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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 16:01
HALIDI-BLOG-COMORES

Vous trouverez ci-dessou la déclaration de Comores-MasiwaMane du 22 février 2008 au sujet de l’intervention de l’armée comorienne dans l’île d’Anjouan



DECLARATION
au sujet de l’intervention de l’armée comorienne dans l’île d’Anjouan
 
Depuis 2006, le Collectif Comores-MasiwaMane ne cesse de mettre en garde le gouvernement du président Sambi et le Ministre des Relations extérieures sur les conséquences néfastes des concessions faites à la diplomatie française. Cela ne les a pas empêchés de se laisser séduire, notamment lors de la réception du Président comorien à l’Elysée, par une pseudo collaboration censée trouver une solution au contentieux entre la France et les Comores sur l’île comorienne de Mayotte. Aujourd’hui, l’Etat français annonce l’organisation d’un référendum à Mayotte pour consolider la position de cette île au sein de la République française et le Ministre des Relations extérieures qui prétendait, l’année dernière, qu’une telle chose n’était pas envisageable continue à faire croire que des négociations sont en cours. Alors que chacun sait que dans ces hautes instances on ne parle que de co-développement entre « les Comores et les îles françaises de la Réunion et de Mayotte », la France considérant qu’elle peut mettre fin au conflit en offrant quelques subsides aux divers gouvernements comoriens depuis ceux du colonel Azali. Tous les patriotes comoriens doivent continuer et amplifier leur combat contre la dénaturation que constitue la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte.

Mais, les revers que nous subissons, du fait de notre gouvernement, à propos de la question de Mayotte, ne doivent pas décourager les associations de la société civile et les amener à rejeter toute initiative venant de ce même gouvernement, et surtout pas sous le prétexte qu’il s’agit d’une question politique. L’intérêt national doit primer et le combat pour l’unité nationale est un combat hautement politique qui implique des choix politiques.
 
Il nous paraît périlleux et même inconcevable de mettre sur le même plan un Président légitimement élu et un rebelle qui n’hésite pas à torturer des citoyens comoriens, en les faisant enlever de leurs maisons, en pleine nuit, devant leurs femmes et leurs enfants. Personne ne doit rester indifférent aux souffrances et aux tortures subies par une partie de la population comorienne. Chacun doit se rappeler que ce n’est pas la première fois que des Comoriens subissent les conséquences du laisser-aller qui a élevé les séparatistes tortionnaires d’hier en partenaires de discussions.

Le Président Sambi a décidé d’ordonner à l’armée nationale de mettre fin à l’anarchie, aux discours et aux actes séparatistes à Anjouan. Le Chef d’Etat-major affirme que l’armée est prête pour cette mission. Tous ceux qui depuis 1997 s’opposent à la gangrène séparatiste ne peuvent que se réjouir. En effet, il est du devoir du Président de la République de rétablir l’ordre et de faire cesser les souffrances des citoyens comoriens, le plus rapidement possible, sur toute l’étendue de notre territoire. 

C’est pourquoi, le Collectif Comores-MasiwaMane, fidèle aux principes qui ont présidé à sa création, c’est-à-dire la défense de l’intégrité territoriale et de l’unité des Comores, affirme son soutien sans faille au gouvernement de l’Union des Comores et à l’Armée nationale dans sa mission de rétablissement de l’ordre constitutionnel à Anjouan. Quelle que soit l’issue de cette opération, on ne peut reprocher au gouvernement de l’Union et à l’armée nationale de tenter de se montrer digne de la confiance du peuple, alors que les négociations sont bloquées par l’intransigeance des rebelles et leur volonté de mettre à genoux l’Etat comorien.

Comme cela a été dit à plusieurs reprises, il ne s’agit pas de l’affaire du Président Sambi, ni celle des seuls Anjouanais, mais de tous les Comoriens. En outre, toutes les conséquences d’une telle opération ne peuvent être ni anticipées ni maîtrisées. Ainsi, nous appelons à la responsabilité de tous afin de permettre une issue favorable à l’unité du pays. 

Enfin, le Collectif Comores-MasiwaMane ne peut que mettre en garde les autorités de l’Union contre les initiatives de certains prétendus amis qui, par des mesures dilatoires, entendent pérenniser cette crise qui affaiblit l’Etat comorien depuis 11 ans et le contraint à ne plus défendre ses intérêts au niveau international, en particulier s’agissant de l’île comorienne de Mayotte.
 
Collectif Comores-MasiwaMane
Le 22 février 2008
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 15:27
Déclaration du Parti Kasiya la Komori sur la décision de l’Union Africaine d’engager des forces militaires aux côtés de l’armée de l’union des Comores pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel à Anjouan du 21 février 2008
 
 
Toute la population comorienne se réjouit de la décision de l’Union Africaine de s’impliquer militairement pour rétablir l’autorité de l’Union des Comores à Anjouan avant le 30 mars 2008.
Le parti Kasiya la Komori se félicite de ce développement qui a obtenu le soutien de toute la communauté internationale.
Nous avons toujours affirmé que seul le soutien de la communauté internationale et particulièrement des pays frères de la région nous donnerait des moyens adéquats nous permettant d’éviter l’aventure et rétablir l’ordre constitutionnel sans mettre en péril la population et ruiner l’économie fragile du pays. L’implication de la communauté internationale pour mettre fin au régime illégal de Mohamed Bacar vaut engagement de son soutien au processus de normalisation constitutionnelle et de reconstruction économique.
Kasiya la Komori rappelle les efforts de nombreuses forces politiques notamment les partis Chuma, CRC, Foumo, Ridja, RND rénovateur, du bureau de l’Assemblée de l’Union et de l’Assemblée de Ngazidja pour parvenir à un dénouement tel que préconisé par le communiqué de l’Union Africaine du 20 février.
Kasiya la Komori qui a toujours insisté sur la légitimité du président Sambi à intervenir pour faire respecter la loi à Anjouan, appelle le président à surseoir à toute action militaire impliquant les mercenaires ukrainiens. L’engagement de forces légales de l’Union Africaine aux côtés de l’armée comorienne, et, comme cela est possible, d’autres entités de la communauté internationale, doit nous éviter de retomber dans la damnation de l’usage de mercenaires qui a coûté la vie aux chefs d’état qui les ont introduits, à de nombreux Comoriens, et a sali durablement l’image de notre pays.
Kasiya la Komori félicite ses militants aux Comores et à l’étranger qui n’ont eu de cesse, en s’appuyant sur la position responsable du parti, de sensibiliser l’opinion et la communauté internationale sur une sortie de crise tenant compte de l’autorité de l’Union, de la continuation du processus constitutionnel et de la solidarité de nos partenaires.
Kasiya la Komori
Moroni, le 21 février 2008
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 23:51
Vous trouverez ci-dessous le Communiqué de l'UA du 20 février 2008 sur la crise d'Anjouan

REUNION MINISTERIELLE SUR LES COMORES
20 FEVRIER 2008
Addis Abeba, Ethiopie

Communiqué

1. Les Ministres des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que d'autres hauts responsables, de la Tanzanie, de la Libye, du Sénégal et du Soudan se sont réunis à Addis Abéba, en Ethiopie, au siège de l'Union africaine (UA), pour examiner la situation dans l'Ile comorienne d'Anjouan. La réunion, qui s'est tenue sous la présidence du Ministre des Affaires étrangères de la République unie de Tanzanie, a regroupé les pays qui ont exprimé leur disposition à répondre positivement à la demande d'assistance formulée par le Président de l'Union des Comores, aux fins de restaurer l'autorité de l'Union à Anjouan. Le Gouvernement de l'Union des Comores était également représenté à cette réunion.

2. Cette réunion a été organisée dans le contexte des efforts soutenus déployés par les pays de la région pour promouvoir une réconciliation et stabilité durables aux Comores, ainsi que dans le cadre du suivi de la décision Assembly/AU/Dec.186(X), adoptée par la 10ème session ordinaire de la Conférence de l'Union, tenue à Addis Abéba du 31 janvier au 2 février 2008, et qui, entre autres, a « demandé à tous les Etats membres en mesure de le faire d'apporter tout l'appui nécessaire au Gouvernement comorien dans ses efforts visant à rétablir au plus vite l'autorité de l'Union à Anjouan et à mettre un terme à la crise née du refus persistant des autorités illégales d'Anjouan de respecter les textes pertinents régissant le fonctionnement de l'Union des Comores ». La réunion doit également être située dans le contexte des décisions pertinentes du Conseil de paix et de sécurité (CPS), en particulier la décision adoptée par la 95ème réunion du CPS, tenue le 25 octobre 2007, qui a mandaté la Mission d'assistance électorale et sécuritaire de l'Union africaine (MAES) aux Comores de « se déployer à Anjouan afin d'entreprendre ce qui suit :

- faciliter l'organisation, à Anjouan, du premier tour de l'élection du Président de l'île, conformément à la Constitution et aux textes législatifs électoraux pertinents, et créer les conditions de sécurité requises en vue de la tenue d'élections libres, régulières et transparentes ;
- superviser le cantonnement des éléments de la Gendarmerie anjouanaise, laquelle ne sera, en aucune façon, impliquée dans la supervision du processus électoral, ainsi que leur désarmement et leur intégration au sein de l'Armée nationale de comorienne ;
- aider à la mise en place à Anjouan d'une force de sécurité intérieure conformément à la Constitution de l'Union ; et faciliter la restauration de l'autorité de l'Union à Anjouan ».

3. La réunion a réitéré l'attachement de l'UA à l'unité, à l'intégrité territoriale et à la souveraineté des Comores.

4. La réunion a réitéré la compréhension de l'UA de la frustration de la population et des autorités comoriennes face à l'absence de progrès tangibles s'agissant du rétablissement de l'autorité de l'Etat à Anjouan et de l'organisation d'élections libres, régulières et transparentes, dans les conditions énoncées dans les communiqués pertinents du Comité ministériel des pays de la région, tels qu'entérinés par le CPS et la Conférence de l'Union.

5. La réunion a rappelé la déclaration faite par le Président de l'Union des Comores lors de la 10ème session ordinaire de la Conférence, exprimant solennellement la détermination de son Gouvernement à prendre les mesures requises, y compris une intervention militaire, pour restaurer l'autorité de l'Union à Anjouan, ainsi que la légalité et la normalité.

6. La réunion a été informée des derniers développements à Anjouan, caractérisés par de nombreuses violations des droits de l'homme commises par les autorités illégales de l'Ile et la répression à l'encontre de tous ceux qui sont supposés être en faveur du retour à la normalité dans l'Ile.

7. La réunion a examiné les modalités de mise en œuvre de la décision de la 10ème session ordinaire de la Conférence, et a convenu de mesures pratiques, militaires et sécuritaires, visant à appuyer la décision prise par le Gouvernement de l'Union des Comores pour restaurer son autorité à Anjouan.

8. La réunion a convenu de dépêcher immédiatement une équipe d'évaluation et de planification militaire et sécuritaire pour finaliser le processus de planification.

9. La réunion s'est félicitée de la disposition exprimée par certains partenaires de l'UA à appuyer les pays africains disposés à assister le Gouvernement des Comores à restaurer son autorité à Anjouan.

10. La réunion a exprimé sa détermination à faire en sorte que l'unité et l'intégrité territoriale des Comores soient préservées et que l'autorité de l'Union et la légalité soient rapidement restaurées à Anjouan.

Source: Organisation de la Presse Africaine
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 11:13
Ci dessous un Communiqué de presse du Ministère des Affaires Etrangères de la France en date du 19 février 2008 sur la crise d'Anjouan

Communiqué de presse:
La France est gravement préoccupée par la situation aux Comores
Communiqué de presse: La France est gravement préoccupée par la situation aux Comores
La France et les Comores
Crise entre les autorités de l'Union des Comores et l'île d'Anjouan (18 février 2008)

La France est gravement préoccupée par la situation aux Comores. Elle réitère son plein appui au Président Sambi et aux efforts inlassables de celui-ci, avec le soutien de l'Union africaine, de l'Afrique du Sud et de la communauté internationale, pour maintenir l'intégrité de l'Union des Comores. La France souligne la nécessité de préserver l'unité et la stabilité des Comores, gravement menacées par le comportement des autorités illégales d'Anjouan.

Des mesures ciblées et coordonnées doivent renforcer la pression exercée par l'Union africaine sur les autorités illégales d'Anjouan. Elles devront être prises par le Conseil de sécurité des Nations unies, comme suite à la demande faite par l'Union africaine lors de son sommet à Addis Abeba, le 2 février, et par l'Union européenne, qui finalise un dispositif de sanctions.

La France participera à une ultime mission de médiation dont le principe a été arrêté par le groupe des Etats de la région en marge du sommet de l'Union africaine. Nous comprenons que cette ultime médiation, menée par l'Afrique du Sud avec l'appui de la France et des Etats-Unis et comprenant également le ministre des Affaires étrangères de la Tanzanie ainsi que le représentant de l'Union africaine, M. Madeira, a été acceptée dans son principe par le Président Sambi. La participation française sera précisée une fois la date connue.

En cas d'échec de cette ultime mission, et si les autorités illégales d'Anjouan persistent à faire obstacle à la mise en œuvre des demandes de l'Union africaine et de la communauté internationale, elles assumeront les conséquences de leur attitude de blocage. L'autorité des institutions de l'Union des Comores doit être rétablie sans plus de retard. Il s'agit d'une condition essentielle pour assurer la stabilité dans la région et pour le développement des Comores, aujourd'hui compromis par cette crise.

Source: MAEE
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 12:22
HALIDI-BLOG-COMORES

Vous trouverez ci-dessous une déclaration de la fédération d'Anjouan du Parti RIDJA en date du 16 février 2008
                                                    


UNION DES COMORES
RIDJA : Fédération d’Anjouan

Déclaration
 
Dans un contexte politique délicat, la FEDERATION ANJOUANAISE du RIDJA a jugé opportun de porter à la connaissance de l’opinion publique nationale sa position par rapport aux derniers développements de la crise qui sévit aux Comores depuis plus de dix ans.
 
La fédération anjouanaise du Ridja rappelle que :
 
*      le Ridja est un parti politique national, fonctionnant en fédérations autonomes au niveau de chaque île ;
 
*      La crise séparatiste anjouanaise demeure un facteur de blocage au développement économique et social des Comores ;
 
*      Tous les chantiers et projets du Président SAMBI (le projet habitat, la recherche pétrolière, la construction du village touristique autour du lac salé, la construction des ports devant relier nos îles en un temps réduit, entre autres) tardent à prendre forme en raison de l’instabilité qui perdure à Anjouan ; 
 
*      Plusieurs tentatives de résolution de la crise par la voie pacifique ont été initiées successivement par les Présidents TAKI, TADJIDDINE et AZALI sans que l’on puisse aboutir à une solution durable ;
 
*      Des conférences ont été tenues aux quatre coins du monde en vue de trouver une issue négociée notamment à Addis Abeba au siège de l’Union Africaine, à Tananarive, Fomboni, Paris, Beit Salam, Pretoria et au Cap Town, en vain;
 
*       Son Excellence, Monsieur AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI, Président de l’Union des Comores, s’est évertué pendant plus de neuf mois pour trouver une issue pacifique à cette crise ;
 
La fédération anjouanaise du Ridja marque sa profonde indignation à l’endroit de certains politiciens comoriens, hier nationalistes et aujourd’hui séparatistes.
 
Elle lance un appel vibrant aux fédérations du Ridja de Mohéli et de la Grande Comore de rallier l’opinion publique nationale en soutenant vigoureusement et énergiquement l’engagement du Chef de l’Etat à vouloir intervenir militairement à Anjouan pour rétablir l’ordre républicain sur cette partie de l’Union des Comores et ainsi mettre fin aux exactions commises par les rebelles conduits par Mohamed Bacar.    
 
Pour finir, la fédération du Ridja d’Anjouan assure son soutien total au Chef de l’Etat pour sa courageuse décision de libérer Anjouan et appelle toute la classe politique et la communauté nationale à faire de même et à redoubler de vigilance pour assurer la paix et la stabilité sur l’ensemble de l’Union des Comores.
 
Fait à Moroni, le 16 février 2008.
 
                              Pour le RIDJA, la Fédération d’Anjouan :
                              MM.Attoumani Ahamada ANA, Ancien Secrétaire National Adjoint                                                                 et
                              Chadhouli Abdou, Ancien Trésorier National et Candidat (Ridja)
                              Aux élections primaires à Anjouan en 2006.     
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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 01:03
Vous trouverez ci-dessous le communiqué du conseil de l’Union européenne sur la crise d'Anjouan en date du 25 janvier 2008.


CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE



Bruxelles, le 25 janvier 2008


Déclaration de la présidence au nom de l'Union européenne sur les Comores
L'UE rappelle qu'elle continue de soutenir les actions menées par l'Union africaine et à la Préservation de l'intégrité et l'unité de l'Union des Comores, sur la base des accords Fomboni (2001) et Moroni (2003).
L'UE souligne l'importance de maintenir une approche pacifique à la crise, en se fondant sur le dialogue, et d'éviter une détérioration de la situation humanitaire. L'UE exprime sa profonde préoccupation devant les allégations de violations des droits de l'homme sur l'île d'Anjouan.
L'UE exprime son soutien à l'action de l'UA en faveur d'une solution pacifique à la crise et l’organisation de nouvelles élections sur l'île d'Anjouan.
L'UE a pris note de la décision de prorogation d'un mois de plus les mesures de l'UA Contre Anjouan, prises par le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (CPS), en sa réunion du 21 Janvier.
Elle est prête à offrir une assistance à l'UA pour l'application de la Mesures restrictives prises par l'UA pour induire une solution négociée à la crise.
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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 09:54
FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L HOMME
FCDH
 
                                           BP 310
 
Téléphone :                   00269     711543
 
                     MUTSAMDU ANJOUAN  COMORES
 
 
RAPPORT SUR LA SITUATION HUMANITAIRE A ANJOUAN
 
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) sur la base des informations recueillies sur le terrain et vérifiées avec la plus grande rigueur scientifique, est préoccupée par la situation qui prévaut dans l’île comorienne d’Anjouan.
 
En effet depuis que le Président de l’Union des Comores a exprimé sa volonté de rétablir l’autorité de la république par un débarquement militaire dans l’île d’Anjouan en proie à la sécession depuis une décennie, les autorités de fait de cet île multiplient les exactions et les violations des droits humains :
 
-         des arrestations sont quotidiennes et les victimes subissent des tortures de toutes sortes . Des prisonniers sont victimes d’abus sexuels et certains sont injustement maintenus en geôle pour servir de bouclier humain en cas de débarquement militaire  ;
 
-         les agents de l’état ou des sociétés d’état soupçonnés de manque de sympathie envers les autorités rebelles, sont révoqués et privés injustement de leur salaire.
 
-         Les émetteurs de la radio et de la télévision nationales ont été démantelées et les médias privés fermés, privant ainsi la population anjouanaise d’une information équilibrée et librement choisie ;
 
-         Devant la terreur de tous les instants et les menaces de toutes sortes, mille trois cent  cinquante sept anjouanais  ont fui leur île d’origine pour aller résider à Mohéli toute proche mais surtout à la Grande Comore, la capitale fédérale où ils espèrent mieux survivre en espérant des jours meilleurs. Ceux-ci vivent dans des conditions peu enviables dans la mesure où aucun organisme étatique ne leur vient en aide et sur le plan international, ils ne peuvent  être considérés comme des réfugiés politiques dans la mesure où ils se sont déplacés dans leur propre pays  même s’ils vivent dans des conditions proches de ceux qui  fuient leur pays d’origine.  Nous ne disposons pas  de source fiable à Mayotte pour livrer des données en ce qui concerne les anjouanais qui ont préféré se rendre dans cette île comorienne sous administration étrangère. D’autres n’ont d’autres choix que de rentrer dans la clandestinité en vivant notamment dans des conditions peu humaines dans la brousse ;
 
-          Les agents de l’état n’ont pas perçu leur salaire depuis des mois plongeant cette catégorie socio professionnelle  dans la misère.  Le reste de la population n’est pas épargnée par la misère . Pire, on assiste à une pénurie de produits de première nécessité dont le pétrole. La raréfaction de cette denrée vitale provoque un déboisement sans précédant qui à la longue va constituer un désastre écologique et économique ;  
 
Devant l’ampleur des violations des droits humains et de la montée de la pauvreté, la FCDH lance un appel à la communauté internationale pour que :
 
 
 
-         une enquête internationale sur la violation des droits humains à Anjouan soit menée dans les meilleurs délais et des pressions exercées à l’endroit des autorités de fait qui ont pris cette île et sa population en otage pour que cessent les violations des droits humains. Tous ceux qui seraient  coupables de violations de droits humains doivent être poursuivis par une juridiction internationale  ;
 
-         un langage de fermeté soit mené rapidement envers ces mêmes autorités de fait pour que des élections libres et démocratiques puissent se dérouler sans condition dans cette île afin de faire revenir Anjouan dans la légalité comorienne tout en évitant une option militaire aux conséquences multiples et désastreuses ;
 
-         Toute option d’un embargo économique soit évitée dans la mesure du possible pour épargner à la population de privations et souffrances supplémentaires .
 
 
 
 
 
Fait à Fomboni le 19janvier 2008
 
Le Président National,
 
 
 
 
MOHAMADI NANSURI RIZIKI
Tél : (269)720829/320829 
Email : riziki57@yahoo.fr
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 13:00

Ci-dessous la déclaration du 31 décembre 2007 de la FCDH sur la situation à Anjouan :

 

FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L HOMME
FCDH
 
                                           BP 310
 
Téléphone :                   00269     711543
 
                     MUTSAMDU ANJOUAN  COMORES
 
 
 
DECLARATION N° 3 SUR  LA SITUATION A ANJOUAN
 
 
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) lance un vibrant appel aux autorités comoriennes, aux institutions humanitaires, à la communauté internationale, à toutes les instances internationaux des droits humains, aux patriotes et tous les hommes épris de paix et de justice sur les faits qui suivent :
 
-         un drame humanitaire qui peut déboucher sur un génocide est en gestation ces jours ci dans l’île comorienne d’Anjouan.  Ce qu’on appelle pudiquement le pouvoir de fait arrête, torture, expulse, viole bon nombre de nos frères et sœurs dans cette île martyre et martyrisée quotidiennement.
 
-         La junte militaire est entrain d’organiser un système de boucliers humains au cas d’une intervention militaire de l’A.N.D. en enfermant  dans les divers points stratégiques (casernes, aéroport, port.. ) de nombreux citoyens arrêtés au petit matin par des  personnes armées et cagoulées,  et embastillés sans aucune justification.
 
 
-         Les compagnes des éléments de la « force de gendarmerie d’Anjouan » qui ont déserté et rejoint l’AND sont systématiquement violées et les proches parents arrêtés. 
 
-         Des personnes sont enlevées et les proches n’ont aucune nouvelles d’elles.
 
 
-         Les personnes âgées et les enfants sont traumatisés par les tirs d’armes automatiques et canons  dans la nuit sans que cela soit nécessaire.
 
-         Toutes les stations radio et télévision sont fermées à l’exception des médias du pouvoir tortionnaire.
 
 
-         Des journalistes pourchassés n’ont d’autres issue que la clandestinité.
 
-         Des fonctionnaires sont arbitrairement mis à la disposition de la fonction publique et privée de leur salaire. Les agents relevant des sociétés d’état sont purement et simplement licenciés.
 
 
-         Des personnes menacées d’enlèvement ou carrément de mort, vivent dans la clandestinité dans leur île devenue désormais un grand camp de concentration à ciel ouvert.
 
*la FCDH déplore et refuse que la politique sacrifie des êtres humains innocents.
 
*Elle dénonce fermement et énergiquement le laisser pour compte de la population anjouanaise aux criminels d’un pouvoir aux abois.
 
*Elle sollicite les organisations humanitaires internationales d’intervenir sans délai à Anjouan pour témoigner et apporter l’aide appropriée pour éviter un inéluctable scandale humanitaire.
 
·        Elle exige à la junte militaire en place à Anjouan de mettre fin sans délai et conditions toutes les exactions qu’elle fait subir à la population.
 
Aussi la FCDH lance un appel pressant au gouvernement comorien et à la communauté internationale pour qu’une solution rapide et définitive soit trouvée pour mettre fin à la répression qui sévit dans l’île comorienne d’Anjouan et le retour de Ndzouani dans la légalité républicaine.
         Elle exige que les actes criminels commis par la junte militaire et leurs alliés soient déclarés imprescriptibles et ne peuvent faire l’objet d’aucune clémence (réduction de peine ou grâce présidentielle).
 
Elle exige des autorités rebelles d’Anjouan de libérer sans délais tous les patriotes qui moisissent dans ses geôles dont :
 
-Ibrahim Mohamed Allaoui, laborantin médical (Mirontsy)
 
-Mohamed Anfane, professeur (Bimbini)
 
-Moussa Houmadi, ancien candidat aux présidentielles de l’Union des Comores (Mrémani)
 
-Abou Boina ,poissonnier (Mutsamudu)
 
-Bamssa, commerçant (Mutsamudu)
 
-la famille du Vice Président à l’assemblée nationale (Sima)
 
-Houmadi Anli, instituteur (Sima)
 
-Anli subira, commerçant(Sima) …………
 
Enfin la FCDH réaffirme encore une fois son caractère apolitique et rappelle que sa mission première est de dénoncer à chaque fois que c’est nécessaire toute violation de droit humain. 
 
 
                                                                        Fait à Moroni le 31 décembre 2007
 
                                                                               Le Président FDCH
 
 
 
 
 
                                                                      MOHAMADI NANSURI RIZIKI
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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 22:45
HALIDI-BLOG-COMORES

Vous trouverez ci-dessous la déclaration de la Fondation Comorienne des Droits de l’Homme du 17 décembre 2007 sur la situation chaotique qui prévaut à Anjouan.
 
 
FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L HOMME
                                   FCDH
                                           BP 310
Email ; fcdh@comorestelecom.km    ou fcdh_comores@yahoo.fr
Téléphone :                   00269711543
                     MUTSAMDU ANJOUAN 
                       Union des COMORES
 
Déclaration de la Fondation Comorienne des Droits de l’Homme sur la situation chaotique qui prévaut à Anjouan.
 
C’est avec indignation que la FCDH s’insurge contre les violations des droits fondamentales à Anjouan, une des îles de l’Union des Comores. Comment comprendre que ces droits sont inaliénables pour les autres îles de l’archipel et qu’à Anjouan, avec  250.000 habitants, la communauté internationale et l’Union des Comores réunies, n’arrivent pas mettre fin à une double crise institutionnelle et politique qui dure depuis 6 mois et qui freine tout développement humain et économique de l’île d’Anjouan ? Faudra-t-il attendre que cette situation de fait se complique d’avantage, comme si elle ne l’est pas déjà, pour se rendre à l’évidence que ce qui se prépare à Anjouan par ceux que la communauté internationale qualifient des rebelles est lourd de conséquence pour la population en général, et les défenseurs des droits de la personne et de l’expression ?
 
Depuis le mois de novembre, notre organisation observe une montée de la violence et des persécutions contre les défenseurs de l’unité des Comores et de la liberté expression à Anjouan. Nous avons recensé plusieurs cas d’anjouanais déplacés à Mohéli et en Grande Comores, pour fuir les brimades du Colonel Mohamed Bacar et ses fidèles. Sur le terrain à Anjouan, plusieurs personnes suspectées d’être contre la junte militaire qui occupe illégalement cette île, sont rentrés dans la clandestinité pour échapper  aux arrestations diligentées par le ministre de l’intérieur de la junte et le frère du chef de la junte Abdou Bacar.  Dans le lot, figure un journaliste de la Radio et Télévision Nationale et plusieurs proches et sympathisants du pouvoir fédéral. Des hauts responsables de l’état ou simples citoyens, en tête liste, le chef de l’état comorien, est frappé d’interdiction de séjour à Anjouan, chez eux.
 
Cette situation nous inquiète tous. Comme nous inquiétons aussi la lenteur des parties concernées pour un règlement de cette crise.
Faudra-t-il donc attendre que la situation atteigne le point de non retour pour que l’Union africaine qui a ce dossier, mobilise les moyens humains et matériels afin de dissuader ces prédateurs des libertés fondamentales à se soumettre à la loi de la démocratie ? ou au contraire l’AU continuera  à renforcer l’intransigeance de la junte qui ne cesse de répéter.
Selon les rapports qui nous parviennent d’Anjouan par nos militants restés sur place dans la crainte et le secret, aucun secteur vital ne fonctionne. Le pétrole lampant une denrée rare est assujetti à une allégeance à la junte. Les produits de première nécessité commence à manquer et ne sont plus à la portée de la couche vulnérable, l’éducation de la jeune génération complètement au point mort, la misère et la pauvreté n’a jamais aussi était réelle que de cette fois. Les autres îles de l’Union commencent à crier une contagion éventuelle de la crise que peut engendrer une fuite en masse de la population civile d’Anjouan, qui pourrait inévitablement avoir ses répercussions socio-économiques dans les autres îles, Mayotte comprise. Avec la dégradation du tissu économique, Anjouan sera totalement à reconstruire, si cette crise allait durer ne serait ce que quelques semaines.
 
Un autre fait aussi alarmant que les autres qu’on nous a signalés, la montée de l’incitation à la haine interrégionale soigneusement planifiée par la junte en place et vulgarisée par l’organe de propagande du Colonel Bacar. Au bas mot, les messages qui passent en boucle sur cette radio et télévision anjouanaise, ne prédisent rien de saine. Les prémisses d’une incitation au suicide collectif se tracent. Il est donc temps d’agir.
 
Nous FCDH dénonçons le système de fait à Anjouan qui prive à sa population à s’épanouir dans le droit et la liberté de penser, de s’informer et d’être informé.
Nous dénonçons la prorogation des mesures de restrictions imposaient aux autorités de fait d’Anjouan, qui ne touchent en réalité que la population civile et vulnérable. Les soixante jours accordés à la junte n’auront que renforcer la junte dans ses exactions contre les défenseurs des droits des citoyens.
Nous nous insurgeons aussi contre l’éventualité d’un embargo suicidaire contre l’île d’Anjouan après les 60 jours de bonus accordés aux autorités de fait d’Anjouan.
Nous militons pour une résolution rapide et efficace de la crise loin de toute démagogie politique et diplomatique.
Enfin au nom de la Fondation  Comorienne des Droits de l’Homme, j’appelle à l’Etat comorien de prendre ses responsabilités car en notre connaissance, la souveraineté et l’unité d’un pays n’ont pas de prix. A tous nos militants et sympathisants de rester vigilant. La situation qui prévaut à Anjouan nous concerne tous. Au nom du principe fondamental des droits de l’homme  qui recommande au respect de la dignité  et de la valeur  de tous les êtres humains et qui (les droits de l’homme) cherchent  à les libérer  de la peur et la misère. Ancré dans les principes d’éthique  qui sont inscrits  dans la constitution  de notre pays. Ils  sont également  essentiels  au bien être de  chaque personne  et chaque enfant. Les anjouanais ne doivent pas être en marge de ce principe.
 
Fomboni, le 17 décembre 2007
Président national (fcdh) :
 Monsieur Mohamadi Nanssuri Riziki
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 15:55
RAPPORT DU PRESIDENT DE LA COMMISSION SUR LE SUIVI DU COMMUNIQUE DE LA
95EME REUNION DU CONSEIL SUR LA SITUATION AUX COMORES + NOTRE COMMENTAIRE

I. INTRODUCTION

1.
Lors de sa 95ème réunion tenue le 10 octobre 2007, le Conseil a fait
siennes les recommandations soumises, conformément à son communiqué
PSC/PR/Comm (LXXXVII) du 13 août 2007, par la réunion du Comité
ministériel des pays de la région tenue au Cap, en Afrique du Sud, le
18 septembre 2007. A cet égard, le Conseil a décidé d'imposer, pour une
période initiale de 45 jours, un certain nombre de sanctions
(restrictions sur les déplacements, gel de fonds, autres avoirs
financiers et ressources économiques) aux autorités illégales d'Anjouan
et à toutes autres personnes qui entravent le processus de
réconciliation aux Comores. En outre, il a été décidé de surveiller
toutes les liaisons aériennes et maritimes en provenance ou à
destination d'Anjouan afin de s'assurer qu'elles ne bénéficient en
aucune façon aux autorités illégales d'Anjouan, en ayant à l'esprit la
nécessité de limiter, dans toute la mesure du possible, l'impact de ces
mesures sur la population civile.

2. Afin de faciliter la mise en œuvre de ces sanctions, le Conseil a:

-
décidé de réviser le mandat de la Mission d'assistance électorale et
sécuritaire de l'Union africaine aux Comores (MAES), et demandé à la
Commission d'entrer en contact avec les pays contributeurs de troupes
en vue du déploiement rapide de troupes additionnelles et d'autres
personnels pour faciliter la mise en œuvre du mandat révisé de la
Mission [paragraphes 6 et 7] ;

- invité la Commission et le
Gouvernement de l'Union des Comores à entreprendre une campagne de
sensibilisation en direction de la population anjouanaise pour
notamment expliquer que le seul objectif poursuivi est de restaurer une
situation normale à Anjouan [paragraphe 8] ;

- ordonné la mise
en place à Moroni d'un mécanisme approprié de suivi des sanctions et
demandé à la Commission de prendre les mesures nécessaires pour
renforcer le Bureau de liaison de l'UA à Moroni, afin de lui permettre
de jouer le rôle attendu de lui, et de mobiliser les ressources
requises à cet effet [paragraphe 9] ; et

- demandé au Président
de la Commission de saisir formellement un certain nombre
d'organisations pour solliciter leur appui et celui de leurs Etats
membres en vue de la mise en œuvre de la décision du Conseil
[paragraphe 10].

3. Le présent rapport rend compte des mesures
prises par la Commission pour assurer le suivi de la décision du
Conseil, ainsi que des réactions des partenaires de l'UA, telles
qu'enregistré
es jusqu'ici. Le rapport fait des recommandations sur la
marche à suivre en vue d'atteindre les objectifs fixés par le Conseil
sur la base des recommandations des pays de la région, à l'expiration
de la période initiale de 45 jours.

II. ETAT DE MISE EN ŒUVRE DE LA DECISION DU CONSEIL

4.
Comme indiqué plus haut, le Conseil a demandé à la Commission de
prendre nombre de mesures pour faciliter l'application de sa décision.
Les paragraphes qui suivent font le point de l'état de mise en œuvre
des différents aspects de la décision du Conseil.

a)
Communication de la décision à tous les acteurs concernés et
mobilisation de l'appui de la communauté internationale [paragraphes 5
et 10]

5. Le 11 octobre 2007, la Commission a transmis le
communiqué du Conseil à tous les Etats membres de l'UA, pour les
informer des mesures prises à l'encontre des autorités illégales
d'Anjouan. Une communication a également été envoyée au Bureau de
Liaison de l'UA à Moroni, qui, à son tour, a formellement informé le
Gouvernement de l'Union des Comores.

6. Le 25 octobre 2007,
j'ai écrit au Secrétaire général de la Commission de l'Océan Indien,
Monique Andreas Esoavelomandroso ; au Secrétaire général de la Ligue
des Etats arabes, Amr Moussa ; au Secrétaire général des Nations unies,
Ban Ki-moon ; au Secrétaire général de l'Organisation de la Conférence
islamique, Ekmeleddin Ihsanoglu ; au Secrétaire général de
l'Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf ; ainsi
qu'au Secrétaire général du Conseil de l'Union européenne et Haut
Représentant pour la Politique étrangère et de sécurité commune, Javier
Solana, et au Commissaire européen au Développement et à l'Aide
humanitaire, Louis Michel. Dans ces lettres, j'ai sollicité le soutien
déterminé de ces organisations et celui de leurs Etats membres pour
faciliter l'aboutissement des efforts de l'UA. S'agissant plus
particulièrement des Nations unies, j'ai demandé au Secrétaire général
de bien vouloir transmettre ma lettre et le communiqué du Conseil aux
membres du Conseil de sécurité pour leur information et action
appropriée en appui à la décision du Conseil.

b) Finalisation de la liste des individus et entités soumis aux sanctions [paragraphe 5 (c)]

7.
Le 16 octobre 2007, le Gouvernement de l'Union des Comores, en
collaboration avec le Bureau de Liaison de l'UA à Moroni, a élaboré une
liste initiale d'individus et d'entités soumis aux sanctions. Cette
liste, qui comprend notamment les membres du Gouvernement de fait et
d'autres institutions de l'Ile d'Anjouan (Commission insulaire
électorale et Cour d'appel, en particulier)
, les membres du cabinet
civil du Colonel Mohamed Bacar, Président auto-proclamé de l'Ile, et
d'autres personnalités (membres de l'Assemblée législative insulaire,
commerçants, etc.), a été par la suite formellement communiquée à tous
les Etats membres, pour qu'ils prennent immédiatement les mesures
nécessaires pour empêcher l'entrée ou le passage en transit sur leurs
territoires respectifs des individus concernés et gèlent, tout aussi
immédiatement, les fonds, autres avoirs financiers et ressources
économiques appartenant à ces individus et aux entités affectées par
les sanctions. La liste a également été transmise aux Nations unies, à
l'Union européenne et à ses Etats membres, à la Ligue des Etats arabes,
à la Francophonie, à la Commission de l'Océan Indien et à
l'Organisation de la Conférence islamique, pour information et suite
utile.

8. Le Gouvernement comorien, en collaboration avec le
Bureau de Liaison de l'UA, a mis à jour la liste mentionnée plus haut,
qui comprend maintenant 168 individus et entités. Au moment de la
finalisation du présent rapport, des dispositions étaient entrain
d'être prises pour sa transmission à tous les Etats membres, ainsi
qu'aux membres concernés de la communauté internationale.

c) Renforcement de la MAES [paragraphe 7]

9.
Du 10 au 14 novembre 2007, j'ai dépêché en Tanzanie et au Soudan une
délégation dirigée par mon Envoyé spécial et comprenant des
fonctionnaires de la Commission, pour discuter avec les autorités de
ces deux pays des modalités de renforcement de la MAES. En Tanzanie, la
délégation a rencontré le Ministre des Affaires étrangères, Bernard
Membe, accompagné de responsables militaires et civils. Au Soudan, la
délégation a rencontré le Ministre délégué chargé des Affaires
étrangères, Elsmani Elwasila, ainsi que des représentants du Ministère
de la Défense.

10. Aussi bien la Tanzanie que le Soudan ont
réitéré leur appréciation des efforts que déploie l'UA pour régler
durablement la crise comorienne, ainsi que l'engagement de leurs
Gouvernements respectifs à appuyer ces efforts. Le Ministre tanzanien a
fait part de la disposition de son pays à fournir des troupes
additionnelles, étant entendu que la Commission devrait mobiliser les
ressources financières et logistiques requises auprès d'autres Etats
membres, de manière à conférer un caractère continental à la Mission.
Il a souligné la nécessité de tout faire pour que l'élection à la
présidence de l'Ile d'Anjouan se tienne avant la fin du mois de
décembre 2007 au plus tard. Pour leur part, les interlocuteurs de mon
Envoyé spécial à Khartoum ont indiqué que la requête du Conseil en vue
du renforcement de la MAES serait transmise aux autorités compétentes
pour examen et la suite utile à donner.

11. Pour sa part, la
Commission poursuit ses efforts en vue de la révision du concept
d'opération de la MAES et de l'identification des moyens logistiques
requis, notamment en ce qui concerne les moyens navals. Au moment de la
finalisation de ce rapport, la Commission s'apprêtait à organiser une
réunion technique à cet effet. En attendant, la MAES a entrepris, le 3
novembre 2007, une première patrouille navale destinée à vérifier le
respect des mesures prises par le Conseil s'agissant des restrictions
sur les liaisons maritimes en provenance ou à destination d'Anjouan. A
cet égard, il convient de préciser que le bateau utilisé est à usage
civil et, comme tel, n'est pas adapté à ce type de mission ; en outre,
la Mission n'a pas de personnels marins formés pour ce type
d'opération. Par ailleurs, des éléments de la MAES ont été déployés aux
ports et aéroports de Moroni et de Mohéli en vue de renforcer le
contrôle des liaisons maritimes et aériennes en provenance et à
destination d'Anjouan.

d) Campagne de sensibilisation de la population anjouanaise [paragraphe 8]

12.
La Commission a détaché auprès de son Bureau de Liaison à Moroni, pour
un mois, un spécialiste de la communication, pour travailler à
l'élaboration d'une campagne de sensibilisation, tel que recommandé par
le Conseil. Sur un plan plus technique, et à la suite de la
confiscation par les autorités illégales d'Anjouan des équipements et
matériels qui permettaient d'assurer le relais des programmes de la
radio et de la télévision comoriennes, des dispositions ont été prises
en vue de réorienter les émetteurs positionnés en Grande Comore,
l'objectif étant de pouvoir atteindre directement les populations
anjouanaises.
13. En ce qui concerne la campagne proprement dite,
les notabilités religieuses, les représentants de la jeunesse et des
organisations féminines ont été mis à contribution pour mieux faire
comprendre à la population comorienne les objectifs poursuivis à
travers l'imposition de sanctions aux autorités illégales d'Anjouan.
Ainsi, une émission quotidienne a été créée au niveau de la radio pour
leur servir de forum. Une autre émission radiophonique interactive (en
langue nationale) a aussi été créée en vue de permettre à la diaspora
et à l'ensemble de la population comorienne de participer au débat. A
cet effet, des numéros d'appels gratuits ont été ouverts et un
journaliste comorien expérimenté choisi pour animer l'émission. Des
spots publicitaires en langue nationale ont aussi été réalisés et sont
diffusés dans les émissions musicales et autres de la radio pour
expliquer aux populations que les sanctions ne visent que les autorités
de fait d'Anjouan.

14. Mon Envoyé spécial a aussi été l'invité
du journal synchronisé de la radio et de la télévision comoriennes pour
mieux expliquer les mesures prises par le Conseil. Des conférences de
presse sont également organisées périodiquement par le chef du Bureau
de Liaison de l'UA aux Comores, et des communiqués de presse sont
publiés à la suite de chaque réunion du Mécanisme de suivi des
sanctions.

e) Mise en place du Mécanisme de suivi des sanctions et renforcement du Bureau de Liaison de l'UA [paragraphe 9]

15.
Afin d'assurer la mise en place effective du Mécanisme de suivi des
sanctions, la Commission a formellement saisi les Etats membres de l'UA
concernés, à savoir les pays de la région et les pays contributeurs de
troupes à la MAES, ainsi que l'Angola et le Sénégal, en leur qualité de
représentants du Conseil, pour leur demander de désigner leurs
représentants qui siègeront au sein de cette structure afin de pouvoir
participer effectivement à ses travaux à Moroni. Certains des Etats
concernés ont déjà confirmé leur disposition à déléguer des
représentants à Moroni pour participer aux travaux du Comité. A la
demande de ces pays, la Commission est en train d'examiner dans quelle
mesure elle pourrait mobiliser les ressources requises pour faciliter
leur participation. D'autres pays représentés à Moroni par leurs
ambassades participent d'ores et déjà aux travaux du Mécanisme de suivi.

16.
Dans l'intervalle, j'ai dépêché mon Envoyé spécial pour les Comores,
Francisco Madeira, à Moroni, du 29 octobre au 9 novembre 2007, pour
discuter avec les autorités de l'Union des modalités d'application des
sanctions. Il a saisi cette occasion pour formellement mettre en place,
le 2 novembre 2007, le Mécanisme de suivi. Il me plaît d'informer le
Conseil que le Mécanisme est maintenant opérationnel ; il se réunit
tous les lundi et vendredi et à chaque fois que de besoin. Ce Mécanisme
dispose également d'une cellule en permanence au Bureau de Liaison de
l'UA à Moroni.

17. Une délégation du Comité de suivi,
comprenant mon Envoyé spécial, le chef du Bureau de Liaison de l'UA et
le Commandant de la MAES à Moroni, ainsi que le Directeur de Cabinet du
Président et le Secrétaire général du Gouvernement de l'Union des
Comores, s'est rendue à Mayotte, du 6 au 7 novembre 2007, pour discuter
avec les autorités locales des modalités d'application des sanctions.
L'Ambassadeur de France aux Comores a également accompagné la
délégation lors de cette mission. D'autres visites sont prévues dans
les pays de la région pour examiner avec les autorités concernées les
modalités d'un suivi adéquat des sanctions et la contribution qu'ils
pourraient apporter à cet égard.

18. La Commission est également
en train de prendre les dispositions nécessaires pour détacher du
personnel supplémentaire à Moroni pour appuyer l'action du Bureau de
liaison. A cet égard, des démarches ont été entreprises pour identifier
des experts qui pourraient être rapidement déployés à Moroni.

III. REACTIONS DES PARTENAIRES DE L'UA

19.
Depuis l'adoption par le Conseil de son communiqué du 10 octobre 2007,
nombre de pays et d'organisations ont exprimé leur appui à l'action de
l'UA, et souligné l'impératif de l'organisation d'élections libres,
transparentes et régulières à Anjouan, pour faciliter le processus de
sortie de crise. Les paragraphes qui suivent rendent compte des
réactions enregistrées à ce jour au niveau de la communauté
internationale.

a) Commission de l'Océan indien

20.
Réuni en session extraordinaire aux Seychelles, le 10 octobre 2007, le
Conseil de la COI s'est déclaré très préoccupé par la situation
provoquée par l'attitude des autorités de fait d'Anjouan. Le Conseil de
la COI a fait siennes les recommandations et conclusions du Comité
ministériel des pays de la région lors de sa réunion tenue en septembre
2007, et s'est d'avance solidarisé avec toute mesure et décision que
prendrait le Conseil pour le règlement rapide de la crise.

b) Etats Unis d'Amérique

21.
Dans un communiqué de presse du Département d'Etat daté du 16 octobre
2007, le Gouvernement américain a loué la décision de l'Union africaine
d'imposer des sanctions à l'encontre des autorités inconstitutionnelle
s
d'Anjouan, aux fins de restaurer la démocratie dans l'Ile. Le
Gouvernement des Etats Unis a exprimé son plein appui aux efforts
conjoints de l'Union des Comores et de l'UA visant à organiser des
élections libres et régulières à Anjouan aussi rapidement que possible,
et a lancé un appel aux autorités inconstitutionnelle
s d'Anjouan pour
qu'elles coopèrent pleinement avec l'UA à cette fin.

c) Union européenne et ses Etats membres

22.
Dans une déclaration rendue publique le 23 octobre 2007, au nom de
l'Union européenne, la Présidence du Conseil européen a apporté son
plein appui aux décisions prises par le Conseil lors de sa réunion du
10 octobre 2007, en particulier les mesures adoptées à l'encontre des
autorités illégales d'Anjouan. L'Union européenne a rappelé son
attachement au respect de l'intégrité et de l'unité de l'Union des
Comores, et a réitéré la nécessité de l'organisation de nouvelles
élections à Anjouan sous la supervision de l'UA, conformément aux
recommandations faites par les pays de la région lors des réunions
tenues au Cap en juin et septembre 2007. L'Union européenne s'est
déclarée disposée à examiner toute assistance qu'elle pourrait apporter
à l'UA en vue de la mise en œuvre du communiqué du Conseil du 10
octobre 2007.

23. La 9ème réunion ministérielle de la Troïka
Afrique – UE, tenue à Accra, au Ghana, le 31 octobre 2007, s'est, elle
aussi, déclarée préoccupée par la persistance de la crise à Anjouan et
par ses conséquences politiques et socio-économiques. Les Ministres ont
réitéré leur appréciation des efforts inlassables déployés par l'UA
pour promouvoir une paix et une réconciliation durables. A cet égard,
la partie européenne a, de nouveau, exprimé son appui à la décision du
Conseil et sa disposition à examiner comment soutenir sa mise en œuvre.

24. Au terme de la
mission à Mayotte du Mécanisme de suivi mentionnée ci-dessus, la France
a rappelé son plein soutien aux décisions du Conseil, indiquant qu'elle
y apporterait toute sa contribution. Concrètement, il a été décidé d'un
commun accord d'accueillir provisoirement à Mayotte des inspecteurs
comoriens pour contrôler la circulation des personnes et des biens
entre Mayotte et Anjouan conjointement avec les autorités françaises.
Ces dernières ont également adopté le principe du transit par les Iles
autonomes de Mohéli et de Grande Comore des liaisons maritimes ou
terrestres entre Mayotte et Anjouan.

25. Dans une note
verbale datée du 15 novembre 2007, l'Ambassade de France à Addis Abéba
a informé la Commission que les personnes dont les noms figurent sur la
liste des individus à sanctionner (à l'exception des Franco-Comoriens)
font désormais l'objet d'une inscription dans le système français de
gestion des visas. Par ailleurs, afin d'empêcher que les Anjouanais
concernés ne se rendent dans un autre pays pour obtenir un visa
Schengen, la France envisage de demander à ses partenaires de l'espace
Schengen une consultation systématique pour toute demande de visa
émanent de ressortissant des Comores.

26. S'agissant des
sanctions financières, l'Ambassade a indiqué que les autorités
judiciaires françaises peuvent être sollicitées par leurs homologues
comoriens pour procéder au gel des avoirs dans le cadre des procédures
judiciaires contre les activités illicites. La France examine, par
ailleurs, à titre national, des dispositions préparatoires qui
pourraient être prises dans l'attente de la mise en place d'un
dispositif à l'échelle européenne.

c) Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

27.
Dans une lettre datée du 5 novembre 2007, le Secrétaire général de
l'OIF, Abdou Diouf, après avoir rappelé que la Francophonie avait
clairement condamné l'élection à la présidence de l'Ile organisée par
les autorités d'Anjouan, s'est engagé à transmettre la demande de
soutien de l'UA à la mise en œuvre des sanctions décidées contre les
autorités illégales d'Anjouan aux Etats membres de l'OIF, à l'occasion
de la réunion des instances de la Francophonie prévues à Vientiane, au
Laos, le 19 novembre prochain. Il a indiqué qu'il restait disponible
pour œuvrer avec l'UA et les autres partenaires internationaux afin
d'obtenir le rétablissement de l'autorité de l'Etat comorien dans l'Ile
d'Anjouan, notamment par l'organisation d'une nouvelle élection à la
présidence de l'Ile, et de contribuer ensuite à rétablir une dynamique
de médiation sur les problèmes posés par les lois fondamentales
comoriennes et par la répartition des pouvoirs entre l'Union et les
Iles.

d) Ligue des Etats arabes

28.
Le 10 novembre 2007, le Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes
m'a adressé une lettre exprimant l'appui de la Ligue au communiqué du
Conseil du 10 octobre 2007. Il a indiqué que le Secrétariat de la Ligue
avait transmis à tous les Etats membres de la Ligue, aux fins de mise
en œuvre, le Communiqué du Conseil et la liste préliminaire des
individus et entités soumis aux sanctions. Il m'a, en outre, informé
que la Ligue discuterait de la question au niveau ministériel, afin
d'adopter une résolution contraignante pour les Etats membres en vue de
la mise en œuvre des sanctions contre les autorités illégales
d'Anjouan.

IV. OBSERVATIONS

29.
Alors que la décision du Conseil a reçu un accueil favorable de la part
du Gouvernement de l'Union et, d'une façon plus générale, des
populations comoriennes, les autorités illégales d'Anjouan ont réagi
avec défiance, qualifiant la réunion du 10 octobre 2007 de « non
évènement ». Les autorités illégales d'Anjouan continuent d'exiger la
tenue d'une table ronde inter-comorienne comme préalable à la tenue
éventuelle de nouvelles élections à Anjouan, qui seraient accompagnées
par la reprise du processus électoral en Grande Comore et à Mohéli.

30. Les
autorités illégales d'Anjouan ont annoncé avoir pris une décision
interdisant à nombre de hautes personnalités anjouanaises, y compris le
chef de l'Etat de l'Union, de séjourner dans l'Ile. D'autres
personnalités opposées aux autorités illégales d'Anjouan se sont vu
interdire de quitter l'Ile. Les autorités illégales d'Anjouan ont
également saisi de force des containers destinés à la Grande Comore et
à Mohéli que la compagnie maritime SPANFREIGHT avait transportés
directement à Anjouan, en violation de l'exigence du Mécanisme de suivi
de faire transiter par Moroni ou Mohéli, aux fins d'inspection, toutes
les liaisons aériennes et maritimes à destination et en provenance
d'Anjouan .

31. Certes, il est trop tôt pour dresser un
bilan exhaustif de l'impact des mesures décidées par le Conseil. Mais,
sur la base des indications recueillies par le Bureau de liaison de
l'UA à Moroni, il est incontestable que ces mesures ont accru
l'isolement des autorités illégales d'Anjouan et la pression qui
s'exerce sur elles pour qu'elles se soumettent aux exigences de l'UA et
de la communauté internationale dans son ensemble. Je me réjouis, en
outre, de constater que le communiqué du Conseil du 10 octobre 2007
bénéficie du plein appui de la communauté internationale.

32.
Les résultats atteints jusqu'ici sont d'autant plus appréciables que
tout le dispositif nécessaire en vue de la mise en œuvre effective des
mesures décidées par le Conseil n'est pas encore en place. En outre, un
certain délai s'est écoulé avant que les sanctions ne puissent
véritablement entrer en vigueur, délai lié au temps nécessaire pour
compiler la liste des individus et entités affectés par les sanctions,
et en assurer la transmission à tous les membres concernés de la
communauté internationale. Enfin, le dispositif de surveillance requis
n'est pas encore pleinement en place ; ce qui explique que des
violations des sanctions soient intervenues au cours de la période sous
examen.

33. Il convient de signaler ici la violation des
sanctions par la compagnie SPANFREIGHT, principal transporteur maritime
pour le compte des autorités illégales d'Anjouan. Malgré les mises en
garde de l'UA, cette compagnie continue, en effet, de desservir
directement Anjouan sans se conformer à la décision du Mécanisme de
suivi consistant à faire préalablement transiter par Moroni ou Mohéli
,
pour inspection, tous les bateaux et vols en provenance ou à
destination d'Anjouan. Il convient en outre de mentionner le
déplacement du Président de l'Ile autonome de Ngazidja (Grande Comore)
à Anjouan. Cette visite a été condamnée par les autorités de l'Union,
qui n'avaient pas été préalablement consultées, ainsi que par la
majorité des Comoriens des trois Iles autonomes, toutes appartenance
politiques confondues, qui ont dénoncé ses conséquences négatives sur
les sanctions décidées par l'UA. Pour leur part, les autorités
illégales d'Anjouan à la recherche d'appuis intérieurs et extérieurs,
sans succès pour le moment, n'ont pas manqué de médiatiser et
d'exploiter cette visite.

34. A
la lumière de ce qui précède, il me semble approprié que, pour le
moment, le Conseil proroge les mesures contenues dans son communiqué du
10 octobre 2007, pour une période supplémentaire de 60 jours. La
Commission mettrait à profit cette extension pour oeuvrer avec les pays
contributeurs de troupes au renforcement de la MAES et rechercher, tant
auprès des Etats membres que des partenaires de l'UA, l'appui
nécessaire, y compris les moyens logistiques appropriées (moyens
aériens et navals), pour renforcer l'efficacité des sanctions et
prendre, le cas échéant, toutes autres mesures qu'exigerait la
situation.

35. Dans le prolongement de son
communiqué du 10 octobre 2007, le Conseil pourrait encourager les pays
de la région à poursuivre leurs efforts visant à trouver une solution à
la crise qui perdure aux Comores. Les pays de la région pourraient, à
la lumière des efforts déployés dans la mise en œuvre de leurs
recommandations et de la décision du Conseil, réexaminer la situation
et soumettre des recommandations. Les pays de la région pourraient
notamment continuer leurs efforts visant à persuader les autorités
illégales d'Anjouan, de la manière qu'ils jugeront la plus appropriée,
de la nécessité de se conformer à l'exigence des pays de la région et
du Conseil, à savoir la tenue d'une élection libre, transparente et
régulière, qui ouvrirait la voie à la recherche de réponses effectives
aux problèmes de gouvernance que connaît l'archipel, y compris les
insuffisances des arrangements constitutionnels actuels.

36.
Je voudrais remercier les pays de la région, les pays contributeurs de
troupes de la MAES, pour leur engagement continu et déterminé en vue du
règlement de la crise comorienne et les exhorter à ne ménager aucun
effort pour faciliter la mise en œuvre scrupuleuse de la décision du
Conseil. Je lance un appel à tous les Etats membres qui le peuvent pour
qu'ils apportent l'appui matériel et financier nécessaire pour que la
MAES puisse s'acquitter efficacement de son mandat. Je me réjouis de
l'appui apporté par nos partenaires au sein de la communauté
internationale, et leur demande de se mobiliser encore davantage en
appui aux efforts de l'UA.

source : africa-union.
org

COMMENTAIRES :

Comme nous l'avions déjà dit dans ce blog, L'UA (Union Africaine) se moque des Comoriens. 

Il appartient au Président de l'Union des Comores et à son gouvernement de prendre leurs responsabilités avant qu'il ne soit trop tard. A défaut, ils doivent en tirer les conséquences juridiques.

Seule, une solution militaire est appropriée pour regler définitivement cette crise. Et contrairement à ce qui est dit ici ou là, l'AND est capable d'accomplir avec succes cette mission.

le peuple comorien en a marre de continuer à boire ce bouillon de blabla à l’africaine sans aucun résultat positif.

La moquerie a des limites ! 


Halidi Allaoui




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