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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 23:42
Vous trouverez ci-dessous un communiqué du SOS Voyages aux Comores diffusé sur internet le vendredi 24 juillet 2009 dans lequel il sous entend qu'il n'a jamais été cosignataire du communiqué de certaines associations de la diaspora du 14 juillet dernier intitulé "face au deuil".  !!!


S.O.S Voyages aux Comores

Siège social : Marseille
sosvoyauxcomores@hotmail.fr
COMMUNIQUE

Un communiqué au sujet du crash de l'A310 intitulé « Face au deuil National» et a été signé d'un certain nombre d'associations le 14 juillet. Bien que nous ne puissions qu'encourager les hommes et les femmes qui travaillent aujourd'hui à ce qu'un tel drame ne se reproduise jamais,

SOS Voyage ne peut que regretter n'avoir pas été consulté afin de donner son point de vue.

SOS Voyage est une organisation apolitique qui travaille depuis plus d'un an à des meilleures conditions de vol entre la France et les Comores. Nous avons consenti des efforts considérables, humains et financiers, afin que nos revendications puissent être entendues au plus haut niveau de l'Etat comorien. Nous avons eu à surmonter des obstacles réels et des réticences fortes de la part de nos interlocuteurs. Nous avons dû nous battre pour que l'Etat comorien commence à écouter les revendications de la diaspora comorienne, malheureusement pas assez vite. Les autorités comoriennes le savent, SOS voyage ne tolérera aucune négligence de l'Etat comorien dans cette affaire.

Pourtant, nous ne pouvons nous engager dans une démarche qui consisterait à considérer l'Etat comorien comme un adversaire. Et ce, tant qu'il n'aura pas été établi, à la lumière de faits indiscutables, sa responsabilité totale ou partielle dans ce drame. Le risque est trop grand, de récupération politique ou de tentative de déstabilisation, pour que nous prenions des positions à la légère. En outre, notre attachement aux règles de la démocratie ne peut que nous amener à respecter l'autorité d'un chef de l'Etat, démocratiquement élu, et à le reconnaître comme étant notre interlocuteur dans nos actions.

Dans cette période de deuil national, il nous parait important que les comoriennes et les comoriens de tous bords, des Comores et de la diaspora, travaillent ensemble à la résolution définitive des problèmes de transports entre la France et les Comores. SOS voyage est prête à une collaboration réelle et sincère avec les autorités comoriennes, les autorités françaises, les organisations représentatives et tous les pays amis, pour que, par delà nos divergences, nous obtenions des résultats tangibles pour le peuple comorien.
Nous travaillerons aussi avec acharnement à établir les responsabilités de chacun et lorsqu'elles seront connues, nous saurons faire en sorte que les coupables répondent de leurs fautes.

Le Président de SOS Voyage Aux Comores
Farid SOILIHI
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 22:48

 Depuis l'accident de  Yemenia aiways qui a endeuillé le peuple comorien, tout le monde cherche à s'approprier le deuil et  à prouver qu'il est plus touché que tout le monde. Qu'est ce qu'on est aimé quand on n'est plus ! Que d'émotion !

On l'a vu avec les médias français.... les autorités françaises,  les autorités comoriennes, les intervenants comoriens.... Tout le monde sans exception !

Maintenant place aux Communiqués....surtout aux communiqués ridicules. Et ça va certainement continuer...

Je ne fais pas de commentaires exprès. Comme cela, je ne vous gâche pas, chers lecteurs, le plaisir de juger vous même en lisant les deux communiqués ci-dessous de certaines associations de la diaspora comorienne en France (en noir) et du gouvernement de l'Union des Comores (en bleu) :


COMMUNIQUÉ DES ASSOCIATIONS du 14 juillet 2009 : FACE AU DEUIL NATIONAL

 

Le comportement des autorités comoriennes face au drame national vécu par les Comoriens, suite au crash dans les eaux comoriennes de l'Airbus A310 de Yemenia Airways (interdit de vol en France depuis 2007 pour manque de fiabilité et vétusté manifeste), met sans conteste à nu l'incompétence, la faillite et partant, la déliquescence de l'État, si tant est qu'il en existe un, sous le Gouvernement de Sambi. Car, ce sont bel et bien les autorités comoriennes qui, en accordant un blanc seing à cette compagnie yéménite, encouragent implicitement cette dernière, à tailler des croupières à la communauté comorienne, jusqu'à ce que mort s'en suive. A l'instar de cette funeste journée qui a vu les Comores perdre près de 152 de ses filles et fils dans l'indifférence à peine dissimulée de ces mêmes autorités comoriennes, 152 passagers envoyés délibérément à la mort pour assouvir la vénalité de la compagnie yéménite et des autorités comoriennes, qui n'hésitent pas une fois sorti de l'espace aérien européen, à transvaser les "laissés pour compte" comoriens à bord des cercueils volants, qui aux dires des associations, des passagers, des experts et du gouvernement français, présentent des manquements graves aux règles de sécurité. Le Vice Président comorien, Idi Nadhoim peut toujours avancer la prétendue méconnaissance des autorités comoriennes, sur l'état de l'appareil. Pourquoi n'ont-t-elles pas appliqué le simple principe de précaution en imitant les autorités françaises ? Pourquoi n'ont-elles jamais écouté les comoriens qui prennent ce vol depuis des années ?
Alors que les nombreux disparus comoriens du vol Airbus A310, lui donnent toute latitude pour dénoncer les termes scandaleux du contrat, voire le contrat lui-même, signé par les autorités comoriennes et la compagnie yéménite (et mettre davantage l'accent sur le volet sécuritaire, améliorer les conditions de déplacement des Comoriens et revoir à la baisse le prix du billet d'avion le plus cher au monde), le gouvernement Sambi préfère ne rien faire et laisser les cercueils volants yéménites décimer sa population.

Quoi en penser ?


 Voilà
Ø un président qui, d'un côté, n'a de cesse de louer la précieuse contribution tout azimut de la diaspora comorienne, qui se fait fort d'apporter à ses compatriotes un peu de mieux être et de réconfort et de l'autre, de se garder de faire quoi que ce soit qui puisse prêter main forte ou capitaliser les efforts surhumains déployés par la diaspora.

 Voilà un président qui n'a de cesse deØ sacrifier des vies (dont les 152 disparus du vol Yéménia Airways) et les intérêts de son pays et de son peuple sur l'autel du profit, de la corruption, de l'assistanat et de la mendicité, pour peu que ses proches et ses affidés y trouvent leurs comptes.

Les premières interventions de Sambi dès l'annonce du crash sont, après l'invocation de l'incontournable fatalisme et de son corollaire enrobé de volontés divines, pour se dédouaner de toute responsabilité, d'incriminer la météo pour disculper Yemenia et, du coup selon certains, de protéger intérêts et autres opérations occultes. Et ce, dans la continuité du marché de dupes, de ce qui est en réalité un accord juteux (pour Yemenia Airways et les autorités comoriennes successives, au dépens des vaches à lait comoriens), signé notamment par le gouvernement Azali, le 27 octobre 1999, imité par la suite par celui de Sambi...

Après les 8000 victimes du tristement célèbre "Visa Balladur" qui tapissent les abysses du bras de mer entre Anjouan et Mayotte dans l'indifférence coupable des autorités comoriennes et françaises, il ne faudrait pas qu'aujourd'hui les 152 disparus dans ce vaste cimetière marin, le soient pour rien, devrions-nous penser. Eh bien si ! Si ce n'est que cette fois, l'incontournable et omniprésent Etat français décide contre toute attente, contrairement à l'Etat comorien, la mise en place d'une commission d'enquête afin de s'enquérir des tenants et des aboutissants de la mort de la soixantaine de français d'origine comorienne. Cette démission de l'Etat comorien, fait paradoxalement du pays (la France), à la fois occupant une partie (Mayotte) du territoire national et de surcroit, promoteur en chef de la déstabilisation de l'archipel (avec soit dit en passant la complicité agissante des autorités comoriennes), "le sauveur et bienfaiteur", qu'il a toujours voulu être sur toute l'étendue de l'archipel.
C'est ce qui s'appelle du négoce, une vente à la découpe de notre souveraineté : après avoir violé de façon récurrente notre constitution, foulé aux pieds notre intégrité en aidant Mayotte à se départementaliser, vendu notre nation (pavillons de complaisance, passeports économiques), Sambi en se dérobant et en omettant de tout mettre en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur cette catastrophe nationale, est entrain de profaner une fois de trop, la mémoire de nos chers disparus.

 

Les autorités comoriennes ont sans conteste tant de morts sur la conscience, qu'il va falloir tôt ou tard exhumer et leur rendre justice. Car trop de crimes contre l'humanité donc imprescriptibles, sont commis impunément.
Sambi a choisi son camp. Comme tous ses prédécesseurs depuis que Yemenia fait la ligne Paris-Sanaa-Moroni, de même que tous les membres de la commission des transports. Ils défendent l'image et les intérêts de la compagnie Yéméno-saoudienne. Ils défendent surtout leurs intérêts mesquins, leurs bakchichs. Car en vérité, il s'agit d'une affaire de gros sous. Souvenez-vous quand Yemenia commence à desservir les Comores, elle n'a que quelques avions long courrier. Depuis, cette compagnie affiche (avec notamment les économies réalisées à moindre frais grâce aux avions poubelles desservant les Comores), au moins, 3 Airbus A310, 2 A330, 3 Boeing 737 et projette d'acheter 10 Airbus A350 d'ici 2012. Tant d'arrogance et de mépris dictés par l'appas du gain du pouvoir financier et politique comorien, frisent sans conteste, l'impudicité et l'indécence de ce qu'on appelle un Etat voyou régi par une république bananière.

 

Afin d'y remédier, nous proposons et encourageons :
 

La mise en place aux Comores, d'une sérieuse commissionE d'enquête comprenant, notamment, des Comoriens de tous bords.

 L'associationE d'avocats comoriens au collège de professionnels pour plaider la cause des victimes.
 

La diaspora à continuer à boycotter Yemenia Airways et enE influant de façon déterminante dans les choix politiques du pays.

E L'érection d'un monument, Place de l'Indépendance, à la mémoire des victimes de cette catastrophe nationale, à coté de celui commémorant dorénavant les "morts Balladur".

 La mise en place d'une compagnie aérienne aux normes fiables etE financièrement abordables – à créer ou existante – sur le trajet Paris-Moroni-Paris en remplacement de la compagnie yéménite, avec du personnel naviguant parlant français ou comorien.


Ont signé ce 14 /07 / 2009, les associations :

- GAC (Guilde des Artistes Comoriens) <guilde_des_artistes_comoriens_gac@hotmail.com>
- ACDH (Association Comorienne des Droits de l'Homme) <acdh-France@wanadoo.fr>
- GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) <gritac_2000@yahoo.fr>
- SOS Démocratie Comores <sosdemocratiecomores@wanadoo.fr>
- CAAC (Collectif des Associations des Amis des Comores) <caac.comores@gmail.com>
- CCMM (Collectif-Comores-MasiwaMane) <comores_masiwamane@yahoo.fr>
- DIASCOM (Coordination des Associations de la Diaspora Comorienne) <diascom.diascom@gmail.com>
- AFAC (Association Française des Amis des Comores) <afaccomores@yahoo.fr>
- Ligue Amicale de Culture et de Recherche Scientifique <ligueamicale@hotmail.com>
- Watwaniya <watwaniya@gmail.com>

- Comité Maore
- SOS Voyages <voyagesauxcomores@gmail.com>

 

 

Communiqué du gouvernement de l'Union du 20 juillet 2009 en réponse au communiqué de certaines associations de la diaspora comorienne en France du 14 juillet 2009

 

UNION DES COMORES
Unité - Solidarité - Développement
Communiqué du Gouvernement de l'Union

 

Un certain nombre d'associations et de mouvements politiques (qui ne disent pas leur nom) viennent de publier un communiqué dit « des associations, face au deuil national ».
Contrairement à son intitulé « face au deuil », on ne trouve dans ce communiqué aucun mot de compassion « face au deuil » qui frappe nos frères et nos sœurs et le pays tout entier. Le communiqué est une diatribe insensée contre les autorités comoriennes, avec comme cible privilégiée le chef de l'Etat, qui y est traité de tous les noms ; en fait, de la récupération politique truffée d'accusations simplistes et gratuites.

Le communiqué veut faire croire que les autorités comoriennes ont pris le parti de Yemenia pour des « intérêts et autres opérations occultes », aucun début de preuve n'est évidement apporté à ces affirmations fallacieuses. Jusqu'à preuve du contraire aucune autorité comorienne n'a fait de déclaration pour défendre Yemenia.

Cependant, contrairement à ceux qui s'empressent de condamner sans preuve ou qui cèdent à l'émotion ambiante, le Gouvernement, qui se doit de prendre des décisions après en avoir mûrement mesuré les conséquences, se réserve le droit et le devoir de se prononcer sur le contrat qui lie cette compagnie avec notre pays, une fois tous les éléments de l'enquête en sa possession. A l'heure actuelle les « boîtes noires » ont été repérées et tout est mis en œuvre pour les récupérer dans les jours avenir.

Il est étonnant de voir des « associations » se faire l'écho d'un lynchage médiatique et de déclarations qui cachent mal des arrières pensées politiques ou commerciales ou des intérêts financiers. Contrairement aux « Associations » qui n'ont de compte à rendre à personne et qui peuvent sans risque adopter les positions les plus démagogiques, le Gouvernement comorien se doit de penser au delà de l'émotion, par ailleurs compréhensible, et prendre en compte toutes les retombées de ses éventuelles décisions, y compris celle d'aggraver l'enclavement des Comores.

Le communiqué fait un amalgame douteux entre l'accident et la question de Mayotte, en effet, il est difficile d'établir un lien entre ce drame qui nous frappe aujourd'hui et le contentieux vieux de trente quatre ans entre la France et les Comores. Et encore une fois le communiqué avance des contre vérités. En effet, contrairement aux accusations d'une soit distante « complicité » du Gouvernement quant à la départementalisation de l'ile comorienne de Mayotte, tous les observateurs objectifs constatent les efforts de la diplomatie comorienne et les succès remportés dans les instances internationales pour faire condamner la démarche française. Les résolutions prises par l'Union Africaine, la Ligue des Etats Arabes, le Mouvement des non alignés et la Communauté des Etats Sahélo sahéliens (SEN SAD) sont là pour en témoigner et cela n'était pas arrivé depuis fort longtemps. La déclaration courageuse de Son Excellence le Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à la dernière Assemblée Générale des Nations Unies a été on ne peut plus clair à ce sujet : Mayotte est comorienne et le Gouvernement comorien n'a fait et ne fera aucune concession sur la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de notre pays.

Les auteurs du Communiqué semblent éprouver un malaise à évocation de la destinée et de notre croyance en ce que rien n'arrive hors la volonté d'Allah. Cette croyance musulmane ne dédouane personne de ses responsabilités. Croire le contraire dénote d'un fossé culturel et religieux profond avec la plupart des comoriens et une incompréhension étonnante, de la part de comoriens, des valeurs réelle de l'islam. Ce n'est pas du fatalisme et ça ne veut ni dire que le Gouvernement comorien ne cherche pas à connaître la vérité, ni qu'il ne convient pas de tirer les conséquences de ce drame.

Encore une fois, le Gouvernement comorien réitère sa solidarité vis-à-vis des familles durement éprouvées par ce drame épouvantable et réaffirme sa volonté de faire toute la lumière sur les circonstances de l'accident. Le Gouvernement tient à souligner qu'il n'y a pas pour lui d'intérêt supérieur à celui de la nation comorienne et que l'intérêt des familles endeuillées prime avant toute autre considération.

 

Moroni le 20 juillet 2009,
Pour le Gouvernement de l'Union des Comores
Le Secrétaire Général du Gouvernement

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 13:09

Vous trouverez ci-dessous le communiqué en date du 9 juillet 2009 signé conjointement à Dar es salam par des représentants des Comores, de la Tanzanie, du Yemen, de la France, du Yemenia Arways et de Blake Emergency Services


U
ne délégation de haut niveau composée de la Force d’intervention de la République Unie de Tanzanie, de l’Union des Comores, de la République Française, de la République du Yémen, de la compagnie aérienne Yémen Airways et de Blake Emergency Services, s’est réunie à Dar Es Salaam le 9 juillet 2009 à 19H30 pour discuter de questions liées à la récupération et au rapatriement des corps supposés être ceux du crash du vol 626 de la compagnie aérienne Yemenia et qui, entrainés par le courant marin, ont été localisés sur l’île de Mafia, en Tanzanie.

La délégation de l’Union des Comores était conduite par SEM Idi Nadhoim. Le Lt Général S. Shimbo, le Chef d’Etat Major des Forces de défenses tanzaniennes conduisait la Force d’intervention Tanzanienne. Le Yémen était représenté par S.E.M Abdullah Nasr Mothna, l’Ambassadeur du Yémen en Tanzanie. La délégation française était conduite par S.E.M Jacques Champagne de Labriole, l’Ambassadeur de France en Tanzanie. La délégation de la compagnie aérienne Yemenia était conduite par Abdulwali Said Hashem et la compagnie d’assurance Blake Insurance était conduite par John Fulton. Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale de la République Unie de Tanzanie, l’Honorable Bernard K. Bernard K. Membe (MP) a présidé la réunion.

Le Gouvernement de la République Unie de Tanzanie a exprimé ses condoléances et sa sympathie aux autorités comoriennes, françaises et yéménites et aux familles endeuillées suite à la tragédie survenue aux Comores le 30 juin 2009 et a assuré toutes les parties de sa disponibilité à soutenir la récupération, l’identification et le rapatriement des corps des défunts.
Le Gouvernement comorien a pour sa part, exprimé sa satisfaction et sa gratitude au Gouvernement tanzanien pour avoir mobilisé les ressources humaines et matérielles requises en vue de retrouver les corps localisés sur son territoire.

Il a été convenu que les experts comoriens, yéménites et français seront intégrés à la Force d’intervention tanzanienne mise en place, pour faciliter la récupération, l’identification et le rapatriement des corps.
La délégation comorienne a exprimé son souhait de rapatrier aux Comores, dans les meilleurs délais possibles, les 16 corps retrouvés, afin de permettre aux familles endeuillées de procéder aux (démarches) arrangements liés à leur enterrement.

La délégation tanzanienne a expliqué que la législation tanzanienne exige que toute personne retrouvée morte sur le territoire tanzanien soit identifiée avant d’être enterré. Ce processus inclut l’établissement de la cause du décès avant la délivrance d’un certificat de décès. Alors qu’il y a une très forte présomption que les corps retrouvés sont ceux du vol 626 de la compagnie Yemenia, il s’avère nécessaire de procéder à des tests d’ADN, pour établir, avec certitude, l’identité et la cause du décès, afin d’éviter tout problème juridique dans le futur.
La partie française a aussi souligné la nécessité d’identifier les corps avant leur rapatriement aux Comores. A cette fin, les autorités françaises avaient déjà prélevé les échantillons d’ADN des membres des familles des 66 victimes françaises de la tragédie.

A la suite de discussions intenses relatives à la récupération, l’identification et le rapatriement des corps, les parties ont convenus de ce qui suit :

• Le Gouvernement tanzanien s’engage à fournir aux Comores toute la documentation nécessaire relative aux lois qui régissent le traitement de dépouilles en Tanzanie.

• la partie comorienne se conforme à la loi tanzanienne et accepte que l’on procède à l’identification des corps sur le sol tanzanien avant que les restes humains ne soient rapatriés aux Comores.

• La compagnie Blake Emergency Services s’engage à couvrir le frais et les dépenses liés à la récupération et à la préservation des corps ainsi qu’aux analyses d’ADN et au rapatriement des restes humains des défunts, en vue de leur enterrement.

• Une réunion sera organisée le 10 juillet 2009 pour permettre aux experts de discuter de tous les aspects juridiques, médicaux et techniques liés à l’identification et à l’établissement de la cause des décès.

Fait à Dar Es Salaam, en Tanzanie, le 9 juillet 2009

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 22:24

Déclaration de la mission des services du FMI aux Comores

 

 

MORONI, Comores, 24 juin 2009/African Press Organization (APO)/ -- Une mission des services du FMI a séjourné à Moroni du 9 au 23 juin 2009 afin d’évaluer les résultats enregistrés dans la mise en œuvre du programme appuyé par le FMI dans le cadre de l’Aide d’urgence post-conflit (AUPC) et pour mener des discussions sur un nouveau programme pouvant bénéficier de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) du FMI. La mission a rencontré le Président de l’Union des Comores, SEM Ahmed A. M. Sambi, les Gouverneurs des trois entités insulaires, le Ministre des Finances de l’Union, le Gouverneur de la Banque centrale des Comores, ainsi que des représentants du secteur privé, de la société civile et de la communauté des bailleurs de fonds.

 

Au terme des entretiens, M. Mbuyamu Matungulu, Chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour l’Union des Comores, a rendu publique la déclaration suivante le mardi 23 juin 2009 à Moroni.

 

« Les résultats enregistrés dans la mise en œuvre du programme appuyé par l’AUPC sont globalement satisfaisants. Tous les indicateurs quantitatifs à la fin mars ont été observés et trois des quatre repères structurels ont été exécutés. Cette performance a notamment été facilitée par la résolution de la crise d’Anjouan l’an dernier.

 

L’inflation est en repli du fait de l’apaisement des tensions sur les prix mondiaux du pétrole et des produits alimentaires, et la situation budgétaire du gouvernement se redresse progressivement grâce aux efforts de recouvrement des recettes déployés, et aux actions menées pour améliorer la gestion des dépenses. Cependant, dans une conjoncture internationale difficile, l’activité économique reste faible et la croissance du PIB réel a stagné aux alentours de 1 % en 2008/09.

 

D’importantes avancées ont été réalisées dans la préparation de reformes macroéconomiques et structurelles à moyen terme qui pourraient bénéficier de l’appui du FMI au titre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance. Le programme vise notamment à rétablir la stabilité budgétaire en contenant le déficit budgétaire primaire annuel en dessous de 1 % du PIB, et en portant les recettes totales à 14,3 % du PIB d’ici 2012.

Les reformes structurelles, y compris celle des services d’utilité publique, devraient aider à relever la croissance du PIB réel au niveau de 2 ½ % par an sur la période 2010-12.

 

Aussi la mission est-elle encouragée par les récents progrès dans l’élaboration de stratégies de réforme pour la Société Comorienne des Hydrocarbures (SCH) et pour Comores Telecom ; ainsi que par le lancement prochain des travaux de préparation de la stratégie de reforme pour la société comorienne d’eau et d’électricité (MA-MWE). Les progrès dans la mise en œuvre résolue des réformes convenues seront déterminants pour amorcer une croissance vigoureuse et combattre la pauvreté plus efficacement.

 

Le Conseil d’administration du FMI pourrait être saisi dès la mi-septembre de la demande des autorités en faveur d’un accord au titre de la FRPC, pourvu que les bailleurs de fonds fournissent des assurances afin de couvrir l’écart de financement résiduel identifié au titre de l’exercice budgétaire 2009.»

 

 

SOURCE 

International Monetary Fund (IMF)
http://appablog.wordpress.com/

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 18:22
Le gouvernement et la société koweïtienne Combined group contracting company (Kscc) ont signé hier, samedi 20 juin 2009 une convention pour la création de la société Comoro combined group, "une société des travaux publics répondant aux normes internationales d’expertise et de transparence", afin de réaliser les objectifs fixés par le programme de développement du gouvernement.

vous trouverez ci-dessous le communiqué conjoint du 20 juin 2009 entre le gouvernement comorien et la societé kowetienne


COMMUNIQUE CONJOINT ENTRE LE GOUVERNEMENT DE L'UNION DES COMORES ET LA SOCIETE Combined Groupe Contracting Co


UNION DES COMORES
Unité-Solidarité-dévéloppement

COMMUNIQUE CONJOINT

Suite àl'adoption de la loi sur la citoyenneté économique et la mise à disposition d'un fonds de 200 millions de dollars dont 25 millions seront affectés comme aide budgétaire et les 175 millions pour la réalisation de grands projets d'infrastructure.

Dans cet objectif, a été signé conjointement, aujourd'hui, par le gouvernement comorien et la Société Combined Groupe Contracting Co (K.S.C.C), la création de la société Comoro Combined Groupe comme étant une société des travaux Publics aux normes internationales d'expertise et de transparence, afin de réaliser les objectifs fixés par le gouvernement.

Avec une mobilisation de plus d'une centaine d'engins, ce qui représente un grand parc d'équipement, la société sera la plus grande société de construction du pays pour la relance des travaux publics aux Comores. Il est à noter que la Société Combined Groupe est l'une des grandes société de Travaux Publics du Kuweit et du Golfe,fondé en 1965. Elle a participé à la construction de grands projets d'infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires ainsi que dans les secteurs de l'énergie et de l'eau.

La société est l'un des acteurs principaux des grands projets dans les pays du Golfe et travaille en étroite collaboration avec les institutions financières des pays du Golfe, tel que le Fonds koweitien et le Fonds Abu Dhabi.

Selon les directives du gouvernement, cette société opèrera uniquement dans les grands projets d'infrastructure.

Le gouvernement siégera avec trente trois pour cent (33%) des actions au sein du conseil d'administration, (avec une minorité de blocage) et la société koweitienne aura le reste des actions, conformément au Traité de l'OHADA.

La société s'est engagée à compléter sa mobilisation et ses préparatifs dans un délai de trois (3) mois après lesquels, elle commencera l'exécution des projets confiés par le Gouvernement au niveau des trois îles.

Suite à la demande du Président de la République, un cabinet d'audit International auditera les comptes et les dépenses de cette société qui seront rendus public.
Un bureau de supervision international s'occupera du contrôle de l'exécution technique des travaux.
Fait à Moroni, le 20 juin 2009
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 17:10

Suite au combat que livre l’Alliance française de Moroni à Soeuf Elbadawi, suites aux dérives évidentes d’un discours, signifiant que les artistes doivent payer « le prix du silence », en étant rétribué par cette instItution pour un travail dûment fourni, Washko Ink., principal producteur des œuvres de Soeuf Elbadawi, précise…

La présidence du comité de gestion de l’Alliance française de Moroni a publié un texte hier dans la presse comorienne, dans lequel est mentionné le cachet obtenu par le projet Moroni Blues, 3.500 euros, spectacle écrit par Soeuf Elbadawi, et dans lequel il tenait un des principaux rôles. Intéressant ! Cette idée de citer des montants paraissant énormes aux yeux de personnes ignorant comment fonctionne l’économie d’un spectacle. Un spectacle, en l’occurrence, assujetti à d’autres circuits de diffusion de la création, et à d’autres règles que celles régissant les relations entre les artistes comoriens et l’Alliance.

La guerre des chiffres est une stratégie de combat qui peut être efficace en certaines situations. D’aucuns pensent qu’en alignant des zéros sur une table, ils peuvent effectivement démolir ou remettre une conviction en question Washko Ink., principal producteur des projets de Soeuf Elbadawi, tient à préciser qu’elle n’a jamais été subventionnée par l’Alliance française de Moroni. Elle a toujours travaillé en bonne intelligence avec ce lieu, selon des critères de vente et d’achat de produits culturels, s’appliquant partout dans le monde, y compris lorsque Washko Ink. fait programmer le travail de Soeuf Elbadawi à la Réunion ou en France.

Bien souvent, et sur la demande de Soeuf Elbadawi, Washko Ink. a été obligé de faire un effort et de collaborer avec l’Alliance, sans exiger de cachet, et pour que les projets puissent exister. Washko Ink. établissait alors des partenariats, à travers lesquels son engagement financier n’était jamais celle d’une structure assistée et dépendante de l’Alliance française de Moroni. Par ailleurs, son discours s’est toujours évertué à respecter l’un de ses principes fondateurs, à savoir « travailler principalement sur la culture et la citoyenneté ». Création et réalité comorienne sont des notions qui résument bien notre structure. Ce que la direction de l’Alliance a toujours su apprécier par le passé. Ce qui amenait aussi la structure à produire des événements sans trop se prendre au sérieux financièrement, dans la mesure où vouloir rendre l’artistique accessible à un nombre important de citoyens comoriens, en leur offrant des moyens de réfléchir à leur propre réalité, ne rime pas avec la quête d’un profit financier, si important soit-il.

Moroni Blues, l’un des derniers projets défendus par la structure auprès de l’Alliance française, illustre assez bien cet état de fait. Si Soeuf Elbadawi n’avait pas insisté auprès de la production, le spectacle n’aurait pas été à l’affiche à Moroni. Au départ, il s’agissait d’une installation, sur laquelle le directeur de l’Alliance avait pris une option pour 2007, avant de décommander au dernier moment pour raison budgétaire. Puis, il y eut la création à la Réunion du spectacle l’année dernière, également décommandée à l’Alliance au dernier moment par Jérôme Gardon. Or, Soeuf Elbadawi trouvait étrange d’avoir à présenter ce travail ailleurs, à l’étranger, sans pouvoir le montrer à Moroni, d’où est parti le matériau d’inspiration. Parler des comoriens sans que les Comoriens le voient… Moroni Blues était une coproduction réalisée avec BillKiss*, structure française sise à Paris, le Théâtre Les Bambous, de la ville de Saint-Benoît à la Réunion, théâtre conventionné, dédié aux écritures contemporaines. L’ensemble du projet a coûté plus de 46.740.000 francs comoriens. Cette année, l’Alliance française a accepté de faire venir Moroni Blues, cette production à caractère international, alors en tournée régionale, grâce au soutien de la Spedidam en France et du Fonds de Coopération Régionale et du Fonds d’Echanges de la DRAC à la Réunion, à condition de ne pas avoir à assumer le déplacement des comédiens, du metteur en scène et de leur technicien. Il a fallu que la production trouve son financement ailleurs. Cinq français et un comorien, en tout, à venir à Moroni. Ce que les producteurs, Washko Ink., BillKiss* et les Bambous ont accepté par souci de rencontrer le public comorien.

A l’Alliance, Washko Ink., BillKiss* et le Théâtre les Bambous ont ensuite exigé le même cachet qu’ils demandent à tous les lieux ayant programmé le spectacle, à commencer par les salles de la Réunion, et le défraiement des jours de présence induits, le tout en accord avec la législation française du spectacle, et avec els exigences du spectacle lui-même. L’obsession de Soeuf Elbadawi était de faire voir ce travail à Moroni. Il a eu raison, puisqu’il y a eu trois cents personnes à l’intérieur de la salle, dont certaines debout, et près de la moitié à l’extérieur, demandant à rentrer, le soir de la représentation. Ce qui a failli causer une petite émeute. Ajoutons-y le stage gracieusement dispensé par le metteur en scène du spectacle Moroni Blues, Robin Frédéric, à des jeunes comédiens comoriens, au nom de Washko Ink. et de l’Alliance française de Moroni. Précisons que Moroni Blues n’est pas un spectacle de la compagnie O Mcezo*. Moroni Blues était un projet parlant des Comores, avec le texte d’un auteur comorien, monté en coproduction avec une structure comorienne, intégrant un comédien comorien, mais que Moroni Blues reste une production internationale, ne dépendant nullement du seul Soeuf Elbadawi. Sans BillKiss* à Paris et le Théâtre Les Bambous à Saint-Benoit, il n’y aurait pas eu de Moroni Blues. Ce spectacle a par ailleurs été programmé à l’Alliance comme les nombreuses tournées internationales que l’institution française à Moroni a accueillie dans ses murs. Avec l’idée, il est vrai, que le rôle d’une Alliance dans un pays tiers est aussi de cultiver la réciprocité culturelle.

Contact

 Washko Ink. || Cie O Mcezo*

B.P. 5357 Moroni - Union des Comores - Téléphone : 00 (269) 3203048 E-mail : omcezo@yahoo.fr

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 13:38

Ci-dessous le droit de réponse du Comité de l'Alliance  Franco Comorienne de Moroni sur la censure de culturelle très médiatisée du comédien soeuf Elbadaoui et O Mcezo

J
e voudrais mettre les choses au clair sur la question qui oppose l'Alliance Franco comorienne de Moroni à Soeuf Elbadawi, puisque j'ai l'impression que tout le monde tire à boulet dans l'air sans chercher à savoir ce qu'il en est dans la réalité.

Je commencerai par la grande surprise qui m'a animé en lisant l'article de votre rédacteur en chef Monsieur Ahmed Ali Amir dont le professionnalisme m'a toujours impressionné, et qui, dans votre livraison du 2 juin 2009 dans son article intitulé « Art et culture : un enjeu de sauvegarde de l'intégrité du pays » 
a quelque part viré de bord. Je ne pensais pas que l'acharnement de Monsieur Ahmed Ali Amir allait un jour lui faire perdre les pédales au point de faire fi de 2 grandes règles les plus fondamentales du traitement de l'information qui sont : 1- l'impartialité et de 2- la recherche de l'information à la source. Quoi que l'article en question avait plutôt des allures de prise de position que d'informer, comment peut on fonder une position dans l'unilatérale sans la moindre objectivité.

Je me demande déjà si votre journaliste a cherché à jeter un œil sur la réponse que le Comité de direction a fait transmettre à Monsieur Soeuf Albadawi par le Directeur de l'Alliance. J'estime que c'est le minimum et je tiens à le faire partager à vos lecteurs. Nos propos ont été les suivants :
" Suite aux nombreuses collaborations entre l'Alliance franco-comorienne de Moroni et votre Compagnie O Mcezo, vous avez à nouveau sollicité l'Alliance et souhaitez être accueilli pour une résidence de travail du 21 juin au 3 juillet.
Vous avez par ailleurs, le 14 mars dernier, été l'instigateur d'une manifestation politique violente qui a suscité une importante polémique à Moroni. En vertu des statuts communs à toutes les Alliances françaises du monde, qui stipulent que : « les Alliances françaises sont étrangères à toute préoccupation politique, religieuse ou raciale », le comité de l'Alliance franco comorienne ne souhaite pas, dans l'immédiat, que notre établissement culturel soit associé à cette polémique, ce que ne manquerait pas de provoquer un accueil de votre compagnie en résidence.
Concernant la présentation de votre travail à la fin du mois de septembre, il conviendra de prendre à nouveau contact avec l'Alliance-franco comorienne de Moroni. "

Voilà la position du comité directeur de l'Alliance franco-comorienne de Moroni.

Loin de ce que vous avez affirmé dans vos colonnes, cette position est bien celle du comité. Il a fait l'objet de discutions très acharnées dans deux réunions successives. Et en ma qualité de président de ce comité, je l'assume sans ambages.

Sachez que l'Alliance franco-comorienne regroupe en son sein des comoriens mais aussi des expatriés de toutes origines qui n'ont pas accueilli avec autant d'enthousiasme et de sérieux le
goungou de Soeuf comme vous l'affirmez dans votre prise de position. La xénophobie qui est ressorti dans l'incarnation du personnage blanc trainé ligoté ne pouvait que choquer les diverses sensibilités. C'est en respect à tous ceux là que le comité a dû se positionner. Au-delà du symbolique vous savez pertinemment que la rhétorique fait jaillir des interprétations multiples et qu'aucun symbole ne peut recueillir l'unanimité. En fonction du bord où vous vous placez les compréhensions peuvent diverger. L'évènement a effectivement créé une polémique que l'on ne peut nier et que le comité ne voudrait pas introduire dans ces murs en respect à ses statuts. Que vous n'en soyez pas d'accord ça peut se comprendre. En tout cas il est malheureux de constater les propos extrémistes qui tendent à faire oublier tout ce que l'Alliance a produit dans la musique, dans le théâtre, dans la photographie et l'éducation, par les efforts de ses membres et sa direction.

Que l'Alliance soit le seul cadre d'expression culturel dans le pays, à qui faut-il s'en prendre ?
Que les 2200 membres et 450 étudiants boycottent l'Alliances ? Au détriment de qui ?

Là sont de vraies questions queles personnalités qui supportent Soeuf doivent approfondir avant de se lancer dans des propos extrémistes et racistes.

Enfin, je voudrais passer sur ces propos choquants qui ressortent de votre prise de position affirmant que « grâce aux subsides qu'ils leur donnent (aux membres du comité), il (le directeur) mène du bout de l'index les comoriens de son comité de gestion ». Ces propos apparaissent en moi comme une insulte. Ceux qui me connaissent se demandent certainement à combien peut s'élever le pactole qui me ferait courber l'échine pour tergiverser sur mon intégrité et mes sentiments sur l'unité de mon pays. En vous renseignant de peut, on vous aurait informé que les statuts de l'Alliance stipulent clairement en son article 8 : « Les membres du comité de direction ne peuvent recevoir aucune rétribution en raison des fonctions qui leur sont confiées »
Et en son article 6 il est même précisé que « Les salariés et les prestataires de services de l'Alliance Française ne peuvent être membre du Comité de Direction. ».

Pendant qu'on parle de sous, je me demande si Soeuf n'est pas entrain de défendre son commerce en jouant sur le patriotisme. Il est vrai que l'Alliance ne perçoit que quelques miettes de la France en guise de subvention comme le disent certains. Mais de toute façon Elbadawi, lui, n'y va pas de la petite cuillère. Figurez vous que son seul spectacle Moroni Blues a fait exploser le budget de l'Alliance tout récemment avec une prise en charge dépassant trois millions deux cent mille francs comorien (3 200 000 FC), dont le cachet qui s'est élevé à 1 722 000 FC.

Je veux bien qu'on me cite un seul artiste comorien qui a empoché autant pour un seul spectacle.

Mais que Soeuf se calme, l'Alliance Franco-comorienne de Moroni ne lui a pas fermé les portes comme il prétend (voir le communiqué de O Mcezo en cliquant ICI). Qu'il prenne le temps de méditer notre réponse, et rendez vous en septembre si vous le voulez bien.

Aboubakar CHEIKH
Président du Comité de Direction de l'Alliance Franco-comorienne de Moroni


Réponse d'Al-watwan
.


Monsieur le “président” du Comité de gestion qui travaille bénévolement à l'alliance française et, surtout, juste pour le seul intérêt de la culture devait savoir qu'un journaliste et qui plus est un rédacteur en chef peut avoir des positions sur un évènement comme tout autre citoyen. Exactement comme Monsieur le “président” peut, aujourd'hui, raconter librement que le gungu est un acte xénophobe.

En ce qui concerne les 3,2 millions qui “explosent le budget de l'alliance” “juste” pour un spectacle culturel, les artistes apprécieront ce que ce grand défenseur de la culture pense de la valeur de leur création.

Pour ses interrogations-attaques par rapport aux autorités de son propre pays depuis la présidence du comité de gestion de l'alliance française, on lui laisse la responsabilité.

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 14:32

O Mcezo* Cie

Communiqué de presse  


Censure culturelle et artistique. Interdiction de travail à l’Alliance française de Moroni pour une compagnie de théâtre à cause des positions politiques de son directeur artistique, Soeuf Elbadawi, sur l’intégrité territoriale des Comores. 


La compagnie comorienne de théâtre O Mcezo* est interdite de travail à l’Alliance française de Moroni, suite à une performance artistique (gungu) réalisée le 13 mars dernier dans les rues de Moroni par Soeuf Elbadawi, son directeur. Une performance durant laquelle il s’est exprimé avec d’autres citoyens comoriens, des artistes et des journalistes notamment, contre le viol de l’intégrité territoriale des Comores, adoptant à cette occasion la même position que la vingtaine de résolutions de l’ONU condamnant la présence française à Mayotte. 


La décision de déprogrammer le travail de Soeuf Elbadawi et de sa compagnie à l’Alliance française de Moroni a été notifiée par un courrier de son directeur, Jérôme gardon, en date du 28 mai 09. Elle fait suite au limogeage du plasticien comorien Seda de l’école française (Henri Matisse) pour avoir pris part à la même performance en mars dernier. La décision avait été prise, semble-t-il, au nom de l’ambassadeur de France à Moroni. La décision de Jérôme Gardon engage ainsi son institution, la seule qui soit équipée pour accueillir un travail de création et de diffusion dans le pays, dans un positionnement politique dont le but serait d’exclure de son lieu les artistes comoriens ayant une opinion contraire à l’autorité française. Ayant manifesté son refus de la présence française à Mayotte, Soeuf Elbadawi est déprogrammé de l’affiche. 


Jérôme Gardon, directeur de l’Alliance française à Moroni, au nom de son comité d’administration, accuse Soeuf Elbadawi d’avoir été « l’instigateur d’une manifestation politique violente ». En réalité, il fait référence à cette performance artistique réalisée le 13 mars dernier, laquelle performance se trouvait être une forme renouvelée de gungu, tradition populaire, à la fois politique et culturelle comorienne, assimilable au théâtre de rue. « On organise le gungu traditionnellement contre un acte mettant la communauté en péril. Nous avons revisité cette tradition sous forme de happening théâtral pour rappeler aux gens que le viol de l’intégrité territoriale des Comores est un acte mettant à mal la communauté d’archipel. Mais que signifie le geste de Jérôme Gardon ? Que ceux qui ne sont pas d’accord avec la présence française à Mayotte doivent se taire sous peine d’exclusion de l’Alliance française de Moroni. Je peux comprendre sa décision. Mais de là à qualifier une performance durant laquelle personne n’a été inquiétée de « manifestation violente », je pense qu’il délire totalement, et j’essaie d’imaginer les personnes qui vont prendre cette indication au pied de la lettre, en se demandant si je n’ai pas commis un acte terroriste. Quelle image veut-il donner de ma personne ? Ce que le directeur de l’Alliance française vient de faire est dangereux, diffamatoire, voire pervers » explique Soeuf Elbadawi. 


La nature des relations entre Soeuf Elbadawi et l’Alliance française de Moroni, institution au sein de la quelle il a beaucoup œuvré du milieu des années 80 au début des années 90, et avec laquelle il a continué à travailler ces dix dernières années, a toujours été sans concessions, ni ambiguïtés. Soeuf Elbadawi n’a jamais omis de préciser ce qui fonde son travail artistique aux Comores : « l’obsession de la citoyenneté ». Ce qui n’a jamais dérangé la direction de l’Alliance par le passé. Jérôme Gardon s’était par ailleurs engagé depuis novembre 08 à prêter son lieu à la compagnie O Mcezo* pour trois étapes de travail, dont celle qui vient d’être déprogrammé du 21 juin au 3 juillet 09, afin de créer La fanfare des fous, un spectacle autour de la dépossession citoyenne. 


L’attitude de Jérôme Gardon, au-delà du fait qu’elle entérine une « relation tarifée » (le silence des artistes comoriens sur la réalité politique nationale contre le droit d’exister dans « son » lieu), oblige à réfléchir sur la qualification (« manifestation politique violente ») utilisée pour désigner l’expression citoyenne d’un artiste impliqué dans la réalité de son propre pays. Soeuf Elbadawi s’interroge : « Ce qui est terrible, c’est d’entendre le directeur de l’Alliance dire que les Comoriens membres de son comité d’administration m’interdisent l’accès au plateau pour avoir dit que Mayotte est comorienne. Ceci revient à dire que Jérôme Gardon s’amuse à faire se dresser des Comoriens contre d’autres Comoriens. Il serait intéressant de savoir ce qu’en pense ledit comité. Ce que je sais, c’est que Jérôme Gardon donne une image indigne des institutions culturelles françaises. Il engage son lieu contre un artiste pour délit d’expression. Ma performance parlait de dignité, de respect et de liberté. Ce qui explique  la manière dont la population a salué l’événement en lui-même. Et que doit-on en conclure après cette réaction du directeur de l’Alliance ? Que les chiens doivent se taire ? Peut-être qu’il faudrait lui expliquer à Jérôme Gardon que l’inimitié, on la fabrique dans une relation de tous les jours. Je ne voudrais pas tomber dans la parano de ceux qui disent que la France coupe les ailes à tous les Comoriens venant lui rappeler qu’une autre relation au quotidien est possible. Mais lorsqu’on vire le plasticien Seda de l’école française, et qu’on m’interdit de travailler sur le plateau de l’Alliance, il y a de quoi s’interroger. Qu’est-ce que j’ai fait de dérangeant ? Dire mon attachement à mon pays ? Inscrire mon travail artistique dans une réalité complexe ? M’interroger sur une relation tronquée entre un pays plus fort et une entité insulaire plus faible ? Mais à quoi servirait un artiste dans cet archipel s’il ne faisait que parler du sel de la mer ? ». 

Suite à cette décision prise par la direction de l’Alliance française de Moroni, la compagnie O Mcezo* se retrouve sans lieu de répétitions pour sa troisième étape de travail. Washko Ink., qui produit le travail de la compagnie, regrette cette situation et s’apprête à en assumer les conséquences. Les deux structures renouvèlent leur confiance à Soeuf Elbadawi, et l’encouragent à inscrire davantage son travail dans l’interrogation citoyenne. Washko ink. et la compagnie O Mcezo* sont pour l’implication des artistes, des auteurs et des intellectuels comoriens. 

Contact

Cie O Mcezo* || Washko Ink.

B.P. 5357 Moroni - Union des Comores - Téléphone : 00 (269) 3203048 E-mail : omcezo@yahoo.fr

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 23:39

 

 
Note de la Direction Nationale de la Sureté du Territoire


La Direction Nationale de la sureté du Territoire de l'Union des Comores vient de publier les nouveaux tarifs des passeports et des cartes d'identité biométrique à l'étranger fixé par le Ministère des Finances de l'Union des Comores.
► Passeport biométrique : 61 euros
► Carte d'identité biométrique : 10 euros
► Passeport et carte biométrique : 70 euros

La carte d'identité est obligatoire à tout citoyen comorien résident ou non résident même s'il est de nationalité étrangère.
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 12:18

 Communiqué de l'Assemblée de l'Union

 
  • (Photo : Mr Bounou, Président de l'Assemblée de l'Union)

    L'Assemblée de l'Union des Comores a pris connaissance de l'arrêt N°09-08/CC de la Cour Constitutionnelle, daté du 07 mai 2009, constatant que « le mandat de 5 ans, pour lequel les députés de l'Union sont élus a effectivement expiré le 28 avril 2009 ».

    Cet arrêt donnait suite à une requête du Secrétaire Général du Gouvernement, qui était en réalité une injonction.

    En effet, le 28 avril 2004 correspond à la date d'homologation des résultats du 2ème tour des élections législatives de l'Union. Or des députés de l'Union étaient déjà élus au 1er tour, une semaine auparavant, une quinzaine d'autres députés siégeant à l'Assemblée de l'Union ont d'abord été des députés de îles, élus les uns au 1er tour et les autres au 2ème tour, à des dates différentes avant d'être désignés par leurs assemblées insulaires respectives encore à des dates différentes pour siéger à l'Assemblée de l'Union investie officiellement devant les corps constitués, la communauté internationale et le public le 04 juin 2004.

    Or conformément à l'article 19 de la constitution, « l'Assemblée de l'Union est composée de trente trois députés élus pour un mandat de cinq (5) ans ». Donc pour que le mandat de 5 ans des 33 députés expire le même jour, il faut qu'il ait débuté à la même date qui ne peut être que la date d'investiture du 04 juin 2004, ce qui implique son expiration le 04 juin 2009.

    Nous pensons que si le gouvernement a tenu à ce que la Cour constitutionnelle sorte un Arrêt pour constater la fin du mandat des députés de l'Union le 28 avril et que la Cour y a obtempéré c'est qu'il y a une raison. Celle-ci est certainement liée à l'adoption par l'Assemblée le 28 avril 2009 de la loi N°09-001/AU, relative au blanchiment (d'argent), financement du terrorisme, confiscation et coopération internationale en matière de produits du crime, puisque la requête du Secrétaire Général du Gouvernement date du lendemain de cette adoption, c'est-à-dire le 29 avril 2009.

    Donc la publication de cet arrêt sera pris comme prétexte pour bloquer la promulgation et l'application de cette loi si importante pour notre pays mais qui mais qui était de toute façon boudée par le gouvernement, même si c'est lui qui en avait déposé le projet sous l'impulsion de la Banque Centrale.

    L'Assemblée de l'Union estime donc qu'en dehors de cette raison, le gouvernement n'avait aucun intérêt à ce que la Cour Constitutionnelle constate que le président de la République a failli à sa mission en omettant d'organiser les élections législatives pour le remplacement de la législature en fin de mandat.

    Elle en appelle donc à la vigilance du peuple comorien et de la Communauté internationale pour suivre de prés et se donner les moyens de contre carrer les agissements anti-républicains et anti-démocratiques du gouvernement de l'Union des Comores.
Moroni, le 13 mai 2009
Le Bureau de l'Assemblée de l'Union
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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