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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:47

COMMUNIQUE SUR LA SITUATION EN LIBYE

 

Le Gouvernement de l’Union des Comores suit de près l’évolution de la crise politique dans la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Socialiste et Populaire.

Il tient à exprimer, au nom du peuple comorien, sa solidarité et son soutien au peuple frère de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Socialiste et Populaire, confrontée à cette rude épreuve.

Tout en réitérant son attachement indéfectible à l’unité de ce pays frère, et à la cohésion de son peuple, il encourage fortement les divers acteurs sur le terrain à déployer tous leurs efforts, pour engager les parties concernées à un dialogue franc permettant la résolution de la crise, dans les meilleurs délais possibles.

 

Dans cette perspective, le Gouvernement de l’Union des Comores réprouve toute implication de forces étrangères dans la crise libyenne, afin d’épargner au peuple frère de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Socialiste et Populaire des pertes inutiles en vies humaines.

 

Le Gouvernement de l’Union des Comores lance un pressant appel à l’Union Africaine et à la Ligue des Etats Arabes à agir dans un sens ne permettant aucune ingérence dans les affaires internes d’un pays membres de nos deux organisations et de prendre les dispositions nécessaires, en vue d’organiser dans les délais les plus favorables, une table ronde en faveur de la paix et de la stabilité dans ce pays frère et ami.

 

Fait à Moroni, le 12 mars 2011.

 

Source : http://www.beit-salam.km/article.php3?id_article=1305

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 13:34
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UNION DES COMORES

Unité – Solidarité – Développement

--------------

Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la Diaspora,  de la Francophonie et du Monde Arabe

جمهورية القمر المتحدة

وحدة -  تضامن -  تنمية

--------------

وزارة العلاقات الخارجية والتعاون المكلفة

بالقمريين في الخارج والفرانكفونية والعالم العربي

 

COMMUNIQUÉ

 

 La France, par le biais de son Assemblée Nationale, a parachevé son processus de départementalisation de l’Ile Comorienne de Mayotte par l’adoption d’une loi  autorisant le Chef de l’Etat français à sa promulgation, après que le Sénat  l’ait fait.

 

Le Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération, chargé de la  Diaspora, de la Francophonie et du Monde Arabe de l’Union des Comores dénonce et  s’insurge vigoureusement contre cet acte inamical et hautement belliqueux du  partenaire du Groupe de Travail de Haut Niveau dont le but est justement de  trouver une solution à ce conflit, conformément à l’engagement des deux Chefs  d’Etat en septembre 2009 à Paris.

 

 Par ce geste, la France membre du Conseil de Sécurité et donc gardienne de la  Charte des Nations Unies foule aux pieds les différentes résolutions onusiennes  sur cette question et applique, au vu et su de tout le monde, la loi du plus  fort contre un petit Etat insulaire qui n’a que le droit comme arme.

 

 Il y a lieu de s’étonner que ce pays ignore la norme internationale qui ne lui > est pas favorable et s’en tient donc à sa norme interne alors que tous les pays  reconnaissent la légitimité de la revendication comorienne même les pays dits de   l’occident qui, par leur abstention, ne souhaitent pas avoir maille à partir   avec la France mais approuvent fondamentalement la doléance comorienne.

 

 La France, sur cette question, aurait-elle raison contre toute la communauté > internationale ? N’empêche, les Comores et les comoriens ne cesseront jamais de   répéter que Mayotte est comorienne comme la Grande Comore, Mohéli et Anjouan, et  > le restera à jamais, n’en déplaise au donneur de leçon de démocratie, de loyauté  > et de bonne gouvernance, avec à leur côté l’Organisation des Nations Unies,   l’Union Africaine, la Ligue des Etats Arabes, la Conférence Islamique etc.…

 

 Le peuple comorien soutient que le droit de la majorité finira par triompher de   manière inéluctable, telle est la leçon que l’histoire a enseignée au peuple en  > lutte.   

Ministère des Relations Extérieures (le  30/11/2010)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 21:48

Mayotte : la politique migratoire de la France tue

Communiqué interassociatif - 3 novembre 2010

 

Jeudi 28 octobre 2010, une nouvelle embarcation a fait naufrage entre Anjouan et Mayotte au sein de l’archipel des Comores.
 

 

L’embarcation qui transportait une trentaine de ressortissants de l’Union des Comores a chaviré au large d’une plage de Mayotte. Deux femmes y sont mortes, un bébé est porté disparu. Femmes et enfants sont d’ailleurs souvent les premières victimes des naufrages entre deux îles si proches géographiquement et culturellement mais séparées, depuis l’instauration en 1995 du « visa Balladur », par des dispositifs (contrôles de police, radars, vedettes militaires…) coupant les routes les plus directes et les moins dangereuses.
Déjà, le 23 mars 2010, cinq nourrissons et quatre femmes avaient perdu la vie. Chaque année, ce sont des dizaines de Comoriens qui sont victimes de cette militarisation des contrôles migratoires visant à isoler une des quatre îles de l’archipel.

 

Les autorités françaises se félicitent du nombre invraisemblable de reconduites à la frontière entre Mayotte et Anjouan (20 700 entre le 1er janvier et le 19 octobre 2010, selon le préfet) alors même qu’elles s’apparentent à des déplacements forcés de populations touchant près d’un dixième de la population de l’île. Les mineurs ne sont pas même épargnés et il n’est pas rare qu’ils soient expulsés seuls alors que toute leur famille réside à Mayotte.
 

 

À ce jour, la départementalisation programmée de Mayotte (mars 2011) n’est ainsi pas synonyme d’extension de l’État de droit mais de radicalisations des mesures d’exception (rafles, atteintes aux domiciles, non respect de la vie privée et familiale…) portant atteinte aux droits fondamentaux d’une large partie des habitants de l’île.

 

Signataires

  • Collectif Migrants outre-mer
    ADDE (avocats pour la défense des droits des étrangers), AIDES, CCFD (comité catholique contre la faim et pour le développement), La Cimade, Collectif Haïti de France, Comede (comité médical pour les exilés), Gisti (groupe d’information et de soutien des immigrés), Elena (les avocats pour le droit d’asile), Ligue des droits de l’homme, Médecins du monde, Mrap (mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, Secours Catholique - Caritas France.
  • Associations de Mayotte : CCCP (Coordination pour la concorde, la convivialité et la paix), Médecins du Monde - Mayotte, RESFIM (Réseau éducation sans frontières – île de Mayotte), Solidarité Mayotte.
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 23:04

 

COMORES : LA Mouvance Présidentielle soutient Dr Ikililou Dhoinine

COMMUNIQUE
 

 

La Mouvance Présidentielle note avec intérêt et entière satisfaction la désignation par le Président de la République (à droite sur la photo) du Dr Ikililou Dhoinine (à gauche sur la photo) en qualité de candidat aux prochaines élections du président de l’Union des Comores.
En sa qualité de vice président de l’Union, Dr lkililou demeure un des artisans de la politique du gouvernement. Au côté du chef de l’Etat, son Excellence Ahmed
Abdallah Mohamed Sambi, le candidat Ikililou participe activement à la politique d’ouverture du gouvernement avec le rayonnement international des Comores et à l’action économique et financière aux résultats encourageants et soutenus par les institutions internationales. Avec l’engagement des partenaires au développement en faveur des Comores et les acquis de la conférence de Doha, la dynamique du développement économique initiée par le président Sambi, le Dr lkililou reste sans doute, le candidat le mieux indiqué pour porter haut les couleurs de la Mouvance Présidentielle. Conscient de l’importance de ce grand rendez-vous électoral, la Mouvance Présidentielle lance un appel solennel aux militants et sympathisants et à toutes les forces vives, pour soutenir les idées de paix et de progrès socio-économiques portées par un patriote soucieux de l’unité nationale, de la paix sociale et du développement économique des Comores.
Moroni, le 21 juillet 2010

 

Pour la mouvance présidentielle
Fnj, Mcjp, Pec, Orange, Undc, M.r, Wewu, Pasoco

 

Source : Al watwan n°1593 du jeudi 22 juillet 2010

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 16:41

 

1896952975_1.jpgAbdou Djabir (Photo archives)

 

Notre destin commun, où en est-on ?

Enfin, l'accord si attendu sur la tournante de 2010 et sur la gestion de la période intérimaire est signé. Nous avons de justesse échappé aux démons du séparatisme et peut-être de la guerre civile avec l'assassinat du lieutenant-colonel Combo. Nous avons tous eu peur.

Cet acte ignoble continuera à hanter nos esprits, jusqu'à ce que le ou les coupables soient traduits en justice et condamnés. Il est important que cela soit fait avant que des candidats présidentiables sollicitent le vote des familles endeuillées d'Anjouan, de la Grande-Comore et de Mohéli.

L'accord signé sur la tournante n'est pas définitif puisqu'il doit être validé par le congrès des élus. Par conséquent, notre pays commun des Comores, n'est pas encore préservé des démons de la division, du séparatisme, des manipulations d'intérêts et des affrontements, héritage ancestral des sultans du 18ème siècle.

Déjà, des voix s'élèvent pour dire que le président Sambi n'aurait pas du signer cet accord, et qu'il l'a fait parce qu'il est exceptionnel, providentiel pour ne pas dire irremplaçable. On ne quitte pas le pouvoir comme ça, nous dit-on, surtout lorsque son enracinement culturel est africain (sic). Comme si l'Afrique n'était que cela.

Donc des élections libres et démocratiques ne sont pas garanties en novembre décembre, bien que le projet de loi sur le nouveau code électoral qui faisait une entorse à la liberté des candidatures fut retiré du débat en plénière de l'Assemblée.

Il est donc important que la communauté internationale persiste dans son rôle de médiateur et qu'elle aille au-delà, en assurant la sécurité des élections comme en 2006, et en ayant la haute main sur la gestion du calendrier électoral par le biais du comité de suivi. C'est le seul moyen de prévenir la corruption des électeurs, les intimidations, les trucages des listes électorales, des bulletins et des résultats.

Mes chers compatriotes,

Vous comme moi, nous aimons notre pays, parce qu'il est unique par la tranquillité de la vie, la solidarité, la beauté de la nature et la chaleur des relations humaines. L'agriculture, la pêche et le tourisme attendent que les Comoriens se mettent enfin au travail pour la création des richesses et pour lutter contre la pauvreté.

Vous comme moi, nous voulons la paix sociale, la stabilité politique, le développement et la démocratie. Nous voulons une vie meilleure, et que nos enfants cessent de braver le cimetière marin vers Mayotte comme seule perspective d'avenir.

Vous comme moi, nous voulons comme héritage pour nos enfants, non pas les ravages de l'égoïsme insulaire et de la corruption, mais des preuves en ce qui concerne notre amour pour les générations futures et pour la nation à construire.

Vous comme moi, nous avons l'âme en peine, et nous souffrons qu'après 35 ans d'indépendance, le spectre de l'instabilité politique et du séparatisme continue à compromettre le destin commun des Comoriens. Cette instabilité est engendrée entre autre, par le mépris des dirigeants à l'égard des institutions et des règles de gouvernance, convenues d'un commun accord. L'aide de la communauté internationale, l'instruction et l'intelligence des Comoriens tournent dans le vide du pouvoir personnalisé, clanique, et la mégalomanie des hommes qui veulent conserver le pouvoir par la force et la corruption, contre la constitution et contre les décisions de justice.

Malgré tout, je crois profondément jusqu'à preuve du contraire, au destin commun des Comoriens. Une sorte d'obsession m'habite depuis des années : servir notre pays commun des Comores, avec une équipe de réformateurs soudés autour d'un projet de société, animés par la volonté d'écrire une nouvelle page dans l'histoire des Comores. En effet, nous devons réapprendre à vivre ensemble, à dépasser la peur de l'autre, la méfiance réciproque, les rancœurs héritées de l'histoire commune et l'échec d'une gestion publique mal assumée.

Je confirme donc mes intentions d'être candidat aux prochaines élections présidentielles, dont le calendrier définitif sera confirmé en fin juillet 2010. Ce sera une candidature de rupture, et en cas de victoire, une gestion publique de rupture, que j'assumerai contre vents et marées, avec l'aide de mon équipe. En effet, il s'agit tout simplement de changer les choses, de gouverner autrement pour vivre mieux : tel sera mon engagement sur l'avenir des Comores de demain.

Abdou DJABIR
Député à l'Assemblée des Comores et futur candidat aux élections présidentielles

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 19:48

Le FMI et la Banque mondiale annoncent que les Comores peuvent commencer à bénéficier d'un allégement de la dette

 

FMI Fonds Monétaire International - 30/06/2010 18:20:00

 

Le Fonds monétaire international (FMI) et l'Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale ont établi que l'Union des Comores a pris les mesures nécessaires pour atteindre le point de décision au titre de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Les décisions prises par les conseils d'administration des deux institutions constituent une étape en vue de l'octroi aux Comores d'un allégement de la dette de 144,8 millions de dollars EU en valeur actuelle nette (VAN). Le Conseil des administrateurs de l'IDA a approuvé aussi une aide intérimaire pour couvrir une partie du service de la dette des Comores envers l'institution.

 

Mbuyamu Matungulu, chef de mission du FMI pour les Comores, a déclaré : « Ces deux dernières années, les Comores ont accompli des progrès en matière de réformes politiques et économiques. En dépit d'un contexte difficile, les résultats obtenus dans le cadre des programmes appuyés par le FMI ont été satisfaisants dans l'ensemble. La croissance s'accélère et les autorités comoriennes cherchent à renforcer la stabilité macroéconomique en consolidant les finances publiques et en améliorant leur gestion. La discipline budgétaire et l'accélération de la réforme des services publics, l'aide concessionnelle durable des donateurs, l'application intégrale de l'allégement de la dette au titre de l'initiative PPTE et de l'initiative d'allégement de la dette multilatérale (IADM), et une gestion saine de la dette seront essentiels pour assurer la viabilité à moyen terme de la situation macroéconomique et de la dette, et placer l'économie sur une trajectoire de croissance soutenue et de réduction plus rapide de la pauvreté. »

 

Johannes Zutt, Directeur des opérations pour les Comores à la Banque mondiale, a déclaré : « L'allégement de la dette permettra au gouvernement de mieux exécuter les réformes économiques qui sont nécessaires pour soutenir une croissance durable aux Comores. Il permettra aussi de dégager des ressources pour fournir des services de santé, d'éducation et autres services essentiels, et ainsi améliorer la vie des Comoriens, en particulier des pauvres. »

Les Comores deviennent le 36ème pays à atteindre le point de décision, stade auquel elles peuvent commencer à recevoir un allégement intérimaire sur le service de leur dette envers l'IDA et le FMI. L'allégement de la dette au titre de l'initiative PPTE, en VAN, atteindra 45,1 millions de dollars EU pour l'IDA et 4,3 millions de dollars EU pour le FMI, et deviendra irrévocable lorsque le pays aura atteint le point d'achèvement. Au point d'achèvement, les Comores seront aussi admises à bénéficier d'une aide au titre de l'IADM.

 

Pour atteindre le point d'achèvement, les Comores se sont engagées à exécuter un ensemble de réformes : préserver la stabilité macroéconomique conformément à l'accord au titre de la facilité élargie de crédit du FMI (anciennement facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance), mettre en oeuvre une stratégie de réduction de la pauvreté qui inclut des mesures structurelles et sociales favorables à la croissance et aux pauvres, et améliorer la gestion des finances publiques, la politique des dépenses publiques et la gestion de la dette extérieure.

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 14:44

Moroni le 24 mai 2010

PROJET DE PROTOCOLE DE LA TRANSITION

 

Nous force de l’opposition nouvelle, animée par le Député Maître Ibrahim Ali Mzimba, déclarons solennellement notre attachement à la constitution de l’Union des Comores de 2001 et, dans sa version nouvellement révisée et à ses règles, garanties par la même constitution.
Dans ce cadre et au vu des règles internationales qui régissent les Etats démocratiques, leurs relations et leur reconnaissance mutuelle, la transition démocratique ouverte par l’arrêt de principe de la Cour Constitutionnelle des Comores est une période d’atténuation du pouvoir exécutif en place et de partage consensuel des décisions régissant l’Etat. Cet arrêt de la cour constitutionnelle est un appel à la cessation aux rigidités et aux blocages manifestés par l’opposition traditionnelle et renforcés par le pouvoir en place.

 

A ce titre nous déclarons solennellement les priorités suivantes comme feuille de route de la période de transition.


 Respect intégral de l’arrêt de la cour constitutionnelle notamment, le respect de l’harmonisation et la tenue des élections générales du Président de l’Union et des Gouverneurs des îles à la même période ;


 Attachement à l’unité de la nation comorienne ;


 Respect absolu du principe de la tournante au profit de l’île de Mohéli ;


 Respect de l’Etat de droit, des libertés individuelles, des libertés de la presse et des médias ;


 Respect des engagements internationaux, des conventions, et des relations diplomatiques représentant la dignité du peuple comorien aux yeux du monde ;


 Respect des règles de fixation d’un calendrier électoral accepté par l’île de Mohéli, dans la mesure où la transition n’est pas une période de pouvoir d’exception, mais un exercice consensuel du pouvoir.

 

A ce titre, la tâche principale consistera pour la transition à faire respecter le dit calendrier, en le garantissant solennellement devant le peuple tout entier et devant la communauté internationale.

Ce mécanisme ne pourra être ni ralenti, ni stopper peu importe les circonstances.
Nous posons comme conditions de réussite que les conclusions communément acceptées par les participants au dialogue soient clairement établies devant le peuple par le biais d’une déclaration officielle des parties, avant la prise d’effet le 26 mai 2010 à minuit.

 

Si par malheur pour notre peuple, nous ressentions objectivement une impossibilité des Exécutifs des îles, de l’opposition traditionnelle et de l’Exécutif de l’Union à réellement et authentiquement appliquer les recommandations de la Cour Constitutionnelle, nous demanderons immédiatement à la communauté internationale et à l’Armée Nationale du Développement des Comores de déclarer inapte l’ensemble des acteurs participant à ce même dialogue.

 

En cela, nous demanderons instamment à la communauté internationale de bien vouloir débloquer les moyens nécessaires à l’organisation immédiate des élections présidentielles de l’Union des Comores, ayant pour finalité la direction de l’Etat par un ressortissant mohélien pour une durée de cinq ans.


LA NOUVELLE OPPOSITION DES COMORES

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 11:11

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA 227EME REUNION

DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE

 

Le Conseil de Paix et Sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 227ème réunion tenue

le 22 avril 2010, a adopté le communiqué de presse qui suit sur l’évolution de la

situation aux Comores :

 

Le Conseil a rappelé les termes de la décision Assembly/AU/Dec.268(XIV) adoptée

par la 14ème session ordinaire de la Conférence de l’Union tenue à Addis Abéba, du

31 janvier au 2 février 2010, appelant les parties comoriennes à œuvrer de façon

consensuelle à la mise en oeuvre des réformes institutionnelles prévues dans le

cadre de la nouvelle Constitution adoptée par référendum le 17 mai 2009. A cet

égard, le Conseil a réitéré son attachement à un consensus inter‐comorien

garantissant le respect des aspirations légitimes de l’île de Mohéli à assumer, à son

tour, la Présidence de l’Union, afin de préserver les acquis enregistrés dans le

processus de réconciliation nationale aux Comores.

 

Le Conseil s’est félicité de la mission effectuée aux Comores, du 8 au 10 avril 2010,

par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité, accompagné de l’Envoyé spécial du

Président de la Commission, et ce à la suite de la tension née de la décision adoptée

par le Congrès comorien, le 1er mars 2010, sur l’harmonisation des mandats du

Président de l’Union et des Gouverneurs des Iles autonomes, à compter du 27

novembre 2011. Le Conseil a noté avec satisfaction que cette mission a permis de

relancer le dialogue entre le Président de l’Union et les Gouverneurs des trois Iles

autonomes en vue de fixer un calendrier électoral et parvenir à une harmonisation

de la durée des mandats électoraux des chefs des Exécutifs de l’Union et des Iles.

 

Le Conseil a exhorté les parties comoriennes à reprendre instamment le dialogue

entamé le 15 avril 2010, à la suite de la visite de la délégation de l’UA, et

interrompu le 17 avril 2010, sans que les parties au processus de négociations aient

pu parvenir à un compromis sur les questions relatives au calendrier électoral

harmonisé devant conduire à l’organisation, dans un climat de paix et de sérénité,

des élections du Président de l’Union et des Gouverneurs des Iles autonomes.

 

Le Conseil a demandé à la Commission de poursuivre ses efforts visant à faciliter le

dialogue entre les parties comoriennes en vue de trouver une solution consensuelle

aux difficultés actuelles.

 

Le Conseil a convenu de se réunir prochainement pour examiner la situation aux

Comores à la lumière d’un rapport du Président de la Commission et prendre les

décisions appropriées.

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 12:20

Déclaration à l’issue de la mission des services du FMI aux Comores


 MORONI, Comores, 21 avril 2010/African Press Organization (APO)/ -- Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Mbuyamu Matungulu a séjourné dans l’Union des Comores du 6 au 20 avril 2010, pour mener les entretiens prévus dans le cadre de la première revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et achever les préparatifs en vue du point de décision de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). La mission a été reçue en audience par M. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, Président de l’Union et M. Bourhane Hamidou, Président de l’Assemblée. Elle s’est entretenue avec le Vice-président et ministre des finances, d’autres membres du gouvernement de l’Union, les Gouverneurs des trois îles, le vice-gouverneur de la Banque centrale des Comores, ainsi que des représentants de la société civile et des partenaires techniques et financiers.

 

A l’issue de la mission, M. Matungulu, Chef de mission du FMI pour les Comores, a fait la déclaration suivante aujourd’hui à Moroni :

 «L’évolution macroéconomique observée en 2009 a été encourageante. La croissance économique a légèrement augmenté selon les estimations, atteignant 1,8 % contre 1 % en 2008, sous l’effet du redressement de l’appui des bailleurs de fonds, de l’investissement direct étranger dans le secteur bancaire, et de la bonne tenue des envois de fonds de la Diaspora. L’inflation a été, de manière générale, modérée en raison de la chute des prix mondiaux de l’énergie et des produits alimentaires. L’affermissement des termes de l’échange et l’importance des concours budgétaires extérieurs ont permis de réduire le déficit extérieur courant qui a été ramené de 11,3 % du PIB en 2008, à 7,9 % du PIB en 2009. Les réserves internationales brutes ont été portées à l’équivalent de 7,1 mois d’importations, tirées par l’aide provenant des partenaires techniques et financiers, ainsi que par les allocations générale et spéciale de droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI aux États membres.

 

Les autorités ont légèrement dépassé leur objectif de recettes pour 2009. Toutefois, les progrès dans l’assainissement budgétaire ont été freinés par les dépassements de crédits de fonctionnement, notamment les dépenses de personnel, les autorités comoriennes restant confrontées à des difficultés de gestion de la masse salariale. Le déficit du solde budgétaire primaire intérieur a stagné à 2,6 % du PIB, soit un niveau proche de celui de 2008, comparé à l’objectif programmé de 1,6 % du PIB.

 Plusieurs mesures prévues dans le calendrier de réformes structurelles ont été appliquées, quoiqu’avec beaucoup de retards pour certaines. Tous les indicateurs structurels, sauf un, ont été respectés. Plus précisément, le gouvernement ne s’est pas encore accordé avec la Société financière internationale sur les options de réformes à envisager pour les sociétés de télécommunications et des hydrocarbures, ce qui constituait un repère structurel pour la fin septembre 2009.

 Les perspectives à court terme indiquent une poursuite du renforcement de l’activité économique en 2010, la croissance du PIB réel atteignant probablement près de 2 %. La mission a examiné les perspectives budgétaires et encouragé les autorités à veiller à respecter scrupuleusement leur cadrage budgétaire pour 2010, conformément aux objectifs macroéconomiques à moyen terme fixés par le gouvernement au titre de l’accord FEC, ce qui permettrait par ailleurs de continuer à accroître les dépenses de lutte contre la pauvreté.

 

Les perspectives macroéconomiques à moyen terme sont favorables, pour autant que les autorités renouent avec les efforts d’assainissement budgétaire et accélèrent la mise en œuvre du calendrier de réformes structurelles, en privilégiant la restructuration des services d’utilité publique et les mesures destinées à maîtriser la gestion de la masse salariale. Les améliorations apportées à l’efficience des services d’utilité publique aideront à renforcer le climat des affaires et de l’investissement tandis que l’amélioration de la gestion de la masse salariale permettra de créer un espace budgétaire pour d’autres dépenses, notamment celles liées aux infrastructures et à la lutte contre la pauvreté. La mission s’est félicitée des récents projets de texte soumis à l’Assemblée sur les nouveaux cadres organiques des agents de l’État qui sont compatibles avec la viabilité budgétaire à moyen terme. Elle note l’intention affirmée du gouvernement d’accélérer la mise œuvre de ces cadres organiques, et de mettre en application le nouveau logiciel de gestion de la solde au plus tôt. La mission engage les autorités à accélérer la réforme prévue des entreprises publiques de télécommunications et d’importation des hydrocarbures.

 En collaboration avec les services de la Banque mondiale, la mission s’est entendue avec les autorités sur les déclencheurs du point d’achèvement de l’initiative PPTE. Il s’agit notamment de mesures visant à consolider la stabilité macroéconomique, à améliorer la gestion des finances publiques et la gouvernance, à renforcer la santé et l’éducation, à soutenir la croissance et à améliorer la gestion de la dette. La prompte mise en œuvre de ces mesures contribuerait à faire bénéficier rapidement les Comores d’un allègement de dette substantiel au titre de l’initiative PPTE.

 

La mission s’est entendue avec les autorités comoriennes sur les grandes lignes du programme économique pour 2010 qui pourrait servir de base à la conclusion de la première revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). La mission attend avec intérêt l’adoption formelle de ces réformes décisives par le Conseil des Ministres, ce qui ouvrirait la voie à un prompt examen de la revue par le Conseil d’administration du FMI.

 La mission tient à remercier les autorités comoriennes pour l’esprit d’ouverture et de franchise qui a marqué les entretiens, et pour leur chaleureuse hospitalité.»

 

SOURCE : International Monetary Fund (IMF)

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 09:53

Mr SALIM ABDALLAH EST MORT DE TRAUMATISME CRÂNIEN CERVICALVous trouverez ci-dessous la déclaration du Dr Abdou Ada Misbah publié hier (le 22 mars 2010) suite à la mort de son cousin germain, Salim Abdallah Mchindra survenue jeudi dernier à Bimbini - Anjouan - Comores dans des conditions inacceptables et barbares.


Nous présentons nos sincères condoléances à toute la famille du defunt de Bimbini et surtout à deux de ses frêres, Halidi et Mchindra Abdallah Mchindra ainsi qu'à  une de leurs nièces, Introiti Maanfou que nous connaissons personnellement. Qu'ils sachent que nous partageons pleinement leurs douleur et deuil !


Que l'âme du defunt répose en paix !


Nous espérons vivement que tous les voyous (les éxécutants et les commanditaires) qui sont impliqués de près ou de loin  dans cet acte nauséabond et barbare seront rapidement arrêtés, jugés et condamnés lourdement.


Car sans réelle justice aux Comores, la paix et la cohabitation sociale resteront menacées.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


Assassinat politique à Anjouan

Déclaration du Docteur Abdou Ada Misbah sur le décès de son cousin Salim Abdallah Mchindra à Bimbini-Anjouan dans des conditions barbares et inacceptables

Monsieur Salim Abdallah Mchindra (photo), ancien maître d’école primaire ayant enseigné respectivement à Mayotte à Anjouan et à la grande Comores avant d’assurer les fonctions de préfet à Sima en 1979, et opposant au régime, a été assassiné le 18 mars 2010 par des miliciens entretenus par le directeur de la société d’hydrocarbures d’Anjouan Monsieur Chahalane Houmadi ami de sambi et protégé de son épouse Hadjira. Parmi les assassins, on note monsieur Ahmed Saïd Omar, frère du docteur Assadi Saïd Omar, Chirurgien à Moroni et époux de la candidate malheureuse du pouvoir battue par Antoy abdou, cousin du défunt Salim Abdallah. Tous les assassins qui ont capturé la victime dans son domicile avant de l’embarquer dans une embarcation type Kawassa kwassa pour le conduire sur le lieu de son exécution, (Chissiwani-bambao) se proclament de la mouvance présidentielle et bénéficient du soutien et de la complaisance des autorités locales d’Anjouan notamment du gouverneur Moussa Toyibou.


En effet, immédiatement après les dernières élections, la tension est montée d’un cran à Sima et à Bimbini car la mouvance présidentielle n’a pas digéré son échec dans la circonscription Sima-Bimbini. Le saccage de Sima par les militaires de Sambi sans suites judiciaires a encouragé l’agressivité des sympathisants du pouvoir. Il faut noter également que les personnes recherchées ou arrêtée actuellement ont figuré dans les délégations qui étaient reçues régulièrement par Madame Hadjira Djoudi épouse du chef de l’état. Sans aucun doute la première dame ignorait les vraies intensions des assassins et de leurs complices.

C’est pourquoi la famille de Salim Abdallah exige une condamnation nette et claire de cet assassinat par le couple présidentiel. La famille de monsieur Salim Abdallah exige également des explications de la part du gouvernement d’Anjouan concernant sa complaisance avec les assassins et surtout ses liens avec leur chef madame Maanrifa Boura Omar Oili, candidate malheureuse aux dernières élections, ayant bénéficié du soutien total des autorités de l’île.


Afin de mobiliser ses troupes le directeur des Hydrocarbures d’Anjouan à l’instar de Kiki de la république s’est montré généreux à l’endroit des miliciens en les soutenant dans tous leurs projets y compris la réhabilitation d’un terrain de foot-bal. Et, comme par hasard après la réhabilitation de ce terrain de foot-bal les sympathisants du pouvoir sous l’impulsion de la candidate malheureuse aux élections et du directeur des hydrocarbures ont engagé des provocations contre les opposants du pouvoir en s’introduisant dans leurs maisons respectives avec violence pour détruire leurs biens ; des maisons sont dégradées chaque jour avec de menaces et d’injures.

Les victimes des dégradations de biens ont porté plainte et saisi directement les autorités locales y compris les commandants de la gendarmerie d’Anjouan, Monsieur Dossard Issoim et de l’AND à Anjouan, monsieur Mataba, sans aucune suite. Des proches du cabinet de la présidence ont été informés des exactions perpétrées à Bimbini par des gens de la mouvance présidentielle soutenus par le directeur des hydrocarbures avec l’argent du contribuable comorien. Le 18 mars 2010 au matin immédiatement après la prise en otage de Monsieur Salim Abdallah les autorités d’Anjouan y compris le commandant de la gendarmerie ont été saisi pour la libération de la victime, mais en vain, sous prétexte qu’il n y a pas de carburant pour le déplacement.Il s’agit d’un crime prémédité car les constations médicales effectuées par le Docteur Abdou Ada Manssour en présence des autorités judiciaires révèlent une fracture crânio-cervicale et un arrachement d’une oreille.
Il s’agit d’un assassinat politique sans précédent dont le mode opératoire doit interpeller tous Comoriens et l’absence d’une réaction officielle mérite d’être signalé. Cette banalisation d’un assassinat politique risque de semer des doutes quant aux éventuels commanditaires.


Il apparaît clairement que la complaisance ou la complicité des autorités locales et de leur chef Sambi qui ne peut pas ignorer le développement depuis plus d’1 mois d’une grave crise dans son île natale, demeure indiscutable.
L’introduction des milices aux Comores pour soutenir le pouvoir menace la démocratie et la sécurité des biens et des personnes. En conséquence il appartient à tout un chacun de titrer les leçons des dérapages des milices de kiki à Moroni et de Chahlane Houmadi à Bimbini. En fait, toutes les dictatures du monde ont utilisé des miliciens pour épauler l’armée et le commandant Salimou ne doit pas compter sur Mohamed Dossard pour les dissoudre car, ce dernier a servi dans le comité national de la jeunesse révolutionnaire du feu président Ali Soilihi et sait combien les comités révolutionnaires villageoises étaient utiles pour le pouvoir.


A ce jour certains complices des assassins sont arrêtés mais leur embarcation reste introuvable. Il faut reconnaitre que depuis l’annonce de l’assassinat la gendarmerie d’Anjouan a engagé des recherches pour retrouver les tueurs. En conséquence la famille de Monsieur salim Abdallah remercie le comandant de la gendarmerie d’Anjouan, issoim Dossard, et ses collaborateurs pour tous les moyens qu’il a engagés afin de retrouver les assassins.


Il ne s’agit pas d’un problème foncier comme certains le disent pour noyer le poisson, et l’origine des personnes arrêtées ou recherchées montrent qu’il s’agit d’une situation qui dépasse les frontières de Bimbini. Les personnes arrêtées sont originaires de Bimbini, Ngnoumakélé, Koni Djodjo, Mutsamudu (Antoy Combo Bacar frère d’Abou Maanchouki)….Il appartient aux autorités compétentes d’autoriser l’ouverture d’une enquête pour savoir la responsabilité de chacun dans cet assassinat et ce à tous les niveaux.


Docteur Abdou Ada Musbahou
(cousin germain du défunt)
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