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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 23:18
Veuillez trouver ci-dessous la Déclaration de la société civile comorienne à propos des accords signés par M. Dossar, Directeur de Cabinet du Président Sambi sur l'accueil à Mwali des Comoriens expulsés de Mayotte et désignés comme des "clandestins".
Déclaration
Au sujet de l’accord conclu entre le gouvernement comorien et les autorités françaises sur les modalités d’expulsion de citoyens comoriens de l’île comorienne de Mayotte
 
 
Une dépêche de l’AFP en date du 7 novembre 2007 nous apprend que M. Mohamed Dossar, Directeur de cabinet du Président Sambi, en charge de la Défense, a négocié avec les autorités françaises installées à Mayotte « les modalités d’expulsion et de reconduite à la frontière des ressortissants comoriens, pour la plupart anjouanais, en situation irrégulière à Mayotte. » Un pas aux conséquences incalculables vient d’être franchi par le Président Sambi et les siens. C’est la première fois qu’un gouvernement comorien reconnaît aussi clairement que Mayotte ne fait pas partie de l’Union des Comores, que les Comoriens qui se rendent dans l’île comorienne de Mayotte sont des « clandestins ». C’est la première fois que des autorités comoriennes collaborent aussi franchement avec la France dans l’expulsion des Comoriens. M. Dossar a même accepté que ces expulsions puissent se faire en direction de Mwali, au lieu de la capitale comorienne, car, comme l’Etat français, il espère la plus grande discrétion dans ce domaine, comme cela se faisait jusqu’ici avec Mohamed Bacar à Anjouan. Il feint ainsi d’ignorer les problèmes qui se posent depuis quelques années dans cette petite île.
Selon la même dépêche, le Directeur de cabinet du Président a déclaré : « En échange, des dispositions seront prises pour qu’il y ait à Moroni des correspondants des autorités de Mayotte pour suivre de près les programmes de coopération prévus après la résolution de la crise d’Anjouan ». On ne peut pas être plus clair car le marchandage transparaît. M. Dossar revendique ce que son collègue des Relations Extérieures tentait de cacher : Mayotte et l’intégrité de notre pays ont été vendues « en échange » d’une aide à la coopération. En signant cet accord, M. Dossar et le gouvernement auquel il appartient signifient aux Comoriens et à tous les pays qui soutiennent nos justes revendications depuis 1975 que les Comoriens qui se rendent dans l’île comorienne de Mayotte sont des « clandestins », et partant que Mayotte ne fait pas partie de l’Union des Comores. S’en est-il rendu compte ? A-t-il agi consciemment ? Quels intérêts défend-il : ceux de l’Etat comorien ou ceux de l’Etat français qui mène la politique du fait accompli et utilise toujours le chantage à la coopération ? Dans tous les cas, il est permis de parler de haute trahison car cet accord contrevient à plusieurs articles de la Constitution de l’Union des Comores :
- « Article 1 : L’Union des Comores est une République, composée des Iles Autonomes de Mwali, Ndzuani, Ngazidja et Maore » ;
- « Article 7 : Dans le respect de l’unité, de l’Union et de l’intangibilité de ses frontières telles qu’internationalement reconnues (…) les Comoriens ont les mêmes droits, les mêmes libertés et les mêmes obligations dans n’importe quelle partie de l’Union »
- « Article 12 : Le Président de la République est le symbole de l’unité nationale. Il est le garant de l’intangibilité des frontières telles qu’internationalement reconnues ».
Et dire que le Président Sambi a juré sur le Coran de défendre cette Constitution ! La décision prise pourrait conduire les signataires du côté comorien devant une Haute Cour de Justice car elle ne respecte pas l’intangibilité de nos frontières et peut s’apparenter à une cession d’une partie de notre territoire contre de l’aide économique.
 
]                 Nous en appelons donc aux autres responsables de nos institutions étatiques, et notamment le Président de l’Assemblée de l’Union, qui a dénoncé récemment les méfaits d’un clan qui s’est emparé de l’Etat et la Cour Constitutionnelle, à jouer leurs rôles nécessaires à la sauvegarde de notre loi fondamentale.
]                 Nous en appelons à la population de Mwali pour qu’elle refuse de se rendre complice des violations de la Constitution comorienne et du droit international.
]                 Nous en appelons à l’ensemble des partis politiques pour qu’ils assument leur rôle en ces temps de troubles et refusent que notre pays soit vendu à la coopération française.
]                 Nous en appelons à l’ensemble des citoyens comoriens, à l’intérieur comme à l’extérieur, pour qu’à l’occasion de la célébration de la « Journée Maore », le 12 novembre prochain, ils saisissent le gouvernement et le Président Sambi sur le sens d’un tel accord arrivant après le retrait de la question de l’île comorienne de Mayotte de l’ONU.
Le 10 novembre 2007

Associations signataires : Collectif Comores-MasiwaMane (CCMM), Comité Maoré, SOS-Démocratie Comores, Guilde des Artistes Comoriens (GAC), Groupe de Réflexion sur l’Intégrité territoriale de l’Archipel des Comores (GRITAC), Association comorienne des Droits de l’Homme (ACDH), Collectif des Associations et Amis des Comores (CAAC).
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 14:45
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Vous trouverez ci-dessous le communiqué de la Présidence de l'Union des Comores publié à la suite de  la visite  effectuée par le Président de l’Ile Autonome de Ngazidja  à Anjouan (Voir l'article sur cette visite en cliquant ICI).
 


UNION DES COMORES
---------------------
Unité-Solidarité-Développement
 
---------------------
 
 
 
 
Présidence de l’Union
__________
 
 
         Moroni, le 20 octobre 2007
 
 
 
 
 
 
Communiqué
 
 
 
 
 
 
A la  suite  de  la visite  effectuée par le Président de l’Ile Autonome de Ngazidja  Son Excellence  Monsieur  Mohamed  ABDOULOIHABI  le  vendredi  19 octobre 2007 à Anjouan, la Présidence et le Gouvernement de l’Union des Comores tiennent à préciser les points suivants :
 
1.    La visite du Président Mohamed ABDOULOIHABI à Anjouan n’a fait l’objet d’aucune concertation avec le Président de l’Union et son Gouvernement.
 
2.    Il s’agit d’une démarche qui relève de la seule initiative du Président de l’Ile Autonome de Ngazidja.
 
3.    Le Président de l’Union des Comores et son Gouvernement restent attachés à la démarche préconisée par l’Union Africaine et aux mesures qu’elle a initiées en vue du règlement de la crise créée par Mohamed BACAR et ses partisans.
 
4.    Le Président de l’Union des Comores et son Gouvernement lancent un appel à l’ensemble des forces patriotiques pour une action concertée et solidaire en vue du règlement de la crise que traverse notre pays.
 
 
 
 
Le Secrétaire Général Adjoint
du Gouvernement et Porte Parole
de la Présidence de l’Union
 
 
 
Maoulida MABROUK
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 09:06

HALIDI-BLOG-COMORES

Vous trouverez ci-dessous la déclaration de certaines associations de la diaspora comorienne en date du 30 septembre 2007 Suite au retrait de la question de l’île comorienne de Mayotte de l’ordre du jour de l’AG de l’ONU



Déclaration 

Suite au retrait de la question de l’île comorienne de Mayotte de l’ordre du jour de l’AG de l’ONU

 
Après quelques jours de suspens, le gouvernement comorien a retiré « la question de l’île comorienne de Mayotte » de l’ordre du jour de la 62e session ordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU, un peu avant l’ouverture des travaux et quelques jours après l’annonce d’une réception du président comorien par le président français.
Qu’on ne se trompe pas, c’est la seule procédure qui pouvait montrer aux autres pays que les Comores tiennent encore à Mayotte. C’est la seule procédure qui pouvait gêner la France car elle aurait abouti, comme avant 1995, à une résolution condamnant l’occupation de l’île comorienne de Mayotte. C’est la seule procédure à laquelle les gouvernements successifs renoncent pour pouvoir obtenir l’aide de la coopération française ou la considération des présidents français. C’est cette procédure que le Président Sambi a décidé d’éliminer. Le reste n’est que paroles destinées à rassurer ses partisans.
Cette décision regrettable a profondément choqué les organisations de la société civile comorienne car elle leur rappelle le marché de dupe fait par le colonel Azali qui a retiré cette question contre une réception à l’Elysée.
Cela est d’autant plus choquant que depuis son élection, le Président Sambi promet de réintroduire « la question de l’île comorienne de Mayotte » à l’ONU. De plus, chacun se rappelle que l’année dernière le Ministre des Relations extérieures, M. Ahmed Jaffar, a justifié le retrait de cette question par le fait qu’il fallait, au gouvernement, plus de temps pour mieux plaider la cause des Comores auprès des pays amis. Il avait assuré que la question serait réintroduite dans l’ordre du jour de l’Assemblée Générale de l’ONU en 2007. Tout cela n’était donc que mensonges destinés à endormir les patriotes qui ont soutenu et voté massivement pour le président Sambi ?
Les partisans du Président se réjouissent du fait qu’il appelle à un dialogue direct avec la partie française. Nous rappelons que c’est la stratégie qui a été développée par le Ministre Soeuf El-Amine et poursuivie par M. Aboudou Soefo, et qui a abouti aux accords de coopération franco-comoriens qui reconnaissaient une frontière entre Mayotte et ses trois îles sœurs. De même, contrairement à ce qu’on entend ici et là, Sambi n’est pas le seul à avoir parlé de Mayotte à l’ONU. Les ministres du colonel Azali ont, eux aussi, évoqué cette question à la tribune de l’ONU, après l’avoir fait retirer de l’ordre du jour de l’Assemblée Générale.
On nous dit aussi que le Président Sambi a obtenu qu’une commission réfléchisse sur la circulation des hommes et des biens entre les quatre îles, mais c’est oublier que cela est déjà prévu par ce qu’on a appelé les « accords de la honte » (accords mixtes de coopération franco-comorienne d’avril 2005). Le gouvernement tente de faire croire qu’il s’agit de discuter de la suppression du visa Balladur, et en réalité, il s’agit pour l’Etat français d’obtenir que des officiels comoriens collaborent avec la police française pour empêcher que des Comoriens se rendent à Mayotte, en échange, quelques visas seraient donnés pour les hommes d’affaires et pour des visites familiales.
Il n’y a donc rien de nouveau : le gouvernement du Président Sambi marche sur les pas du colonel Azali.
Mises en garde par une déclaration du Conseiller spécial du Président Sambi et Consul de Tunisie, Ali Bourhane, pour qui, il ne fallait pas introduire cette question à l’Assemblée Générale de l’ONU de peur qu’une majorité de pays ne votent contre l’intégrité des Comores, les associations de la diaspora ont multiplié, ces derniers jours, les initiatives dans la plus grande discrétion, pour essayer de convaincre le ministre de ne pas faire ce que l’équipe de campagne du Président Sambi a reproché au gouvernement Azali, c’est-à-dire, se lancer dans des négociations secrètes avec la France sur la question de la souveraineté et des frontières des Comores. En vain.
Le président et le gouvernement agissent sans tenir compte ni de l’opinion publique ni des représentants du peuple. Sur cette question cruciale, à aucun moment, le gouvernement du Président Sambi n’a pris l’avis de l’Assemblée de l’Union. Rappelons que la décision de retirer la question de Mayotte de l’ordre du jour de l’AG de l’ONU va à l’encontre de la Constitution de l’Union qui affirme l’unité et l’intégrité des Comores et désigne le Président de la République comme le garant de la souveraineté du pays. Le Président Sambi a d’ailleurs juré sur le Coran de défendre cette souveraineté, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a oublié ce serment depuis près de deux ans.
Les associations signataires de cette déclaration demandent au Président de l’Assemblée de l’Union, aux députés, aux partis politiques et aux associations de la société civile d’exiger que le Président et le Ministre des Relations extérieures s’expliquent sur le sens du retrait de cette question et sur la réception du président Sambi par le Président français qui a annoncé un référendum à Mayotte en 2008 pour ancrer définitivement l’île dans le giron de la République française.
Il convient notamment de savoir si le Président Sambi, qui ne tarit pas d’éloges à l’égard de la France et de son président n’a pas, lui aussi, signé un accord secret liant l’Etat comorien pour les années à venir.
 
Le 30 septembre 2007
Associations signataires : Collectif Comores-MasiwaMane (CCMM), Association Comorienne des Droits de l’Homme (ACDH), Guilde des Artistes Comoriens, Groupe de Réflexion pour l’intégrité Territoriale de l’Archipel des Comores (GRITAC), SOS-Démocratie-Comores
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 09:24
CRISE D'ANJOUAN : RESOLUTION DE L'ASSEMBLEE DE L'UNION DES COMORES DU 03 SEPTEMBRE 2007

HALIDI-BLOG-COMORES

Vous trouverez ci-dessous la résolution votée hier par l'Assemblée de l'Union des Comores




UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement
------
ASSEMBLEE DE L’UNION
-------
 
 
          
RAPPORT DE LA RESOLUTION SURLA SITUATION POLITIQUE DANS L’ÎLE AUTONOME D’ANJOUAN
ET DE SON IMPLICATION DANS LES AUTRES ÎLES
------
Monsieur le Président de l’Assemblée de l’Union,
Messieurs Madame les Ministres,
Madame Messieurs les députés
Honorables Assistances
 
Voici une décennie depuis que la situation politique à Anjouan est devenue la première préoccupation de la nation comorienne.
 
En effet depuis 1997, elle est devenue tellement préoccupante qu’elle a mobilisé la Communauté Internationale et englouti plusieurs millions de dollars.
 
Le processus de réconciliation nationale entamé depuis les accords de Fomboni de février 2001, suivi du référendum sur la nouvelle constitution du 23 décembre 2001 avait redonné espoir quant à la fin du séparatisme, d’autant plus que la nouvelle constitution avait repris presque dans leur totalité les desiderata des séparatistes de l’époque à savoir une très large autonomie des îles, une présidence tournante , des compétences exclusives des îles et de l’Union et des compétences à partager.
 
En 2006, lorsque le principe de la présidence tournante était mis en application, l’espoir d’une consolidation de la réconciliation était né et avait grandi, surtout avec le fait que le tour revenait à Anjouan de diriger l’Union.
 
Les élections présidentielles de 2006, sous la surveillance et la haute sécurisation des forces de l’AMISEC, se sont déroulées de façon satisfaisante.
 
Le candidat SAMBI dont le discours et le comportement tranchaient sur les autres candidats a été élu avec un score historique et sans précédent.
 
Les chancelleries, même les plus sceptiques par rapport au candidat SAMBI devenu Président, se sont apprêtées à accompagner l’Union des Comores sur la voie du développement économique, qui fut en quelque sorte le cheval de bataille du candidat SAMBI.
 
Durant les premiers mois du régime un ballet diplomatique des pays qui comptent sur l’échiquier politique mondial et les institutions internationale s’est déroulé à Beit Salam, qui pour des lettres de créances, qui pour des accords bilatéraux sur des projets d’envergure, dans les domaines du tourisme, de l’énergie, de l’agriculture et de la pêche, sans compter le projet Habitat, projet phare du candidat SAMBI devenu Président.
 
Malheureusement et malgré l’enthousiasme de la communauté international et de la population, la situation s’est à nouveau bloquée à cause du problème d’Anjouan, cela dès l’annonce des élections présidentielles des îles en mai.
 
Des évènements plus dramatiques les uns que les autres qui ont mené carrément vers la rébellion des anciennes autorités d’Anjouan se sont alors succédés.
 
Depuis nous assistons à un blocage du pays à commencer par les institutions, l’économie les finances et la stabilité sociale.
 
Devant cette situation alarmante, les députés de l’Assemblée de l’Union ont demandé au Président de l’Union la tenue d’une session extraordinaire pour examiner en deux commissions spéciales les deux points cruciaux suivants :
- la situation politique à Anjouan et son implication dans    les   
   autres îles ;
-         la cherté du coût de la vie à quelques semaines du ramadan.
 
La Commission spéciale qui a travaillé sur le 1er thème, a mené un débat riche et contradictoire qui a abouti à la résolution qui suit :
RESOLUTION N°07 ________/AU
 
-         Devant la persistance de la Rébellion Armée dans l’île Autonome d’Anjouan et les difficultés rencontrées jusqu’ici pour organiser dans cette île des élections libres, transparentes, honnêtes et démocratiques suivant un calendrier électoral initialement prévu est établi par les organes en charge des élections en accord avec la Communauté Internationale, l’Assemblée de l’Union des Comores, convoquée à une Session Extraordinaire à la demande des députés, le samedi 1er Septembre à 9h 00, a adopté ce Lundi 3 Septembre 2007, la Résolution visant à mettre pleinement en œuvre toutes les mesures nécessaires au dénouement définitif de la crise dans l’Île Autonome d’Anjouan dans les meilleurs délais,
-         Se déclare préoccupée par la persistance de la crise dans l’Île Autonome d’Anjouan qui a de graves conséquences sur la situation socio-économique de l’union des Comores , notamment par les souffrances et les déplacement massifs de la population Anjouanaise vers les autres îles ,ce qui interpelle de façon urgente l’Assemblée de l’Union des Comores
 
-         Constate que le climat de confiance de nos partenaires notamment les institutions financières internationales né au lendemain de l’élection du Président Mohamed Abdallah Mohamed SAMBI est aujourd’hui malheureusement entamé.
 
-         Constate en outre, que la Rébellion des autorités de fait de l’île Autonome d’Anjouan où se situe le port international des Comores, le port de Mutsamudu, entrave gravement les efforts budgétaires de l’Etat.
 
-         Rappelle les communiqués et les conclusions du 19 juin 2007, du 18 au 9 juillet 2007 et du 13 août 2007 de la Communauté Internationale stipulant sa ferme détermination au respect de souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’Unité Nationale.

- Soutient la communauté internationnale notamment l'Union Africaine, l'Union Européenne, la ligue des Etats Arabes, l'Organisation Internationale de la Francophonie,la France et la COI dans leurs efforts pour promouvoir la paix et la stabilité en Union des Comores,

- Rend hommage
au Président Thabo MBEKI, de la République Sud Africaine pour les efforts inlassables qu'il deploie au service de la paix, de la réconciliation nationale aux Comores et pour les nombreuses initiatives qu’il a prises afin de faire avancer le processus électoral à Anjouan.
 
 
-         Condamne l’intransigeance des autorités de fait d’Anjouan de souscrire aux décisions et aux recommandations de la Communauté Internationale après l’expiration du mandant du Colonel Bacar. Cette intransigeance fragilise la consolidation de la réconciliation nationale et empêche notre pays d’être au rendez-vous des échéances fixées par nos partenaires économiques et financiers ;
-         Est solidaire  de la position du Conseil de Paix et de sécurité de l’Union Africaine, en sa 87ème réunion tenue le 13 Août 2007, de réviser le mandat de la mission d’assistance électorale et sécuritaire de l’UA aux Comores (MAES) et d’accroître ses effectifs en vue d’assurer la mise en oeuvre effective du cadre institutionnel prévu dans la Constitution de l’Union des Comores du 23 décembre 2001 ;
 
-          Partage en outre, la décision du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine de n’exclure aucune option pour instaurer l’autorité de l’Union des Comores dans l’Île Autonome d’Anjouan.
 
 
RECOMMANDATIONS :
 
L’Assemblée de l’Union :
 
-         Exhorte le Gouvernement Comorien à prendre toute mesure efficace pour mettre fin de façon définitive à la rébellion à Anjouan en concertation avec l’Assemblée de l’Union et la Cour Constitutionnelle
 
-         Demande au Gouvernement de l’Union d’instituer une Cellule nationale de crise pour la recherche rapide d’une solution définitive à la crise. 
-         Décide de soumettre la présente résolution aux réunions du 4 et 13 Septembre 2007 à Addis Abeba pour exprimer la ferme détermination de l’Assemblée de l’Union des Comores de voir un dénouement rapide et efficace de cette crise qui a trop duré
 
 
Le Rapporteur de la Commission N°1
 
Honorable
Assoumani Youssouf MONDOHA
 
 
 
NB : Ce texte est adopté par tous les députés ce jour
              3sept.-07 à 19h 15mn
 
 
 
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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 12:50

CRISE ANJOUANAISE :COMMUNIQUE DU CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE DE L'UNION AFRICAINE DU 13 AOUT 2007


Vous trouverez ci-dessous le communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine en date du 13 août 2007 sur la situation aux Comores



PSC/PR/Comm(LXXXVII)
Page 1
C0MMUNIQUE
 
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, en sa 87éme réunion tenue le 13 août 2007, a adopté le communiqué qui suit sur la situation aux Comores :
 
Le Conseil :
 
1.      Prend note du rapport du Président de la Commission sur la situation aux Comores et des informations additionnelles fournies par l’Envoyé spécial du Président de la Commission pour les Comores et le Représentant de l’Afrique du Sud, pays coordonnateur des efforts régionaux sur les Comores, sur les derniers développements intervenus dans l’archipel, ainsi que des communications des représentants des Nations unies, de la ligue des Etats arabes, de l’Organisation Internationale de la Francophonie et des pays contributeurs de troupes (Tanzanie et Soudan) ;
 
2.      Prend également note de la communication de la délégation du Gouvernement de l’Union des Comores ;
 
     3.          Réaffirme son attachement à l’unité et à l’intégrité territoriale de l’Union des Comores, à la mise en œuvre effective du cadre institutionnel défini par la Constitution de l’Union, ainsi qu’à la restauration de l’autorité de l’Union à Anjouan ;
 
     4.      Fait siennes les recommandations et conclusions du Comité ministériel des pays de la région sur les Comores, sous la coordination de l’Afrique du Sud, adoptées lors de ses réunions tenues respectivement au Cap et à Pretoria, le 19 juin 2007 et du 8 au 9 juillet 2007 ;
 
         5.         Regrette que les efforts entrepris dans le cadre du règlement de la crise comorienne, défini par le Comité ministériel des pays de la région lors de ses réunions susmentionnées au Cap et à Pretoria, n’ont pas rencontré l’écho favorable escompté de la par des autorités de fait anjouanaises. Le Conseil déplore l’intransigeance dont ont fait montre les autorités de fait d’Anjouan, ainsi que leur manque de coopération avec l’initiative régionale sur les Comores et avec le Conseil de paix et de sécurité ;
 
PSC/PR/Comm(LXXXVII)
Page 2
 
     6.          Décide, sur la base des recommandations du comité ministériel, de réviser le mandat de la Mission d’assistance électorale et sécuritaire de l’UA aux Comores ( MAES) et d’accroître ses effectifs, en vue d’assurer la mise en œuvre effective du cadre institutionnel tel que prévu par la Constitution de l’Union des Comores. A cet égard, le Conseil demande à la Commission de travailler étroitement avec le Comité Ministériel des pays de la Région,en vue desoumettre, dans un mois, à l’examen du Conseil, des propositions concrètes, n’excluant aucune option, pour la mise en œuvre du cadre défini au Cap et à Pretoria, y compris l’imposition de sanctions individuelles ciblées contre les autorités de fait d’Anjouan.
 
     7.          Décide également, entre temps, de proroger le mandat de la MAES jusqu’au 31 décembre 2007 ;
 
     8          Exprime sa gratitude aux pays contributeurs de personnels militaire et de police civile à la MAES et les encourage à continuer à soutenir la MAES, le Conseil demande également aux autres Etats membres de l’UA d’apporter leur soutien à la MAES,
 
9-     Exprime sa gratitude aux pays de la région pour les efforts inlassables qu’ils continuent de déployer en appui au processus de réconciliation nationale dans l’archipel. Le Conseil exprime également sa reconnaissance à l’Afrique du sud, Coordinateur des efforts régionaux sur les Comores, pour ses efforts et son dévouement constants pour la promotion d’une solution durable dans ce pays ;
 
10- Lance un appel aux partenaire de l’UA impliqués dans le processus de réconciliation aux Comores ( Nation unis, Ligue des Etats arabes, Organisation Internationale de la Francophonie, Commission de l’Océan Indien et Union européenne) et à l’ensemble de la communauté international, pour qu’ils continuent d’apporter leur appui aux efforts de l’UA dans la résolution de la crise comorienne ;
 
11- Décide de rester activement saisi de la question.

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 12:15
NAUFRAGE D'UN KWASA-KWASA AU LARGE DE MAYOTTE 
MAYOTTE : DES CLANDESTINS CHEZ EUX !


Suite au naufrage d'un Kwasa-kwasa survenu hier au large de Mayotte, vous trouverez ci-dessous le communiqué du Collectif Comores-Masiwa Mané





Communiqué
Mayotte : des clandestins chez eux !
 
Ce lundi 13 août, un nouveau kwasa-kwasa venant d’Anjouan a fait naufrage. Il avait, à son bord, quarante passagers. Dix-sept corps ont été repêchés, quatre personnes ont été admises dans un hôpital de Mayotte, tandis qu’on comptait dix-neuf disparus en mer.
Au cours du mois de juillet, il y a eu au total cinq kwasa-kwasa échoués et près de 100 morts et disparus. Deux autres embarcations ont pu faire demi-tour à temps.
Dans le naufrage du 22 juillet dernier, il y a eu un mort, 26 disparus et 9 rescapés. Le 27 juillet, on comptait encore 4 morts, 22 disparus et 14 rescapés.
L’océan qui entoure les quatre îles de l’archipel des Comores constituent un cimetière pour des milliers de Comoriens depuis que le gouvernement Balladur a décidé, en 1994, d’instaurer une procédure de visa entre les trois îles effectivement indépendantes (Grande-Comore, Anjouan et Mohéli) et l’île encore sous administration française (Mayotte).
Face au drame du 13 août 2007, les médias français se contentent de dire que ce sont des « clandestins Comoriens » qui souhaitent se rendre dans « l’île française de Mayotte ». Or les choses ne sont pas aussi simples puisque la France, pour des raisons de stratégie militaire, a pris la décision en 1975 (au moment de l’indépendance des Comores), de couper Mayotte de ses îles sœurs en organisant en 1976 un référendum jugé nul par l’ONU. Elle a été condamnée plus d’une vingtaine de fois par des résolutions de l’ONU pour son maintien dans « l’île comorienne de Mayotte », reconnue par la communauté internationale dans son ensemble comme étant une des quatre îles de l’Etat comorien.
C’est cette revendication qui vaut à l’Etat comorien les nombreuses déstabilisations depuis plus de trente ans par l’intermédiaire de mercenaires français, comme le reconnaissait l’un d’entre eux lors du procès du tristement célèbre Bob Denard et trente de ses acolytes qui s’est tenu à Paris l’année dernière.
Mais une des armes redoutables de l’Etat français reste le chantage à la coopération ou au « co-développement » pour utiliser le nouveau vocable du néocolonialisme à la française. Ainsi, le nouveau gouvernement des Comores qui avait l’intention de réintroduire la « question de l’île comorienne de Mayotte » à l’ONU dès 2006 s’est vu signifier par l’Ambassadeur de France à Moroni qu’en marge des Accords de Coopération signés en 2005, un accord secret avait été également paraphé par les deux parties interdisant aux Comores de parler de cette question à l’ONU jusqu’en 2007.
Après la rencontre entre l’actuel Ministre des relations extérieures comoriennes, M. Ahmed ben Saïd Jaffar et le Secrétaire d’Etat à la coopération, Jean-Marie Bockel, puis le Secrétaire d’Etat chargé des DOM-TOM, Christian Estrosi, la société civile comorienne craint qu’encore une fois le gouvernement comorien n’ait accepté de retirer de l’ordre du jour de l’Assemblée Générale de l’ONU à l’automne prochain « la question de l’île comorienne de Mayotte » contre une aide économique. Pourtant, pour mettre fin aux drames que connaissent les Comoriens, il faudrait que les deux Etats trouvent une solution juste et conforme au droit international.
Les Comoriens n’ont jamais renoncé à Mayotte et ne le pourront jamais, d’abord parce que quasiment toutes les familles comoriennes ont des membres de leur famille établis dans cette île, ensuite parce que les transferts d’argent (ou le système d’assistanat) de l’Etat français ont rendu cette île de l’archipel plus riche que les autres constamment déstabilisées. C’est en constatant cela que l’ancien Président du Conseil Général de Mayotte, Younoussa Bamana, qui vient de disparaître avait déclaré : « On peut en renvoyer tous les jours, ils reviendront. Allez pisser sur le mont Choungui, ça tombe quand même dans le lagon ». Pourtant, Mayotte demeure « l’illusion de la France » qui pense qu’il suffit de rajouter un troisième ou un quatrième radars pour empêcher ceux qui veulent se rendre à Mayotte de continuer à s’y rendre.
Depuis 1994 et l’instauration du « visa Balladur », il y a près d’un millier de morts comoriens chaque année dans des naufrages de kwasa-kwasa entre Mayotte et Anjouan. La France, en usant du droit du plus fort, a établi une frontière artificielle au sein d’un même Etat reconnu par toutes les instances internationales. Ainsi, elle porte la responsabilité de toutes ces morts et pourrait être poursuivie, entre autres pour déplacements de populations (qu’elle assimile à des reconduites à la frontière) à l’intérieur d’un même pays.
Collectif Comores-MasiwaMane
Le 13 août 2007    
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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 09:52

CRISE D'ANJOUAN : COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE L'UNION DES COMORES DU 10 AOUT 2007


Vous trouverez ci-dessous  le communiqué de la Présidence de l'Union des Comores suite à la formation d'un "gouvernement de libération d'Anjouan" par des Comoriens originaires d'Anjouan résidant à Moroni ( Voir article publié le 10 août 2007 dans rubrique "nouvelles fraîches des Comores") HALIDI-BLOG-COMORES



UNION DES COMORES


 
Unité – Solidarité – Développement
-----------
PRESIDENCE DE L’UNION
 
COMMUNIQUE
 
Le Gouvernement de l’Union des Comores apprend par voie de presse la publication d’un « décret portant nomination des membres du Gouvernement de Transition de l’île autonome d’Anjouan » signé de Monsieur Houmadi Kaambi, en date du 07 août 2007.
 
Monsieur Houmadi Kaambi avait été nommé Président par intérim suite à la vacance de la Présidence de l’île autonome d’Anjouan intervenu à la fin du mandat du précédent chef de l’exécutif de l’île. Il faut cependant rappeler que, sous les offices de la communauté internationale et de la cour constitutionnelle, l’accord du 11 juin a débouché sur la mise en place d’un Président par intérim.
 
La situation qui prévaut à Anjouan suite au refus du Colonel Mohamed Bacar de tenir des élections libres, démocratiques et transparentes, malgré les appels répétés de la communauté internationale, est préoccupante et intolérable. Le Colonel Mohamed Bacar a plongé Anjouan dans une dérive dictatoriale qui a amené certains patriotes à quitter l’île. Certains de ces patriotes se sont réfugiés à la Grande Comore et d’autres à Mohéli, abandonnant leur famille et leurs activités. Leur désir le plus cher, que partage le Gouvernement de l’Union, est le rétablissement de l’ordre à Anjouan pour un retour rapide de la légalité constitutionnelle afin de permettre la tenue des élections libres, démocratiques et transparentes sous la supervision de la communauté internationale.
 
Cette normalisation de la situation à Anjouan est possible avec le concours de la communauté internationale, notamment de l’Union Africaine conformément au point 7 du communiqué du Cap, en Afrique du Sud, du 19 juin 2007. En effet, il y est stipulé que :"La réunion a convenu qu'au cas où les exigences mentionnées ci-dessus ne seraient pas satisfaites par les autorités anjouanaises (élections libres, transparentes et démocratiques à Anjouan), le Conseil de Paix et de Sécurité devrait se réunir pour prendre les mesures nécessaires, y compris la révision du mandat de la Mission d’Assistance Electorale et Sécuritaire et l'accroissement de ses effectifs, en vue de réaliser les objectifs mentionnés plus haut et d'assurer la mise en œuvre effective du cadre institutionnel prévu par la constitution de l'Union des Comores".
 
Le Gouvernement de l’Union a lancé un large mouvement de mobilisation des personnalités et forces unionistes et patriotiques s’opposer au séparatisme et créer un front uni contre les tentatives de balkanisation de notre pays. Il est à regretter que ce cadre de concertation n’ait pas été utilisé avant l’initiative du « décret » cité plus haut. Cette initiative qui dénote du souci de ses auteurs d’intensifier la lutte pour la sauvegarde de la nation aurait gagné en crédit si elle s’était inscrite dans la dynamique patriotique collective.
 
Le Gouvernement de l’Union réitère son engagement à tout mettre en œuvre et à ne reculer devant aucune responsabilité pour faire revenir l’île autonome d’Anjouan sur le chemin de la légalité et à barrer la route à la dictature et au séparatisme.
 
 
Pour le Gouvernement de l’Union
Antoy Abdou                                                                                     Moroni le 10 août 2007
Secrétaire Général du Gouvernement
 
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 08:20
 
QUAND LES PRENEURS D'OTAGE D'ANJOUAN S'ENFOUTENT EPERDUMENT DE L'EDUCATION DE NOS ENFANTS !

 

En lisant le communiqué ci dessous du Ministère de l'éducation Nationale de l'Union des Comores, vous comprendrez tout.





UNION DES COMORES

 
Unité – Solidarité - Développement
 
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE,
DE LA RECHERCHE ET DES ARTS
                                                                                                                                            
COMMUNIQUE
 
Objet : Baccalauréat 2007
 
Le Ministère de l’Education Nationale, de la Recherche et des Arts tient à rappeler, que le déroulement serein ainsi que l’organisation et la validation des examens scolaires et professionnels session 2007 dans tout le territoire national, est un souci que tout le monde partage.
 
C’est ainsi que conformément aux conclusions de la Conférence des Ministres en charge de l’Education tenue à Mutsamudu- Anjouan du 17 au 19 mars 2007, l’île Autonome d’Anjouan n’a pas rempli le point 3 du paragraphe C concernant la proposition de nomination de deux candidats pour les Présidents de jury.
 
A ce jour, dimanche 5 août 2007, à la veille du début des épreuves du baccalauréat, malgré les efforts entamés par nos techniciens, l’organisation du Baccalauréat dans l’île d’Anjouan souffre de l’intransigeance des Autorités « de fait » d’Anjouan, qui posent comme préalable leur reconnaissance et leurs épreuves sans le contrôle et la supervision des services des examens.
 
Devant cette situation, le Ministère de l’Education Nationale informe que le baccalauréat se déroulera aux dates prévues à Mohéli et à Ngazidja.
 
Le Ministère de l’Education Nationale, de la Recherche et des Arts, tient cependant à remercier l’ensemble des Directions Techniques impliquées dans les trois îles qui ont permis à l’ONEC d’assurer la bonne organisation et le respect des procédures d’harmonisation des examens pour le bien être et l’avenir de l’ensemble de notre jeunesse.
 
Encore une fois c’est la population et aujourd’hui plus particulièrement 2 618 jeunes d’Anjouan dont 24 candidats au baccalauréat technique qui sont pris en « otage ». 
 
Le Gouvernement de l’Union, réaffirmant sa position, décide malheureusement de reporter les épreuves du baccalauréat de l’île d’Anjouan jusqu’à la normalisation de la situation institutionnelle de l’Ile.
 
 
le 05 août 2007
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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 18:36
CRISE D’ANJOUAN : COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT DE L'ILE AUTONOME D'ANJOUAN DU 28 JUILLET 2007 SUITE A LA CONFERENCE DE PRESSE DE MONSIEUR MADEIRA, ENVOYE SPECIAL DE L’UA
 
COMMUNIQUE

Le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan se sent préoccupé des déclarations incendiaires de Monsieur l'Envoyé Spécial Monsieur Francisco Madeira à travers les communiqués qu'il publie au nom de l'Union
Africaine.

Les propos tenus par Monsieur Madeira lors de la conférence de presse qu'il avait convoqué à Moroni le 27 juillet 2007, se sont nettement éloignés des termes de référence de la mission telle qu'instruite à Pretoria à la fin des travaux de la Réunion Ministérielle des Pays de la Région des 08 et 09 juillet 2007.

Le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan voudrait exprimer sa profonde inquiétude face à cette attitude qui de facto, entame la crédibilité et l'équité de la mission de Médiateur de celui qui devrait agir dans la stricte neutralité sans partie prise.

Le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan, estime que le maintien de Monsieur Madeira pendant une si longue période dans le dossier comorien a fini par négativiser sa mission qui était jusqu'ici tolérée.

Il est regrettable que Monsieur Francisco Madeira qui incarne l'Union Africaine dans sa mission aux Comores qualifie d'inacceptable et dilatoire le principe de respect de la Loi en voulant soutenir les arrangements Constitutionnels et les violations multiples des Lois que prône l'Union des Comores.
Il est regrettable que le même Envoyé Spécial Monsieur Francisco Madeira qui a bataillé et incarné le Processus de Réconciliation Nationale aux Comores jusqu'à les doter de leurs quatre Constituions ayant abouti à des élections libres et acceptées par tous, et à la mise en place des Institutions, se livre désormais à saper toute cette armada juridique, à renier ce passé glorieux au nom de la légalisation des arrangements constitutionnels prônés par l'éminent Gouvernement de l'Union des Comores.

Désormais Monsieur Francisco Madeira subit la philosophie des défenseurs du non droit et adhère progressivement à des méthodes qu'il a eu à combattre le long de la dernière décennie: l'extrémisme et la calomnie à l'endroit des comoriens en général et aux Autorités Anjouanaises en particulier.

Le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan lance un appel solennel à tous les comoriens de quelque Ile que ce soit Ngazidja, Moili, comme Ndzouani à faire le sursaut National qu'exige la situation pour se retrouver en conclave pour se dire les vérités entre nous et poser la vraie problématique du Pays. Après tout, les Comores aux comoriens. Ce sont d'abord nous les comoriens qui souffrons.

Le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan estime que l'argent du contribuable comorien et de ceux qui se proposent à aider les Comores doit servir à promouvoir le développement du pays et non servir à des ambitions politiciennes, types débarquements sanglants.
Le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan fait confiance à l'Union Africaine et reste disposé à tout dialogue dans le respect du droit et dans une équité irréprochable.

Fait à Mutsamudu, le 28 juillet 2007

Mohamed Abou Madi, Ministre de la Coopération Décentralisée de l'Ile Autonome d'Anjouan, Chef de la délégation
du Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan à la Réunion Ministérielle de Pretoria des 8 et 9 juillet 2007


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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 06:58
CRISE D'ANJOUAN : COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE L'UNION DES COMORES DU 25 JUILLET 2007


UNION DES COMORES
Unité – Solidarité – Développement
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PRESIDENCE DE L’UNION
 
COMMUNIQUE
 
La réunion ministérielle des pays de région qui s'est tenue à Pretoria les 8 et 9 juillet derniers a produit des Conclusions qui s'articulent autour de deux axes majeurs: la tenue d'élections libres transparentes et démocratiques à Anjouan suivies de la reprise des travaux de la commission inter-comorienne sur le partage des compétences. La réunion ministérielle a, en outre, réitéré les mesures préconisées par le communiqué du Conseil Paix et Sécurité (CPS) du 19 juin dernier au Cap.
 
Le Gouvernement de l'Union des Comores a exprimé sa totale approbation de ces Conclusions. Il a souligné la nécessité de trouver une solution rapide à la crise par la tenue d'élections libres, transparentes et démocratiques à Anjouan. Il s'est montré disposé à reprendre le processus de concertation inter-comorien sur la mise en œuvre du nouveau cadre institutionnel après l'élection de représentants légitimes de la population d'Anjouan. Cette démarche préconisée par l'ensemble de la communauté internationale est la seule voie pacifique à même de mettre fin à la crise qui entrave les efforts de développement du pays et, préserver la population d'Anjouan de souffrances inutiles. Cette position du Gouvernement de l'Union des Comores a été clairement exprimée dans un communiqué publié à Moroni et remis à l'envoyé spécial et reprise lors de l'entretien que Son Excellence Monsieur le Président de l'Union lui ai accordé en compagnie de l'ensemble de la communauté internationale accréditée à Moroni, le 23 juillet 2007 à Beit Salam.
 
La délégation de la communauté internationale, y compris l'émissaire du Président de la Commission de l'Union Africaine, s'est rendue à Anjouan le 24 juillet 2007 où elle a pu rencontrer le Colonel Mohamed Bacar. Ce dernier a rejeté les conclusions de Pretoria et réitéré son refus de l'organisation des élections à Anjouan. Il a maintenu cette position malgré les interventions des Ambassadeurs de France, de Chine et de l'Afrique du Sud qui ont souligné leur soutien au Communiqué du Cap et aux Conclusions de Pretoria.
 
L'émissaire de l'Union Africaine a rappelé qu'après le Cap les pays de la région avaient demandé de donner une dernière chance à la diplomatie en tenant une réunion à laquelle des représentants du Colonel Mohamed Bacar seraient conviés, ce qui fut fait à Pretoria. Après sa visite à Anjouan, il s'est rendu à l'évidence de l'intransigeance du Colonel Mohamed Bacar qui ne veut pas du processus démocratique, prône le séparatisme et fait obstacle à la réconciliation nationale ainsi qu'au parachèvement de la mise en place du nouveau cadre institutionnel.
 
La crise créée par l'attitude d'une poignée de gens qui ont pris en otage la population d'Anjouan n'a que trop durée. Le Gouvernement de l'Union des Comores rappelle les termes du point 7 du communiqué du Cap:"La réunion a convenu qu'au cas où les exigences mentionnées ci-dessus ne seraient pas satisfaites par les autorités anjouanaises (élections libres, transparentes et démocratiques à Anjouan), le CPS devrait se réunir pour prendre les mesures nécessaires, y compris la révision du mandat de la MAES et l'accroissement de ses effectifs, en vue de réaliser les objectifs mentionnés plus haut et d'assurer la mise en œuvre effective du cadre institutionnel prévu par la constitution de l'Union des Comores".
 
Le Gouvernement de l'Union des Comores salue la détermination de l'Union Africaine et ne reculera pas non plus devant ses responsabilités.
 
Antoy Abdou                                                                                     Moroni le 25 juillet 2007
Secrétaire Général du Gouvernement
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