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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 19:48

Source : Alwatwan.net/18 mai 2009
 




Sambi-apres-le-vote Les résultats provisoires émanant de la commission électorale indiquent que le Oui l'emporte largement avec 92,32%. Le ministre des Affaires étrangères s'est dit "très satisfait, malgré une participation en dessous de la moyenne et du fait, surtout, que malgré les menaces de boycott violent, aucun incident majeur n'ait été enregistré". Des responsables de l'opposition estiment que le "pouvoir doit tirer les conséquences de ce faible taux de participation". Après la promulgation de cette loi, le président Sambi est tenu de convoquer, dans les délais constitutionnels, les élections législatives au risque, pour le pays, de se retrouver dans une période d'absence de droit.

Les résultas provisoires émanant de la Commission nationale électorale indépendante, font état d’un taux de participation nationale de 44,81%. Le Oui l’a emporté avec 92,32% et le Non 7,36%, et les bulletins nuls se situent à 6,34%.

Après ces résultats provisoires, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Ben Said Jaffar, a réagi en premier et s’est dit “très satisfait des résultats, malgré une participation en dessous de la moyenne. Je me félicite de l’esprit de civisme manifesté par la population car, malgré les menaces de boycott violent, aucun incident majeur n’a été enregistré”. “Le vote s’est déroulé dans le calme et le peuple a fait preuve d’une très grande responsabilité”, a-t-il conclu.’’.

Dans l’opposition, certains responsables on fait une toute autre lecture des mêmes résultats. Selon eux, le faible taux de participation – qu’ils estiment à bien moins que celui annoncé par la commission, “constitue un désaveu du pouvoir de l’Union qui doit en tirer les conséquences en assumant les résultats”.

De l’avis général, la participation et le vote en faveur du projet proposé semblent avoir été dictés par la nécessité de réduire les dépenses au niveau des pouvoirs publics et la confusion et les conflits incessants dans la gestion quotidienne des affaires de l’Etat. Ahmed Abdallah, fonctionnaire au ministre des Finances explique son vote positif par le fait que selon lui, “ce projet nous permet de réduire les dépenses publiques pour nous consacrer, à la lutte contre la pauvreté et pour soutenir les efforts de développement initiés par le président Sambi”.

Halidi Allaoui, commerçant à Mutsamudu, dit ne pas “comprendre pas pourquoi on pourrait s’opposer à ce projet alors qu’il ne met en danger l’autonomie et ne touche pas à la tournante, les deux éléments constitutifs de l’esprit de la déclaration de Fomboni sur la réconciliation nationale”.
Après promulgation de cette loi, le président Sambi va devenir la seule institution nationale en exercice. Les assemblées de l’Union et des îles sont arrivées en fin de mandat au mois d’avril 2009. Le président est tenu de convoquer dans les délais constitutionnels les élections législatives au risque d’entrer dans une période de non droit.
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 19:21

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

Moroni, dimanche 17 mai 2009 (HZK-Presse) – L’événement a toute son importance, les comoriens devraient s’exprimer ce dimanche 17 mai en faveur ou contre une révision constitutionnelle, à l’initiative du chef de l’Etat Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Il s’agit d’un référendum sans précédent depuis l’instauration du Nouvel Ensemble Comorien, consacré par l’accord de réconciliation nationale signé à Fomboni le 17 février 2001.

 

A Hambou, particulièrement à Mitsoudje, le climat était au beau fixe et aucun incident majeur n’a été signalé toute la journée. Un dispositif de 50 militaires y était déployé pour sécuriser les 21 bureaux de vote de cette région. A Mitsoudjé, les bureaux de vote n’ont ouvert que vers 9h 45.

 

Dans les autres villages visités, le constat sera le même : les électeurs se déplaçaient timidement et en milieu de journée le taux de participation était en dessous de 5% dans la majorité des bureaux. A en croire un ancien militaire à la retraite qu’on a interrogé, l’adjudant Aliamani, « ce taux faible de participation s’explique par l’absence du camp opposé à la tenue du référendum ».

 

Pour Said El-Habib alias « philo » soutenant la coalition du « Oui », le plus difficile a été surtout le dialogue inter-comorien. « Maintenant, le peuple attendait ce moment pour s’exprimer librement afin de sortir de cette confusion entretenue par le conflit de compétence » dit-il.

 

Contre toute attente, nous apprenons au même moment qu’un incident a eu lieu à Dembeni dans le Mbadjini : « une poignée de jeunes s’est emparé des urnes » et la notabilité est intervenue pour leur faire entendre raison. Me Ibrahim Ali Mzimba qu’on a joint au téléphone estime pour sa part que la consigne du boycott a été largement suivie, « cela explique l’indifférence manifeste des électeurs qui ont boudé les urnes ». Dans l’une des urnes attaquées, il y avait selon notre interlocuteur juste 45 bulletins pour 700 inscrits.

 

Dans notre « marathon » à travers la région de Bambao, aucun incident majeur à signaler. La population vaquait tranquillement à ses occupations quotidiennes. A Iconi, une ville réputée d’opposition au régime Sambi, les 10 bureaux de vote fonctionnaient normalement mais très peu d’électeurs sont allés mettre leur bulletin dans l’urne.

 

Comme partout ailleurs, les organisateurs négociaient sur le champ pour mettre en place des assesseurs afin de compléter le nombre des membres requis pour chaque bureau de vote. Vers 13 heures, le taux de participation ne dépassait pas les 3%. Abdou Hadji, Président du bureau de vote Iconi 6 souligne qu’aucun incident n’a été signalé dans la ville. Seulement dit-t-il, le taux de participation est alarmant. Pour ce jeune président qui comptabilise déjà 5 élections en qualité de responsable de bureau de vote ses concitoyens se désintéressent de l’événement.

 

Youssouf Ali Dajé, magistrat, saluera ses concitoyens pour avoir gardé leur calme. « C’est extraordinaire, Iconi a été toujours une ville opposante de tous les régimes politiques de ce pays, à chaque élection, c’est l’engouement, or cette fois-ci, tout se passe dans le calme. C’est une attitude positive et le civisme l’a emporté sur les passions partisanes ».

 

Quant Hassane Said, candidat malheureux aux législatives de 2004 sous les couleurs de la CRC, il s’est engagé en faveur de la mouvance du « Oui ». Il dit avoir regretté le silence de l’opposition, qui « aurait mieux fait d’appeler les comoriens à voter Non ». L’entrepreneur pense qu’on commence à faire de la ville d’Iconi « une cité d’ouverture à toutes les tendances politiques ». Faissoil Said Nassur, un jeune cadre qu’on a interrogé constate que les électeurs « observent juste une journée fériée et que c’est un non événement ».    

 

Ce qui n’est pas le cas à Tsidjé dans la région d’Itsandra où un incident est survenu tôt le matin, nous confiera un jeune de la ville. Ce qui a entraîné le regroupement des 5 bureaux de la localité en un seul lieu, la place  avec un dispositif militaire à l’instar des autres régions de l’île. A 17h, le taux de participation a été moyen. Le superviseur des bureaux nous fait observer le calme qui règne aussitôt la situation maîtrisée.

 

A Moroni, les premiers résultats connus confirment cette tendance  abstentionniste que nous annoncions dans nos précédentes éditions. Exemple Badjanani I où sur 666 inscrits, 237 électeurs ont voté, soit 35,58% de participation. Dans les autres bureaux de la capitale les chiffres restent globalement très en dessous de la moyenne de tous les précédents scrutins.

 

Après 18h, les ténors de l’opposition tirent la conclusion que le référendum a été « un échec et un désaveu » pour le président Sambi, de par la faible participation. Me Mzimba estime que le scrutin a perdu son caractère « populaire » attendu et que son organisation même est « entachée d’illégalité au regard de la loi électorale ».

 

En démocratie dit-il, lorsqu’un président recourt à un référendum pour procéder à une révision de constitution et que le peuple le désavoue, « il doit démissionner comme l’a admirablement fait le père de la 5e République française, le général De Gaule ». Toutefois, Me Mzimba « regrette les incidents survenus ici et là » car ce n’est pas l’esprit de l’expression démocratique, dit-il.

 

Dans le camp du pouvoir central, le Vice-Président Idi Nadhoim se déclare « très satisfait du déroulement du référendum », même s’il déplore l’absence de l’opposition qui aurait pu selon lui mener campagne en faveur du « non ». Et M. Nadhoim d’ajouter que « malgré le boycott, le processus de réforme institutionnelle a été ainsi approuvé par la majorité des comoriens », même si dans certaines localités comme Panda, dans le sud de Ngazidja, le « non » l’a remporté à quelques voix près. A en croire le vice-président, le président de la république pourrait convoquer bientôt les électeurs pour les élections législatives, « probablement avant le début du mois de Ramadan », assure-t-il.

 

Les premiers résultats globaux et provisoires seront connus publiés dans la nuit, sinon tôt le matin du lundi, par le ministre en charge des élections, Mmadi Ali, lorsqu’ils auront été compilés par la Commission électoral nationale indépendante (CENI), installée ce soir au Palais du peuple où seront centralisés tous les résultats.   

 

A. Nabahane et El-Had S. Omar

170509/an/eso/hzkpresse/20h00

 

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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans REFORME CONSTITUTIONNELLE
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 12:18

 Communiqué de l'Assemblée de l'Union

 
  • (Photo : Mr Bounou, Président de l'Assemblée de l'Union)

    L'Assemblée de l'Union des Comores a pris connaissance de l'arrêt N°09-08/CC de la Cour Constitutionnelle, daté du 07 mai 2009, constatant que « le mandat de 5 ans, pour lequel les députés de l'Union sont élus a effectivement expiré le 28 avril 2009 ».

    Cet arrêt donnait suite à une requête du Secrétaire Général du Gouvernement, qui était en réalité une injonction.

    En effet, le 28 avril 2004 correspond à la date d'homologation des résultats du 2ème tour des élections législatives de l'Union. Or des députés de l'Union étaient déjà élus au 1er tour, une semaine auparavant, une quinzaine d'autres députés siégeant à l'Assemblée de l'Union ont d'abord été des députés de îles, élus les uns au 1er tour et les autres au 2ème tour, à des dates différentes avant d'être désignés par leurs assemblées insulaires respectives encore à des dates différentes pour siéger à l'Assemblée de l'Union investie officiellement devant les corps constitués, la communauté internationale et le public le 04 juin 2004.

    Or conformément à l'article 19 de la constitution, « l'Assemblée de l'Union est composée de trente trois députés élus pour un mandat de cinq (5) ans ». Donc pour que le mandat de 5 ans des 33 députés expire le même jour, il faut qu'il ait débuté à la même date qui ne peut être que la date d'investiture du 04 juin 2004, ce qui implique son expiration le 04 juin 2009.

    Nous pensons que si le gouvernement a tenu à ce que la Cour constitutionnelle sorte un Arrêt pour constater la fin du mandat des députés de l'Union le 28 avril et que la Cour y a obtempéré c'est qu'il y a une raison. Celle-ci est certainement liée à l'adoption par l'Assemblée le 28 avril 2009 de la loi N°09-001/AU, relative au blanchiment (d'argent), financement du terrorisme, confiscation et coopération internationale en matière de produits du crime, puisque la requête du Secrétaire Général du Gouvernement date du lendemain de cette adoption, c'est-à-dire le 29 avril 2009.

    Donc la publication de cet arrêt sera pris comme prétexte pour bloquer la promulgation et l'application de cette loi si importante pour notre pays mais qui mais qui était de toute façon boudée par le gouvernement, même si c'est lui qui en avait déposé le projet sous l'impulsion de la Banque Centrale.

    L'Assemblée de l'Union estime donc qu'en dehors de cette raison, le gouvernement n'avait aucun intérêt à ce que la Cour Constitutionnelle constate que le président de la République a failli à sa mission en omettant d'organiser les élections législatives pour le remplacement de la législature en fin de mandat.

    Elle en appelle donc à la vigilance du peuple comorien et de la Communauté internationale pour suivre de prés et se donner les moyens de contre carrer les agissements anti-républicains et anti-démocratiques du gouvernement de l'Union des Comores.
Moroni, le 13 mai 2009
Le Bureau de l'Assemblée de l'Union
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Mariama HALIDI HALIDI - dans COMMUNIQUES
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 11:47
Source : http://www.portalangop.co.ao/17/05/09 11:11

MORONI - Les Comoriens ont commencé à voter dimanche lors du référendum sur une révision constitutionnelle proposant d'allonger de 4 à 5 ans le mandat du président fédéral et de réduire les pouvoirs des présidents des trois îles de l'archipel, a constaté un journaliste de l'AFP.


Les 656 bureaux de vote répartis sur les trois îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli) de cet archipel très pauvre de l'océan Indien ont ouvert peu après 07h30 locales (04H30 GMT) et doivent fermer à 18h30 (15H30 GMT). Dans des bureaux visités par l'AFP à Moroni, la capitale des Comores, le vote se déroulait sans incident et sans grande affluence.


Selon des témoins joints à Mohéli par l'AFP, les opérations de vote se déroulaient également sans incident dans la capitale Fomboni et dans la ville de Djoezi. Le mandat du président de l'Union des Comores est actuellement fixé à quatre ans. En l'état, la présidence de l'Union doit revenir en 2010 à Mohéli au terme du mandat d'Ahmed Abdallah Sambi Sambi, un Anjouanais et islamiste modéré, qui avait succédé au Grand-Comorien Azali Assoumani en 2006.


L'opposition, qui accuse M. Sambi de vouloir rester au pouvoir après son mandat de 4 ans, a appelé à boycotter ce référendum. La campagne a été émaillée d'incidents. Ce projet modifie la Constitution adoptée par les Comoriens en décembre 2001, qui avait crée l'Union des Comores et dotée chacune des îles d'une large autonomie.


Il prévoit également de réduire les pouvoirs des présidents des trois îles pour en faire des gouverneurs. En outre, il donne au président de l'Union le pouvoir de dissoudre l'Assemblée de l'Union et propose d'ériger l'islam en religion d'Etat.

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 21:48

Source : Alwatwan.net/15 mai 2009

Alwatwan-Cour-Constitutionn Six sur les sept membres de la Cour Constitutionnelle se sont réunis en séance de travail sous la présidence de M. Abdourazakou Abdoulhamid, président de ladite Cour, dans la matinée de ce vendredi. La réunion portait exclusivement sur l’examen de la correspondance de M. Mohamed Hassanaly, membre de la Cour Constitutionnelle, par laquelle il a déposé sa démission, hier, auprès du président de l’institution. Selon le procès-verbal de la réunion, il a été constaté que M. Mohamed Hassanaly n’a jamais caché ses ambitions politiques, ayant déclaré à plusieurs reprises qu’il se porterait candidat pour les présidentielles dont la tournante échoit à l’île autonome de Mwali.

Les membres de la Cour soulignent que devant des rumeurs persistantes, selon lesquelles il est en pré-campagne électorale, il a été interpellé par ses pairs à plusieurs reprises à ce sujet. Et qu’il a toujours répondu qu’il démissionnerait en temps utile « pour ne pas créer des problèmes au sein de la Cour Constitutionnelle ».

Tout en prenant acte de sa démission, la Cour Constitutionnelle rend hommage à la grande sagesse de celui qui devient désormais l’ancien doyen de la plus haute institution judiciaire du pays.

* Photo : Mohamed Hassanaly (1er à gauche)

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans COUR CONSTITUTIONNELLE
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 10:12

Démission de Mohamed Hassanaly de la Cour constitutionnelle
Mohamed Hassanaly (Photo), le doyen de la Cour Constitutionnelle et originaire de Mwali, a présenté hier sa démission de membre de la Cour constitutionnelle (CC) au motif que cette dernière a violé certaines dispositions de la loi éléctorale.

Selon lui, sa décision n'a rien à voir avec avec la politique. Toutefois, l'on ne peut pas négliger le fait  que dernièrement une lettre qui serait adressée par la COMMUNA (Coordination Mohélienne pour l'Unité Nationale)  et diffusée sur internet avait demandé aux membres de la cour Constitutionnelle originaires de Mwali de démissionner.

De plus, cette décision n'est pas du tout une surprise dans la mésure où  le 09 mai dernier le doyen de la Cour Constitutionnelle avait  déjà éxprimé tacitement son mécontentement en réfusant d'assister au prononcé de l'arrêt  de la Cour Constitutionnelle sur la constitutionalité du référendum du 17 mai prochain. et comme on dit, "il n'y a pas de pluie sans nuage"

Maintenant reste à savoir si Abdou Moustakima et Elarif Hamidi, les deux autres membres de la Cour originaires de Mwali vont imiter Mohamed Hassanaly.

Affaire à suivre.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 21:56

 

 Après 4 matches nuls et une défaite, FCO (photo) a accompli pleinement sa mission le samedi dernier lors de la 6e journée du championnat en battant Comorozine de Domoni, l’actuel favori et 1er du championnat par un score de 2-1. Mission  accomplie pour les Ouaniens grâce aux deux buts de Mouayad (73e min) et d’Arsala (86e min).

 Alors qu’on s’approche de  la fin de la première phase du championnat de ligue1 à Ndzuwani, FCO (Football Club de Ouani) commence à se réveiller. Il vient enfin de gagner son premier match après quatre matchs nuls et une défaite. Cette victoire tant attendu a rassuré ses supporters surtout les plus sceptiques qui commençaient à s’inquiéter et à se poser des questions. D’autant plus que celle-ci est obtenue face au premier  actuel du championnat.

Le coach de FCO, Mouhtar Kamar, Conscient de l’enjeu important de ce match avait décidé pour la première fois depuis le début du championnat d’aligner une équipe très expérimentée techniquement et physiquement  pour affronter Comorozine de Domoni.

Ouverture du score à la 73e minute par Mouayad. Ce dernier a profité d’un caviar suite à un corner frappé par Kaporo et dévié avec la tête par Fayal Issouf pour marquer le premier but du FCO. 7 minutes plus tard, les hommes d’Anli Pwera ont égalisé grâce à un but de Zainoudine à l’issue d’un centre d’Abdallah Nawal, le numéro 5 de Comorozine,  mal dégagé par le portier de FCO, Maoudjoud. Tout le monde commençait à penser à une nième fin de match nul des ouaniens après cette égalisation des domoniens.  Mais c’était sans compter sur la détermination des hommes de Mouhtar Kamar de vouloir gagner coûte que coûte le match qui se jouait dans leur ville.  Ainsi, à la 80eme minute, le numéro 10 du FCO, Arsala, a rassuré ses supporters en marquant le but de la victoire suite à un coup franc bien cadré de son coéquipier Attoumane Matso et qui a été mal repoussé par le gardien de Comorozine.

A noter qu’une minute après le deuxième but de FCO, le défenseur de la formation domonienne, Randji a écopé d’un carton rouge après avoir donné un vilain coup de coude  à Kaporo.

Score final : 2 à 1 en faveur de Football Club d’Ouani (FCO). Ce qui lui permet  d’accéder à la 5eme place du classement

  « Nous avons fait un bon début du championnat. Nous venons de subir notre première défaite. Néanmoins nous espérons être champion de Ndzuwani cette année » a déclaré Basler, le capitaine de Comorozine, à la fin du match.


Quand aux Ouaniens, ils gardent aussi l'espoir de voir leur club atteindre le sommet du championnat malgré son mauvais départ. A Ouani on dit souvent : "Se décourager n'est pas ouanien"

Les autres résultats de la 6 e journée :

 l’AJCM est battu par Etoile d’or (1-2) à domicile.

Chirazienne de Domoni a aussi gagné contre Barakani Sport par un score sévère de 3 buts à 1

Le derby de Sima qui a opposé Steal Nouvel à Ziara est soldé par un match nul ( 1-1)

 Mohamed El-had et Halidi Allaoui

 (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 10:47

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

 


Moroni
, mercredi 13 mai 2009 (HZK-Presse) – « Notre mandat n’a pas expiré le 28 avril dernier comme l’a constaté abusivement un arrêt de la cour constitutionnelle daté du 7 mai »,  c’est ce qu’a déclaré le président de l’Assemblée de l’Union, au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée hier mercredi, en présence des membres du bureau, et de plusieurs personnalités politiques et des élus.

 

« Nous sommes encore là en tant qu’élus du peuple jusqu’au 4 juin prochain », poursuit Said Dhoifir Bounou, sur un ton ferme et serein, car selon lui, l’actuelle législature est entrée en fonction officiellement le 4 juin 2004 pour une durée de 5 ans, « devant les corps constitués et la communauté internationale », et cela pour la simple raison que les 33 députés ont été élus ou désignés à des dates différentes.

 

Le président de l’Assemblée n’a pas ménagé ses critiques à l’endroit du gouvernement central qui « n’est pas à sa première violation des lois régissant le fonctionnement des institutions du pays ». C’est pourtant la première fois que le parlement s’exprime publiquement sur une décision de la haute juridiction, a rappelé M. Bounou, qui soupçonne le président de l’Union d’exercer « une pression politique inadmissible » sur le travail des juges constitutionnels.

 

Le dernier exemple en date, ajoute-t-il, étant cet arrêt de la Cour constitutionnelle qui intervient curieusement à la suite d’une requête du secrétaire général du gouvernement, dont la date du 29 avril 2009, coïncide avec l’adoption, la veille, par l’assemblée de l’Union d’une loi relative au « blanchiment d’argent, financement du terrorisme, confiscation et coopération internationale en matière de produits du crime ».

 

Les parlementaires voient dans cet arrêt « un prétexte pour bloquer la promulgation et l’application de cette loi si importante pour le pays», un texte pourtant initialement déposé par le gouvernement sur recommandation de la Banque centrale. Mais nos élus accusent le pouvoir du président Sambi d’avoir fait « une injonction » à la Cour constitutionnelle, alors que celle-ci devait plutôt constater « la défaillance » du chef de l’Etat qui a omis d’organiser les nouvelles élections législatives en vue du renouvellement de l’assemblée en fin de mandat.

 

Les conférenciers du Palais du peuple n’ont pas manqué de dénoncer aussi les pratiques « anti-démocratiques » du régime, en rappelant qu’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi « n’a pas hésité à promulguer une loi de citoyenneté économique rejetée en novembre dernier par la majorité du parlement », et que dans cette même grave affaire la Cour constitutionnelle n’a toujours pas statué après quatre audiences successives. 

 

Un texte déjà mis en application sans que les conditions prévues soient remplies, déplore le président Bounou, alors qu’il soulève de graves interrogations quant à ses implications financières, sécuritaires et morales.

 

Concernant le débat du référendum du 17 mai prochain, c’est la crédibilité même de la Cour constitutionnelle qui est engagée, car selon le Mohamed Djanfari, la tenue d’une telle consultation « est un moyen d’instaurer une monarchie », c’est pourquoi les sages de la haute juridiction, devraient prendre « un arrêt constatant la fin du mandat du président Sambi en mai 2010 ». L’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2007 à Ndzouani, dit craindre qu’au lendemain de ce référendum de révision constitutionnelle ne s’ouvre « une période d’instabilité qui sera pire que celle de 1997 », en expliquant que l’avènement du séparatisme anjouanais était « la conséquence d’une centralisation de tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme ».

 

Pour le président de l’Assemblée, le processus électoral en cours est « un acte unilatéral du président Sambi, sans concertation, et que le parlement ne saurait cautionner ». L’unique femme à siéger à l’hémicycle, Mme Djouaria prendra les électeurs à témoin, en les mettant en garde contre le vide institutionnel qui va se créer après le 17 mai, une situation à ses yeux « propice à l’arbitraire », car il n’ay aura plus de contre-pouvoir, mais « nous continuerons à nous battre jusqu’au bout », lance-t-elle. 

 

A noter que la session d’avril a été clôturée sans vote de la loi de finances 2009, le gouvernement ayant choisi de boycotter les travaux parlementaires depuis l’adoption controversée de la fameuse loi de « citoyenneté économique », le 27 novembre 2008. L’institution parlementaire serait même « sanctionnée » par le gouvernement, qui a gelé ses moyens de fonctionnement, regrette le député Ali Mkoudou. 

 

El-Had Said Omar

130509/eso/hzkpresse/16h00

 


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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans PARLEMENT
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 22:08

Source : Alwatwan.net / 12 mai 2009

A l’heure actuelle, le rapport définitif sur l’orthographe de la langue comorienne est entre les mains du ministère et le décret devant sanctionner ce travail serait sur la table du président de la République. Des ouvrages didactiques sur la grammaire du Shikomori sont également disponibles, selon des sources proches du dossier.

(Photo : Chamanga / Archives HALIDI-BLOG-COMORES)
Dans le cadre de la valorisation du shikomori, le ministère de l’Education nationale vient de requérir les services de Mohamed-Ahmed Chamanga, linguiste de formation et professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) à Paris. A la clé, un projet d’introduction du shikomori dans le système éducatif national.

Bientôt, vous allez pouvoir disposer de votre extrait de naissance ou votre diplôme national en français et en shikomori. Tous les documents administratifs vont devoir comporter une traduction en langue nationale comme au bon vieux temps d’Ali wa Swalihi. A cette différence près que l’écriture sera, cette fois, essentiellement latine. Ainsi en a décidé le ministère de l’Education nationale dans sa nouvelle politique de promotion de la langue comorienne.

Ce projet de valorisation du shikomori a fait l’objet, en juillet 2008, d’un atelier national de deux jours au cours duquel les participants, parmi lesquels il y avait des linguistes, des encadreurs pédagogiques et des membres de la société civile, ont procédé à l’examen du rapport Chamanga sur la nouvelle orthographe. Le rapport, soumis à l’appréciation des séminaristes, a été complété par les riches contributions des uns et des autres. Il s’en est suivi une campagne de sensibilisation à Anjouan et Mohéli. “L’objectif de cette tournée était de porter à la connaissance de la communauté éducative des autres îles l’existence d’un projet de valorisation et d’introduction du comorien dans l’enseignement”, nous a déclaré Hamdani Bakar, directeur général de l’enseignement supérieur et de la recherche.
En effet, de la maternelle au secondaire, les élèves comoriens vont apprendre l’écriture en caractères latins du shikomori. A l’heure actuelle, le rapport définitif sur l’orthographe de la langue comorienne est entre les mains du ministère et le décret devant sanctionner ce travail serait sur la table du président de la République. Des ouvrages didactiques sur la grammaire du Shikomori sont également disponibles, selon des sources proches du dossier.
Des formations à l’intention des enseignants de Ngazidja ont débuté hier, lundi 11 mai, pour une durée de dix-huit jours. Elles vont porter sur l’alphabet du comorien, l’introduction à la morphosyntaxe du shikomori, les syntagmes nominaux, le système verbal du Comorien etc.
A en croire Jaffar El-Macélie, l’enseignement du Shikomori, “une fois qu’il sera introduit à l’université, pourra ouvrir de perspectives de recherches parmi les étudiants comoriens, notamment dans la traduction de certains concepts mathématiques ou philosophiques”.
De son coté, Hamdani Bakar précise qu’après la formation des formateurs, il y aura celle des instituteurs et des enseignants des écoles coraniques rénovées. “Il y aura une seule orthographe en termes de lettres dans trois îles, mais la différentiation sera au niveau des mots”, a-t-il ajouté.

Ahamada Mzé et Fatima Abdoulatuf, respectivement inspecteurs aux Cipr de Uziwani et de Moroni estiment que c’est une bonne initiative que de vouloir introduire le comorien dans le système éducatif. “Nous n’avons pas appris notre langue, nos enfants non plus, nous ne la parlons pas et nous ne l’écrivons pas. Par conséquent, elle commence à mourir; aucun d’entre nous ne peut faire une phrase entière en shikomori”, dira Fatima Abdoulatuf. Et Ahamada Mzé de compléter : “les contraintes qui peuvent survenir, c’est le fait d’évoluer avec le temps, mais en ce qui concerne les études si l’équipe pédagogique et didactique est bonne, il n’y aura pas de problème, la preuve est que nous enseignons l’arabe et l’anglais à nos enfants et il n’y a jamais eu de piétinement”.

Abouhariat Said Abdallah, avec
Ahmed
Moussa (stagiaire)

 

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Mariama HALIDI ALWATWAN - dans EDUCATION
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 13:19

Suite au billet de dernière minute que nous avons publié hier, vous trouverez ci-dessous un articlé détaillé du Journal Alwatwan sur le sujet.

HALIDI-BLOG-COMORES




Source : Alwatwan.net / 12 mai 2009

Les juges constitutionnels, dans un arrêt du 7 mai, ont ‘‘constaté l’expiration du mandat des députés de l’assemblée de l’Union intervenue le 28 avril 2009” et qu’il “appartient au président de l’Union des Comores de convoquer le corps électoral aux fins des élections législatives de l’assemblée de l’Union”.

Dans son arrêt N° 09-08 publié le 7 mai 2009, la cour constitutionnelle a constaté la fin, le 28 avril, du mandat de l’assemblée de l’Union, date à laquelle ont été officiellement proclamés les résultats définitifs des élections législatives de mars 2004. Les juges constitutionnels viennent ainsi de couper court à une vive polémique autour du délai d’expiration de la législature.

A partir de quelle date doit-on considérer le début d’une législature? Cette question a divisé, jusqu’au 7 mai, la classe politique locale, voire les principaux intéressés, en l’occurrence les députés de l’Union. Pour certains, dès la proclamation officielle des résultats, les candidats élus peuvent se prévaloir du titre de députés. “Nous n’avons pas, contrairement à d’autres institutions, de cérémonie de prestation de serment, laquelle aurait pu effectivement marquer l’entrée en fonction des parlementaires. Le mandat du député débute donc dès son élection”, soutient Youssouf Mondoha, alias Njizi. Depuis trois semaines, ce député de la circonscription d’Itsandra ne se considère pas comme tel et a déserté les travées de Hamramba.

Pour d’autres, le mandat des parlementaires de l’Union ne pouvait pas commencer le 28 avril et pour cause: à cette date-là, l’assemblée nationale, censée comporter une quinzaine de députés cooptés par les trois parlements insulaires, était encore incomplète. “Il faut aussi noter que le premier salaire que nous avons perçu porte sur le mois de juin, non d’avril”,’ ajoute un parlementaire.

Devant cette polémique juridico-institutionnelle qui commençait à enfler, le secrétaire général du gouvernement comorien, Nourdine Bourhane, a saisi la cour constitutionnelle le 29 avril pour trancher définitivement le débat. Et les juges constitutionnels, dans un arrêt du 7 mai, ont ‘‘constaté l’expiration du mandat des députés de l’assemblée de l’Union intervenue le 28 avril 2009”. Le même arrêt précise en son article 2 qu’il “appartient au président de l’Union des Comores de convoquer le corps électoral aux fins des élections législatives de l’assemblée de l’Union”.

Au-delà du délai constitutionnel (quarante jours), le pays risque d’entrer dans un vide institutionnel préjudiciable au fonctionnement normal des règles démocratiques avec les conséquences que cela suppose.

M. Inoussa

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans COUR CONSTITUTIONNELLE
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