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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:56

Source : Alwatwan.net / 02 février 2009

Le processus de sélection des candidats à la formation des inspecteurs pédagogiques pour l’enseignement secondaire semble s’enliser. Contre toute entente, le nombre de postulants enregistrés est inférieur aux postes à pourvoir.

L’inspectrice générale de l’enseignement, Zaitoune Mounir, semble ne pas comprendre le peu d’intérêt attaché à cette formation par les enseignants, du moins ceux qui répondent aux critères exigés et qui ne se sont pourtant pas portés candidats.
Sa surprise est d’autant plus grande que pour certaines spécialités, ‘‘il n’y a eu aucune candidature’’. Cela n’autorise donc pas, selon elle, l’organisation d’un concours.

Mais, au lieu de poursuivre le processus et retenir d’emblée ceux qui répondent aux conditions exigées et qui ont ainsi manifesté leur intérêt pour le métier d’inspecteur pédagogique, le ministère entend relancer l’appel à candidature en allégeant les conditions notamment en ce qui concerne l’age et le nombre d’années d’expérience. C’est ainsi que les professeurs, qui totalisent cinq années d’expérience, peuvent maintenant postuler, selon les nouvelles procédures qui vont être bientôt portées à la connaissance du public par voie de presse. Au départ, il fallait totaliser au moins sept années d’expérience pour pouvoir prétendre à cette formation des encadreurs pédagogiques.

‘‘Un autre appel à candidature va être lancé dans les jours qui viennent, dans les meilleurs délais en tout’’, assure la même inspectrice générale qui déplore les relents insulaires que certains chercheraient à donner à une opération purement technique. Selon elle, seuls les critères de mérite doivent prévaloir dans les sélections de ce genre. ‘‘Un candidat admis sera affecté partout où le besoin se fera sentir’’, souligne Zaitoune Mounir.

Un autre inspecteur dit comprendre les hésitations des professeurs qui, croit-on savoir, rechignent à devenir des inspecteurs au risque de ne pas pouvoir se débrouiller dans le privé pour pouvoir joindre les deux bouts. Aujourd’hui, beaucoup d’enseignants qui relèvent de la Fonction publique sont obligés de ‘‘négocier’’ quelques heures dans le privé, question de gagner quelques sous à la fin du mois en attendant ce qui est l’hypothétique versement des salaires des agents de l’Etat.

Pour peu qu’on y pense, les retards dans le versement des salaires dans la fonction publique ne sont pas de nature à susciter aujourd’hui des vocations dans le public. Ceux qui ont du talent et des compétences à vendre préfèrent voir ailleurs avant de se tourner vers la Fop.
Pour ce responsable, il y a lieu de trouver les moyens de motiver les meilleurs candidats potentiels dont le pays a besoin pour cette mission essentielle pour le devenir de notre système éducatif, celle d’assurer le travail d’encadrement et de contrôle des enseignants.

Petan Mognihazi

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans EDUCATION
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:48

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Société/

Moroni, lundi 02 février 2009 (HZK-Presse)
Disposant d’un centre pour la formation permanente, la jeune université des Comores a organisé jeudi 29 janvier dernier au profit des directeurs et chefs des ressources humaines de l’administration publique, un séminaire de formation en « gestion des ressources humaines ».

 

Placé sous la supervision du directeur du centre universitaire, le séminaire avait pour objet de montrer les fonctions stratégiques d’un chef personnel ou directeur des ressources humaines dans l’administration d’une entreprise publique ou privée. Autant les missions que les résultats à atteindre afin que l’entreprise puisse fonctionner et produire.

 

Presque tous les « DHR » des ministères, des sociétés d’Etat et certaines institutions à caractère semi-public ou privées, telles que la chambre de commerce, le centre hospitalier national etc., ont été invités à la formation. Dans son intervention d’ouverture le directeur du centre M. Toihiri Mohamed, l’un des maillons forts de l’université des Comores, soutient que son département vise désormais à « s’inscrire dans la dynamique de formation des cadres nationaux ».

 

Interrogé sur le rôle et la place de son département, le directeur dira que « le centre cherche à identifier les imperfections et les besoins de l’administration sur tous les plans, afin de préparer une meilleure réponse du type formation adaptée, à partir des outils pédagogiques et mécanismes d’intervention existants ».

 

Tel est le but du séminaire sur la gestion des ressources humaines dans l’administration publique. La même formation sera dispensée au profit du secteur privé. Mais comme les missions de l’administration publique ne sont pas identiques à celles du privé, le centre universitaire a privilégié en premier le secteur public.

 

L’expert de la coopération française, premier à intervenir, tentera de définir la place du « DHR » dans toute entreprise donnée. Selon lui « la fonction de directeur des ressources humaines est hautement stratégique et la gestion a pour but de fournir à l’entreprise l’organisation de son personnel dont elle a besoin pour atteindre en temps voulu les objectifs qu’elle s’est fixés. »

 

Ainsi l’expert a-t-il voulu rassurer les chefs du personnel et directeur des ressources humaines présents qu’ils sont investis d’une fonction « partagée » d’intermédiation entre les décideurs de l’entreprise (directeurs généraux) d’une part et les employés d’autre part.

 

Leurs fonctions seraient donc centralisées, et par conséquent les « DRH » sont appelés automatiquement à des gestions des ressources et non à une seule gestion. Force est de constater que le « DRH » doit apprendre « l’art de prendre en compte des paramètres souvent contradictoires notamment l’impératif de planifier les ressources nécessaires, tout en assurant leur flexibilité et en respectant les obligations légales et réglementaires en matière de droit du travail ».

 

Des experts nationaux dont Fouad Goulam, Assoumani Saandi sont intervenus pour chacun dans son domaine pour décrire les champs spécifiques de l’administration en général. Un cas précis a fait objet d’un débat d’ordre budgétaire et statutaire, il s’agit du personnel qu’on recrute pour servir l’éducation nationale (professeur d’école, professeur de collège ou lycée)  et qui prenne la fuite après deux, trois ou cinq ans d’exercice pour intégrer d’autres services.

 

Selon les enseignements, l’éducation est ainsi devenue une sorte de passoire pour entrer dans la fonction publique, d’où les incertitudes pour ce département de donner les résultats escomptés. Au terme de l’atelier, il a été conseillé à tout « DHR » de savoir planifier ses ressources pour plus d’efficacité et de rentabilité : accroître, s’adapter, se différencier ….

 

A. Nabahane

020209/an/hzkpresse/6h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans EDUCATION
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 10:41

Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions


Fomboni, vendredi 30 janvier 2009 (HZK-Presse)
Le livre vert à sa main, le président de l’Union Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a préféré descendre lui-même dans l’arène, hier jeudi 29 janvier, journée de travail, pour convaincre les mohéliens de l’impératif de réformer la constitution du 23 décembre 2001. Ceci après les émissaires qu’il avait déjà envoyés il y a quelques jours dans l’île.

 

« Je suis venu aujourd’hui avec ce petit livre vert pour qu’on ne vous trompe pas avec d’autres textes. Ce n’est pas une nouvelle constitution comme d’autres vous le disent, ce sont seulement 19 articles à modifier, et il vous appartient à vous de donner vos suggestions et nous les attendons » a-t-il annoncé.

 

C’est ainsi que le président Sambi a introduit son discourt qu’il a prononcé dans la cour du bâtiment qui abrite les services de la Coordination de l’Union à Mohéli. La foule venant de différentes localités n’a pas pu en tout cas occuper toutes les chaises prévues pour cette occasion.

 

Deux discours ont été prononcés après la lecture du coran. Le premier celui du grand notable, ancien cadi de Fomboni, M. Kambi Nourou, qui s’est contenté de féliciter le président Sambi d’avoir épargné la population comorienne d’une dictature, « vous n’avez pas subitement sorti de votre poche le projet pour le soumette à la population, mais vous avez appelé les trois présidents des îles autonomes pour leur faire part du contenu de l’avant-projet, c’est la démocratie », a soutenu chehou Kambi.

 

Et le chef religieux d’ajouter que « nos présidents des îles ont intérêt à se pencher sur ce texte, voir ce qui ne colle pas très bien dans nos institutions actuelles pour le changer justement, et ce sera la meilleur des choses qu’on puisse faire ».

 

Avant de finir ses propos, l’ancien cadi a voulu rassurer le président que Mohéli réitère sa confiance en lui, mais « n’oubliez pas que nous avons fait un contrat de mariage avec vous, et comme pour des fiançailles il n’y a pas d’offrande, certes, il n’aura pas une dot ; nous vous appelons à venir nous demander en fiançailles », une expression imagée que peu des gens ont compris.

 

Quant au président Sambi c’est pour lui « une urgence » qui l’a conduit à Mohéli. « Je vous ai toujours dit que je pense vous appeler pour modifier certaines choses dans notre constitution. Je suis venus pour vous expliquer pourquoi je veux ce changement » explique-t-il.

 

Le président Sambi a rappelé les relations très tendues, selon lui, qui existaient entre son prédécesseur Azali Assoumani et les trois présidents des îles Mohamed Bacar, Fazul et Elbak. « A mon arrivée, poursuit le chef de l’Etat, j’avais compris que je saurai gouverner en parfaite coopération avec Elbak, dont j’ai gardé le souvenir de la vie estudiantine que nous avons partagé tous les deux à Médine [ville d’Arabie Saoudite], mais hélas ça n’a pas marché », a-t-il déploré.

 

Et de continuer que « lorsque Mohamed Abdouloihabi, qui fut mon directeur de cabinet et qui connaît tout de l’Etat, s’est fait élire à Ngazidja en même temps que Mohamed Ali Said à Mohéli, aujourd’hui rejoints par Moussa Toyibou à Anjouan, je pensais que les choses allaient s’améliorer, or ce n’est toujours pas le cas, j’ai donc tiré la conclusion que l’origine de tout ce conflit c’est cette constitution, à commencer par ces appellations de « président » des îles ».

 

Le président de la république, visiblement déterminé à réviser la constitution de 2001 en mars prochain, se justifie face à la campagne de ses adversaires en déclarant : « je ne peux pas résoudre ce problème comme j’ai eu le faire à Anjouan [allusion au débarquement militaire pour déloger l’ex-chef rebelle séparatiste Mohamed Bacar, ndlr], il appartient à vous la population de trouver la solution ».

 

Après avoir lu quelques articles qu’il envisage de modifier, le président a rassuré l’opinion mohélienne que la tournante ne sera pas touchée, et que son objectif n’est pas de s’éterniser au pouvoir mais plutôt d’harmoniser les mandats.

 

Quant à la date des élections du futur président de l’Union et des « gouverneurs » qui demeure le principal sujet de controverse, pour beaucoup, le président Sambi qui souhaite proroger son mandat jusqu’en 2011, dit vouloir « laisser aux futurs députés le soin de décider » a-t-il précisé.

 

Et pour finir Sambi a conclu que ce sont les mohéliens qui seront les premiers bénéficiaires de ces réformes avec prochainement un troisième poste de vice-président [qui n’existait pas, ndlr] et un président de l’Union dans un Etat fort. Dans son bref séjour dans l’île de Djoumbé Fatima, le chef de l’Etat était accompagné de deux personnalités mohéliennes membres du gouvernement, son Vice-président Ikililou Dhoinine et son Ministre de l’aménagement du territoire, Mohamed Elarif Oukacha.   

 

Mouayad Salim

300109/ms/hzkpresse/15h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans REFORME CONSTITUTIONNELLE
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 19:21
Vous trouverez ci-dessous le contenu de la lettre que Monsieur Chaher  Said Massonde, ancien Ministre dans les années 80 et  un des leaders du parti Udzima, vient d'adresser au Président de l'union des Comores, Monsieur Ahmed Abdallah Sambi au sujet du référendum que la France s'apprète à organiser sur l'île comorienne de Mayotte en mars 2009 et ce, en violation du droit international et des résolutions de l'ONU.



Excellence Monsieur le Président,


Début novembre 2008, j’ai été de ceux que notre Ambassade à Paris avait conviés pour parler avec vous du problème de l’île comorienne de Mayotte, suite à la décision du gouvernement français d’organiser dans cette île un référendum pour en faire un département français.

Répondant à la demande que vous nous aviez faite de donner nos opinions sur le sujet, j’ai notamment proposé que notre gouvernement demande la réactivation du Comité des 7 que l’ex-OUA avait mis en place pour suivre le dossier de la réintégration de Mayotte dans son ensemble naturel.

Votre ministre des Affaires Etrangères nous répondit alors que telle demande venait justement d’être faite et que très rapidement ce Comité allait se réunir pour relancer ses activités ad hoc.

Au jour d’aujourd’hui, aucune information ne nous est connue, montrant qu’effectivement le Comité a repris une activité en faveur de la cause qui nous préoccupe. Nous nous permettons donc de vous soulever la question de savoir ce qu’il en est de ce Comité .
La question se pose d’autant plus que la France n’a pas reculé et a fixé au 29 mars prochain, ledit référendum pour départementaliser Mayotte. Nous estimons que devant cette détermination à violer encore une fois les résolutions pertinentes de l’ONU, le gouvernement comorien se doit de mobiliser non seulement l’U.A. et ses organes appropriés, mais aussi l’ONU dont les résolutions vont être violées, ainsi d’ailleurs que toutes les autres instances internationales saisies par ce différend. Ne serait-il pas judicieux, Monsieur le Président, que votre gouvernement demande à ces institutions de prendre rapidement position sur ce référendum ?

Nous voudrions par ailleurs porter à votre Haute attention, le préjudice que causera sur ce combat, l’organisation aux Comores à la même période, du référendum sur la nécessaire révision de notre Constitution. Les Comoriens, tout comme l’Opinion Internationale ne doivent être préoccupés concernant les Comores, que sur cette violation par la France de l’intégrité de notre territoire. La révision de notre Constitution ne perdra rien à attendre quelques mois. Je vous prie en conséquence, Monsieur le Président, de prendre en considération cette revendication de tous ceux qui se mobilisent pour la cause nationale et fixer à une date plus lointaine, la consultation sur le Constitution.

En lieu et place de ce référendum constitutionnel, je me permets de vous soumettre l’idée de recommander à votre gouvernement, de se concerter avec les autorités compétentes de l’île autonome de Ngazidja, pour que, au cas où aurait lieu à Mayotte l’illégitime référendum, une des places de notre capitale (la « place de France » par exemple) soit, ce même 29 mars 2009, solennellement baptisé au nom de SOUFOU SABILI, un des plus grands combattants maorais pour l’Unité et de la Liberté de notre pays. Ce serait un hommage juste et opportun que la Nation comorienne lui rendrait, à lui qui a payé de sa vie cette noble cause !

Espérant que ces propositions retiendront votre haute attention, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma considération distinguée.

Mohamed CHAHER Said Massonde.
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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 12:36

Source : Alwatwan / 01 février 2009

Le projet de décision soumis par les Comores sur la question de Mayotte a été adopté à l’Unanimité par les ministres africaines des affaires étrangères. Une note verbale préparée par les autorités françaises adressée à toutes les ambassades africaines pour plaider la position française sur l’appartenance de Mayotte à la France n’a obtenu aucune adhésion africaine. Malgré une campagne française, menée avec de gros moyens de pression, aucun pays africain n'a manifesté une quelconque opposition pour contrecarrer la décision. Au contraire, l’unanimité s’est dégagée sur la question de Mayotte démontrant ce que le journal Al-Watwan ne cesse de plaider, ‘’le processus de départementalisation de Mayotte n’est pas irréversible, il suffit d’y croire et d’engage le combat’’.



DECISION SUR L’ILE COMORIENNE DE MAYOTTE ex.cl/draft.38(xiV)


Le Conseil exécutif,
1. PREND NOTE du rapport du Gouvernement de l’Union des Comores sur la situation dans l’Ile comorienne de Mayotte;

2. RAPPELLE toutes les résolutions antérieures de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) sur l’Ile comorienne de Mayotte. RAPPELLE EGALEMENT que le Peuple comorien, lors du referendum du 22 décembre 1974, a exprimé sa volonté d’accéder à l’indépendance dans l’unité politique et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores;

3. CONSIDERE que les référendums organisés les 8 février 1976 et 11 avril 1976 par l’ancienne puissance coloniale dans l’Ile comorienne de Mayotte constituent une violation grave de l’intégrité territoriale des Comores. CONSIDERE EGALEMENT que l’inscription de l’Ile comorienne de Mayotte dans la Constitution de la République française est contraire au droit international;

4. CONDAMNE l’organisation, le 29 mars 2009, d’un référendum sur la départementalisation de l’Ile comorienne de Mayotte et EXIGE l’arrêt immédiat de ce processus;

5. REAFFIRME l’appartenance de l’Ile comorienne de Mayotte à l’Union des Comores;

6. DEMANDE l’instauration immédiate d’un dialogue entre l’Union des Comores et la France en vue de définir ensemble les modalités du retour de Mayotte dans l’Union des Comores; et

7. DECIDE de réactiver le Comité ad hoc des sept sur l’Ile comorienne de Mayotte.

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans MAYOTTE
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 12:27
Source : Alwatwan / 30 janvier 2009


Le cœur est une machine qu’il faut examiner tout le temps, car ‘‘tout ce qui fatigue le cœur entraînera une maladie cardiaque à long terme’’.

Un atelier de formation post-universitaire des médecins sur les problèmes cardiologiques a débuté hier, jeudi 29 janvier, à la salle de conférence du Centre hospitalier national El-Maarouf.

Le docteur Yves Chabrillat, cardiologue Marseillais, arrivé aux Comores depuis mercredi, assure cette formation qui va durer une semaine. Cette session a obtenu l’appui de l’Association Horizon 2020 de Marseille avec le soutien des docteurs Andrew et Jean Delmond. Les cours ont commencé sur les maladies coronariennes. Des pathologies qui se manifestent par une angine de poitrine et un infarctus du myocarde.

La maladie cardiovasculaire est due au dépôt de cholestérol dans les artères qui peut entraîner la mort des organes qui dépendent de ces artères. Celui-ci peut aboutir à un infarctus myocarde qui entraîne à son tour la destruction d’une partie des muscles cardiaques. Les facteurs de risque pour les maladies cardiovasculaires seraient l’hypertension, le tabac, le cholestérol et le diabète, selon un cardiologue rencontré, hier à El-Maarouf. Selon le docteur Yves Chabrillat, il faut mettre l’accent sur la prévention notamment avec un contrôle constant de la tension artérielle, en arrêtant de fumer, en évitant de manger gras, en faisant régulièrement des exercices physiques. ‘‘Il ne faut surtout pas hésiter à contacter le médecin chaque fois qu’on ressent une douleur à la poitrine en marchant’’, prévient le médecin.

Pour le cardiologue comorien Sounhadj Attoumane, le cœur est une machine qu’il faut examiner tout le temps, car, ‘‘tout ce qui fatigue le cœur entraînera une maladie cardiaque à long terme’’. C’est pourquoi, ‘‘chacun doit connaître son état cardiaque et suivre les conseils du médecin’’. Sounhadj estime que ce ne sont pas des maladies qui ne sont pas rare aux Comores, or, le pays ‘‘n’a toujours pas les moyens rapides d’intervention’’.

Selon le responsable du centre hospitalier national, ces formations qui ont commencé au service d’ophtalmologie et de cardiologie vont se poursuivre dans les autres départements de l’hôpital et d’autres de l’île.

 A. Saïd Abdallah
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Mariama HALIDI Alwatwan - dans SANTE
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 15:04

 
Moroni, mercredi 28 janvier 2009 (HZK-Presse) – Quelques jours seulement après la publication de l'avant projet de loi de révision constitutionnelle qui doit être soumis à référendum en mars prochain, les politiques sortent de leur mutisme. Ce mercredi, le leader du parti Ridja est monté au créneau pour protester contre ce projet de loi préparé par le gouvernement Sambi. Me Said Larifou qualifie « d'anticonstitutionnelle » cette future consultation populaire, car cela « risque de provoquer une sécession d'une île, Mwali ».
Et l'avocat politicien d'ajouter que « ce référendum viole l'esprit des accords de Fomboni qui ont inspiré la constitution du 23 décembre 2001. L'autonomie et l'unité, qui étaient les maitres mots de cette constitution, sont remises en cause. Cette loi comporte même des dispositions dangereuses qui peuvent se retourner contre Sambi lui-même », prévient ce juriste, président de l'un des partis les plus actifs de l'opposition.
Le Ridja refuse d'entrer dans un débat de fond de cette loi car « il n'y a pas lieu de faire un débat. Ce référendum est purement et simplement illégal », déclare Soimadou un des responsables du parti. Cette formation politique rejette donc en bloc le projet de loi. Le Ridja annonce qu'il va même saisir la Cour constitutionnelle pour l'annulation de la consultation.

Pourtant, le parti est, semble-t-il, convaincu de l'utilité de réviser la constitution, mais le hic se trouve dans le temps. « Ce n'est pas à 14 mois de la fin de son mandat que le président Sambi doit faire un référendum pour demander à se maintenir au pouvoir. En cette période, le chef de l'Etat doit au contraire préparer le terrain à ceux qui prétendent être candidats aux élections de 2010 », estime l'ancien candidat à la présidentielle de l'île de Ngazidja.
« Avant toute révision, il faudrait d'abord l'expérience mohélienne [île à qui échoit le tour de la présidence tournante de l'Union en 2010] et les difficultés que va rencontrer le successeur de Sambi, car nous somme toujours en période transitoire », lance Me Larifou, devant la presse.
« Les comoriens ont d'autres préoccupations auxquelles le président de la république doit répondre au lieu de s'occuper de la révision constitutionnelle. Il y a une situation économique et sociale qui est préoccupante dans le pays. Cela a fait que le contrat social qui avait uni le peuple au président est rompu. On n'a plus confiance en lui. C'est sur quoi le chef de l'Etat doit s'atteler au lieu de chercher à changer une constitution qu'il n'a jamais appliqué », poursuit le leader du parti Ridja.
Cet avocat basé à la Réunion est aussi revenu sur la consultation sur la départementalisation de l'île comorienne de Mayotte qui se tient au même moment que le référendum du président Sambi. Le parti parle de « coïncidence troublante », entre les deux consultations. Pour cela le Ridja demande au président Sambi « de prendre ses responsabilité car il est le garant de l'unité nationale et de l'intégrité territoriale des Comores ».

Dans cette rencontre avec les journalistes, le leader du parti Ridja a aussi évoqué les autres questions qui ont défrayé l'actualité nationale. Larifou a une fois de plus fustigé la loi controversée sur la citoyenneté économique, censée générer 200 millions de dollars d'investissement direct, par le biais de la Comoro Gulf Holding.
Ahmed Abdallah
Agence comorienne de presse (HZK-Presse
)
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans REFORME CONSTITUTIONNELLE
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 13:43

Source : Alwatwan.net / 29 janvier 2009

Ministre-Jaffar Le chef de la diplomatie fait le bilan de l’action diplomatique du pays durant l’année écoulée en mettant l’accent sur les nouveautés par rapport aux années passées. Il insiste sur l’ouverture du pays ‘‘désormais’ acquise et s’étend sur la stratégie du gouvernement dans la lutte pour la défense de l’intégrité territoriale du pays et par rapport au projet français de départementalisation de l’île comorienne de Maore.

Monsieur le ministre, peut-on avoir un bilan succinct de la diplomatique comorienne pour l’année 2008?

En 2008, les Comoriens ont suivi le nombre d’ambassadeurs qui ont présenté leur lettre de créances au chef de l’Etat. Un certain nombre d’accords de coopération, entre le Koweït et les Comores, entre la Turquie et notre pays ont été signés. D’autres sont en cours de discussion. Nous avons tous en mémoire le travail diplomatique mené pour la réussite de l’opération ‘‘Démocratie aux Comores’’. Le ministère des Relations extérieures a beaucoup contribué à la mobilisation des pays frères et d’autres partenaires pour la réussite de cette opération. Il y a également l’ouverture de plus en plus de notre pays vers l’extérieur, l’ouverture de notre ambassade en Iran, l’acceptation également de l’ouverture de notre ambassade à Abu Dhabi. Ces actions montrent que la diplomatie comorienne est active et cherche à s’ouvrir davantage vers l’extérieur et à être au service du développement socioéconomique du pays.

La France poursuit son processus de départementalisation de l’île Comorienne de Mayotte. Comment s’organise la riposte comorienne?

J’aime bien ce terme de riposte. Il n’est un secret pour personne, les autorités comoriennes sont déterminées à contrer et à dénoncer cette consultation qui aura lieu au mois de mars prochain, à Mayotte. Nous l’avons dit haut et fort et nous continuerons à le dire que cette consultation dans l’île comorienne de Mayotte est pour nous nulle et non avenue. Et les résultats qui seront obtenus de cette consultation le seront également. Mais ce qui m’étonne aujourd’hui, c’est quand j’entends, soit de nos prédécesseurs, soit de nos détracteurs, dire qu’aujourd’hui tout devra être focalisé sur cette consultation. Ils n’ont pas tort, mais il faudra que les Comoriens sachent : C’est un processus engagé depuis 2003, lorsque la question de Mayotte a été introduite dans la constitution française.

Pouvez-vous être plus précis?

Lorsque les autorités françaises ont décidé d’intégrer Mayotte dans la Constitution comme étant un territoire français, les autorités comoriennes d’alors n’ont pas réagi. Cette consultation annoncée est la conséquence de cette inscription de Mayotte dans la Constitution française. Certains ont la mémoire courte en voulant faire porter le chapeau aux autorités actuelles. Nous nous battons du mieux que nous pouvons. Nous avons mobilisé nos partenaires aux Nations unies, à l’Union africaine, à Ligue des Etats arabes, à l’Organisation de la Conférence Islamique, etc. pour dénoncer cette démarche des autorités françaises et nous ne comptons pas nous arrêter là. Il est dommage que des esprits tordus veulent faire croire aux Comoriens que nous minimisons cette consultation avec l’organisation d’un référendum pour la réforme de la loi fondamentale. Nous accordons à la question de Mayotte toute l’importance qu’elle revêt. Nous avons dit et nous redirons que nous ne sommes pas d’accord à ce que cette consultation ait lieu et que nous ne reconnaîtrons jamais, au grand jamais, les résultats qui en seront issus.

Les travaux du Gthn sont suspendus, tant que la circulation des biens et des personnes entre les îles de l’Archipel ne seront pas effectives. Ne pensez-vous pas que ces négociations ont été un leurre qui a porté préjudice à la partie comorienne?

La mise en place du Gthn à la suite d’une rencontre des présidents français et comorien en septembre 2007 à Paris a pour objectif principal de rapprocher nos quatre îles. Le président Sambi reste convaincu que la meilleure façon de faire pour que Mayotte revienne dans son giron naturel c’est d’abord de faciliter le rapprochement entre les îles. Tout le monde le sait que nous n’avons pas aujourd’hui les moyens de libérer Mayotte par la force. Il nous faut avancer par étape, en commençant par ce rapprochement. Donc pour moi, ce n’est pas un leurre. Et aujourd’hui, nous avons décidé de reporter les réunions prévues en attendant que l’on puisse voir clair par rapport à la consultation prévue à Mayotte au mois de mars. Il y a un certain nombre de sujets à examiner dans le cadre de la préparation du document qui doit être élaboré pour être soumis à la signature des deux présidents. Mais ce serait simplifier les choses en ramenant la question au seul sujet de la circulation des personnes et des biens.
Il y a une évolution significative avec les produits maraîchers qui sont admis à Mayotte. Aujourd’hui, tout le combat que nous menons consiste à parvenir à arrêter ces drames en mer, c’est cela qui nous préoccupe le plus. Et arrêter ce drame en mer suppose également la libre circulation des personnes entre nos quatre îles sœurs. Donc, quelque part, cela suppose la suppression, entre autres, du visa Balladur imposé aux Comoriens des trois autres îles depuis 1994. Pour nous, la circulation des personnes et des biens entre nos quatre îles passe par ce rapprochement et la solution, pour le retour de Mayotte dans son giron naturel, pourra être préconisée dans le court terme.

Ce cadre de négociations aurait été proposé aux autorités d’alors qui l’auraient refusé…

Je pense que les approches qui ont été adoptées par les Comores depuis l’indépendance diffèrent d’un régime à un autre, d’une autorité à une autre. Nos prédécesseurs ont rejeté ce cadre pour, peut-être les raisons stratégiques de l’époque. Nous estimons aujourd’hui qu’un tel cadre nous offre la possibilité de mieux discuter. Dans le passé, cela se passait avec les autorités françaises, pour la première fois nous discutons directement avec nos frères maorais. Pourquoi ne pas intégrer les personnes intéressées? Cela a été tenté en 2005 dans le cadre de la commission mixte franco-comorienne tenue à Paris mais avait tourné en queue de poisson à cause notamment des déclarations du sénateur Giraud. Nous nous réjouissons de voir que ce cadre permet de discuter directement avec nos frères de Mayotte dans un climat de sérénité, d’harmonie et de compréhension fraternelle.

Concrètement, y a-t-il des actions précises arrêtées dans le combat pour le retour de Mayotte?

La mission c’est quoi ? On fait comme cela a toujours été fait depuis 1975, bien sûr, dans le respect de la continuité de l’Etat. Nous nous inscrivons dans les mêmes orientations. Mais la préoccupation fondamentale des autorités actuelles, c’est le retour de Mayotte dans son giron naturel. Pour ce faire, plusieurs options peuvent être retenues. En ce qui nous concerne, nous cherchons aujourd’hui d’abord à faire en sorte que les autorités françaises reconnaissent la souveraineté comorienne sur l’île de Mayotte. A partir de cette reconnaissance, le reste se fera. Nous ne comptons pas remettre en cause les éventuels acquis obtenus par les Maorais pendant toute cette présence française sur l’île comorienne. S’il y a des facilités que les Maorais bénéficient ou peuvent bénéficier nous sommes d’accord de discuter avec les autorités françaises pour voir de quelle manière ces acquis peuvent être maintenus. Mais ce n’est pas pour autant que l’on remettrait en cause la souveraineté comorienne sur l’île de Mayotte.

Etes-vous satisfait des résultats drainés par l’ensemble de tous les acteurs de la diplomatie comorienne? Sinon, où se situe la faille et que faire pour rectifier le tir?

J’en suis parfaitement conscient qu’il y a lieu pour nos diplomates de comprendre la lourde responsabilité qui est la leur, d’œuvrer pour l’adoption du statut des diplomates comoriens. Car, il est à mon avis inconcevable, par exemple, qu’un diplomate exerce dans la même mission diplomatique plusieurs années durant sans être affecté. J’estime que les irrégularités ou les maladresses constatées dans nos missions diplomatiques sont, pour la plupart, commises par des gens qui y ont passé plus de cinq ans.
Pour pouvoir rectifier le tir, il faut d’abord faire adopter ce statut qui, entre autres dispositions, limiterait à quatre ou cinq ans, la durée de l’affectation d’un diplomate dans une représentation comorienne. Autre aspect important, c’est la prise de conscience de nos diplomates de la lourde responsabilité qui leur incombe, celle de représenter les intérêts du pays, de constituer sa vitrine à l’extérieur. Si j’ai pris la décision d’affecter les hauts cadres de ce ministère à nos missions diplomatiques au détriment du fonctionnement régulier et quotidien de mon département, c’est justement pour changer l’image qui a collé à nos représentations diplomatiques auxquelles nous entendons donner plus de responsabilités. Par le passé, des affectation se sont faites par complaisance, nous en payons un lourd tribut aujourd’hui.

Dans le cadre de la coopération avec les pays du golfe, quels sont les accords signés à cet effet et quels sont les domaines d’intervention?

Depuis que nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons misé sur l’ouverture de notre pays au monde arabe, notamment les pays du Golfe. J’ai déjà parlé plus haut des accords signés. Nous sommes entrain de finaliser des accords de coopération qui seront signés, Inshallah, avec le sultanat d’Oman en février prochain, ainsi qu’avec Bahreïn, le Qatar et l’Arabie saoudite. Il s’agit d’accords cadres généraux à partir desquels des accords sectoriels seront signés. Pour le Koweït, la Syrie et l’Egypte les domaines d’intervention restent les investissements, l’éducation, l’information, la communication, la santé.

Quel est l’état des relations entre les Usa et les Comores?

Depuis notre arrivée au pouvoir, nous avons essayé de les renforcer. Depuis l’année dernière, il y a une présence quasi permanente de responsables de l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar chez nous et avec qui nous travaillons en étroite collaboration. Il est même prévu l’ouverture d’une représentation diplomatique américaine aux Comores.
Entre nous et les Etats-Unis les choses se passent donc à merveille. Nous pouvons rappeler la visite effectuée l’année dernière par Sem le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et moi-même à Washington pour l’accès des Comores à l’Agoa, suite au décret signé par le président Bush. Ce sont des signaux forts qui montrent la disponibilité exprimée par les Etats-Unis d’Amérique de renforcer la coopération entre nos deux pays.

Qu’en est-il des retombées des projets retenus dans le cadre de la commission mixte Comores-Etats-Unis?

Il y a déjà une convention signée avec une agence américaine qui devra faciliter l’exportation de nos produits aux Etats-Unis. Des militaires américains appuient surtout le secteur de l’Education avec la construction ou la réhabilitation de salles de classe. Cette coopération marche très bien et nous sommes déjà à la 3ème réunion de la Commission mixte. Nous attendons la venue des membres du corps de la paix pour renforcer l’apprentissage de l’anglais aux Comores mais également pour identifier d’autres domaines où peut s’étendre et se renforcer la coopération entre les deux pays.

Dans trois mois, vous aurez à passer le flambeau de la présidence de la Coi. Quels sont les dossiers traités au cours de la présidence comorienne?

Il y a des projets qui ont été initiés avant même que l’on brigue la présidence et qui sont en cours de réalisation. Le travail de la présidence est d’assurer le suivi de tous ces projets initiés. Notre ambition c’était de faire en sorte que la Coi ait une place, ne serait-ce d’observateur auprès de certaines grandes organisations comme l’Union africaine, la Ligue des Etats arabes, l’Organisation de la conférence Islamique. Ce travail a été initié et nous œuvrons pour le faire avancer. Il reviendra à mon successeur d’assurer à son tour le suivi de ces chantiers.

Quelles appréciations faites-vous de l’axe de coopération Asie-Union des Comores?

La stratégie arrêtée dès le départ, c’est d’ouvrir notre pays au monde extérieur. Nous sommes presque arrivés à surmonter ce défi. Vous êtes au courant de l’excellence de notre coopération avec la Chine. Avec le retour progressif du Japon ponctué par des engagements d’appui à un certain nombre de projets de développement du pays et bien d’autres pays asiatiques, on peut dire que cette coopération se développe grâce au travail permanent du département Afrique/Asie du ministère.

Sur l’actualité locale. Les Comoriens seront appelés à se prononcer sur la révision de la loi fondamentale de l’Union. Que leur diriez-vous pour les convaincre?

Les Comoriens se sont convaincus eux-mêmes de l’ultime nécessité de cette révision. Il n’y a pas un seul Comorien qui ne se rend pas compte aujourd’hui de la lourdeur des institutions mises en place sur la base de la Constitution de décembre 2001. Il est vrai que cette constitution a été adoptée par les Comoriens en 2001. Mais dans quel contexte? C’est la question qu’il faut se poser. Cette loi fondamentale a été adoptée dans un contexte de sortie de crise, sinon de conflit. Et le souci qui prévalait en ce moment là c’était justement de sortir absolument de cette crise, d’une manière ou d’une autre. Donc, nous avons adopté cette constitution pour essayer de trouver une solution d’abord à la crise qui prévalait dans le pays et se dire qu’on verra par la suite ce qui se fera. Mais au fil du temps, nous avons réalisé que cette constitution n’est pas viable. Les nombreux blocages, pour de petits détails, constituent un exemple éloquent de la complexité de cette constitution. Il n’est pas dans l’intention du président Sambi ou de son gouvernement de remettre en cause les principes fondamentaux de cette constitution à savoir, le principe de la présidence tournante entre les îles ou encore le principe d’une large autonomie des îles.
A ceux qui disent de laisser d’abord les Mohéliens gouverner, je leur répondrai qu’il vaut mieux justement procéder à la révision de sorte que ceux qui viendront demain puissent trouver un pays stable qui puisse fonctionner.

Le prolongement d’une année du mandat du président de l’Union semble être le point d’achoppement qui peut entraîner le rejet global du texte proposé?

Pourquoi des gens voient-ils le prolongement d’une année comme le point essentiel de la révision de la constitution. Je suis étonné de l’interprétation faite du discours du président Sambi quant il a évoqué la question de l’harmonisation des élections. Il avait dit qu’il était disposé de réduire d’un an son mandat pourvu que les autres exécutifs acceptent à ce que l’on réalise les élections en 2009.
Aujourd’hui, il propose une année de plus dans le seul but de pouvoir harmoniser l’organisation des élections.
Il faut savoir une chose, nous ne pourrons pas tous les ans tendre la main à nos partenaires pour qu’ils nous aident à tenir des élections. Tôt ou tard, cette harmonisation des élections devra avoir lieu. Pourquoi se bloquer sur cette suggestion du prolongement d’une année. Cela n’est pas une fin en soi…

Le mot de la fin?

Nous venons d’entamer une nouvelle année. Des défis importants devront être relevés. Ils ne pourront être relevés tant que les Comoriens ne se seront pas mis d’accord pour réviser la loi fondamentale qui constitue un réel blocage pour le développement du pays.

Propos recueillis par Kaiva

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans INTERVIEWS
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 13:33

Source : Alwatwan.net / 29 janvier 2009
 

Ahamada-Said Après les jeux Spécial Olympics Mena, des pays du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord, Ahamada Saindou et Irhame Aboubacar représenteront les Comores aux jeux Spécial Olympics qui auront lieu du 7 au 15 février prochains à Boys aux Etats-Unis d’Amérique. Ahamada Saindou c’est le médaillé d’or et d’argent aux 100 et 200 m des jeux Spécial Olympics Mena à Abou Dhabi en novembre 2008.

Une délégation de quatre membres dont Mohamed Mfoihaya, président de la Fédération comorienne de handisport et Abou Soundi, coach de ces deux athlètes se sont envolés hier vers 13heures pour Madagascar. De la grande île, ils s’envoleront pour les Etats –Unis le 4 février.

Au cours de cette compétition, Ahamada Saindou, le jeune trisomique, représentera les Comores, comme à Abou Dhabi, aux 100m et aux 200m. Le natif de Mutsamudu à Anjouan, Irhame, participera au cyclisme. Boiteux et quelque peu retardé mental, le jeune de 15 ans semble motivé pour ces jeux. ‘‘Il m’a promis de rentrer au pays avec quelque chose. Il a fait un bon temps aux derniers entraînements par rapporta à ses performances habituelles’’, a déclaré Abou Soundi peu avant le départ.

* Photo : Ahamada, le double médaillé aux derniers jeux Mena

Elie –Dine Djouma

 

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans SPORT
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 13:29

Source : Alwatwan.net / 29 janvier 2009

shisiwani Le bateau Shissiwani, de la compagnie du même nom, a pris feu au port de Mutsamudu. D’après les premières informations recueillies, la piste accidentelle est privilégiée, quoique personne ne semble être, pour le moment, renseigné sur l’origine exacte de l’accident. De l’avis de tous cependant, le navire serait victime des négligences graves de la sécurité des passagers que l’on constate dans le transport. Cet accident fait ressurgir, une fois encore, le problème de la sécurité maritime aux Comores.

Le bateau Shissiwani, de la compagnie du même nom, a pris feu au port de Mutsamudu, lundi après-midi. L’incendie s’est déclaré aux environs de 14 heures, selon un témoin oculaire. D’après les informations recueillies, la piste accidentelle est privilégiée, quoi que personne ne semble être, pour le moment, renseigné sur l’origine de l’accident. La même personne confirme que les dégâts sont ‘‘heureusement’’ limités, malgré le fait que ‘‘le feu a duré jusqu’à 16 heures’’ et aucune victime humaine n’est à déplorer.
‘‘Il est difficile de dire que le feu aurait pu être évité puisque l’on ne connaît pas encore les causes de son déclanchement. Ce qui est sûr, il ne devait pas brûler aussi longuement qu’il l’a été’’. En effet, ce sont les deux camions de Comores Hydrocarbures qui se sont prêtés au jeu de pompier, et cela, ‘‘plus d’une heure après le déclenchement de l’incendie’’.
Ce qui est à déplorer, c’est que le long du petit quai où était amarré le Shissiwani, des jets d’eau sont installés. Ils servent au ravitaillement des navires, mais sont également prévus pour la lutte contre d’éventuels incendies. Ces fontaines n’ont pas servi ce jour-là, pour la simple raison que ‘‘le responsable chargé de leur gestion était absent’’. Tout comme était absent tout matériel anti-incendie dans ce bateau, à commencer par les simples bonbonnes de gaz extincteur. Pourtant, sécurité maritime oblige, ce genre d’outil est obligatoire à bord. Au-delà donc de l’accident qui, heureusement, a fait plus de peur que de mal (à part, pour le propriétaire, les dommages importants causés à son bateau), la question de la sécurité maritime aux Comores ressurgit une fois de plus.
En fait, le Shissiwani, qui desservait jusqu’à ce jour les îles, Madagascar et la côte est-africaine, devait sans doute être dépourvu de tout, en matière de sécurité maritime, comme la plupart des bateaux battant pavillon comorien. Cette situation a été constatée officiellement en 2006 par la direction des transports de l’île d’Anjouan, qui avait alors organisé un contrôle général de l’état de la flotte locale.
Le constat fait à cette époque-là était accablant : matériel de navigation de la plupart des bateaux incomplet, équipages très peu qualifiés (certains ne savaient même pas nager!), formalités incomplètes (pas d’assurance risque, notamment), et, bien entendu, matériel de sauvetage et de sécurité en grande partie absent ou périmé (chez certains armateurs, les bombardas et les extincteurs, périmés, avaient été marqués artisanalement d’une autre date de péremption plus avancée! Les gilets de sauvetage n’ont jamais satisfait la quantité exigée).
Cet état des choses n’a depuis lors guère évolué. Lors des états généraux sur les transports et le tourisme aux Comores, tenus il y a juste trois jours au restaurant le Pub à Voidjou (Ngazidja), la direction des transports de l’Union a fait mention de faits qui ont plongé l’assistance dans le désarroi.
L’assurance? : ‘‘C’est une notion inconnue chez nos armateurs’’, témoignent certains. Pourtant, ils auraient voulu en exploiter les bienfaits, mais ils ne peuvent pas. La raison est simple : ‘‘dans le domaine maritime, il est nécessaire, pour obtenir un contrat d’assurance avec une compagnie, de faire visiter son bateau par une société d’expertise internationale. Et bien sûr, l’assureur attend de bons résultats avant d’accorder ledit contrat. Alors, comment voulez-vous qu’une compagnie de transport maritime comorien se hasarde à passer une telle visite, se sachant à l’avance hors normes ?’’

Sardou Moussa

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans TRANSPORTS ET TOURISME
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