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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 19:06
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
  
  Comores / Société
  Université des Comores :
  Sambi pose de la première pierre d’un nouveau bâtiment

  
  Moroni, jeudi 13 septembre 2007 (HZK-Presse) – C’est devant une assistance nombreuse que le chef de l’Etat a procédé ce jeudi matin à la pose de la première pierre d’un nouveau bâtiment qui abritera quatre salles de classe et deux laboratoires destinées à la faculté des sciences et à l’école de médecine.
  
  Une infrastructure entièrement financée à titre de don, sur des fonds de l’Association mondiale pour l’appel islamique, une ONG libyenne qui intervient dans des actions de bienfaisance. Dans son allocution, l’ambassadeur de la Grande Jamahiriya arabe a exprimé sa « profonde satisfaction » de voir ainsi aboutir un grand projet qui lui tenait particulièrement à cœur, « en tant qu’ancien professeur et pédagogue de formation ».
  
  Pour M. Musbah Sfasfar, cette réalisation sera facteur de toute action de développement, car elle doit contribuer au renforcement des capacités des cadres nationaux, et limiter l’expatriation des cerveaux. Ce projet d’un coût total estimé à 168 millions de francs comoriens. Le contrat des travaux vient d’être signé entre Mantur Mohamed, qui est le président de l’association donatrice, et l’entrepreneur comorien Youssouf Ali qui a obtenu le marché.
  
  Le ministre de l’éducation nationale et de la recherche, a pour sa part présenté ses remerciements aux autorités libyennes pour leur précieuse contribution au développement de l’Université des Comores, qui « témoigne de la qualité des liens de coopération unissant nos deux pays depuis notre accession à l’indépendance ». Et M. Abdourahim Said Bakar de rappeler notamment la formation de nombreux cadres supérieurs et la construction d’une bibliothèque universitaire, un ouvrage qui vient de s’achever pour un montant de 115 millions fc.
  
  Le nouveau bâtiment de trois étages qui s’érigera à l’intérieur du site de l’actuelle école de médecine, devra améliorer la capacité d’accueil de l’université et offrir un « outil indispensable à la formation de la jeunesse comorienne, tout en participant à la lutte contre le chômage et la pauvreté, gage de développement durable », conclut-il.
  
  En procédant à la pose de la première pierre, le président de l’Union a rendu hommage l’action du guide de la révolution libyenne en faveur de la coopération bilatérale, « dont ce projet en est le fruit et constitue un bel exemple de la fraternité arabo-africaine », tout en déclarant sa détermination à concrétiser encore d’autres idées.
  
  Le président de l’université des Comores, Mohamed Rachadi, n’a pas manqué d’exprimer la gratitude de l’ensemble de la communauté universitaire de « voir un rêve devenir aujourd’hui réalité ». Les travaux devraient durer environ 18 mois selon le planning prévisionnel du chantier.
  
  El-Had Said Omar
  130907/eso/hzkpresse/11h30
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans EDUCATION
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 13:43
 
 
n compte 965 autorisés à passer les épreuves du deuxième groupe, soit 16,84%, toutes séries confondues, contre 681 en 2006 (sur 4904 inscrits), et 1015 en 2005 (Moroni, lundi 27 août 2007 (HZK-Presse)-Les résultats du baccalauréat session 2007 viennent d’être rendus publics hier lundi, en début de soirée. Sur un total de 5785 candidats  inscrits dans l’ensemble  des 5 sous centres d’examen de l’île de Ngazidja, seulement 416 sont déclarés définitivement admis , soit un taux de réussite  de 7,26%, contre 274 seulement l’année passée.
 On compte 965 autorisés à passer les épreuves du deuxième groupe, soit 16,84%, toutes séries confondues, contre 681 en 2006 (sur 4904 inscrits), et 1015 en 2005 (sur 4537 inscrits).
 
Le président du jury, M. Fouad Ben Mohadji, a reconnu que les résultats de cette année « sont encore très mauvais », mais la tendance globale « traduirait un léger mieux par rapport à l’année précédente ».
 
En 2005 les résultats du bac révélaient déjà un échec scolaire avec 30% de réussite, confirmant la tendance à la baisse du niveau général des élèves comoriens observée depuis quelques années. En 2004, le taux de réussite était de 37,16%, toutes séries confondues, un score alors considéré comme « alarmant » par les autorités.
 
El-Had Said Omar
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans EDUCATION
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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 17:22
Mutsamudu, vendredi 24 août 2007 (HZK-Presse) – Les résultats du premier groupe de l’examen du baccalauréat session 2007 organisé par les autorités d’Anjouan sans la supervision d’aucune autorité de l’Union ont été proclamés hier jeudi 23 août 2007 en début de soirée à Patsy, par Monsieur Tongavelo Athanase, un professeur malgache contacté par les autorités de l’île pour présider le jury, a appris HZK-Presse.

Selon les chiffres rendus publics par le jury, 156 candidats, toute série confondue ont été déclarés définitivement admis à l’issue des épreuves du premier groupe. Cet échantillon représente un pourcentage de 6,13%. 308 autres candidats, soit 12,11% sont autorisés à subir les épreuves du deuxième groupe.

Contacté par HZK-Presse, le directeur de l’office des examens et concours (OEC) d’Anjouan Monsieur Abdoullatuf Loutfi a qualifié ces résultats de « catastrophiques. »

« Ces résultats reflètent bien la rigueur de l’organisation et la réalité du niveau très bas des élèves, qui malgré eux, ont tous les atouts pour bien apprendre et réussir», a-t-il affirmé.

La situation serait qualifiée même de « grave » par le président de Jury M. Tongavelo, dans un rapport préliminaire non encore publié, a confié M. Loutfi.

Il est temps que tout le monde prenne conscience et réfléchisse sur les voies et moyens devant permettre de rehausser le niveau des élèves, estime le directeur de l’OEC.

Selon lui, les élèves manquent d’encadrement familial et scolaire, ne fréquentent pas les bibliothèques au moment où le temps qu’ils passent dans les écoles est insuffisant pour acquérir toutes les connaissances dont ils auraient besoin.

Depuis 1998, l’éducation dans l’île d’Anjouan échappe à tout contrôle des autorités centrales. Les examens de fin d’année dont le baccalauréat sont organisés par les autorités insulaires indépendamment des autorités du gouvernement central.

L’année dernière, le ministère de l’éducation nationale de l’Union avait refusé de valider « un examen qu’il n’avait pas supervisé. » Cette année encore, la même histoire risque fort de se répéter et la non reconnaissance de cet examen par le ministère de l’Union ferme systématiquement l’accès à l’université des Comores aux bacheliers d’Anjouan.

Afin d’éviter une sanction « politique et disproportionné
e », plus de 400 candidats avaient préféré jouer la carte de la prudence et ils se sont inscrits dans des centres des îles de Mohéli et de Ngazidja.

Ahmed  24/08/2007/ha/hzkpresse/7h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans EDUCATION
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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 12:48
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Société
Enseignement primaire et secondaire :
Les enseignants « grévistes » déclarés « indésirables »
 
Mutsamudu, lundi 30 avril 2007 (HZK-Presse)Plusieurs dizaines d’enseignants des établissements scolaires publics sont déclarés « indésirables » par le ministère de l’éducation de l’île pour avoir participé à un mouvement de grève déclenché depuis le 19 février 2007 dont la principale cause fut « la revendication de paiement d’un deuxième mois de salaire pris en charge par des fonds de l’Union européenne. »
 
En effet, les enseignants de l’île d’Anjouan qui se disent « lésés » par rapport à ceux des autres îles sur le paiement de deux mois de salaire par des fonds de l’Union européenne avaient décidé de suspendre les cours en février dernier.
 
Au cours d’une assemblée générale tenue dans une mosquée de Mutsamudu le 19 avril dernier, ils avaient appelé à « une reprise des cours sans condition », considérant qu’avec la fin du mandat de Mohamed Bacar, ils n’avaient plus d’interlocuteur.
 
Une semaine après cette décision, ce sont plusieurs dizaines d’enseignants qui se retrouvent dans les rues et qui ne peuvent pas reprendre leurs postes au sein de leurs établissements respectifs, dans les régions de Mutsamudu, Ouani ou Sima.
 
Ce mouvement de grève qui a duré deux mois a été sévèrement sanctionné par le gouvernement de l’île au vu des mesures qui ont été prises à l’encontre des enseignants « grévistes ». Ils ont été d’abord remplacés par des « contractuels ou bénévoles » ensuite, mis à la disposition de la fonction publique.
 
En plus du non paiement du mois « litigieux », ils ont été suspendus de salaire pour les deux paiements intervenus durant cette période. Un professeur de mathématiques sous couvert de l’anonymat parle de « mesures irresponsables et disproportionnées »
 
« Les enseignants ont le droit de décider de reprendre les cours sans condition, mais le ministère ne les acceptera que sous conditions » a déclaré à HZK-Presse Monsieur Damir Mohamed, directeur de cabinet du ministre de l’éducation.
 
Interrogé sur la nature de ces « conditions » il a affirmé que la question ne relève pas seulement pas du ministère de l’éducation, mais c’est tout le gouvernement qui est impliqué.
 
« Aujourd’hui que la situation est redevenue normale grâce surtout à la détermination de certains enseignants bénévoles qu’ils soient instituteurs ou professeurs, le moment est venu de récompenser toute la peine de ces courageux enseignants qui ont su supporter les découragements des uns et des autres issus du rang des grévistes malgré leur statut de bénévole sans recours apparent », a déclaré à la radio télévision d’Anjouan, le porte parole du gouvernement et ministre de la santé, Monsieur Fadhullah Saidali.
 
Selon lui, le gouvernement aurait donné « le feu vert » pour une régularisation des dossiers de tous les bénévoles « fidèles » en ce moment dans leurs postes d’enseignants.
 
Hamid Ahmed
300407/ha/hzkpresse/7h00
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans EDUCATION
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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 23:30
Enseignement supérieur : Le président de l’Université a démissionné
 
Moroni, lundi 11 décembre 2006 (HZK-Presse)
 
Le président de l’Université des Comores, Damir Ben Ali a remis sa démission, suite à des divergences avec le nouveau gouvernement sur des décisions de nominations et de limogeages récemment opérés au sein de son institution.
 
La vacance du poste a été officiellement constaté par le ministre de l’éducation nationale, comme l’exigent les textes statutaires qui prévoient l’élection d’un nouveau président dans un délai d’un mois par les membres des deux instances dirigeantes de l’Université, le conseil d’administration et le conseil scientifique réunis.
 
On invoque entre autres le cas controversé de la nomination de Youssouf Boinahéri au poste de Directeur du département Ressources humaines, précédemment occupé par Toiouilou Mzé Hamadi, ancien chargé de la gestion du patrimoine au département tourisme de l’Institut universitaire et technique (IUT).  
 
Une réunion de crise a été convoquée samedi dernier, regroupant enseignants et responsables de l’administration de l’université pour tenter de désamorcer le conflit lié au « test d’admissibilité » qui, selon le secrétaire général adjoint, Ismael Ibouroi, avait été organisé sans implication suffisante de l’institution. 
« Au vu des résultats [188 admis sur 1100 candidats, soit 16% de réussite] la sincérité et la légalité du test ne sont nullement contestées, ce sont plutôt les conditions d’organisation qui sont critiquables », explique-t-il à HZK-Presse.
 
Et d’ajouter qu’il était aussi important de « ne pas donner un argument aux séparatistes » dans un contexte sociopolitique déjà assez tendu.
 
Pour sa part, le gouvernement n’aurait pas apprécié le choix opéré par M. Damir Ben Ali dans les récents recrutements d’enseignants, dont les postulants s’avèrent être essentiellement des hauts dignitaires de l’ancien régime du colonel Azali [Maoulana Charif, ancien ministre, Younoussa Ben Imani, ancien Commissaire général au Plan, Mohamed Abdou Mouigni, ancien secrétaire général du gouvernement, etc.].
 
Estimant avoir agi au regard des seuls critères de compétence, le président de l’Université aurait refusé d’exécuter l’injonction d’annuler ces recrutements, préférant remettre en jeu son propre poste qu’il occupe depuis la création en 2003 de la jeune institution. C’est le vice-président Kamal Affraitane, qui assure actuellement l’intérim.        
 
Depuis quelques semaines l’université des Comores traverse une crise interne, consécutive à l’organisation en octobre dernier du test d’admissibilité des élèves anjouanais, suite à la décision des autorités de l’Union de ne pas reconnaître le fameux « baccalauréat anjouanais » de la session 2006, non validé pour cause d’irrégularités.
 
Le doyen de la faculté de Lettres, Moussa Said, avait démissionné avant le président, pour protester contre le recrutement d’enseignants sans que le Conseil scientifique en soit préalablement saisi, en tant qu’organe de l’Université chargé d’examiner les dossiers de candidatures aux différents postes à pourvoir.
 
Le professeur Moussa Said serait également mécontent, sur l’affaire du test d’admissibilité à l’université pour les élèves anjouanais, en reprochant les autorités d’avoir préparé et organisé ce test en dehors de l’institution universitaire dont les responsables ont été selon lui mis sur le fait accompli. Il a été remplacé par Mbaraka Charif Abdallah.
 
Ce lundi matin, un groupe d’étudiants ont sérieusement perturbé les cours au campus  universitaire de Mvouni, qui abrite les Facultés de Droit, Lettres, Histoire géographie et Sciences économiques. Ils ont bloqué l’entrée aux étudiants anjouanais admis au test, alors que ces derniers sont munis de leurs documents d’inscription dûment délivrés par l’administration.
 
Ce blocus s’est poursuivi dans la journée alors que le ministre de la justice, Mmadi Ali, assurant l’intérim de son collègue de l’Education nationale en mission à l’extérieur, devait procéder à la remise officielle des premiers bus destinés au ramassage des étudiants.
 
Interrogé par HZK-Presse sur les motivations de ce mouvement, Ali Said, un étudiant en Droit a déclaré que « si on doit admettre nos camarades d’Anjouan, on devait aussi autoriser ceux de Ngazidja et Mwali qui n’ont pas le diplôme du Bac de passer le test d’admissibilité, dans les mêmes conditions ».
 
Au ministère de l’Education on craint « une manipulation politique » des étudiants, à un moment où la rentrée scolaire dans les établissement publics du primaire et secondaire vient juste d’avoir lieu, après une longue grève du corps enseignant.
 
Le syndicat des étudiants, qui a réussi à calmer les esprits a appelé à la reprise des cours dès demain mardi.  
 
Dans les couloirs de l’administration de l’université, HZK-Presse a constaté une atmosphère assez lourd, signe d’un certain malaise devant cette « succession de décisions qui semblent faire un peu désordre », selon l’expression d’un membre du conseil d’administration qui a préféré garder l’anonymat. Et de s’interroger sur « l’opportunité » de telles mesures à un moment où le parlement est sur le point d’adopter la loi portant orientation, organisation et fonctionnement de l’université.
 
Des missions étrangères en provenance de La Réunion et de Perpignan (France), attendues cette semaine à Moroni dans le cadre de la coopération universitaire, seraient annulées sine die, a-t-on confirmé à HZK-Presse.
 
El-Had Said Omar
Source : Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 21:20
Comores / Société
 Crise scolaire à Ngazidja : Le président Sambi reçoit les notables de l’île
 
Moroni, samedi 25 novembre 2006 (HZK-Presse).
 
Dans la matinée de ce samedi 25 novembre le chef de l’Etat a reçu en audience les plus hauts dignitaires de la notabilité de l’île autonome de Ngazidja, pour tenter de désamorcer la crise scolaire qui couve depuis plus de deux mois. Les entretiens qualifiés de « francs et sans arrières pensées politiques » par le Dr Kassim Ahmed, un des représentants du « Collège des sages », initiateur de la rencontre, suite à une médiation infructueuse auprès des ministres en charge de l’éducation et des organisations syndicales, n’ont qu’un seul objectif : la rentrée scolaire des écoles publiques de l’île.
 
Une rentrée hypothéquée par le mouvement de grève des enseignants qui continuent d’exiger le paiement de leurs arriérés de salaire, totalisant 6 mois pour la seule année 2006 [mars, avril, mai, septembre, octobre, novembre]. Une solution rapide doit être trouvée pour éviter de compromettre l’avenir de nos enfants, martèle Mohamed Ben Charaf, grand notable de la ville de Mbéni, rappelant au passage le rôle déterminant joué en mai 1968, à l’époque coloniale, au moment de la première grève des lycéens.
« C’est nous qui avons soutenu la cause de nos enfants à travers nos villages, lorsqu’ils ont pris le maquis », dit-il. Et d’ajouter que cette même notabilité fut à l’origine de l’ouverture des premières écoles privées dans le pays, au milieu des années 1980, « pour palier aux insuffisances du système éducatif national et offrir aux enfants un enseignement de qualité ».
 
Quant à l’ancien ministre Dr Mouhtar Ahmed Charif, il a interpellé le président Sambi sur la gravité de la situation. « Lors de votre investiture,vous avez demandé au peuple de ne rien vous cacher », rappelle-t-il, avant de poser la question de savoir « qui, de l’Union ou de l’île de Ngazidja a failli à ses responsabilités dans cette crise », alors qu’à Ndzouani la rentrée a déjà eu lieu ?
« Il appartient à l’Etat de prendre ses responsabilités conclut Dr Mouhtar, pour que nos enfants reprennent le chemin des classes avant le 1er décembre, au plus tard ». Une date butoir au-delà de laquelle l’année scolaire risque d’être compromise, avec toutes les conséquences qui peuvent en découler, dans un contexte politique déjà tendu, à l’approche des élections municipales de Ngazidja et des présidentielles des îles.
 
A en croire le Collège des sages [une organisation de la société civile regroupant d’anciens hauts commis de l’Etat], l’intersyndical aurait accepté le principe d’une suspension de la grève, après versement d’un mois d’arriéré de salaire (210 millions fc). En réponse aux doléances des notables de Ngazidja, conduits par Said Salim Dahalane, le président de l’Union se défend en déclarant qu’en six mois de pouvoir, son gouvernement a pu payer 5 mois de salaires aux agents de l’Etat, malgré un passif de 5 mois laissé par son prédécesseur.
Pour le président Sambi « la crise est sociale mais la solution est financière », mettant au défi ses détracteurs, quant à la transparence qu’il entend instaurer dans la gestion des finances publiques.
 
« Je vous invite à aller vérifier par vous-mêmes, la situation du trésor public depuis ma prise de fonction, pour vous rendre compte à quel point il est dérisoire qu’un Etat puisse continuer à dépendre des maigres ressources douanières », explique le locataire de Beit-Salam, qui promet un premier geste dès le mardi 28 novembre, suite aux concertations actuellement en cours entres les ministres des finances de l’Union et des îles autonomes. En attendant le déblocage des fonds de la Commission européenne destinés au règlement de 3 à 4 mois d’arriérés du corps enseignant
 
Informé de l’effervescence sociopolitique actuelle dans l’île, le président de l’Union exhorte les notables à « s’impliquer plus activement à la préservation de la paix sociale et à la consolidation de la cohésion nationale, gage de la crédibilité extérieure de l’Etat ».
 
Ahmed Abdallah Sambi, qui a choisi exceptionnellement la mosquée du palais présidentiel pour recevoir les éminents gardiens du « Mila na ntsi » [us et coutumes de Ngazidja], fait lire une prière collective implorant Dieu « de protéger l’île de Ngazidja et l’ensemble de l’Union des Comores contre les forces maléfiques de la division et de la déstabilisation ».
 
 
 
El-Had Said Omar  
251106/eso/hzkpresse/18h00
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 21:44
Mutsamudu, vendredi 3 novembre 2006 (HZK-Presse) – Le respect du communiqué du secrétaire général du syndicat des instituteurs comoriens (Snic), antenne d’Anjouan, M. Youssouf Abdallah Aloba, radiodiffusé en début de semaine sur les ondes de RTA (Radio Télé Anjouan), appelant les enseignants à se présenter dans leurs lieux de travail respectifs, constitue un « pas significatif » vers la résolution de la grève des enseignants des établissements publics dans l’île d’Anjouan.
 
Dans le communiqué radio diffusé sur les ondes de RTA, le secrétaire général du syndicat des instituteurs d’Anjouan, avait « au nom de son collègue » du syndicat des professeurs appelé tous les instituteurs et les professeurs de l’île à se présenter dans leurs lieux de travail respectifs, jeudi 2 novembre 2006.
 
Les élèves seraient quant à eux invités à reprendre le chemin de l’école le lundi 6 novembre prochain, selon le même communiqué.
 
Plusieurs enseignants se sont présentés dans les établissements scolaires publics à Mutsamudu, chef lieu de l’île autonome d’Anjouan, a constaté  HZK-Presse ce jeudi matin. Selon des sources concordantes, cet appel a été largement suivi dans l’île.
 
Interrogé par HZK-Presse, le secrétaire général du ministère de l’éducation de l’île autonome d’Anjouan M. Attoumane Chaffi s’est dit « satisfait » du respect de ce nouveau calendrier consensuel convenu entre le ministère et le syndicat.
 
« J’espère que le climat de confiance qui a prévalu au cours des négociations continuera à animer tous les partenaires d’un sens de responsabilité et de respect des engagements pris par les uns et par les autres », a-t-il dit.
 
Selon M. Attoumane Chaffi, toutes les solutions sont possibles autour d’une table et de confier que son cabinet s’active à honorer les engagements pris par le ministère dont la levée des sanctions infligées à certains instituteurs depuis septembre 2003.
 
Dans un protocole d’accord dont une copie est parvenue à HZK-Presse, signé le 19 octobre 2006 à Mutsamudu entre le gouvernement de l’île et le syndicat des enseignants représentés respectivement par le ministre de l’éducation Monsieur Ibrahim Mohamed Djaé et Monsieur Youssouf Abdallah, il est « admis d’un commun accord entre les signataires d’apporter des solutions en 2 étapes »  aux différentes revendications formulées par le corps enseignant.
 
La première étape de ce protocole porte sur le règlement des salaires d’octobre 2004 et octobre 2005 pour certains enseignants, l’intégration progressive de certains enseignants et enfin, la régularisation de la situation financière allant de septembre 2003 à mars 2005, touchant 5 instituteurs cités dans le même protocole.
 
Il y est stipulé que ces revendications auraient un effet immédiat qui ne devrait pas excéder une période de 20 jours, à compter de la date de signature.
 
Le règlement des autres points de revendication dont "la titularisation et l’avancement", interviendra ultérieurement, précise le protocole, selon un calendrier qui sera convenu entre les deux parties.
 
Une réunion d’évaluation de ce processus de normalisation est prévue samedi 4 novembre 2006 entre le ministère de l’éducation et le syndicat, qui ont convenu de constituer un comité paritaire chargé de s’assurer de la mise en œuvre effective « du présent calendrier. »
 
Hamid Ahmed
031106/ha/hzkpresse/12h00
 Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 21:38
 
Moroni, jeudi 2 novembre 2006 (HZK-Presse) – Le ministre de l’éducation nationale, Abdourahim Said Bakar a rencontré ce mardi les représentants des syndicats des enseignants (professeurs des collèges et lycées et instituteurs) en présence du ministre des finances et ordonnateur nationale du Fonds européen de développement (Fed).
 
Au centre du débat, la rentrée scolaire 2006-2007, nous confiait ce jeudi le ministre Said Bakar. L’on sait déjà que la reprise des cours dans le secteur public est conditionnée en contre partie au règlement des arriérés de salaire de l’année en cours (mars, avril, mai, septembre et octobre).
 
Selon ministre de l’éducation nationale qui est aussi le porte-parole du gouvernement, « l’Union européenne partage le souci du gouvernement comorien de résoudre la crise scolaire, en s’engageant à accompagner le pays au travers des projets d’envergure nationale dont le PASEC (Projet d’appui au secteur éducatif des Comores, doté d’une enveloppe de 16 millions d’Euros, soit près de 8 milliards de nos francs).
 
D’ors et déjà une partie de ce programme est en exécution, en l’occurrence le projet APC (Approche par les compétences) destiné à appuyer la réforme de l’enseignement de base. Pour ne pas piétiner les initiatives en cours au profit du pays dont l’objectif entre dans le cadre du renforcement des ressources humaines dans le secteur de l’éducation, Bruxelles devrait diligenter une mission spéciale à Moroni vers la fin de ce mois de novembre, pour donner suite aux doléances du gouvernement de l’Union des Comores, confirme à HZK-Presse le ministre.
 
L’Union des Comores a déjà eu l’accord de principe pour l’octroi d’une subvention financière de l’ordre de 4 millions d’Euros, pour payer 3 à 4 mois d’arriérés de salaire des enseignants comoriens. Pour le ministre de l’éducation nationale, le gouvernement et les organisations syndicales doivent « mesurer l’enjeu et les risques que le pays court si jamais l’année scolaire venait à être hypothéquée ! »
 
M. Abdourahim Said Bakar estime que cette crise a assez duré et que « toutes les parties doivent faire preuve d’esprit de responsabilité et de modération, car ajoute-t-il, toute négociation suppose un minimum de concession de part et d’autre ». Et le ministre d’attendre de ses interlocuteurs « qu’ils conjuguent leurs efforts pour reprendre le chemin de l’école ».
 
Il donne même l’assurance au corps enseignant que le gouvernement de l’Union mettra tout en œuvre afin d’honorer ses engagements. A en croire le porte-parole du gouvernement, d’autres aides budgétaires seraient incessamment attendues par Moroni, notamment une subvention financière de l’Emirat de Sarjah destinée à accompagner les autorités comoriennes, décidées à éponger les impayés de l’année 2006.
 
Quant au Chargé de programme de l’Union européenne à Moroni, il a confirmé à HZK-Presse que la réponse de Bruxelles au sujet de la subvention exceptionnelle sollicitée par le gouvernement comorien pour régler les arriérés de salaires des enseignants, sera effective à partir du 24 novembre prochain.
 
Les établissements publics accusent déjà deux mois de retard, par rapport aux écoles privées qui ont entamé la nouvelle année scolaire depuis la deuxième quinzaine de septembre dernier.
 
Abdou Nabahane
021106/an/hzkpresse/21h00
 Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 20:17
Mutsamudu, jeudi 26 octobre 2006 (HZK-Presse) – En dépit du refus officiel des autorités de l’île autonome d’Anjouan de laisser s’organiser à Mutsamudu, le test d’admission à l’université des Comores ouvert aux bacheliers de l’île, des sessions 2006, 2005 et 2004, le test a eu lieu loin du lieu initial prévu et les élèves s’étaient massivement présentés, a constaté HZK-Presse.
 
Paradoxalement, au moment où se déroulait le test, le ministre de l’éducation de l’île M. Ibrahim Mohamed Djaé prenait part à une émission animée par  la Radio Télé Anjouan (RTA) et consacrée à l’organisation de ce test.
« Je me félicite de la tenue effective du test  malgré les menaces verbales proférées par certains responsables de l’île », a déclaré M.  Mohamed Nafioun, conseiller technique au ministère des relations extérieures et membre de la commission d’organisation.
L’organisation de ce test ce samedi a été émaillée d’un incident et  non le moindre, caractérisé par la fermeture du lycée public de Mutsamudu, où étaient invités à se présenter les candidats à partir de 7 heures, selon un communiqué du coordinateur de l’action gouvernementale de l’Union à Anjouan, M. Anissi Chamsidine.
 
Tous les accès au lycée étaient fermés le samedi matin, a  constaté HZK-Presse. Le transfert de l’organisation dans les bâtiments abritant les établissements scolaires privés a permis d’éviter un débordement des élèves qui semblait inévitable, a affirmé un professeur d’histoire géographie, invité pour la surveillance.
 
« Il est à regretter que des gens se disant responsables aient agi de cette manière », a dit M. Nafioun », tout en remerciant l’implication active du syndicat et des professeurs à l’organisation du test et les responsables des établissements privés qui ont accepté d’accueillir les élèves.
 
Suite à cet incident, les organisateurs ont eu du mal à gérer la situation et à orienter tous les élèves dans les établissements d’accueil. Le Français, la première matière proposée n’aurait débuté qu’avec 4 heures de retard sur l’heure prévue. Il est prévu que les épreuves se poursuivent encore dimanche.
 
Depuis mercredi dernier et après Mutsamudu, des membres du gouvernement de l’île autonome d’Anjouan n’ont pas cessé de sillonner l’île pour tenter de convaincre les élèves et expliquer à leurs parents le bien fondé de leur décision à boycotter le test, a-t-on appris des sources concordantes.
 
La présence massive des élèves dans les salles du déroulement de ce test constitue un coup dur pour le ministère de l’éducation de l’île et un discrédit au gouvernement qui s’était solidarisé et mobilisé sur la question.
 
« J’ai décidé de participer au test, parce que je n’ai pas d’autre choix et je ne sais pas ce que me réserve l’avenir » a confié Roukia Hamidou, bachelière de la dernière session.
 
« Je ne veux pas avoir des regrets après tout, puisque de toute façon, je ne me sens pas concernée  par l’histoire de ceux qui auraient eu le bac avec une quelconque aide », a-t-elle ajouté.
 
Près de 800 élèves ont obtenu leur bac à Anjouan lors de la dernière session. Selon des sources de la coordination de l’action gouvernementale de l’union à Anjouan, plus de 1100 candidats étaient attendus à subir le test ce samedi, en tenant compte des candidats des sessions de 2005 et 2004.
 
Hamid Ahmed
 
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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