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  • : HALIDI-BLOG-COMORES, Blog des COMORES
  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 23:19

Dernière minute :

Nous venons d'apprendre qu'à partir du 17 juin prochain, Air Madagascar mettra en service une nouvelle liaison sans escale entre Paris et Nosy bé, avec une continuation sur Moroni. Ce vol hebdomadaire de nuit sera assuré par un B 767 -300 bi-classe équipé de 237 sièges.

Pour plus d'informations merci de s'adresser directement à Air Madagascar ou aux agences de voyages.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 12:17
Mab-Elhad Le nouveau prefet du centre de Ngazidja (Bambao et Hambou) s'appelle  Mohamed Abderemane Boina Foumou. 

Mohamed Abdérémane Boina Foumou ? Un nom inconnu à première vue. Pourtant, l'homme  est en réalité très connu aux Comores notamment dans le milieu culturel. Il est, en fait, surtout connu  par son nom de plume et d'artiste, Mab Elhad.

Quelle personne s'intéressant à la littérature et la culture comoriennes osera affirmer qu'il n'a jamais entendu parler de Mab Elhad ? L'homme a une main fascinante du fait de sa polyvalence et un talent litteraire induscutable. Il est  photographe, poète et artiste calligraphe. Sans hésitation, nous pensons même qu'il est un des poètes les plus populaires du pays. On le voit partout et réguliérement dans notre pays  et ailleurs (France, Madagascar, La Réunion...) tantôt entrain d'exposer ses chefs d'oeuvre artistiques tantôt arborer son joli kandzu - boubou - d'ambassadeur  de la poésie comorienne dans les différentes festivités culturelles  et atéliers d'écriture. Ce poète "qui sait méler à merveilles les paradoxes",  écrit ses poèmes en français, en shikomori et en anglais et a publié son premier recueil de poèmes, "Kaulu la mwando" , chez Komedit en 2004. D'ailleurs, certains extraits de poèmes de ce recueil figurent sur des billets de banque comoriens. Il est le seul poète comorien, à notre connaissance, qui a bénéficié de ce privilège.

Mab Elhad qui est aussi un des membres fondateurs du club Pohori / Kalam, association des poètes et écrivains comoriens et du club Poetiqu'Art ne ménage pas  ses efforts  pour promouvoir la culture comorienne en général et la poésie comorienne en particulier à travers ses différentes actions et ce malgré son emploi du temps très chargé et ses contraintes professionnelles et familiales. Il suffit de faire un petit tour sur le blog poètes - de - la - lune dont il est l'animateur ou de lire ici ou là ses articles pertinents sur la poésie comorienne comme "régards sur la poésie comorienne" pour s'en convaincre.

Mais notre homme n'est pas seulement un homme d'art et de  culture. Ordonner les vers et jongler avec les rimes ne lui suffit certainement pas. Ou plutôt il s'est dit qu'il peut aussi veiller à l'ordre public de son pays. C'est pourquoi il a décidé d'embrasser le metier de gendarme.  En effet, il est  aussi un officier de la gendarmerie comorienne qu'il a intégrée dépuis une vingtaine d'années.  Quand il enlève son koffia d'artiste et de poète, c'est, pour porter un képi ! Et là, le poète Mab Elhad devient  le lieutenant Mohamed Abdérémane Boina. Un homme tant attaché à l'unité de notre pays et prêt à se sacrifier pour son pays. Il n'avait pas manqué de le rappeler dans son poème "Anjouan" publié sur plusieurs blogs et sites internet en février 2008 dans lequel il rendait un hommage émouvant aux honorables et vaillants militaires comoriens qui s'apprétaient à intervenir à Anjouan pour rétablir l'ordre constitutionnel.

Eh oui les deux activités sont bien conciliables contrairement à ce que l'on pourrait croire. Leur dénominateur commun n'est il pas incontestablement l'ordre ? Un homme d'art ne rime  t-il pas  un peu (excusez du peu) avec un homme d'armes ?

Natif de Moroni, "ce gendarme qui se gendarme contre la politique" et père de  trois enfants  a un diplôme de technicien agropastoral obtenu en France. Une fois rentré aux Comores Il a occupé le poste de chef du département des provix (produits avicoles) à la station avicole du Centre fédéral d’appui au développement rural (Cefader) de 1985 à 1987 avant d'intégrer les rangs de la gendarmerie nationale. Après avoir poursuivi plusieurs formations rélatives à son nouveau métier, notamment en recherche criminelle et lutte contre la drogue et obtenu les  diplômes d’officier de police judiciaire (OPJ) et de qualification supérieure de la gendarmerie (DQSG), il s'y est vu confier différentes responsabilités  : Directeur adjoint de la Brigade mixte Anti-drogue (Brimad), officier de commandement, responsable de l’Administration et du Fichier central de renseignements judiciaires....

Nous adressons nos chaleureuses félicitations poétiques et lunaires à notre frêre de plume  Mab Elhad et  souhaitons bon courage au nouveau prefet. Nous lui faisons entiérement confiance quant à sa capacité d'assumer avec dignité et éfficacité ses nouvelles fonctions compte tenu de l'humanisme et de la rigueur qu'il a toujours su concilier dans ses différentes activités et de l'expérience acquise tout au long de sa carrière professionnelle. D'autant plus qu'il est de ceux qui pensent à juste titre que “seuls les gendarmes peuvent garantir la paix et la sécurité populaire en marquant le temps et l’espace d’un pays ou d’une circonscription comme la nôtre’’.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 12:06

Source : Alwatwan.net / 06 mai 2009


Réunis à Cuba, les ministres des Affaires étrangères des pays du Mouvement des Non-alignés ont réitéré la souveraineté des Comores sur l’île de Mayotte et condamné le référendum du 29 mars 2009, organisé par le gouvernement français dans l’île comorienne de Mayotte. Cette consultation constitue, selon eux, “ une violation de la souveraineté de l’Etat comorien et de l’intégrité territoriale et qui représente une grave atteinte au droit international et aux résolutions de l’Onu’’.


Les Ministres des Affaires étrangères des 118 pays du Mouvement des Non-alignés, réunis à Cuba du 27 au 30 avril, ont abordé la question de Mayotte, parmi les nombreuses crises politiques qui émaillent le monde.

‘‘Une condamnation sans appel’’, selon Mohamed Toihiri qui évoque deux déclarations adoptées, le premier portant le point 238 et qui stipule que ‘‘les ministres déplorent l’ingérence de la France dans le affaires de Mayotte et rejette vigoureusement toute tentative ultérieure d’intégration de l’île comorienne dans l’administration française’’.

Dans une seconde déclaration, reprise dans la rapport final et adoptée à l’unanimité des pays présents ‘‘les ministres réitèrent (point 237) de nouveau la souveraineté des Comores sur l’île de Mayotte, condamnent et considèrent comme nulle et non avenue le référendum du 29 mars 2009, organisé par le gouvernement français dans l’île comorienne de Mayotte. Une consultation qui constitue une violation de la souveraineté de l’Etat comorien et de l’intégrité territoriale et qui représente une grave atteinte au droit international et aux résolutions de l’Onu’’.

L’ambassadeur des Comores aux Usa, Mohamed Toihiri, qui a déjà effectué un premier voyage au Cuba pour présenter ses lettres de créances et conclure des accords de coopération dans de nombreux domaines, a su mettre à profit le lobbying qu’il avait créé pour dépoussiérer le dossier de Mayotte, jusqu’à parvenir à faire adopter cette déclaration qui conforte les Comoriens dans leur lutte pour le retour de Mayotte dans son giron naturel.

Dans sa déclaration d’ouverture de la réunion, Raul Castro, l’homme fort de Cuba, intervenant à l’ouverture du Sommet de la Havane, a tenté de redéfinir le rôle et la place du Mouvement des Non-alignés. Selon lui, le mouvement doit maintenant ‘‘livrer des batailles courageuses contre l’unilatéralisme, les doubles normes et l’impunité accordée à ceux qui sont au pouvoir, pour un ordre international plus juste et équitable face au néolibéralisme’’.

Le constat affiché par les pays Non alignés est amer. 53 ans après sa création, les problèmes des pays en développement n’ont pas bougé d’un iota et les engagements de l’ONU, qui se propose d’éradiquer la pauvreté en 2015 sont restés lettres mortes. Le monde des pays non alignés assiste impuissant à la mondialisation, ploie sous le poids de la dette, tributaire des clubs de Paris et de Londres et reste gouverné presque par le FMI et la Banque Mondiale.

Par cette réunion de Cuba, le non alignement se repositionne contre le modèle libéral de la mondialisation et revendique un mode de développement plus soucieux de l’homme et de l’environnement.

 

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 12:02

Source : Alwatwan.net / 05 mai 2009

Football-D1 Sur les quatre matchs comptant pour la cinquième journée du championnat de la ligue de football de Ndzuani, deux matchs ont eu lieu samedi 2 mai. Le leader du classement, Komorozine détient toujours son affaire en battant le 3e au classement, Chirazienne par le score de 1 but à 0. Le même après-midi au stade de Sima, Ziara club a été laminé par un Barakani club en quête de victoires. Komorozine est, sans doute, le leader du championnat d’Anjouan avec 13 points et 5 buts. Deux autres matchs ont opposé respectivement Etoile d’or et Fco et Ajsm à Steal Nouvel le dimanche 3 mai.
La première rencontre s’est soldée par le score de 2 buts à 0, en faveur de la formation de Sima, Steal Nouvel.

‘‘Nous sommes classés en 7ème position, sur 8 équipes alignées. Nous ne sommes pas encore à notre forme habituelle’’, se désole Assadi, le latéral gauche de l’Ajsm de Mutsamudu. Le même jour au stade de Mirontsi, le champion en titre régional, Etoile d’or a fait un match nul de 1 but partout face à Football club de Ouani.
Le champion national de la Coupe des Comores, Ajsm (Association de la Jeunesse Sportive de Mutsamudu)se mesurera au champion en titre régional, Etoile d’or. La prochaine journée aura lieu le samedi 9 mai. Un match de retard opposera le leader du classement, Komorozine à Barakani (3e avec 9 pts +3).

Le classement général

Komorozine (13 Points +6 buts)
Steal Nouvel (9 Pts +3)
Barakani (8 Pts +4)
Chirazienne (6 Pt)
Etoile d’or (6Pts)
Ajsm (4 Pts-3)
Ziara (4 Pts-3)
Fco (3 Pts)

Elie-Dine Djouma

 

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 22:44
Nouveaux-magistrats La justice comorienne a depuis samedi dernier six nouveaux magistrats diplômés de l'Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes de Tananarive . Ils ont  prêté serment ce jour là avant d’intégrer officiellement leurs nouvelles fonctions. 

Il s'agit de de :  Abdoulwahab Nassim Sidi, Hamidou Ali Mohamed, Youssouf Ibouroi, Chamsidine Ali Sidi, Soudjay Soymata Oumi et Rachadi Mchangama Said.

Les trois premiers sont nommés substituts du procureur. Quant aux trois autres, ils sont  juge d’instruction.

Nous leur souhaitons bonne chance et espérons qu'ils contribueront avec dignité et intégrité à une vraie justice indépendante et respectueuse aux Comores.

Halidi Allaoui
HALIDI-BLOG-COMORES / 05-05-09

 

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 22:49

Source : HALIDI-BLOG-COMORES

 
Le premier rassemblement de l’Alliance pour la Stabilité et le Développement des Comores (ASDC) qui devrait avoir lieu le mardi 28 avril sur la place de Msirojou dans la municipalité d’Ouani a été saboté par la mairie de la ville. A savoir que l’ASDC s’oppose au Referendum de la révision constitutionnelle prévu le 17 mai prochain sur l’ensemble des trois iles.

 

Vu le retard d’accomplissement des formalités en vue l’organisation du meeting dans la commune de Ouani, la mairie de la ville a saboté le meeting de l’Alliance pour la stabilité et le développement des Comores, en avançant l’argument que la demande d’autorisation du rassemblement du 28 avril n’avait pas obtenu un accord.

 

Ainsi le meeting n’est pas autorisé à avoir lieu dans la commune en ce jour. D’après Zoubert Abdou, Maire de Ouani l’ASDC n’a pas respecté les conditions de la commission électorale. Il s’agit de fournir une formalité légale en présentant un calendrier signé par la commission électorale.

 

« C’est un coup préparé par le gouvernement central afin d’empêcher l’opposition de faire un meeting » doute Abdallah Mohamed (Photo, Archives HALIDI-BLOG-COMORES), membre de l’ASDC. Il ajoute que « dans les années passées, les candidats qui veulent transmettre leurs communications au public passent par la mairie au lieu de la commission électorale ».

 

Pour éviter le chevauchement entre deux candidats, l’ASDC a présenté une lettre à la mairie de la commune juste trois jours avant le meeting. « Peut être, la Mairie a reçu une instruction venant d’en haut de ne pas donner une autorisation pour ce meeting » confie A. Mohamed. Enfin, « le parti ASDC envisage une réunion dans la semaine pour décider de ce sa conduite pour les jours à venir » conclut-il.

 

Mohamed Elhad
un de nos collaborateurs à OUANI
HALIDI-BLOG-COMORES

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 12:50

Source : Alwatwan.net / 29 avril 2009

Youssouf La 10è édition du Grand prix de la Confédération africaine d’athlétisme (Caa) ou Panafrican Meeting a regroupé, mardi dernier au stade Modibo Kéïta de Bamako au Mali, une pléiade d’athlètes venus de tous les coins du monde. Ils étaient presque tous là, les Oumar Loum du Sénégal, Uche Isaac du Nigeria, Isaac Makwelé du Botswana et autre Béhi Symphora de la France. Dans ce petit monde athlétiquement connu, le jeune comorien Youssouf Mhadjou a su s’imposer en remportant la médaille d’or aux 100m plat masculin, le mardi 21 dernier au même stade de Bamako, émerveillant tout un public qui l’ignorait. Ce natif de Mbashile Bambao (Ngazidja) a remporté l’épreuve masculine avec un chrono de 10’’57 (son record personnel) devant Bosse Berenger de la République Centrafricaine qui détient la deuxième marche du podium avec 10’’68 et Idrissa Sanou du Burkina en troisième place avec 10’’74.
Par son courage et son professionnalisme, le jeune comorien qui suit un stage à l’Institut des Sports de Dakar, au Sénégal, a prouvé sa suprématie à la 10e édition du Panafican Meeting. “Nous voudrions faire en sorte que durant les prochaines compétitions régionales et internationales, d’autres athlètes nationaux dépassent leurs performances actuelles”, a expliqué Hassane Mohamed Abdou, chargé de l’académie olympique au Cosic.
10’’ 57 sur 100m est un chrono qui n’a jamais été effectué par un athlète comorien. Le chargé de l’académie olympique a rappelé que Youssouf Mhadjou est un coureur qui représente un grand espoir dans sa discipline. Suite à ses performances aux derniers Jeux olympiques de Beijing en 2008, avec 10”62 aux 100m plat, le coureur a été admis à prolonger son stage à l’institut sénégalais.

Mahmoud Mohamed Elarif a “rendu hommage” à l’institut des sports de Sénégal et “félicité” le Coelacanthe Youssouf qui a permis à l’hymne national de retentir lors de ces jeux. Grâce à ses actuelles performances, il a été pris en charge (frais de déplacement et logement inclus) par son institut. Après la médaille d’or de Irham Aboubacar au Special Olympics de Daho (USA), voilà que Youssouf Mhadjou porte haut les couleurs nationales.

Au classement général, les Sénégalais ont confirmé leur suprématie en remportant 4 médailles d’or et 2 d’argent devant le Burkina Faso (3 or, 2 argent et 3 bronze). La Côte d’ivoire est 3ème avec une médaille d’or et une autre en argent tandis que les Comores sont classées en quatrième position avec une médaille d’or. Le Mali et le Cameroun complètent le bas du tableau avec chacun une médaille d’argent et une médaille de bronze.

Elie-Dine Djouma

 

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 10:23

Source : Alwatwan.net / 29 avril 2009

Mohamed Said Fazul, ancien Président de Mwali : «En tant que responsable, je ne peux pas cautionner des actions de violence de quelle nature que ce soit»

Fazul L’ancien Président de l’île autonome de Mwali, Mohamed Said Fazul, s’oppose à l’organisation d’un référendum constitutionnel. Mais, contrairement à une partie de la classe politique locale, il entend défendre sa position sans faire usage de la force. A ceux qui projettent d’empêcher par tous les moyens, y compris la force,à la tenue du scrutin, Fazul avertit que « c’est une voie dans laquelle il ne faudrait absolument pas se hasarder. Il y a une crise politique qui doit être résolue par des réponses politiques. Je ne peux pas prétendre à un destin national et appeler les Comoriens à s’entre-déchirer entre eux alors que demain, je vais devoir les unir ». Entretien.

Le collège électoral vient d’être convoqué à propos du référendum sur la révision constitutionnelle……..MSF( visiblement étonné) : C’est préoccupant ! C’est un réel sujet de préoccupation pour les Comores et il peut même constituer un danger pour ce pays qui, franchement, n’en a pas besoin. Cette présente révision constitutionnelle tourne le dos aux accords de Fomboni et à la constitution de 2001 en mettant fin à l’autonomie des îles et au mandat tournant de quatre ans. Mais le véritable danger, c’est que cela va ouvrir une brèche pour les successeurs de Sambi qui ne vont pas, eux aussi, se priver de réviser tel ou tel article de la constitution selon leur convenance. On risque d’assister à une instabilité constitutionnelle permanente.

Mais M. le Président, tout le monde est à peu près d’accord sur le fait que la constitution de 2001 a été dictée par les circonstances et née des suites de nombreuses compromissions…Non, il y a eu plutôt des compromis qui sont encore valables. N’oublions pas que c’est à la suite d’une tentative de sécession et les vieux démons ne sont jamais loin. Ce qui dérange dans cette histoire, c’est la volonté d’un homme d’Etat qui cherche à se maintenir au pouvoir sous prétexte de révision constitutionnelle. Le Président Azali avait un moment embrassé cette idée du maintien coûte que coûte au pouvoir, mais la pression l’a contraint à revenir à la raison. J’aurais soutenu cette révision si le Président de la République avait changé tous les articles de notre constitution sauf la disposition qui garantit la tournante en faveur d’un président mohélien.

On a l’impression que la population mohélienne reste en retrait par rapport au débat actuel. Partagez-vous ce sentiment ?
Je dirais plutôt qu’il y a une très grande méfiance entre nous, hommes politiques de Mohéli. Chacun doute de la sincérité de l’autre et ne veut pas mobiliser les siens. Nous sommes tous d’accord sur le respect de la tournante en mai 2010, mais chacun a ses réserves. Je ne peux pas travailler dans une totale sérénité avec les mêmes personnes qui ont méchamment cherché à me nuire et à me discréditer par un procès monté de toutes pièces avec comme seul objectif, briser ma carrière politique. Le jour où s’instaurera un véritable climat de sérénité et de sincérité entre les dirigeants mohéliens, la population sortira de sa réserve. Et chacun fera un véritable appel aux siens pour rejoindre le combat.

Et la communauté internationale dans tout cela…
La communauté internationale, depuis plus dix ans, a joué pleinement son rôle : elle nous a aidés à nous asseoir autour de la même table quand il fallait, elle nous a apporté son appui quand on lui avait demandé, notamment pour l’organisation des scrutins. On ne peut pas lui demander de jouer un rôle qui n’est pas le sien et puis, après tout, nous sommes un pays souverain.

Selon certaines sources autorisées, les partis d’opposition dont le vôtre se sont réunis il y a trois jours dans les locaux de l’assemblée de l’île et l’idée d’usage de la violence semble avoir été retenue…
Je ne crois pas. Je n’ai pas d’informations là-dessus. En tout cas, en tant que responsable, je ne peux pas cautionner des actions de violence de quelle nature que ce soit. Cela ne serait pas la bonne solution. C’est une voie dans laquelle il ne faudrait absolument pas se hasarder. Il y a une crise politique qui doit être résolue par des réponses politiques. Je ne peux pas prétendre à un destin national et dire aux Comoriens de s’entre-déchirer aujourd’hui alors que demain j’aurais le devoir de les unir. Je pense qu’il faut barrer la route à toute forme de dérapages.

Franchement, n’auriez-vous pas quelques motifs de satisfaction à voir votre rival entrer dans une crise qui l’empêche de faire la moindre action…
(Rires) : Mohamed Ali Said n’est rien d’autre qu’un commerçant et il n’arrivait pas à cacher sa joie quand Azali me mettait des bâtons dans les roues. Moi, par contre, je suis un homme politique animé par une recherche permanente de l’intérêt public. Le pays et le peuple d’abord !

Quelle sera votre attitude le 17 mai 2009, jour du référendum constitutionnel ?
Je serai chez moi. Je n’irai pas aux urnes, c’est tout.

Propos recueillis par Mohamed Nassur Riziki

 

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 23:01

 

  Encore une bonne nouvelle en moins d’une semaine pour les voyageurs à destination des Comores.

 Après l’annonce, le 23 avril dernier, par la compagnie aérienne Comores Aviation International de la création d’une nouvelle ligne Moroni –Reunion - Ouani – Moroni (AR) à un prix intéressant, c’est maintenant au tour de   Yemenia Airways, une compagnie aerienne très utilisée par les comoriens, de baisser les tarifs de ses billets de PARIS ou MARSEILLE – MORONI. En effet, selon, Farid Soilih, le Président de SOS VOYAGES le billet AR  de PARIS – MORONI  coûte désormais 880,00 euros et celui de MARSEILLE – MORONI 902 euros. Celui-ci a fait cette annonce sur les ondes d’ORTC à Moroni ce soir (lundi 27 avril 2009)  à l’issue de la rencontre qu’il a eu  avec le Président de l’Union des Comores, Monsieur Ahmed Abdallah Sambi. A noter que ce dernier se trouvait en visite privée la semaine dernière au Yemen. Il s'était engagé, lors de son dernier passage à Marseille, de tout faire pour régler avant les vacances estivales ce problème épineux qui préoccupait beaucoup la diaspora comorienne en France.

 

Il y a quelques semaines, certains passagers de Yemenia Airways ont acheté leur billet AR PARIS-MORONI à un peu plus de 1400,00 euros pour le mois de juillet prochain.

 

Maintenant, il faut attendre de voir ce qui va se passer sur le terrain. Y’aura-t-il des places avec ces nouveaux tarifs aux mois de juillet et août ? Car l’on a l’habitude d’entendre certaines compagnies annoncer de temps en temps des tarifs attractifs pour les Comores mais avec l’impossibilité d’avoir des places.

 

Nous saisissons cette occasion pour rappeler à TOUS les « je viens » comoriens (les Comoriens et les franco comoriens ou les comoro français y compris les bébés) s’apprêtant à se rendre aux Comores qu’ils doivent penser à faire leur carte d’identité comorienne à l’Ambassade des Comores à Paris ou au Consulat des Comores à Marseille pour éviter les tracasseries administratives une fois sur place. Ce document est dorénavant, obligatoire pour obtenir le visa de sortie à Moroni. Pour ce qui est des Comoriens non français, ils doivent aussi changer leur ancien passeport comorien. Eh oui maintenant c’est l’ère du passeport biométrique !

 

Les pièces à fournir sons les suivantes :

 

Ancien passeport ou déclaration de perte + copie

Extrait de naissance+copie.

Justificatif de domicile + copie ( si on est hébergé, il faut aussi un certificat d’hébergement et la photocopie de la pièce d’identité de l’hébergeant)

2 photos récentes

70 euros (pour le passeport et la carte d’identité) ou 15 euros (pour la carte d’identité)

Pour les mineurs, il faut en outre une autorisation parentale, un certificat de scolarité et la photocopie de la pièce d’identité du parent comorien

 

La  présence de l’intéressé est obligatoire et il faut compter au minimum 15 jours d’attente après le dépôt du dossier complet.

 

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 23:45
Par un décret du 19 avril 2009, le Président de l'Union des Comores,t a convoqué le collège électoral pour le référendum du 17 mai prochain en vue de la révision constitutionnelle. La campagne référendaire se déroulera du 26 avril au 15 mai 2009.
La question qui sera posée aux élécteurs comoriens est la suivante : « Approuvez-vous le présent projet de loi portant révision de certaines dispositions de la constitution du 23 décembre 2001 ? »

Vous trouverez ci-dessous le projet de loi référendaire concerné :



ARTICLE 1er : Il est inséré à la deuxième ligne du préambule après le mot Islam et la virgule, les mots « religion d'Etat,... »

ARTICLE 2 : L'article deux de la Constitution est ainsi modifié :

« Article 2 : Moroni est la capitale de l'Union. Une loi organique porte statut de cette ville et détermine les îles où siègent les institutions de l'Union. »

ARTICLE 3 : L'alinéa 2 de l'article 7 de la Constitution est ainsi rédigé :

« Dans le respect de la constitution de l'Union, chaque île autonome établit librement sa loi statutaire. Les lois statutaires sont promulguées après déclaration par la Cour Constitutionnelle de leur conformité à la Constitution ».

ARTICLE 4 : L'alinéa 5 de l'article 7 de la Constitution est supprimé.

Il est inséré après l'article 7 de la Constitution, les articles 7-1, 7-2 et 7-3 ainsi rédigés :

« Article 7-1 : Toute sécession ou tentative de sécession d'une ou plusieurs îles autonomes est interdite. Est qualifié de sécession, tout acte portant atteinte à l'intégrité territoriale et à l'Unité Nationale. Est nul de plein droit, tout acte ou toute mesure de nature à porter atteinte à l'Unité de la République ou à mettre en péril l'intégrité territoriale nationale prise par une autorité d'une île autonome ou de l'Union. Nonobstant les poursuites judiciaires, la nullité est constatée par la Cour Constitutionnelle, saisie par le Président de l'Union ou par le Président de l'Assemblée de l'Union ou par cinq Députés de l'Assemblée de l'Union ou par tout citoyen ».

« Article 7-2 : Dans les îles autonomes, les fonctions, exécutive et délibérative sont exercées par des organes distincts :

La Fonction exécutive est exercée par un Gouverneur assisté de Commissaires. Le Gouverneur est élu au suffrage universel direct majoritaire à deux tours, pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. En cas de démission ou d'empêchement définitif, intervenu dans les neuf cents jours suivant la date d'investiture de son mandat, dûment constaté par la Cour Constitutionnelle saisie par l'exécutif de l'île, les fonctions de Gouverneur sont provisoirement exercées par le Président du Conseil de l'île. Il est procédé à l'élection d'un nouveau Gouverneur, dans un délai de quarante cinq jours, au suffrage indirect par les élus du Conseil de l'île et les maires réunis en congrès. Le vote a lieu à la majorité absolue des membres composant le congrès. Si cette majorité n'est pas obtenue dés le premier tour, il est procédé à un second tour et le vote est acquis à la majorité simple des membres présents. Le nouveau Gouverneur est élu pour le reste du mandat. Au cours de la période de quarante cinq jours, le Gouverneur assurant la suppléance ne peut procéder à aucune nomination de commissaire.

Si la vacance ou l'empêchement définitif intervient au-delà des neuf cents jours d'exercice du mandat du Gouverneur, l'intérim est assuré par le Président du Conseil de l'île jusqu'au terme du mandat. »

Le Gouverneur est le Chef de l'île autonome.

Il exerce par voie d'Arrêté les compétences qui lui sont attribuées par la Constitution et la loi statutaire de l'île autonome. Il assure le respect de la Constitution et garantit l'exécution des lois et règlements de l'Union dans l'île.

Il promulgue les délibérations du Conseil de l'île.

Il est le Chef de l'Administration relevant de l'île autonome.

Le Gouverneur est tenu informé de l'exécution des actions de l'Union dans l'île. Le Gouverneur nomme les Commissaires dont le nombre ne saurait dépasser six (6), et met fin à leurs fonctions.

La Fonction délibérative est exercée par un Conseil de l'île.

Le Conseil de l'île règle par ses délibérations les affaires de l'île autonome.

Les Conseillers de l'île sont élus avec leur suppléant au scrutin uninominal majoritaire à un tour pour un mandat de cinq ans. Une loi de l'Union détermine le nombre de circonscriptions et les modalités du scrutin.

Le nombre des Conseillers de l'île ne saurait dépasser :

 pour Mwali, neuf (09)  pour Maoré, onze (11)  pour N'dzuwani, dix neuf (19)  pour Ngazidja, vingt trois (23)

Le mandat de Conseiller de l'île ne donne pas droit à rémunération. Toutefois des indemnités de déplacement et de présence pourront lui être attribuées par arrêté du Gouverneur dans la limite fixée par la loi statutaire.

La composition, l'organisation et le fonctionnement du Conseil de l'île ainsi que les modalités et conditions d'élection de ses membres sont fixés par la loi statutaire.

Les conditions relatives aux attributions et au fonctionnement du Gouvernorat ainsi que les rapports entre le Gouvernorat et le Conseil de l'île sont fixés par la loi statutaire. »

« Article 7-3 : L'île autonome comprend des collectivités territoriales qui s'administrent librement par des organes, exécutif et délibératif élus, selon les modalités et conditions fixées par la loi de l'Union. »

ARTICLE 5 : L'article 9 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

« Article 9 : Relèvent de la compétence des îles autonomes, les matières suivantes :
► L'administration des collectivités locales ;
► L'administration des collectivités locales ;
► L'organisation des établissements et organismes à caractère administratif, commercial ou industriel d'intérêt insulaire autres que les sociétés d'Etat ;
► La police urbaine et rurale ;
► Les foires et marchés ;
► Les allocations d'études et bourses insulaires ;
► La voirie ;
► L'aménagement des routes secondaires ;
► L'aménagement du territoire de l'île ;
► La construction, l'équipement et l'entretien ainsi que la gestion des établissements d'enseignement et des personnels, préscolaires, primaires et secondaires ;
► La formation professionnelle locale de base ;
► La pêche artisanale ;
► L'agriculture et l'élevage à l'exclusion des stratégies et de la recherche ;
► La construction, l'équipement et l'entretien ainsi que la gestion des établissements et du personnel de la santé de base ; Les matières autres que celles mentionnées à l'alinéa précédent relèvent de l'Union. Pour l'exercice de leurs compétences, les îles autonomes tirent leurs recettes propres de la perception des droits et taxes intérieurs sur les biens et services conformément à la loi de finances. »

ARTICLE 6 : Il est inséré après l'article 11 de la Constitution le nouvel alinéa suivant :

« L'Union répartit équitablement les aides extérieures et les investissements entre les îles, tout en préservant les principes de solidarité et de complémentarité entre elles. »

ARTICLE 7 : Il est inséré après l'alinéa 5 de l'article 12 de la Constitution, les articles 12-1, 12-2,12-3,12-4 et 12-5, ainsi rédigés :

« Article 12-1 : Le Président de l'Union peut, après consultation du Président de l'Assemblée de l'Union, prononcer la dissolution de l'Assemblée de l'Union.

Les élections générales des représentants de l'Union ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution.

Dans ce cas, chaque île désigne de nouveaux représentants à l'Assemblée de l'Union issus de son Conseil.

Les anciens représentants des îles désignés à l'Assemblée de l'Union ne peuvent l'être à nouveau dans l'année qui suit l'élection de la nouvelle Assemblée à moins qu'il y ait renouvellement du Conseil de l'île concerné.

L'Assemblée de l'Union se réunit de plein droit le deuxième jeudi qui suit l'élection. Si cette réunion a lieu en dehors de la période prévue pour la session ordinaire, une session est ouverte de droit pour une durée de quinze jours.

Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l'année qui suit ces élections. »

« Article 12-2 : Le Président de l'Union peut déléguer certains de ses pouvoirs aux Vice-Présidents. »

« Article 12-3 : Lorsque les institutions constitutionnelles, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles est interrompu le Président de l'Union, après consultation officielle du Conseil des Ministres, du Président de l'Assemblée de l'Union et de la Cour Constitutionnelle prend les mesures exceptionnelles exigées par les circonstances.

Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux institutions constitutionnelles, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission.

Le Président de l'Union en informe la Nation par message. L'Assemblée de l'Union se réunit de plein droit. Elle ne peut être dissoute pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels. Elle peut mettre fin à ces pouvoirs exceptionnels par un vote à la majorité des deux tiers des membres qui la composent. »

« Article 12-4 : Le Président de l'Union peut, sur habilitation de l'Assemblée de l'Union, légiférer par ordonnances sur des matières relevant de la compétence de celle-ci. Ces ordonnances sont déposées sur le bureau de l'Assemblée à la prochaine session suivant le terme du délai fixé par la loi d'habilitation. »

« Article 12-5 : Dans le respect de la Constitution de l'Union, en vue de l'examen des questions intéressant la vie politique, sociale ou économique, nationale, le Président de l'Union peut réunir et présider une Conférence à laquelle participent les Vice-présidents, le Président de l'Assemblée de l'Union, les Gouverneurs et les Présidents des Conseils insulaires.

Un Vice-président ou le Président de l'Assemblée de l'Union, peut sur délégation du Président de l'Union présider la Conférence. »

ARTICLE 8 : L'alinéa 1er de l'article 13 de la Constitution est modifiée comme suit : « La Présidence est tournante entre les îles. Le Président et les Vice - présidents sont élus ensemble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable dans le respect de la tournante. Une élection primaire est organisée dans cette île et seuls les trois candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrage exprimés peuvent se présenter à l'élection présidentielle. Dans tous les cas la primaire ne peut s'organiser deux fois successives dans la même île. »

ARTICLE 9 : Les deux premières phrases de 14 de la constitution sont ainsi rédigées :

« En cas de vacance ou d'empêchement définitif du Président, intervenu dans les neuf cents jours suivant la date d'investiture de son mandat et constaté par la Cour Constitutionnelle saisie par le Gouvernement, il est procédé à l'élection d'un nouveau Président. Si la vacance ou l'empêchement définitif intervient au-delà des neuf cents jours, le Vice - Président issu de l'île à laquelle échoit la tournante, termine le mandat. Dans le premier cas et, dans un délai de quarante cinq jours, les conseillers et les maires de l'île réunis en congrès procèdent à un vote, et seuls les trois candidats ayant obtenus le plus grand nombre de voix peuvent se présenter au suffrage indirect des élus des Assemblées des îles et de l'Union réunis en congrès. Le vote a lieu à la majorité absolue des membres composant le congrès. Si cette majorité n'est pas obtenue dès le premier tour, il est procédé à un second tour et le vote est acquis à la majorité simple des membres présents. Le Président élu termine le mandat en cours. Durant la période de quarante cinq jours mentionnée à l'alinéa premier du présent article, les fonctions du Président sont exercées provisoirement par le Vice-président issu de l'île à laquelle échoit la tournante. Il ne peut ni changer le Gouvernement, ni dissoudre l'Assemblée, ni recourir aux pouvoirs exceptionnels. »

ARTICLE 10 : Après la dernière phrase de l'alinéa 1er de l'article 15 de la constitution il est inséré la disposition suivante :

« Le Vice-président coordonne la mise en œuvre des actions des différents départements ministériels de l'Union, dans l'île dont il est issu et veille à la légalité des décisions de l'exécutif de l'île. »

ARTICLE 11 : La première phrase du premier alinéa de l'article 16 de la Constitution est ainsi rédigée : « Le Président de l'Union, assisté de trois Vice-présidents nomme les Ministres et les autres membres du Gouvernement et dont le nombre ne saurait dépasser dix (10). »

ARTICLE 12 : La deuxième phrase de l'alinéa premier de l'article 19 est ainsi rédigé : « Elle vote les lois, y compris les lois de règlement, adopte le budget et contrôle l'action des Ministres et des autres membres du Gouvernement ».

Le deuxième alinéa dudit article est abrogé.

ARTICLE 13 : Les alinéas 1 et 2 de l'article 20 de la Constitution sont ainsi rédigés :

« L'Assemblée de l'Union est composée de :
► de vingt quatre (24) représentants de la Nation, élus au suffrage universel dans le cadre d'un scrutin majoritaire uninominal à deux tours ;
► des représentants des îles autonomes désignés par les Conseils insulaires en leur sein, à raison de trois (3) par île autonome ;

Les membres de l'Assemblée de l'Union portent le titre de Député de l'Union. L'Assemblée de l'Union se renouvelle intégralement.

Les pouvoirs de l'Assemblée de l'Union expirent à l'ouverture de la session ordinaire d'Avril, de la cinquième année qui suit l'élection des représentants de la nation. Sauf le cas de dissolution, les élections des représentants de la Nation ont lieu dans les soixante (60) jours précédant l'expiration des pouvoirs de l'Assemblée de l'Union.

Une loi électorale précise les modalités du scrutin ainsi que le découpage des circonscriptions électorales, dont le nombre ne peut être inférieur à trois par île.

Les modalités et les conditions de désignation des représentants des îles autonomes à l'Assemblée de l'Union sont déterminées par le règlement intérieur du Conseil de l'île concerné. Le conseil de l'île procède chaque année à la désignation de ses représentants à l'Assemblée de l'Union.

Les fonctions de Député à l'Assemblée de l'Union d'un représentant d'une île autonome, prennent fin en même temps que les pouvoirs du Conseil de cette île.

Tout Député qui cesse d'appartenir au Conseil de l'île, dont il est issu, cesse en même temps d'appartenir à l'Assemblée de l'Union. Il est pourvu à son remplacement. »

ARTICLE 14 : L'article 28 de la Constitution est modifié ainsi qu'il suit :

Il est ajouté à la deuxième phrase de son premier alinéa, après les termes, « Conseil supérieur de la Magistrature » les mots, « dont la composition, l'organisation, le fonctionnement et la procédure suivie devant lui sont déterminés par une loi organique. »

Il est ajouté après son alinéa premier les dispositions suivantes : « Une loi organique porte statut des magistrats ».

Les mots « dans l'Union et les îles » contenus dans son deuxième alinéa sont supprimés.

ARTICLE 15 : Il est inséré dans la Constitution un nouveau titre IV et les articles 31, 32 et 33 » ainsi rédigés :

« Titre IV Des rapports entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. »

« Article 31 : Outre les matières qui lui sont renvoyées par d'autres articles de la Constitution, la loi de l'Union fixe les règles concernant.

► Les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques ; les sujétions imposées aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;
► Le régime des associations et des partis politiques ainsi que le statut de l'opposition ;
► La nationalité, l'état et la capacité des personnes, le droit de la famille, les successions et libéralités ;
► La détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables ; la procédure pénale ; l'amnistie : la création de nouveaux ordres de juridiction ;
► Le droit du travail, le droit syndical, le droit de la sécurité et de la protection sociale ;
► L'assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures ; le régime d'émission de la monnaie ;

La loi fixe également les règles concernant ;

► L'Administration des services de douane ;
► Le mode de gestion du domaine de l'Etat et du cadastre ;
► Le mode de gestion des sociétés à capitaux publiques ;
► Le régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ;
► Le régime électoral de l'Assemblée de l'Union ;
► La création de catégories d'établissements publics ;
► Les statuts des fonctionnaires et des militaires ainsi que les garanties qui leur sont accordées ;
► Les nationalisations d'entreprises et les transferts de propriété d'entreprises du secteur public au secteur privé ;
► Les expropriations pour cause d'utilité publique ;

La loi détermine les principes fondamentaux ;

► De l'organisation générale de la défense et de la sécurité nationale ;
► De l'organisation générale des inspections administratives, sociales et financières ;
► De l'enseignement et des diplômes publics nationaux ;
► De l'information et des Nouvelles Technologie de l'Information ; »

« Article 32 : Les matières autres que celles qui sont du domaine de la loi ont un caractère réglementaire. »

« Article 33 : L'Assemblée de l'Union met en cause la responsabilité d'un ou plusieurs Ministres ou d'autres membres du Gouvernement par l'adresse au président de l'Union d'une pétition. Une telle pétition n'est recevable que si elle est signée par un tiers au moins des membres de l'Assemblée de l'Union.

Le vote ne peut avoir lieu que quarante huit heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes favorables à la pétition, qui ne peut être adoptée qu'à la majorité de deux tiers des membres composant l'Assemblée de l'Union.

L'Assemblée de l'Union ne peut voter plus de deux pétitions par an et aucune pétition ne peut être déposée au cours d'une session extraordinaire.

Le Président est tenu de mettre fin aux fonctions du ou plusieurs ministres, autres membres du Gouvernement visés par la pétition. Il ne peut le/les nommer, à nouveau à des fonctions ministérielles, dans les six mois suivant la date de leur limogeage. »

ARTICLE 16 : Il est inséré dans la Constitution après le nouveau Titre IV un nouveau Titre V et les articles 34 et 35 :

« Titre V : De la Coopération décentralisée

« Article 34 : Dans le respect de la Constitution et dans la limite de leurs compétences respectives, l'Union et les îles autonomes ou les îles autonomes entre elles peuvent conclure des conventions à caractère social, économique ou financier. »

« Article 35 : Dans la limite de leurs compétences respectives et dans le respect de la Constitution de l'Union des Comores et des engagements internationaux de l'Union, les îles autonomes peuvent nouer et entretenir des relations de coopération avec des collectivités locales ou des organismes non gouvernementaux étrangers.

Aucune convention conclue au titre du présent article ne peut être passée entre une île autonome et un Etat étranger ou une organisation internationale interétatique sauf si cette convention s'inscrit dans un accord cadre entre l'Union des Comores et cet Etat étranger ou cette organisation internationale interétatique. »

ARTICLE 17 : Les Titres IV à VII de la Constitution deviennent Titres VI à IX.

Les articles 31 à 40 deviennent article 36 à 45.

ARTICLE 18 : Les termes « loi fondamentale », « Président de l'Ile » et « Assemblée de l'Ile » contenus dans les autres dispositions de la Constitution de l'Union sont remplacés par « loi statutaire », « Gouverneur » « Conseil de l'île. ».

ARTICLE 19 : Il est inséré après le titre IX un nouvel article 46 et un nouveau titre X « Des dispositions finales ».

« Article 46 : L'élection du Président de l'Union se déroulera en même temps que celle des Gouverneurs. »

« Titre X Des dispositions finales

ARTICLE 20 : A titre transitoire, les élections des conseillers des îles de Mwali, Ndzuwani et Ngazidja se dérouleront en même temps que celles des députés de l'Assemblée de l'Union.

ARTICLE 21 : A titre transitoire et en vue de l'harmonisation des élections des chefs des exécutifs des îles et de l'Union, les députés et les conseillers des îles réunis en congrès déterminent, à la majorité absolue, la date des élections du Président de l'Union et des Gouverneurs.

ARTICLE 22 : Les dispositions nécessaires à l'application de la présente loi référendaire feront l'objet soit d'ordonnances soit de décret pris en conseil de ministres.

ARTICLE 23 : La présente loi entre en vigueur dès sa promulgation par le Président de l'Union dans les sept jours suivant la proclamation des résultats du référendum par la Cour Constitutionnelle. »
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