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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 17:37

MORONI (AFP) - 05/03/2008 09h47
  
Sur son lit de l'hôpital El-Maarouf de Moroni, Atoumane Mohamedi, opposant au président de l'île comorienne d'Anjouan Mohamed Bacar, agite ses deux bras plâtrés en racontant son calvaire: arrêté à Anjouan, il a été violemment passé à tabac et enfermé quinze jours sans procès.
 
"Ce sont les hommes de la garde présidentielle de Mohamed Bacar qui sont venus m'arrêter chez ma mère (le 15 février), ils étaient plus de 25 en uniforme et armés jusqu'aux dents", relate cet ancien candidat aux législatives d'Anjouan, arrivé à Moroni il y a deux jours.
 
L'escouade l'a conduit de force dans une voiture en dehors de la ville et violemment battu.
 
"Ils m'ont cassé les bras à coup de bâtons, m'ont fracturé des orteils et frappé sur la plante des pieds, aujourd'hui je peux à peine marcher. Après ils m'ont jeté en prison et ce n'est qu'après le versement par mon père à un proche de Bacar 200.000 francs comoriens (435 euros) qu'ils m'ont libéré", confie-t-il à l'AFP.
 
Les témoignages de ce genre sont répandus parmi les déplacés qui ont fui Anjouan pour se réfugier à Moroni, capitale de l'Union des Comores, archipel de l'océan Indien.
 
Selon le gouvernement, plus de 2.500 personnes on fui récemment en Grande-Comore et à Mohéli, les deux autres îles de l'archipel.
 
Anjouan est en crise ouverte avec l'Etat fédéral. M. Bacar, réélu président d'Anjouan le 10 juin 2007 à la suite d'une élection rejetée à la fois par l'UA et l'Etat fédéral, refuse depuis d'organiser de nouvelles élections et semble vouloir se maintenir au pouvoir à tout prix.
 
Anjouan avait fait sécession en 1997, avant de rentrer dans le giron des Comores fin 2001.
 
Le gouvernement fédéral a décidé de rétablir l'ordre à Anjouan en montant une opération militaire notamment soutenue par l'UA et la France.
 
Arrêté le 18 février à Anjouan, Abidi Ben Chaihane, 29 ans, ancien membre d'une cellule de campagne du président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, n'a pas perdu son sens de l'humour malgré son passage à tabac.
 
Il explique que ses tortionnaires qui "portaient des cagoules et des uniformes", lui ont "demandé de danser et de chanter (...) après ils m'ont attaché, bâilloné et ont recommencé à frapper, surtout la plante des pieds". "J'ai réussi à fuir, observe-t-il fièrement, mais j'espère que j'arriverai à nouveau à danser", ajoute-t-il dans un sourire.
 
Avec lui, dans son cachot, six hommes avaient subi le même sort, avant d'être libérés et de quitter Anjouan pour recevoir des soins.
 
Lahidin Abdallah a eu moins de chance: hospitalisé lundi, il est à demi conscient et ne peut plus parler. Selon une source médicale, "les coups reçus dans l'abdomen provoquent des vomissements, ses pieds sont tuméfiés et il porte des écorchures sur tout le corps".
 
Farouche opposant du colonel Bacar et candidat à l'élection de 2007 à Anjouan, Mohamed Djaanfari fait état "de centaines de personnes arrêtées arbitrairement, détenues sans jugement et torturées (...) ou violées, de gens décédés après les sévices des gardes du corps de Bacar".
 
"Tous mes parents, tous les opposants à Bacar sont visés depuis que l'on parle du débarquement, soit plus de deux mois", affirme ce député.
 
Le Croissant-Rouge comorien n'a pas souhaité s'exprimer sur ces violations des droits de l'Homme, expliquant craindre pour la sécurité de ses agents travaillant à Anjouan.
 
Un défenseur des droits de l'Homme sous couvert d'anonymat a indiqué de son côté à l'AFP: "nous avons recueilli les mêmes témoignages (...) les violations et violences sont quotidiennes à Anjouan et se sont agravées dernièrement".
 
 
© 2008 AFP
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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 01:00
 
  Moroni, lundi 3 mars 2008 (HZK-Presse) Les jours se suivent et se ressemblent pour les anjouanais soumis depuis plusieurs semaines à une accentuation des exactions du colonel Bacar et ses hommes. Chaque minute dans la vie des habitants de l'île, c'est une dose de souffrance qui s'ajoute à leur quotidien.

Comme si la faim et les pénuries des produits pétroliers ne suffisaient pas, la population de l'île rebelle doit subir régulièrement les arrestations arbitraires et les bastonnades des milices du président autoproclamé de l'île, qui semble supporter de moins en moins la contestation.
Le dernier en date, est un professeur d'éducation physique originaire de la ville de Domoni. A l'hôpital El-Maarouf où il est admis depuis le matin de ce dimanche dans un état jugé lamentable. Deux bras et une jambe sont fracturés. Les traces laissées sur son dos témoignent de la cruauté des fouets qu'il a reçu lors de son séjour dans les geôles de Bacar.
Alors que ses deux bras sont plâtrés, sa jambe trop enflée est enroulée d'une bande alcoolisée. Pour passer aux toilettes, quatre ou cinq personnes sont nécessaires pour le soulever à défaut de faire ses besoins sur le lit.
« Mes bras sont cassés au moment où je protégeais ma tête. Des hommes en cagoules entraient régulièrement dans le lieu de détention pour me tabasser », raconte les larmes aux yeux, Attoumani Mohamed Mdéré, ce professeur d'éducation physique.
L'homme est admis à l'hôpital de Domoni après 6 jours de détention et de tortures. Alors qu'il a obtenu les premiers soins depuis ce centre hospitalier de la deuxième ville de l'île, les médecins d'El-Maarouf proposent de tout recommencer.
« On va probablement enlever les plâtres pour effectuer d'autres radiographies. On veut s'assurer de l'état du patient. Il croyait qu'il avait une entorse au niveau de la jambe alors qu'il peut avoir une fracture », affirme une infirmière qui suit le malade à l'hôpital El-Maarouf.
Ce père de deux enfants paie pour ses activités politiques. Aux dernières élections législatives, Attoumane Mohamed s'était présenté comme un adversaire du candidat de Bacar. Depuis, « il est considéré comme un ennemi au régime séparatiste ».
« J'étais chez moi avec mes enfants au retour du travail lorsqu'ils m'ont arrêté. 25 soldats sont arrivés chez moi, armés jusqu'aux dents pour m'embarquer », dit-il depuis le lit de l'hôpital après un passage par Mohéli.
« On était trois à être arrêtés mais c'est moi qu'ils ont gardé le plus longtemps. Dans la voiture même, ils ont commencé à nous battre. On était à moitié fini en arrivant dans le centre de détention. On a subi des tortures que je ne peux pas décrire. C'est du jamais vu. Il fallait que je fasse semblant d'être mort pour qu'ils m'abandonne », témoigne Attoumani, la quarantaine, qui ressent un soulagement de se retrouver à Moroni.
Blessé mortellement et affaibli, personnes ne de sa famille ne savait là où il est était détenu. Son père, un ancien a dû batailler et même négocier au prix fort avec la force de gendarmerie anjouanaise (FGA) en versant la somme de 200 000 francs, pour obtenir sa libération.
Mais étant laissé en liberté provisoire, il ne pouvait pas quitter l'île pour venir se soigner à Moroni. « Les responsables politiques de la ville avaient donné des consignes pour que personne ne m'accepte à bord de sa pirogue sous peine de voir son embarcation confisquée. J'ai alors payé 60 000 fc et le pétrole au passeur pour pouvoir monter à 3 heures du matin », déclare Attoumani qui a pu quitter clandestinement l'île avec l'aide de son frère.

 
Source : Ahmed Abdallah - 030308/aa/hzkpresse/7h00
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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 22:58
HALIDI-BLOG-COMORES

LU POUR VOUS
 : Un journaliste de la radiotélévision publique entre en clandestinité après avoir échappé à une arrestation par la gendarmerie d’Anjouan
 
Article publié par http://www.rsf.org/
Comores13.12.2007
Reporters sans frontières exprime son inquiétude pour la sécurité de Kamal Ali Yahoudha, chef du bureau d’Anjouan de l’Office de radio et télévision des Comores (ORTC, radiotélévision publique), entré en clandestinité le 1er décembre 2007 après avoir échappé de justesse à une arrestation par les forces de sécurité du gouvernement rebelle de l’île.
"Le face-à-face entre le gouvernement rebelle d’Anjouan et les autorités de l’Union des Comores faisant craindre l’éclatement de nouvelles violences, nous sommes particulièrement préoccupés par la sécurité des personnalités les plus sensibles de l’île. Or, Kamal Ali Yahoudha est un témoin embarrassant pour le président autoproclamé Mohamed Bacar. C’est sans doute pourquoi les autorités ont tenté de le faire taire. S’il lui arrivait quoi que ce soit, celles-ci seraient tenues pour responsables", a déclaré l’organisation.
Une quinzaine de soldats des Forces de gendarmerie d’Anjouan (FGA) se sont présentés devant le domicile de Kamal Ali Yahoudha, le 1er décembre à 17 heures 30, afin de procéder à son arrestation. Le journaliste, absent à ce moment-là, avait été alerté quelques heures auparavant et vit caché depuis cette date.
Interrogé au téléphone par Reporters sans frontières, le journaliste a affirmé qu’il craignait d’avoir été "placé sur une liste de personnes à arrêter" en raison de leur hostilité présumée au gouvernement rebelle de l’île d’Anjouan et à son président autoproclamé, Mohamed Bacar. Il a affirmé que la tension avait grandi dans l’île, après la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), le 28 novembre, prolongeant de soixante jours les sanctions frappant les autorités autoproclamées. Des rumeurs de débarquement prochain de l’armée du gouvernement de l’Union des Comores ont contribué à augmenter la crainte d’un affrontement armé imminent.
Kamal Ali Yahoudha était le chef de l’antenne anjouanaise de l’ORTC, la station publique de l’Union des Comores, jusqu’à sa fermeture, début mai. Deux journalistes, un cameraman, un animateur et un chauffeur de la chaîne avait été détenus pendant vingt-quatre heures et frappés par des gendarmes anjouanais, après que le gouvernement de Mohamed Bacar avait procédé au démantèlement d’un émetteur de l’ORTC. Pigiste du mensuel privé Kashkazi, il contribue également à un blog sur l’actualité politique de l’île.
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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 09:55
HALIDI-BLOG-COMORES

Article publié par : http://www.afriquenligne.fr

 

Moroni, Comores – Le Comité de suivi des sa<nctions contre les autorités illégales d'Anjouan s'est déclaré, lundi, "profondément préoccupé" par la répression et les nombreuses violations des droits de l'Homme commises dans l'île ces derniers jours.

Qualifiant le pouvoir en place dans l'île autonome d'Anjouan de "régime illégal du colonel Mohamed Bacar", le bureau de liaison de l'Union africaine aux Comores invite ce dernier, dans un communiqué remis à la PANA, à Moroni, "à se conformer aux décisions du Conseil de paix et de sécurité de l'organisation panafricaine sur la tenue d'élections libres et transparentes".

Le Comité de suivi de l'UA dénonce, par ailleurs, les arrestations et exactions commises par des éléments de la Gendarmerie anjouanaise contre de nombreuses personnes, dont la plupart seraient dans un état grave.

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine avait pris à l'encontre des autorités d'Anjouan des mesures leur interdisant notamment de voyager et gelant leurs avoirs bancaires pour les contraindre à organiser l'élection du président de l'île à l'instar des îles de Mohéli et de la Grande-Comore où cette élection a eu lieu en mai dernier.

Refusant de se soumettre au décret du président de l'Union des Comores reportant d'une semaine la tenue de cette élection à Anjouan pour des raisons d'insécurité, le colonel Mohamed Bacar s'est fait élire à plus de 98%, ses quatre adversaires ayant refusé de cautionner "la mascarade qu'il avait préparée pour leur jouer une farce".

Sa réélection à la tête de l'île, unanimement condamnée par la communauté internationale, son pouvoir est, depuis, qualifié d'illégal et lui-même de rebelle par l'Union africaine.
 
Moroni - 03/12/2007
Panapress

Article publié par :
http://www.afriquenligne.fr
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 10:55
Liberté de presse à Anjouan : Libération du journaliste de radio Ngazidja
 
Mutsamudu, mercredi 27 juin 2007 (HZK-Presse) - Le journaliste de la Radio Ngazidja, radio officielle du gouvernement de l’île autonome de la Grande Comore qui a été arrêté dimanche 24 dernier à Ouani par la Gendarmerie d’Anjouan, a retrouvé sa liberté depuis mardi après avoir été detenu quarante huit heures durant dans une brigade de la gendarmerie anjouanaise.
 
Transféré à la brigade du port de Mutsamudu en début d’après midi, Elarif Minhadji, journaliste et membre de l’association comorienne des Droits de l’Homme (ACDH) est embarqué dans le bateau « Hishma » qui partait mardi soir à destination de Moroni, a constaté HZK-Presse.
 
Interrogé au port de Mutsamudu par HZK-Presse quelques minutes avant son embarquement, le journaliste a confié qu’il a été « torturé. »
 
« J’étais détenu dans la même cellule avec cinq enseignants et nous avons été bien torturés, même si j’étais traité de manière un peu plus souple par rapport à mes codétenus », a-t-il déclaré.
 
« Je ne suis pas étonné par ce qui m’est arrivé car un journaliste ou un défenseur des Droits de l’Homme peut s’attendre toujours au pire », a-t-il ajouté, avant de conclure : « ils sont nombreux [les journalistes : ndlr] à travers le monde ceux qui ont perdu la vie, dans l’exercice de leur métier. »
 
Cette libération a été rendue possible grâce à une intervention des membres de la fondation comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) à Mutsamudu.
 
« Depuis que nous avons appris la nouvelle hier lundi, nous n’avons pas cessé de courir, un peu partout, entre Ouani et Mutsamudu pour contacter le maire de Mutsamudu et les responsables de la brigade », a affirmé un membre de la FCDH.
 
Elarif Minhadji était arrêté dimanche dernier au moment où il s’apprêtait à couvrir l’arrivée à l’aéroport de Ouani de la délégation de l’Union africaine conduite par Madame Dlamini Zuma, ministre sud africaine des affaires étrangères qui venait s’entretenir avec les autorités de l’île autonome d’Anjouan, suite à la réunion tenue au CAP en Afrique du Sud le 19 juin dernier.
 
La délégation de l’UA demande aux autorités de l’île autonome d’Anjouan d’organiser des nouvelles élections « libres et équitables », le scrutin qu’elles ont organisé le 10 juin dernier étant « rejeté » par la communauté internationale et le gouvernement central.
 
[C’est la deuxième fois en mois de deux mois qu’on assiste à des graves violations de la liberté de la presse à Anjouan. Les derniers actes commis par le pouvoir du colonel Mohamed Bacar remontent au mois d’avril, avec l’arrestation arbitraire de deux journalistes et deux techniciens de l’Office de radio et télévision des Comores (Ortc), à la veille de l’ouverture de la campagne des présidentielles des îles].
 
Source : Hamid Ahmed - 270607/hn/hzkpresse/15h00
 
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 23:40
Suite à l'information que nous avons diffusée hier dans rubrique "Dernière minute" intitulée "ARRESTATION DU JOURNALISTE ABOUBACAR MCHANGAMA" CLIQUEZ ICI vous trouverez ci-dessous les faits tels qu'ils sont rélatés par l'AFP
 
 
Comores: un journal saisi pour une photo de soldats prisonniers
AFP-MONDE 29.05.07 | 15h47
 
La justice comorienne a ordonné la saisie de la dernière édition de l'hebdomadaire L'Archipel après une plainte de l'armée jugeant "humiliante" une photo publiée par le journal de soldats prisonniers sur l'île autonome d'Anjouan, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
"La présidente du tribunal de première instance de Moroni, Ali Thanai Tasmine, a pris une ordonnance de référé saisissant tous les exemplaires de la dernière édition du journal et exigeant qu'il soit retiré de tous les points de vente", a indiqué une source judiciaire.
 
De son côté, le directeur de la publication de L'Archipel, Aboubacar Mchangama, a expliqué à l'AFP "avoir été entendu à deux reprise lundi. La magistrate m'a signifié la saisie du journal. J'ai donc été obligé de le retirer de tous les points de vente", quelques jours après sa mise en vente.
M. Mchangama a également confirmé que cette procédure a été engagée après une plainte du chef du cabinet militaire de la présidence de l'Union des Comores, le commandant Ahmed Abdoulbastoi, au nom de l'armée comorienne.
L'hebdomadaire indépendant avait publié en Une une photographie montrant des soldats de l'armée fédérale retenus prisonniers à Anjouan par la force de gendarmerie de l'île autonome, dans des conditions jugées "humiliantes" par l'armée.
Aboubacar Mchangama
La photo montre ces militaires torse nu dans un camp militaire d'Anjouan.
Début mai, des affrontements avaient opposé à Anjouan l'armée comorienne aux gendarmes d'Anjouan, loyaux envers l'ex-président de l'île Mohamed Bacar. Deux personnes avaient été tuées et 12 soldats de l'armée arrêtés par les gendarmes.
L'Union des Comores est secouée depuis des années par un conflit de compétences entre les trois îles autonomes qui la composent et l'Etat fédéral.
 
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 12:43
DERNIERE MINUTE : ARRESTATION DU JOURNALISTE ABOUBACAR MCHANGAMA
 
Nous venons d’apprendre à l’instant même l’arrestation du journaliste et Directeur du journal « Archipel », Monsieur Aboubacar Mchangama, à Moroni.
 
L’on reprocherait à Mchangama d’avoir publié dans le dernier numéro d’Archipel une photo du Commandant Combo Ayouba de l'AND où il est nu. Cette photo aurait été prise lors de son arrestation par les « milices » de Mohamed Bacar à Anjouan (voir nos précédents articles).
 
Tous les exemplaires de ce numéro d’Archipel qui se trouvaient dans les kiosques seraient saisis.
 
Si cette information se confirme, nous ne pouvons que dénoncer fermement cette atteinte à la liberté d’expression et d’information.
 
Affaire à suivre  en cliquant sur ICI
 
Halidi Allaoui
 
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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 22:28
Après le sabotage des émetteurs de l’Ortc : Les autorités de l’île s’en prennent aux journalistes
 
Mutsamudu, jeudi 26 avril 2007 (HZK-Presse) –
 
« Quoi qu’il arrive nous sommes bien conscients du danger qui nous guète, mais nous préférons mourir débout que de vivre à genoux », s’est efforcée de dire une consœur de la station régionale de l’Office de radio télévision des Comores (ORTC) à Anjouan, lors de son édition de 19 heures trente de ce mercredi 25 avril.
 
Jamais la situation n’a été aussi « tendue » entre les autorités de l’île autonome de Ndzouani et les journalistes de la radio nationale que pendant ces dernières soixante douze heures.
 
 A l’origine de ce climat de tension, l’installation d’émetteurs relais de l’Ortc, durant le week-end dernier dans les différentes régions de l’île afin de permettre à une large couverture de ses émissions. L’installation de ces émetteurs n’a pas été appréciée par les autorités de l’île qui menaçaient de les enlever.
 
Depuis le lundi 23 avril dernier, ces dernières ont lié la parole à l’acte en enlevant l’émetteur relais qui a été installé à Mrémani, dans la région du Nioumakélé sur un site abritant du matériel de la société nationale des Télécommunication (Comores Télécom), mais aussi un émetteur relais de la radio télé Anjouan (RTA), un média exclusivement sous contrôle des autorités anjouanaises.
 
Emettant en modulation de fréquence (FM) depuis Mutsamudu, la station régionale de la radio nationale, comme d’ailleurs la RTA, avait besoin d’émetteurs relais complémentaires pour espérer assurer une large couverture de leurs diffusions respectives dans l’île.
 
« L’enlèvement de ce matériel va à l’encontre de la démocratie », souligne la rédaction de l’ORTC et dénonce une attitude de « faiblesse » manifestée par les autorités centrales sur ce sujet.
 
« Il est nécessaire de souligner la faiblesse du gouvernement central », dit notre consœur. « Mais si les dirigeants s’obstinent de ne pas réagir par la force comme le souhaitent les hommes du colonel Bacar, c’est qu’ils ont compris que pour un homme doué d’esprit, tout peut être résolu par la ruse », a-t-elle ajouté.
 
« Actuellement les militaires de Mohamed Bacar se trouvent sur le site du col de Patsy où se trouve un de nos émetteurs relais, il sera probablement enlevé cette nuit si ce n’est déjà fait », affirmait-elle au cours de la même édition.
 
« Cet après midi nous avons appris de sources fiables qu’un commando se prépare pour saccager la maison de la radio probablement aussi cette nuit », a-t-elle conclu.
 
Ce n’est pas la première fois que les autorités de l’île d’Anjouan s’emparent d’un équipement du personnel de l’Union dans l’île. Le 31 décembre 2006, la brigade du port de Mutsamudu sous commandement de la FGA, force de gendarmerie d’Anjouan avait saisi un équipement militaire constitué d’armes, des minutions et d’une voiture destiné au commandement régional de l’armée nationale de développement (AND).
 
[Dans les milieux de la presse nationale l’on ne comprend pas se qui est entrain de se passer à Anjouan, à une semaine de la célébration, le 3 mai prochain, de la journée internationale de la liberté de presse. L’Organisation comorienne de la presse écrite (Ocpe) devrait régir face à cette grave atteinte de la liberté de la presse et du droit à l’information, garantis par la constitution comorienne et nombre de conventions internationales en matière de droits de l’Homme].
 
Source : Hamid Ahmed - 260407/ha/hzkpresse/7h00
 
 
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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 12:49
Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
 
Comores / Presse & Médias
Tentatives de sabotage des émetteurs de l’ORTC :
Les autorités d'Anjouan veulent étouffer la radio nationale dans l'île
    
Moroni, mercredi 25 avril 2007 (HZK-Presse)
 
L’Office de Radio Télévision des Comores (ORTC) réduit au silence à Anjouan ? C’est, en tout cas, ce qui semble se produire dans l’île, a-t-on appris d’un confrère basé dans l’île.
 
« La gendarmerie de Mohamed Bacar, a confirmé le responsable régional de l’ORTC, a confisqué l’émetteur-relais installé récemment, faisant de toute la région de Nioumakélé une zone non couverte par la radio nationale ».
 
Une source journalistique anjouanaise, sous le sceau du secret, a indiqué que le détachement de l’AND (Armée nationale de développement) stationné dans l’île aurait recommandé à l’ORTC « d’attendre les consignes des autorités nationales avant de poursuivre les travaux ».
 
Une information non confirmée par Kamal Ali Yahouda qui a déclaré : « les autorités d’Anjouan ne veulent pas entendre la voix de Radio-Comores dans le Nioumakélé considéré par elles comme leur fief ».
 
« Ce qui vient de se passer est une réédition du 30 décembre 2006 », a dit M. Yahouda, qui a rappelé « la confiscation des armes de l’AND sans la moindre réaction d’aucune autorité ni militaire ni politique ».
 
Le responsable régional de la radio nationale des Comores qui a dit disposer d’un autre émetteur n’ira pas l’installer avant que les autorités d’Anjouan rendent celui quelles ont confisqué.
 
« Pour le moment, a précisé M. Yahouda, Mutsamudu est la seule région de l’île couverte par la radio nationale ». A en croire, Kamal Ali Yahouda, cette situation est condamnée à rester telle jusqu’au jour où le conflit entre l’autorité centrale et celle d’Anjouan sera résolu et précisément quand la première voudra prendre ses responsabilités ».
 
Les autorités d’Anjouan, souligne-t-on à Mutsamudu, seraient mécontentes de voir le Nioumakélé disposer d’une source d’information autre que la RTA (Radio Télévision d’Anjouan) qui l’abreuvait de sa propagande depuis le début de la crise séparatiste en 1997.
 
« Tous les prétextes sont bons pour les autorités d’Anjouan, a dit le responsable régional de l’ORTC dans l’île, pour torpiller tout ce qui va dans le sens de l’unité nationale ».
 
« Aujourd’hui, souligne-t-il, Anjouan veut soumettre le pouvoir central à  une demande d’autorisation pour installer un émetteur et même obtenir de l’autorité régionale les fréquences d’émission pour la radio nationale. Ce qui est proprement ridicule ».
 
Depuis bientôt 10 ans, les autorités politiques de l’île tentent d’avoir le contrôle sur l’ensemble des médias locaux, particulièrement la Radio et télévision d’Anjouan (RTA), après l’interdiction de l’unique titre de la presse écrite, « Alfajr » [un bimensuel indépendant] qui a cessé de paraître depuis l’élection en 2002 de l’actuel président de l’île autonome, le colonel Mohamed Bacar. 
 
Hassani Ahmed
250407/ha/hzkpresse/12h00
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