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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 20:33
DESTITUTION DU PRESIDENT DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE : LES EXECUTIFS CONTESTENT HASSANALY
 
Moroni, jeudi 15 mars 2007 (HZK-Presse) – Les gouvernements des îles autonomes contestent la désignation de Mohamed Hassanaly en qualité de président par intérim de la Cour constitutionnelle, suite à la destitution le 9 mars dernier d’Abdallah Ahmed Sourette.
 
C’est ce qui ressort d’une réunion de concertation tenue ce jeudi et qui a regroupé le ministre de l’intérieur de Ndzouani, Djaffar Salim Allaoui, le directeur de cabinet du président de Mwali, Chambane Bacar et le secrétaire général du gouvernement de Ngazidja, Mohamed Kassim.
 
Ces derniers ont signé un communiqué commun dans lequel ils dénoncent « une violation » de l’article 11 du règlement intérieur de la Cour qui stipule que : « en cas d’empêchement ou de vacance définitive, l’exercice des fonctions du président de la Cour est assumé par le plus âgé des membres du Bureau ».
 
A en croire les représentants des exécutifs insulaires, le fauteuil de président de la Cour constitutionnelle devrait de droit revenir temporairement à M. Abdoulmadjid Youssouf [actuel Premier conseiller et deuxième personnage dans l’ordre de préséance de l’institution], en attendant l’élection du nouveau président.
 
Ils appellent les membres de la haute juridiction « à se ressaisir » et à respecter les dispositions de l’article 11 du règlement intérieur de la Cour, en vue d’une « sortie rapide de crise ».
 
Les exécutifs des îles font endosser au président de l’Union, Ahmed Abdallah Sambi, la responsabilité de cette situation, l’accusant même « d’ingérence dans le processus décisionnel de la Cour ».
 
Réagissant au lendemain de la publication du décret de convocation du corps électoral, les gouvernements des îles autonomes considèrent que le maintien de M. Hassanaly dans les fonctions de président par intérim de la Cour constitutionnelle serait de nature à « amplifier la crise », au risque selon eux « de compromettre le processus de réconciliation nationale et de parachèvement des instituions ».  
 
Abdallah A. Sourette a été démis de ses fonctions de président de la Cour constitutionnelle, par ses pairs, pour avoir émis en septembre 2006 « des avis et conseils » au ministre de l’Education d’Anjouan, à la demande de ce dernier suite à la non validation du baccalauréat organisé dans l’île.
 
Un acte qui a amené le président de la république à saisir individuellement six des sept juges constitutionnels, dans une lettre datée du 26 février dernier, pour statuer sur ce qu’il considère comme une « violation flagrante » des textes régissant la Cour.
 
Une lettre conjointe des trois gouvernements des îles serait également adressée ce jeudi à tous les membres de la haute juridiction, pour attirer leur attention et exiger le respect de textes, apprend HZK-Presse de source proche du cabinet de la présidence de l’île de Ngazidja. Une conférence au sommet des trois présidents des îles pourrait aussi se tenir samedi prochain à Moroni, indique la même source, pour examiner cette situation.
 
Source : El-Had Said Omar - 150307/eso/hzkpresse/10h00
 
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans COUR CONSTITUTIONNELLE
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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 15:16
Affaire de la Cour constitutionnelle :
Des membres de la Cour accablent M. Sourette
 
 
 
Mouzaoir Abdallah qui a rejeté les allégations du président déchu comparant sa destitution à un coup d’Etat, a soutenu : « il ne s’agit pas de complot ; s’il y a complot, ce serait peut-être de la part de M. Sourette qui a rendu des avis personnels adressés par écrit  au ministre de l’Education de l’île autonome d’Anjouan à l’insu de toute l’institution ».


Moroni, lundi 12 mars 2007 (HZK-Presse) – Le doyen d’âge de la

Cour constitutionnelle, Mohamed Hassanali assurant l’intérim du

président démis, Ahmed Abdallah Sourette, a récusé lundi les propos

de ce dernier selon lesquels les membres de la Cour qui ont constaté

sa démission le 9 mars auraient agi dans « l’illégalité » lors d’une «

réunion secrète », comme écrit par M. Sourette dans une lettre du 10

mars à deux des six autres membres de l’institution.
 
« Monsieur Sourette qui parle d’illégalité et de réunion secrète

qualifiant ainsi l’assemblée générale qui l’a destitué le 9 mars, n’a

pas dit la vérité », a dit le président par intérim qui a cité une longue

série de dispositions législatives et réglementaires pour appuyer sa

thèse.

 
« Rien n’empêche le président de l’Union des Comores, a-t-il
poursuivi, de saisir la Cour pour statuer sur le cas dont s’est rendu
coupable M. Sourette ». Une allusion à la correspondance du
président Sambi, datée du 26 février, demandant aux six juges
constitutionnels de statuer sur un avis personnel qu’aurait donné le
chef de la haute juridiction sur la question litigieuse du baccalauréat
d’Anjouan, en violation des règles de fonctionnement de l’institution.
 
« Pourquoi le président de l’Union ne pourrait pas saisir la Cour
quand le citoyen lambda peut le faire », a dit de son côté le
conseiller Mouzaoir Abdallah ?
 
Mouzaoir Abdallah qui a rejeté les allégations du président déchu
comparant sa destitution à un coup d’Etat, a soutenu : « il ne s’agit
pas de complot ; s’il y a complot, ce serait peut-être de la part de M.
Sourette qui a rendu des avis personnels adressés par écrit  au
ministre de l’Education de l’île autonome d’Anjouan à l’insu de toute
l’institution ».
 
Après une première réunion de l’ensemble des sept membres de la
Cour, tenue le 1er mars, « lors de laquelle le président Sourette a
reconnu avoir méconnu ses obligations tout en soutenant qu’il ne
convoquerait jamais l’assemblée générale », ont rapporté à HZK-
Presse MM. Hassanali et Mouzaoir Abdallah, il a été demandé par
écrit au président Sourette de « réunir tous les conseillers pour statuer sur la suite à donner à la lettre » du chef de l’Etat.
 
« Une semaine durant, M. Sourette n’a pas cru devoir réagir », a
ajouté Mohamed Hassanali qui s’est dit convaincu de la persistance
de son collègue « dans son refus de convoquer les conseillers en
assemblée générale », a dit M. Hassanali.
 
Rappelons que dans une lettre du 25 septembre 2006, le président
de la Cour constitutionnelle avait émis des avis et conseils au
ministre de l’Education d’Anjouan, en réponse à un courrier de ce
dernier. Un acte interprété comme justifiant le refus au
gouvernement central d’un droit de regard dans l’organisation du
baccalauréat 2006. Ce qui aux yeux du président Sambi, constitue
une « violation flagrante » des textes régissant la Cour.
 
Source : Hassani Ahmed - 120307/ha/hzkpresse/12h00
 
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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 11:52

Destitution du président de la Cour constitutionnelle : « J’y suis, j’y reste », déclare Sourette

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est le doyen de la Cour, Mohamed Hassanaly qui a été désigné pour assurer

’intérim de la présidence. Une procédure contestée par M. Abdoulmadjid, qui

estime que ce dernier « n’a pas qualité à remplacer le président en cas de vacance

de poste ».

 

Moroni, lundi 12 mars 2007 (HZK-Presse) – Le président de

la Cour constitutionnelle, Abdallah Ahmed Sourette, a été

démis de ses fonctions vendredi. En réaction à cette décision

qu’il assimile à un « putsch » fomenté par ses pairs,

l’intéressé a déclaré le lendemain, lors d’une conférence de

presse tenue à son domicile, son intention de continuer à

diriger la plus haute juridiction du pays.

 « Jusqu’à preuve du contraire, je suis le président de la

Cour constitutionnelle, et j’entends le rester », dit-il.
 
A l’origine de cette fronde interne, la première à éclabousser

la Cour depuis sa mise en place en juin 2004, une

malencontreuse lettre que M. Sourette a adressée en

septembre 2006, au ministre de l’éducation de l’île autonome

d’Anjouan, pour lui donner, à sa demande, « un avis

personnel sur la question litigieuse du baccalauréat session

2006 », organisée dans l’île.

 Objet d’une longue controverse, le déroulement de

l’examen du Bac à Anjouan avait été déclaré « entaché

d’irrégularités » [renvoi d’examinateurs venant de Moroni et

fuites de sujets d’épreuves], amenant les autorités de

l’Union à ne pas valider les résultats, et à exiger un test

d’admissibilité à l’Université pour les bacheliers de l’île.
 
L’exécutif d’Anjouan était accusé de « violation de l’accord »

confiant au gouvernement de l’Union la supervision de cet

examen national, pour la première fois depuis l’éclatement

de la crise séparatiste en 1997.
 
Dans sa lettre, le président de la Cour considérait que « nulle

disposition constitutionnelle ne mentionne ni compétence

partagée, ni compétence exclusive à l’Union pour ce qui

concerne le suivi et l’évaluation de l’enseignement

secondaire ».
 
S’appuyant sur la loi organique relative au partage des

compétences, M. Sourette a même ajouté que ces « deux

prérogatives [revenaient] exclusivement aux îles ».
 
C’est sans doute la phrase de trop, qui a poussé le président

de la République, Ahmed Abdallah Sambi, à s’adresser

directement à chacun des membres de la Cour (excepté le

président), par voie de correspondance datée du 26 février

dernier, pour leur demander de se réunir afin de statuer sur

l’affaire.
 
Le chef de l’Etat, affirme agir ainsi en « arbitre et

modérateur du fonctionnement des institutions », contre ce

qu’il considère comme une « violation flagrante des règles

régissant la haute juridiction » écrit-il.
 
Mais la troisième personnalité de l’Etat, rejette cette

accusation, estimant qu’il n’a pas outrepassé ses

prérogatives. Et M. Sourette de dénoncer « l’illégalité de la

procédure suivie pour sa déposition » ainsi que l’interdiction

qui lui est faite depuis samedi d’accéder dans ses bureaux.  
 
Le premier conseiller à la Cour, M. Abdoulmadjid Youssouf,

seul membre qui s’est dit « solidaire » au président déchu, a

déclaré à la presse samedi soir que « la Cour

constitutionnelle est une institution indépendante et

souveraine dont les membres sont inamovibles ».
 
C’est le doyen de la Cour, Mohamed Hassanaly qui a été

désigné pour assurer l’intérim de la présidence. Une

procédure contestée par M. Abdoulmadjid, qui estime que ce

dernier « n’a pas qualité à remplacer le président en cas de

vacance de poste ». 

Mais le débat tend à prendre une tournure inattendue, l

orsque le président déchu de la Cour demande que la l

umière soit faite sur le cas de deux de ses collègues

membres de la haute juridiction, qui auraient « bénéficié

depuis leur désignation en 2002 d’indemnités et avantages

liés à leurs fonctions alors que la Cour n’a été officiellement

installée qu’en 2004 », dit-il.    
 
Rappelons que 24 heures avant sa destitution, Ahmed

Sourette était reçu en audience par le chef de l’Etat, dans

une démarche visant à « privilégier, selon lui, la voie de la

négociation », dans cette affaire qui remonte à plusieurs

mois et dont ce nouveau rebondissement ne manquera pas

d’influer sur les élections présidentielles des îles prévues en

juin prochain.   
 
Agé de 58 ans et originaire de Domoni (Anjouan), Abdallah

A. Sourette a été désigné membre de la Cour

constitutionnelle par le président de l’île autonome

d’Anjouan, le colonel Mohamed Bacar. Le mandant des sept

juges constitutionnels est de cinq ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Source : El-Had Said Omar - 120307/eso/hzkpresse/7h00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 

 
 
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