-t-il. Il pense en outre que le Comité de campagne pour le « oui », qui réunit l'ensemble des partis de l'île à l'exception du MDM-Force de l'alternance du député Aly et que préside son propre père, Martial Henry, ne remplit pas son rôle. « Il n'y a aucun débat. On dit qu'il faut voter « oui », puis on s'en va », note-t-il.
Pour M. Oili, visiblement inspiré par le manifeste des intellectuels antillais , « on parle du prosaïque, mais pas du poétique » dans cette campagne, à savoir « la religion, la culture, le bien-être ». « Si on ne dit pas les choses aujourd'hui, dans dix ans, on vivra ce que vit la Guadeloupe aujourd'hui, et je ne veux pas », a-t-il ajouté, en référence à la crise qui touche les Antilles françaises depuis le mois de janvier.
Sarah Mouhoussoune regrette pour sa part que les dirigeants politiques fassent sans cesse référence aux anciens, et jamais à l'avenir. « On parle de nos ancêtres, mais on oublie la jeunesse dans cette campagne », dit-elle, rappelant que « 65% des Mahorais ont moins de 20 ans ». Elle affirme que pour y remédier, elle a décidé d'organiser des réunions publiques dans son canton, parallèlement au Comité de campagne auquel l'opposition appartient.
Accusée par certains partisans du « oui » de militer en faveur du « non », l'opposition a tenu à préciser « que nous appelons à voter « oui », mais un « oui responsable ». Pas un « oui si » ou un « oui mais » ; un « oui responsable » ». Elle a appelé à « un vrai débat » durant les prochaines semaines, « pourquoi pas avec des techniciens ».

Le travail de RFO critiqué
L'émission « Kala wa dala » diffusée les mercredi et jeudi soir sur Télé Mayotte, qui propose un débat entre deux personnalités politiques, a été critiquée par des collaborateurs du groupe de l'opposition. « On n'apprend rien et tout le monde est d'accord pour voter oui. Il faudrait un vrai débat de techniciens », a proposé l'un d'eux. Depuis plusieurs semaines, les débats proposés par RFO ne sont guère productifs, les invités étant tous d'accord.
RC
Malango-Mayotte
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Mariama HALIDI MALANGO-MAYOTTE - dans MAYOTTE
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 12:30

 

Mayotte : Le référendum du 29 mars pourrait-il être reporté?
C'est du moins ce que sous-entend et préconise l'ancien premier ministre Edouard Balladur dans les colonnes du Figaro.

Le quotidien a invité Edouard Balladur à s'exprimer sur les problèmes que traverse l'outre mer français actuellement alors qu'il va remettre au chef de l'État deux projets de loi-cadre reprenant les propositions du comité sur les collectivités territoriales.

A la question de savoir si la crise aux Antilles pourrait être résolue par une modification constitutionnelle, l'ancien premier ministre dit qu'il « est probable qu'à cette occasion la question de l'avenir du statut des départements et des régions d'outre-mer sera posée ».
Il reprend un voeu d'Yves Jégo de « réfléchir aux institutions de l'outre-mer français, dans le respect, bien entendu, du principe d'égalité ».

Mais surtout, il souhaiterait qu'« en attendant que se tiennent ces États généraux, [...] toute décision modifiant le statut actuel dans telle ou telle Région de l'outre-mer soit suspendue. » précisant, concernant Mayotte qu'il « pense au statut de Mayotte, dont la modification pourrait peut-être être reportée ».
Il s'en explique en avançant que « chacun pourrait le comprendre, jusqu'à ce qu'on y voie plus clair sur l'ensemble des institutions d'outre-mer ».
Il n'est cependant pas insensible aux problèmes que cela poserait : « je sais que cela pose le problème du respect du calendrier déjà fixé ».
Mais, rien n'est fait, « Le comité ne s'est pas prononcé sur ces questions et s'est borné à proposer qu'une Assemblée unique se substitue aux conseils régionaux et aux conseils généraux qui régissent le même territoire ». Une mesure qui apparaît déjà dans le projet de départementalisation de Mayotte qui ne disposerait effectivement que d'une seule assemblée, si le oui l'emporte.

Il est évident que si ce référendum devait être reporté, cela ne pourrait qu'exaspérer, à savoir dans quelles proportions, une population qui attend cette ultime consultation « depuis 50 ans ». Il semble peu probable que le gouvernement prenne ainsi le risque d'embraser le futur cinquième département d'outre-mer qui s'est fait très discret dans le conflit qui oppose les DOM au gouvernement depuis plus d'un mois.
E.T.
Malango Mayotte
D'après Le Figaro
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Mariama HALIDI MALANGO - dans MAYOTTE
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 21:33

Source : Alwatwan.net / 11 février 2009

‘‘L’Oua attend de la France qui a donné au monde l’exemple d’une décolonisation pacifique et dont les concepts politiques ont été forgés dans le creuset du plus pur esprit cartésien qu’elle reconnaisse l’évidence, encore une fois la logique. Il n’est en effet pas logique et l’Oua ne saurait l’admettre qu’un pays qui, 130 ans durant a accepté d’administrer l’Archipel des Comores comprenant la Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte comme entité, refuse au moment de l’indépendance de ce pays la réalité de la situation pour soutenir une campagne visant à démembrer un Etat indépendant, souverain et qui plus est, membre de l’Oua et de l’Onu’’. Martin Bongo, premier président du Comité ad hoc des 7.

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union Africaine, réunis le 2 janvier dernier à Addis-Abeba, ont décidé de réactiver le ‘‘Comité ad hoc des 7’’ sur l’île comorienne de Mayotte. Un élan de solidarité largement exprimé par l’ensemble des pays membres de l’Union africaine en faveur des Comores qui se sentent, à travers ce geste louable, ‘‘réconfortées,’’ selon un diplomate comorien qui estime qu’il est temps que la diplomatie comorienne ‘‘sorte de sa léthargie, affûte ses armes en vue d’assurer le suivi de la décision prise à Addis Abeba’’.
Selon le diplomate, les Comores doivent sans délai ‘‘saisir les autres organisations telles que la Ligue des Etats arabes, l’Organisation de la conférence islamique et les pays des Non Alignés qui ont toujours soutenu notre pays tout en mettant l’accent sur l’Organisation continentale qui s’est investie dès les premières heures pour mettre en place la structure (le Comité des sept) chargé du dossier de l’île comorienne de Mayotte’’.
Pour rappel, le Comité ad hoc des sept de l’organisation de l’Unité africaine (Oua) présidé par la République du Gabon, a vu le jour à l’issue de la résolution 453, prise lors de la 26ème session du Conseil des ministres d’Addis-Abeba au milieu des années 1970.
Les pays membres, sont l’Algérie, le Cameroun, les Comores, le Gabon, Madagascar, le Mozambique et le Sénégal. Pour les concepteurs, il s’agit de mettre en place une ‘‘structure appropriée d’actions’’.

Une mauvaise cause

Son rôle consiste à ‘‘formuler des propositions de sortie de crise, entrer en contact avec les parties concernées, mener une médiation entre la France et les Comores pour aboutir à une solution durable et effective au contentieux qui oppose les deux parties’’.’’ Selon le secrétaire général de l’Oua de l’époque, Eteki Mboumoi, la mission du comité consiste à ‘‘tracer une stratégie, harceler l’ennemi et suivre de près’’ l’évolution du dossier de l’île comorienne de Mayotte.
L’ancien secrétaire général qualifiait ce comité ad hoc des sept ‘‘d’équipe stratégique, donc l’arme militante du secrétariat et de l’Oua pour suivre de près l’affaire de Mayotte’’. Lors de la réunion du Comité organisé à Moroni en 1977, Eteki Mboumoi avait affirmé que l’action de l’Oua ‘‘en faveur des Comores et sur la revendication naturelle, légitime pour recouvrer l’île comorienne de Mayotte ne devait pas se limiter à l’action de ce comité des 7’’. Les résolutions de l’Oua sur la question ont demandaient instamment à tous les Etats membres d’œuvrer ‘‘individuellement, bilatéralement ou collectivement, pour développer notre revendication, nos pressions sur la France, agir dans le cadre africain comme dans le cadre international’’ et développer davantage les initiatives ‘‘afin que la France se persuade qu’elle soutient une mauvaise cause’’ (Citations de mémoire). Dans sa réunion de Libreville, le Comité ad hoc des sept avait suggéré ‘‘des initiatives et une prise de position réaffirmant la solidarité de l’Oua avec l’Etat comorien et sa détermination de libérer l’île comorienne de Mayotte’’.
Lors de leur rencontre de Moroni, les membres du Comité de sept, avait toutefois rappelé qu’en définitive la solution réelle, les buts, les motivations réelles de la solution dépendent principalement des Comoriens eux-mêmes : ‘‘Comme nous le faisons, nous pouvons apporter cet appui diplomatique, politique, stratégique. Mais nous pensons qu’il appartient aux Comoriens eux-mêmes de sensibiliser les compatriotes de Mayotte sur la nécessité de ressentir l’unité. C’est de cette sensibilisation que les Mahorais pourront comprendre qu’en dehors de l’unité, il n’y a pas de salut’’.

La solution passe par les Comores

Le président du comité ad hoc des sept, Martin Bongo avait déclaré que l’Oua attendait de la France ‘‘qui a donné au monde l’exemple d’une décolonisation pacifique et dont les concepts politiques ont été forgés dans le creuset du plus pur esprit cartésien qu’elle reconnaisse l’évidence, encore une fois la logique. Il n’est en effet pas logique et l’Oua ne saurait l’admettre qu’un pays qui, 130 ans durant a accepté d’administrer l’Archipel des Comores comprenant la Grande-Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte comme entité, refuse au moment de l’indépendance de ce pays la réalité de la situation pour soutenir une campagne visant à démembrer un Etat indépendant, souverain et qui plus est, membre de l’Oua et de l’Onu’’.
Le Comité des sept de l’Oua chargé de l’île comorienne de Mayotte avait initié un travail remarquable. Il avait battu campagne auprès des instances internationales notamment l’Organisation des Nations unies, les Pays non Alignés, l’Organisation de la Conférence Islamique et la Ligue des Etats arabes en vue de ‘‘ramener la France à la raison’’. Les multiples résolutions condamnant cette puissance en lui demandant de se retirer de l’île comorienne de Mayotte sont pour la plupart à mettre à l’actif de cette structure. Il a été reçu à Matignon (bureau du premier ministre en France) pour débattre avec Jacques Chirac, alors premier Ministre, de la question de l’île comorienne de Mayotte. De même, il est intervenu au débat sur la question de l’île de Mayotte aux Nations Unies.
De l’avis de plusieurs diplomates, la partie comorienne a manifesté une certaine légèreté par rapport au dossier notamment en croyant pendant longtemps, naïvement qu’en adoptant la voie de la seule négociation directement avec la France, le dossier allait avancer en faveur des Comores.
Autrement exactement le contraire de ce qu’on est obligé de constater trente trois ans plus tard. La voie de la négociation bilatérale n’a rien apporté.

M. Y. Kaiva
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Mariama HALIDI Alwatwan - dans MAYOTTE
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