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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 00:55

INA LILAH WA INA ILAIHI RADJIOUN »

MARIATA-YOUSSOUFA.jpgC'est avec tristesse que nous venons d’apprendre la mort prématurée de la jeune et dynamique présidente de l'Association des victimes du Crash de l'A310 de Yéménia (AIDE) survenue dans la nuit de samedi 20 au dimanche 21 février 2010 à Marseille.


Selon le communiqué de l’association des familles des victimes du vol A310, Mariata Youssoufa, âgée de 35 ans, est décédée « lors d’un accouchement à l’hôpital de la Conception à Marseille. C’était une personne engagée depuis cette terrible nuit du crash du 29 Juin 2009 dans l’unique but de découvrir la vérité, rien que la vérité afin que toutes les familles puissent faire leur deuil dans le respect et la dignité. »
 
Même si nous ne connaissions pas personnellement la défunte, son dynamisme et son combat qu’elle menait avec acharnement depuis l’accident de Yemenia du 30 juin 2009 dans lesquels ses deux frères et sa sœur sont morts, ne nous avaient pas laissé indifférent. Nous nous souviendrons toujours de cette jeune femme qui exprimait en permanence sa colère avec consternation mais sans énervement. « Des abandonnés du crash, c’est ce que nous sommes ». Martelait-elle régulièrement dans les médias.


Comme le précise le communiqué précité « aujourd’hui c’est nous tous qui devons faire le deuil de notre sœur de notre amie que nous ne reverrons plus mais dont nous souviendrons toujours pour son courage son noble combat et l’amour qu’elle avait pour nous tous qui avons eu la chance de la côtoyer. »
 
Nous présentons nos sincères condoléances à ses proches et à l’association dont elle était jusqu’avant-hier la présidente.

La levée du corps se fera ce Mardi 23 Février 15h00 heure locale à la morgue de La Timone à Marseille ; une prière selon le rite musulman y aura lieu avant que le convoi funèbre transporte le corps au Cimetière carré musulman de La Valentine ou sera enterré le corps à 16H00 heure locale."
 
Adresses :
Cimetiere de la Valentine 93 Route des Trois Lucs à la Valentine 13012 Marseille
Hopital Timone 264 r Saint Pierre 13005 MARSEILLE
 
Un car est mis à disposition des personnes ne pouvant pas se rendre aux funérailles de leurs propres moyens.
Départ de la Porte d'Aix entre 14h00 et 14h30


Que son âme repose en paix !
Amen.


Halidi Allaoui
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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 23:06

 

 

Le mercredi dernier, nous avions publié un article concernant  deux étudiantes de l’Université de Pau originaire des Comores qui ont été arrêtés dans des conditions rocambolesques et placées en centre de rétention à Paris dans l’attente de leur expulsion vers les Comores.

 

louise-sitti-blog.PNGDouble bonne nouvelle ! Liouize Ali et Sitti Youssouf sont libres. En effet, elles ont été remises en liberté hier (jeudi) par un Juge des Libertés et de la détention qui avait jugé irrégulière l'ordonnance de placement en rétention en raison du manque de certaines pièces : procès-verbaux d'interpellation et de placement en garde à vue. Cette décision est confirmée aujourd’hui par la Cour d’Appel de Paris qui a purement et simplement rejeté l’appel interjeté par le parquet.

 

Toutefois, l’affaire n’est pas définitivement close car les deux filles sont toujours sous la menace d’expulsion. La décision les obligeant  de quitter le territoire français qui date du mois 2009 reste toujours valable.

Affaire à suivre.

 

Halidi Allaoui

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 21:37

Lu pour vous / Source : http://www.humanite.fr/article2759653,2759653 - Article paru
le 27 janvier 2010

De père français, 
elles risquent l’expulsion

Deux étudiantes de l’université de Pau, qui n’ont de comorienne que la nationalité, 
ont été transférées hier au centre de rétention de l’île de la Cité, à Paris.

Elles ont quitté les ­Comores dès leur plus jeune âge, n’y ont plus de famille et n’en parlent pas la langue. Pourtant, Sitti Youssouf et Liouize Ali, les deux étudiantes arrêtées lundi matin à Pau, risquent bien l’expulsion vers ce pays après leur placement au centre de rétention de l’île de la Cité, à Paris. « Elles sont en attente d’un jugement en appel du tribunal administratif de Bordeaux concernant leur situation légale », indique leur avocate, Me Marie-Pierre Massou-di-Labaquère. Les deux étudiantes ont suivi toute leur scolarité à Mayotte, territoire qui accédera bientôt au statut de département français d’outre-mer : « Là-bas, tout le monde dit que Mayotte est une île française. Et ici, on nous dit qu’elle fait partie des Comores », résumait Sitti, il y a peu. Situation d’autant plus ubuesque que leur père lui-même est devenu français après le changement de statut de l’île.


Les deux jeunes filles, âgées de vingt-deux et vingt-quatre ans, ont été arrêtées par la police des frontières (PAF) de Billère, à la sortie de leur résidence universitaire, « alors qu’elles partaient en cours », raconte Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF et élu palois. Des circonstances qui interrogent nombre de militants, dont Jean-Jacques Le Masson, de RESF Pyrénées-Atlantiques  : « Deux hommes en civil les guettaient. Ils avaient en main leurs photos. »


Installées en France depuis octobre 2008, toutes deux bénéficient de bourses d’État liées à leurs études de géographie. La communauté universitaire s’est d’ailleurs mobilisée, appelant à un rassemblement hier soir à Pau. Selon leur avocate, qui envisage de saisir la Cour européenne des droits de l’homme, Sitti et Liouize n’auraient jamais reçu de « refus de visa », même si, en juillet 2009, le tribunal administratif de Pau leur avait confirmé leur obligation de quitter le territoire français, à la suite d’un retard du Crous pour délivrer les cartes d’étudiantes. Jugement dont elles avaient fait appel. La préfecture des Pyrénées-Atlantiques, elle, dispose de quarante-huit heures pour les expulser vers les Comores. « Il s’agit d’une véritable provocation, insiste Olivier Dartigolles, alors que notre ville doit célébrer, à la fin de la semaine, les soixante-dix ans de la Cimade. »


Lina Sankari

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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 06:32
LU POUR VUS : Source : Agence comorienne de Presse (HZK-Presse) 28/10/2009

Paris, mercredi 28 octobre 2009 (HZK-Presse) – La diaspora anjouanaise de Paris a accueilli à bras ouverts le Gouverneur de l'île d'Anjouan Moussa Toyibou (photo) lors de son passage dans la capitale française. L'accueil s'est déroulé dans la matinée du dimanche 25 octobre. Sur place une foule nombreuse a envahi la salle, alors que d'après une source de l'Ambassade des Comores à Paris, ces anjouanais présents ne représentaient que les 2/3 de ceux qui sont installés à Paris, ce qui montre bien que la salle était trop petite pour contenir tout ce beau monde.

Pourtant ceux qui ont pu accéder à la réunion ont pu s'exprimer et donner leur opinion sur l'évolution de la situation dans l'île d'Anjouan. Il a été question d'économie, santé, éducation et d'autres ambitions pour développer l'île. Les premiers participants à prendre la parole avant le Gouverneur Moussa ont manifesté leur joie de recevoir le numéro 1 de l'île pour la première fois depuis son élection en juin 2008, une façon de s'inquiéter face à ce qui bloque toute amélioration des conditions de vie de la population de l'île.

« Il est de temps de trouver des liens qui pourront apporter un grand soutien à l'éducation et la santé à Anjouan » propose un participant. Dans la salle chacun était très impatient d'entendre ces critiques qui ont fini par ouvrir des perspectives de solutions. Un des participants a pris la parole pour se demander « pourquoi il n'y a jamais de suivi dans les projets de développement de notre île ? »

Un autre lui a emboité le pas en ajoutant « Pourquoi continuons-nous à subir des difficultés de dédouanement au niveau de la diaspora, avec parfois des formalités harassantes pour enlever nos conteneurs, alors que c'est au bénéfice de tous les anjouanais ? ».

Le Gouverneur Moussa Toybou prend ensuite la parole pour assurer à l'assistance sa « ferme volonté et sa disponibilité à servir son île en partenariat avec la diaspora ». Il a même déclaré que « désormais pour tout dossier qui concerne la diaspora, il y aura une personne relais pour faciliter les démarches, afin d'accompagner nos compatriotes de l'extérieur à investir dans leur île », en ajoutant que cela ne s'arrêtera pas là, y compris le cas de ceux qui auront besoin d'un acte administratif pour les éventuelles demandes d'aide au profit d'Anjouan.

Dans la salle, le gouverneur a choisi au sein de sa délégation Abdel Kader Charkane, ancien secrétaire de son gouvernement, pour prendre la responsabilité de cet important département qui lui permettra d'être en relation directe et permanente avec la diaspora de France.

Le Gouverneur Moussa a beaucoup insisté sur le fait qu'il s'engageait d'abord en tant qu'anjouanais pour étudier ensemble le développement de l'île et comment la diaspora pourra y apporter sa contribution, et non en émissaire du gouvernement central. Avant de clore ses propos, M. Toyibou a sollicité aux anjouanais et surtout à l'ambassade des Comores à Paris d'examiner un dispositif de recensement des comoriens d'Anjouan afin de pouvoir se réunir chaque fois qu'une telle occasion se présente.

Mais avant de s'entretenir avec la diaspora, Moussa Toyibou était en France pour un objectif précis, une visite officielle dans le cadre des assises de l'AIRF (l'Association internationale des régions francophones) dont l'île d'Anjouan est membre. A noter que l'actuel Gouverneur de l'île est l'un des vices présidents de l'association. Avec sa délégation, il doit défendre différents dossiers de l'île et obtenir des inscriptions dans des formations qui auront lieu aux quatre coins de l'espace francophone. Cette année les assises de l'AIRF tenues à Toulouse du 21 au 23 octobre dernier, étaient d'ailleurs consacrées aux formations continues.

La présence de la délégation anjouanaise à Toulouse leur a permis également d'organier une visite touristique à la chaine de montage de l'Airbus A-380, ensuite elle a réuni les différentes diasporas anjouanaises de la région de Toulouse et de la ville de Marseille. Le Gouverneur en a profité pour nouer des relations avec des autorités régionales de France, pour renforcer les liens entre elles et la communauté comorienne originaire d'Anjouan, autour de projets de développement et des actions de jumelage, sans oublier le suivi des doléances spécifiques. Autant dire que cette visite d'une semaine de la délégation anjouanaise en France fut « une réussite » à en croire la délégation et des membres de la diaspora.

Naouir Eddine Papamwegne
281009/nep/hzkpresse/15h00
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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 11:40

Mariama Abou Bacar (photo ci-contre avec Mandla Mandela), une originaire des Comores, était  l'intérprète de la délégation sud africaine conduite par le petit fils de Nelson Mandela lors de son récent séjour sur  l'île de la Réunion au début de ce mois.
Vous trouverez ces impréssions de cette "grande expérience pleine d'émotions"dans l'article de Charifa Madi ci-dessous.
Bonne lecture

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A HOME AWAY FROM HOME

Saint Louis (Ile de la Réunion) et Mvézo (Afrique du Sud)

 

 


(Les Enfants de Mvézo,village natale de Nelson Mandéla : photo ci-dessous)
L’Afrique du Sud était à l’honneur pendant une dizaine de jours à Saint Louis (Ile de la Réunion). Une délégation sud africaine conduite par Monsieur Mandla Mandela (le petit fils de Nelson Mandela et récemment élu chef de sa tribu) fut invitée à la Réunion. Ils ont répondu présents aux rencontres musicales qui ont certes duré deux jours, mais qui n’a pas empêché la délégation à rester sur l’ile pendant une dizaine de jours.

 

Mademoiselle Mariama Abou Bacar, originaire des Comores, l’interprète de cette délégation et qui tout au long de leur séjour les a accompagné nous relate ses sentiments ainsi que les faits suivants :

 

" De Monsieur Mandla Mandela, je garde l’image d’un grand homme, autant par sa prestance que par son cœur. Il accorde une haute importance aux valeurs traditionnelles et culturelles. Durant son séjour, il ne cessera de remercier Monsieur Claude Hoarau (le maire de Saint Louis) mais aussi Messieurs Christophe Rocheland et Richard Apavou, les responsables de l’Association Coopération Réunion / Afrique du Sud, qui sans leur détermination cette rendez-vous culturelle n’aurait pu se faire.

Chief Mandéla est arrivé accompagné d’une délégation de 42 personnes (dont Monsieur Mlamli le maire de King Sabata mais aussi 33 enfants de Mzévo, village natale de son grand père Nelson Mandela). Ces enfants font l’objet d’un beau programme d’éducation particulier, reposant entre autre sur l’abstinence jusqu’au mariage, afin de lutter contre le H.I.V.


(De la gauche vers la droite : Richard APAVOU, Mandla MANDELA et Christophe ROCHELAND : Photo ci-dessus)
Pendant leur séjour, autant ils découvraient la Réunion, autant ils nous faisaient découvrir leur culture et notamment à travers des prestations musicales. Très vite les liens qui étaient au préalable déjà créés entre Saint Louis et L’Afrique du Sud pendant l’apartheid se sont renforcés. Nous retiendrons beaucoup d’émotion et d’attachement notamment entre les élèves de différentes écoles de Saint Louis et nous ne pouvons que prétendre qu’à de belles autres futures rencontres. D’ailleurs de l’accueil qui leur a été fait ainsi que de la chaleur humaine du peuple réunionnais, Chief Mandla Mandéla ainsi que Pearls l’un des enfants ne s’empêcheront de dire que loin de chez eux, ils ont trouvé un chez eux : "I find a home away from home…"

 

 

 Charifa MADI

Editorial /Communication UK
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Mariama HALIDI HALIDI - dans DIASPORA
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 10:07
Paris, mercredi 01 avril 2009 (HZK-Presse) – Sur scène des jeunes filles de toutes origines défilent comme de vrais mannequins. Ce ne sont que des étudiantes et la présentatrice rappelle leurs formations, comme pour démentir les présupposés sur les femmes qui font ce métier. Nous sommes à Bobigny, en région parisienne, mi mars.

Sur scène des robes de soirées. Ensemble noir, strié de petites flammes, porté avec une petite veste couleur diamant. Courte robe bleue dont le bas a été dessiné pour faciliter les mouvements sur une piste de tango. Noir encore, bustier et mini-jupe de soie portés avec des collants. Des diamants paraissent incrustés dans cette simple robe noire et brillent sur la tête du mannequin. Rouge de soirée dévoilant de longs bras.

Les modèles sont nombreux, les types très divers, les yeux sont émerveillés. Les clins d’œil aux vêtements de l’archipel des Comores sont là. Pourtant, il n’y a que trois modèles qui renvoient directement aux habits des Comores : un ensemble brodé de fils d’or fait d’un tissu du fameux lesso qu’on trouve quasiment sur toutes les femmes de l’archipel ; un manteau confectionné avec un tissu chiromani de couleur bleue avec une cagoule pour jouer au Petit Chaperon… bleu ; et la traditionnelle saluva portée par toutes les comoriennes, et plus particulièrement à Anjouan. La dominante reste quand même les tenues de cérémonie et de soirée.

Sous la musique d’un célèbre groupe anjouanais, Mme Latufa Saïd Omar (A gauche sur la photo ci-dessus avec le micro), présentait ses créations à un parterre de femmes et d’hommes des réseaux de militants de la cause féminine et du développement dans les pays du tiers monde. Quelques heures auparavant, on parlait de système d’irrigation dans le désert sahélien et d’expérience de production en communauté en Amérique du Sud. Ce n’était pas la première fois qu’elle montrait ses robes, pourtant les occasions sont rares pour cette femme engagée et travailleuse, mais discrète dans sa propre communauté.

Pendant qu’on préparait la mariée pour le bouquet final, Latufa est entrée sur scène, sur la plante des pieds. Et, la voix hésitante, elle a remercié et remercié tout le monde. Rare cas où personne dans son entourage et au-delà n’est oublié.

Latufa est née à Mutsamudu (Anjouan) et vit à Paris depuis plus de quinze ans. C’est une militante de la cause des femmes et de l’unité des Comores depuis longtemps. Avec son mari, Abdouroihamane Saïd Omar (à propos du quel on pourrait dire que derrière les réussites d’une femme, il y a la compréhension et le soutien d’un mari), elle fait partie de ces Anjouanais qui ont refusé de suivre la folie séparatiste et qui ne craignaient pas d’afficher clairement leurs positions unionistes, notamment au sein de l’association Umodja des Femmes comoriennes et Femmes Solidaires (Union des Femmes françaises).

Le parcours de Latufa est le reflet d’une certaine persévérance. Elle a suivi sa formation de styliste à Paris de 1997 à 2001, année où elle a obtenu son diplôme. Ce fut une formation à la fois théorique et pratique, avec de nombreux stages. Après 2001, elle a continué à se perfectionner avec des missions dans les grandes maisons parisiennes. Elle a ainsi été retoucheuse chez Paule Ka, finisseuse et couturière polyvalente chez Dior, préparatrice de modèles chez Chanel… Et récemment encore, elle a travaillé en tant que couturière à domicile dans la confection de robes de soirées et de lingeries chez Sabia Rosa entre 2004 et 2005, puis en tant que contrôleuse et coupeuse de cuir chez Hermès entre 2006 et 2008.

Aujourd’hui, Latufa a créé sa propre ligne de prêt-à-porter féminin qui associe audacieusement des matières diverses (raphia, perles, paillettes, strass, dentelles, cuir…) et des tissus comoriens, africains et européens.

Il ne manque que le « déclic » commercial pour que cette activité générée et soutenue par la passion ne devienne une activité commerciale. Latufa voudrait commercialiser ses créations, mais c’est encore difficile pour cette artiste qui est loin des réseaux commerciaux.

Mahmoud Ibrahime, Correspondant, Paris
010409/mi/hzkpresse/600
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 16:01
 

Paris, jeudi 12 mars 2009 (HZK-Presse) – La Table Ronde organisée par l’Association des Amis de l’Université des Comores et la revue Tarehi le 7 mars 2009 a tenu ses promesses en termes de contenu et de débats. L’objectif de cette Table Ronde organisée par des chercheurs comoriens à la Mairie du 15e arrondissement de Paris n’était pas de faire une contre-conférence ou un pendant à celle organisée un peu avant à Moroni.

Il ne s’agissait pas non plus de faire des propositions au gouvernement actuel. Les organisateurs ont précisé dès le départ et au fil des questions qu’ils ne faisaient que leur travail qui est d’analyser, chercher et éclairer leurs compatriotes sur un texte fondamental qui est la Constitution du 23 décembre 2001, constitution susceptible de modifications dans un proche avenir.

La matinée a été consacrée aux événements qui ont conduit à la mise en place de la Constitution de l’Union des Comores. Mme Kamlati Bacar s’est attachée à retracer l’histoire constitutionnelle des Comores depuis 1975 jusqu’à nos jours. Cette enseignante en Lettres-Histoire a dénombré près de cinq constitutions pendant cette période, ce qui traduit bien l’instabilité institutionnelle du pays.

M. Saïd Abasse Ahamed, doctorant en sciences politiques à l’Université Paris 1, a montré que la crise séparatiste qu’a vécue l’archipel depuis 1997 n’est pas un événement exceptionnel propre aux Comores, mais que d’autres pays, notamment en Afrique, se sont trouvés confrontés à des crises de même type. Partout, une partie de la population considérant, à tort ou à raison, qu’elle est mise à l’écart, demande à pouvoir participer à la gestion des affaires de l’Etat.

Il a noté que l’appel à des instances extérieures est le résultat de l’incapacité de la classe politique comorienne à trouver des solutions pour régler leurs problèmes en interne. Pour le chercheur, spécialiste de la notion de « négociation » qui a enseigné au Congo, la solution trouvée est certes coûteuse mais elle a le mérite d’avoir permis de mettre fin au conflit.

Enfin, pour M. Kamal Saïd, doctorant à l’Université Paris 1, les institutions actuelles doivent être réformées car elles relèvent d’un droit étranger au peuple comorien. Pour ce jeune chercheur, qui a commencé ses études à l’Université des Comores, la Constitution comorienne doit refléter les spécificités de la population.

La première partie de l’après-midi a été consacrée à l’analyse de la Constitution de l’Union. M. Elarif Saïd Hassane, docteur en sciences politiques de l’Université Paris 1 et Conseiller à l’Ambassade des Comores à Paris a décrit avec minutie les institutions actuelles et a qualifié le système actuel de « régime présidentiel avec une séparation rigide du pouvoir ». Il a conclu que dans un tel cas s’il n’y a pas d’entente entre les divers organes, soit l’un domine tous les autres, soit ils se bloquent tous mutuellement.

Moncef Saïd Ibrahim, juriste, s’est attaché à décrire la pratique de cette constitution à travers les décisions ou les non-décisions de la Cour constitutionnelle et l’assistance a pu saisir à travers cette intervention l’impuissance de celle-ci.

L’autre partie de l’après-midi a été consacrée à la possibilité de réformer la Constitution actuelle. Pour M. Kambi Abdellatuf, doctorant en gestion à l’Université Saint-Quentin en Yvelines, les aspects économiques ont trop souvent été oubliés au moment des réformes institutionnelles, alors que souvent ils sont à l’origine des crises. Il faut, selon lui, penser à l’économique quand on veut modifier le caractère de l’Etat.

M. Saïd Mohamed Saïd Hassane, docteur en Droit de l’Université d’Orléans et Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche, a procédé à une analyse détaillée du projet de réforme de la Constitution proposé par le Président Sambi. Pour lui, ce projet modifie la nature du régime politique et la forme de l’Etat. Le régime politique actuel, décrit comme un régime présidentiel, céderait la place à un régime de type parlementaire alors que les îles autonomes passeront du statut d’entités fédérées à celui de collectivités territoriales.

La Table Ronde s’est terminée par la communication de M. Halidi Allaoui, juriste qui s’est interrogé sur la forme d’Etat la mieux adaptée. Halidi Allaoui a fait quelques propositions de réforme, en ayant en tête uniquement le souci de « l’unité réelle et sincère du pays ». Pour cela, il récuse la notion de « citoyenneté de l’île », en affirmant qu’elle est par ailleurs contraire aux dispositions de la Constitution de l’Union et préconise la représentation du pouvoir central dans les îles par les vice-présidents et la délocalisation de leurs ministères.

Il a notamment insisté sur la nécessité d’un pouvoir exécutif fort et solidaire avec la participation des chefs de l’exécutif des entités insulaires. Il a aussi proposé que tous les membres de la Cour constitutionnelle soient des juristes et des diplômés en sciences politiques ayant une certaine expérience et recrutés sur concours, pour favoriser l’indépendance de celle-ci.


Cette Table Ronde a été une réussite, de par la qualité des communications mais aussi par les interventions des personnalités de la diaspora présentes dans l’Assemblée et qui ont enrichi la réflexion par leurs connaissances et leur expérience.

Les organisateurs se sont engagés à publier la somme des interventions dans un numéro spécial de la revue Tarehi qui paraîtra avant la fin de l’année.

Mahmoud Ibrahime (Correspondant à Paris)
120309/mi/hzkpresse/12h00
Article paru également dans Alwatwan n°1273 du 12 mars 2009
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 16:02

Manifestation à Paris contre la départementalisation par la France de Mayotte
Les Comoriens de France se sont donné rendez-vous au Trocadéro, le samedi 21 février, pour une grande manifestation contre le référendum de départementalisation de Mayotte. Les Comoriens ont crié leur ras-le-bol devant le projet de ''balkanisation'' de l'archipel au cri de 'Mayotte est une terre comorienne'' ou encore ''Visa Balladur, visa criminel''. Parmi les manifestants des élus et membres du Pcf, des responsables de l'association Survie, une Ong qui milite en faveur d'un nouveau type de relations entre la France et l'Afrique. Jamais une manifestation comorienne en France n'aura rassemblé autant de monde. Annoncé parmi, le célèbre rappeur franco-comorien Rohff se serait finalement décommandé. Tout comme Soprano, l'autre étoile montante de la musique française, lui aussi d'origine comorienne.

L
a diaspora comorienne de France a, une fois encore, montré son attachement à la question de Mayotte en organisant, le 21 février à Paris, une marche de protestation contre le référendum de départementalisation de Mayotte. Le cortège, composé essentiellement de jeunes, est parti du Trocadéro et a dévalé le champ de Mars avant de relier les Champs Elysées au cri de ''Sarkozy assassin'', ''Mayotte est une terre comorienne'' ou encore ''Visa Balladur, visa criminel''. On a distingué parmi les manifestants une brochette d'élus et membres du Parti communiste français ainsi que des responsables de l'association Survie, une Ong qui milite en faveur d'un nouveau type de relations entre la France et l'Afrique.

''Visa Balladur, visa criminel''

Pour Moustapha Abdou Raouf, qui a harangué la foule peu avant le début de la marche, Mayotte n'est pas ''un territoire européen''.
''Le référendum prévu le 29 mars est illégal et viole le droit international'', a-t-il ajouté. Et Moustapha Gueye, membre du cercle Frantz Fanon, de dénoncer à son tour le double langage de Paris et son obstination à défier les résolutions des Nations unies. ''La France doit balayer devant sa propre porte'', a-t-il lancé.
Il faut dire que la marche du 21 février fait partie d'une série de manifestations organisées dans la capitale française dans le cadre de la célébration de la semaine anti-coloniale. ''Il est assez paradoxal qu'à l'heure où l'on est entrain de dénoncer la politique coloniale de la France aux Antilles, Mayotte cherche à adopter un statut de département'', a déclaré un manifestant.

Rappelons que quelques jours auparavant, une délégation de la diaspora comorienne a été reçue à l'Elysée et a fait part de sa vive protestation contre l'initiative française de séparer Mayotte des autres îles de l'archipel (voir notre avant-dernière édition). Ce même 21 février, à l'issue de la manifestation, une autre délégation a rencontré certains hauts responsables du secrétariat d'Etat à l'Outre-mer.
''Notre combat est juste. Et la France doit savoir que nous n'abandonnerons jamais Mayotte. C'est une île comorienne, africaine et musulmane'', a déclaré Abdou-Raouf, avant d'appeler les manifestants à ''appuyer'' la marche pacifique organisée, à quelques kilomètres de là (Place de la Nation), par les ressortissants des Antilles et de La Réunion pour protester contre la politique ''discriminatoire et néo-coloniale de Paris dans les départements et territoires d'outre-mer''. ''Ce sont nos frères. En ces temps douloureux où ils sont victimes de toute forme d'injustice, nous devons être à leurs côtés'', a poursuivi le porte-parole du Caac (Collectif des associations et des amis des Comores).
Jamais une manifestation comorienne en France n'aura rassemblé autant de monde. Annoncé parmi ceux qui devaient prendre part à cette marche, le célèbre rappeur franco-comorien Rohff se serait finalement décommandé. Tout comme Soprano, l'autre étoile montante de la musique française, lui aussi d'origine comorienne. Ont-ils réellement été approchés par les organisateurs comme on a pu l'entendre quelques jours plus tôt? Une chose est sûre : leur présence aurait permis à la manif de bénéficier d'un meilleur retentissement médiatique.
Mohamed Inoussa
Al-watwan N° 1261 du 23 fevrier 2009
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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 23:27

Source : Alwatwan.net/16 février 2009

Sambi-a-Paris [b]Le président Sambi, a procédé, à Paris et à Marseille, à l’ouverture de deux bureaux de représentation bancaire de la Snpsf. Ces succursales bancaires doivent, notamment, assister les ressortissants comoriens installés en France à ouvrir aux Comores un compte d’épargne, et mettre des fonds à disposition.
Le migrant comorien peut, ainsi, par exemple, donner ordre à un proche résidant aux Comores de retirer de l’argent aux divers bureaux de la Poste aux Comores.[/b]

245, rue Faubourg Saint-Martin. C’est dans ces locaux flambant neuf, au cœur du Xème arrondissement de Paris, que la Snpsf (Société nationale des postes et services financiers) vient d’ouvrir, le vendredi 13 février, un bureau de représentation bancaire au profit de la forte diaspora comorienne de France. Ce projet découle d’un constat très simple. ‘‘Nous avons remarqué que le transfert de fonds entre la France et les Comores se fait souvent par l’intermédiaire d’une tierce personne. Ce colportage n’est pas sans danger puisque certains n’hésitent pas à détourner cet argent’’ nous a dit M. Abdourahmane Mohamed. D’où la nécessité de sécuriser davantage ce transfert, mais surtout d’insuffler la manne financière de la diaspora dans le circuit de l’économie nationale.

Les deux succursales bancaires de la Snpsf offrent trois principaux services. ‘‘Nous assistons d’abord les ressortissants comoriens installés en France à ouvrir aux Comores un compte d’épargne’’, a indiqué M. Mohamed. La Snpsf propose deux catégories de livrets : d’une part, un compte A, c’est-à-dire un dépôt d’argent à versements et retraits libres, soumis au taux classique de Moroni. D’autre part, un compte B (épargne bloquée) à taux préférentiel pour ceux qui nourrissent des projets à long terme.
Le deuxième service proposé aux clients est précisément ‘‘la mise à disposition de fonds’’. Autrement dit, le migrant comorien qui dispose d’un compte bancaire à Paris ou à Marseille peut donner ordre à un proche résidant aux Comores de retirer de l’argent aux divers bureaux de la Poste aux Comores.
Enfin, le migrant comorien peut procéder à un appel de fonds sur place, en France (retrait en liquides) comme son collègue malien, marocain ou camerounais. « Nous attendions cette initiative depuis des années. Mais, il y a un travail de communication à faire pour instaurer la confiance entre les Comoriens de France et cette banque » a déclaré Salim Hassane, un des patriarches de la diaspora comorienne.

Dans un rassemblement qui a réuni une belle brochette de notables ‘‘parisiens’’, aussitôt après l’ouverture du bureau de Paris, le président Sambi s’est félicité de la réalisation de ce projet qui ‘‘figurait parmi mes engagements lors de ma première rencontre avec les Comoriens de France’’.
Il a surtout insisté sur le rôle primordial des Comoriens de France dans le développement de l’archipel. ‘‘La mobilisation annuelle de la diaspora s’élève à 24 milliards de francs comoriens, ce qui représente le budget annuel de l’Etat comorien’’, a-t-il dit.
Le patron de la Snpsf, M. Ibrahim Abdallah, a montré le bien-fondé de ce projet d’installation de deux représentations bancaires en France. Il a particulièrement rendu hommage aux ministres des Relations extérieures et des Postes et télécommunications, respectivement Ahmed Jaffar et Abdourahim Said Bacar, pour avoir largement contribué à la réussite de cette initiative.

Mohamed Inoussa
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 08:02

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Moroni, mardi 27 janvier 2009 (HZK-Presse) L’année commence de bon augure pour les opérateurs économiques comoriens. L’Union des Chambres de commerce d’industrie et d’agriculture (UCCIA) vient d’ouvrir une fenêtre vers l’Europe et la France plus précisément. Désormais, l’UCCIA et les Chambres de commerce insulaires seront représentées à Marseille par le biais de la Chambre de commerce franco-comorienne (CCFC). Cela est possible grâce à l’accord de partenariat signé entre ces deux institutions, ce mardi matin en présence de la presse.

 

Ce protocole qui engage l’Union des Chambres de commerce et les Chambres régionales est « une force de frappe très importante pour toucher le maximum de partenaires étrangers notamment », explique le président de la Chambre de Commerce franco-comorienne installée en France depuis 2001, M. Mboussouri.

 

Parmi les grands gagnants du partenariat de ces de deux institutions, la diaspora qui peut obtenir des informations sur les Comores si elle souhaite y investir. Il s’agit d’une destination pour l’UCCIA qui se lance vers l’Europe, le Golf persique et l’ouverture prochaine d’un bureau en Tanzanie.

 

« Cela fait partie de nos missions. On veut chercher un maximum d’investisseurs. Dès le début, la Chambre s’est beaucoup déployée dans le monde arabe, mais on n’a jamais oublié l’Europe. Maintenant, on peut compter sur la CCFC pour mobiliser la diaspora », se félicite Ahmed Ali Bazi, le président de l’Union des Chambres de commerce, lors de la conférence qu’ils ont tenu en commun pour expliquer les fruits d’un tel partenariat.

 

Comme les Chambres de Commerce insulaires sont impliquées, la CCFC sera aussi représentée dans les îles. Ce partenariat intervient à un moment où la Chambre de commerce franco-comorienne vient d’être sélectionnée dans le cadre du programme de Co-développement avec la coopération française.

 

« La coopération entre les deux institutions est nécessaire étant donné que le travail se fait en aval en France pour se terminer aux Comores. Il y aura une synergie dans nos services », soutient Fahmy Thabit, président de la Chambre de commerce de Ngazidja. Le président de la CCIA Mwali estime quant à lui « qu’il va naître un travail de complémentarité entre les deux institutions ».

 

Premier défi à relever dans le cadre de ce partenariat, le forum des investissements de la diaspora qui se tenir le 27 et 28 février prochain à Marseille. Il s’agit d’une manifestation de la CCFC conçue pour présenter les opportunités d’investissements qu’offrent les Comores à des investisseurs, entrepreneurs et créateurs d’entreprise issus de la diaspora et de l’Europe.

 

Ahmed Abdallah

270109/aa/hzkpresse/12h00

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