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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 21:44


Une première aux Comores. Un ancien Chef de l’Etat vient de publier un livre dans lequel il parle de sa vie de Président de la république et des coulisses du pouvoir.  Cet ancien Chef de l’Etat est le Colonel Azali Assoumani (Photo)qui a dirigé le pays du 30 avril 1999 au 26 mai 2006. Il s’agit d’un livre d’entretiens avec le journaliste franco camerounais, Charles Onana, intitulé « Quand j’étais Président » et paru aux Editions Duboiris à Paris dans la collection « secrets d’Etat ». Il coûte 15 euros.

 

Apparemment, dans ce livre de 200 pages dont la sortie officielle est prévue le samedi 25 avril 2009, l’ex Président Azali parle entre autre de son " opposition au mercenaire Bob Denard " ( !!!), des circonstances dans lesquelles il s’était emparé du pouvoir par un putsch, de ses rapports avec l’Union Africaine et des institutions financières internationales (FMI, Banque Mondiale…)…

 

Espérons qu’avec ce livre, l’ex Président Azali profitera aussi pour présenter ses excuses pour tout le mal qu’il a fait à son pays et à son peuple à cause de son coup d’Etat inopportun du 30 avril 1999. Espérons également  que nous saurons davantage sur la façon dont son régime a bradé l’île comorienne de Mayotte dans le cadre des accords de Paris et institutionnalisé et officialisé le séparatisme dans notre pays. Pourquoi pas aussi des conditions dans lesquelles, il avait eu le toupet d’abandonner ses troupes sur le terrain pour se réfugier à l’Ambassade de France à Moroni alors qu’il était le chef de l’armée comorienne lors du dernier coup d’Etat du mercenaire Bob Denard en 1995 ayant abouti à la déportation du Président Said  Mohamed Djohar  sur l’île de la réunion. Sans quoi le livre sera décevant et aura un intérêt très très limité. Du moins pour moi. Car il a  un devoir de vérité vis-à-vis de son pays et de son peuple.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans CULTURE
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 16:08

Source : Alwatwan.net / 20 avril 2009

Dr-Kassimou “Ceux qui l’ont côtoyé”, dit aujourd’hui son ami Elhadj Mohamed, “savent que Dr Kassimou Said nourrissait une grande ambition pour les Comores, et qu’il a toujours refusé la fatalité”. Un militant infatigable pour la liberté et la dignité, qui n’aurait jamais perdu l’espoir d’un redressement économique du pays grâce à l’engagement de chacun et de tous.

Le docteur Kassimou Said, premier gynécologue-obstétricien des Comores s’est éteint à l’âge de 65 ans à Paris. Le corps est attendu à Moroni le vendredi 24 avril. Il va être inhumé le même jour à Fumbuni, sa ville natale. Avec sa disparition, le pays perd un de ses meilleurs enfants.
En effet, Kassimou Said fut l’un des premiers jeunes militants du Mouvement pour la libération nationale des Comores (Molinaco) dont les principaux dirigeants, pourchassés alors par le pouvoir colonial, avaient trouvé refuge en Tanzanie. C’est le Molinaco qui, dans le cadre de sa préparation pour la gestion de l’indépendance de l’archipel, l’avait envoyé de Dar-es-Salam faire des études de médecine à Moscou après son baccalauréat en sciences expérimentales obtenu en 1963 à Madagascar.
De retour au pays, Dr Kassimou a dû se battre pour faire reconnaître aux Comores, encore colonie française, son diplôme de médecin obtenu à Moscou en période de guerre froide. Il va repartir en France pour une spécialisation en gynécologie-obstétrique.
De fait, celui dont beaucoup de Comoriens pleurent aujourd’hui la mort a exercé dans les quatre îles de l’archipel à différents niveaux de responsabilité : médecin chef, chef de service de la maternité, responsable de la médecine sociale et du planning familial etc. Partout où il a exercé, il a laissé le souvenir d’un médecin dévoué à sa tâche.
“Ceux qui l’ont côtoyé”, dit aujourd’hui son ami Elhadj Mohamed, “savent que Dr Kassimou Said nourrissait une grande ambition pour les Comores, et qu’il a toujours refusé la fatalité”. Un militant infatigable pour la liberté et la dignité, qui n’aurait jamais perdu l’espoir d’un redressement économique du pays grâce à l’engagement de chacun et de tous.
Aux jeunes en quête de conseils ou de soutiens et qui l’ont approché, Dr Kassimou leur apprenait que “la vie est un combat permanent et qu’il ne faut jamais baisser les bras”, souligne son jeune ami qui parle d’une “grande perte pour le pays, surtout pour les jeunes et les organisations paysannes” auxquels il avait consacré les derniers instants de sa vie.

Infatigable jusqu’au bout...

“Fils de paysan”, comme il aimait à le dire lui-même aux jeunes qu’il affectionnait de convier à des causeries informelles, il s’est montré, aux derniers jours de sa vie très attaché à la terre, à la vie des agriculteurs : la mort le surprend dans son rôle de président de la Fédération nationale des agriculteurs comoriens. Aidé par son fils ingénieur agro-alimentaire, il a investi près de cinquante millions dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage.

A Fumbuni où le médecin pouvait, à l’occasion, porter son titre de grand notable, il était toujours un soutien pour la jeunesse qui souhaitait des changements dans l’organisation de la société, notamment des innovations dans la réalisation du grand mariage coutumier.
Dr Kassimou avait également touché à la politique sans jamais chercher à occuper un poste ministériel. Par le parti Mourad dont il était le père fondateur, il souhaitait pouvoir mettre au service du pays son expérience surtout acquise au cours de ses nombreux voyages à l’étranger, en modernisant la vie politique nationale, plus précisément en faisant la politique autrement.

En somme, on peut dire que Dr Kassimou était un battant : il a milité pour l’indépendance du pays, il a soigné les malades et assisté les paysans pour s’organiser afin d’améliorer leurs revenus.
Il s’est battu debout contre la maladie qui le rongeait, se refusant le repos contre l’avis des membres de sa famille, car Kassimou voulait être utile aux autres jusqu’au dernier jour de sa vie

Puissent son amour de la patrie, sa modestie et sa générosité lui ouvrir les portes du paradis, et que Dieu lui accorde sa miséricorde! Amin

Al-Watwan présente ses condoléances à la famille endeuillée et à la veuve maître Harimiya Ahmed.

Petan Mognihazi

Nous présentons aussi nos sincères condoléances à la famille du defunt
HALIDI-BLOG-COMORES


 

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Mariama HALIDI ALWATWAN - dans HOMMAGES
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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 15:55

 


 

Les comoriens constatent avec amertume les dégâts causés par les intempéries de ces derniers jours. Plusieurs routes sont impraticables surtout à Ngazidja et à Ndzuwani.

 

A Ngazidja, c’est surtout la région de Bambao qui est vraiment touchée. De grosses vagues ont débordé et pénétré dans certaines maisons à Moroni. Le village de  Vouvouni a subi des inondations et la route principale est difficilement praticable. A Mvouni, les routes sont aussi abimées et un pont est détruit.

 

A Ndzuwani, c’est encore pire. Il y a eu un mort et  la région de shisiwani  est inaccessible.  Les routes sont détruites.

 

Quant à Mwali, les dégâts seraient minimes*.

 

 Le Chef de l'Etat, Monsieur Ahmed Abdallah Sambi, lors d’une visite effectuée à Vouvouni et Mvouni  le jeudi dernier,  « a assuré la population de l'appui de l'Etat pour les aider à surmonter cette catastrophe. Une commission a été chargée d'évaluer les dégâts et des démarches sont parallèlement entreprises auprès des partenaires du pays pour les appeler à contribuer à cet effort. » selon le site officiel de la  Présidence de l’Union des Comores.

 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

* Actualisation du 20 avril 2009 à 23h10 : Selon le journal Alwatwan du 20 avril 2009, à Mohéli, des quartiers entiers sont disparus de la carte

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 00:42

 

Comores : naufrage du cargo ''Ile d'Anjouan''
Le cargo comorien « Ile d'Anjouan » a sombré jeudi 16 avril au large des côtes de la Tanzanie.

Le bateau avait à son bord 47 passagers et 29 membres d'équipage, en plus du bétail et de marchandises diverses, selon l'agence Xinhua.
Alors qu'il faisait route vers Zanzibar le porte-conteneurs allemand MS Dorian a reçu un appel de détresse en provenance de l'« Ile d'Anjouan ». Il s'est détourné et a porté secours au navire en perdition, repêchant 75 personnes. Les sauveteurs ont malgré tout déploré la mort d'un des membres de l'équipage.
Le MS Dorian a ensuite poursuivi sa route vers Zanzibar.

Samedi à 16h00, à l'aéroport de Ouani, à Anjouan, on attendait l'arrivée des rescapés rapatriés par avion. Les équipes du Croissant Rouge étaient sur place afin de porter les premiers secours.

Les accidents de ce type sont récurrents dans la région où le mauvais entretien des navires est souvent cause de catastrophe. Le « Ile d'Anjouan » est un habitué de cette ligne puisqu'il fait régulièrement la liaison entre Mutsamudu aux Comores et Zanzibar ou Madagascar.
On se souvient du Samson, un autre bateau battant pavillon des Comores, qui avait sombré en 2004 au large de Madagascar faisant plus de 120 victimes.
Il y a un an, lors d'une manifestation de commémoration de cette catastrophe, le collectif des familles des victimes avait déploré que « personne ne semble concerné, en tout cas pas les autorités (...) C'est le silence total car chaque responsable fuit ses responsabilités » devant les lenteurs de l'enquête.
E.T.
Malango
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 16:42

 

 

A ma tante

A mes cousins

A ma cousine

 

Le pire est arrivé en début d’après midi du mercredi 18 mars 2009. Il est parti ; il nous a quittés ; il nous a laissés pour que sa grande âme repose en paix.

 

Voilà un après midi blanc ; un après midi funeste. Comme je le déteste. Le blanc est encore là. Il nous pourchasse. Il refuse de se diriger vers le bunarti pour nous laisser tranquille. Même de loin, ce blanc torturant m’envahit et ne veut pas me lâcher. Avec ces kandzus et koffias blancs. Ou encore ce linceul blanc et  ce drap blanc qui couvre désormais le lit de ma tante. Sans oublier cette robe et ce foulard blancs qu’elle doit porter pendant quatre mois et dix jours  ainsi que ces nuits  blanches qu’elle va passer. Elle doit aussi porter – temporairement (parait il) -  le deuil peu importe sa lourdeur. Mais, il va de soi que le deuil va abuser de sa  gentillesse. Il va certainement l’habiter pour toujours. Tout cela me hante.  Quel temps lugubre ! Quelle couleur triste ! Couleur du deuil. Ouste !

 

Il, c’est ton mari

Il c’est votre père

Il, c’est mon oncle

Il c’est l’ami de tout le monde

Il, c’est « Monsieur » Ahmed Cheik alias baha Attou

Il, c’est tout simplement un homme qui avait le sens de l’humour et qui savait concilier le « dini wa duniya » - la religion et la vie

 

Quand ma sœur m’a téléphoné ce mercredi là vers 13 heures (heure de Paris) pour me demander de la "rappeler tout de suite car c’est TRES URGENT", je me suis demandé s’il fallait vraiment le faire de peur d’apprendre ce que mes oreilles ne voulaient pas recevoir. Même si, en réalité, je m’étais déjà préparé depuis mon entretien  téléphonique de la veille avec ma cousine et mon cousin. J’ai commencé à appréhender la mauvaise nouvelle même si je m’efforçais de refouler avec fougue cette appréhension.

 

Hélas ! Quand j’ai rappelé, c’est pour entendre effectivement de la bouche de ma sœur la mauvaise nouvelle : « Baha Attou est mort ».

 

Sur le coup, j’ai repensé au pessimisme mais réaliste de ma cousine et à la sérénité dont elle avait fait preuve  lors de notre conversation de la veille. Un réveil brut de ma mémoire qui boguait. Ses paroles bousculent encore mes nerfs solides : « les médecins ont l’air d’être optimistes. Mais moi non. De toutes les façons ils le sont toujours. Je ne vois aucune amélioration. Bien au contraire. Mais on fait avec et on verra. ». Quelle souffrance et quel désespoir de perdre un être cher !

Comme si cela ne suffit pas, il faut aussi que la souffrance de l’impuissance et de la résignation vienne s’ajouter dans ton chagrin profond, toi ma chère tante. Je l’ai ressenti quand je t’ai eue au téléphone quelques minutes après l’annonce de la mauvaise nouvelle : « tu transmettras la nouvelle aux autres et tu leur préciseras que nous avons tout fait  mais ça n’a pas marché. » m’as-tu lancé en soupirant.

 

Oh que c’est dur et monstrueux d’écrire une telle lettre ! Oh que c’est triste et monstrueux de lire une telle lettre !

 

Mais n’est ce pas aussi notre cataplasme pour apaiser notre douleur comme tous ceux qui ont perdu des êtres chers ? Les morts ne sont t-ils pas heureux que quand ils ont  des vivants ?

 

Croyez-moi chers tante, cousins et cousine quand j’affirme que même si mon corps est invisible, je suis à vos côtés. Mon cœur, mon esprit et toute ma force se trouvent à OUANI pour vous épauler et partager avec vous notre douleur indescriptible.


Oh ! Le temps passé n’arrange toujours pas les choses. La souffrance continue à ronger mes os.

 

Grâce à eux, j’ai aussi lu la célèbre sourate 36 « Ya sin » du coran avec toute la famille devant ce corps enveloppé dans un linceul blanc

Grâce à eux, j’ai aussi fait un douan et répété plusieurs fois la sourate 1 « Al fatiha » du coran pour notre cher défunt

Grâce à eux j’ai aussi récité le « Ayat il kursiyu » avant la levée du corps

Grâce à eux j’ai aussi porté sur mes épaules SON shilili, le cercueil de chez nous

Grâce à eux  j’ai aussi participé à la prière mortuaire

Grâce à eux j’ai aussi serré, après l’enterrement, ces milliers de mains de tous ces gens venus de partout pour partager notre peine et dire au revoir à leur ami. Quelle foule !

 

La mort a encore fait preuve de sa lâcheté habituelle et injuste. Un ogre jamais rassasié ! Elle continuera à le faire. Hélas ! Elle s’est encore une fois attaquée à une personne vulnérable. Un homme de 76 ans qui était affaibli depuis quelques jours  par une maladie et qui ne pouvait plus l’affronter. Jamais, elle n’avait osé le défier quand il possédait toutes ses forces ! Un Homme, de surcroit, qui aimait la vie !

 

Quelle lâcheté, en effet, de s’attaquer en permanence aux vulnérables et innocents : bébés, enfants, femmes enceintes, vieux, malades, accidentés, personnes qui dorment... ! Et souvent en cachette.

 

Pourquoi elle ose rarement défier les gens quand ils ont la plénitude  de leurs forces ? Pourquoi elle n’a pas le courage d’affronter les gens à visage découvert ?

 

En tout cas, je vous combattrai tant que je serai là. Car vous ne m’intimidez pas. Vous ne m’impressionnez  pas. Lâche que vous êtes, je suis convaincu que vous crierez victoire qu’une fois que je ne serai plus là.

 

A vous mes cousins

A toi ma cousine

 

La tâche sera difficile mais je suis convaincu que vous l’accomplirez avec brio. Accrochez vous à nos valeurs ancestrales pour réussir. Vous avez le devoir MORAL d’aider votre mère – ma tante – à « surmonter » sa peine et cette épreuve difficile. Ne la laissez pas s’enfermer dans la solitude, l’anxiété et  le chagrin pendant et après ce « eda » horrible qui durera quatre mois et dix jours. Quatre mois et dix jours durant lesquels elle doit s’enfermer à la maison et ne pourra recevoir aucune visite d’homme, qu’elle serait susceptible de pouvoir épouser ! Un bon moyen pour achever une femme déjà détruite par le chagrin !

 

De plus, il ne sera pas facile pour elle d’oublier un homme avec lequel elle a passé plus de 40 ans de vie commune et de cohabitation pour le meilleur et pour le pire – avec des hauts et des bas.  L’époux idéal que ses parents lui avaient offert alors qu’elle avait à peine 15 ans.

 

De mon oncle, Baha Attou alias « Mister big » comme moi, vous  et les autres  aimiez l’appeler (en contrepartie, il nous offrait quelques pas de danse au lieu de nous qualifier d’insolents ou d’impolis), de votre père et de ton époux, je garde le souvenir d’un homme vivant qui avait le sens de la générosité, de l’humour, de la tolérance, de la compréhension et de l’amitié.

 

Tous ceux qui t’ont côtoyé partout aux Comores, surtout à Ngazidja dans les années 60 et 70 quand tu étais fonctionnaire du Trésor Public et à Ndzuwani, ton île natale où tu étais rentré en 1980 pour apporter aussi ta modeste contribution au nouveau  gouvernorat de notre pays fraîchement indépendant jusqu’ à ton départ à la retraite le témoigneront.  Ou encore tous ces élèves, étudiants et  personnes de passage à Moroni que tu hébergeais grâcieusement avec joie et recevais à bras ouverts dans ta résidence familiale de la coulée de laves en dépit de son exiguïté et sans que vous ayez forcément de lien de parenté.

 

Bien des gens de ta génération se rappelleront du musicien, du footballeur et de ces palabres de Msiroju, la célèbre place publique de  la ville. 

Oh Msiroju de  mon enfance !  Je te cherche tous les jours. Vain effort. Apparemment. Avec ton arbre géant et ces brouhahas. Ces jeux de cartes, de dominos, de mdraha…. Ces festivités culturelles, nuptiales, politiques… Que du folklore ! De  la véranda de notre domicile familial, mes yeux te caressaient tous les matins. Tu m’offrais  en retour des clins d’œil amoureux. Aujourd’hui, de très loin je te montre mes larmes. A ton tour de caresser mes joues. J'en ai besoin.

 

Tes amis de la « place rouge » regretteront  le départ prématuré d’un ami fidèle qui répondait toujours présent aux pique-niques de dimanche.

 

Dès le mois de juillet prochain, à l’occasion des mariages, partout à Ndzuwani, on sentira le vide. L’on entendra plus, en effet, cette voix suave  de « Said Ahmed Cheik » dans les barzangué  et l’on ne verra plus ce bon danseur de toutes les danses traditionnelles de l’île.

 

Quant aux jeunes de Wani, ils chercheront vainement, leur ami Baha Attou, cet homme élancé aux kandzu et koffia pointu qui savait concilier « le dini wa duniya », la religion et la vie. Car il ne sera plus ni sur les pistes des discothèques de la ville pour arpenter quelques pas endiablés de tcha tcha tcha et autres danses modernes ni à la mosquée pour accomplir ses obligations religieuses. Ils ne verront pas non plus ce passionné du sport au stade de football entrain d’admirer les jeunes  qui s’entrainent tous les après-midis ou remettre des trophées et médailles aux vainqueurs de différentes compétitions sportives qui seront organisées au mois d’août prochain dans le cadre de la célèbre semaine culturelle et de la jeunesse de la ville.

 

Quant à ta famille, tu restes tout simplement irremplaçable.

 

Toi, le vivant qui aimais dire qu’il faut profiter de la vie tant qu’on pourra. Tu n’avais pas peur de la  mort. Si Jean de la Fontaine était à nos côtés en ce moment, il allait certainement nous rappeler que sage que tu étais, la mort ne t’a pas surpris. Tu étais toujours prêt à partir. Et c’est fait. Que ta grande âme repose en paix cher oncle ! Amen.

Avril 2009 

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)

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Mariama HALIDI HALIDI - dans LETTRES
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 15:56

Le cabinet d’expertise « Audit Conseil International (ACI) » de droit comorien dont les bureaux sont situés à Moroni a été inauguré officiellement le 13 mars dernier à Itsandra Beach Hôtel.

Cette cérémonie inaugurale, a été rehaussée par la présence de Messieurs kamaldine Afraitane et Mohamed Larifou Oukacha, deux ministres de l’union des Comores ainsi que par M.E.Mabeta, ambassadeur de la République d’Afrique du Sud à Moroni et M.Transon, premier conseiller de l’ambassade de France.

Ce cabinet d’expertise, représenté par Doulache Djaffer et Mohamed Maoulida, respectivement expert comptable et gérant associé aux Comores, est en partenariat avec « Révision Conseil Audit » de Paris, un cabinet de même nature dont Doulache Djaffer est le gérant directeur.

Cette société s’est fixée trois missions essentielles à Moroni :

-Des missions légales : Audit des comptes, commissariat aux apports et à la fusion.

-Des missions commerciales : répondre très rapidement aux demandes du client, gestion et reporting.

-Des missions d’expertise comptable classiques : tenue des comptabilités, supervision et assistance comptable, consultation permanente, établissement des comptes annuels des déclarations fiscales et sociales, reporting et tableaux de bord.

Par ailleurs, le souci permanent de cette société sera de contribuer au développement de l’entreprenariat pour une économie crédible qui ouvre le pays au monde. «  Notre pays  a besoin de dynamisme dans l’expertise comptable et dans l’ingénierie financière pour crédibiliser l’entreprise et ouvrir les portes de crédit » a déclaré Mohamed Maoulida, gérant associé.

« L’ACI s’ouvre à chacun d’entre vous, de vos entreprises et commerces pour qu’ensemble, nous imprégnons un rythme de gestion compatible avec le monde qui nous entoure » ajoute le gérant associé.

Cette équipe annonce déjà trois succès à son actif :

Le premier, c’est d’avoir créé avec facilité cette entreprise en quelques jours.

 Le second, c’est l’enthousiasme et la réactivité des autorités gouvernementales, ainsi que des partenaires socio-économiques et financiers.

Le troisième succès est celui de tout le monde (entreprises publiques comme privées, aux commerçants, aux artisans et autres clients potentiels).  C’est que le monde bouge et plus particulièrement aux Comores où des projets de grande envergure vont contribuer à l’essor commun.

Enfin, l’ACI a également pris l’initiative d’ouvrir très prochainement à Moroni un institut de formation aux métiers de la comptabilité, de la finance et de l’audit en partenariat avec le Conservateur National des Arts et Métiers du Ministère de l’éducation Nationale et en collaboration avec l’Institut national des techniques économiques et comptables (Intec) de Paris.

                                                                                                                                  

 Source: HALIDI-BLOG-COMORES

De notre collaborateur à Moroni

Mohamed El-had

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 13:11

Source : Alwatwan.net/14 avril 2009

Le président Mohamed Ali Said. “Si référendum il doit y avoir, seuls les Mohéliens doivent être consultés”

Mohamed-Ali-Said Le jour où je prêtais serment, la cour constitutionnelle m’a signifié que le 27 juin 2012, je ne serai plus président. Si le président Sambi veut continuer, la loi l’autorise à venir tenter sa chance dans les primaires à Mohéli. Si réforme il doit y avoir, ce sont les seuls Mohéliens qui doivent être consultés, car c’est leur tour.

Monsieur le président, vous avez débuté votre mandat par un ambitieux programme de développement qui s’est traduit par l’édification de quelques bâtiments publics, des travaux d’intérêt collectif comme l’assainissement mené dans certaines localités, et une politique sociale en totale rupture avec le passé. Mais depuis quelques mois tout tourne au ralenti.

Je suis parti de rien contrairement à ce que l’on pense, j’ai appris beaucoup de choses. Quand je suis arrivé aux affaires, tous les mois on versait 20 millions de francs au titre du fonctionnement. Cet argent était utilisé par mes prédécesseurs pour assurer un bon train de vie aux membres du gouvernement et aux dignitaires du régime. Moi j’ai réduit les dépenses au strict nécessaire et mis fin aux petits cadeaux. Avec l’argent du contribuable, j’ai réalisé ce que personne n’osait croire que je serais capable de faire. Cela a engendré de la jalousie de la part d’autres membres de la classe politique. Alors, je peux vous affirmer que depuis quelques mois, mon compte n’est plus alimenté. Pour fonctionner, je me servais des recettes du service des douanes, or vous savez que la plupart des marchandises consommées à Mohéli est dédouanée à Moroni ou Mutsamudu, et nos recettes douanières varient entre 3 et 12 millions. Malgré cela, je n’ai pas abandonné ma politique de développement.

On a l’impression que cette politique est gelée…

Justement. Aujourd’hui je dois me contenter des neuf cent mille francs de recettes propres pour faire fonctionner mes administrations. On a mis à bas tout ce que j’avais mis en place au bénéfice des Mohéliens et même les consultations dans les hôpitaux sont devenues payantes. Mais je suis persuadé que le jour où entre les îles et l’Union les choses redeviennent ce qu’elles étaient, je recommencerais ma politique de développement.

On dirait que dans votre bras de fer avec l’Union, vous n’avez pas été suffisamment soutenu par les vôtres qui n’adhérent que très mollement à cette politique. Pouvez continuer à gérer avec une équipe avec laquelle vous n’êtes pas sur la même longueur d’onde ?

Ces décisions qui me privent de recettes se sont accompagnées de l’intention de certains de remettre en cause la tournante de 2010. Pour affronter ce combat, j’ai du faire appel à des gens qui ne pensent pas comme moi et mettre entre parenthèses momentanément mes convictions. C’est qui me préoccupe c’est de pouvoir revenir à ma politique de développement. Prenons l’exemple de la Ma-mwe. J’étais parvenu à payer la dette et la société avec des recettes propres, s’était lancée dans l’extension du réseau électrique vers Hoani. Aujourd’hui avec la nouvelle direction imposée par l’Union, non seulement la société n’investit plus mais la dette envers les hydrocarbures est repartie à la hausse et avec une dette supplémentaire mensuelle de 11 millions. Il en est de même avec le centre hospitalier régional.

A ce propos, pensez vous que l’Etat doit continuer à vendre des produits et services. Ne serait il pas mieux de les privatiser et laisser l’Etat tirer les dividendes liées au versement des différentes taxes ?

Le Comores ont signé avec la Banque mondiale un accord dans ce sens mais aucun président n’a le courage de le mettre en application car ces sociétés sont devenues des instruments de leur politique politicienne. Plus grave encore : aucun gouvernement ne veut redresser la situation des sociétés. Chacun veut recruter sans jamais chercher à l’assainir ou à moderniser le système de gestion voir même le matériel. Résultat une société aujourd’hui viable va se retrouver du jour au lendemain avec des grosses difficultés et l’on continue à vouloir traire du lait de cette vache de plus en plus maigre. Tout est donc question de gestion.

Les institutions actuelles coûtent cher. Les dix députés de l’assemblée de l’île qui n’ont voté que trois textes en une législature coûtent plus cher à l’Etat que le personnel du Centre Hospitalier régional de Fomboni. Ne serait il pas plus sage de dépoussiérer?

Je conviens qu’il existe des incohérences. Les chefs des exécutifs des îles devenant des gouverneurs, ce n’est pas un problème. A en croire certains, on dirait que l’autonomie et les présidents des îles autonomes sont responsables de tous les maux qui rongent ce pays. Je ne vois pas en quoi j’ai empêché le fonctionnement régulier de ce pays. Ce que je conteste en cette volonté de révision de la constitution actuelle, c’est que je suis convaincu que les initiateurs sont animés de la seule volonté de vouloir concentrer tous les pouvoirs aux seules mains du président de l’Union, les chefs des exécutifs des îles ne pouvant plus jouer un quelconque rôle de contre pouvoir. Pour revenir à votre analyse, il n’est écrit nulle part que dans la constitution de l’île qu’un député doit toucher tel ou tel somme. Donc les textes ne sont pas mauvais et c’est la gestion qui est mauvaise. A ma présidence, on dirait qu’il y a eu un cyclone car j’ai réduit le personnel inutile pour pouvoir recruter professeurs et médecins.

La tournante en mai 2010 est présentée comme un dogme non négociable. Est-ce l’allongement du mandat qui dérange?

Le jour où je prêtais serment, la cour constitutionnelle m’a signifié que le 27 juin 2012, je ne serai plus président. Si le président Sambi veut continuer, la loi l’autorise à venir tenter sa chance dans les primaires à Mohéli. Si référendum il doit y avoir, ce sont les seuls Mohéliens qui doivent être consultés, car c’est leur tour.

Pensez vous que le président va s’inspirer de la déclaration commune des présidents des îles à Anjouan dans le futur proche?

Nous ne sommes pas dans une République bananière et rien ne pourra se faire légalement dans ce pays sans que les présidents des îles soient d’accord. Dans les commissions électorales, il faut qu’on envoie des gens et si on refuse de nommer nos représentants, il ne peut pas y avoir de commission électorale.

Monsieur le Président si c’était à refaire, seriez vous candidat à ce poste avec tout ce que cela comporte comme stress ?

Absolument, pour l’intérêt du grand nombre !

Il paraît que votre entreprise ne s’acquitte pas des impôts et droits des douanes depuis que vous êtes à Bonovo, que vous avez loué votre logement et voiture à l’île autonome, etc.

C’est faux. J’autorise quiconque à aller à la douane et aux impôts chercher tout ce qui concerne l’entreprise gérée aujourd’hui par ma femme. Je défie quiconque qui trouvera quelque chose de louche là-dessus. Pour la voiture et le logement, je dirais simplement que l’Etat me verse tous les mois des indemnités de 1,2 million, 2 millions de fonds spéciaux, plus les salaires de mes chauffeurs et de tous les employés de maison. Qu’est ce je peux demander en plus à l’Etat?

Propos recueillis par Riziki

 

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Mariama HALIDI AL WATWAN - dans INTERVIEWS
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 13:07

DECLARATION sur l’échec des discussions avec le pouvoir de l’Union


Les présidents des îles autonomes de Mwali et de Ngazidja constatent avec beaucoup de regrets, l’échec flagrant des discussions menées tantôt avec le Président Sambi les 23 Mars et 9 Avril 2009, tantôt avec sa délégation le 11 Avril 2009 sur la révision de la Constitution.
   
      


Ils informent que les propositions qu ‘ils ont soumises pour harmoniser les mandats et les élections, préoccupation qui semble être le souci majeur du Président Sambi, mais qui ignorent la prorogation et le raccourcissement du mandat présidentiel ont été rejetées par le Chef de l’Etat et son gouvernement.
            


 
Ils s’indignent devant la suffisance et le mépris des délégués du pouvoir de l’Union  à toute proposition qui s’articule autour de la légalité et de l’équité ;
             Ils s’étonnent du refus systématique de l’Union à accepter toute transcription formelle des diverses discussions et condamnent énergiquement la manipulation  de l’opinion nationale et internationale pratiquée  par le pouvoir de l’Union et les médias d’Etat.            

Ils réaffirment leur détermination à s’opposer au piétinement des principes fondateurs de la réunification nationale, notamment l’autonomie large des îles , la présidence tournante tous les quatre ans et l’alternance démocratique.             Ils dénoncent l’obsession du pouvoir de l’Union à vouloir proroger par un référendum ou par des manœuvre de confusion institutionnelle, le mandat de l’actuel Chef de l’Etat qui doit selon la constitution, arriver à terme en Avril 2010. 

           
Alors, devant l’acharnement du Président Sambi à vouloir s’éterniser au pouvoir en dehors du droit et provoquer ainsi une déstabilisation du pays, les Présidents des îles autonomes de Mwali et de Ngazidja se retournent vers la population  pour l’avertir du danger imminent qui guette le pays et lui demander de se mobilier pour refuser la dictature.
            


Ils se déclarent prêts à adhérer à toute démarche de révision constitutionnelle qui clarifierait, préciserait et harmoniserait ce qui peut l’être dans le cadre de l’égalité et de l’équité et qui ne raccourcirait ni ne prorogerait tout mandat effectif en cours. 
                                                                                                


MORONI, le 12 Avril 2009
 

Les Présidents des îles autonomes de Mwali et de Ngazidja 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 12:57

Source : Alwatwan.net/16 avril 2009

Lettre ouverte à son excellence monsieur Luc Hallade. Ambassadeur de France en Union des Comores

Artiste et formateur dans le domaine des Arts Plastiques, j’enseignais à l’École Française Henri Matisse. Mais j’ai appris ce lundi 6 avril 2009 que mes interventions dans cette école allaient être suspendues jusqu’à nouvel ordre, suite à ma participation à Moroni au “gungu” du vendredi 13 mars 2009, une manifestation dénonçant l’organisation par la France du référendum pour la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte, référendum déjà condamné par l’Etat comorien, l’Union africaine et les Nations unies.

L’ordre de suspendre mes cours viendrait de vous, m’a-t-on signifié.
Je ne vous cache pas mon étonnement et mon indignation face à pareille décision, prise par un ambassadeur de France, représentant d’un pays de droits, une démocratie, où la libre expression des citoyens est permise et souhaitée. Je trouve contradictoire qu’un représentant de l’Etat français veuille me faire taire ou m’imposer son opinion politique, en jouant mon poste d’enseignant à l’école française aux dés. Ce geste n’honore pas la France, terre revendiquée des droits de l’homme.

Mais qu’ai-je commis comme crimes? J’ai exprimé mon opinion sur un problème colonial non résolu entre la France et l’Union des Comores, mon pays? Je me suis prononcé sur la question de Mayotte, et plus particulièrement contre le processus de départementalisation enclenché par la France ? Dois-je vous rappeler, excellence, le contenu de la résolution N°31/4 du 21/10/1976 à l’Onu? Je ne vous ferais pas l’offense d’un cours d’histoire. Mais je demande le droit d’avoir une position claire et concise sur l’avenir de mon pays, en ma qualité de citoyen d’un Etat souverain, bien que fragilisé.

Je me demande à quoi servirait mon travail de créateur s’il ne reflétait pas le vécu comorien. Peut-on créer aux Comores sans avoir son mot à dire sur la réalité environnante? En prenant position sur la question de l’intégrité territoriale des Comores, je n’ai fait qu’exercer mon devoir de citoyen libre. Ce que vous pouvez comprendre et respecter. Vous avez certainement une opinion sur ce qui se passe dans votre pays.
Devrait-on vous suspendre de vos fonctions ou bien est-ce à dire que vous n’avez jamais d’opinion, en tant que citoyen sur le devenir de la France ?

Je sais que la décision de suspendre mon cours n’est pas venue que de vous. On m’a bien fait comprendre que l’opinion de certains parents d’élèves comoriens de nationalité française a beaucoup pesé dans cette décision. Jusqu’à preuve du contraire, aucun collègue ou parent d’élève français, dit “de souche”, ne s’est plaint ouvertement de ma position, ni ne m’a jugé. Seuls les Comoriens m’ont parlé de représailles (“tu n’aura jamais de visa si tu continues ainsi”) possibles, et je les comprends, dans la mesure où il n’est pas facile d’aimer son pays dans le contexte de crise où nous nous trouvons actuellement.
Mais est-ce le rôle d’un artiste que de tendre la main et de se taire? Au-delà, le citoyen n’a-t-il pas le droit d’exiger sa “part de dignité dans ce monde”?
Monsieur l’ambassadeur, j’estime avoir agi en accord avec ma conscience. Je n’ai rien contre les Français (comme si on pouvait mettre tout le monde dans une même boîte), mais je suis contre une situation d’occupation, contribuant à déstabiliser mon pays. Je connais aussi d’autres français qui me donneraient raison. Ce qui ne fait pas d’eux des anti-Français.

Je vous demande donc de respecter ma position sans aller à l’encontre des valeurs que vous incarnez à nos yeux.
 Mayotte est comorienne, de terre, de langue, de culture, de religion et de sang. N’est-il pas normal pour moi qui suis citoyen comorien de le rappeler? Je le répéterais autant de fois que cela m’est possible.

Il y va de ma propre intégrité intellectuelle. Ce pays a le droit d’avoir des enfants qui l’aiment. Avoir une opinion contraire à celle-là serait une manière de me renier moi-même jusqu’à l’os. Ce que je ne me vois pas du tout faire.

Seda,
artiste plasticien comorien

 

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Mariama HALIDI AL WATWAN - dans LETTRES
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 12:54

Source : Alwatwan.net/16 avril 2009

Seda-en-chemise-blanche L’enseignant de Henry Matisse, Seda, a été “suspendu” de cette école française de Moroni pour avoir défendu la Nation comorienne. L’artiste a manifesté contre le référendum colonial français de départementalisation de la terre comorienne de Maore, défendant ainsi la constitution de son pays qui lui enseigne que les Comores sont composées de quatre îles, admises aux Nations Unies dans leurs frontières issues de la colonisation comme l’affirment clairement toutes les Nations civilisées du monde et le droit international. Un tel acte abusif n’aurait pu être commis dans un pays qui se respecte. Parce qu’alors c’est l’école qui risquerait d’être fermée.

L’école française Henry Matisse a suspendu notre Seda national des cours d’Arts plastiques qu’il dispensait au motif politique qu’il a pris part, en sa qualité d’artiste, au “Gungu” organisé contre la France pour “violation du droit international” dans le cadre des manifestations organisées contre le référendum français de départementalisation de l’île comorienne de Maore. La décision est illégale, honteuse, parce que Seda exprimait ses opinions en dehors de l’école et sur un sujet d’intérêt national et n’a commis aucune faute grave vis-à-vis de cet établissement.
Le suspendre et l’exclure de l’établissement pour ces raisons là est révoltant. Parce que l’école est par excellence le lieu du savoir, de l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, des mathématiques mais aussi de la civilité, de la démocratie de la liberté d’expression. Et si l’école est française de surcroît, tenues par des responsables français, qui épousent et croient jusque là aux vertus de la République et aux principes qui la fondent, une telle décision ne peut que susciter émoi et même indignation.
Seda n’est pas n’importe qui. Artiste peintre, il la pratique comme discipline, comme activité de loisir, mais aussi comme métier. Artiste de talent, il est de ceux qui donnent vie à l’alliance franco-comorienne, par les nombreuses expositions de ses chefs d’œuvre. A l’extérieur, il porte haut le drapeau de son pays à coté des Modali, Napalo, Chakri, etc…
Décider de l’exclure de l’école uniquement pour des raisons politiques, est une violation flagrante du code du travail, en vigueur aux Comores et en France. Henri Matisse n’ignore pas que les prémices de la législation en la matière obligent la justification de la rupture du contrat de travail par l’employeur. Dans le code de travail français, on met fin à un service pour motif personnel, inhérent à la personne du salarié, ou pour motif économique. Ces deux cas ne sont pas évoqués ici pour l’artiste remercié.
Il faillait que cette rupture obéisse à des motifs réels et sérieux qui par ailleurs sont clairement indiqués ou exprimés de façon précise.
Le cas de Seda est révoltant. Parce que l’enseignant s’est engagé à dénoncer le référendum organisé à Mayotte, à s’opposer à la partition de son pays par une puissance coloniale. Et si en plus, comme l’on affirmé une responsable d’Henry Matisse, des parents d’élèves franco-comoriens s’associent sans rechigner à cette mesure, ou dans le pire des cas l’inspirent, ils commettent là un acte grave contre leur nation qui fera date.
Seda ne défend ni plus ni moins que la Nation comorienne. L’enseignant se conforme et défend la constitution de son pays qui lui enseigne que les Comores sont composées de quatre îles, admis aux Nations Unies dans leurs frontières d’avant et clairement affirmées par tous les pays et le droit international. Un tel acte abusif n’aurait pu être commis dans un pays qui se respecte. Parce qu’alors c’est l’école qui risquerait d’être fermée.

* Photo : L'artiste Seda, en chemise blanche

La rédaction

 

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Mariama HALIDI ALWATWAN - dans OPINIONS DES AUTRES
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