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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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Halidi Mariama (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

 

 

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 09:50
La liberté d’informer touchée en plein cœur
+
Violation de certaines dispositions de l’Accord
du 11 mai 2007 par l’Autorité d’Anjouan
 
 
Vous trouverez ci-dessous les communiqués du collectif de l'ORTC et de la FCDH suite à l'arrestation de certains journalistes le 16 mai dernier à Anjouan.
La liberté d’informer touchée en plein cœur.
 
Mercredi 16 mai 2007, restera inoubliable pour toute l’équipe de la section anjouanaise de l’ORTC (Office de la Radio et Télévision des Comores).
- Chamssidine Nassuha journaliste et reporter
- Sardou Moussa Rédacteur en Chef
- Idiamine Nadhir Animateur et Présentateur
- Ousseine Mahamoud Cameraman reporter d’image et Chef de la Production
- Et un chauffeur,
sont injustement arrêtés, battus et emprisonnés à Koki pour avoir commis un péché de lez majesté. Lors d’une réunion ce mercredi matin 16 mai, toute l’équipe de l’ORTC-ANJOUAN, à l’unanimité a décidé d’aller inventorier et récupérer les relais encore fonctionnels se trouvant dans les sites de Comorestelecom à M’rémani et Col de Patsy, des relais qui ont été confisqué par la gendarmerie de l’île autonome et offerts à RTA comme butin de guerre. Cette situation de fait, est loin d’être accepté par toute l’équipe de l’ORTC-ANJOUAN qui voit là un acte barbare digne d’un pays de non droit où le plus fort écrase les petits. Ironie du sort, ceux sont les institutions de l’Etat comorien qui subissent les assauts des fidèles de certaines autorités anjouanaises nostalgiques du régime à moitié déchu.
Et pourtant nous faisions confiance en l’accord qui venait d’être signer par les autorités de l’union, les autorités de l’île et par la communauté internationale. Inutile de vous rappeler les closes de cet accord qui privilégiait le dialogue et le retour à la normal après des jours sombres lesquelles la radio a été saccagée et tous ses biens emportés par les gendarmes. On essayait simplement de récupérer le peu qu’on pouvait et la réponse des adeptes de la manière forte, ont encore montré leur visage de terreur. Selon nos informations, nos collègues ont été violemment battus et un d’entre eux est dans un état déplorable. Nous attirons l’attention à ceux qui croient en la justice, à la paix et à la démocratie de prendre acte avec nous, et de dénoncer ces actes qui n’honorent pas ses commanditaires et leurs exécutants.
Nous demandons la libération immédiate de nos collègues et la restitution de nos équipements. Et à compter de ce jour jusqu’à leur libération, nous allons observer une grève de la faim sur la place public de M’roni, par solidarité à nos collègues emprisonnés. Nous alertons aussi à tous les journalistes de se joindre à nous. Aujourd’hui ça a commencé par l’ORTC-ANJOUAN, demain nous ne savons pas à qui le tour.
ORTC-ANJOUAN, par sa ligne éditoriale proche du peuple, a subi depuis longtemps les menaces et intimidations des autorités anjouanaises. Mais aller jusqu’à emprisonner et passer à tabac des journalistes, cela confirme que le régime toujours contrôlé par le candidat/président Mohamed Bacar ne changera jamais ses habits de dictature et d’oppression à ceux qui diront contraire à eux. Nous sommes déterminés à payer le prix pour la liberté d’expression et la démocratie, la vraie à Anjouan.
A vous le peuple que nous toujours servi loyalement et en toute impartialité. Vous qui avez toujours eu la parole sur nos ondes, vous qui croyez à un avenir meilleur pour les enfants d’Anjouan, les coups de canon n’ont jamais effarouchés les vrais patriotes.
Faisons-les face nous vaincrons. A nos frères de RTA qui jubilent à notre sort. A notre place, nous vous soutiendrons pour la liberté de la presse. Ne vous laissez pas utiliser comme des pauvres objets sans valeur que l’on n’hésitera pas à jeter une fois périmés. Vous en connaissez des choses, sinon demander à vos supérieurs, ils vous en diront des choses s’ils sont toujours francs.
 
LE COLLECTIF DES AGENTS DE L’ORTC-ANJOUAN
 
Mutsamudu le 17 mai 2007
 
 
FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L’HOMME (FCDH)
B.P. 310   Hapandré Mutsamudu Anjouan Union des Comores
Email : fcdh@comorestelecom.km; a_allaoui@yahoo.fr
Tel : 71 15 43 / 71 60 46  / 34 60 49 Fax: 71 13 13
 
 
Violation de certaines dispositions de l’Accord
du 11 mai 2007 par l’Autorité d’Anjouan
 
 
Depuis la signature de l’Accord fixant les dispositions transitoires relatives à la fin de mandat du Président de l’île Autonome d’Anjouan le 11 mai 2007 à Mutsamudu, l’on se demandait si cet Accord pourra faire long feu. Puisque c’est un exercice très complexe pour l’Autorité d’Anjouan habituée à gérer l’île en bafouant les droits de l’homme et les libertés individuelles et collectives.
En fait, même si l’ex Président Mohamed Bacar se retire physiquement des Affaires du Gouvernement de Transition, rien n’a changé pour ce qui concerne de l’approche autoritaire du Régime :
a-     la situation des enseignants grévistes est dans le statut quo ;
b-    les intimidations à l’égard des chefs des services battent leur plein ;
c-     la Force de Gendarmerie d’Anjouan reste toujours au service d’un régime politique et non pour défendre l’intérêt public.
d-    blocage et/ou sabotage du rétablissement des Institutions de l’Union des Comores dans l’Île … etc
Ce qui est pire et choquant encore, c’est que toute l’équipe de l’ORTC (Office de la Radio et Télévision des Comores) antenne d’Anjouan a été arrêtée, battue et emprisonnée à Koki aujourd’hui le Mercredi 16 mai 2007.
 Il s’agit de
- Chamssidine Nassuha journaliste et reporter
- Sardou Moussa Rédacteur en Chef
- Idiamine Nadhir Animateur et Présentateur
- Ousseine Mahamoud Cameraman reporter d’image et Chef de la Production
- Et un chauffeur,
Nous rappelons que cet acte constitue une violation grave de l’Article 9 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et des Articles 19 du Pacte International Relatif aux droits Civils et Politiques et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme garantissant la liberté d’opinion et d’expression ainsi que le droit de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
De toute manière, tous ces actes sont commis pour intimider les électrices et électeurs jouissant de leurs libertés d’opinion, d’expression et surtout de choisir le destin de l’Île et de manière générale des Comores.
 
Face à cette situation, la Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) demande à la Communauté Internationale signataire de l’Accord du 11 mai d’intervenir auprès du Gouvernement de Transition pour libérer immédiatement et sans condition les journalistes de l’ORTC d’une part et pour respecter scrupuleusement l’Accord sans quoi il n’y aura pas des élections libres, transparentes et démocratiques aboutissant ainsi à la fragilisation de l’Unité, l’intégrité et à la menace de la Paix civile.
 
Mutsamudu, le 16 mai 2007
Le Président de la FCDH
 
 
 
Ahmed Mohamed Allaoui
 
 
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 14:55
ANJOUAN : APPEL A LA SAGESSE ET A LA RAISON DE LA FCDH
Vous trouverez ci-dessous l'appel à la sagesse et à la raison de la FCDH du 07 mai 2007
FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L’HOMME (FCDH)
B.P. 310   Hapandré Mutsamudu Anjouan Union des Comores
Email : fcdh@comorestelecom.km; a_allaoui@yahoo.fr
Tel : 71 15 43 / 71 60 46  / 34 60 49 Fax: 71 13 13
 
Appel à la sagesse et à la raison
 
La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) présente ses sincères reconnaissances à la Communauté Internationale et plus particulièrement à l’Union Africaine qui ont accompagné, accompagnent et accompagneront les Comores à trouver une solution pacifique notamment à la crise qui secoue actuellement l’Archipel et plus particulièrement l’Ile d’Anjouan.
Il n’est secret pour personne que depuis le mercredi 2 mai dernier, une crise politico constitutionnelle est surgie à Anjouan, laquelle a abouti à des affrontements sanglants. Ce qui a conduit l’Union Africaine et de manière générale la Communauté Internationale a procédé à une médiation politique. A cet effet, à la suite de son arrivée à Anjouan et après les différents contacts qu’elle a effectués avec l’ancien Président Mohamed Bacar, les partis politiques, les candidats aux élections présidentielles et la Société Civile, la délégation de l’Union Africaine a fermement exprimé sa volonté d’œuvrer pour le respect scrupuleux de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle. Après sa dernière rencontre avec l’Union Africaine, l’ancien Président Bacar s’est exprimé aux antennes de la RTA le dimanche 6 mai à 20 heures, qu’il a accepté de se soumettre à l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle du 28 avril 2007. Il s’agit donc non seulement d’une preuve de civisme de sa part mais surtout d’un pas franchi pour arriver à une solution définitive de la crise. Il reste maintenant de le concrétiser.
Par rapport à cette étape franchie, la FCDH lance un vibrant appel à toutes les parties concernées par cette crise pour faire preuve du civisme, de raison et de sagesse afin d’éviter d’exposer la population à un danger qui ne profite à personne.
Nous rappelons que selon les us et les coutumes, en matière de gestion de crise et de conflit, il est toujours naturel de mettre en place un Gouvernement d’Union Nationale de Transition composé de touts les partis politiques, des représentants des candidats en compétition aux élections et des représentants de la Société Civile.
Par conséquent, nous croyons fermement que si on l’on veut agir en termes de raison, de sagesse et de paix, il serait souhaitable que les 08 candidats aux élections présidentielles de l’île et la Société Civile proposent leurs représentants en vue de mettre en place le Gouvernement de Transition qui n’a de mission que gérer les affaires courantes et organiser les élections dans la démocratie, la pluralité, la transparence, la sérénité et la paix et réparer les violations des droits de l’homme, des libertés collectives et individuelles commises durant ces dernières semaines. Pourquoi l’on n’adopte pas cette démarche qui est l’approche classique à travers le monde entier ? En tout cas c’est notre proposition.
Somme toute, la FCDH est disposée à contribuer à tout action oeuvrant pour la paix et le dialogue.
Fait à Mutsamudu, le 07 mai 2007
Le Président de la FCDH
 
 
 
Ahmed Mohamed Allaoui
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 21:25
Suite aux derniers événements, vous trouverez 
ci-dessous le communiqué du parti DJAWABU YA KOMORI en date du 04 mai 2007
 
 
COMMUNIQUE DU PARTI DJAWABU YA KOMORI
 
APPEL AUX  PATRIOTES
Les affrontements militaires survenus ces derniers jours dans notre pays, tant à
Anjouan qu’à la caserne de Kandani confirment les craintes de notre parti quand
à la militarisation des autorités insulaires.
L’inacceptable
Djawabu Ya Komori dénonce avec la plus grande fermeté les agressions faites à
L’Armée Nationale de Développement garante de l’intégrité territoriale du pays
par les Forces de Gendarmerie Anjouanaise (FGA)
Notre parti ne saurait accepter de tels actes de violence.
Les décisions de la cour constitutionnelle s’imposent à tous et quiconque dévie
de ce principe se met hors des lois de l'Union des Comores.
Les institutions nationales et insulaires doivent être respectées par les
acteurs politiques du pays, ayant eux-mêmes dessiné les contours de notre vivre
ensemble. Aussi, la loi de l’Union doit s’appliquer sur le territoire national
tel qu' internationalement reconnu.
 
Soutien
Devant une telle situation, Djawabu Ya Komori soutient les autorités de l’Union
et des îles respectant la constitution de notre pays, tout en indiquant que
l'exercice du pouvoir exige écoute, vigilance et prospective, pour que
l'imprévisibilité n'en appelle pas à l'improvisation.
 
 
Face aux événements dramatiques en cours, Djawabu Ya Komori sollicite, la
mobilisation et la clairvoyance des patriotes comoriens pour endiguer toute
velléité de séparatisme insulaire.
Djawabu Ya Komori est aux cotés de l’Armée Nationale pour le Développement dans
son combat pour la restauration de l’ordre républicain et le respect des institutions.
Djawabu Ya Komori demande au peuple comorien de faire le choix de l'unité
nationale, du développement et du respect des institutions, lors des prochaines
élections des îles.
Le Secrétariat National
Réuni en comité de crise à Moroni
Vendredi 04 Mai 2007
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 16:19
APPEL DE LA FCDH A L'UNION AFRICAINE DU 03 MAI 2007
Vous trouverez ci-dessous l'appel adressé ce jour à l'Union Africaine par la Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) suite aux événements d'hier d'Anjouan
FONDATION COMORIENNE DES DROITS DE L’HOMME (FCDH)
B.P. 310   Hapandré Mutsamudu Anjouan Union des Comores
Email : fcdh@snpt.km; a_allaoui@yahoo.fr
Tel : 71 15 43/ 71 60 46 / 34 60 49 Fax: 71 13 13/71 10 73
 
Appel à l’Union Africaine
 
Dans son préface sur le Guide relatif à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du novembre 2004, le Président de la FIDH Monsieur Sidiki Kaba s’est exprimé ainsi : « Considérant que la garantie de la paix et de la sécurité passe inévitablement par la lutte contre l’impunité et le respect inconditionnel des droits de l’Homme, la mise en place de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples est porteuse d’espoir pour le continent africain. ». Si l’on se réfère à cette expression, il est clair que la menace de la Paix, la fragilité de l’unité nationale et la précarité de l’Etat Nation des Comores sont dus certainement au non respect des droits de l’homme, des valeurs démocratiques et à l’impunité généralisée à tous les niveaux et dans tous les domaines. C’est pour cette raison que les Comores sont à la situation actuelle qui tend vers un contexte de non droit.
Pour aller en profondeur de la problématique, l’on assiste à une situation très inquiétante et très grave que  les Comores et plus particulièrement l’île d’Anjouan traversent. La FCDH s’inquiète comment on va réaliser des campagnes et des élections libres et démocratique à un moment de conflit armé. Une situation qui menace la paix et la sérénité de l’île et la cohésion, l’unité et l’intégrité des Comores..
A cet effet, nous attirons l’attention de l’opinion nationale et internationale qu’on est entrain de programmer la somalisation, l’irakisation et le darfourisation de l’île d’Anjouan et des Comores d’une manière génerale. Mais à quel prix ?
Nous rappelons que :
-         En 2001, les Comores ont organisé les referendums relatifs à l’adoption des constitutions des îles autonomes et de l’Union des Comores. Ces scrutins se sont déroulés dans la paix et la sérénité. Première étape franchie pour la mise en chantier des institutions démocratiques de l’Etat /Nation des Comores.
-         En 2002, l’on a organisé les premières élections présidentielles de l’Union des Comores et des îles autonomes. Ces scrutins se sont déroulés dans la paix et la cohésion nationale. Une deuxième étape importante est franchie.
-         En 2003, l’on a organisé les premières élections législatives de l’union et des îles autonomes. Ces scrutins se sont déroulés dans la paix et la cohésion nationale. Une troisième étape franchie
-         En 2006, l’on a tenu les deuxièmes élections présidentielles de l’Union des Comores. Présidentielles. Ces scrutins se sont déroulés dans la paix, la cohésion nationale, la démocratie et la transparente. Une quatrième étape franchie.
-         Cette année est la cinquième étape que doivent franchir les Comores. C’est l’étape la plus décisive pour cimenter le retour de la légalité et la normalité constitutionnelle des Comores afin de cimenter l’Etat Nation garantissant l’unité nationale et l’intégrité territoriale des Comores.
En cette étape cruciale pour le devenir des Comores, toute la classe politique comorienne se laisse entraînée par la passion et la manipulation les conduisant dans le piège de tomber dans cette programmation de la somalisation, de l’irakisation et du darfourisation de l’île d’Anjouan et d’une manière générale des Comores. Mais à quel prix ?
L’on se demande pour quoi une période intérimaire de 60 jours doit conduire l’île d’Anjouan dans une telle situation dramatique ? Pour quoi et à quel prix ?
L’on se demande si la Communauté Internationale minimise cette situation qui pourrait tourner à un carnage aboutissement ainsi à la dislocation et la démolition totales de l’Etat/Nation de l’Union des Comores.
 
L’on assiste déjà aux premiers affrontements sont déclenchés hier, le début de l’après midi du mercredi 2 mai entraînant quelque dégât matériel et quelques blessés moins graves. 
Ce qui nous inquiète de plus en plus, c’est d’arriver à un pourrissement de la situation. L’on se demande où en est avec la Mission Militaire de l’Union Africaine ?
Face à cette situation, nous lançons un appel pressant à la Communauté Internationale et notamment en premier chef l’Union Africaine, le Système des Nations Unies, l’Union Européenne, la Ligue des Etats Arabes et les pays amis des Comores pour intervenir dans les meilleurs délais pour rétablir la légitimité et la légalité constitutionnelles de l’ Île d’Anjouan.
Ainsi, nous attirons l’attention de tout un chacun que l’échec de ce processus va de la discrédit de l’Union Africaine qui n’aurait pas réussi à régler un petit problème d’un petit pays de moins de 700 000 habitants. En tout cas c’est ce que veulent certains.
Nous sommes fermement convaincus que notre appel est entendu et que l’Union Africaine et d’une manière générale la Communauté Internationale prendront toutes les dispositions nécessaires pour rétablir la paix, la légitimité et la légalité constitutionnelle.
 
Moroni, le 3 mai 2007
Le Président de la FCDH
 
 
 
 
Ahmed Mohamed Allaoui
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 23:02
 
Vous trouverez ci-dessous le communiqué publié le 18 avril 2007 par le gouvernement de l’Union des Comores sur la situation créée par la fin du mandat du Chef de l'Exécutif d'Anjouan
 
COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT DE L’UNION DES COMORES SUR LA SITUATION D’ANJOUAN
 
Le Gouvernement de l'Union des Comores a tenu son conseil hebdomadaire à Dar Nour (Mutsamudu) le 18 avril 2007 et a examiné la situation créée par la fin du mandat du Chef de l'Exécutif d'Anjouan.
Le chef de l'Exécutif d'Anjouan a été élu pour un mandat de cinq ans qui est arrivé à son terme le 14 avril 2007 à minuit. De ce fait, le Gouvernement constate la situation de vacance suite à cette échéance. Le Gouvernement de l'Union considère que des dispositions légales doivent être prises rapidement pour combler ce vide.
En effet, la poursuite de l'exercice du pouvoir, de l'ex-Chef de l'Exécutif de l'île, en dehors du mandat est inconstitutionnelle, car autant son mandat ne pouvait être raccourci, autant il ne peut être prolongé de quelque manière que ce soit.
Le Gouvernement de l'Union a introduit un recours à la Cour Constitutionnelle afin que soit constaté la fin de ce mandat et qu'un traitement approprié de la période transitoire soit mis en œuvre afin de préserver l'ordre constitutionnel, la sécurité des citoyens, la sérénité des institutions et des futures élections insulaires.
Le Gouvernement de l'Union des Comores attire l'attention de la Cour Constitutionnelle sur l'urgence et la gravité de la situation qui prévaut à Anjouan ;
Le Gouvernement de l'Union des Comores appelle à la vigilance de la communauté internationale et lui demande de lui apporter son concours dans le règlement de la crise institutionnelle à Anjouan afin d'éviter à la population de cette île des nouveaux traumatismes ;
Le Gouvernement de l'Union lance un appel à la population de l'Union, et en particulier celle d'Anjouan, de ne pas céder à la provocation et préserver la paix sociale en vue des futures échéances électorales.
 
Fait à Mutsamudu le, 18 avril 2007 Pour le Gouvernement de l'Union des Comores
 
Le Porte parole par intérim Mmadi Ali
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 22:19
Suite à la réunion qui s'est tenue le 25 mars dernier à Sima - Anjouan, vous trouverez ci-dessous le communiqué signé par 6 candidats aux Présidentielles d'Anjouan
COMMUNIQUE COMMUN DES CANDIDATS AUX PRESIDENTIELLES DE L’ÎLE AUTONOME D’ANJOUAN DU 25 MARS 2007, SCRUTIN DU 10 ET 24 JUIN 2007.
 
Dans le souci majeur de faire observer un scrutin libre, démocratique et transparent ; de préserver la paix et l’ordre civil dans l’île autonome d’Anjouan, nous les candidats signataires de ce présent communiqué, nous sommes réunis à Sima ce jour, 25 mars 2007, pour réfléchir et concevoir des dispositions prudentielles pour la bonne gestion de la période transitoire de la présidence de l’île autonome d’Anjouan.
 
En effet, c’est en direction du bon sens de la conscience collective des anjouanais que nous rappelons à tout le monde, que le Président MOHAMED Bacar était élu pour un mandat de cinq (05) ans, à compter du 14 avril 2002 (de son investiture), au 14 avril 2007 inclus. Autrement dit, le 14 avril 2007 à zéro heure (minuit) est la date du terme de son mandat. Par conséquent, il ne peut en aucun cas, se prévaloir d’aucune prérogative de l’exécutif de l’île autonome d’Anjouan. Il se crée alors une situation de vide institutionnel. Et malheureusement, aucune disposition de transition n’est prévue par les textes de lois fondamentales et législatives en vigueur. Par conséquent, pour éviter, toute éventuelle dérive de nos institutions; nous, signataires de ce communiqué, confirmons notre solidarité sur la résolution dont suit la teneur :
 
I – Nous contestons les modalités selon lesquelles furent nommés les membres de la commission insulaire électorale. Car elles sont en violation des articles 42 et 51 de la loi électorale n° 05 – 015/AI en vigueur.
 
II -: Tous les composants de la classe politique anjouanaise, notamment les candidats prenants à la course présidentielle 2007 de l’île autonome d’Anjouan, sont invités à faire preuve de sagesse, de maturité politique et de bon sens populaire, en vue de palier les lacunes de notre constitution par un compromis visant à former un gouvernement de transition insulaire dont touts les candidats qui se sentent concernés par ce grand événement seront représenté.
 
 III - La principale mission de ce gouvernement de transition sera, d’une part, d’expédier les affaires courantes, et d’autre part, de faire respecter les règles du jeu   démocratique durant le long de ces présidentielles 2007 de l’île. 
 
IV - Le type de gouvernement à former au II de cette résolution, doit être opérationnel dès le matin du 15 avril 2007.  
 
V - À compter de ce jour, 25/03/07, une commission des techniciens est créée avec pour principale mission de :
 
1-      Procéder aux consultations des membres du gouvernement de transition qui seront proposés par les différents candidats ;
 
2-      Saisir, dans un bref délai, la cour constitutionnelle en vue de statuer par voie d’exception, sur la personnalité habilitée à assurer le sommet de la gouvernance de l’île autonome d’Anjouan, après le départ du Président BACAR, précisément à la première heure du 15/04/07 ;
 
3-        Parvenir, avant le 15/04/07, au bout de ces deux missions assignées aux 1 et 2 précédents.
 
V - Nous, les signataires de ce présent communiqué, témoignons notre ferme détermination à ne plus concéder un délai de rigueur, quant au départ du Président candidat, pour sa reconversion en citoyen ordinaire.
 
   De l’intérêt compris de tous, nous vous en remercions d’avance.
 
Ont signé les candidats :
 
Mohamed DJAANFAR                                               Sondi ABDOULLATUF SOILIHI
 
 
 
 
Abdallah MOHAMED                                                   Ibrahim MOHAMED ALLAOUI
 
 
 
 
BACAR Abdou                                                                  Moussa TOYBOU   
 
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 19:22
REPONSE DE LA PRESIDENCE DE L’UNION AUX CHEFS DES EXECUTIFS DES ILES
 
 
Suite au Communiqué de presse signé le 17 mars 2007 par les chefs des exécutifs des îles que nous avons publié dans notre blog le 19 mars dernier (voir dans catégorie "communiqués"), vous trouverez ci-dessous la réaction de la Présidence de l’Union des Comores en date du 19 mars 2007 :
 
 
 
UNION DES COMORES
Unité - Solidarité - Développement
PRESIDENCE DE L’UNION  
COMMUNIQUE
 
 
Les chefs des exécutifs des îles se sont réunis à Mohéli où ils ont publié un communiqué daté du 17 mars 2007 dans lequel ils accusent le Président de l’Union d’une prétendue volonté "d’inféoder politiquement les organes législatifs et juridictionnels du pays".
 
Faut-il rappeler que le Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est arrivé au pouvoir par la voie démocratique, à la suite d’élections libres et transparentes ? On ne peut pas dire de même de tous les Chefs des exécutifs des îles. On se souvient, en effet, que l’un d’entre eux est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, pour ensuite se légitimer par des élections. Ce procédé d’accession au pouvoir est aujourd’hui largement condamné par la communauté internationale. Le Président Sambi est connu pour sa qualité morale, sa probité et son sens du bien commun.
 
Ceux qui souffrent de cet état de fait ont adopté la calomnie comme cheval de bataille.
 En ce qui concerne l’Assemblée de l’Union, on se demande sur quels faits se basent ces allégations. En effet, l’Union n’a jamais posé aucun acte visant à entraver le fonctionnement régulier de cette institution.
 
Le gouvernement de l’Union a accepté de jouer le jeu de la séparation des pouvoirs, ce qui n’est pas le cas dans les relations entre certaines assemblées insulaires, réduites au rôle de chambres d’enregistrement, et certains exécutifs des îles. A chaque session de l’Assemblée de l’Union, les membres du Gouvernement de l’Union se prêtent aux questions des députés aux cours de séances radiodiffusées. Un tel exercice qui est la concrétisation de la démocratie n’a pas son équivalent dans les relations entre les exécutifs et les assemblées insulaires.
 
En ce qui concerne la cour constitutionnelle, les chefs des exécutifs des îles veulent dénier au Président de l’Union le droit et le devoir que lui donne la constitution de veiller au fonctionnement régulier des institutions : "Il (le Président de l’Union) est l’arbitre et le modérateur du fonctionnement régulier des institutions" (Article 12, alinéa 1 de la constitution de l’Union). A ce titre, il ne pouvait passer sous silence, sauf à faillir à sa mission, des agissements manifestement contraires aux règles de fonctionnement d’une des institutions supérieures de la République. Il n’a fait que relever ce disfonctionnement en laissant la pleine souveraineté aux membres de la cour constitutionnelle d’en tirer les conséquences. Chacun appréciera en quoi cet acte républicain veut être qualifié d’entrave au fonctionnement régulier des institutions.
 
La mise en application des arrêts de la cour constitutionnelle notamment l’arrêt relatif à la société Almarwane se heurte à la rupture unilatérale du dialogue, par les exécutifs des îles, décidée et publiée par le communiqué du 17 décembre 2006. Cette rupture du dialogue s’est traduite concrètement par le refus de l’exécutif de Ngazidja de prendre part aux travaux de la commission d’accompagnement, en présence de la communauté internationale, fin janvier 2007. Mais on peut aussi se demander quelle suite le Chef de l’exécutif d’Anjouan a réservé à l’arrêt de la cour constitutionnelle qui demande de mettre fin à la Présidence illégale de l’Assemblée de l’île d’Anjouan en permettant au Président légitime Houmadi Kaambi de reprendre son poste ?
 
Quant aux aides apportées par les pays amis, il faut savoir que l’Emirat de Sharja a bel et bien donné une promesse d’aide budgétaire mais que celle-ci n’est malheureusement pas effective à ce jour. Quant à l’aide de l’Arabie Saoudite, elle a, dés le départ, été destinée au projet Habitat et c’est à cette fin qu’elle est utilisée en toute transparence. Le Gouvernement de l’Union a pris la décision de donner en location un espace de stockage dans les dépôts de la société nationale des hydrocarbures à la société NESTAIR afin que cette dernière puisse vendre des hydrocarbures en offshore, hors du territoire national. Cette décision dont le but est simplement de rentabiliser les installations sous utilisées de la société nationale des hydrocarbures n’est nullement un bradage du patrimoine de l’Etat. On ne peut dire de même de la mise en location, pour quelques centaines d’euros, par l’exécutif de Ngazidja des terrains situés sur l’aéroport Moroni - Iconi à cette même société NESTAIR.
 
Le décret pris par le chef de l’exécutif de Ngazidja de nommer des directeurs des succursales des sociétés à capitaux publics relève purement simplement de la démagogie et de la surenchère inutile, en effet comment des succursales peuvent- elles être mises en place par décision de l’exécutif de l’île quand cette décision relève du conseil d’administration de la société. La mise en place d’une succursale est une décision technique et administrative en aucun cas une décision politique. Ceci est un avant goût de la façon dont les exécutifs des îles actuels entendent gérer les sociétés d’Etat.
 
Le gouvernement de l’Union est favorable à la proposition faite par les Chefs des exécutifs des îles de mettre en place une commission parlementaire qui aurait pour mission de faire la lumière sur la gestion des deniers de l’Etat par l’ensemble des exécutifs îles et de l’Union,au cours des cinq dernières années, notamment l’usage réservé aux recettes du contrat de gestion du port d’Anjouan signé unilatéralement entre l’exécutif d’Anjouan et la société Spanfreit, les recettes du transit au port d’Anjouan, depuis des années, de bois en provenance d’Afrique, la taxe unique des hydrocarbures d’Anjouan, la banque offshore d’Anjouan, la gestion des douanes à Mohéli et les recettes dites "propres" à Ngazidja. Le désir de transparence exprimé par les exécutifs des îles est partagé par l’Union, mais que ce désir s’applique à tous !
 
Le Gouvernement de l’Union lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle continue à apporter son assistance aux Comores, pour la tenue des élections des chefs des exécutifs des îles, libres et transparente.
 
Le Gouvernement de l’Union prend à témoin la nation et la communauté internationale des efforts qu’il déploie pour la tenue de ces élections en se pliant à l’arrêt de la cour constitutionnelle d’annuler les alinéas 1 et 2 de l’article 4 du code électoral, en procédant à la mise en place de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CNEI), en prenant part à la réunion bipartite, en convoquant le corps électoral et en réunissant la contribution financière de l’état. Tous ces actes concrets prouvent la volonté du gouvernement de l’Union d’organiser des élections libres et transparentes dans le respect du calendrier.
 
Le Gouvernement de l’Union demande aux exécutifs des îles de ne pas bloquer le processus électoral et de mettre en place, en respectant les procédures légales, les commissions insulaires.
 
Le Gouvernement de l’Union réitère son attachement à la démocratie et la bonne gouvernance, à ce titre, il reste ouvert au dialogue constructif.
 
Fait à Moroni le 19 mars 2007
 
Pour le gouvernement de l’Union, le Secrétaire Général du Gouvernement  
Mohamed Bacar Dossar
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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 22:54
COMMUNIQUE DE PRESSE DES CHEFS DES EXECUTIFS D'ANJOUAN, DE MOHELI ET DE NGAZIDJA.
 
 
Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse des chefs des exécutifs à l’issue de leur réunion qui s’est tenue le 17 mars 2007 à FOMBONI - MOHELI
 
 
 
L e processus de la réconciliation nationale et de parachèvement des  institutions, la stabilité retrouvée, ainsi que les mécanismes de gestion d’un état démocratique sont gravement atteints des l’avènement du président Sambi à la présidence de l’Union des Comores.
L’acharnement du Sambi contre les institutions de la République, notamment l’assemblée de l’union et la cour constitutionnelle remettent en cause les acquis de la réconciliation nationale et expose le pays à une nouvelle crise politique et institutionnelle. Son obsession à inféoder politiquement les organes  »législatifs et juridictionnels du pays, son refus de mettre en œuvre les lois votées, de se soumettre aux décisions de la cour constitutionnelle (l’arrêt « almarwan, etc) marquent la rupture des Comores avec l’Etat de droit.
 
La bonne gouvernance économique et financière se heurte cruellement à une nouvelle culture inquiétante de gestion des finances publiques qui, si elle persiste, expose le pays à des ruptures des négociations avec nos partenaires bi et multilatéraux, ainsi que les institutions de bretton woods.
 
- d’une part, les milliards de francs comoriens accordés à l’état comorien par certains Etats amis dont la République d’Iran, l’Arabie Saoudite, l’Emirat de Sharja ne sont ni enregistrés en recette, ni ordonnancés p          r les ordonnateurs du budget, encore moins inscrits dans les livres comptables de l’Etat comorien. Le président Sambi s’entête à s’en attribuer l’usage dans des conditions manifestement contraires aux règles de l’orthodoxie financière de l’Etat.
- d’autre part, il concède les entreprises publiques dans l’opacité et au mépris de toutes les lois qui régissent les sociétés d’Etat, bradant ainsi le patrimoine de l’état, plus particulièrement les succursales des entreprises publiques relevant légalement de la responsabilité de l’autorité de Ngazidja.
 
Les présidents des îles imputent la responsabilité de la crise qui secoue la cour constitutionnelle au président Sambi, coupable  de manipulation et de déstabilisation de cette haute juridiction ;
 
-         Ils prient instamment au président Sambi de rompre avec ses pratique de gouvernement d’une autre époque, de se réconcilier avec le droit et permettre la mise en place de la cour suprême, du conseil supérieur de la magistrature et des conseils d’administration des entreprises publiques dont les lois sont définitivement adoptées antérieurement à son élection à la magistrature suprême ;
-         Interpellent le président Sambi à mesurer l’ampleur des conséquences de ses pratiques financières qui rivalisent avec celles de blanchiment d’argent et de son corollaire, le développement d’économie parallèle ;
 
-         Interpellent à une session extraordinaire de l’assemblée de l’union, afin qu’elle puisse exercer, sans délais, son contrôle financier, notamment en ce qui concerne les montants effectivement octroyés, leurs sources, leur mode de transfert, le ou les comptes destinataires, l’utilisation qui en est faite de rassurer les pays donateurs et le peuple comorien ;
 
-         Appellent le président Sambi à lever tous les obstacles de nature à compromettre le bon déroulement des élections présidentielles des îles suivant le calendrier arrêté ;
 
-         Réitèrent leurs appels à la communauté internationale de s’impliquer dans la consolidation des acquis de la réconciliation nationale, résolution de la crise de la cour constitutionnelle, afin de garantir la tenue de ces élections dans la sérénité et la transparence.
 
Fomboni le 17 mars 2007
 
 
Les signataires :
 
le président d’Anjouan : Mohamed Bacar,
Le Président de Mohéli : Mohamed S. Fazul
Le Président de la Grande comore : Mze Abdou Soulé Elbak.
 
 
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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 23:26

Selon un autre communiqué de l’observatoire volcanologique du Karthala du mercredi 24 janvier dernier (voir ci-dessous), le niveau d’alerte est passé l’orange. Ce qui correspond à « une situation anormale persistante ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique

 

 

 

 

 

Musée National des Comores

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE DU KARTHALA

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

 

 

 

Le 24 janvier 2007 à 09h 20mn

 

 

 

 

 

 

 

 

Le niveau de sismicité du Karthala se maintient toujours à un niveau élevé ; pour rappel, cette sismicité n'est toujours pas revenu à la normale, observée habituellement au niveau du volcan, depuis l'éruption du 13 janvier 2007. Certains séismes, bien que rares, continuent à être ressentis par la population, dans certaines régions, notamment au sud de Moroni.

 

 

 

 

 

 

                                                                 Le Directeur Général du CNDRS

 

 

 

 

 

Ainoudine SIDI

 

 

 

Pour l'Observatoire Volcanologique

 

Hamidi SOULE SAADI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'alerte volcanique est passée hier au niveau II, alerte orange, qui traduit une situation anormale persistante; elle est intermédiaire entre le rouge, qui traduit une éruption en cours, et la normale. L'observatoire, ainsi que la cellule de crise au COSEP, continuent à suivre de près l'évolution de cette activité, et reste à disposition pour toute information. Le dispositif d'intervention reste toujours en veille.

 

 L'ascension du sommet du Karthala reste toujours interdite ; L'observatoire appelle la population à ne pas lâcher sa vigilance, et à rester serein.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L’on enregistre encore quelques séismes dans certaines régions au sud de Moroni.

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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 22:51
 
 
Vous trouverez ci-dessous le communiqué n°5 de l’Observatoire volcanologique du Karthala en date du 17 janvier 2007 :
 
 
Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique

Musée National des Comores
Archives Nationales
Bibliothèque Nationale
 
 
Sciences Humaines
Histoire Naturelle
 
 
                                   
OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE DU KARTHALA
 
COMMUNIQUE N°5
 
Le 17 janvier à 20h18
 
Le survol du sommet du volcan effectué ce matin avec l’aide de « Comores Air Service », a pu bien localiser la zone de l’éruption de samedi : les observations faites ont montré que l’éruption a eu lieu dans le cratère « Chungu Chagnuméni » dans la partie nord de la Caldeira, à proximité du cône de l’éruption de 1972. Ce cratère est rempli de lave solidifiée sur sa surface, à ras bord, sans débordement. La faille éruptive est bien visible sur sa surface, orientée nord nord-est/ sud, sud-est. L’équipe sur le terrain a relevé une température de 900°c de la lave, en cours de refroidissement.
 
L’observatoire a enregistré une baisse de la sismicité, du point de vue de sa fréquence et de son intensité, relativement par rapport aux jours précédents. Peu de séismes sont ressentis depuis hier soir. Malgré cette baisse, la sismicité reste assez importante par rapport à la normale. L’observatoire recommande donc la vigilance, et analyse de près l’évolution de cette sismicité.
 
L’alerte rouge est toujours maintenue ; l’observatoire et la cellule de crise restent toujours en veille.
 
L’ascension du sommet du Karthala reste toujours formellement interdite jusqu’à nouvel ordre. L’observatoire appelle à la vigilance, et à la prudence sur la circulation de fausses informations.
 
 
Pour l’Observatoire Volcanologique
 
Hamidi SOULE SAADI
Le Directeur Général du CNDRS
 
Ainoudine SIDI
 
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