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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 16:11
Le nouveau chef de l'exécutif de l'île par intérim d'Anjouan, Monsieur LAILIZAMANE ABDOU CHEIK fraîchement investi le lundi dernier a rendu public, hier après midi, son équipe gouvernementale composée de sept secrétaires généraux. Fini le titre pompeux et confus  de " Ministres" insulaires !

Ils sont chargés d'expédier les affaires courantes en attendant l'organisation d'un nouveau scrutin "présidentiel" sur l'île.

Ci-dessous la liste des membres :


M. Claude Ben Ali
Secrétaire général chargé du département des finances, du plan, de l'économie, du commerce, du travail, de l'emploi et de la promotion de l'entreprenariat féminin

M. Ahmed Souf

Secrétaire général chargé du département de la justice, de la sécurité intérieure, de la fonction publique et des reformes administratives

M. Nassuf Ali

Secrétaire général chargé du département de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement, de l'aménagement du territoire, des infrastructures, de l'urbanisme et de l'habitat

M. Mohamed Said Houmad

Secrétaire général chargé du département de l'énergie, des mines, de l'industrie, des investissements, de la micro-finance et de la coopération décentralisée

M. Nourdine Fadhula

Secretéiare général chargé du département des affaires islamiques, de la communication, des droits de l'homme et des Relations avec les institutions législatives

M. Sidi Mascati

Secrétaire général chargé du département des transports, des postes et télécommunications et du tourisme

M. Abdou Salami

Secrétaire général chargé du département des affaires sociales, de la recherche, des arts, de la culture, de la jeunesse et des sports

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 22:24

Le  chef de l’exécutif  par intérim de l’île d’Anjouan s’appelle   Lailizamane Abdou Cheik .  Il est originaire de la ville d' Ouani où il est surtout connu sous le surnom de Chocolat ou Mikidari.  Cet ancien footballeur et basketteur de l'équipe Faigaffe club  est nommé aujourd’hui à cette fonction  avec mission d'organiser, dans un délai de trois mois, un nouveau scrutin sur l'île, dont l'ex- chef de l'exécutif Mohamed Bacar vient d’être chassé du pouvoir par l'armée comorienne appuyée par des forces africaines de l'UA

Monsieur Lailizamane sera officiellement investi demain.

Le nouveau Chef de l’Exécutif d'Anjouan, 48 ans, est titulaire d'un DEA en droit international obtenu à l'université d'Etat de Kiev en Ukraine . Il a aussi fait  l'Ecole régionale supérieure de la magistrature de Port-Novo, au Benin.

Il était jusqu'à sa désignation à la tête d'Anjouan dimanche, le président de la cour d'appel d'Anjouan, ce qui constitutionnellement en fait le remplaçant du "président de l'île".

 

HALIDI – BLOG - COMORES

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 20:25

A l’heure qu’il est, le Colonel Mohamed Bacar n’est toujours pas retrouvé. Demain, les recherches seront renforcées par les miltaires de l’AND et leurs alliés.

Beaucoup de rebelles sont arrêtés ou se sont rendus dans l’après midi. Ce qui a grossi le rang des prisonniers qui étaient estimés à 118.  

L’état major de l’AND et  ses alliés ont consacré une partie de l’après midi à l’installation du PC des opérations à Mutsamudu en le déplaçant de Fomboni.

Affaire à suivre.

HALIDI – BLOG – COMORES / 26 mars 2008  20h20

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 14:45

RECTIFICATIF aux dernières infos d'Anjouan ci-dessous :

Nous avons enfin réussi à joindre un de nos correspondants par téléphone à Ouani il y a 15 mn :

Des sources sûres nous indiquent que c'est en fait le frêre de Mohamed BACAR, le colonel ABDOU BACAR, chef d'état major de la FGA qui est arrêté il y a 2 heures, à Mirontsy ainsi que son beau frêre Toyfani Moini.

Un petit bilan à Ouani :

Une femme, victime d'une balle perdue est morte hier dans le quartier de Sabenani qui jouxte le village de Barakani.

Il y a eu aussi 8 blessés + des arrestations des proches du pouvoir Bacar (Moussianbou, le maire de  Ouani, Monsieur Abdallah Bacar "Ministre de la Justice", Hadji Abdallah Bacar Nomane, Monéma, un membre de la FGA

HALIDI-BLOG-COMORES 26-03-08 16h00

DERNIERES INFOS D’ANJOUAN :

 

le Vice-président de l’Union des Comores , chargé de la Santé, de la Solidarité et de la Promotion du Genre, Monsieur IKILILOU DHOININE vient d'être designé pour administrer provisoirement l'île d'Anjouan dans l’attente de l’organisation des élections du chef de l’exécutif de l’île en mai prochain. Son investiture aura lieu le vendredi prochain.

Un gouvernement de transition sera mis en place d'ici à la fin de semaine, a déclaré le porte-parole du gouvernement comorien, Abdourahim Said Bakar, à l'issue d'un Conseil des ministres à Moroni.


Selon des rumeurs persistantes, Mohamed Bacar serait arrêté avec certains de ses fidèles sur les hauteurs de Mirontsy. Une information à prendre avec les précautions d’usage. Car certaines sources parlent plutôt d’une localisation à Mirontsy. Toutefois l’assaut pour l’arrêter n’aurait pas encore eu lieu. L’objectif de l’AND est de l’avoir vivant.

 

HALIDI-BLOG-COMORES
26/03/2008 14h45

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 13:16

En bref :

Certains dignitaires du régime de Mohamed Bacar dont Djanfar Salim et le roi Fort qui tentaient de fuir seraient arrêtés.

Caambi Ali yachourtu se serait rendu

Quelques résistances de la FGA sont constatées à Barakani, sur les hauteurs de Wani, où se trouvent la résidence privée de Mohamed Bacar et  une grande partie de son armement, au carrefour de Wani qui mène vers la RTA et à Mirontsy où se trouve le célébre camp militaire de la FGA appelé "Pentagone".

Il est certain que le port de Mutsamudu est sous le contrôle de l'AND. Ce qui a permis à celle ci de décharger tout son matériel.

HALIDI - BLOG - COMORES
le 25/03/2008 à 13h20 (heure de Paris)
 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 22:31
ANJOUAN : SILENCE, ON TORTURE !
 
torture1.jpgPendant que l’on prend plaisir à boire ce bouillon amère de blabla offert par « nos amis » (quelles gentillesse et générosité !), les voyous et preneurs d’otages de l’île d’Anjouan continuent à torturer librement tous les civils qui osent s’opposer à eux. En témoigne ces photos qui nous sont transmises par la Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH). Il s’agit d’un patient originaire d’Anjouan torturé par les milices de Mohamed Bacar lequel est admis au centre hospitalier régional de Fomboni à MWALI. Selon la FCDH, il est  arrivé clandestinement par kwassa kwassa sur cette île le mardi 26 février 2008. Pour la sécurité des siens, la victime a demandé de garder l’anonymat.torture2.jpg
 
Les témoignages des torturés se multiplient depuis quelques jours à MWALI.
 
Quand est ce que chacun prendra enfin ses responsabilités afin de venir au secours de ces comoriens d’ANJOUAN avant qu’il ne soit trop tard ? Trop, c'est trop !
 
Halidi (HALIDI-BLOG-COMORES)
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 12:17
LU POUR VOUS : Vague d'enlèvements nocturnes à Mutsamudu et Mirontsy

Une vague d'arrestation à Mirontsy et Mutsamudu dans la nuit vendredi et samedi. Le mode opératoire n'a pas changé, cagoules et AK47 en bandoulière, les FGA sévissent chez les opposants au régime rebelle.
Munis d'une liste d'au moins 60 personnes à mettre au frais avant le débarquement de l'AND, la FGA passe à l'action. La moisson d'hier soir n'a donné que quatre otages. Un jeune de Mirontsy et trois de Mutsamudu. Pas de mobile clair pour ces dernières interpellations, car selon des témoins, il s'agirait pour cette fois des arrestations préventives pour couper à l'AND toutes ressources humaines qu'elle aura besoin le moment venu. C'est ce qu'on a appris auprès des proches du pouvoir rebelle. D'autres sources voient en ces Rafles en perspective, une réplique des derniers événements, lesquels la rue s'est exprimée en cachette, brûlant des pneus, incendiant 3 véhicules et taguant les murs de la capitale, mais aussi des localités de Ouani et Mirontsy.
Ibrahim Salim Salim un jeune de Chitsangani a été arrêté à 3h00 du matin. Selon sa femme, les forces rebelles ont encerclé la maison, forcés les portes et ont menacé la femme d'un revolver, avant de trainer Ibrahim jusqu'à leur véhicule. Motif reproché à ce dernier selon toujours sa femme qui vit avec les séquelles de la brutalité des FGA, son mari serait lié à son opposition de la célébration de l'Ide ElKabir séparé à Chitsangani. Ibrahim est considéré comme un des activistes du mouvement de quartier qui s'oppose au régime rebelle. Mais pourquoi donc attendre jusqu'à hier pour opérer ? Est-ce un diversion après les événements du début de la semaine, d'autant plus que des voix se lèvent pour indexer la FGA d'avoir orchestrer l'incendie des véhicules devant la poste de Habomo-Mutsamudu et les graffitis qui étaient aussi visibles dans tous les quartiers de Mutsamudu jusqu'à Ouani, dans l'enceinte même de ce qui était l'aéroport d'Ouani, devenu depuis quelques temps, le grand camp militaire et de concentration des rebelles.

Hier vendredi, lors de son prêche, Imame Kousoy de la mosquée de vendredi de Mutsamudu a dénoncé l'arbitraire du régime Bacar, il a aussi fustigé le pouvoir rebelle d'instrumentaliser la religion à des fin politiques. Pour lui, la solution pour mettre fin à la junte est le débarquement de l'AND. Il a par ailleurs accusé le Président Sambi d'avoir favorisé la montée de la rébellion à Anjouan, en nommant au début de cette crise un intérimaire à Mohamed Bacar, en la personne de Kaambi Houmadi sans avoir la force nécessaire d'imposer son pouvoir.

A Mutsamudu, la terreur reprend de plus belle, après une accalmie de trois jours.

L'hôpital de Hombo est devenu un camp de retranchement pour les rebelles.
L'hôpital de Hombo est devenu un camp de retranchement des troupes rebelles. Une maison dans l'enceinte même de l'hôpital qui était auparavant occupée par Docteur Zahara, est transformée en quartier de général des forces rebelles. Une importante armada y a élu domicile. Les intentions de se déploiement à l'hôpital, met la puce à l'oreille que Mohamed Bacar mettrait son plan à l'œuvre. Prendre la population civile et les malades comme boucliers humains.
Source: Kamal Ali Yahoudha
mroni-mutsamudu.skyrock.com
 
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 13:24
HALIDI-BLOG-COMORES
 
Comme il fallait s’y attendre les preneurs d’otage et voyous de l’île d’Anjouan qui se croient tout permis viennent de durcir leur position après les premières mesures de l'Union Africaine. Ils ont à leur tour établi une liste de tous leurs opposants empêchés de quitter Anjouan.
 
Abdallah Mohamed, ancien ténor des séparatistes devenu un des farouches opposants de Mohamed Bacar l’a bien compris dés hier matin. En effet, alors qu’il s’apprêtait à prendre l'avion à l’aéroport d’Ouani pour Moroni, un inspecteur de police est venu lui signifier qu’il « n’est pas autorisé à quitter l'île ». Abdallah-Mmed.JPG             Abdallah Mohamed (Photo)
 
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que cela arrive à un opposant au système de BACARLAND. Le Député Mohamed Djaanfar, vice Président de l’Assemblée de l’Union des Comores et un des candidats favoris aux élections insulaires du chef de l’exécutif à Anjouan, si elles ont lieu un jour, était contraint de quitter en catimini l’île par Kwassa Kwassa jusqu’à Mohéli avant de rejoindre Moroni par avion afin de pouvoir participer à la séance d’ouverture de la séssion parlementaire du mois dernier (voir ICI).
 
En clair, ces preneurs d’otage veulent se servir des opposants comme boucliers humains dans l'éventualité d'une intervention militaire.
 
Eh oui, comme nous l’avons écrit le 2 août dernier (Voir ICI), on ne rigole pas avec les opposants à BACARLAND.
 
En tout cas, sachez fervents défenseurs du système Bacarlandien (de près ou de loin) que dans peu de temps l’on aura certainement des choses à SE FAIRE entre comoriens d’Anjouan. Que chacun assume ses responsabilités jusqu’au bout !
 
Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES
 
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 20:39
  La semaine dernière, ONGOJOU, un village de la région de Gnoumakelé, a été le théâtre des représailles des milices de Mohamed Bacar. Beaucoup d’habitants de ce village sont en effet arrêtés et maltraités. Les plus chanceux sont ceux qui ont réussi à prendre la fuite. Le crime qu’ils ont commis n’est autre que d’être des opposants à visage découvert du régime des preneurs d’otage d’Anjouan. On leur reproche tout simplement d’avoir soutenu lors de la dernière campagne électorale Moussa Toyibou, le candidat de la mouvance Présidentielle de l’Union des Comores.
 
Néanmoins, la population d’ONGOJOU continue de faire preuve de résistance et d’exprimer son opposition à ce régime moribond. Il y a quelques jours, elle n’avait pas hésité à quitter un « barzangui » à l’arrivée de Mohamed Bacar. Ce qui avait amené les milices inconscients de ce dernier de tirer en l’air. Nous vous laissons deviner la panique !
 
La population d’OUANI vient   à son tour d’assister au ridicule des preneurs d’otages d’Anjouan. En effet, hier ils ont refoulé de l’aéroport d’Ouani Saidali Daoud surnommé Mdama ; ancien Secrétaire Général du pseudo gouvernement de l’île devenu maintenant persona non grata lequel venait d’arriver de Moroni pour prendre part au mariage de sa cousine.
 
A BACARLAND, entendez par là ANJOUAN version Mohamed Bacar et consorts, une île gérée par des voyous et preneurs d’otages, l’on n’a même pas le droit de dire que les choses vont mal. Fardi Aboubacar Daoud, un fervent militant du parti RIDJA  originaire d’OUANI est mieux placé pour vous le prouver. Car on lui a demandé ce jour de quitter Anjouan dans un délai de 24 heures. Le crime abominable qu’il a commis est le suivant : hier soir à l’occasion du « barzangué » de sa sœur,  il a profité dans son discours de remerciement pour rappeler qu’Anjouan est malade et qu’il convient d’y remédier avant que cela soit trop tard.
 
Pourtant, il s’agit bien de la réalité !
 
Halidi
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Mariama HALIDI HALIDI - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 09:36
 
 
 
Mutsamudu, vendredi 06 juillet 2007 (HZK-Presse) – Contre toute attente et à la surprise générale des Anjouannais présents ce matin à Mzingajou, Mohamed Bacar « Président » de l’île d’Anjouan a brillé par son absence à la fête de l’indépendance, a constaté HZK-Presse.
 
La place de « Mzingajou », le parking des anciens établissements Abdallah Fils a accueilli ce vendredi matin pour la deuxième année consécutive, la cérémonie officielle de la célébration du trente deuxième anniversaire de l’accession des Comores à sa souveraineté, une cérémonie présidée à la surprise générale par M. DHoihirou Halidi, ancien président par intérim de l’île d’Anjouan lors de la période transitoire et électorale allant du 11 mai au 10 juin 2007.
 
Le salut du drapeau national a été présidé par l’ancien ministre de l’économie et président par intérim du gouvernement de transition issu de l’accord du 11 mai dernier M. Dhoihirou Halidi. Pourtant, ce dernier ne fait pas partie de l’équipe gouvernementale formée par Mohamed Bacar le 19 juin dernier.
 
L’absence de Mohamed Bacar à la cérémonie de ce matin a surpris plus d’un Anjouanais et ferra couler beaucoup de salive dans l’opinion publique. Toutes les personnes interrogées ce matin par HZK-Presse, même ceux considérés comme « Bacaristes » ne manquent pas d’étonnement et des mots durs pour qualifier l’attitude de Mohamed Bacar dont le gouvernement avait unanimement décidé de célébrer le trente deuxième anniversaire de l’indépendance des Comores.
 
Vingt quatre heures auparavant, le secrétaire général du gouvernement Abdérémane Allaoui avait déclaré à HZK-Presse : « la fête du 6 juillet est celle de tous les Comoriens et quelque soit le temps ou le régime qui sera en place dans le pays, c’est un événement qui ne changera pas de date, rien ni personne ne peut nous empêcher de la célébrer. »
 
Contrairement à l’année dernière, cette année la fête a mobilisé peu de gens et la cérémonie a duré en tout et pour tout trente cinq minutes. Mohamed Bacar a préféré présider une cérémonie de réception à Daru-Nnajah sitôt après Mzingajou.
 
Source : Hamid Ahmed - 060707/ha/hzkpresse/10h00
 
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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