Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Presentation

  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
  • Contact

A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

Recherche

BIENVENUE SUR MON BLOG

NA MKARIBU HARI MWA YI BLOG YANGU 
Cet outil va me permettre de vous faire decouvrir mon pays natal  et partager quelques unes de mes passions.......à ma façon !!!!
 

Pour revenir à la page d'accueil  cliquez  ICI

Pour recevoir réguliérement les articles que nous diffusons, merci de vous inscrire à la newsletter (Attention : laissez les deux cases (newsletter et articles) cochées) .

Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

MESSAGE IMPORTANT :

 

DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013, ALLAOUI HALIDI A CEDE LA RESPONSABILITE DE VOTRE BLOG A MADAME MARIAMA HALIDI.

 

MERCI DE VOTRE FIDELITE

 

 

CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

gala_final-_maquette--2-.jpg

A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 22:27

Ci-dessous la déclaration de Mohamed Djaanffari publiée ce jour suite à la déclaration des résultats par la CENI

DECLARATION DU CANDIDAT DJAANFARI

DECLARATION DU CANDIDAT DJAANFARI
Mohamed Djaanffari (photo)

Les Anjouanais, dans leur grande majorité m'ont encore témoigné de leur confiance en votant pour moi le 29 juin 2008 et ce, malgré la volonté du Président de l'Union, Abdallah Sambi, de tenir en échec cette victoire. A tous les Anjouanais, je présente mes sincères remerciements.

En effet, le Président Sambi a choisi de mettre à la disposition de mon adversaire Moussa Toybou tous les moyens matériel, financier et humain de l'Etat pour l'aider à mettre en place une machine de fraudes.
Comme insatisfait, Sambi s'est acharné pour porter atteinte aux institutions de la république, y compris la seule Cour habilitée à statuer en dernier ressort sur le contentieux électoral ; en d'autres termes, la Cour Constitutionnelle.

J'estime, en vertu du respect du droit, que la validation de ma victoire à l'issue du scrutin du 29 juin 2008 ne souffrira de rien étant donné le constat désagréable sur les irrégularités flagrantes commises par les partisans de Moussa Toybou.
Je suis déterminé à poursuivre toutes les voies juridiques pour défendre la démocratie et notre victoire.
Il est inadmissible de rester insensible sur les agissements irresponsables de Sambi, notamment sur les contre vérités, les détournements, les corruptions dont il se fait le champion depuis deux ans.

Dans ces conditions, on serait tenté de s'interroger sur sa différence avec le régime de Mohamed Bacar que nous avons tant combattu.
Il est inacceptable d'assister, indifférent, au piétinement de notre constitution, aux humiliations du Parlement, des magistrats et de la Cour Constitutionnelle.
Les projets de loi du Président Sambi doivent faire l'objet d'une attention particulière, surtout, ceux relatifs à la modification du code de la nationalité afin de faire bénéficier la nationalité aux familles arabes (chiites perses). Si un tel projet était adopté, cela constituerait incontestablement une grave menace pour notre islam tolérant de rite chaféite.

Le président Sambi engage le pays dans la voie de l'instabilité politique aux conséquences fâcheuses inquiétantes et dramatiques.
Au terme de ces constats, malheureusement, négatifs, j'appelle toutes les forces vives de la nation à :
- défendre le droit et le retour à la légalité institutionnelle du pays ;
- être solidaire de la Cour Constitutionnelle, l'Assemblée Nationale ;
- refuser et à dénoncer la dérive totalitaire de Sambi ;

J'appelle également la communauté internationale qui a toujours accompagné notre pays dans ses moments les plus critiques à :

- mesurer le poids des conséquences dans la volonté du chef de l'Etat à porter atteinte aux institutions de l'Union ;
- défendre le droit international ;
- veiller au respect de la démocratie.

Vive Anjouan dans l'Union des Comores et vive la démocratie aux Comores.

MOHAMED DJAANFARI
Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
commenter cet article
28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 19:18

Ci-dessous un communiqué de la Présidence de l'Union des Comores du 26 juin 2008 suite à la lettre ouverte de certains membres la Cour Constitutionnelle du 23 juin 2008


UNION DES COMORES

 

Unité – Solidarité – Développement

-----------

PRESIDENCE DE L’UNION

 

COMMUNIQUE

 

 

         Suite à la lettre du Directeur de Cabinet du Président de l’Union des Comores adressée à certains membres de la Cour Constitutionnelle pour leur rappeler l’arrivée à terme de leur mandat. Les membres ont adressé, le 23 juin 2008, une lettre ouverte au Président de l’Union qui appelle aux réflexions suivantes :

 

Sur la forme de cette lettre :

 

            La Constitution de l’Union des Comores a strictement délimité le domaine de compétence de la Cour Constitutionnelle. Ses missions sont précisément définies et les dispositions constitutionnelles qui les prévoient ne laissent aucune place à une interprétation extensive de sa compétence.

 

            Aucune de ces dispositions ne donne compétence à la Cour pour statuer ou émettre un avis sur des questions relatives au mandat des membres la composant. Bien que rédigé par la majorité des membres de la Cour, la lettre adressée au Chef de l’Etat constitue une simple opinion, un simple point de vue qui n’oblige personne.

 

L’acte de nomination, renouvellement, remplacement ou destitution est d’ordre individuel. Seule la personne ayant un rapport direct et personnel avec cet acte  a qualité pour agir pour contester et partant défendre ses droits et intérêts qu’il estime lésée par l’acte. Pour avoir conjointement rédigé la lettre en question, les membres de la Cour Constitutionnelle se sont constitués en une sorte de collectif de défense de leurs intérêts.

 

Plus grave, l’attitude consistant d’une part à se réunir et se concerter pour une mission autre que celle qui leur est constitutionnellement assignée, d’autre part à omettre d’attirer  l’attention des autorités sur la question relative à l’expiration du mandat de certains membres, est de nature à semer la confusion dans les esprits des citoyens sur leur véritable rôle et ainsi offrir à leur regard l’image d’une juridiction partisane et non crédible. N’est ce pas cette attitude et non celle du Président de l’Union, qui est de nature à compromettre le bon fonctionnement des institutions de la Nation ?

 

L’inamovibilité invoquée dans ladite lettre emporte interdiction de tout déplacement, suspension, remplacement, destitution ou limogeage en dehors des cas prévus par la constitution.

 

Sur le fond de cette lettre :

 

En vertu des pouvoirs que lui conféraient la Constitution de l’Union des Comores, notamment en son article 32, le Président de l’Union des Comores, Monsieur Azali Assoumani a signé le 13 juin 2002, un décret n°02-006/PR portant nomination d’un Membre de la Cour Constitutionnelle de l’Union des Comores, en l’occurrence Monsieur Mouzaoir ABDALLAH. Il faut rappeler ici que ce décret est un acte administratif unilatéral du Président qui s’applique donc dès sa signature contrairement au mandat électif qui commence à la prestation de serment.

 

            En outre, la Constitution de l’Union des Comores stipule dans son article 33 alinéa 1, à propos du mandat des membres de la Cour Constitutionnelle: « Ils sont nommés pour un mandat de six ans renouvelable. »

 

Le mandat de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH, en tant que membre de la Cour Constitutionnelle est donc arrivé à son terme le 12 juin 2008.

 

            Il est inexact d’affirmer comme cela est relevé dans le courrier en date du 23 juin 2008: « 1. – Que la nomination de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH est intervenue le 24 août 2004 » . Cette assertion ignore délibérément le décret n°02-006/PR du 13 juin 2002, « Portant nomination d’un Membre de la Cour Constitutionnelle de l’Union des Comores » en l’occurrence Monsieur Mouzaoir ABDALLAH et perverti le décret n°04-092/PR du 24 août 2004, « Portant confirmation de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH en qualité de Membre de la Cour Constitutionnelle. »

 

Il est clair que le 24 août 2004, le Président de l’Union n’a pas procédé à une nouvelle nomination d’un membre de la Cour Constitutionnelle mais à la confirmation de cette qualité des lors qu’elle a déjà été acquise depuis le 13 juin 2002. Le Président de l’Union n’aurait pas pu, en effet, procéder à une nouvelle nomination de la même personnalité alors que le mandat de ce dernier était en cours, il a par conséquent fait que le confirmer. Cette confirmation suppose donc que le mandat suivait son cours et ce depuis le 13 juin 2002. 

 

La Constitution de l’Union des Comores ne développe aucune disposition qui soumettrait l’acquisition de la qualité de membre à une prestation de serment. Devient membre de la  Cour Constitutionnelle la personnalité qui a été dûment nommée suivant les dispositions des articles 32 et 33 de la Constitution de l’Union des Comores.

 

Certes l’article 2 de la Loi organique portant organisation, compétence de la Cour Constitutionnelle dispose que les membres de la Cour Constitutionnelle doivent prêter  serment avant d’entrer en fonction, mais cette disposition de la loi ne doit pas être interprétée comme une condition à l’acquisition de la qualité de membre.  Il convient en effet de ne pas confondre la qualité de membre, qui est acquise des lors que la personnalité a été nommée, de la prise de fonction qui intervient suite à la formalité de prestation de serment. Le serment n’est qu’une formalité obligatoire à la prise de fonction. La sanction du défaut de prestation de serment est la nullité des actes, judiciaire ou juridictionnel, accomplis par un juge qui ne l’aurait préalablement prêté.

 

La durée du mandat s’attache à la qualité de membre et non à la prise de fonction. Il convient en outre de remarquer que cette prise de fonction est intervenue au delà des délais prévus par la loi.

 

En résumé, est arrivé à son terme le mandat de Monsieur Mouzaoir ABDALLAH, membre de la Cour Constitutionnelle qui, nommé membre de la Cour Constitutionnelle le 13 juin 2002, a prêté serment de prise de fonction que le 11 septembre 2004. 

 

Par ailleurs en vertu de la règle du service fait, Monsieur Mouzaoir ne saurait soutenir n’être en fonction que depuis le 11 septembre 2004 alors qu’il percevait le traitement et avantages liés à ses fonctions depuis le 13 juin 2002, reconnaissant ainsi que son mandat a commencé dès sa nomination en 2002.

 

Tout ce qui précède s’applique mutatis mutandis, à quelques jours près, à Messieurs  Abhar SAID BOURHANE et MOHAMED BACRI qui ont été nommés au cours de la même période par les Vice-présidents Caabi el Yachroutu et Ben Massoundi. 

 

Tenant compte des dispositions de l’alinéa 1 de l’article 33 de la Constitution de l’Union des Comores qui stipule : « Les membres de la Cour Constitutionnelle doivent être de grande moralité et probité ainsi que d’une compétence reconnue dans le domaine juridique, administratif, économique ou social. » et du serment, Coran à la main, par lequel le membre de la Cour Constitutionnelle dit :  « je jure au nom d’Allah de bien et fidèlement remplir mes fonctions au sein de la Cour, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution de l’Union des Comores, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne pas prendre position publique et de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour » , le Gouvernement de l’Union des Comores lance un appel aux membres de la Cour Constitutionnelle pour qu’ils reconnaissent le droit et l’équité, en bannissant tout esprit partisan au profit de l’état de droit, de la crédibilité de la Cour et du fonctionnement régulier de nos institutions.

 

 

Fait à Moroni, le 26 juin 2008

 

Pour le Gouvernement de l’Union des Comores

Le Secrétaire Général du Gouvernement

 

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
commenter cet article
21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 15:28

Présidentielles de l'île d'Anjouan

COMMUNIQUE DE MOHAMED DJAANFARI

Présidentielles de l'île d'AnjouanCOMMUNIQUE DE MOHAMED DJAANFARI

Chers électeurs et électrices,

Les résultats officiels des élections présidentielles de l'île d'Anjouan viennent de tomber.
- 44,18% pour Mohamed Djaanfari (21 029 voix)
- 40,12% pour Moussa Toybou (19 096 voix)
Ces résultats revêtent, pour moi, deux significations :

1-
D'une part, ils ont montré que les résultats du scrutin seront ceux issus des urnes. Malgré les sommes d'argent déversées par les responsables du pouvoir central et leur alliés, malgré la corruption développée, la mobilisation des moyens de l'Etat au service d'un seul candidat, malgré enfin la volonté affichée du ministre en charge des élections Mmadi Ali de faire gagner Moussa Toybou en proclamant des résultats en sa faveur, le candidat du pouvoir a été devancé de plus de 1 900 voix.
Vous avez ainsi montré par votre suffrage, que vous avez atteint une maturité politique sans faille et que vous n'avez pas accepté d'être tenus par la main lorsque vous preniez votre décision dans l'isoloir.

2-
D'autre part, ces résultats signifient que vous n'êtes pas satisfaits de la façon dont vos problèmes quotidiens sont traités. Les responsables qui entourent le Président de l'Union se sont avéré incapables de résoudre ces problèmes : les pénuries s'installent, les arriérés des salaires s'accumulent, les projets et promesses restent des beaux discours... et ils ne lui disent pas toute la vérité.
Chers électeurs et électrices,

A l'issue du scrutin du 1er tour, vous avez fait la moitié du chemin, celle qui reste à parcourir s'avère semée d'embûches.

-
les intimidations vont s'accentuer ;
- la corruption se généralisera ;
- les magouilles se multiplieront ;
- les contre - vérités seront déversées sur ma promesse et sur mon parcours politique.

C'est pourquoi je vous lance cet appel solennel : ne tombez pas dans la provocation, gardez votre sang froid et votre message politique sera entendu.

Pour ma part, je vous remercie une fois de plus de la confiance que vous m'avez témoignée.
Je remercie aussi les candidats du 1er tour qui ont décidé de m'apporter leur soutien. Je m'engage à tenir compte de leur programme et à les associer le cas échéant, à la gestion de l'île.

Chers électeurs et électrices,

Le 29 juin prochain, vous avez rendez-vous avec l'histoire. Je suis convaincu que vous ne raterez pas cette échéance afin que triomphent les objectifs pour lesquels vous vous êtes tant sacrifiés.
Mutsamudu, le 19 juin 2008
Mohamed Djaanfari
Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
commenter cet article
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 15:00

                                                              

    Vous trouverez ci-dessous un communiqué de la mission nationale d’observation à Anjouan sur l’élection présidentielle de l’île autonome d’Anjouan du 15 juin 2008 publié ce jour à Mutsamudu

Communiqué de la mission nationale d’observation à Anjouan sur l’élection présidentielle de l’île autonome d’Anjouan du 15 juin 2008

 

Sur financement de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), l’Observatoire des Elections (OE) et la Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) ont procédé d’une part à la sensibilisation des électeurs et d’autre part a l’observation de l’élection présidentielle de l’île autonome de N’Dzouani du 15 juin 2008.

 

A cet effet, 50 observateurs, répartis en 15 équipes ont visité 240 bureaux de vote et ont assisté au dépouillement dans 58 bureaux de vote.

 

La mission a fait les constats suivants :

-          Le matériel électoral est acheminé en temps réel dans les localités désignées officiellement.  Ce qui a permis le bon déroulement du scrutin.

-           Les membres des bureaux de vote désignés s’étaient présentés dans leurs bureaux respectifs.

-          La quasi totalité des bureaux de vote a ouvert et fermé aux heures prévues.

-          La participation était faible.

-          Toutefois les électeurs ont voté dans le calme et sérénité.

-          Dans certaines localités, des électeurs munis de leurs cartes ne figurent pas sur les listes électorales.

-          Quelques anomalies ont certes été enregistrées à des endroits comme Koni où les bureaux de vote ont ouvert avec 3 heures de retard a cause du problème d’emplacement.

-          Les opérations de dépouillement ont été effectuées correctement ;

-          La sécurisation du scrutin a été bien assurée par l’AND, l’armée Tanzanienne et soudanaise.

 

Partant de ce constat nous formulons, pour la tenue du second tour et pour les elections a venir, les recommandations suivantes :

-          L’acheminement du matériel électoral en temps réel

-          L’amélioration de la qualité des urnes et des isoloirs

 

Ainsi, les rares irrégularités signalées ne sont pas de nature à ôter la sincérité et la crédibilité du scrutin.

 

Enfin, la mission nationale d’observation se félicite de l’excellent travail réalisé et de l’accueil qui leur a été réservé tant dans les rencontres avec les autorités et les partenaires qu’à l’occasion de leurs visites dans les différents bureaux de vote.

 

Fait à Mutsamudu, le 16 juin 2008

Pour la FCDH                                                                                 Pour l’Observation

 

 

 

 

Mohamed Allaoui                                                    Abdoul-had A. MOUHOUSSOUNE

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
commenter cet article
10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 23:43
Vous trouverez ci-dessous la déclaration du candidat Mohamed Djaanffari du 03 juin 2008 suite au limogeage des membres du sécrétariat administratif  permanent

DECLARATION DE MOHAMED DJANFFARI DU 3 JUIN 2008 SUR LE LIMOGEAGE DES MEMBRES DU SECRETARIAT ADMINISTRATIF PERMANENT

Par décision du ministre de l'Intérieur de l'Union les deux membres du Secrétariat Insulaire Administratif Permanent (SAP), SOULAIMANA COMBO et ASSIATI de Ouani sont limogés et remplacés par messieurs Abdelkader Charicane et Attoumane Mohamed sans explication ni concertation aucune.

Conformément à l'article 50 du Code électoral, l'un de ces fonctionnaires était nommé sur proposition de l'Union et l'autre par le gouvernement de l'île. Cette révocation unilatérale du ministre de l'Union, à quelques jours du scrutin du 15 juin, est inquiétant quand on sait que ces personnes sont particulièrement chargées de la supervision des opérations relatives aux listes électorales et à l'établissement et distribution des cartes d'électeur, entre autres tâches d'appui aux commissions électorales.

Toujours est il que cette décision est rejetée par les autres instances chargées de l'organisation des élections créant quelque peu un flottement à un moment où le pouvoir central n'a pas toujours débloqué sa part de contribution financière comme l'a déclaré il y a quelques jours le président de la commission insulaire.

Cherchera t-on à paralyser le bon fonctionnement des commissions électorales? Dans quel but ? Cette décision marque t elle le début des grandes manœuvres tant murmurées pour frauder les élections ? La réponse à ces interrogations s'impose d'elle même quand on apprend qu'il est de notoriété publique que les deux nouveaux nommés sont des partisans du candidat soutenu par le pouvoir de l'Union.

En tout cas, cet acte est inacceptable et les autorités de transitions de l'île se doivent de réagir. Car en bafouant une des dispositions de la loi électorale, le gouvernement de l'Union vient de porter un coup à l'équité et à la transparence des élections de l'île d' Anjouan qu' ils ont la responsabilité d'organiser.

Par ailleurs, jusqu'à ce jour, aucun calendrier de déploiement du MAES, force neutre, chargée de la sécurisation des élections, n'est publié.

Ces deux faits tendent au total à corroborer l'idée selon laquelle les vieux démons ressurgissent annonçant une fraude organisée du scrutin du 15 juin.

Nous protestons énergiquement contre la décision du ministre de l'intérieur de l'Union et exigeons le retour au SAP de Soulaimana et de Assiati.

Nous rendons le gouvernement de l'Union entièrement responsable des conséquences qui résulteraient des décisions injustes et impartiales qu'il sera amené à prendre pour influer sur le choix des électeurs anjouanais et pour modifier le résultat des urnes.

Nous appelons la population d'Anjouan à rester vigilant face aux manœuvres d'intimidation et de menaces qui ont débarqué récemment à Anjouan dans les valises de ceux qui sont venus de Moroni et de plus loin soutenir un candidat qui a de la peine à s'imposer sur le terrain par lui-même et par son propre programme pour convaincre les Anjouanais à le choisir.

Mutsamudu le 03 juin 2008

 

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
commenter cet article
6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 12:29

Vous trouverez ci-dessous le communiqué conjoint  publié hier par les parties comorienne et française à l'issue de la rencontre franco-comorienne dont nous avons déjà publié le relevé de conclusions (voirICI)


Communiqué conjoint

 

Réunion du GTHN

 le Groupe de Travail de Haut Niveau(GTHN) initié à l'occasion de l'entretien entre le président de l'Union des Comores, son Excellence M.Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, et le président de la République française, son Excellence M.Nicolas Sarkozi, s'est réuni le 4 juin à Paris au Ministère des Affaires étrangères et européennes.

 Les délégations comorienne et française étaient respectivement conduites par les Ministre des relations extérieures de l'Union des Comores et par les Secrétaires d'Etat à la Coopération / Francophonie et l'Outre-Mer.

 A l'ouverture des travaux, le Secrétaire d'Etat à la Coopération et la Coopération et la Francophonie a fait observer une minute de silence en mémoire de M. Ali Bourhane, ancien élève de l'Ecole Nationale d'Administration, ancien fonctionnaire du Ministère français de la Coopération et de la Banque mondiale, qui occupait les fonctions de conseiller du Président de l'Union des Comores, décédé à Paris à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière le 3 juin2008.

 Les deux parties ont convenu des objectifs assignés au GTHN qui doit avant la fin de l'année 2008 parvenir à un accord global concernant la normalisation des relations et l'intensification des échanges entre les îles de l'archipel.

 Trois thèmes ont notamment été retenus:

-la circulation des personnes et des  biens;

-le développement de la coopération régionale;

-les modalités institutionnelles de cette coopération régionale.

 Les deux parties ont fixé les modalités et le calendrier des négociations; Le GTHN se réunira, sur un rythme mensuel, en alternance à Moroni et à Mayotte. Il a été convenu que la prochaine réunion se tiendra à Moroni les 10 et 11 juillet 200/8.

 Il convient enfin de souligner que, dans le cadre de la nouvelle approche des relations entre les îles, le Président du Conseil Général de Mayotte, ainsi que deux conseillers généraux ont participés à la réunion du GTHN.

 Enfin, l'ensemble des négociations s'est déroulé dans une excellente atmosphère, particulièrement amicale et constructive.

 

 

Mohamed SOULAIMAN                                    Alain MOUREAU

 

Ambassadeur des Comores enFrance               Ambassadeur Délégué pour la Coopération

                                                                       Régionale dans l'Océan Indien

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
commenter cet article
5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 23:36
Vous trouverez ci-dessous le relevé de conclusions de la rencontres franco-comorienne des 4 et 5 juin 2008




Rencontres franco-comoriennes des 4 et 5 juin

 

 

           Relevé de conclusions

        "Document cadre de partenariat"

    

                Paris, le 5 juin 2008

 

Sous le haut patronage de M. Ahmed Ben Said JAFFAR, Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe, et M. Alain JOYANDET, Secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie,

 la délégation comorienne conduite par M.Mohamed SOULAIMANA, Ambassadeur des Comores à Paris et de la délégation française, conduite par M. Olivier RICHARD, Chef du service des Moyens et du Réseau de la DGCID au Ministère des Affaires Etrangères et Européennes, se félicitent de l'excellence des travaux qui se sont tenus le 5 juin 2008 à Paris et qui ont parmi la relecture du Document Cadre de Partenariat, signé le 26 novembre 2006 dans un esprit d'ouverure et de coopération.

 Les deux parties:

 

1/ ont constaté un retard dans la mise en oeuvre du Document  Cadre de Partenariat(DCP) 2006-2010.

 

A cet effet, elles ont convenu:

 

- de la mise en place d'un mécanisme de suivi formel du DCP sur place,

 

-d'une participation française au programme de renforcement des capacités ( dont l'aspect francophonie) de l'administration dans les secteurs de concentration du DCP, y compris en ayant recours aux compétences de la diaspora comorienne( en fonction des besoins de la partie comorienne).

 

2/ ont convenu de maintenir les secteurs de concetration du DCP selon les orientations suivantes:

  -agriculture: l'envoi par l'AFD d'une mission d'expertise dans le secteur de l'agriculture en vue d'identifier conjointement un programme visible à décaissement rapide. La mission prendra en compte les priorités du gouvernement, dont la problématique de la sécurité alimentaire et l'amélioration des conditions d'exportation des denrées agricoles. Les termes de référence de cette mission seront établis conjointement par la partie française et la partie comorienne.

 

-l'eau: les deux parties examineront l'accélération de la mise en place du schéma directeur.

 

-santé:les deux parties s'accordent sur l'importance de l'amélioration de la santé Mère-Enfant. l'Agence française de développement(AFD) examinera la faisabilité de la demande politique des construction d'une maternité à Anjouan( conditions financières techniques) en collaboration avec les autres bailleurs de fonds et soumettra les critères de faisabilités à la partie comorienne.

 

3/ se sont félicitées du redémarrage de la Coopération franco-comorienne avec effet immédiat:

 

-825 000 euros d'aide budgétaire globale en 2008,

-300 000 euros en 2008 pour un appui à la reconstruction de l'administration d'Andjouan dans le cadre d'un concours de faibles montants de l'AFD,

-2 M d'euros sur trois ans pour le projet de co-développement, maintement pleinement opérationnel,

-l'instruction d'un projet sur FSD pour démarrage dès 2009.

 

                                                           Fait à Paris, le 5 juin en 2 exemplaires originaux.

 

 

M. Mohamed SOULAIMANA                          M. Olivier RICHARD

 

Ambassadeur des Comores à Paris               Chef du Service des Moyens et du                                                                       Réseau

                                                                                     de la DGCID au Ministère des Affaires

                                                                                     Etrangères et Européennes.

                                                                  

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
commenter cet article
4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 21:08

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse de la Communauté comorienne de Marseille que nous avons reçu hier (03 juin 2008) suite à la nomination récente  par le Président de l’Union des Comores  de Monsieur Stéphane SALORD, ancien attaché parlementaire du député UDF Christian Kert et ancien  adjoint au maire UMP d'Aix-en-Provence  au poste de Consul honoraire des Comores à MARSEILLE. il serait actuellement membre du MODEM de François BAYROU.

 

Monsieur SALORD est  enseignant à l'Institut d'études politiques (IEP) d'Aix-en-Provence.


 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 
C’est avec stupéfaction et colère que nous accueillons la décision des autorités comoriennes de nommer un consul honoraire non comorien et membre du parti majoritaire français ; l’UMP.

 

La mise en place d’un consulat général à Marseille est une vielle revendication de la diaspora comorienne. Nous souhaitons en effet qu’une représentation consulaire permette de soulager les comoriens dans leurs démarches administratives en leur évitant notamment de se rendre à Paris. Or ce qui est en passe de voir le jour à Marseille, non seulement ne répond en rien aux besoins de la communauté comorienne de Marseille, mais qui plus est, cela ridiculise tous les comoriens de la ville.

 

En effet, comment imaginer, que dans une ville qui compte plus de 70.000 originaires des Comores, les autorités ne soient pas capable de nommer autre chose qu’un consul honoraire ? Comment interpréter que le premier représentant consulaire des Comores dans une ville emblématique comme Marseille soit un français proche du pouvoir français en place ? Peut-on accepter qu’un élu de l’UMP ait à statuer sur les situations individuelles d’état civil des comoriens de France au moment où autant de nos compatriotes sont refoulés de Mayotte et où l’UMP est entré dans une logique de quotas face à l’immigration clandestine ? Cela est d’autant plus étonnant qu’il nous avait semblé que le président de l’Union des Comores souhaitait marquer son indépendance par rapport à la France et qu’il a été démontré aux autorités comoriennes, par différents structures de la diaspora, que la mise en place d’un consulat général à Marseille ne lui coûterait absolument rien. 

 

Doit-on comprendre qu’aucun comorien n’est actuellement capable d’être consul général ? Est-ce que les comoriens sont condamnés à être toujours sous l’autorité de la France ? Doit-on laisser faire l’UMP et les quelques comoriens qu’elle instrumentalise dans leur volonté de mettre au pas les comoriens de Marseille ?  La communauté comorienne de Marseille ne peut accepter cette décision qui place toute la communauté comorienne sous tutelle et nous ramène au temps de la colonisation.

 

Tout en respectant les prérogatives des autorités de l’union, nous leurs demandons de revenir sur leur décision et ce, dans le souci de préserver la quiétude des comoriens de Marseille. Nous demandons  aussi aux autorités françaises de preuve de discernement et de respect à l’endroit des comoriens de France.

 

La communauté comorienne de Marseille

 

Contact : Saïd Ahamada, 06 15 91 04 41

 

 

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
commenter cet article
3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 19:04

Communiqué de Survie, le 2 juin 2008

Mayotte, laboratoire du « droit du sang » : un projet sans fondements.


Le prétexte de l’immigration d’accouchement pour avoir des enfants français, utilisé par les autorités françaises pour remettre en question le droit du sol au profit du droit du sang dans l’obtention de la nationalité française, est battu en brèche par une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Cette étude sur l’accès aux soins à Mayotte, commandé par l’Agence française de développement (AFD), a porté incidemment sur les motifs des séjours à Mayotte des Comoriens des trois autres îles de l’archipel. Les vraies raisons de cette émigration seraient, selon un exposé fait à Mayotte par l’Inserm, le 20 février 2008 (1) :

 

motif de venue

motif d'installation

économique

49,4 %

49,70%

familial

26,4 %

30,50%

avenir des enfants

2,4 %

8%

autres

2 %

8%

santé

8,8 %

3,80%

études

2,5 %

3,80%

politique

1,5 %

0,30%



On ne retrouve pas ici de ruée de femmes enceintes qui iraient à Mayotte pour y accoucher et ainsi obtenir la nationalité française pour leur enfant (2). Or, François Baroin affirmait au Figaro (du 17 septembre 2005), alors qu’il était ministre de l'Outre-mer, que « les mères viennent accoucher [à Mayotte] pour que leurs enfants obtiennent la nationalité française ». Il entendait appuyer le projet de proposition de loi du député de Mayotte d’alors, Mansour Kamardine, relative au renforcement des dispositions de lutte contre l'immigration clandestine à Mayotte (n° 2534, enregistré le 28 septembre 2005). Dans l’exposé des motifs de celle-ci, il est affirmé : « La situation est [...] alarmante et les chiffres sont édifiants : 80 % des accouchements à la maternité de Mamoudzou sont le fait de femmes étrangères en situation irrégulière ; sur la base des naissances enregistrées depuis, ce sont environ 50 000 naturalisations, par l'effet mécanique du droit du sol, qui interviendront dans les 15 prochaines années, soit un tiers de la population mahoraise actuelle ». Une proportion édifiante... si elle était vraie.

Cette motivation des immigrés est toujours mise en avant par le gouvernement actuel, pour faire de Mayotte le laboratoire du droit du sang. Cette orientation politique, qui touche aux fondements de notre République puisqu’il s’agit de l’attribution de la citoyenneté française, reposerait ainsi sur une justification erronée, voire mensongère. Il nous paraîtrait aberrant et désastreux que le législateur engage la France dans cette voie sur une telle erreur. Au minimum, il devrait étudier la question des raisons de l’immigration à Mayotte, et celle de la réalité ou non du phénomène de reconnaissance de paternité de complaisance.

Au-delà de l’intention, réelle ou prétendue, de modifier le mode d’obtention de la nationalité, rappelons les effets de l’annonce de ce chantier politique. Comme nous l’indiquions dans notre communiqué du 20 décembre 2005, Alerte à Mayotte :
« Les propos tenus en septembre 2005 par François Baroin, ministre de l'Outre-mer, suggérant qu'il fallait remettre en question le droit du sol au profit du droit du sang dans “certaines Collectivités Territoriales”, ont déclenché des défoulements haineux à Mayotte, où des leaders d'opinion appellent les Mahorais à la chasse contre leurs cousins comoriens, qu'ils hébergent ou qu'ils emploient à bon compte grâce au statut de "clandestins", en les désignant comme responsables de tous les maux qui les frappent, et ce dans une large indifférence médiatique.
Or, en droit international, ces "clandestins" ne franchissent aucune frontière. En effet, le 12 novembre 1975, l'archipel des Comores, composé de quatre îles (Ngazidja, Anjouan, Moheli, et Mayotte), était admis à l'ONU comme un État nouvellement indépendant. [...]
Les maisons de ces "clandestins" sont régulièrement incendiées avec la bénédiction de maires, du préfet et sous la protection de la gendarmerie. »

Le rattachement de Mayotte à la France est un facteur de déstabilisation de l’archipel des Comores, qui a subit de multiples coups d’Etat perpétrés ou appuyés par Bob Denard, ou d’autres, puis, à partir de 1997, a été marqué par une crise séparatiste sans précédent, dans laquelle les réseaux français ont joué un rôle majeur. Le colonel Bacar en a été l’un des derniers éléments. En mettant une île sous perfusion économique au milieu d’un archipel dévasté par les services secrets français, la France a fait naître un important flux migratoire qu’elle tente d’endiguer par tous les moyens.
Les déclarations sur le « droit du sang » ont joué comme un coup d’envoi pour cultiver la haine à Mayotte. Cette manipulation des pulsions violentes sur cette île ne grandit pas notre pays, mais sert des finalités politiques de Nicolas Sarkozy. Les expulsions depuis Mayotte dépassent les objectifs chiffrés du gouvernement, et surtout constituent plus de la moitié de ces objectifs au niveau national (plus de 13 000 expulsions de Mayotte sur 25 000 visées au total en 2007). Aujourd’hui, suite à la protection injustifiable que la France accorde au colonel Bacar, ex-dictateur d’Anjouan attendu par la justice comorienne pour répondre de ses crimes, la colère des Anjouanais résidant à Mayotte a porté la tension à son comble sur cette île. Il est temps que le gouvernement français sorte de la culture de la division, car il devra rendre des comptes sur les conséquences qui pourraient advenir.

(1) Données transmises par des membres de Médecin du monde.
(2) La dernière partie du documentaire « Un aller simple pour Maore », d’Agnès Fouilleux, illustre très bien le fonctionnement préfectoral pour empêcher l’obtention de la nationalité française.


Contact presse : Olivier THIMONIER
olivier.thimonier@survie-france.org Tél. : 01 44 61 03 25

 http://survie-france.org/

Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
commenter cet article
29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 00:28
 Situation à Anjouan Mohamed Djaanffari (photo)




DECLARATION DU CANDIDAT Mohamed DJAANFARI

Dans l'ensemble de l'île d'Anjouan, le climat politique se détériore et la démocratie se trouve menacée. Ceci est le résultat d'une politique partisane et clientéliste d'intimidation d'agents de la fonction publique et du para- public, d'embauche de personnel, de libération très sélective et opaque des prisonniers du débarquement.

En effet des fonctionnaires, des cadres supérieurs, des professeurs certifiés sont menacés de licenciement, suspension ou affectation arbitraire du fait de leur soutien à un autre candidat que Moussa Toybou.

Ainsi les établissements scolaires de Sima sont fermés et les cours suspendus depuis plusieurs semaines sans que cela préoccupent les responsables de l'éducation.

Il n'est un secret pour personne que le Secrétaire général Maskati de Moya, Said Omar Azihar dit Sédo tout comme Abdou Sidi dit Flon, pour ne citer que ces cas les plus en vue, ont été obligé de renoncer à soutenir Mohamed Djaanfari afin de pouvoir continuer à assumer leur toute nouvelle fonction.

Le Secrétaire général, Docteur Salami a tenu une réunion en vue d'influencer les proviseurs, les directeurs des collèges et écoles primaires pour les inciter à voter en faveur de son candidat, Moussa Toybou.

Cette politique menée par les autorités de transition a été condamné par le Président Sambi qui a déclaré, au Stade de Missiri, n'avoir jamais ordonné aucun licenciement.

Par ailleurs Moussa Toybou se vante partout d'être le candidat du Président Sambi. Ce discours est rendu crédible par le fait que dans les manifestations officielles ou culturelles organisées à Anjouan, ce candidat est toujours placé à côté du Président Sambi ignorant complètement le protocole et bafouant ainsi les Constitutions de l'Union et de l'île. C'est peut être pour tout cela que ce candidat s'est permis de déployer dans son quartier une banderole de sa propagande alors que la campagne n'est pas encore ouverte. Et c'est aussi sans doute pourquoi les listes électorales ne sont pas toujours affichées dans des lieux neutres. A Mutsamudu à Frahani, quartier de Moussa Toybou, c'est son propre frère qui garde ces listes. Il en est de même à Pama. Pour la plupart des autres quartiers de Mutsamudu les afficheurs sont, par le grand hasard des choses selon la Commission Electorale Insulaire, des partisans de Moussa Toybou.

Au total, Moussa Toybou est traité autrement qu'un simple candidat parmi les cinq autorisés par la Cour constitutionnelle à solliciter le suffrage des électeurs anjouanais.

Il va sans dire que c'est là une atteinte inacceptable à la démocratie et à l'état de droit.

Nous nous élevons contre ces pratiques utilisant les moyens de l'Etat au profit d'un seul candidat. Pratiques qui, en créant des mécontentements et des crispations au sein de la population, ne favorisent pas un climat serein pour des élections libres, démocratiques et transparentes.

Nous sollicitons l'intervention du Président de l'Union son excellence Ahmed Abdallah SAMBI pour dénoncer d'une part vigoureusement ces tentatives d'instrumentalisation de moyens de l'Etat au profit d'un seul candidat et pour continuer d'autre part à œuvrer afin que la libération d'Anjouan réussisse à faire voter librement les Anjouanais pour l'exécutif de l'île dans un climat apaisé. Conditions pour une consolidation de la paix sociale et de la réconciliation nécessaires à la lutte contre la pauvreté et pour le développement d'Anjouan.

Fait à Mutsamudu le 25 mai 2008
Repost 0
Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
commenter cet article

Pages