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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 10:37

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Société


Moroni, jeudi 30 octobre 2008 (HZK-Presse)
– Officiellement, la rentrée des classes pour l’année scolaire 2008/2009 est convoquée depuis le 06 octobre par les autorités publiques puis révoquée par les mêmes autorités pour le 20 octobre passé. Malheureusement, les enseignants du primaire campent sur leur position : « Pas de rentrée avant le versement au moins des deux mois promis par l’Union Européenne » scande leur syndicat.

 

Un effectif total de 42371 enfants attent, ne sachant quoi faire, poursuivent avec désarroi leur vacances pendant que leurs camarades du secteur privé font les navettes matin et soir vers leurs établissements scolaires. « Cette situation favorise le secteur privé qui chaque année inscrit un grand nombre d’enfants dans leur établissements » explique Ahmed Djoumoi Mfaoumé, coordinateur régional des CIPR [Centres d’Inspection Pédagogique Régional].

 

C’est dire que le besoin de recrutement d’enseignants au primaire diminue considérablement, dans les écoles publiques. Et pourtant des efforts sont déployés pour renforcer les structures pédagogiques, comme la création de trois nouveaux CIPR à Chezani, Dimani et Dembeni. Un projet de formation de conseillers pédagogiques est en cours, notamment en faveur de l’inspection pédagogique du secondaire, assure-t-on.

 

Seulement, regrette le coordinateur, tous ces efforts semblent tomber à l’eau dans la mesure où aucune date n’est encore fixée pour que les instituteurs reprennent le chemin de retour à l’école !

 

Du côté de l’enseignement secondaire, la situation n’est pas au goût des enseignants et des élèves. Certes les collèges et lycées publics sont ouverts depuis la semaine dernière, accusant deux semaines de retard. Rien ne dit que les professeurs sont prêts à enterrer la hache de guerre. Jusqu’ici, aucun mot d’ordre de grève n’est lancé par les responsables du syndicat national des professeurs (Snpc).

 

Toutefois, un professeur d’éducation physique que nous avons interrogé hier à l’entrée du lycée de Moroni, de surcroît membre du bureau exécutif du syndicat, déclare que « la fréquentation des établissements est libre », chaque professeur ayant le libre choix de faire sa rentrée comme il l’entend et suivant ses capacités de déplacement de son domicile à son lieu de travail.

 

Et l’enseignant d’ajouter que « désormais, nous n’avons aucune obligation de présence à l’heure et ni de remplir notre emploi du temps ». Comme le reste des fonctionnaires qui continuent d’accumuler les arriérés de salaire, « le corps enseignant suivra le rythme de l’administration » a prévenu ce responsable syndical.

 

Au lycée de Moroni, le censeur Madi Ali s’inquiète par rapport à l’effectif des enseignants, notamment ceux qui sont censés assurer le nouveau programme d’éducation civique. Cette année le lycée compte 50 divisions au lieu de 55 l’année dernière. Il dit avoir besoin de deux professeurs de philosophie et trois en éducation civique. Pour l’heure, ses services sont entrain de faire un toilettage des listes des élèves non encore définitives. Une semaine après la rentrée l’établissement affiche 10% d’absentéisme pour les élèves. Le censeur se donne 3 autres semaines pour que tout rentre dans l’ordre.

 

Interrogé sur le déroulement de la rentrée, le Secrétaire général de la section Ngazidja du Snpc ne cache pas sa déception face au comportement des autorités à commencer par le ministère de l’éducation de Ngazidja. Pour Chabane Mohamed, c’est ce ministère qui « boycotte lui-même la rentrée scolaire », pour l’avoir fixé au 6 octobre puis ajourné de deux semaines, alors que les préparatifs n’étaient pas encore bouclés, notamment l’affectation des professeurs.

 

Le syndicaliste ne mâche pas les mots, « le département en charge de l’éducation de nos enfants au niveau de l’île bricole en matière de gestion et de planification ». Il s’insurge énergiquement contre le mode de calcul de la moyenne de passage en classe supérieure. « Comment peut-on se permettre d’établir la moyenne de passage d’un élève sur la base de trois trimestres alors que l’année scolaire 2007-2008 a été bâclée avec seulement deux trimestres », s’interroge le responsable syndical. « C’est une lourde responsabilité et une faute grave que le ministère vient de commettre », accuse Chabane Mohamed.

 

Le ministre de la fonction publique de l’île n’est pas épargné non plus, pour avoir signé le fameux arrêté controversé de suspension de deux mois de salaire (février-mars 2008) contre les enseignants gréviste provoquant l’interruption de l’année scolaire, rappelle le responsable syndical, malgré l’accord obtenu pour la prolongation de l’année, signé entre le syndicat et le ministère de l’éducation.

 

Le leader syndical se demande aussi « pourquoi les professeurs des lycées n’ont pas perçu leur salaires programmés à l’occasion de l’Ide elfiltr, où sont partis les 350 millions de francs censés les payer et pourquoi les profs de collèges accusent un retard d’un mois par rapport au reste de leurs collègues ».

 

Des questions qui attendent des réponses avant l’assemblée générale du syndicat qui aura lieu le 1er novembre prochain. Une bombe à retardement sans parler du dossier brûlant de l’affaire des fraudes du bac 2008, dont les principaux coupables resteraient toujours impunis. Y aurait-il volonté d’enterrer ce dossier !

 

A. Nabahane

301008/an/hzkpresse/12h00

 

 

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans EDUCATION
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 19:33

APA - Moroni (Comores) Des professeurs comoriens « vont bientôt enseigner la langue françaises au Soudan », a révélé samedi le ministre de l'Education du gouvernement de Ngazidja, la Grande Île de l'Union des Comores, qui en compte trois, les deux autres étant Mohéli et Anjouan.

De retour d'une mission à Khartoum, le ministre Soilihi Adabi a indiqué, lors d'une conférence de presse, dans la capitale Moroni, que les autorités soudanises avaient exprimé leur intérêt à accueillir ces enseignants. « Il reste maintenant à Khartoum, à réunir les conditions d'hébergement », a-t-il ajouté.

Selon l'autorité comorienne, « il faudra aussi nous entendre sur le nombre de professeurs dont ils ont réellement besoin ».

L'accord de partenariat entre les deux pays engage, en outre, le Soudan à envoyer prochainement, six experts pour le renforcement de l'éducation islamique aux Comores.

« Ces derniers temps, nous assistons à la pénétration de plusieurs courants religieux dans notre pays. Nous devons, plus que jamais, être vigilants et consolider les bases de la religion musulmane » a-t-il poursuivi.

De même, le Soudan s'est proposé de construire aux Comores un centre de formation professionnelle, où les jeunes comoriens sortis prématurément du système scolaire, pourront apprendre la mécanique et l'électricité pour leur insertion dans la vie active.

IM/ib/APA
19-10-2008

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Mariama HALIDI APA - dans EDUCATION
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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 21:56

COMORES : RESULTATS DU BACCALAUREAT / PREMIER GROUPE : DES RESULTATS TRES CATASTROPHIQUES

 

Les résultats du premier groupe du bac aux Comores  sont maintenant connus partout.  Après Anjouan et Mohéli où ils ont été rendus publics le lundi dernier, c’était au tour de Ngazidja hier soir.

 

Le constat est  là. Les résultats sont très catastrophiques : le taux de réussite est de 2,16 % (66 réussis sur 3052 candidats) à Anjouan,  6,77 % (433 réussis sur 6572 candidats) à Ngazidja et 16,28% (112 admis sur 696 inscrits) à Mohéli.

 

Pour les épreuves du  2eme groupe, à Anjouan, seuls 265 candidats sont autorisés à les passer. Quant à Ngazidja, on y compte 1047 élèves. A Mohéli , ce sont 170 élèves qui ont eu cette chance.

 

 En réalité, ces résultats du bac ne doivent pas surprendre car ils reflètent purement et simplement l’état lamentable du système éducatif  de notre pays. Hélas ! "narimendzé tu yi sibiri yiyo"

 

Vous trouverez ci-dessous la liste des admis à Anjouan (source Alwatwan n°.1146 du 2 septembre 2008 ).

 

Dès que nous aurons les autres résultats, nous ne manquerons pas de les publier.

 

Sous Centre de Mutsamudu Serie A4

 

Numéro Nom Prenom  MentionG1

 

149 Afretane  Abdou  Assez Bien           

244 Assaendou Ali  Passable

328 El Mansoib Izdihar Passable

339 Fahdi Ahmed Dini Passable

469 Ibrahim Saindou Passable

504 Kaniza Abdallah Passable

530 Latuf Nourdine Passable

558 Mirzam Malihou Passable

602 Nadine Nouroudine Passable

617 Naïda Kaambi Passable

625 Nakidi A. Combo Passable

720 Rouchdat Moirab Passable

867 Zakaria Abdallah Passable

915 Adihamou Kamal Edine Passable

945 Amiri Ishma Passable

958 Anfouza Hassane Passable

961 Anli Attoumani Passable

1004 Bachirdine Boura Passable

1039 Damir Attoumane Assez Bien

1055 Dhoul-Anrif Nadjib Passable

1065 Djamaldine Bacar Passable

1205 Joachim Ali Ibrahim Passable

1211 Kamar Moussa Passable

1218 Kassali Zakaria Passable

1247 Maanfou Saidali Assez Bien

1251 Makaml’amine Attoumani Passable

1284 M. Roksana A. Mohamed Passable

1353 Niwas Camar-Eddine Passable

1376 Ombaïdat Said Kaambi Assez Bien

1449 Samnia Sidi Passable

1496 Warda Ridjali Passable

1523 Zaïnou Anzizi Assez Bien

 

Sous Centre de Domoni Serie A4

 

1952 Ichamddine Ali Hadhur Passable

1958 Jerby Mohamed Soula Passable

2068 Soidikou Andili Assez Bien

2076 Talwine Loutfi Passable

2090 Youmna Bacar Abdou Passable

 

Sous Centre de Sima Serie A4

 

2381 Bourhane Attoumane Passable

2394 Einlmati Abdallah Passable

 

Sous Centre de Mutsamudu Serie C

 

2506 Abdel-Aziz Kamal Bien

2523 Achmaouil Ben Hachim Assez Bien

2527 Assane Mohamed Assez Bien

2534 Idriss Mohamed Abdou Passable

2540 Nairoiti Mahamoud Passable

2543 Sefilmoulouk I. Housseny Passable

 

Sous Centre de Mutsamudu Serie D

 

2559 Al-Amyinou H. Mohamed Passable

2581 Assyati Issouf Passable

2586 Combo Tadjou Passable

2626 Ibrahim Youssouf Yahoudha Passable

2694 Sinam Abdou Passable

2703 Soyhati Aboulaithe Passable

2717 Abasse Baco Abdallah Assez Bien

2755 Anrafat Said Kaambi Passable

2756 Anrifate A. Mourtadhoi Passable

2757 Antufi Oumar Passable

2798 Hadidja Ahmed Passable

2809 Idrissa Nidhoimi Passable

2810 Ilda Ali Said Bien

2833 Mohamed El. Oirdi-Zahir Passable

2835 Mohamed Oumar Passable

2845 Mouzidi Harthidine Passable

2846 Nadjidou Abdou Passable

 

Sous Centre de Domoni Serie D

 

2960 Nissiya Saïd Amady Passable

 

 

Sous Centre deSima Serie D

 

2983 Dhoulkamal Attoumane Passable

3003 Assaendou Abdallah Passable

3025 Zanadjiouiyati Abdallah Passable

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Mariama HALIDI HALIDI - dans EDUCATION
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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 10:49

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, vendredi 15 août 2008 (HZK-Presse) – Le niveau de français, chez certains élèves et étudiants comoriens, ne cesse de régresser, cédant la place à la chasse des diplômes. L’essentiel étant d’obtenir, quelque soit le prix à payer, ce papier cartonné, au détriment du savoir acquis. « La fin justifie les moyens », comme le disait l’autre.

 

« Je pense que ces lacunes sont dues au manque de qualification d’un bon nombre d’enseignants », s’explique le Président de l’Association des Maires, Mohamed Saïd Abdallah Mchangama, selon qui, enseigner, ça s’apprend ; ce qui exige certains critères. Et d’ajouter que tout est lié à la base, notamment, depuis l’enseignement primaire.

 

Il s’avère, en effet, qu’une bonne partie de l’enseignement, surtout au niveau du primaire, est expliquée en comorien. Et par conséquent, nos jeunes élèves issus de certains établissements publics et privés de la place, ont du mal à s’exprimer correctement en français, alors que c’est la langue d’acquisition des connaissances aux Comores, hormis qu’elle soit l’une de nos deux langues officielles, avec l’arabe.

 

« On ne peut pas être meilleur en Mathématiques, sans une bonne base du français », poursuit l’ancien Président de l’Assemblée fédérale des Comores, qui ne cache pas ses regrets de voir certaines de nos jeunes élites, dans l’incapacité de rédiger une lettre administrative dans la langue de Molière. C’est hélas, incroyable, mais vrai. Il n’est plus rare de rencontrer, de nos jours, un diplômé de l’enseignement supérieur, avec une maîtrise en poche ou au-delà, avec d’innombrables lacunes en français, à en croire M. Mchangama.

 

« Certains fréquenteraient des établissement de complaisance, en Afrique comme en Europe, en vue de l’obtention facile des diplômes ». A la question de connaître les raisons de ces lacunes, notre interlocuteur avance l’idée selon laquelle la société comorienne privilégie beaucoup plus la quantité à la qualité. C’est, en effet, une société de paraître, au détriment de l’être « personne n’est jugée par rapport à ce qu’il est, mais par rapport à ce qu’il a », se désole-t-il ; ce qui se répercute, selon lui, sur la nouvelle génération qui s’est inscrite, en masse, au royaume de la triche, car seuls les résultats comptent.

 

« La triche a surtout commencé au moment où on a donné à une personne moins qualifiée l’opportunité d’enseigner », poursuit-il, avant d’ajouter que tant qu’il n’y a pas de sanctions sévères, les élèves et étudiants comoriens continueront à tricher.

 

L’importance du savoir dans la vie professionnelle

 

« Il ne s’agit pas seulement d’être bachelier ou d’avoir une Licence en main, pour mieux préparer sa vie professionnelle, mais d’acquérir un certain savoir, en vue d’aller plus loin, en occupant des fonctions internationales », souligne-t-il, prenant l’exemple de plusieurs cadres issus des pays de la région qui ne cessent de s’imposer à l’échelle internationale.

 

Mais, tout doit commencer au niveau national. Pour ce faire, des solutions immédiates s’imposent. L’on peut citer parmi elles, la mise en place des structures de contrôle de qualification qui valident les diplômes obtenus à l’extérieur, l’instauration des concours à la fois au niveau des fonctions publiques, privées et dans les organismes, et pour ce qui est des examens, rendre accessibles le contrôle des épreuves.

 

La transparence doit ainsi, être de mise, pour pouvoir, à la longue, gravir tous les échelons. De ce fait, l’enseignement universitaire des Comores devrait être conçu, selon le Président de l’Association des Maires, en fonction de notre position géographique, en mettant en place, des possibilités de choix pour une discipline donnée, en terme de réponse aux besoins de la société.

 

D’autant plus que notre système éducatif aura beau faire des efforts pour former nos futurs cadres, mais sans une meilleure orientation, les problèmes de niveau, quels qu’ils soient, continueront toujours de se poser. Car, c’est bien de collectionner les diplômes, mais il est encore mieux de comprendre ce qu’on a appris ou tout simplement, acquérir le savoir, le savoir faire et le savoir être.

 

Loulou S.I. Alfeïne

150808/lsia/hzkpresse/6h00

 

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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 15:49

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, lundi 11 août 2008 (HZK-Presse) – Reportés pour ce mardi 12 août, pour cause de pénurie de carburant, les examens du baccalauréat risquaient d’être boycottés par les enseignants, qui menaçaient de déserter les centres d’examen, et de durcir leur grève, si leurs revendications salariales n’étaient pas satisfaites.

 

Finalement tout semble rentrer dans l’ordre, à la satisfaction des candidats et de leurs parents, qui doivent ce matin pousser un ouf de soulagement, après un suspense qui a duré presque un mois. Cela a été surtout possible, suite à une ultime séance de négociation qui a duré plus de trois heures, et réunissant autour de la table les ministres de l’éducation de l’Union et de l’île, entourés de leurs cabinets respectifs, ainsi que les représentants des principaux syndicats concernés, notamment le syndicat national des professeurs, celui du primaire et celui de l’université.

 

Les discussions qui se sont déroulées dans un climat assez tendu, ont accouché d’un protocole d’accord signé entre toutes les parties, permettant de suspendre la grève et poursuivre les épreuves interrompues depuis trois semaines.

 

Les gouvernements de l’Union et de l’île ont pris l’engagement de payer les reliquats des salaires de février, et de verser le mois de mars avant le 31 août. Quant aux organisations syndicales, elles se sont engagées en contre partie à terminer les examens du BAC et du BEPC aux dates convenues.

 

En revanche, la négociation n’a abouti à aucun accord sur la rentrée scolaire 2008-2009, dont le calendrier fera l’objet d’autres réunions de concertation entre gouvernement et syndicats. Une rentrée qui sera sans doute dominée par les problèmes sociaux liés aux hausses en cascade des produits de première nécessité et des services, dont l’impact sur le pouvoir d’achat ne manquera pas d’influer sur l’évolution des futures négociations.

 

Le secrétaire général du syndicat national des professeurs (SNPC), Chabane Mohamed nous a déclaré qu’il s’agit d’un compromis permettant de sauver le calendrier des examens, avant d’ajouter qu’un durcissement de leur mouvement n’est pas à exclure pour la prochaine rentrée scolaire.

 

Les enseignants continuent en effet à réclamer cinq mois d’arriéré de salaire pour la seule année 2008, auxquels s’ajoute les deux autres mois de 2006, au titre de la deuxième tranche de l’aide budgétaire consentie par l’Union Européenne au secteur de l’éducation. Ils revendiquent aussi une revalorisation de leur indice salarial, tenant compte de l’inflation.  

 

El-Had Said Omar

120808/eso/hzkpresse/6h00

 

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 11:51
Comores : Un linguiste propose l’usage du comorien à tous les niveaux de l’école
Des pédagogues et des spécialistes de la langue viennent d'examiner au cours d'un atelier de trois jours à Moroni les conclusions d'une étude réalisée par l'expert comorien résidant à Paris, Mohamed Ahmed Chamanga, (photo) qui propose l'enseignement de la langue comorienne à tous les niveaux, depuis le primaire jusqu'à l'université.
Les participants devaient notamment mettre en place une commission nationale et s'entendre sur des standards généraux s'agissant de la transcription de la langue avant de songer à créer les outils et autres manuels pédagogiques. ''Il serait souhaitable que l'enseignement se fasse intégralement en comorien pendant toute la durée du cycle primaire'', a écrit Chamanga dans son rapport, ajoutant : ''Les expériences menées un peu partout à travers le monde et notamment en Afrique, montrent en effet que les résultats sont beaucoup plus significatifs lorsque la langue maternelle reste langue d'enseignement''.
Au cours de cette rencontre, des spécialistes de la langue et de la pédagogie dont le docteur Said Soilih, enseignant chercheur à l'Université, Fouad Goulam, Jaffar El-Macelie ou encore le traditionnaliste Moussa Issihaka, ont échangé les avis sur les propositions techniques du linguiste. Ils devaient mettre en place, avant-hier après midi, une commission nationale pour la langue et arrêter les règles pour l'orthographe. ''Il convient de souligner qu'il ne s'agit pas d'une opération d'alphabétisation'', a prévenu Said Soilih, au cours d'un entretien avec Al-watwan, précisant : ''nous voulons introduire l'enseignement de la langue''.
De l'avis des participants, les Comores ont quelque peu négligé ce domaine. Il ne faudrait donc pas s'étonner que le pays peine à décoller : ''On parle souvent des exemples mauricien ou seychellois. Ces pays ont privilégié l'apprentissage de leur langue'', fait observer le directeur du Centre national de documentation et de recherche scientifique, Ainouddine Sidi, qui participait à l'atelier cité.

A l'université aussi

Chamanga propose ''dans un premier temps, l'utilisation de la langue comorienne dans les trois premières années d'enseignement'' en progressant d'une classe chaque année et cela dans des écoles pilotes reparties dans les trois îles. ''Cette phase pilote durera le temps du cycle entier afin de pouvoir juger de son efficacité. Les manuels et les outils pédagogiques et didactiques de chaque niveau devront être préparés au moins un an à l'avance'', écrit-il. Au secondaire, le comorien serait enseigné comme discipline.
Ce serait l'occasion d'initier les élèves aux différentes variantes insulaires de notre langue, et cela dans le but de ''permettre une meilleure communication entre les enfants comoriens, de sorte qu'arrivé à un certain niveau, ils soient à l'aise dans chaque variété linguistique comorienne. Pour toutes les autres matières, le français reste la langue d'enseignement''. Le Comorien serait ensuite enseigné à l'Université sachant que la recherche devra tenir compte des études en linguistique africaine bantu.
S'agissant du choix des caractères, la transcription latine a les faveurs des participants. Motif : ''la graphie arabe nécessite une adaptation. Cela poserait des problèmes techniques considérables tels que la création d'autres signes pour rendre les sons non attestés en arabe. La graphie latine est plus facile à adapter et permettrait une ouverture au continent partageant le même référent culturel'', d'Afrique de l'Est.
Pour rappel, la langue comorienne, qui avait perdu son statut particulier pendant la colonisation, avait été remise à l'honneur sous le président Ali Soilih en 1975. Le Mongozi considérait que l'appropriation de la langue était indissociable de la bataille pour le développement, d'où sa mémorable campagne d'alphabétisation? Celle-ci a laissé des souvenirs contradictoires parmi la population. Mais avec le recul aujourd'hui, Chamanga juge que la campagne d'Ali Soilih ''avait été lancée dans la précipitation et l'impréparation'', en l'absence d'une base théorique d'une part et d'outils pédagogiques d'autre part.
Ali Moindjie
Al-watwan N° 1117 du 21 juillet 2008
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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 12:27

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, vendredi 18 juillet 2008 (HZK-Presse)Dans l’après-midi du mercredi 16 juillet dernier a eu lieu au Palais du Peuple la cérémonie de remise de diplômes de la promotion de l’année 2008 de l’école d’enseignement professionnel Chamse Technologie. Parrainée par l’Imprimerie Graphica, la cérémonie a été honorée par la présence de nombreuses personnalités dont des religieux, des fonctionnaires des Ministères de l’Education, des hauts responsables de la police nationale, etc.

 

Quant à l’habillement des jeunes fraîchement diplômés, les femmes étaient en hidjab et les hommes portaient des vestes. Entre les nombreux discours faits par les responsables de l’école créée en janvier 2003 et des convives de marque, plusieurs performances ont  été à l’honneur.

 

D’ailleurs après la remise de diplômes qui a durée une heure de temps, tellement les lauréats étaient nombreux, une centaine, le groupe de musique de la Chamse Technologie a fait vivre la salle un moment de bonheur par l’interprétation d’une chanson louant les bonnes intentions de l’école et la bonne qualité de l’enseignement qu’elle dispense.

 

« Comme l’Etat est défaillant dans l’éducation, il se trouve qu’il y a partout de plus en plus de jeunes déscolarisés. C’est pour empêcher que ces jeunes abandonnés à eux-mêmes tombent dans la délinquance que nous avons crée notre école. Nous apprenons aux élèves les métiers de l’audiovisuel, la comptabilité, la communication et l’informatique. Et comme au jour d’aujourd’hui les TIC [Technologie d’Information et de Communication] sont indispensables, des jeunes bacheliers ou des fonctionnaires viennent ici enrichir leurs acquis », a affirmé le Directeur Général de la Chamse Technologie, Abdallah Ali Youssouf alias Danny. 

 

Toutefois, malgré qu’elle n’ait jamais eu un soutien de l’Etat, l’université de la Réunion et une institution éducative de Mayotte octroie de temps en temps des matériaux informatiques à la Chamse Technologie.

 

« J’ai quitté assez tôt les bancs de l’école. J’avais perdu mes repères jusqu’au moment où j’ai appris l’existence de cette école. Vraiment, j’encourage les autres jeunes déscolarisés de ce pays à venir se frayer un chemin vers l’avenir à la Chamse Technologie » nous a dit Anziza Madi, qui vient de recevoir, sous les hourras et les youyous, ses certificats en informatique et comptabilité. 

 

En reprenant le credo de l’école Chamse Technologie, cet institut est « Un guide vers la Lumière du 3ème Millénaire ». En tout cas du courage aux responsables !

 

Adjmaël Halidi

180708/ah/hzkpresse/6h00

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 00:45

Source : Alwatwan n° 1079 du 27 mai 2008

 

Grogne des enseignants à l’Université

 

Les enseignants de l’Udc revendiquent le paiement d’arriérés de salaires de six mois et des avancements. Le secrétaire général du Syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (Sneuc) s’élève, en outre, contre la précarité infligée à ses collègues. Il n’est pas normal, selon lui, de ne pas procéder à “la régularisation de la situation des enseignants

contractuels qui enseignent à l’Université des Comores, depuis des années, sans statut juridique reconnue”.

 

Le Syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (Sneuc) est en colère et le fait savoir en déposant un préavis de grève. Les profs de l’UDC menacent de débrayer à partir du 16 juin à moins que d’ici là, les hauts responsables ne donnent une suite favorable à leurs revendications. Notre central syndical, le Sneuc, régulièrement constitué, déclaré au niveau national et affilié à la Confédération nationale des travailleurs comoriens, dépose un préavis de grève, concernant l’ensemble des enseignants de l’université

des Comores, du lundi 16 Juin à une date ultérieure’’, lit-on dans la lettre adressée à Mohamed Rachadi, président de l’Université. Les enseignants de l’Udc demandent le paiement des arriérés de salaires et des  avancements, souligne le secrétaire général du Syndicat, Mhadji Ali, qui parle de six mois d’impayés (décembre  2006, janvier, février, mars, avril et mai 2008).

 

Le leader syndical n’a pas de mots assez durs pour fustiger la ‘‘précarité’’ infligée à ses collègues. Il n’est pas normal, selon lui, de ne pas procéder à “la régularisation de la situation des enseignants contractuels qui  enseignent à l’Université des Comores, depuis des années, sans  statut juridique reconnue”. Près de 80 % du personnel enseignant est en situation précaire à l’université où les conditions de recrutement ne seraient pas claires, de même source. Un document interne du Snec remis à  Al-watwan déplore : ‘‘un statut non défini et aléatoire pour plus 80% des enseignants de l’Université qui restent  à ce jour contractuels sans être titularisées’’.

 

Au cours d’un entretien avec Al watwan, Mhadji Ali a énumèré une série d’autres revendications : ‘‘considération des enseignements, mise en place d’un plan de formation, mise à disposition d’un local au Sneuc, définitions des critères de recrutement, faible représentativité des enseignants et des étudiants dans les conseils de l’université, etc’’. Il dénonce, par ailleurs, une décision administrative empêchant les enseignants de pouvoir collaborer avec d’autres organismes que l’université. cette mesure serait contraire à la vocation de l’Université qui doit rayonner dans tous les domaines de la vie nationale en partageant son savoir faire. Aux dernières nouvelles, cette clause vient d’être levée, par les responsables de l’Université.

 

C’est la première grogne sociale au sein de l’université des Comores depuis sa création en 2003.

 

Amj

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 13:08
 
 
 

APA-Moroni (Comores) Les autorités comoriennes veulent aujourd’hui arrimer l’île d’Anjouan au système éducatif national et mettre de l’ordre dans un secteur qui, jusqu’à la chute du colonel Mohamed Bacar, échappait complètement à leur contrôle.

Depuis cinq ans, les examens de fin d’année ont toujours fait l’objet de marchandages à Anjouan entre le ministère de l’éducation et les familles des étudiants.

Beaucoup d’histoires parfois invraisemblables circulent autour de ce laisser-aller, comme celle de cette jeune fille qui a décroché son baccalauréat l’année dernière alors qu’elle ne s’était même pas présentée à l’examen.

« Beaucoup de mal a été fait à Anjouan, mais ce qui s’est passé au niveau de l’éducation est une catastrophe », a déclaré M. Mbaraka Abdallah Charif, doyen de la faculté de lettres de l’université des Comores.

Le ministre de l’Education nationale, Abdourahim Said Bakar, demande un plan et un budget d’urgence pour vite remettre à flot l’école à Anjouan.

« La priorité des priorités est la réintégration et le paiement des salaires des enseignants qui avaient été abusivement licenciés », a-t-il dit.

Parmi les questions cruciales du moment figure la réintégration de l’université de Patsy (Anjouan) au sein de l’université des Comores. L’Etat comorien envisage, en effet, de délocaliser certaines filières de l’université dans les deux autres îles de l’archipel.

« Nous entendons encourager la mobilité des étudiants entre les îles ; cela permettra de lutter contre les velléités séparatistes », a poursuivi le ministre Said Bacar.

 
IM/aft/APA
2008-04-17
 
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10 novembre 2007 6 10 /11 /novembre /2007 10:29
HALIDI-BLOG-COMORES

LU POUR VOUS / ARTICLE PUBLIE PAR MADAGASCAR TRIBUNE

 

Le retour des étudiants comoriens est accepté sous réserve de paiement. Le « marimaritra iraisana » a fait valoir ses droits, encore une fois. La rencontre entre le minisitre des Affaires Etrangères et le minisitre comorien chargé des Affaires Extérieures, a démontré la volonté de chaque partie à apaiser l’atmosphère qui est montée d’un cran, après l’affaire des étudiants comoriens, en situation irrégulière à Madagascar. Une situation qui leur a valu l’expulsion.
Observer les règles de l’hospitalité
Les Comores respectent la souveraineté de Madagascar et reconnaissent que des étudiants ne sont pas en règle vis-à-vis des lois en vigueur au pays et demandent une compréhension du gouvernement pour leur permettre de terminer sereinement l’année Universitaire. Sur ce, des dernières mesures d’assouplissement sont prises par le Gouvernement malgache. Les faux étudiants et les délinquants seront expulsés sans délai dans les respects des lois en vigueur. Mais ceux régulièrement inscrits dans les établissements supérieurs d’Etat ou privés homologués ou autorisés, qui sont déjà partis volontairement ou reconduits à la frontière, peuvent revenir à Madagascar sous réserve de paiement des arriérés auprès du Consulat de Madagascar à Moroni et ce avant le 31 décembre 2007.
D’autre part, le Consul de Madagascar approchera le ministère de l’Intérieur pour déterminer les modalités pratiques de ces paiements des droits de visa. À l’avenir, les étudiants qui demandent un visa d’entrée à Madagascar auprès du Consulat doivent présenter un justificatif de pré- inscription dans une Université d’Etat ou d’un établissement supérieur homologué ou autorisé. La liste officielle de ces établissements est à récupérer auprès du ministère de l’Education.
Tout est bien qui finit bien. Du moins, pour le moment.
Recueilli par Volana R.
samedi 10 novembre 2007
 
Source : Madagascar Tribune

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