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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 00:25

Je vous propose ci-dessous un reportage intéressant en shikomori sur la question de la départementalisation du térritoire comorien de Mayotte envisagée par l'Etat français diffusé récemment par France O

 

Voir ICI  

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES) 21/03/2009

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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 13:18

Energie : L’Etat doit à la Ma-Mwe 3 milliards de francs
Moroni, vendredi 20 mars 2009 (HZK-Presse) – Face à la situation critique que traverse la société d'Etat d'eau et d'électricité (Ma-Mwe), la direction rejette en bloc toutes les accusations et toute responsabilité, et se défend en indexant les autorités de tutelle d'avoir mis le dossier de l'énergie en veilleuse.

L'absence d'une politique nationale dans le domaine ne fait qu'empirer la situation, dit-on, mais le directeur général de l'entreprise appelle au respect au moins la convention signée en avril 2008 entre sa société, le ministère des finances, celui en charge de l'énergie et la société des hydrocarbures.
Elle prévoit, précise le directeur Salim Ali Soilihi (photo), le versement de 10 millions de nos francs aux hydrocarbures chaque semaine sur une durée de 6 mois. Au bout de 20 semaines, le ministère des finances n'a plus honoré ses obligations stipulées dans la convention, suite au choc pétrolier de juillet dernier.
Autant dire que s'il y a « sabotage » [allusion faite par le président Sambi dans un récent discours, ndlr] 
en matière de politique énergétique, les responsabilités sont partagées entre les décideurs, nous confie un connaisseur du domaine, placé aux hydrocarbures. Mais en réalité la Ma-Mwe roule à perte depuis belle lurette si l'on évalue le prix de revient et la vente du KWh à la clientèle. L'Etat doit supporter la différence, c'est ainsi que sa facture est évaluée à 3 milliards de nos francs.
Cette facturation, insiste le directeur général de la Mamwe, « est relative à la créance impayée de l'ex-hôtel Galawa aujourd'hui vendue, celle de l'hôtel Itsandra, l'éclairage public, l'administration de l'Etat », ce qui donne à croire que l'établissement court à sa faillite (Voir l'interview du Minstre de tutelle de novembre dernier ICI). Depuis son installation, M. Salim dit n'avoir jamais touché aucun rond de cette dette.
En défendant son personnel technique, notamment ses capacités confirmées, le directeur général dit en clair qu'il ne cherche pas à mettre en cause les techniciens de la boite, mais « des interventions d'experts s'avèrent parfois nécessaires pour diagnostiquer les installations, évaluer les besoins avant de prendre toute décision ».
C'est le cas actuellement avec la crise de la centrale de Voidjou où un expert est attendu incessamment pour aider à redémarrer deux groupes en attente. « Sous peu, la situation pourrait s'améliorer afin d'en assurer en moyenne les 9000 Kwh » correspondant à la demande, promet le patron de l'établissement public.

Très irrité par rapport à notre enquête dont il ne conteste pas les faits relatés, M. Salim Ali Soilihi cherchera à défendre ses techniciens, tout en livrant ses perspectives de sortie de crise, pour réussir selon lui « un processus de redressement » engagé depuis 17 mois qu'il est à la tête de l'entreprise. Et le directeur général de trancher : « il n'y a pas photo, pour offrir en permanence de l'électricité à notre clientèle, il faut réviser au moins quatre groupes électrogènes pour revenir à une situation normale ».
A sa nomination il aurait trouvé seuls deux groupes opérationnels, ayant subi une révision dans la période du comité de gestion dont il faisait partie. Reconnaissant les faiblesses de l'établissement qui depuis un temps fonctionne à perte, par rapport aux services fournis en matière de production, le directeur général dit avoir mis les bouchées doubles pour faire réviser en 2008 trois groupes sur financement propre de l'établissement et l'appui technique et financier complémentaire de l'Etat de Sharja.

Depuis lors des missions techniques se sont succédées à tour de rôle dont l'académie maritime d'Egypte, Maroc, Sharja, La Chine mais hélas les résultats se font encore entendre exceptée la Chine qui vient d'offrir dernièrement un lot de matériel pour le réseau hydraulique et quelques apports de Sharja.

Interrogé sur la somme permettant la révision de l'ensemble des groupes, le directeur avance le chiffre de 1,200 millions de francs au terme de chaque année. Pourtant la question de la facturation serait à ses yeux définitivement résolue, juste après la mission technique de la société sénégalaise intervenue dans le service commercial. « Le taux d'anomalie a nettement baissé », assure le directeur, avec 95% de facturation fiable. Ce qui motive le service de recouvrement assurant jusqu'à 52% de la facturation en moyenne chaque mois.

Le reste serait partagé entre l'Etat, les impayés, l'éclairage public et les fraudeurs avec la complicité de certains agents de l'établissement. D'où la « tolérance zéro » affichée par le conseil de discipline de l'établissement, souligne le directeur général quitte à sanctionner tout acte de trafic, d'indiscipline, de détournement de bien de la Mamwe.

Mais la décision revient souvent à la direction faute d'un conseil d'administration. Un conseil de discipline est mis en place, se défend le directeur général. Soit mais la direction devrait jouer l'interface pour exécuter les missions ordonnées par le conseil d'administration ou de discipline. Hélas, le directeur joue encore à la fois le rôle de juge et partie. Vrai ou faux le client réclame de l'électricité en temps réel.
A. Nabahane


A noter qu'un nouveau directeur général de la MAMWE en la personne Mlanao Henri Alphonse est nommé le 20 mars 2009 en remplacement de Salim Ali Soilihi.
HALIDI BLOG-COMORES 21 mars 2009/ 01h00

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans ENERGIE ET EAU
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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 22:52

À propos de la consultation populaire programmée le 29 mars 2009 — 3 —Mayotte : Conséquences de la violation du droit international

 
Dans la dernière partie de sa tribune libre (voir la précédente ICI) le professeur André Oraison rappelle que l'État comorien incluant l'île de Mayotte a été admis à l'ONU à l'unanimité le 12 novembre 1975. C'est ce qui explique pourquoi l'Assemblée générale des Nations Unies rejette « toutes autres consultations qui pourraient être organisées ultérieurement en territoire comorien de Mayotte par la France », ce qui annonce par avance la condamnation de la consultation populaire du 29 mars prochain.

E
n méconnaissant à l'occasion de l'accession des Comores à la pleine souveraineté le principe bien établi de l'indivisibilité des entités coloniales promues à l'indépendance, la France a manifestement violé le droit international public. Voulu par les États du Tiers Monde au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le droit international coutumier de la décolonisation exige en effet que les peuples dépendants exercent leur droit à l'autodétermination dans le cadre des frontières — même "arbitraires" — dessinées par les colonisateurs. L'objectif est de prévenir d'éventuelles manœuvres des Puissances européennes parfois désireuses de soustraire au mouvement de décolonisation telle ou telle fraction d'un pays colonial.

Le Gouvernement de Moroni soutient par ailleurs que le principe de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation l'emporte au moins dans les faits sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. C'est parce que la France avait l'intention évidente de balkaniser l'archipel au lendemain du scrutin de libre disposition du 22 décembre 1974 que les dirigeants comoriens ont proclamé unilatéralement l'indépendance de leur pays, le 6 juillet 1975, à l'initiative d'Ahmed Abdallah. Celui-ci avait d'ailleurs prophétisé la veille de ce jour historique : « L'indépendance des Comores se fera avec ou sans la France ».

L'admission aux Nations Unies en 1975 d'un État comorien incluant l'île de Mayotte

C'est bien sur la base d'une règle coutumière internationale à portée universelle liant tous les États — y compris les anciennes Puissances coloniales (dont la France) — que les Nations Unies considèrent les Comores comme une entité étatique unique, composée nommément des îles d'Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli. L'admission en leur sein le 12 novembre 1975 d'un État souverain composé de quatre îles confirme cette approche « globaliste ». L'admission du nouvel État a de surcroît été votée à l'unanimité par l'Assemblée générale de l'ONU par une Résolution 3385 (XXX), la France ne participant pas au vote. Au sein du Conseil de Sécurité qui avait délibéré sur cette question le 17 octobre 1975, il convient d'observer que le Gouvernement de Paris n'avait pas empêché la prise d'une recommandation favorable en exerçant son droit de veto. Il s'était contenté de s'abstenir lors du vote.
Les Comores entrent bien à l'ONU en 1975 en tant qu'entité étatique composée des îles d'Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli conformément aux résolutions 3161 (XXVIII) et 3291 (XXIX), votées respectivement à l'unanimité par l'organe plénier des Nations unies les 14 décembre 1973 et 13 décembre 1974. La sécession des "îles de la Lune" étant acquise avec le scrutin du 22 décembre 1974, le Gouvernement de Moroni est dès lors en droit de considérer la loi française du 31 décembre 1975 comme une ingérence inacceptable de la France dans les affaires intérieures des Comores indépendantes.

La condamnation par l'ONU de toute consultation populaire organisée à Mayotte après 1975

La France a d'abord été contrainte d'utiliser le 6 février 1976 son droit de veto au Conseil de sécurité en invoquant paradoxalement le principe de libre détermination des peuples à l'encontre d'un projet de résolution demandant, par 11 voix et 3 abstentions (États-Unis, Grande-Bretagne, Italie), l'annulation de la consultation prévue à Mayotte le 8 février suivant et le respect de l'intégrité territoriale de l'État comorien.
Mais le Gouvernement de Paris ne peut empêcher le vote de l'importante Résolution 31/4 — adoptée le 21 octobre 1976 par 102 voix contre une seule (celle de la France) et 28 abstentions — dans laquelle l'Assemblée générale de l'Organisation mondiale déclare que l'occupation par la France de l'île de Mayotte « constitue une atteinte flagrante à l'unité nationale de l'État comorien ». De surcroît, l'organe plénier des Nations unies « condamne les référendums du 8 février et du 11 avril 1976 organisés dans l'île comorienne de Mayotte par le Gouvernement français et les considère comme nuls et non avenus » dans la mesure où ils ne respectent pas le principe traditionnel de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation.
L'Assemblée générale des Nations Unies rejette enfin et surtout « toutes autres consultations qui pourraient être organisées ultérieurement en territoire comorien de Mayotte par la France ». Toujours d'actualité en ce début de XXIe siècle, cette philippique onusienne est très importante. C'est en effet une condamnation par anticipation de la dernière consultation des populations mahoraises survenue le 2 juillet 2000 et — bien sûr — de la prochaine consultation programmée à Mayotte le dimanche 29 mars 2009.
Dans ce contexte, la prochaine consultation populaire organisée à Mayotte est déjà considérée comme une nouvelle manœuvre du Gouvernement de Paris dirigée contre le peuple comorien et ses dirigeants qui revendiquent inlassablement Mayotte depuis son accession à l'indépendance, le 6 juillet 1975, en invoquant une des règles les plus fondamentales du droit international positif. Cette consultation risque en conséquence de détériorer gravement et durablement les relations déjà tendues entre la France et les Comores. Interviewé par "Le Monde", le Président Ahmed ABDALLAH n'avait-il pas lancé le jeudi 15 octobre 1981 un avertissement solennel aux dirigeants français à propos du statut de Mayotte ? Il déclarait en effet sous une forme imagée : « Quand une fille qui s'appelle les Comores aime un homme qui s'appelle la France et que cet homme ne l'aime pas, elle peut soit se suicider, soit chercher un autre homme ».
La consultation prévue à Mayotte le 29 mars 2009 provoque déjà des remous et va continuer à provoquer de nouvelles et virulentes critiques émanant non seulement du Gouvernement de Moroni mais aussi des organisations internationales à vocation universelle comme les Nations Unies ou à vocation régionale comme l'Union Africaine et la Ligue des États Arabes qui sont toujours favorables au retour de Mayotte dans l'État comorien sans consultation préalable — faut-il le souligner ? — de sa population.

Réflexion terminale : L'aggravation prévisible du différend franco-comorien

En dernière analyse, il nous apparaît déjà bien difficile de contester les propos — au premier abord choquants, mais exacts sur le plan juridique — du député communiste Jean-Paul Lecocq (PCF) lorsqu'il déclarait récemment au Parlement lors du débat consacré à la prochaine consultation des Mahorais sur l'avenir statutaire de leur île : « Au regard du droit international, Mayotte n'est pas un territoire français d'Outre-mer. C'est une terre comorienne illégalement occupée par une Puissance étrangère » (1).

Il est certain en outre que la départementalisation de « l'île au parfum envoûtant d'ylang-ylang » qui résultera vraisemblablement du scrutin du 29 mars prochain ne mettra pas un terme au combat de "David contre Goliath". Le contentieux franco-comorien sur Mayotte perdurera et même s'amplifiera — on peut le craindre — car il est d'ores et déjà exclu que l'État comorien puisse renoncer à un territoire vital pour sa survie, un territoire qu'il a toujours revendiqué avec force depuis son accession à l'indépendance en 1975. (Fin)

André Oraison
Professeur des Universités
Source :
Témoignages - mercredi 18 mars 2009

(1) Voir Giachino (L.), “À six semaine du référendum sur la départementalisation. Le Parlement débat de Mayotte", "Le Quotidien de La Réunion", mardi 17 février 2009, p. 21.

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Mariama HALIDI HALIDI - dans JUSTICE ET DROIT
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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 01:27


  Nous vous proposons ci-dessous une vidéo qui  présente le M’rengé.

 

Le M’rengé est la boxe locale aux Comores. En réalité, c’est plus que de la boxe. Il s’agit, en fait, d’une fête très populaire, surtout à Ndzuwani, Maoré et Mwali,  qui est organisée la nuit pendant le mois de ramadan. Différentes localités y participent. Durant au moins cinq heures, l’on assiste à un mélange de combat et de danse de Mgodro. Les localités s’affrontent, deux à deux, par le biais de leurs boxeurs – danseurs utilisant les points nus comme dans le moraingy du nord de Madagascar . Et la foule s’extasie. Deux arbitres interviennent régulièrement pour séparer les combattants.

Jusqu’à récemment le combat était rythmé par le son des « Ngoma » - tambours.

 

L’origine du M’rengé remonterait bien avant la période coloniale française et la proximité de Madagascar, le pays du moraingy, a favorisé son encrage aux Comores.

 

 Maintenant, vous pouvez cliquer sur la vidéo ci-dessous pour vous régaler !


 




Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)


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Mariama HALIDI HALIDI - dans VIDEOS
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 12:52

Source : Alwatwan.net/13 mars 2009

De l’avis de beaucoup, le ton entre les deux camps risque de monter d’un cran au fur et à mesure que la date fatidique va s’approcher. Bizarrement, toutefois, la population de l’île semble renvoyer dos à dos les deux camps et ne s’emballe que timidement et avec un certain détachement à cette actualité politique que les acteurs voudraient, eux, essentielle. Un partisan du référendum a déclaré : “ceux qui disent se battre aujourd’hui pour Mohéli sont ceux-là même qui, par calcul électoraliste, avaient remis pour quatre ans à Anjouan le tour qui revenait logiquement et de droit à Mohéli en 2006”.

Une fois la conférence terminée, les deux camps essaient d’occuper le terrain à Mohéli. Les partisans du non à toute forme de révision constitutionnelle ont été les premiers à ouvrir la danse en début d’après midi du lundi 9 mars. En effet, contre toute attente, la Communauté avait donné comme mot d’ordre aux siens d’aller accueillir en héros à l’aéroport les membres de sa délégation qui revenait de la capitale fédérale à bord du vol régulier de Comores Aviation assurant la ligne Moroni-Dzaoudzi via Bandarsalame.

Accomplir avec succès la mission que les Mohéliens

Pour l’occasion, un groupe musical a été engagé et embarqué dans un camion pour mettre l’ambiance afin de rallier les derniers hésitants qui devaient s’associer aux militants purs et durs, à une marche jusqu’à la Place de l’Indépendance de Fomboni. Mais la météo a découragé plus d’un et surtout la population se demandait crédule sur le bien fondé de l’accueil triomphal. Ce qui n’a pas empêché Hamada Madi Boléro de prendre la parole pour faire part à l’assistance qu’ils ont “accompli avec succès la mission que les Mohéliens leur avaient confiée”. Reste au président de la République d’appliquer ou non les recommandations de la conférence, a-t-il ajouté.
En début de matinée du lendemain, la réponse du berger à la bergère a été donnée sur cette même Place de l’Indépendance par les partisans de Sambi qui sont venus de Moroni comme le ministre Said Attoumane, le directeur général de l’Onicor et plusieurs hauts fonctionnaires originaires de l’île et exerçant dans la capitale fédérale, mais surtout des notables et des jeunes emmenés par bus entiers.
Plusieurs allocutions ont été prononcées. Mais celui de Soilihi Mohamed, un des héros du 6 juillet 1975 et – pour la petite histoire – oncle de Boléro, connu pour la force de ses convictions et son franc parler. Alors que les autres orateurs avaient visiblement du mal à assurer leur mission du jour, Basoilihi n’est pas allé pas quatre chemins en “affirmant qu’il y aura bien référendum sur la révision constitutionnelle et la tournante aura bien lieu en 2011 et non 2010”. Pour lui, “ceux qui disent se battre aujourd’hui pour Mohéli sont ceux-là même qui, par calcul électoraliste, avaient remis pour quatre ans à Anjouan le tour qui revenait logiquement et de droit à Mohéli en 2006”. Alors nous aussi, nous allons offrir à Sambi, une année seulement”. Une logique à la limite de la provocation, selon les partisans de l’autre camp, mais qui a le mérite d’être clair.
Il est que les deux rassemblements auraient quelque part quelque chose d’illogique s’il ne s’agissait pas de la politique et il est fort à parier que le ton entre les deux camps va certainement monter d’un cran. Mais bizarrement la population semble renvoyer dos à dos les deux camps et ne s’emballe que timidement et avec un certain détachement à cette actualité politique que les acteurs voudraient essentielle.

Nassur Riziki

 

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Mariama HALIDI ALWATWAN - dans MWALI
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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 12:41

Source  : Alwatwan.net/13 mars 2009

accueil-des-delegation-a-Ou S’unir pour réussir et faire face à la crise, tels est le slogan des femmes entrepreneuses des pays et région du sud-ouest de l’Océan indien (Maurice, Madagascar, Seychelles, Rodrigue, les Comores et la Réunion). Le quatrième forum des femmes entrepreneuses de la zone de l’océan indien se tient du 12 au 15 mars à Ndzuani. A cette occasion, une délégation de femmes entrepreneuses de la région, composée de dix-huit personnes se trouve actuellement aux Comores. Ces femmes regroupées en association intitulée “Entreprendre au Féminin de l’Océan indien (Efoi)” ont été reçue par les associations des femmes entrepreneuses de l’Union des Comores, l’Efoi Comores et l’Initiative Femme Comores (Ifemco).

Un cocktail dînatoire a été organisé pour l’occasion au restaurant le Jardin de la Paix à Moroni. Cette cérémonie de bienvenue a été marquée par la présence de Sitou Rahada Mohamed (ancien ministre), de Moina Fatima Djalim, ministre de l’Education de Ngazidja, de Sitti Soifiat Tadjidine (commissaire au plan) et de plusieurs représentantes des associations de femmes entrepreneuses comoriennes.
Dans son mot de bienvenue, Hissan Guy a dit que ce quatrième forum de l’Océan indien constituait une “occasion pour nous femmes entrepreneuses de renforcer notre partenariat”. “Etant dans une zone qualifiée de fragile, a-t-elle déclaré, notre intérêt est de nous unir pour faire face à la crise car les échanges que nous entreprenons nous permettent d’exister et de faire entendre notre voix”. Enfin, elle a appelé “toutes les femmes qui veulent entreprendre à formaliser leurs activités”.
Le commissaire chargé des programmes régionaux pour les femmes chefs d’entreprise mondiale, Aline Wong, a souligné, pour sa part, que ce quatrième forum devait aider à renforcer le portail.

Les moyens de produire pour augmenter le pouvoir d’achat

“Ce site web que nous avons créé facilitera les échanges régionaux et c’est la qualité des échanges qui appelle le soutien des bailleurs de fonds”. Selon elle, “il faut donner aux femmes les moyens de produire pour augmenter le pouvoir d’achat des ménages, aider une femme c’est aider une famille”.
Le regroupement des femmes entrepreneuses comoriennes ou régionales existe depuis les années 1999. Jusqu’en 2005, les activités programmées ne se déroulaient pas comme prévues. Ce n’est qu’en 2006 avec le premier forum tenu à Tamatave que l’ensemble des activités de l’association a pris son envol. Selon Hissan Guy : “l’Ifemco s’est donnée comme priorité de se procurer un local et faire en sorte que les gens sachent où s’orienter quand on veut recourir à ses services”.
Rosy Félix originaire de l’île Maurice, présente affirme que “ce forum permet la consolidation du réseau. Chaque pays est différent et cela est une opportunité à exploiter”. Pour Ginette Anaudin, “le site web, permet à la femme entrepreneuse de s’épanouir et de s’affirmer sur le marché qu’elle veut conquérir”.

Mariata Moussa

 

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 10:29

 
Moroni, jeudi 12 mars 2009 (HZK-Presse) Une série de décrets présidentiels portant fixation des cadres organiques des ministères et de la présidence de l'Union des Comores est rendue publique depuis le 7 mars dernier. La décision vise notamment à réduire l'effectif des fonctionnaires et agents affectés aux différents départements ministériels et ce, pour se conformer aux recommandations des partenaires et institutions financières internationales. Cette mesure vient à cet effet compléter un autre décret antérieur daté du 13 juillet 2008 relatif à l'organisation générale de l'administration et aux missions des services des différents ministères.

Désormais, des 2457 fonctionnaires et agents en service au sein de l'administration de l'Union des Comores (Présidence, services rattachés, ministères...), seuls 1730 sont retenus après sélection pour servir l'administration et les services ministériels de l'Union des Comores. Il ne tient pas compte des effectifs relevant de la compétence des Exécutifs des îles autonomes de Ngazidja, Ndzouani et Mwali.
Pour M. Mohamed Djaffar Abasse, secrétaire général au ministère de la fonction publique, l'administration pesait lourdement ces dernières années quant à la masse salariale avec 1827 fonctionnaires émargeant au sein des services ministériels rattachés à l'administration centrale. La liste s'est réajustée de 630 agents hors Fop dont certains ont été incorporés dans les mêmes services tantôt en qualité de conseillers, agents, chargés de mission...ou autres.

C'est dans ce contexte et conformément aux souhaits des partenaires financiers du pays, que le président de la république s'est résolu, à travers une série de décrets signés en ce début mois de mars, à assainir l'appareil de l'Etat fédéral et à fixer enfin les cadres organiques des ministères et de la présidence de l'Union.
Toutefois souligne le secrétaire général, « des recommandations ont été formulées à l'endroit de certaines institutions, notamment l'Assemblée de l'Union, la Cour constitutionnelle, pour s'inscrire dans cette même dynamique visant à réduire l'effectif des agents de l'Etat, dans l'intérêt d'harmoniser ses services ».

Cette mesure, dira le secrétaire général, « a été prise sur la base du projet de loi finances. D'où l'impérieuse nécessité imposé à chaque département ministériel de se limiter à un effectif de 2 à 4 conseillers pour chaque ministre, suivant les compétences attribuées à ce dernier ». Encore faut-il qu'ils soient des fonctionnaires répondant à un profil universitaire avéré d'au moins bac + 4 avec une expérience professionnelle de 5 ans dans le service.
Au-delà de ces critères chaque département ministériel est censé être géré par un secrétariat général et des inspections généraux selon toujours les compétences définies dans le cadre organique. La volonté de l'Union, assure-t-on, reste dictée par l'obligation de parvenir à une administration plus efficace, fonctionnant avec des moyens à la hauteur des capacités financières de l'Etat encore très limitées par rapport aux besoins de tous les secteurs de notre développement.

Vrai ou faux, toujours est-il que l'on s'interroge encore sur le fait que le projet de loi de finances n'a été ni discuté ni adopté, lors de la session budgétaire du parlement de l'Union de décembre dernier au titre de l'année 2009 en cours !
Et comme nul n'est en mesure de nous donner le chiffre exact de la masse salariale qui continue de varier d'un mois à l'autre, et dont le pourcentage par rapport au budget est estimé à 65%, il est difficile de prévoir les incidences de l'application de ces nouveaux décrets, qui devraient s'accompagner des mêmes dispositions au niveau des exécutifs des îles, pour espérer atteindre la rationalisation souhaitée, et convaincre l'opinion de leur pertinence.
A. Nabahane
Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 22:59

Discours de Monsieur  Abdallah Mohamed chef de la délégation de l’opposition d’Anjouan à la réunion plénière du 7/03/09.

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(Photo : Abdallah Mohamed lors de la signature des accords de Fomboni en 2000)


Monsieur le Président du Dialogue Inter Comorien,

Messieurs les Représentants de la Communauté Internationale ici présents,

Cher collègues participants au Dialogue Inter Comorien,

Honorables invités,

Mesdames, Messieurs,


A la question de savoir si le Président de l’Union quittera ses fonctions au terme de son mandat c'est-à-dire en 2010, conformément à la tournante, les représentants du gouvernement sont restés évasifs au sein de la Commission chargée de l’examen de l’Avant projet de loi portant révision de la constitution de 2001.


Mais leur comportement observé tout au long des deux jours qu’ont durée nos travaux, nous a convaincus de la détermination du pouvoir d’organiser dans les meilleurs délais un referendum pour la révision de la Constitution aux fins de permettre au Président de l’Union de se maintenir au pouvoir au delà de 2010.


Les raisons avancées n’ont pas été convaincantes, en tout cas, elles ne justifient pas son maintien au pouvoir au-delà de 2010.


Avant d’examiner l’avant-projet il était nécessaire que la Commission ait des informations fraîches sur la Constitution en vigueur, le contexte politique qui a conduit à son adoption, sa démarche et les objectifs qui lui ont été assignés.


Nous nous sommes chargés de cette tâche, sans parti pris, étant donné que nous avions eu le privilège de participer aux travaux de son élaboration en 2010 et que nous voulions mettre à la disposition de la Commission toutes les informations utiles pour lui permettre de travailler en toute sérénité (voir ICI).


Que ne fut notre surprise de nous voir reprocher d’inventer des choses qui ne figuraient dans aucun document légal et dont la véracité ne pouvait pas être prouvée.


Pourtant, nous réaffirmons qu’il était convenu d’évaluer cette Constitution en 2014 c'est-à-dire après que chaque île aurait dirigé le pays sous le régime de cette Constitution. C’est la logique.


Il y a eu pire. Les représentants du Gouvernement ont contesté au Délégué de l’Assemblée de l’Union sa qualité de représentant de cette institution au sein de la Commission tout simplement parce que ce dernier a eu l’audace d’exprimer des positions qui se rapprochent de celles défendues par les parties de l’Opposition sur certains points de l’ordre du jour.


En d’autres termes quand la position du Délégué de l’Assemblée Nationale rejoint celle des représentants du Gouvernement c’est normal. Dans le cas contraire c’est anormal.

C’est tout simplement scandaleux.


La bonne gouvernance commence par là : elle doit être impulsée à partir du sommet. Ce sont les Gouvernements qui doivent donner le bon exemple.


En ce moment précis, nous ne voudrions pas être Mohélien, pour rien au monde. Nous comprenons la frustration des Mohéliens et leur sentiment d’impuissance devant une injustice.

Nous le partageons.


Croyez nous, nous avons tout tenté pour éviter cela, hélas !

De cette auguste institution, symbole de la démocratie aux Comores, nous lançons un appel désespéré au Président de l’Union pour qu’il renonce à la prolongation de son mandat et permette à la tournante de tourner en 2010. J’espère de tout mon cœur que notre appel sera entendu.


Notre première pensée était de faire une grève de la faim, à compter de ce jour et jusqu’à ce que notre appel soit entendu par le Président de l’Union. Mais, on risque de nous laisser mourir donc nous renonçons.


Je vous remercie.




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Mariama HALIDI HALIDI - dans DISCOURS
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 21:43

Source : Malango-Mayotte 12/03/2009

La préfecture de Mayotte a été condamnée par le Tribunal de première instance de Mamoudzou, mercredi 11 mars, pour voie de fait. Elle a été reconnue coupable d’avoir expulsé un mineur isolé et d’avoir falsifié son âge. Une pratique courante, affirment les associations, condamnée pour la première fois par un tribunal civil.

C'est une première : s'il était arrivé que la préfecture de Mayotte soit, dans le cadre de la lutte contre l'immigration clandestine, sanctionnée par le Tribunal administratif de Mamoudzou, jamais elle ne l'avait été par le Tribunal de première instance (TPI). Et pour cause : jamais la justice civile n'avait été saisie d'une telle affaire. C'est désormais le cas : la préfecture a été condamnée par le TPI mercredi 11 mars, pour avoir falsifié l'âge d'un jeune mineur considéré comme étant en situation irrégulière, dans le but de le reconduire à la frontière ; et pour lui avoir refusé son retour.

Selon la juge des référés, Thérèse Rix-Geay, l'APRF (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière) touchant le jeune Ousseni B. pris le 13 février 2009, « est constitutif d'une voie de fait ». De même, le refus du préfet d'autoriser son retour à Mayotte malgré le retrait de l'APRF constitue une deuxième « voie de fait ». La présidente enjoint donc le préfet, dans son jugement, « de ne pas s'opposer au retour » du garçon, sans pour autant lui imposer une astreinte (lire ci-contre).

L'affaire remonte au 13 février. Ce jour-là, Ousseni, 14 ans, se rend au collège de Kaweni, où il est scolarisé en classe de 5ème. Né à Anjouan, il séjourne sur le territoire mahorais depuis l'âge de 5 ans et y a fait toute sa scolarité. Il vit avec son père, Comorien en situation régulière à Mayotte, et ses frères et sœurs - sa mère, en situation irrégulière, est également à Mayotte.

Lors de son arrestation à 7h45, Ousseni affirme qu'il est mineur - son extrait d'acte de naissance qui précise qu'il est né en 1994 et son carnet de scolarité le prouvent. A 10 heures, le principal du collège envoie un fax à la Police aux frontières (PAF) indiquant qu'il est scolarisé et n'est pas majeur. Prévenu sur le tard, son père, Abdou, tente de le retrouver mais se fait balader du commissariat à la préfecture, et de la préfecture au Centre de rétention administrative (CRA). Il n'aura pas le temps de faire sortir son enfant, qui sera reconduit à la frontière vers 12 heures. Depuis, Ousseni est à Anjouan, « livré à lui-même » selon son avocate, Me Fatima Ousseni, et « le préfet refuse de le laisser revenir ».

Car les ennuis du garçon ne s'arrêtent pas là. Son père et l'association Cimade ont tenté de le faire revenir. Mais alors que la préfecture a, dans un premier temps, reconnu sa faute dans un courrier et accepté son retour, elle s'est ensuite rétractée, prétextant que l'extrait d'acte de naissance du jeune garçon serait un faux. Une allégation critiquée par l'avocate - elle a stigmatisé à l'audience du 9 mars « la volonté du préfet de tronquer la réalité » et s'est interrogée sur la mise en avant tardive (le 27 février) d'un tel argument - et rejetée par la présidente : « L'état de faux n'est pas avéré », conclut-elle.

Au-delà de cette dernière péripétie, c'est une pratique qualifiée de « récurrente » par les militants associatifs que ce jugement met à mal. En effet, il ressort de la procédure que la PAF a changé l'âge du jeune garçon. Sur son APRF, il est inscrit comme étant né en 1990, et non en 1994, « alors qu'aucune vérification n'a été faite », dénonce Me Ousseni. Rendu majeur par cette falsification, il a ainsi pu être reconduit à la frontière - or selon la législation, un mineur isolé ne peut être refoulé du territoire.

Ce type de pratique n'est pas nouveau, affirment plusieurs associations dont la Cimade, qui intervient au CRA, et le Réseau Education sans frontières de l'île de Mayotte (Resfim). Le proviseur du lycée de Kahani, certains médias et des autorités indépendantes dont la Défenseure des enfants l'ont également dénoncée ces dernières années.

« Jusqu'à quand ? », s'est interrogé Fatima Ousseni lors du procès. « Jusqu'à quand ces pratiques vont-elles être maintenues ? Jusqu'à quand le préfet va-t-il considérer qu'il est au-dessus de la réglementation ? Certes, des chiffres doivent être atteints, mais les chiffres n'ont jamais justifié le déni de la loi. »

RC

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Mariama HALIDI MALANGO-MAYOTTE - dans JUSTICE ET DROIT
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 16:01
 

Paris, jeudi 12 mars 2009 (HZK-Presse) – La Table Ronde organisée par l’Association des Amis de l’Université des Comores et la revue Tarehi le 7 mars 2009 a tenu ses promesses en termes de contenu et de débats. L’objectif de cette Table Ronde organisée par des chercheurs comoriens à la Mairie du 15e arrondissement de Paris n’était pas de faire une contre-conférence ou un pendant à celle organisée un peu avant à Moroni.

Il ne s’agissait pas non plus de faire des propositions au gouvernement actuel. Les organisateurs ont précisé dès le départ et au fil des questions qu’ils ne faisaient que leur travail qui est d’analyser, chercher et éclairer leurs compatriotes sur un texte fondamental qui est la Constitution du 23 décembre 2001, constitution susceptible de modifications dans un proche avenir.

La matinée a été consacrée aux événements qui ont conduit à la mise en place de la Constitution de l’Union des Comores. Mme Kamlati Bacar s’est attachée à retracer l’histoire constitutionnelle des Comores depuis 1975 jusqu’à nos jours. Cette enseignante en Lettres-Histoire a dénombré près de cinq constitutions pendant cette période, ce qui traduit bien l’instabilité institutionnelle du pays.

M. Saïd Abasse Ahamed, doctorant en sciences politiques à l’Université Paris 1, a montré que la crise séparatiste qu’a vécue l’archipel depuis 1997 n’est pas un événement exceptionnel propre aux Comores, mais que d’autres pays, notamment en Afrique, se sont trouvés confrontés à des crises de même type. Partout, une partie de la population considérant, à tort ou à raison, qu’elle est mise à l’écart, demande à pouvoir participer à la gestion des affaires de l’Etat.

Il a noté que l’appel à des instances extérieures est le résultat de l’incapacité de la classe politique comorienne à trouver des solutions pour régler leurs problèmes en interne. Pour le chercheur, spécialiste de la notion de « négociation » qui a enseigné au Congo, la solution trouvée est certes coûteuse mais elle a le mérite d’avoir permis de mettre fin au conflit.

Enfin, pour M. Kamal Saïd, doctorant à l’Université Paris 1, les institutions actuelles doivent être réformées car elles relèvent d’un droit étranger au peuple comorien. Pour ce jeune chercheur, qui a commencé ses études à l’Université des Comores, la Constitution comorienne doit refléter les spécificités de la population.

La première partie de l’après-midi a été consacrée à l’analyse de la Constitution de l’Union. M. Elarif Saïd Hassane, docteur en sciences politiques de l’Université Paris 1 et Conseiller à l’Ambassade des Comores à Paris a décrit avec minutie les institutions actuelles et a qualifié le système actuel de « régime présidentiel avec une séparation rigide du pouvoir ». Il a conclu que dans un tel cas s’il n’y a pas d’entente entre les divers organes, soit l’un domine tous les autres, soit ils se bloquent tous mutuellement.

Moncef Saïd Ibrahim, juriste, s’est attaché à décrire la pratique de cette constitution à travers les décisions ou les non-décisions de la Cour constitutionnelle et l’assistance a pu saisir à travers cette intervention l’impuissance de celle-ci.

L’autre partie de l’après-midi a été consacrée à la possibilité de réformer la Constitution actuelle. Pour M. Kambi Abdellatuf, doctorant en gestion à l’Université Saint-Quentin en Yvelines, les aspects économiques ont trop souvent été oubliés au moment des réformes institutionnelles, alors que souvent ils sont à l’origine des crises. Il faut, selon lui, penser à l’économique quand on veut modifier le caractère de l’Etat.

M. Saïd Mohamed Saïd Hassane, docteur en Droit de l’Université d’Orléans et Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche, a procédé à une analyse détaillée du projet de réforme de la Constitution proposé par le Président Sambi. Pour lui, ce projet modifie la nature du régime politique et la forme de l’Etat. Le régime politique actuel, décrit comme un régime présidentiel, céderait la place à un régime de type parlementaire alors que les îles autonomes passeront du statut d’entités fédérées à celui de collectivités territoriales.

La Table Ronde s’est terminée par la communication de M. Halidi Allaoui, juriste qui s’est interrogé sur la forme d’Etat la mieux adaptée. Halidi Allaoui a fait quelques propositions de réforme, en ayant en tête uniquement le souci de « l’unité réelle et sincère du pays ». Pour cela, il récuse la notion de « citoyenneté de l’île », en affirmant qu’elle est par ailleurs contraire aux dispositions de la Constitution de l’Union et préconise la représentation du pouvoir central dans les îles par les vice-présidents et la délocalisation de leurs ministères.

Il a notamment insisté sur la nécessité d’un pouvoir exécutif fort et solidaire avec la participation des chefs de l’exécutif des entités insulaires. Il a aussi proposé que tous les membres de la Cour constitutionnelle soient des juristes et des diplômés en sciences politiques ayant une certaine expérience et recrutés sur concours, pour favoriser l’indépendance de celle-ci.


Cette Table Ronde a été une réussite, de par la qualité des communications mais aussi par les interventions des personnalités de la diaspora présentes dans l’Assemblée et qui ont enrichi la réflexion par leurs connaissances et leur expérience.

Les organisateurs se sont engagés à publier la somme des interventions dans un numéro spécial de la revue Tarehi qui paraîtra avant la fin de l’année.

Mahmoud Ibrahime (Correspondant à Paris)
120309/mi/hzkpresse/12h00
Article paru également dans Alwatwan n°1273 du 12 mars 2009
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans DIASPORA
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