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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 12:49

UN PRÉSIDENT QUI NE PROTEGE PAS SON PEUPLE, ÇA S'APPELLE UNE TRAHISON


Par l'AFAC

ASSOCIATION FRANCAISE DES AMIS DES COMORES
7, Rue du Maréchal de Lattre de TASSIGNY
92110 CLICHY LA GARENNE
TEL : 06.27.49.85.66 / 06.62.56.11.39
Mail : afaccomores@yahoo.fr


AHMED de Paris, Idris MOHAMED de Moroni et les autres patriotes ont raison de dénoncer SAMBI, et de dire qu'il a trahi. En effet, le président de la République a failli à sa mission 1ère qui consiste à défendre son peuple et ses frontières : En acceptant de recueillir les comoriens expulsés de Mayotte, le chef de l'Etat n'a défendu ni le peuple ni les frontières étatiques. Il a également trahi car il ne s'est même pas donné la peine d'expliquer aux comoriens, les raisons de son spectaculaire revirement, au grand bonheur de l'impérialisme français. Son mutisme total depuis le voyage de la mission française à Moroni est une injure, une offense au peuple comorien. SAMBI oublie qu'il doit rendre compte de son action au peuple par le biais de sa représentation nationale. Sambi et son groupuscule d' ''amis d'enfance", se permettent de prendre des décisions qui engagent la nation toute entière, sans aucune consultation des élus du peuple. Il l'a fait au moment du débarquement, il continue à le faire aujourd'hui. Tout se passe comme si le gouvernement de tout un pays se limite à une famille, même pas à un parti politique. Il s'agit d'une dérive oligarchique grave, qui dépasse de loin l'époque des mercenaires. La démocratie suppose l'application de règles claires, préétablies. La politique étrangère des Comores ne doit pas se décider au salon de messieurs DJAFFAR, DOSSAR, ni même SAMBI. Elle doit se décider à Moroni et au PALAIS DU PEUPLE. Après les nominations de complaisance, (pour ne pas dire familiales) aux postes politiques suprêmes, alors même que ses nominés ont joué un rôle prépondérant pendant les années noires du séparatisme. Sambi prend des allures d'un apprenti monarque, et là aussi, il se rend coupable d'une trahison qui, à nos yeux, sera tôt ou tard, sévèrement jugé par le peuple. Le peuple comorien n'est pas naïf, il a les yeux grands ouverts contrairement à ce que l'on peut penser. Sambi sera très prochainement désavoué et ce désaveu verra le jour à Anjouan, l'île la plus meurtrie par les comportements criminels de l'impérialiste français et de ses acolytes. C'est à Anjouan que se déroulera dans quelques semaines la 1ère élection de l'après Bacar, une invitation aux urnes, qui est le symbole d'une unité retrouvée dans l'île. Malheureusement, Sambi n'a pas su tirer profit de cette atmosphère pour rassurer les Anjouanais et encore moins les comoriens, signe révélateur d'une TRAHISON EN GESTATION.

Fait à Paris, le 05 MAI 2008
Secrétariat du bureau exécutif de l'AFAC
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 14:55

DECLARATION 

 

SATISFACTION

 

Les faits sont là, ne sont plus à démontrer et il faut s’en réjouir :

  • le « débarquement » est une réussite et Anjouan n’a pas connu les affres que prédisaient les timorés et les opposants.
  • Mohamed Bacar n’est plus au pouvoir et Anjouan respire.
  • Le Président Sambi a déclaré le « séparatisme mort et enterré » et Anjouan est sortie de 11 ans d’errance.
  • L’Etat comorien a interdit l’entrée des reconduits aux frontières par la France occupant Mayotte : « les Comoriens sont légitimement en droit de s’y rendre » a déclaré le Ministre de l’Intérieur Comorien.

 

DEFIS

 

Pourtant chacun le sait tout reste à faire !

 

  • La mort du séparatisme a été annoncée mais son spectre rôde et les fonctionnements des politiques des îles montrent que rien n’est joué ! Les perspectives qui s’imposent à travers le schéma constitutionnel sont à même de relancer les positionnements néfastes pour la construction du pays.

 

  • Le séparatisme maorais perdure et se réaffirme avec la mascarade du scrutin du 18 avril où vote à main levée sous la supervision d’un Préfet quelque peu gêné aux entournures et appel du président du Conseil Général à une expression à l’unanimité ont restauré les pratiques anti-démocratiques qui ont conduit à la sécession de Mayotte dans les années 70.  Lorsque J.F. Hory reconnaît lui-même que la motivation des élus se résume à « manger » (le débat organisé par RFO Mayotte- cette caisse de résonance de tous les séparatismes- après le vote devait d’ailleurs montrer que nos courageux élus n’avait rien d’original à proposer et n’étaient d’accord sur rien),  il y a lieu de s’interroger sur la valeur et la représentativité de cette expression qui engage encore plus avant Mayotte dans sa marche à « contre courant de l’histoire ».

 

  • La capacité de la France à interférer dans l’espace comorien indépendant est confirmée :

            -           Les faits avérés de l’implication de la France dans le maintien de Bacar au pouvoir ne sont plus discutables et             personne n’a même cherché à les nier. Mohamed Bacar a été exfiltré et est devenu l’acteur principal d’une comédie             menée par la France. Personne n’en a été surpris et s’il faut continuer à espérer une issue favorable à cet imbroglio             bien inutile, les attentes seront   sûrement déçues. Souhaitons que le final n’ait rien à devoir à un quelconque             fléchissement des Comores.

 

  • Le mépris de la France à l’égard des hommes qui peuplent les quatre îles Comores s’est révélé :

            -           En faisant  entrer Bacar à Mayotte puis en le conduisant à la Réunion, la France a non seulement méprisé les             Comoriens mais elle a mis en danger ses propres ressortissants et pourrit l’atmosphère déjà très lourde à Mayotte.

 

Autant dire que la France est capable de tout et qu’il est urgent d’en tenir compte et de faire front !

 

URGENCE

 

            Il est impératif :

 

  • D’assurer, au sein du gouvernement de l’Union, une cohésion sans faille pour faire face aux risques d’explosion et créer les conditions d’une vraie bonne gouvernance et d’un développement pensé et conçu sur le long terme dans la transparence des prises de décisions.

 

  • De ne pas se priver des réajustements gouvernementaux nécessaires pour favoriser  l’ouverture à tous ceux qui soutiennent sincèrement la lutte contre le séparatisme et oeuvrent à la construction de l’intégrité du pays.

           

  • De se ménager les soutiens des forces extérieures qui ont déjà tant fait pour aider les Comores en réglant le différend avec l’Afrique du Sud, afin de parer à toute éventualité de déstabilisation de l’ordre de ce que les Comores ont déjà connu.

 

  • De mettre en route la réflexion sur les limites de la constitution actuelle dans la perspective d’une table ronde impliquant tous les acteurs de la vie comorienne afin que le débat ne se résume pas à une négociation interne aux instances de pouvoir.

           

  • De réaffirmer les droits des Comores sur Mayotte en tenant la position  sur l’interdiction d’entrée des reconduits et en réclamant clairement la suppression du visa Balladur afin d’obliger la France à abandonner son arrogance et son unilatéralisme pour de vraies négociations sur les questions qui l’opposent aux Comores.

 

Mayotte. 27/04/08. Front Démocratique Fédération de Mayotte. Groupe de Réflexion sur le Devenir des Comores (GRDC)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 11:45

Communiqué de presse

 Les éditions de La Lune et l'équipe du café littéraire de La Lune, remercient les passionnés de littérature qui se sont mobilisés avec enthousiasme pour venir encourager et soutenir  cette flamme littéraire qui  émerge dans la communauté des lecteurs comoriens de France.

La réussite de cet événement littéraire organisé le 15 mars 2008 à la Courneuve est une promotion de la culture des recherches et des talents comoriens. Elle prouve l'intérêt apporté par l'assistance à la littérature, aux recherches et aux écrivains.

La contribution des Editions de La Lune à la promotion de la littérature comorienne et au rayonnement de la culture des Comores  dans l'espace culturel francophone est une grande fierté pour cette jeune maison d'éditions créée pour soutenir les talents comoriens, africains et francophones.

Au cours du café littéraire, grâce aux lecteurs et aux éditeurs, l'événement a pris les allures d'une fête du livre comorien ; une fête chaleureuse, pleine de vitalité et d'enthousiasme ressenti à travers un débat franc et sincère.

C'est un événement qui constitue un tremplin pour faire triompher durablement l'art et la culture.

Tout ne s'arrête pas avec les présentations remarquables de l'écrivain Ibrahim Youssouf, de l'essayiste Souef Mohamed El-Amine et du philosophe  Ismael Ibouroi.

D'autres occasions s'apprêtent. Les éditions de La Lune voudraient également remercier chaleureusement l'artiste Ali Mmadi Boléro qui a fait vivre à l'assistance des moments inoubliables et fantastiques ainsi que les représentants des sites Internet, des blogs et des médias pour la couverture de l'événement.

Enfin, un mot s'impose. Organiser un événement de cette taille, n'est pas une chose simple, à mettre à point, à concrétiser, à satisfaire les attentes. C'est ainsi que les Editions de La Lune présentent leurs excuses pour les imperfections survenues lors de cette manifestation.

Merci à tous et à la prochaine dégustation littéraire.

Les éditions De La Lune

Voir les images du café :

http://www.flickr.com/photos/8496763@N05/show/

http://cafelitteraire.editions-delalune.com/

--
Les éditions De La Lune
www.editions-delalune.com
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 09:44

Communiqué de l'Etat Major de l'Armée Nationale de Développement

Opération Democratie-Comores

 

Le commandement des Forces de l'Alliance pour la Libération d'Anjouan informe les membres de la FGA qu'il leur est donnée 48 heures pour se rendre et rendre leurs armes auprès des autorités qui se trouvent dans leur région respectives. Passé ce délai ordre sera donné aux forces armées d'utiliser tous les moyens appropriés pour leur capture et pour le ramassage des armes.

Il est également demandé aux autorités du régime rebelle dont le nom se trouve en annexe, de se rendre impérativement et en toute urgence auprès des autorités militaires afin d'éviter des situations désagréables.

Le commandement des Forces de l'Alliance qui confirment la fuite du dictateur Mohamed Bacar, la capture et le reddition massive des rebelles et des autorités du régime rebelle, lance un appel pressant aux rebelles toujours en en cavale de faire preuve de réalisme, en se rendant le plus vite possible.

 

Fait à Mutsamudu, le 27 mars 2008
Le Porte-parole des Forces de l'Alliance Le Commandant AHMED SIDI

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LISTE DES PERSONNES RECHERCHEES :

1. JAFFAR SALIM né le 25/06/1962 à Mutsamudu. Passeport n°06 BB 504 85 /209 50
2. MOHAMED ABDOU MMADI né à Mjamawe vers 1956 passeport N°394 78/099 43
3. CAABI RL YACHROUTU, Mutsamudu
4. HALIDI ABDALLAH né à Hada passeport N°12 10/01012
5. ABDOU AMDJAD né à Bambao Mtsanga
6. HOUMADI SOUFOU né le à SIMA Passeport N°51 427/00827
7. MOHAMED ABDALLAH AMANE né le 12/06/1975 à Domoni
8. FATIMA BACAR HOUMADI née le 15/02/1961 à Barakani
9. ALI AHMED ABOU, Mutsamudu
10. ALI AHMED MIDILADJI, Mirontsi
11. DHOIHIROU HALIDI passeport n°64528/139 28 né le 8/3/65 Bambao Mtsanga
12. ROUKIA AHMED ABOU, Mutsamudu
13. Adjudant Chef KAMARDINE né à Chandra
14. ANOIR ALI CHARIF, Ouani
15. CHEHOU OIDINI, Chandra
16. ABDALLAH ALLAOUI, Ouani
17. REHEMA BOINALI, Ongojou
18. MOHAMED ATTOUMANE

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 18:01
Ci-dessous le communiqué de presse de la FONDATION  COMORIENNE DES DROITS DE L'HOMME   du 27 mars 2008                                


FONDATION  COMORIENNE DES DROITS DE L'HOMME                                   

                                                                    B.P. 310
                                                       Hapandré Mutsamudu
                                                                Anjouan
                                                     Union des Comores

                                        Tel : + 269 71 15 43 / 320829 /329715
                                        Fax : 00 269 710180
                                  Email :
fcdh@comorestelecom.km ou
                                             Fcdh_comores2008@yahoo.fr
 
 
 
 
 
                                                            COMMUNIQUÉ de presse
 
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) se réjouit de l'éviction du dictateur Mohamed Bacar.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) tire son chapeau aux autorités comoriennes sur la sagesse et efficacité dont elles ont fait preuve quant à la résolution du problème posé par l'entêtement de Mohamed Bacar et ses complices.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) est redevable envers la communauté Internationale en général et l'Union Africaine en particulier pour tous les efforts déployés pendant plus de dix ans en faveur de la paix et l'intégrité territoriale des Comores.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) remercie les peuples frères et gouvernements de la Tanzanie , du Soudan , du Grand Jamahiriya de Libye, de la France et des Etats-Unis d'Amérique pour leur contribution inestimable en vue de rétablir l'intégrité, la paix et la démocratie aux Comores.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) salue le professionnalisme dont ont fait preuve l'Armée Nationale de Développement (AND) et les contingents des Armées de la Tanzanie et du Soudan, professionnalisme qui a permis la libération du territoire comorien d'Anjouan en  un temps raisonnable avec des dégâts limités.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) s'incline devant toutes les victimes  de la  barbarie Bacar et de la guerre fratricide qu'il a imposé au Gouvernement Comorien.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) appelle le peuple meurtri d'Anjouan à faire preuve de la retenue musulmane, à croire en la justice de son pays et de ne pas appliquer la loi du talion.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) appelle la France , pays berceau des droits de l'homme, le Gouvernement français et le Peuple frère de France de faire preuve de solidarité avec les Comores et les comoriens en extradant sans délai en évitant toute tracasserie administrative et diplomatique.
+
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) rappelle au Gouvernement français que Mohamed Bacar et ses lieutenants ont du sang dans les mains et se doivent d'être jugés en terre comorien où ils ont commis leurs exactions.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) prie les autorités françaises de ne pas « voler » la joie et le droit légitime des  comoriens et des anjouanais.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) demande à la France de respecter scrupuleusement le Mandat d'Arrêt International lancé contre Mohamed Bacar.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) est prompte à condamner et dénoncer toute éventuelle mascarade d'un jugement à la Bob Denard de Mohamed Bacar et ses lieutenants en territoire ou colonie français. Et tout comorien qui y participera doit être considéré comme un traître à la nation.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) se réserve dans les meilleurs délais de porter plainte contre  Mohamed Bacar et ses lieutenants au Tribunal International d'Arusha pour toutes les exactions qu'ils ont commis à savoir : arrestations arbitraires, tortures morales et physiques, éliminations physiques, détournements de biens publics, rébellion à l'état et rébellion à l'Union Africaine.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) s'est résolue à se constituer partie civile dans tous les procès contre Mohamed Bacar et ses complices .
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) appelle la Communauté Internationale à peser de tout son poids pour que Mohamed Bacar et ses lieutenants ne puissent pas bénéficier d'une impunité coupable.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) s'indigne sur le voyage provocation que le ministre français des colonies s'apprête à effectuer le vendredi 28 mars 2008 sur la terre comorienne de Mayotte.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) appelle les autorités comoriennes à plus de fermeté et à prendre leurs responsabilités.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) est décidée de faire du « retour de Bacar et de ses lieutenants », son combat jusqu'à satisfaction.
 
La  Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) exhorte les patriotes comoriens à se lever pour exiger le retour des « bourreaux » dans le lieu de leurs exactions.
 
Fait à MUTSAMUDU  le 27 mars 2008
VICE-PRESSIDENT FCDH
 
ABDALLAH MOHAMED ABDULLATUF
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 17:39
ASSOCIATION FRANCAISE DES AMIS DES COMORES
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COMMUNIQUE SUITE  AU DROIT D'ASILE ACCORDE A BACAR






Après avoir assuré l'exfiltration du dictateur BACAR, la France envisage de lui accorder le droit d'asile à MAYOTTE. Cette initiative est irréspectueuse de la volonté du peuple comorien et de ses dirigeants de faire juger BACAR par les juridictions du pays.


Mohmed BACAR et son régime se sont rendus coupables de crimes de guerre et de malversations financières. Ces infractions graves ne peuvent demeurer impunies. Aussi, nous exigeons des autorités françaises à Mayotte la reconduite dans les meilleurs délais du dictateur et des autres fuyards pour qu'ils puissent répondre de leurs actes. En outre, nous demandons à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances réelles et les éventuelles complicité dans la fuite de BACAR.


Nous exigeons de Monsieur l'ambassadeur de France aux Comores une attitude respectueuse des relations internationales et de la souveraineté de l'état comorien.


A défaut de réponse positive et immédiate à la requête formulée par le gouvernement comorien et pour manifester sa désaprobation au dictact français, le miminum serait que le président de l'union rappelle en consultation et en toute urgence, l'ambassadeur des Comores à PARIS.


Nous appelons les autorités de notre pays à faire preuve en la circonstance, de la plus grande fermété sur la retour de BACAR et de ses acolytes.


Enfin, devant cet affront de plus que la France s'apprête à infliger à notre peuple, nous demandons à tous les ressortissants comoriens, leurs associations et leurs amis à une large concertation pour des manifestation à travers tout le territoire français. En région parisienne, il serait souhaitable que le rassemblement se tienne le samedi 29 Mars 2008 à 16H00, devant les locaux du QUAI D'ORSAY, symbole de la diplomatie française. Pour tout renseignement : 06.27.49.85.66 / 06.62.56.11.39




Paris, le 27 Mars 2008
Le secrétaire exécutif



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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 13:35
Vous trouverez ci-dessous la liste officielle des personnes ayant accompagné le colonel rebelle, Mohamed Bacar, remis par les autorités francaises.

1. Mohamed Attoumane gendarme
2.Abdou Romli gendarme
3.Assane Ali Chef
4.Absoir Omar Sous lieutenant
5.Andjib Houmadi gendarme
6.Issoumaila Houmadi Caporal Chef
7.Abdillah Saidali Caporal
8.Ayouba Hakim Caporal
9.Allaoui Mohamed 2e classe
10. Chamsidine Combo Caporal
11.Ibrahim Omar Houmadi Chef
12.Djanffar Chamouane Adjudant Chef
13. Abdou Bacar Lt Colonel
14. Douclin Mahmoud Commandant (Ancien Ministre des finances)
15. Moursoidi Houmadi
16.Takiddine Oumar Adjudant
17.Moustoipha Abdou Caporal
18. Ombade Ridhoine Adjudant
19.Saayane Ridjali MDL
20.Ousseni Souf surnom Rambo Sergent
21. Andhime Assane Caporal Chef
22.Ahmed Salim Commandant

HALIDI-BLOG-COMORES
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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 21:57
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de l'Etat Major de l'AND en date du 17 mars 2008 suite aux événement qui se  sont déroulées à Anjouan lors des missions de reconnaissance sur le terrain en vue de la libération d'Anjouan

Communiqué de l'Etat Major de l'AND du 17 mars 2008

UNION DES COMORES
--------------------------
ARMEE NATIONALE DE DEVELOPPEMENT
-----------------
ETAT-MAJOR

COMMUNIQUE
Dans le cadre de nombreuses missions de reconnaissance du terrain en vue de la libération d'Anjouan, des éléments de l'Armée Nationale de Développement (AND), se sont infiltrés dans l'île d'Anjouan, le vendredi 14 mars 2008.
Une patrouille de l'AND, partie les récupérer ce dimanche 16 mars 2008, s'est heurtée à une résistance désorganisée et amatrice de la rébellion anjouanaise.
L'affrontement qui s'en est suivi a causé des dégâts matériels importants et entraîné la mort de dizaines d'éléments de la rébellion.
L'AND déplore ces pertes et dégâts et en attribue l'entière responsabilité à Mohamed Bacar et à ses acolytes.
L'AND présente ses condoléances les plus attristées aux familles des disparus et appelle toute la population anjouanaise au calme et à la sérénité.
L'AND lance enfin un dernier appel à Mohamed Bacar et sa rébellion pour qu'ils déposent les armes afin d'épargner la population des risques d'un assaut imminent sur l'île d'Anjouan.
Fomboni, le 17/03/2008

Le Lieutenant-colonel SALIMOU Mohamed Amiri
Chef d'état-major
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 01:14
FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L HOMME
FCDH
 
                                           BP 310
 
Téléphone :                   00269     711543
 
                     MUTSAMDU ANJOUAN  COMORES
 
 
 
RECRUDESCENCE DE LA TORTURE SUR ANJOUAN
 
 
 
 
 
Décidément il ne passe un jour sans qu’une embarcation de pêche n’arrive sur une plage de Mwali avec une cargaison de rescapés des geôles de Mohamed Bacar.
 
-         samedi 1er mars 08 : 03 originaires de Domoni dont 01 évacués sur Elmaanrouf suite à de nombreuses blessures aux jambes et pieds conséquentes des tortures subies
 
-         dimanche 2 mars 08 : 02 originaires de Domoni dont 01évacué à Elmaanrouf avec fractures sur les 02 jambes et les 02 bras conséquentes des tortures subies dans les camps de concentration de Bacar.
 
 
-         Lundi 03 mars : 03 originaires de Barakani, le village du sanguinaire. 02 sont évacués à Elmaanrouf dont sur une civière et dans un état très préoccupant selon des sources médicales.
-         Pour ne plus servir la propagande du tyran galonné et par respect de la personne, nous avons décidé de ne plus transmettre les photos et noms des victimes.
 
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) estime qu’il y a urgence à chercher les voies et moyens qui permettraient de mettre fin aux souffrances de la population comorienne d’Anjouan .
 
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) appelle les autorités civiles élus de ce pays à prendre rapidement leurs responsabilité, faute de quoi ils seront coupables de non assistance à une communauté en danger.
 
Fomboni le 03 mars 2008
 
Le Président National,
 
 
 
 
Mohamadi Nansuri Riziki
Tél : (269)720829/320829
Email : riziki57@yahoo.fr 
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 00:08
Vous trouverez ci-dessous le Communiqué du Collectif Migrants Mayotte du 24 février 2008 sur les déclarations de Monsieur Estrosi du 22 février 2008 sur le droit du sol à Mayotte.
 

Je partage entièrement les arguments juridiques et politiques de ce communiqué 

Halidi
 
Communiqué du Collectif Migrants Mayotte
 
relatif au projet de M. Estrosi de suspendre le droit du sol à Mayotte
 
 
 
 
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Christian Estrosi a évoqué vendredi 22 février sur France 2 "une décision exceptionnelle" concernant l'île de Mayotte uniquement. Il envisagerait l'adoption d'une mesure qui ferait, selon lui, que "tout enfant né de parents en situation irrégulière" ne pourrait plus "réclamer" la nationalité française. Il s'agit tout simplement de la remise en cause du droit du sol. Le Collectif Migrants-Mayotte 1 s'insurge contre cette mesure que le secrétaire d'Etat affirme vouloir proposer au printemps, et s'indigne de l'utilisation politique qui en est faite localement. Le Collectif dénonce vigoureusement cette annonce à plusieurs titres.
 
 
Une mesure inconstitutionnelle. En septembre 2005, après sa visite à Mayotte, le ministre français de l'Outre-mer de l'époque, François Baroin, avait affirmé "envisager" la remise en cause du droit du sol "pour certaines collectivités d'outre-mer" dont Mayotte. L'ambition de M. Baroin n'avait pas passé la barrière de la Constitution. Les constitutionnalistes semblaient unanimes à considérer qu’une révision éventuelle du droit du sol ne pouvait concerner que l’ensemble du territoire national. Cette remise en cause du droit du sol ayant été envisagée par un projet de la loi sur l'immigration en 2006, le président de la section du contentieux du Conseil d’Etat avait soulevé un risque d’inconstitutionnalité. "Les conditions d’accession à la nationalité française, dans notre tradition juridique, valent pour l’ensemble du territoire de la République", avait-il indiqué. D’où la conclusion d’une mission de la commission des lois de l’assemblée nationale : "Une telle modification devrait donc nécessairement concerner l’ensemble du territoire national." En effet, les articles 73 et 74 de la Constitution excluent certains domaines des spécificités ultramarines, parmi lesquels la nationalité. Comment une mesure inconstitutionnelle en 2005 ne le serait plus en 2008 ?
 
Une mesure discriminatoire. En suspendant le droit du sol à Mayotte uniquement, M. Estrosi ferait de cette Collectivité départementale un territoire étranger au territoire français. Cela signifierait que tous les enfants ne sont pas égaux au sein de la République ; que certains sont plus valables que d'autres. Dans cette logique, un enfant de Malgaches qui naîtrait en Métropole pourrait sous certaines conditions être français, mais pas un enfant de Malgaches qui naîtrait à Mayotte ! Cette mesure serait d'autant plus néfaste qu'elle priverait certains enfants nés de parents en situation irrégulière à Mayotte il y a 8, 10, 12 ans et scolarisés dans l'école républicaine, de ce droit fondamental. Ces milliers d'enfants seraient dans une situation plus précaire encore qu'elle ne l'est aujourd'hui. Que ferait-on d'eux ?
 
Une mesure démagogique. Selon M.Estrosi, "nous avons aujourd'hui à Mayotte 30% de la population qui est en situation clandestine, irrégulière, et dans 10 ans elle pourrait être majoritaire par rapport à la population franco-mahoraise". En lisant les propos de M.Estrosi, on a l'impression que n'importe quel enfant né à Mayotte est d'office français. C'est faux. Selon la loi, un enfant né à Mayotte est français depuis sa naissance : i- s'il est né depuis le 2 août 1975 avec un parent né à Mayotte (ou sur une autre terre française à la naissance du parent et restée française depuis) ; ii- s'il est né depuis le 2 août 1975 et avant le 1er août 1994 avec un parent né aux Comores avant le 31 décembre 1975 ou à Madagascar avant le 11 avril 1960. A défaut de remplir l’une de ces exigences, il ne pourra devenir français que sous conditions de résidence et pas avant l'âge de 13 ans. Autrement dit : le droit du sol n'est pas exclusif et est soumis à d'autres obligations que semblent ignorer les responsables locaux et le secrétaire d'Etat. Il ne suffit pas d'être né à Mayotte pour être français !
 
Une mesure inefficace. Faire croire que le droit du sol et par extension l'obtention de papiers français est la principale raison qui pousse les Comoriens et Malgaches à entrer la plupart du temps illégalement à Mayotte relève du mensonge. Si les Comoriens viennent à Mayotte, c'est avant tout pour des raisons économiques, sanitaires, sociales, politiques ou familiales. Ils fuient la misère ou la répression politique de mise actuellement à Anjouan, cherchent à y accoucher dans des conditions acceptables ou à y scolariser leurs enfants, visitent de la famille – car les Comoriens ne sont pas à Mayotte des "étrangers" comme les autres, ils possèdent des liens familiaux et culturels jamais effacés malgré la séparation politique depuis 1975 de Mayotte avec les trois autres îles de l'archipel. Quiconque s'est rendu à Anjouan, en Grande-Comore ou à Mohéli peut affirmer que les raisons de l'émigration vers Mayotte ne sont pas liées à l'obtention de papiers. Ce n'est qu'une fois sur place, quand les "étrangers" y ont fait leur vie, y ont trouvé un travail, que la question de la régularisation se pose à eux. La suspension du droit du sol ne modifiera donc en rien les flux migratoires.
D'autre part, il convient de préciser que l'utilisation faite par certains responsables politiques mahorais de la déclaration de M. Estrosi emploie des arguments invalides. Selon nombre de ces derniers, les "Comoriens viennent à Mayotte car ils savent que s'ils ont un enfant ils ne seront pas expulsables". Une argumentation que les chiffres officiels démentent : en 2007 en effet, sur 16.000 personnes reconduites à la frontière, la préfecture a recensé plus 2.000 mineurs, parmi lesquels des nourrissons, des bébés et des enfants accompagnés de leurs parents –ou pas. Parmi eux, beaucoup étaient nés à Mayotte… Être parent d'un enfant né à Mayotte ne rend en effet pas "inexpulsable".
 
Une mesure inquiétante. L'outremer a toujours servi de ballon d'essai en France. La suspension du droit du sol à Mayotte ne serait qu'un préalable à ce qui se passera, dans les autres DOM-TOM d'abord, sur tout le territoire ensuite. Il y a donc tout lieu, partout ailleurs sur le territoire français, de s'inquiéter de "l'exception Mayotte".
 
 
Dans ce contexte, le Collectif Migrants-Mayotte demande au secrétaire d'Etat à l'Outre-mer de revoir son projet qui n'aurait d'autre effet que de stigmatiser une fois de plus les populations "étrangères" vivant à Mayotte, et de tromper les Mahorais en leur faisant croire que la suspension du droit du sol ralentirait l'immigration clandestine. Cette mesure ne ferait que précariser des populations déjà très vulnérables, et mettre à mal un des fondements de la République.
 
 
 
Le Collectif Migrants Mayotte
Mamoudzou, le 24 février 2008
 
 
Contact : Rémi Carayol (coordinateur) : 06 39 40 56 38 / remicarayol@yahoo.fr
 
 
 
 
1 Le Collectif Migrants-Mayotte est composé de nombreux travailleurs dans les secteurs sociaux, médicaux et enseignants oeuvrant à Mayotte, ainsi que d'une dizaine d'associations agissant pour la défense des droits des étrangers et l'appui moral, social, économique et/ou sanitaire des étrangers en situation irrégulière. Le Collectif est affilié au Collectif Migrants Outremer.
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