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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 01:47

Source : Alwatwan.net/26 janvier 2009

Diaspora-comorienne A combien s’élève le nombre exact de ressortissants comoriens en France? Même à l’ambassade des Comores à Paris, le chiffre varie d’un responsable à un autre. ‘‘On parle de 200 000 Comoriens, selon des statistiques du ministère français des Affaires étrangères’’, nous a déclaré El-Anrif Said Hassane, chargé de la diaspora à l’ambassade. Il estime cependant que ce chiffre est ‘‘gonflé’’. ‘‘Nous sommes environ 100 000 Comoriens. J’ai eu, par le passé, à animer des manifestations de la diaspora et le pic de mobilisation jamais atteint jusqu’ici se situe autour de trois mille personnes’’, a-t-il ajouté. Le conseiller Mohamed Idarousse, en poste à Paris depuis plus d’une vingtaine d’années, pense, lui, que ces dix dernières années, le nombre de ressortissants comoriens dans l’Hexagone a littéralement explosé. C’est aussi l’avis de Toihir Said Nassur qui vient de consacrer son sujet de Master 2 à l’étude de la diaspora comorienne en France. ‘‘Les statistiques du Quai d’Orsay ne doivent normalement souffrir d’aucune remise en cause. La France a beaucoup d’outils de mesure de cette diaspora, notamment la préfecture de Nantes’’, dit-il.
Au-delà de cette bataille de chiffres, il faut dire que l’ambassade mène aujourd’hui un travail sous-terrain de structuration de la diaspora, jusqu’ici inorganisée. ‘‘Ici, il existe à ce jour autant d’associations que de villages aux Comores. Cela crée un désordre. Ce repli sur soi-même n’est pas de nature à enclencher une dynamique nationale de développement’’, regrette Hassane Mohamed, étudiant en sociologie à Paris. Cette transposition en France de la culture nationale, qui porte en elle ce fort sentiment d’appartenance à sa communauté d’origine, nuit à cette nécessaire synergie.

Réussite scolaire

D’où la volonté de l’ambassade des Comores de renverser cette tendance, en tout cas d’amorcer un embryon de cadre de concertation entre les Comoriens de France. ‘‘Nous n’avons pas le choix. La diaspora représente 23% de la population générale. Et toutes les catégories sociales sont ici : étudiants, parents, cadres supérieurs, artistes, etc.’’, indique Said Hassane, qui appelle l’Etat à ‘‘prendre acte de cette diversité’’ pour proposer des services adaptés aux besoins de chacune de ces catégories.
Dans une étude qu’il a adressée au ministère comorien des Relations extérieures et à l’ambassadeur des Comores à Paris, El-Anrif Said Hassane propose de rationaliser les ressources humaines dont dispose la diaspora pour organiser des conférences, séminaires, et débats ou encore orienter, encadrer et assister les jeunes étudiants en France. ‘‘On constate, par exemple, que les familles comoriennes ne sont pas au fait de toutes les opportunités que propose le système éducatif en France. Or, la connaissance de ce système est pourtant un élément fondamental de la réussite scolaire’’, poursuit encore Said Hassane.
L’ambassade entend également jouer un rôle d’aiguillon pour canaliser des financements vers les Comores en proposant un service d’information sur les opportunités d’investissement aux Comores. ‘‘Une coopération avec la chambre de commerce franco-comorienne permettrait une grande efficacité’’ estime un responsable de la Rue Marbeau, siège parisien de l’ambassade des Comores.

Prendre conscience

Tout le monde sait que la diaspora comorienne représente aujourd’hui une manne financière importante comme en témoignent les statistiques.
Selon une étude de la Banque africaine de développement (Bad) en date de janvier 2008, les transferts d’argent effectués dans le réseau formel en 2005 s’élèvent à 70 millions d’euros, soit 35 milliards de Fc, ils représentent 24% du Pib national, plus de 140% du budget annuel de l’Etat comorien et 346% de l’aide publique au développement. ‘‘Pourquoi ne pas faire en sorte que des membres de cette diaspora prennent des actions directes dans des sociétés locales’’, se demande toujours El-Anrif Said Hassane.
Encore faut-il que les autorités comoriennes prennent conscience du rôle majeur de la diaspora comorienne. Ce qui, à en croire de nombreux ‘‘Je-viens’’ est loin d’être le cas. ‘‘Les vacances d’été aux Comores ressemblent presque à un voyage en enfer pour bon nombre de ressortissants comoriens. Non seulement il manque de tout et l’économie tourne au ralenti, mais les tracasseries administratives sont insupportables’’, nous a dit Ibrahim Kassim, qui dispose d’une unité commerciale dans la banlieue parisienne. A en croire Soilha Said Mdahoma, franco-comorienne aujourd’hui installée à Moroni, le poids de la diaspora ‘‘n’est plus à démontrer mais elle n’est reconnue que pendant les campagnes électorales’’.
Très malheureusement.

Mohamed Inoussa
Envoyé spécial à Paris
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Mariama HALIDI Alwatwan - dans DIASPORA
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6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 11:05

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Société


Moroni, mardi 4 novembre 2008 (HZK-Presse)
– L’Université des Comores (UDC), l’une des institutions publiques ayant bénéficié des fonds du Programme de Codéveloppement en Union des Comores (PCUC) de la coopération française, par le biais de sa composante 2 relative à la « mobilisation de la diaspora hautement qualifiée », la convention de financement signée le 14 avril dernier entre l’ambassade de France à Moroni et l’Université des Comores prévoit un budget de 20 millions de francs comoriens dont 12,6 millions fc apportés par le programme (soit 63%) et 7,4 millions fc par l’UDC (soit 37%).

 

Depuis lors, les missions se poursuivent par des interventions diverses au profit des étudiants et des enseignants chercheurs de la jeune université. Tout de même, un autre projet cofinancé respectivement par le PCUC, le Pnud et l’UDC prévoit l’organisation d’assises nationales en décembre prochain pour l’élaboration du plan directeur de l’université.

 

En dépit de la grève déclenchée depuis le 20 octobre dernier par le Syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (SNEUC), empêchant la reprise des cours, des enseignants comoriens installés en France et à l’île de la Réunion sont à pied d’œuvre pour dispenser des cours d’encadrement pédagogique aux différentes facultés et instituts qui composent l’université des Comores.

 

Deux docteurs dont l’un en mathématiques et l’autre en physique interviennent actuellement à la faculté des sciences et à l’IUT (Institut Universitaire de Technologie), notamment dans son département « habitat et environnement ». Ces deux premiers qui viennent de la métropole (France) ont déjà fait auparavant leurs preuves à l’Udc, mais à travers d’autres sources de financement. Tantôt leurs missions ont été financées par l’université des Comores, tantôt par d’autres fonds.

 

Une doctorante en littérature comparée de l’Université de la Réunion intervient elle aussi à la faculté des Lettres, malheureusement nous n’avons pas pu la rencontrer ainsi que sa collègue  doctorante en Science de la vie qui vient de la France pour apporter leur savoir à l’école de santé et de médecine de leur pays d’origine.

 

A la direction des relations universitaires internationales, on nous confie que d’autres intervenants sont attendus à Moroni à partir de la semaine prochaine pour des missions similaires entrant directement dans le cadre du transfert des compétences de la diaspora hautement qualifiée. Ceci interpelle encore une fois la conscience nationale sur notre potentialité en ressources humaines émigrées pour faire de l’Union des Comores un « olympe ».

 

C’est dire qu’il n’y a pas des raisons pour ne pas espérer à un changement positif. La mise en place d’une université sur financement propre des Comores vient combler un vide certes, mais sa pérennisation dépendra de la capacité de l’institution à mobiliser des financements auprès des partenaires extérieurs, pour stabiliser notre matière grise.

 

D’où le vœu du syndicat des enseignants de l’université d’obtenir des autorités la satisfaction de leurs revendications qui ne sont pas seulement salariales. Le budget alloué pour concrétiser les mécanismes de transfert des compétences de la diaspora hautement qualifiée à l’Udc serrait épuisé en décembre prochain et ce, après un avenant au contrat conclu avec les responsables du projet « Codéveloppement ». « En principe, dira le directeur des relations universitaires, les missions auraient été bouclées vers la fin de ce mois de novembre ».

 

Dans les locaux du département des sciences où nous avons rencontré le jeune docteur en mathématiques, en la personne de Seifdine Mohamed et le chef du département, l’on nous fait savoir que l’apport que ne cesse de fournir le jeune docteur depuis l’année dernière consisterait à enseigner des modules en analyse numérique. Il assure en même temps des cours théoriques, des Travaux dirigés (TD) et des Travaux pratiques (TP).

 

Un emploi du temps trop serré par rapport à ses dispositions. L’année dernière, Dr Seifdine a initié parmi ses collègues enseignants chercheurs l’utilisation de la « techmeker » qui signifie en jargon  mathématique l’utilisation d’un logiciel sur l’écriture des articles scientifiques.

 

L’autre intervenant toujours à la faculté des sciences, un autre jeune docteur en physique en la personne de Dr Said Abdallah Ahmed qui n’est pas à sa première mission à l’université, est  spécialiste, dit-il, en « Transport, génie civil et génie mécanique des solides ». Il intervient respectivement à la faculté des sciences et à l’IUT.

 

Au regard de son parcours universitaire, le jeune docteur a fait ses premiers pas à l’ISFR de Moroni en qualité d’enseignant. Il s’est inscrit par la suite à l’université de Poitiers où il a décroché deux DEA et son doctorat en physique. Au lendemain de l’ouverture de l’université comorienne, il fait des navettes chaque année entre son université et celle de son pays d’origine. A son actif, il a mis en place la première bibliothèque scientifique « Hisab » et a rédigé un manuel de mathématique pour les terminalistes scientifiques des Comores. Il revendique même la paternité des TP de physique que l’université utilise depuis 2004.

 

Pour rappel, le dramaturge et journaliste Souef Elbadawi, installé à Paris, a organisé aussi entre juin et juillet dernier des rencontres pédagogiques à la fac de lettres au profit des étudiants.

 

M. Youssouf Said Ali directeur des relations universitaires internationales nous confiera qu’un 2ème projet entrant dans l’option du transfert des compétences de la diaspora est cofinancé respectivement par l’Udc, le programme « codéveloppement » et le Pnud pour 24,9 millions fc [dont 10 millions pris en charge par le Pnud, 7,9 millions par le « codéveloppement » et 7,5 par l’Udc]. Ces fonds sont destinés aux assises nationales pour l’élaboration du plan directeur de l’université. Des hauts cadres la diaspora hautement qualifiée seront ainsi sollicités pour apporter leur expérience.

 

Cinq ans après son ouverture, il y a lieu, ajoute-t-il, « d’évaluer et examiner les objectifs fixés par l’institution lors de son atelier de réflexion organisé en 2003 ». Il faut s’attendre à des modifications selon Youssouf Said. Ainsi, depuis le mois de septembre dernier des ateliers internes s’organisent pour préparer ces grandes assises de décembre prochain.

 

A. Nabahane

041108/an/hzkpresse/12h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans DIASPORA
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 22:46


Dans leur rencontre avec le chef de l'Etat, de passage à Paris la semaine dernière, les associations de la diaspora ont demandé la dissolution du Gthn qu'elles estiment ''contraire à la constitution comorienne'' et semble ''inscrit dans la logique de la départementalisation'' .
Selon le rapport rendu public à cette occasion, le chef de l'Etat s'est engagé à ''battre le rappel de la communauté internationale pour empêcher toute consultation sur l'île''.
Par ailleurs, l'ambassadeur des Comores aux Etats-Unis, Mohamed Toihiri, après avoir constaté l'échec récurrent des négociations entre Moroni et Paris, avait saisi le secrétaire général Ban-Ki Moon pour obtenir l'inscription de Maore à l'ordre du jour de la précédente session de l'assemblée générale de l'Onu.


A l'approche de l'échéance de mars 2009, date à laquelle le secrétaire d'Etat français à l'Outre-Mer a annoncé l'organisation à Maore d'un référendum de départementalisation, les associations de la société civile qui militent en faveur du retour de cette île dans le giron comorien se mobilisent et n'entendent reculer devant rien pour torpiller ce projet.
Dans un catalogue de recommandations qu'ils ont remis au président Sambi lors de leur rencontre à Paris mardi 22 octobre, elles exigent la dissolution du Gthn qui, à leurs yeux, est ''contraire à la constitution comorienne'' et semble ''inscrit dans la logique de la départementalisation'' de l'île. La diaspora préconise également de réactiver le Comité des 7 de l'Union africaine (Ua) et de créer ''un comité de négociation qui sera composé d'experts sur la question de la souveraineté et de l'intégrité nationales''. Ces associations envisagent, en outre, d'organiser des manifestations dans les principales villes de France pour dénoncer la tenue en mars prochain d'un référendum sur la départementalisation de Maore.
Les mêmes associations enjoignent l'Etat comorien de prendre en compte les ''souffrances endurées par des milliers de comoriens, dont l'origine est l'occupation illégale de Mayotte'', allusion notamment au nombre toujours croissant de victimes de la traversée Ndzuwani-Maore.

Selon le procès-verbal de cette rencontre dont Al-watwan s'est procuré une copie, le chef de l'Etat a déclaré avoir eu, au sommet de la Francophonie au Canada, de nombreux échanges sur cette question de Maore avec certains de ses pairs dont le président Sarkozy et s'est engagé à ''battre le rappel de la communauté internationale pour empêcher toute consultation sur l'île''. A en croire toujours le même document, le président Sambi aurait souhaité une ''intensification des moyens de lutte (manifestation de rue, tapage médiatique, sensibilisation de partenaires, saisie d'instances internationales diverses...) afin de bloquer le projet français dans les mois qui viennent''. Il s'est, par ailleurs, opposé à l'idée de suspendre les travaux du Gthn et a appelé ses interlocuteurs à faire une nette distinction ''entre les négociations économico-diplomatiques et politiques''. Tout comme il a repoussé la proposition de la diaspora de ''rejeter l'accueil des Comoriens expulsés de Mayotte''.
L'une des recommandations des associations de la diaspora, en l'occurrence le renvoi de la question au Comité des 7 de l'Union africaine, rejoint le point de vue de l'ambassadeur des Comores aux Etats-Unis. En effet, Mohamed Toihiri avait adressé un courrier dans ce sens au représentant permanent du Gabon aux Nations unies, alors président du conseil de sécurité. De même qu'après avoir constaté l'échec récurrent des négociations entre Moroni et Paris, il avait saisi le secrétaire général Ban-Ki Moon pour obtenir l'inscription de Maore à l'ordre du jour de la précédente session de l'assemblée générale de l'Onu.
Mohamed Inoussa
Source : Al-watwan  /, 31 octobre 2008
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Mariama HALIDI ALWATWAN - dans DIASPORA
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 13:23

Comores / France

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 
Moroni, mercredi 15 octobre 2008 (HZK-Presse)
– Quatre composantes constituent le projet pour un montant de 2 millions d’euros, soit 984 millions de francs comoriens. Officiellement lancé en avril 2006, le Programme de Co-développement en Union des Comores (PCUC) est doté au sommet de sa pyramide d’un comité de pilotage composé de fonctionnaires de l’ambassade de France à Moroni représentant ainsi « le bailleur », des agents du Commissariat général au plan faisant office de facilitateur auprès des bénéficiaires et de la direction générale chargée de la coopération du ministère des relations extérieures. Ce trio qui est l’instance supérieure du programme a pour mandat d’agir après avis de chaque comité insulaire.

 

Cependant, il est assisté de la cellule de coordination qui constitue l’équipe du projet et dont la vocation est de coiffer les comités consultatifs des projets au niveau de chaque île autonome (Grande-Comore, Anjouan et Mohéli).

 

Pour rappel, l’enveloppe budgétaire n’ayant pas déterminé de montant précis alloué à chaque entité, la subvention s’octroie suivant les projets présélectionnés par les comités consultatifs et qui sont en retour approuvés et validés par le comité de pilotage.

 

Partant de ce principe, dix huit projets ont déjà été approuvés dont trois à caractère national, notamment celui relatif à la mobilisation des migrants comoriens hautement qualifiés intervenant temporairement à l’Université des Comores depuis l’année dernière. Ce grand chantier cofinancé en partenariat avec notre jeune institution universitaire relève de la « composante 2 » du programme, et a été validé avec deux autres projets au bénéfice du ministère du tourisme de Ngazidja et de l’association « Ulanga » pour la protection de l’environnement.

 

A l’heure actuelle, une subvention de l’ordre de 56 millions de francs comoriens est déjà débloquée pour réaliser ces projets sur une enveloppe totale de 270 millions de nos francs réservés à la composante. Autant dire qu’à 14 moins de la clôture du programme (décembre 2009), la partie comorienne affiche une certaine faiblesse, liée à la faible capacité d’utilisation des fonds au niveau de nos institutions publiques, parapubliques et même privées de la place, incapables de rafler la mise en bénéficiant de cette subvention.

 

L’autre composante, de surcroît la plus influente parmi les quatre du programme, accuse elle aussi quelques lacunes en termes d’absorption de fonds. Elle consiste à appuyer les associations de migrants comoriens dans leurs initiatives en faveur du développement local des îles autonomes. Pourtant un budget de 364 millions de nos francs est affecté à ce volet.

 

Néanmoins, quatre projets seulement ont été validés par le comité de pilotage, dont deux en cours de réalisation et deux autres en attente de signature. D’autres projets présélectionnés par le comité consultatif de Ngazidja seront soumis pour validation le 28 octobre prochain. Ainsi, le codéveloppement participe à ces projets à hauteur de 111 805 000 de francs comoriens.

 

Naturellement, c’est bien à travers cette composante que le programme tire sa raison d’être. Pour activer les mécanismes de financement et de mobilisation, une cellule relais est mise en place en France, notamment à Montreuil en région parisienne et à Marseille. La Chambre de Commerce Franco-comorienne en partenariat avec l’ONG française « GRDR » (Groupe de Recherche et de Réalisation pour le Développement Rural) sont mandatées par le programme à cette mission.

 

Etant donné que le codéveloppement place la diaspora au cœur de la coopération, la vision des décideurs aurait été de soutenir les initiatives économiques des migrants comoriens souhaitant investir aux Comores. C’est ainsi que la troisième composante lui réserve une subvention à hauteur de 134 millions de nos francs, juste pour traduire l’ensemble des projets par des conseils à la conception et au montage des projets et en France et aux Comores.

 

D’où la nécessité de recourir aux crédits bancaires pour tout porteur de projet individuel. Du moins trois projets de cette composante ont été présélectionnés en accordant aux promoteurs une subvention de 2.875.000 francs.

 

Face à ces mécanismes jugés assez lourds « moralement », notamment l’impératif imposée aux collectivités, associations, opérateurs, promoteurs de s’associer avec la diaspora comorienne pour bénéficier d’une subvention, et d’autre part, côté diaspora, on hésite souvent à se fier aux acteurs locaux, M. Luc Hallad nouvel ambassadeur de France aux Comores a effectué une tournée de travail sur le terrain, à Anjouan et à Mohéli, pour se rendre à l’évidence.

 

D’ores et déjà, les activités ont repris à Anjouan après la stabilisation de la situation politique de l’île et à Mohéli où le projet a été suspendu temporairement. L’équipe du projet s’est rendue à Anjouan dernièrement pour impulser l’action de son comité consultatif « à travailler dur pour que d’ici fin décembre, au moins trois projets soient présélectionnés par le comité de pilotage » nous confiait Daniel JOANES qui dirige l’équipe du PCUC, dans le cadre de la quatrième composante du programme dont le fonctionnement est évalué à 216 millions de francs.

 

A. Nabahane

151008/an/hzkpresse/12h00

 

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 13:12

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mardi 07 octobre 2008 (HZK-Presse) – Placé sous la tutelle technique et financière de l’ambassade de France à Moroni en collaboration avec le commissariat général au plan et le ministère des relations extérieures de l’Union des Comores, le programme de Codéveloppement intervient pour mobiliser notamment les compétences de la diaspora comorienne installée en métropole, en appuyant  les associations de migrants comoriens mais aussi aux porteurs de projets économiques à forte valeur ajoutée aux Comores.

 

Pour mieux éclairer l’opinion sur le mécanisme du programme, la Gazette des Comores s’est entretenue avec le chef du projet M. Daniel JOANNES qui opère à Moroni depuis déjà deux années avec son équipe composée d’expatriés et de nationaux. Un projet qui s’inscrit dans le cadre du document cadre de partenariat (DCP) signé en 2006 entre Paris et Moroni, et dont l’objectif est de servir le développement du pays par l’implication de sa diaspora.

 

Le programme serait conçu comme « une action d’aide au développement à la quelle participent des migrants vivant en France, quelles que soient les modalités de cette participation ». Le même projet est initié dans d’autres pays africains ayant une forte communauté vivant en France, dont le Mali, le Maroc et le Sénégal. Les Comores ont donc bénéficié à travers cette nouvelle forme de coopération avec Paris, une enveloppe de l’ordre de 2 millions d’euros (soit 984 millions de francs comoriens), pour servir de tremplin économique en incitant les compétences de la diaspora à s’investir dans leur pays d’origine pour des missions de courte durée.

 

L’expérience étant donc limitée dans le temps (36 mois), ce qui nécessite à cet effet une bonne maîtrise des projets présentés en collaboration avec les nationaux. Autant dire que le projet s’est appuyé au travers le fonds de solidarité prioritaire français (FSP) qui s’intègre dans le DCP.

 

La convention de financement du programme étant concrètement signé en avril 2006, il a fallut patienter pour des raisons d’ordre technique avant de mettre en place le comité de pilotage qui s’est réuni pour la première fois en avril 2007 pour lancer ses activités sur le terrain.

 

Dans cette perspective des dispositifs sont opérationnelles tant au niveau national qu’en France où une cellule relais est actuellement intégrée à l’ambassade des Comores à Paris, comme au consulat général récemment ouvert à Marseille et ce, pour servir de point d’accueil et de conseil aux porteurs de projets. En retour, une fois les projets instruits sont transmis à la cellule de coordination à Moroni.

 

Toutefois, un comité de pilotage composé des représentants de différents secteurs dont le commissariat général au plan arrête les orientations stratégiques du programme tout en veillant au bon déroulement du programme.

 

Pour rappel, au niveau de chaque île autonome, un comité consultatif est opérationnel pour entre autres examiner et accompagner les promoteurs de projets. D’ores et déjà, l’Université des Comores bénéficie du fonds de codéveloppement en faisant intervenir à des missions de pointe parmi l’élite fortement qualifiée installée en France et à l’île de la Réunion en  dispensant des conférences et des modules de formation au profit des étudiants comoriens.

 

Quelques communes pilotes du pays telles que celle de Foumbouni au sud de Ngazidja en association avec la diaspora de la ville installée en France, ont pu arracher un financement pour la construction d’une digue d’un montant de 16 millions de francs comoriens soit une valeur de 75% du projet. La commune de Bandamadji Itsandra comme celle de Ouella –Mitsamiouli ont aussi bénéficié de ces fonds pour réaliser leurs projets respectifs : le premier pour la construction du digue de protection contre la monté des eaux marines et le second pour l’adduction d’eau de la localité.

 

Des ONG oeuvrant dans le développement communautaire tels que « Ulanga – Ngazidja » en partenariat avec l’association « Deux mains » installée à Marseille, viennent d’obtenir un appui financier du programme.

 

Parmi les enjeux déjà identifiés, l’on énumère notamment la participation active (technique et financier) des communautés de migrants qui jouent un rôle non négligeable, une potentialité  qui peut être valorisée pour aider au développement du pays. Le programme de codéveloppement se veut être un concept appelé à devenir un outil de coopération et de solidarité entre les communautés de migrants comoriens avec les communautés de bases. (Suite les composantes du projet) 

 

A. Nabahane

071008/an/hzkpresse/15h00

 

 

 

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 23:47

 

Paris, lundi 08 septembre 2008 (HZK-Presse) :   Quand vient la fin de l’été, les Comoriens de France, de retour du pays, passent par la même phase de protestations, avant même d’évoquer les paysages, les plages, les pique-niques et les retrouvailles avec la famille et les amis. Ils se plaignent d’abord des conditions de transport, des escales pénibles, des retards qui ressemblent à des reports de voyages, des bagages perdus, des retards d’avions, du surbooking, des problèmes avec la police comorienne à l’aéroport de Hahaya et même parfois des incidents techniques qui obligent certains avions à se poser en catastrophe. C’est une habitude. Chaque Comorien de la diaspora a son histoire ou ses histoires de compagnies aériennes irrespectueuses qu’il raconte avec une pointe d’amertume au fond de la gorge et le sentiment de profonde injustice. Cela dure depuis près de 15 ans. Mais aucune plainte n’a jamais été déposée. Les demandes d’indemnisation sont rares. L’Etat comorien préfère fermer les yeux. Dans tous les cas, passé le mois de novembre, les protestations et les associations créées en août ou en septembre disparaissent avec la baisse des tarifs.

 

Tabassage et crachats

 

Une différence toutefois cette année. Le mouvement a commencé plus tôt. Il faut dire qu’un fait est venu troubler les esprits. Lors d’une escale à Sanaa (Yemen), le 12 juillet 2008, des voyageurs remarquent des mécaniciens qui s’affairent sur l’avion qui doit les transporter vers Moroni. La compagnie Yemenia a l’habitude d’utiliser un appareil plus vieux en direction ou en provenance de Moroni, tandis qu’entre Paris et Sanaa, il est plus conforme aux exigences des transports internationaux. Plusieurs fois, cet avion a eu des avaries. Les voyageurs s’inquiètent et demandent des explications, les choses s’enveniment et les forces de sécurité usent de leurs cross et certains auraient même craché sur les passagers en transit, selon plusieurs témoins indirects. Un jeune homme, Ahmed Tabibou est roué de coups et doit être hospitalisé sur place. L’avion décolle, mais doit revenir d’urgence à Sanaa car la tante du jeune Ahmed, Mme Urango Tabibou tombe dans le coma.

 

Selon Cheha Ahamada, un responsable d’agence à Paris, la compagnie Yemenia (que nous n’avons pu joindre ni par téléphone ni par email) prétend que le jeune homme a été agressé parce qu’il filmait au sein de l’aéroport. Un proche de la famille, Saïd Gamal, qui s’est rendu sur place pour prendre des nouvelles et assurer le rapatriement de sa cousine, deux yemenites charges de la sécurité dans l’aéroport et qui ont craché sur les passagers auraient déjà été licenciés. Mais, il n’en fallait pas plus aux passagers de la compagnie pour se plaindre, à leur retour de l’arrogance, supposée éternelle, des Arabes.

Dans tous les cas, une dame qui voulait simplement se rendre chez elle pour passer des vacances dans sa famille est aujourd’hui, encore, suivie par un médecin à Paris, traumatisée par l’avion et pour cela interdit de voyager pendant un an.

                                                    

Une première manifestation

 

Après plusieurs réunions, les Comoriens de Marseille ont manifesté le 11 août à l’aéroport de Marignane pour dénoncer la cherté des billets, mais aussi les mauvais traitements dont ils sont victimes par les agences et les compagnies de transports aériens qui desservent l’archipel. Une première.

Les organisateurs pointent du doigt le fait que le billet qui valait environ 615 euros de mars à mai soit monté jusqu’à 1800 euros en juin, juillet et août. Pour eux, la hausse du pétrole n’explique pas tout. D’autres pays, parmi les voisins des Comores, payent beaucoup moins pour retourner chez eux.

 

Yemenia, la principale visée par cette manifestation (une banderole affichait : « Stop aux avions poubelles à Sana ») aurait menacé de quitter les Comores. Mais certains interprètent un éventuel départ de Yemenia comme la conséquence de l’arrivée prochaine d’une nouvelle concurrente. Mais, le moins que l’on puisse dire c’est que Yemenia en a connues de « nouvelles compagnies » qui ont fait un petit tour et sont parties. La compagnie est depuis si longtemps presque seule sans le ciel comorien, surtout en dehors de la période estivale. Ceci peut expliquer cela.

Pourtant, la détermination des organisateurs était grande et s’est vue dans le fait qu’ils n’ont pas hésité à imposer des sanctions de types traditionnels à deux personnalités comoriennes de la ville de Marseille (dont fundi Dhanouni) soupçonnées d’être de connivence avec la compagnie du Yemen. Ils ont également décidé de ne pas en rester là et de mobiliser tous les Comoriens de France.

 

Tous à Paris.

 

C’est ainsi que le 30 août dernier, les Comoriens de Marseille ont organisé une réunion à La Courneuve en région parisienne. L’objectif était d’informer les Parisiens des actions qu’ils ont déjà entreprises en vue de faire pression sur les agences et les transporteurs. Près de 120 Comoriens de Marseille, Nice et Lyon, hommes, femmes, notables et intellectuels sont venus à Paris en cars pour l’occasion.

 

La réunion a été émaillée de nombreux témoignages qui dénonçaient les malheurs que subissent les Comoriens pendant leurs voyages. Si certains se sont indignés du « fait qu’ils sont traités comme des animaux » à Sanaa, d’autres ont expliqué que les contrôles par la police française, lors d’une escale technique à Dzaoudzi (Mayotte) ne vise qu’une chose : humilier un peu plus les Comoriens. Mustapha Abdou Raouf, un militant de la Société civile à Paris, affirme que pour ces contrôles, « les gens sont obligés de descendre pour faire monter d’abord les Comoriens de Mayotte ».

 

Lors de la réunion du 30 août, les Parisiens ont été invités à s’organiser en commission pour intégrer une « coordination nationale » qui aura pour objectif de négocier la baisse des tarifs et les conditions de transit. Cette coordination devrait aussi agir auprès des autorités comoriennes pour qu’elles s’intéressent aux conditions dans lesquelles voyagent les Comoriens qui vivent à l’extérieur.

 

Samedi 6 septembre, les Parisiens ont donc organisé leur propre réunion « Nous avons désigné dix-sept  personnes dont cinq femmes et nous allons créer une sorte de Conseil d’administration qui élira une commission qui intégrera la coordination nationale » poursuit Mustapha Abdou Raouf. La coordination nationale devrait donc se mettre en place la semaine prochaine à Marseille.

 

  Plus de voyages l’été dernier

 

Pourtant, cette année plusieurs choix s’offraient aux Comoriens de France qui désiraient passer leurs vacances au pays. Rien que sur Paris, il y avait quatre vols sur sept jours. Trois compagnies aériennes desservaient l’archipel, mais aucune ne faisait réellement de vol direct.

 

Yemenia proposait trois vols réguliers (lundi, mercredi, vendredi) et parfois un vol supplémentaire le samedi. Normalement, la compagnie dessert Moroni à partir de Paris avec une escale à Sanaa, où parfois, les voyageurs sont contraints de dormir, à l’aller ou au retour.

L’avion d’Air Austral part de Paris mais aussi de Marseille, se rend à la Réunion puis à Dzaoudzi et Moroni. Contrairement à ce qu’on entend souvent, les problèmes existent aussi dans cette compagnie française.

 

Voici plusieurs années déjà Mme Touma Ahamada qui habite Marseille a décidé de ne prendre qu’Air Austral, pour se rendre au pays. En 2007, elle a acheté auprès d’une agence marseillaise un billet pour se rendre à Dzaoudzi le 8 juillet, puis à Moroni le 9 juillet. Mais la compagnie a annulé son vol du 9 juillet et les agents sur place ont refusé de l’aider prétextant qu’elle avait « acheté son billet à Marseille » et affirmant ne pas pouvoir lui donner un autre billet au mois de juillet. Ce n’est que le 11 juillet qu’elle a trouvé, par ses propres moyens, une place dans un avion d’une compagnie locale pour pouvoir se rendre à Moroni. Cette année, elle a pourtant repris le même avion et regrette juste les nombreuses escales qui rallongent le temps passé dans les avions. Elle a en effet fait Moroni-Madagascar-La Réunion-Dzaoudzi-Marseille.

 

Enfin la nouvelle venue, Air Kenya, a plutôt la côte auprès des voyageurs comoriens. Elle a, elle aussi, multiplié ses vols (jusqu’à trois ou quatre par semaine). Pourtant, le voyage est long. Au trajet classique Paris-Nairobi-Moroni, elle a parfois rajouté une escale à Amsterdam, et les gens sont contraints de dormir à l’aéroport de Nairobi, dans l’attente d’un avion pour se rendre à Moroni.

 

Encore un nouvel avion

 

L’arrivée d’un nouveau transporteur redonne de l’espoir à la diaspora comorienne en France, d’autant que selon Cheha Ahamada, cette nouvelle compagnie posséderait « deux appareils et pourrait voler sous pavillon comorien », même si les fonds appartiennent à un groupe kowetien.

Les partisans du président Sambi présentent déjà la compagnie comme étant l’œuvre de ce dernier, mais en fait les discussions auraient commencé bien avant avec Mze Soule Elbak, ex-chef de l’exécutif de Ngazidja, si on en croit les confidences de Cheha. La compagnie qui a déjà déposé les demandes d’autorisation en France devrait commencer à transporter des Comoriens début octobre.

La coordination de la diaspora qui se met en place entend d’ailleurs peser sur le nouveau transporteur. C’est pourquoi elle a décidé pendant la réunion de la Courneuve d’envoyer aux Comores une délégation pour discuter sur les modalités de mise en place de cette nouvelle compagnie avec les autorités. Feue Air Comores aurait donc un remplaçant, près de 15 ans après.

 

Où est l’Etat ?

 

Les compagnies aériennes qui desservent les Comores abusent et profitent du fait qu’il n’y a quasiment pas de concurrence et que l’Etat comorien semble trouver son compte dans l’anarchie. Tous les problèmes se posent dans le dernier segment qui mène ou part de Moroni (Sanaa-Moroni, Nairobi-Moroni, Dzaoudzi-Moroni), ce qui montre bien que l’Etat comorien est passif depuis de nombreuses années. Comme s’il fallait attendre l’accident pour commencer à jeter un regard sur les conditions dans lesquelles les Comoriens sont transportés.

 

S’il faut relever et dénoncer les méthodes des compagnies, il faut aussi aux Comoriens une certaine introspection, une autoanalyse pour trouver leur part de responsabilité, s’ils veulent que les choses changent.

En effet, comment ne pas accepter ce qu’on subit à Sanaa, à Nairobi, à Dzaoudzi quand on l’accepte à l’aéroport de Moroni-Hahaya ? Comment des autorités dignes de ce nom peuvent-elles fermer les yeux sur le fait qu’on fasse attendre dans l’aéroport national des citoyens (hommes, femmes, enfants et même bébés) parfois pendant plus de dix heures, sous la chaleur ou le froid de la nuit, sans boissons et sans nourriture ? Comment après cela peut-on se plaindre d’être traités comme des animaux ailleurs ?

 

Ce n’est pas seulement à l’Etat de prendre ses responsabilités, mais aussi à chaque citoyen de tâcher de se comporter selon les valeurs qui sont celles d’un pays comme les Comores. Des voyageurs comoriens sont parfois mal à l’aise face aux comportements de certains de leurs compatriotes. Ainsi Omar Ahamada, qui voyage beaucoup entre la France et les Comores, pour les besoins de son commerce à Moroni, s’interroge encore du pourquoi c’est toujours sur les fils d’attente des Comoriens qu’il y a le plus de bruits et d’agitation à l’aéroport Charles de Gaulle à Paris. Il a eu l’occasion d’être encore plus indigné lorsqu’en février 2008, il a vu un jeune comorien vider une bouteille de whisky, puis une fois dans l’avion et soûl, remplir la bouteille de son urine pour l’offrir à une hôtesse, avant de se faire arrêter par la sécurité à Sanaa.

 

Il est certain que cette fois les acteurs de la diaspora comorienne en France ont décidé d’aller plus loin que la simple protestation habituelle. Toutefois, il convient d’attendre le passage de l’hiver pour juger de l’importance de ce mouvement, de sa capacité à dénoncer mais aussi à remettre en cause certaines habitudes et à agir pour diversifier les offres de transport et créer les conditions de leur amélioration.

 

Mahmoud Ibrahime, correspondant, Paris

HZK Presse 

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 11:23

LA FETE DE L’INDEPENDANCE DES COMORES

LE 05 JUILLET 2008 À LYON


Conférence  / Débat  sur l’économie de la Réunification de l’Archipel des Comores.

 Ce débat populaire animé par Anrmy (cf. biographie ci-dessous) s’est déroulée  en 2 étapes (1heure).

La première demi-heure s’est orientée sur l’Economie de la Réunification (une première dans le thème ndlr)  au sein de l’archipel des Comores : Maoré, Ndzuani, Ngazidja, Mwali.

Ensuite le débat était ouvert  à un public très divers en origine et en genre.

 

Dans les propositions d’un projet de développement commun aux 4 îles, Anrmy s’est attardé sur les principales caractéristiques de la structure économique actuelle des 3 îles (Mwali, Ndzuani, Ngazidja). Il évoque  leur histoire économique exportatrice et colonisatrice. Il met ensuite l’accent sur le problème du déficit commercial, de la dette, et de la dépendance.  Quant à Maoré elle reste  soumise à  une économie sous perfusion téléguidée  depuis Paris et Bruxelles.

 A cela, Anrmy expose de manière pragmatique et concise une réflexion sur les mesures économiques  à appliquer dans l’ensemble de l’archipel des Kamars[1] : Une  Révolution dite « Verte et Bleue », comme il la nomme. En somme un plan Terre- Mer axé sur l’agriculture et la pêche respectant parfaitement la structure de la population  à  65 % rurale.

S’inquiétant de  la manière dont le « Plan Terre » se présente, Dhoul, Anjouanais, pense que « le remembrement est un  problème qui peut être résolu par une meilleure formation des agriculteurs afin de mieux exploiter la Terre. »  Quant au plan « Mer »  Yacine, Grand Comorien, s’interroge « s’il est appliqué à titre individuel ou étatique »

Selon l’idée d’Anrmy affirmant que l’Afrique n’a aucunement besoin des pays dits amis pour se développer, Dhoul pense plutôt  «  que la question n’est pas de dire NON à l’aide mais pour quoi faire ? et pour quels objectifs ?. (..) L’Afrique n’est rien sans aide ! »

 D’autre part, réagissant aux arguments de Michel, français, Hydraulique Sans Frontières dénonçant« l’importance de la diaspora dans la manière d’utiliser les fonds envoyés aux Comores » Anrmy propose que ces transferts doivent réduire progressivement pour aller vers des transferts de compétences professionnelles. Ces transferts de fond s’élèvent  à  72 millions euros par an,(cf. le rapport d’octobre 2007 de la Banque Africaine de Développement) soit 1 fois et demi le budget des Comores. De l’avis de Michel, ces fonds doivent « s’orienter vers un investissement productif et non dans des coutumes onéreuses comme le Anda. »(Le Grand Mariage grand comorien)

 Bien évidemment, Anrmy insiste pour conclure qu’aucune de ces réflexions ne pourra être réalisable sans Unité ; sans Solidarité et sans Amour entre les 4 îles issues d’une même tradition, d’une même histoire et du même sang.  « Je rejoins cette idée et félicite l’initiative en encourageant que d’autres conférences de ce type se reproduisent (..) un moyen pour nos enfants et nos futurs d’en connaitre davantage  sur notre pays », ajoute Sandia, 40 ans, Anjouanaise  

Il en va de l’Avenir et de la Réussite économique des Kamars.


 Anrmy BOURHANE



[1] Ce sont les arabes qui ont donné au début d XVIème siècle ce nom :  Kamar (Iles de la Lune)

  Biographie : Né dans l’océan indien aux Kamar, Anrmy B. poursuit des études en Commerce International sous le soleil montpelliérain. Il décroche brillamment  aux Etats-Unis (2001) un Master trilingue en Négociation et Gestion de Projets Internationaux.
Son riche parcours professionnel le mène dans les 4 coins du globe. Après Les Canaries, les Etats-Unis, Puerto Rico, La Réunion, L’Espagne, Dubaï il pose aujourd’hui ses valises à Londres où on lui a confié le développement stratégique des marchés hispanophone et francophone d’une grande société américaine.

Très attaché à sa terre natale,  il s’engage activement dans des actions humanitaires-en particulier le domaine de l’éducation et la santé. Il a aussi l’honneur d’être membre de la famille Rotaract, la branche jeune du Rotary International.

 

 

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 09:49

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Paris, mardi 22 juillet 2008 (HZK-Presse)Finalement, c’est au terme d’un séjour de trois semaines en France que le Dr Abdou Djabir (Photo), président du parti MSADA et Maître de conférence à l’Université des Comores a souhaité rencontrer quelques uns de ses compatriotes installés en région parisienne. C’est à La Courneuve, ville où une maire adjointe et deux conseillers municipaux sont d’origine comorienne que la rencontre a eu lieu le dimanche 20 juillet 2008.

 

A La Courneuve se tenait le même jour une réunion de gens d’Ivembeni (Mbude) pour évoquer les circonstances dans lesquelles un jeune homme a été abattu par un gendarme dans leur village (voir ICI). Abdou Djabir a tenu à aller leur présenter ses condoléances avant de commencer sa propre réunion.

 Il a d’abord fait l’historique de la mise en place de la constitution de l’Union avec la clarté et la concision qui le caractérise. Revenant sur les velléités du Président Sambi de prolonger son mandat en modifiant la Constitution, il a affirmé qu’arrêter la tournante au moment où Mohéli doit assumer la présidence ce serait prendre « le risque de tout éclater de nouveau ».

 Il a ensuite demandé à ceux qui pouvaient le faire de prévenir le Président qu’il risquait ainsi de commettre l’irréparable. Mais l’homme politique ne ferme pas toutes les portes puisqu’il s’est dit prêt à participer à la conférence que voudrait organiser le pouvoir, mais à condition que celui-ci ne mette pas à l’ordre du jour l’autonomie des îles et le caractère tournant de la présidence de l’Union. C’est en somme ce que disent la plupart des hommes politiques originaires de Mohéli.

 
De nombreuses personnes qui ont pris la parole par la suite ont souligné l’injustice d’une mesure qui aboutirait à écarter les Mohéliens de la présidence de l’Union, après les tours de la Grande-Comore [2002-2006] et d’Anjouan [2006-2010]. Les charges contre Mohamed Sambi étaient si violentes qu’Abdou Djabir lui-même a tenu à être clair en affirmant que son opposition au président ne visait pas à le faire quitter le pouvoir car ce sont les Comoriens qui l’ont élu et ils l’ont élu pour quatre ans.

 A en croire l’avis de la majorité des 80 participants, un notable d’Ivembeni qui a pris la parole en premier a été le plus démonstratif. Il a fini son intervention en disant : « Il n’est pas question de revenir en arrière comme le diable. Nous avons signé pour quatre ans dans chaque île. Qu’on le veuille ou non, on terminera le tour ».

 
Mouigni Abdou, ancien chargé de la Communication au Ministère des Relations extérieures, a expliqué qu’avec la volonté du président Sambi les Comoriens risquaient de tomber dans le séparatisme, cette fois à Mohéli. « Personne ne dit que cette Constitution est bonne, ce fut de la quinine, mais il serait bon que chacun pense à l’avenir de l’unité de notre pays » a-t-il ajouté.

 
On a vu aussi se lever un ancien député, Cheikh, collègue de Mohamed Sambi à la Commission des lois, qui s’est dit surpris que ce soit la même personne qui aujourd’hui cherche à détourner les lois pour se maintenir au pouvoir. Ce député est revenu sur les méchancetés qui sont dites à propos des Mohéliens qui seraient incapables de diriger le pays et s’est demandé quels étaient les diplômes d’Ahmed Abdallah avant de rappeler que tous, Anjouanais, Grands-Comoriens, Mahorais et Mohéliens ont fait les mêmes études au lycée de Moroni.

 
Notant avant tout la complexité de la Constitution actuelle, Mzé Mchinda dit Bébé, greffier à Paris a tenu à dire que quel que soit le prochain président, il aura pour mission de réaffirmer l’unité du pays en stoppant la multiplicité des institutions.

 
Allaoui Halidi, juriste et poète a tenu à revenir lui aussi sur les lieux communs qui affirment que cette constitution a été imposée par les Anjouanais. Pour lui, nous devons mettre fin à l’hypocrisie et « chacun doit assumer ses responsabilités. Cette constitution est l’œuvre de plusieurs Comoriens des différentes îles, et notamment de Boléro et Abdou Soefo ». Pour lui, la meilleure des choses à faire est « de commencer à sensibiliser le peuple car le président Sambi pourrait proposer les modifications par référendum ».

 
Ministre-Conseiller à l’Ambassade des Comores en France à l’époque de Djohar, Ali Saadi, pense que le président Sambi fera tout « pour empêcher la tournante de tourner », même si apparemment toutes les Assemblées et les présidents de Ngazidja et de Mohéli y sont opposés.


Oubliant la politique quelques instants, Abdou Djabir qui est aussi professeur de droit à l’Université des Comores, a rappelé les processus prévus pour effectuer des modifications de la Constitution. Une fois encore, le Président du MSADA a appelé le Président Sambi à respecter la Constitution et les principes qui ont permis la réconciliation des Comoriens pendant la conférence de Fomboni en 2001.


 
Revenu à la politique, il a donné quelques éléments sur la manière dont il entend réformer la Constitution, s’il est élu en 2010. Pour lui, ce travail pourrait commencer en 2012, au moment où de nouveaux chefs des exécutifs seront élus à la Grande-Comore et à Mohéli, et il pense que les « frères mahorais » pourraient être associés. Voulant à tout prix un consensus, il espère sans doute travailler de concert avec les nouveaux élus pour éviter les blocages observés ces dernières années.


 
Il souhaite entre autres que les élections soient au maximum regroupées, et que les Vice-présidents élus en compagnie du Président de l’Union deviennent automatiquement les chefs des exécutifs des îles respectives. L’homme politique a regretté que la volonté du Président de modifier la Constitution soit inspirée par des étrangers.

 Et lorsqu’un notable lui a demandé s’il comptait être un président-lapin ou un président-lion, Abdou Djabir s’est empressé de dire : « Faites pour moi une prière pour que jamais je ne sois un lion qui vous mangerait ».


 
Naturellement, les institutions ont aussi été au centre du discours prononcé par le Président Sambi ce même dimanche à Paris. Sujet délicat, comme on a pu le vérifier lors de cette rencontre à La courneuve. A entendre les violentes attaques contre le président Sambi et son gouvernement, attaques dont le Dr Abdou Djabir n’a ni sollicité ni approuvé, on se dit que les fonctionnaires de l’Ambassade des Comores et les proches du Président ont eu raison d’annuler la rencontre qu’ils comptaient organiser entre lui et les Comoriens de la région parisienne dans cette ville le même jour.

 Au lieu de cette réunion, ouverte à tous, dans laquelle le Président risquait pour le moins d’entendre des choses désagréables, ils se sont repliés dans l’appartement de l’Etat comorien, rue Alphand, avec des notables et des personnalités triés sur le volet pour venir l’entendre et l’applaudir.

 
A la fin de son discours, selon plusieurs témoignages, aucune personne n’a eu le droit de poser des questions, sauf un grand notable de Ngazidja, Mohamed Boina qui dirige la commission des madjliss, instance dont a fait partie l’actuel ambassadeur des Comores en France, Soulaimane Mohamed Ahmed, avant de prendre ses fonctions. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’Ambassade des Comores a pris conscience que la diaspora comorienne en France n’est plus aussi unanime qu’il y a deux ans sur l’action du Président Sambi.


 
En France, on est revenu au temps où les ministres du gouvernement Azali, comme l’ancien président lui-même, jouaient à cache-cache avec les Comoriens. Le mot d’ordre est donc à la méfiance et à la prudence.

 Mahmoud Ibrahime (Correspondant, Paris)
220708/mi/hzkpresse/18h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans DIASPORA
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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 22:36

Ci-dessous un petit compte rendu de la fête de l'indépendance à l'île de la Réunion.


ILE LA REUNION : Fête de l’Indépendance, les enfants à l’honneur

Lors de la commémoration du 33ème anniversaire de l’indépendance des Comores plusieurs manifestations se sont déroulées ici et là. Parmi elles, nous retrouverons celle organisée à l’Ile de La Réunion à Château Morange (Saint-Denis).

 Pour l’occasion, plusieurs activités étaient au programme : conférence, exposition et projection vidéo, dégustation culinaire, théâtre, atelier de beauté (tresses et masque de beauté), ainsi que des danses et chants traditionnelles telles que twarab, madjilisse, sambé ou wadaha (danse du pilon). Mais de par son originalité, nous retiendrons l’atelier de contes et de jeux comoriens.

 En effet, cet atelier animé par trois jeunes femmes : Anzat (23 ans, étudiante en Master Ingénierie Economique et Financière), Yakina (25 ans, doctorante en littérature) et Mariama (29 ans, conseillère gestionnaire en communication) a connu un véritable succès. De leur mieux elles essaieront et réussiront brillamment à susciter la curiosité des enfants sur l’autre culture (la culture comorienne).

 L’approche était des plus originales. Ces enfants à qui on apprend les contes de La Fontaine et de Diderot ont été émerveillés de découvrir les « halé » (contes comoriens). En parallèle, une petite vidéo : « Chifchif et la Reine Des Diables »,  d’après un conte de Salim Hatubu (montage et réalisation faites par Saïd Hassane Ezzidine) a été projetée. Rappelons qu’une seule séance était prévue, au final trois séances auront eu lieu.

 Mais ces jeunes femmes ne s’arrêteront pas à là. A ces enfants de l’entre-deux cultures, elles leur révèleront quelques notions identitaires et minimales à savoir sur la culture comorienne : telle que l’hymne nationale ainsi que le drapeau que les enfants n’hésiteront pas à aider à la confection. Pour les plus énergiques plusieurs jeux étaient également au rendez vous : course de pneu, jeux d’eau, shamtra…

 Plusieurs parents n’ont pas manqué de féliciter le travail du trio. Ce dernier les remerciera modestement, tout en ayant une pensée particulière aux personnes qui se sont improvisés « modérateurs » de l’atelier.

Au passage, ces jeunes femmes tiendront à souligner que leur l’intention n’est très certainement pas d’imposer à l’enfant un choix de l’une ou l’autre des deux cultures dans laquelle ils grandissent, mais de le tenir suffisamment en éveil sur l’existence des deux. Après tout, petits ou grands, en matière d’identité, nous ne sommes que ce que nous faisons….

 Mary
Le Port – Ile de La Réunion
 

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 10:33

SOURCE : HZK PRESSE

Comores / Société

 Moroni, lundi 2 juin 2008 (HZK-Presse) – Les odeurs des grandes vacances ont commencé à se faire sentir ici aux Comores. Oui, nous sommes déjà au mois de juin, et nombreux sont les comoriens qui se préparent, soit pour le Grand mariage, communément appelé le Anda, soit pour accueillir les « je viens ».

 Ces derniers dont la majorité réside en France, plus particulièrement, à Marseille et Paris, viennent en masse au pays, à partir de ce mois, pour rendre visite à leurs familles respectives. C’est la période des retrouvailles pour tout et chacun, voire, de toutes les festivités, où l’ambiance est plus que joviale.

 D’abord, leur arrivée est l’occasion pour les « je reste », de bien remplir leur ventre, car le tchayi (thé en langue comorienne) oblige. En effet, les familles des « je viens » invitent leurs proches et amis à un grand festin, manière de lui souhaiter la bienvenue au pays. Ainsi, commence une période bien remplie pour nos frères et sœurs je viens, qui concilient à la fois, réhabilitation ou construction de leurs foyers et toute sorte de loisirs. L’on peut citer les sorties à la plage, en boîtes de nuit, aux concerts, ainsi qu’aux festivités du mariage.

 Cependant, nos hôtes, surtout les femmes, qui ont souvent l’habitude de nous impressionner par leur look totalement fashion (à la mode), parfois sexy, vont devoir se conformer à la tendance actuelle du pays, qui interdit désormais, le port des pantalons, pour les femmes et les filles. Quant aux boîtes de nuit, nos adolescents « je viens », vont certainement s’ennuyer de l’absence des bals des jeunes, qui contribuaient sans nul doute, à rendre inoubliable, leur séjour au pays. Sur la liste des contraintes, s’ajoute l’interdiction de se baigner dans certaines plages de la place, notamment, celle d’Itsandra, l’une des plus fréquentées de la saison.

 De tout cela, le Grand mariage continue d’attirer le plus d’adhérents, surtout les je viens, qui s’investissent toute l’année pour ne pas rater une telle occasion. De juillet à septembre, le calendrier du Grand mariage est plus que rempli, parfois même, les gens ont du mal à se départager d’une invitation à l’autre. Cela s’explique le plus souvent, par l’attente des je viens dont les compagnies aériennes se disputent le marché florissant des 20.000 réservations au prix fort.

 Il se trouve toutefois que cette année, le ramadan commence au début du mois de septembre, raison pour la quelle, les programmes démarrent en ce mois de juin, par anticipation. C’est en fait, une course contre la montre, pour ceux qui ont programmé leur mariage cette année, car ils veulent tous finir avant le mois sacré. Donc, à vos marches!

 Loulou S.I. Alfeïne
020608/lsia/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans DIASPORA
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