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  • : BLOG DES COMORES GERE DEPUIS LE 01 DECEMBRE 2013 PAR MARIAMA HALIDI
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A SAVOIR

QU'EST CE QUE LA LANGUE COMORIENNE ?

Pour répondre à cette question pertinente, nous vous proposons ci- dessous l'interview du grand linguiste et spécialiste de la langue comorienne, Mohamed-Ahmed Chamanga

 

 
INTERVIEW DE CHAMANGA PAR RFO EN 2004
 
 
 Le comorien est une langue composée de mots africains, de mots arabes voire parfois de mots portugais et anglais. D'où vient la langue comorienne ?

M.A.C : Le fonds lexical de la langue comorienne est essentiellement « africain » comme vous le dites, et plus précisément bantu. Les emprunts au portugais ou à l'anglais sont relativement faibles. Par contre, l'apport arabe est très important. Cela s'explique par la très forte islamisation des Comores, depuis la Grande Comore(Ngazidja) jusqu'à Mayotte (Maore) en passant par Mohéli (Mwali)et Anjouan (Ndzuwani). Malgré ces emprunts, le comorien (shikomor) reste, sur le plan de sa structure grammaticale, une langue bantu.

Qu'appelle t-on une langue bantu ?

M.A.C : Le bantu est une famille de langues, la plus importante d'Afrique. Les langues qui composent cette famille couvrent pratiquement toute la partie australe du continent noir.

Y a t-il encore aujourd'hui en Afrique ou à Madagascar des populations qui parlent une langue similaire au comorien ?

M.A.C : Bien sûr ! On trouve par exemple le swahili en Tanzanie, le lingala au Congo Démocratique, le kikongo au Congo, le zulu en Afrique du Sud, le shona au Zimbabwe-Mozambique, le tswana au Botswana, le kinyarwanda-kirundi au Rwanda-Burundi, etc. Comme ces langues appartiennent à la même famille, elles ont forcément beaucoup de points communs dans la structure des mots, leurs répartitions dans les phrases, les accords grammaticaux, etc. Elles ont aussi un minimum de vocabulaire commun.
Prenons par exemple le mot bantu ! Ce mot est attesté dans certaines langues, comme le lingala, et il signifie « hommes ». C'est le pluriel du mot muntu qui veut dire « homme » au singulier. Dans d'autres langues, ces mots se déclinent au pluriel en watu (swahili), wantru ou watru ou en encore wandru (shikomor) ; au singulier, nous avons respectivement mtu, muntru, mtru, mndru.
Prenons encore l'exemple de la phrase kinyarwanda suivante qui signifie : « Combien d'hommes ? » : Abantu bangahe ? Nous avons en comorien les équivalences suivantes :Wantru wangapvi ?Watru wangapvi ?Wandru wanga(pvi) ? et en swahili :watu wangapi ?

Ne pensez-vous pas qu'il y a beaucoup de ressemblance dans tout ça ?

M.A.C : A Madagascar, jusqu'au milieu du XXe siècle, il y avait quelques poches bantuphones sur la côte nord-ouest. Mais les langues africaines qui y étaient parlées, le swahili à Marodoka ou le makua à Maintirano, ont aujourd'hui disparu. Le malgache appartient à une autre famille de langues : les langues austronésiennes comme par exemple les langues indonésiennes.

Le comorien est souvent comparé au swahili, parfois on a même dit que le comorien en était dérivé ?

M.A.C: Selon les résultats des recherches des trois dernières décennies, il est prouvé que le comorien et le swahili sont génétiquement issus d'une même souche-mère, d'où leur très grande parenté. Mais les deux langues se seraient séparées aux environs du XIIème siècle. On peut donc dire que ce sont deux langues soeurs. Si la confusion a pu se maintenir jusqu'à une période pas très lointaine, c'était à cause de la très grande proximité des deux langues, mais aussi parce que les sultans des Comores parlaient swahili et beaucoup de correspondances et traités avec les pays voisins ou les puissances étrangères étaient rédigés en swahili qui étaient à l'époque la plus importante langue de communication et du commerce de cette région de l'océan indien occidental.
Par combien de personnes est parlée la langue comorienne?
M.A.C:On peut estimer que la langue comorienne est parlée aujourd'hui par un million de personnes environ : les 750 000 habitants de l'archipel des Comores plus la très importante diaspora comorienne, que l'on peut retrouver notamment à Madagascar, à Zanzibar ou encore en France.

Est-elle enseignée à l'école ? Si non pourquoi ?

M.A.C: Malheureusement, elle ne l'est pas. Pourquoi ? Parce que : Premièrement, la colonisation française, avec sa mission « civilisatrice », n'avait jamais reconnu au peuple dominé une quelconque culture ou civilisation et que les langues des dominées n'étaient pas des langues mais, avec un sens très péjoratif, des dialectes qui n'avaient ni vocabulaire développé ni grammaire.
Deuxièmement, le pouvoir très centralisateur de l'Etat français avait imposé le français comme la seule langue de l'administration partout. Cela était vrai dans les colonies, mais aussi en métropole. C'est ainsi qu'on a banni l'enseignement du breton en Bretagne, du basque au Pays Basque (Sud-Ouest de la France).
Troisièmement enfin, nous avons nous-mêmes fini par admettre que notre langue est pauvre et sans grammaire. Elle ne peut donc pas être enseigné. Il faut encore souligner qu'avec l'instabilité chronique des Comores indépendantes, aucune réflexion sérieuse n'a pu être menée sur la question. Pourtant, les pédagogues sont unanimes : pour permettre l'épanouissement des enfants, il est nécessaire que ces derniers puissent s'exprimer pleinement dans leur langue maternelle...

Y a t-il une ou des langues comoriennes ?

M.A.C:Nous avons la chance d'avoir une seule langue comorienne, depuis Ngazidja jusqu'à Maore. Mais comme toute langue, le comorien se décline en plusieurs dialectes qui en sont les variantes régionales : le shingazidja à la Grande Comore, le shimwali à Mohéli, le shindzuani à Anjouan et le shimaore à Mayotte.

Comment expliquer l'apparition de divers dialectes sur un territoire aussi exiguë que les Comores ?

M.A.C : Ce phénomène n'est pas spécifique au comorien. Toute langue est formée de plusieurs dialectes. La dialectalisation s'accentue lorsqu'il y a peu de communications et d'échanges entre les régions. A l'inverse, le déplacement d'une population qui parle un dialecte donné vers une autre région où l'on parle un autre dialecte peut également entraîner des changements dans les deux dialectes. Pour le cas des Comores, le facteur du peuplement par vagues successives au cours de l'histoire explique aussi le phénomène.
Les différences dialectales peuvent aussi s'observer à l'intérieur de chaque île. C'est ainsi, par exemple en Grande Comore, que la manière de parler des gens de Mbéni dans la région du Hamahamet diffère du parler des gens de Fumbuni dans la région du Mbadjini. Il en est de même à Anjouan entre les gens de Mutsamudu, sur la côte nord, et ceux du Nyumakele, dans le sud-est de l'île, ou encore, à Mayotte, entre Mamoudzou et Kani Bé ou Mwana-Trindri dans le sud, etc.

Un mot sur la langue mahoraise.

M.A.C:Le shimaore appartient au même sous-groupe dialectal que le shindzuani. C'est dire qu'il faut souvent écouter attentivement pour percevoir les différences entre ces deux dialectes. Le shimaore fait ainsi partie intégrante de la langue comorienne.

Le comorien s'enrichit-il ou s'appauvrit-il (avec le phénomène de créolisation de la langue) ?

M.A.C : Parler à l'heure actuelle de créolisation de la langue comorienne est quelque peu exagéré. Certes elle ingurgite aujourd'hui beaucoup de mots d'origine française. Mais cela reste « raisonnable ». Le comorien a emprunté énormément de vocabulaire d'origine arabe, environ entre 30 et 40 % du lexique, pourtant on ne parle pas de créole arabe, et cela à juste titre. En effet, ce qui fonde une langue, ce ne sont pas seulement les mots. Ce sont surtout sa structure grammaticale et sa syntaxe. De ce point de vue, le comorien ne ressemble ni à l'arabe ni au français.
On ne peut pas dire que le comorien s'appauvrit. Essentiellement oral, il répond parfaitement à nos besoins de communication. Il est toutefois évident qu'une langue écrite possède un stock lexical beaucoup plus étendu qu'une langue orale. Ne vous inquiétez pas pour le comorien. Si un jour, on décide de l'écrire, de l'enseigner et de l'utiliser dans l'administration, il ne pourra que s'enrichir. Il s'enrichira en se forgeant des mots nouveaux ou en empruntant d'autres ailleurs, comme cela se fait dans les langues dites de « grande civilisation ».

Où en est actuellement la recherche sur la langue comorienne ?

M.A.C: La recherche sur la langue comorienne avance ; trop lentement peut-être, mais elle avance. Nous avons aujourd'hui une meilleure connaissance sur elle qu'il y a vingt ans. Malheureusement, c'est un domaine qui intéresse peu de monde, aussi bien chez les nationaux que chez les chercheurs étrangers.

Pensez-vous qu'un jour tous les Comoriens parleront la même langue ? Et sur quoi se fonderait cette sédimentation en une seule langue « nationale » ?

Mohamed Ahmed-Chamanga : Nous parlons déjà la même langue. Ce qui nous manque, c'est une langue standard, comme en Tanzanie avec le swahili, à Madagascar avec le malgache, ou en encore au Zimbabwe avec le shona, etc. Pour arriver à ce stade, il faut qu'il y ait une réelle volonté politique, une prise de conscience chez les Comoriens de vouloir mieux apprivoiser leur propre culture et que soit mise en place une équipe de chercheurs qui se pencherait sur la question et qui proposerait cette langue standard qui serait utilisée dans tout l'archipel des Comores.

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CI-DESSOUS LES NEWS  RECENTES  DES COMORES

 

 

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A PROPOS DE OUANI

Ouani et ses grands hommes
 
 
L’être humain est insignifiant puisque le corbeau et beaucoup d’autres espèces d’arbres vivent plus longtemps que lui. De ce court séjour dans ce bas monde à la différence d’autres êtres vivants, l’homme peut marquer de son empreinte l’histoire.
A OUANI, ce genre d’homme malgré sa rareté, a existé et continu à exister jusqu’à nos jours. En ouvrant ce nouveau chapitre, quelques dignitaires en collaboration avec le comité de pilotage de la ville ont tenu à rendre hommage beaucoup d’hommes et de femmes qui ont fait du bien à cette ville.
En dehors de tout jugement, ils ont fait de leur mieux pour que Ouani devienne l’une des grandes villes les plus rayonnantes des Comores et Ouani l’est grâce à eux. Elle doit continuer à l’être pour nous et les générations à venir.
A titre posthume, nous tirons la révérence devant Saïd Toiha (Baco Moegné), Saïd Abdou Bacar Nomane, Saïd Abdou Sidi et Saïd Andria Zafi.
 
Le premier pour avoir créé la première école privée de la ville dans l’objectif de ne plus avoir un enfant de six à sept ans non scolarisé, le second qui a été le premier à être ministre et dont les louanges dépassent les frontières de la ville, le troisième a accompagné plusieurs années la jeunesse et le dernier a beaucoup contribué au niveau de l’enseignement primaire par son dévouement et son engagement à instruire ceux qui l’ont fait pour nous. Cette liste vient de s’ouvrir et n’est pas prête de se fermer ; beaucoup d’autres personnes disparues ou vivant tels que les enseignants apparaîtront à la prochaine édition.
Ansaly Soiffa Abdourrahamane
 
Article paru en 2003 dans le n° 0 de Jouwa, bulletin d’information de OUANI
 
 
 
 
LES ENFANTS DE LA VILLE DE OUANI
ET L’HISTOIRE   DES COMORES
 
 Beaucoup d’enfants de la ville de OUANI ont marqué et marqueront toujours l’histoire de leur pays : les îles Comores.
 
 En voici quelques uns dans différents domaines.
 La liste n’est pas exhaustive
 
 I) LITTERATURE
 
LITTERATURE ORALE
 
ABDEREMANE ABDALLAH dit BAHA PALA
 
Grand connaisseur du passé comorien décédé brusquement en 1988.
Actuellement, un projet de publication de sa biographie est en étude.
On trouve beaucoup de ses témoignages sur l’histoire des Comores dans le tome 2 de l’excellente thèse de SIDI Ainouddine sur la crise foncière à Anjouan soutenue à l’INALCO en 1994 
 
LITTERATURE ECRITE
 
Mohamed Ahmed-CHAMANGA
 
Grand linguiste des Comores
 
 Né à Ouani (Anjouan) en 1952, Mohamed Ahmed-Chamanga, diplômé de swahili et d'arabe, a fait des recherches linguistiques sur sa langue maternelle. Il enseigne la langue et la littérature comorienne à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco). Il est l'auteur d'une thèse, de plusieurs articles, ainsi que d'un recueil de contes de l'île d'Anjouan : Roi, femmes et djinns (CLIF, 1998). Président de l'Association Fraternité Anjouanaise, Mohamed Ahmed-Chamanga a fondé, en 1997, le journal Masiwa.
 Il enseigne actuellement la langue et la littérature comoriennes à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris (INALCO).
 
AINOUDINE SIDI
 
 Historien & grand spécialiste de l’histoire foncière des Comores 
 
 Né à OUANI, en 1956. Il a fait des études d’histoire à l’université de DAKAR (SENEGAL) et a préparé un doctorat d’études africaines à l’INALCO (PARIS)  Il est actuellement chercheur et Directeur du CNDRS (Centre National de Documentation et de Recherches Scientifiques) à MORONI.
 
 II) MUSIQUES & CHANTS
 
DHOIFFIR ABDEREMANE
 
Un des fondateurs de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Avec ses chansons axées sur la contestation sociale. Il fait partie des premiers artistes qui ont introduit aux années 60 une nouvelle forme de musique aux COMORES.
 
C’est un homme très discret mais plein de talents. On se souviendra toujours de ses productions à la salle AL CAMAR de MORONI.
 
FOUDHOYLA CHAFFI
 
 Une des premières femmes comoriennes à avoir fait partie d’un orchestre musical.
 Il s’agit là d’un engagement incontestable de la part d’une femme comorienne.
 Elle a commencé à jouer un rôle important dans la chanson à partir de 1975 comme chanteuse principale de l’orchestre JOUJOU des Comores.
Sa voix d’or résonne toujours dans le cœur de tous ceux qui ont vécu dans notre pays de 1975 à 1978. On ne passait pas en effet, une seule journée sans entendre une de ses chansons sur l’égalité des sexes, l’unité des Comores, le changement des mentalités… à la radio nationale.
 
 III) POLITIQUE
 
Le sultan ABDALLAH III
 
 De mère ouanienne, il est l’un des grands sultans qui ont régné dans l’archipel des Comores au 18eme siècle et plus précisément sur l’île d’Anjouan.
 
SITTOU RAGHADAT MOHAMED
 
La première femme ministre et élue député des COMORES
 
Né le 06 juillet 1952 à OUANI. Elle a enseigné pendant plusieurs années le français et l’histoire géographie dans différents collèges du pays avant d’être nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine et à la population en 1991.
De 1991 à 1996 elle a assumé de hautes responsabilités politiques : Haut commissaire à la condition féminine, Ministres des affaires sociales, conseiller spécial du président de la république, secrétaire général adjoint du gouvernement, élue députée ….
Actuellement, elle est enseignante à l’IFERE et Présidente du FAWECOM.
 
Article publié sur le site de l'AOFFRAC (www.aoffrac.com)
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 10:12

Démission de Mohamed Hassanaly de la Cour constitutionnelle
Mohamed Hassanaly (Photo), le doyen de la Cour Constitutionnelle et originaire de Mwali, a présenté hier sa démission de membre de la Cour constitutionnelle (CC) au motif que cette dernière a violé certaines dispositions de la loi éléctorale.

Selon lui, sa décision n'a rien à voir avec avec la politique. Toutefois, l'on ne peut pas négliger le fait  que dernièrement une lettre qui serait adressée par la COMMUNA (Coordination Mohélienne pour l'Unité Nationale)  et diffusée sur internet avait demandé aux membres de la cour Constitutionnelle originaires de Mwali de démissionner.

De plus, cette décision n'est pas du tout une surprise dans la mésure où  le 09 mai dernier le doyen de la Cour Constitutionnelle avait  déjà éxprimé tacitement son mécontentement en réfusant d'assister au prononcé de l'arrêt  de la Cour Constitutionnelle sur la constitutionalité du référendum du 17 mai prochain. et comme on dit, "il n'y a pas de pluie sans nuage"

Maintenant reste à savoir si Abdou Moustakima et Elarif Hamidi, les deux autres membres de la Cour originaires de Mwali vont imiter Mohamed Hassanaly.

Affaire à suivre.

Halidi Allaoui (HALIDI-BLOG-COMORES)
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 21:56

 

 Après 4 matches nuls et une défaite, FCO (photo) a accompli pleinement sa mission le samedi dernier lors de la 6e journée du championnat en battant Comorozine de Domoni, l’actuel favori et 1er du championnat par un score de 2-1. Mission  accomplie pour les Ouaniens grâce aux deux buts de Mouayad (73e min) et d’Arsala (86e min).

 Alors qu’on s’approche de  la fin de la première phase du championnat de ligue1 à Ndzuwani, FCO (Football Club de Ouani) commence à se réveiller. Il vient enfin de gagner son premier match après quatre matchs nuls et une défaite. Cette victoire tant attendu a rassuré ses supporters surtout les plus sceptiques qui commençaient à s’inquiéter et à se poser des questions. D’autant plus que celle-ci est obtenue face au premier  actuel du championnat.

Le coach de FCO, Mouhtar Kamar, Conscient de l’enjeu important de ce match avait décidé pour la première fois depuis le début du championnat d’aligner une équipe très expérimentée techniquement et physiquement  pour affronter Comorozine de Domoni.

Ouverture du score à la 73e minute par Mouayad. Ce dernier a profité d’un caviar suite à un corner frappé par Kaporo et dévié avec la tête par Fayal Issouf pour marquer le premier but du FCO. 7 minutes plus tard, les hommes d’Anli Pwera ont égalisé grâce à un but de Zainoudine à l’issue d’un centre d’Abdallah Nawal, le numéro 5 de Comorozine,  mal dégagé par le portier de FCO, Maoudjoud. Tout le monde commençait à penser à une nième fin de match nul des ouaniens après cette égalisation des domoniens.  Mais c’était sans compter sur la détermination des hommes de Mouhtar Kamar de vouloir gagner coûte que coûte le match qui se jouait dans leur ville.  Ainsi, à la 80eme minute, le numéro 10 du FCO, Arsala, a rassuré ses supporters en marquant le but de la victoire suite à un coup franc bien cadré de son coéquipier Attoumane Matso et qui a été mal repoussé par le gardien de Comorozine.

A noter qu’une minute après le deuxième but de FCO, le défenseur de la formation domonienne, Randji a écopé d’un carton rouge après avoir donné un vilain coup de coude  à Kaporo.

Score final : 2 à 1 en faveur de Football Club d’Ouani (FCO). Ce qui lui permet  d’accéder à la 5eme place du classement

  « Nous avons fait un bon début du championnat. Nous venons de subir notre première défaite. Néanmoins nous espérons être champion de Ndzuwani cette année » a déclaré Basler, le capitaine de Comorozine, à la fin du match.


Quand aux Ouaniens, ils gardent aussi l'espoir de voir leur club atteindre le sommet du championnat malgré son mauvais départ. A Ouani on dit souvent : "Se décourager n'est pas ouanien"

Les autres résultats de la 6 e journée :

 l’AJCM est battu par Etoile d’or (1-2) à domicile.

Chirazienne de Domoni a aussi gagné contre Barakani Sport par un score sévère de 3 buts à 1

Le derby de Sima qui a opposé Steal Nouvel à Ziara est soldé par un match nul ( 1-1)

 Mohamed El-had et Halidi Allaoui

 (HALIDI-BLOG-COMORES)

 

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Mariama HALIDI HALIDI - dans SPORT
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 10:47

Agence comorienne de Presse (HZK-Presse)

 

Comores / Politique & institutions

 

 


Moroni
, mercredi 13 mai 2009 (HZK-Presse) – « Notre mandat n’a pas expiré le 28 avril dernier comme l’a constaté abusivement un arrêt de la cour constitutionnelle daté du 7 mai »,  c’est ce qu’a déclaré le président de l’Assemblée de l’Union, au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée hier mercredi, en présence des membres du bureau, et de plusieurs personnalités politiques et des élus.

 

« Nous sommes encore là en tant qu’élus du peuple jusqu’au 4 juin prochain », poursuit Said Dhoifir Bounou, sur un ton ferme et serein, car selon lui, l’actuelle législature est entrée en fonction officiellement le 4 juin 2004 pour une durée de 5 ans, « devant les corps constitués et la communauté internationale », et cela pour la simple raison que les 33 députés ont été élus ou désignés à des dates différentes.

 

Le président de l’Assemblée n’a pas ménagé ses critiques à l’endroit du gouvernement central qui « n’est pas à sa première violation des lois régissant le fonctionnement des institutions du pays ». C’est pourtant la première fois que le parlement s’exprime publiquement sur une décision de la haute juridiction, a rappelé M. Bounou, qui soupçonne le président de l’Union d’exercer « une pression politique inadmissible » sur le travail des juges constitutionnels.

 

Le dernier exemple en date, ajoute-t-il, étant cet arrêt de la Cour constitutionnelle qui intervient curieusement à la suite d’une requête du secrétaire général du gouvernement, dont la date du 29 avril 2009, coïncide avec l’adoption, la veille, par l’assemblée de l’Union d’une loi relative au « blanchiment d’argent, financement du terrorisme, confiscation et coopération internationale en matière de produits du crime ».

 

Les parlementaires voient dans cet arrêt « un prétexte pour bloquer la promulgation et l’application de cette loi si importante pour le pays», un texte pourtant initialement déposé par le gouvernement sur recommandation de la Banque centrale. Mais nos élus accusent le pouvoir du président Sambi d’avoir fait « une injonction » à la Cour constitutionnelle, alors que celle-ci devait plutôt constater « la défaillance » du chef de l’Etat qui a omis d’organiser les nouvelles élections législatives en vue du renouvellement de l’assemblée en fin de mandat.

 

Les conférenciers du Palais du peuple n’ont pas manqué de dénoncer aussi les pratiques « anti-démocratiques » du régime, en rappelant qu’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi « n’a pas hésité à promulguer une loi de citoyenneté économique rejetée en novembre dernier par la majorité du parlement », et que dans cette même grave affaire la Cour constitutionnelle n’a toujours pas statué après quatre audiences successives. 

 

Un texte déjà mis en application sans que les conditions prévues soient remplies, déplore le président Bounou, alors qu’il soulève de graves interrogations quant à ses implications financières, sécuritaires et morales.

 

Concernant le débat du référendum du 17 mai prochain, c’est la crédibilité même de la Cour constitutionnelle qui est engagée, car selon le Mohamed Djanfari, la tenue d’une telle consultation « est un moyen d’instaurer une monarchie », c’est pourquoi les sages de la haute juridiction, devraient prendre « un arrêt constatant la fin du mandat du président Sambi en mai 2010 ». L’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2007 à Ndzouani, dit craindre qu’au lendemain de ce référendum de révision constitutionnelle ne s’ouvre « une période d’instabilité qui sera pire que celle de 1997 », en expliquant que l’avènement du séparatisme anjouanais était « la conséquence d’une centralisation de tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme ».

 

Pour le président de l’Assemblée, le processus électoral en cours est « un acte unilatéral du président Sambi, sans concertation, et que le parlement ne saurait cautionner ». L’unique femme à siéger à l’hémicycle, Mme Djouaria prendra les électeurs à témoin, en les mettant en garde contre le vide institutionnel qui va se créer après le 17 mai, une situation à ses yeux « propice à l’arbitraire », car il n’ay aura plus de contre-pouvoir, mais « nous continuerons à nous battre jusqu’au bout », lance-t-elle. 

 

A noter que la session d’avril a été clôturée sans vote de la loi de finances 2009, le gouvernement ayant choisi de boycotter les travaux parlementaires depuis l’adoption controversée de la fameuse loi de « citoyenneté économique », le 27 novembre 2008. L’institution parlementaire serait même « sanctionnée » par le gouvernement, qui a gelé ses moyens de fonctionnement, regrette le député Ali Mkoudou. 

 

El-Had Said Omar

130509/eso/hzkpresse/16h00

 


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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans PARLEMENT
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 22:08

Source : Alwatwan.net / 12 mai 2009

A l’heure actuelle, le rapport définitif sur l’orthographe de la langue comorienne est entre les mains du ministère et le décret devant sanctionner ce travail serait sur la table du président de la République. Des ouvrages didactiques sur la grammaire du Shikomori sont également disponibles, selon des sources proches du dossier.

(Photo : Chamanga / Archives HALIDI-BLOG-COMORES)
Dans le cadre de la valorisation du shikomori, le ministère de l’Education nationale vient de requérir les services de Mohamed-Ahmed Chamanga, linguiste de formation et professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) à Paris. A la clé, un projet d’introduction du shikomori dans le système éducatif national.

Bientôt, vous allez pouvoir disposer de votre extrait de naissance ou votre diplôme national en français et en shikomori. Tous les documents administratifs vont devoir comporter une traduction en langue nationale comme au bon vieux temps d’Ali wa Swalihi. A cette différence près que l’écriture sera, cette fois, essentiellement latine. Ainsi en a décidé le ministère de l’Education nationale dans sa nouvelle politique de promotion de la langue comorienne.

Ce projet de valorisation du shikomori a fait l’objet, en juillet 2008, d’un atelier national de deux jours au cours duquel les participants, parmi lesquels il y avait des linguistes, des encadreurs pédagogiques et des membres de la société civile, ont procédé à l’examen du rapport Chamanga sur la nouvelle orthographe. Le rapport, soumis à l’appréciation des séminaristes, a été complété par les riches contributions des uns et des autres. Il s’en est suivi une campagne de sensibilisation à Anjouan et Mohéli. “L’objectif de cette tournée était de porter à la connaissance de la communauté éducative des autres îles l’existence d’un projet de valorisation et d’introduction du comorien dans l’enseignement”, nous a déclaré Hamdani Bakar, directeur général de l’enseignement supérieur et de la recherche.
En effet, de la maternelle au secondaire, les élèves comoriens vont apprendre l’écriture en caractères latins du shikomori. A l’heure actuelle, le rapport définitif sur l’orthographe de la langue comorienne est entre les mains du ministère et le décret devant sanctionner ce travail serait sur la table du président de la République. Des ouvrages didactiques sur la grammaire du Shikomori sont également disponibles, selon des sources proches du dossier.
Des formations à l’intention des enseignants de Ngazidja ont débuté hier, lundi 11 mai, pour une durée de dix-huit jours. Elles vont porter sur l’alphabet du comorien, l’introduction à la morphosyntaxe du shikomori, les syntagmes nominaux, le système verbal du Comorien etc.
A en croire Jaffar El-Macélie, l’enseignement du Shikomori, “une fois qu’il sera introduit à l’université, pourra ouvrir de perspectives de recherches parmi les étudiants comoriens, notamment dans la traduction de certains concepts mathématiques ou philosophiques”.
De son coté, Hamdani Bakar précise qu’après la formation des formateurs, il y aura celle des instituteurs et des enseignants des écoles coraniques rénovées. “Il y aura une seule orthographe en termes de lettres dans trois îles, mais la différentiation sera au niveau des mots”, a-t-il ajouté.

Ahamada Mzé et Fatima Abdoulatuf, respectivement inspecteurs aux Cipr de Uziwani et de Moroni estiment que c’est une bonne initiative que de vouloir introduire le comorien dans le système éducatif. “Nous n’avons pas appris notre langue, nos enfants non plus, nous ne la parlons pas et nous ne l’écrivons pas. Par conséquent, elle commence à mourir; aucun d’entre nous ne peut faire une phrase entière en shikomori”, dira Fatima Abdoulatuf. Et Ahamada Mzé de compléter : “les contraintes qui peuvent survenir, c’est le fait d’évoluer avec le temps, mais en ce qui concerne les études si l’équipe pédagogique et didactique est bonne, il n’y aura pas de problème, la preuve est que nous enseignons l’arabe et l’anglais à nos enfants et il n’y a jamais eu de piétinement”.

Abouhariat Said Abdallah, avec
Ahmed
Moussa (stagiaire)

 

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Mariama HALIDI ALWATWAN - dans EDUCATION
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 13:19

Suite au billet de dernière minute que nous avons publié hier, vous trouverez ci-dessous un articlé détaillé du Journal Alwatwan sur le sujet.

HALIDI-BLOG-COMORES




Source : Alwatwan.net / 12 mai 2009

Les juges constitutionnels, dans un arrêt du 7 mai, ont ‘‘constaté l’expiration du mandat des députés de l’assemblée de l’Union intervenue le 28 avril 2009” et qu’il “appartient au président de l’Union des Comores de convoquer le corps électoral aux fins des élections législatives de l’assemblée de l’Union”.

Dans son arrêt N° 09-08 publié le 7 mai 2009, la cour constitutionnelle a constaté la fin, le 28 avril, du mandat de l’assemblée de l’Union, date à laquelle ont été officiellement proclamés les résultats définitifs des élections législatives de mars 2004. Les juges constitutionnels viennent ainsi de couper court à une vive polémique autour du délai d’expiration de la législature.

A partir de quelle date doit-on considérer le début d’une législature? Cette question a divisé, jusqu’au 7 mai, la classe politique locale, voire les principaux intéressés, en l’occurrence les députés de l’Union. Pour certains, dès la proclamation officielle des résultats, les candidats élus peuvent se prévaloir du titre de députés. “Nous n’avons pas, contrairement à d’autres institutions, de cérémonie de prestation de serment, laquelle aurait pu effectivement marquer l’entrée en fonction des parlementaires. Le mandat du député débute donc dès son élection”, soutient Youssouf Mondoha, alias Njizi. Depuis trois semaines, ce député de la circonscription d’Itsandra ne se considère pas comme tel et a déserté les travées de Hamramba.

Pour d’autres, le mandat des parlementaires de l’Union ne pouvait pas commencer le 28 avril et pour cause: à cette date-là, l’assemblée nationale, censée comporter une quinzaine de députés cooptés par les trois parlements insulaires, était encore incomplète. “Il faut aussi noter que le premier salaire que nous avons perçu porte sur le mois de juin, non d’avril”,’ ajoute un parlementaire.

Devant cette polémique juridico-institutionnelle qui commençait à enfler, le secrétaire général du gouvernement comorien, Nourdine Bourhane, a saisi la cour constitutionnelle le 29 avril pour trancher définitivement le débat. Et les juges constitutionnels, dans un arrêt du 7 mai, ont ‘‘constaté l’expiration du mandat des députés de l’assemblée de l’Union intervenue le 28 avril 2009”. Le même arrêt précise en son article 2 qu’il “appartient au président de l’Union des Comores de convoquer le corps électoral aux fins des élections législatives de l’assemblée de l’Union”.

Au-delà du délai constitutionnel (quarante jours), le pays risque d’entrer dans un vide institutionnel préjudiciable au fonctionnement normal des règles démocratiques avec les conséquences que cela suppose.

M. Inoussa

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans COUR CONSTITUTIONNELLE
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 12:14
Dernière minute : 

Selon un de nos informateurs, la cour constitutionnelle vient de constater la fin du mandat de l’assemblée de l’Union depuis le 28 avril. Pour ceux qui l'ignorent, il s'agit de la Chambre des députés de l'Union.

Affaire à suivre (Voir ICI)

HALIDI-BLOG-COMORES


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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 12:05

Source : HZK-Presse: 28/04/2009

Malgré la pluie, le Ministère de l’éducation nationale chargé de la culture de l’Union, a tenu à honorer son engagement, celui de célébrer la Journée mondiale du Livre. Le ministre a saisi cette opportunité pour faire d’une pierre deux coups et célébrer la soirée du Kalam d’Or qui est à sa deuxième édition, et consistant à gratifier les plus belles plumes de nos îles. Cette année a été marquée par la distinction faite au mysticisme comorien d’abord, avec la remise de diplômes aux plus grands poète et écrivains religieux, dont deux anjouanais et un grand prince grand-comorien, pendant que le Kalam d’or a été attribué au Dr Honoris Damir Ben Ali, fondateur du CNDRS et chercheur anthropologue, le Kalam d’argent à Chamanga et le Kalam de bronze à Salim Hatubou.
Pas moins de deux cent personnes ont bravé la nuit et le mauvais temps pour assister samedi soir au Palais du peuple à la fête du livre, célébrée sous l’égide du Président de la république Ahmed Abdallah Sambi. Présidé par le Ministre de l’éducation Kamaliddine Afraitane, la cérémonie a été honorée par la présence des ministres de l’île autonome de Ngazidja, comme ceux de l’Union ainsi que par les représentants du corps diplomatique. Par ailleurs des animations musicales ont été assurées par le célèbre jazzman comorien Maalesh, pendant que Soumette acteur de talent et son compère Sultan ont joué une compilation de poèmes dont « Disque de lune », extrait de Kaulu la mwando de MAB Elhad, complété par un autre texte de Salim Hatubou.

Kalam d’or, un hommage à la plume comorienne !

M. Afraitane a fait un bref aperçu historique de cette journée qui remonte à 1995, à la suite de la conférence générale de l’Unesco. Il a insisté sur la nécessité d’encourager la lecture en soulignant que « beaucoup écrire est le plus souvent pour le plaisir, mais cela procure une certaine notoriété ». Et le ministre d’ajouter « cette soirée est placée sous le signe de la reconnaissance ; la plume a ses fonctions multidimensionnelles reconnues. » C’est ainsi que le Kalam d’or sera l’expression d’une fierté nationale et une opportunité pour lui donner ses lettres de noblesse et primer les plus méritants.

Il insistera par ailleurs sur le rôle majeur que joue le livre, pour véhiculer les connaissances et son influence sur les lecteurs. Pour l’ancien professeur, la lecture est « une perche tendue, une fenêtre ouverte vers le monde ». Et si comme il a tenu à le faire remarquer, « le livre constitue une marchandise, sa notion didactique contribue à rendre le monde meilleur et lutter contre l’ignorance ». Il rappellera le rôle joué par les Clac (Clubs de Lecture et d’Action Sociale) pour dire que « son impulsion contribue au rayonnement en faveur de la lecture et l’écriture dans notre pays » avant de louer l’apport de l’O.I.F en faveur des Comores.

Le Ministre Afraitane, reconnaîtra que la scène culturelle comorienne n’est pas assez honorée. Sinon comment comprendre qu’à ce jour, les auteurs comoriens ne figurent pas sur les programmes scolaires, hormis depuis peu les romanciers Toihiri et Aboubacar Said Salim ? Comment comprendre que nos auteurs et artistes sont souvent invités et gratifiés à l’extérieur, alors qu’ils sont ignorés dans leur pays ? « Honorer les maîtres de la plume est le gage d’un intérêt manifeste » qu’attend marquer son ministère. Il faut rappeler que dans sa première édition en 2007, le Kalam d’or a eu pour lauréats les romanciers Mohamed Toihiri, Aboubacar Said Salim et le poète Saindoune Ben Ali. Et le Ministre de conclure : « La nuit du Kalam d’Or constituât une grandeur pour soutenir les autres sources de création et c’est aussi une gratification et du baume au cœur » pour les auteurs et les créateurs bien sûr, à en croire le Ministre.

A son tour, le romancier et poète Aboubacar Said Salim a tenu à évoquer la première association comorienne de l’écriture, en l’occurrence l’autre Kalam, créée en 1995 chez Mounir Bourhane. Il a exprimé le vœu de « voir les autorités poursuivre cet effort à l’endroit de la littérature, et qu’elle soit un réseau servant à honorer les talents sans mkarakara ». Donc très heureux de constater que cela ne soit pas « un coup d’épée dans l’eau » ; au nom de tous « ceux qui sont un peu zinzin », paraphrasant le chateur Maalesh. Le professeur Abou a exprimé aussi le souhait de voir un jour une œuvre comorienne au cinéma. Le grand poète cédera le pas à l’autre poète en herbe et lauréat du concours de poésie comorienne 2008, en la personne de Melle Sitti Amina Alfeine qui a fait partager avec le public son « Ode à la lecture », un texte qui louait les vertus du livre.

La convention de Florence un acte sine qua non à la lecture

Représentant le jury, composé des Dr Moussa Said, Mbaraka Abdallah Charif et de la Directrice de la Culture au niveau de l’Union, Mme Hassane Wahida Aboubacar, le Dr Mbaraka Abdallah, doyen de la Faculté de lettres et des sciences humaines, a exprimé sa joie et trouvé dommage les intempéries qui ont empêché une participation massive à l’événement. Il fait deux constats essentiels : « les collégiens ne lisent pas ou très peu, d’où leurs lacunes. Le meilleur cadeau que l’on puisse donner à un enfant c’est lui offrir un livre et ce, dès le primaire ». Il a par ailleurs reconnu que l’une des causes de la démotivation à la lecture est « la cherté du livre », mais en réalité « le manque de fréquentation des bibliothèques villageoises » y est aussi pour quelque chose. Il a tenu à rappeler l’offre Libyenne de livres en faveur de la bibliothèque universitaire et a sensibilisé les parents sur la nécessité de redoubler d’efforts en faveur de la lecture. Rappelant les efforts de l’ex-ministre de l’éducation nationale en faveur de la signature de la convention de Florence, le doyen de la Fac de lettres a exhorté les autorités à faire le suivi pour la valorisation des écrits.

Au secours du CNDRS !

C’est avec émotion que le Dr Damir ben Ali saluera les grands talents, leur ardeur au travail et précisera que « mon travail est surtout de faire et faire écrire » dira-t-il. Selon lui le manque de lecture est lié au fait que « bon nombre de lecteurs ne trouvent pas de livres qui leur parlent de leur identité et de leur environnement ». Il déplore l’état d’abandon dans lequel se trouve la bibliothèque du CNDRS faute de moyens financiers et surtout de volonté politique, car « l’Université de La Réunion se propose de numériser la documentation du CNDRS et ses archives mais par manque de décision rien n’a été fait. Il suffirait d’une simple signature et d’un sceau pour sauvegarder tous ces chefs d’œuvres de notre patrimoine ». Mais comme l’a si bien illustré en guise de conclusion notre Maalesh national, il faut être un peu zinzin pour comprendre ces choses-là.

Haled A.Boina


Trois diplômes d’honneurs ont été tout d’abord remises à titre posthume à:

- Cheikh Ahmed Affendi : écrivain et poètes, né en 1882 à Mutsamudu, prof de philologie et juriste émérite a introduit aux Comores le Moulid, et la danse du kandza ainsi que le Tari.

- Cheikh Kaambi Mohamed Zaki Elmaceli : 1897-1977 traducteur et l’un des propagateurs du soufisme aux Comores, est l’auteur d’une œuvre intitulé « Hidayatti ahibba attawussouf »

-Prince Said Housseine : né en 1889, fils u Sultan Said Ali, il s’était engagé dans la première guerre mondiale. Le Dr Sultan Chuzur a traduit l’une de ses œuvres.

Et pour les Kalam 2009:

Le Kalam d’or est décerné à Damir Ben Ali né à Moroni, Chevalier de l’ordre du mérite ; fondateur du CNDRS, récipiendaire du trophée JCI Comores 2007; distingué pour l’ensemble de ses œuvres.

Kalam d’Argent : décerné au linguiste et chercheur Ahmed Chamanga, né à Ouani Anjouan, fondateur de la première maison d’Édition comorienne en France, récipiendaire du Trophée JCI 2007 (auteur de plusieurs livres sur la langue comorienne et il a fait publier de nombreux auteurs comoriens.

Kalam de Bronze : décerné au conteur et le plus publié des auteurs comoriens Salim Hatubou, né en 1972 à Hahaya.
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Mariama HALIDI HZK-Presse - dans CULTURE
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 11:37
 

Source : HZK-Presse: 11/05/2009

Comme prévu à l’audience de mercredi dernier, le verdict sur l’affaire dite de la légalité du référendum est tombé ce samedi 9 mai (voir l'arrêt en cliquant ICI). Sans surprise et sans se prononcer sur la conformité du référendum par rapport à la constitution, la cour constitutionnelle a débouté les requérants qui avaient attaqué le projet de loi référendaire et les procédures suivies pour réviser la loi fondamentale. Les requérants trouvent en ce projet de loi une violation de l’article 37 de la constitution qui interdit de toucher l’autonomie des îles. La haute juridiction s’appuie sur les lacunes des textes en vigueur qui régissent l’institution pour étayer son argumentation. « …aucune disposition desdits textes ne l’autorise à examiner la constitutionnalité d’un projet de loi référendaire », explique l’arrêt de la cour. Pour ce, « la cour constitutionnelle n’est pas compétente pour se prononcer sur la constitutionnalité du projet de loi référendaire… », poursuit cette décision rendue publique les 6 des 7 sages de la haute juridiction. Seul le doyen de la cour, Mohamed Hassanaly, s’est abstenu d’assister au rendu de l’arrêt, après voir siégé à la délibération.
La réaction de l’avocat de Mohamed Abdoulohabi qui est à l’origine du recours, n’ pas caché son amertume. Ali Abdou Elaniou se demande « si la cour était incompétente au sens juridique du terme ou au sens propre ». Houmedi Msadié un des leaders de l’opposition, manifeste son incompréhension « lorsque la cour se déclare incompétente dans une matière qui relève pourtant de sa sphère de compétences ».

L’absence de révision des listes électorales était un autre vice de procédure qui était soulevé par la requête qui demandait l’annulation du décret du président de la république portant convocation du collège électorale. Sur ce point, la cour estime que « l’inscription, l’établissement et la révision des listes électorales sont effectué par les organes compétents sur la demande individuelle des électeurs ». Dans ce sens, mentionne l’arrêt de six pages, « Abdouloihabi, en sa qualité d’autorité politique et administrative, président de l’île autonome de Ngazidja n’a pas intérêt à agir… ».

La carence invoquée au niveau de la commission électorale avec la non-désignation des représentants des îles de Ngazidja, Moili et de l’assemblée nationale, était mise en cause par cette même requête. La cour constate en effet cette carence mais estime qu’il s’agit « d’une méconnaissance » des dispositions de la loi électorale de la part des présidents de l’assemblée, celui de Ngazidja et de Moili.

Sur les autres points attaqués notamment la légitimité du scrutin, la haute juridiction déclare « qu’il n’y a pas lieu de statuer sur la régularité d’un référendum qui n’a pas encore eu lieu ». Me Fahmi, avocat de la défense se dit « satisfait de voir la cour rendre le droit ». Cette juridiction présidée par Abdourazakou Abdoulhamid, a eu à statuer aussi sur un autre recours introduit par le parti Ridja.

De la même manière, la cour constitutionnelle se déclare « incompétente pour statuer sur la conformité de la loi référendaire à la constitution ». Sachant que les décisions de la cour constitutionnelle sont rendues en dernier ressort, le référendum suit dont chemin. D’autres réclamations peuvent resurgir après le scrutin.

Ahmed Abdallah


Pour mieux vous permettre de comprendre la décision de la Cour Constitutionnelle, vous trouverez ci-dessous la requête de Me LARIFOU du 28 avril 2009 ainsi que le compte rendu de l'audience publié par le journaliste Inoussa Mohamed sur son blog 
HALIDI-BLOG-COMORES  


MESSIEURS  LES PRESIDENT  ET CONSEILLERS
DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE
DE L’UNION DES COMORES

A LA REQUETE  DE :

 Monsieur  Said LARIFOU, né le 01 Octobre 1964 à Diego Suarez  (MADAGASCAR) de nationalité comorienne, demeurant  à  Foumbouni   Mbadjini  Est - Grande  Comore – UNION DES  COMORES.

C O N T R E

L’AVANT PROJET DE LA LOI REFERENDAIRE  PORTANT REVISION DE LA CONSTITUTION DE L’UNION DES COMORES


PLAISE A LA  COUR

Je soumets aux membres de la cour Constitutionnelle de l’Union des Comores,  le  présent recours  en inconstitutionnalité contre  de l’ avant  projet  de  Loi référendaire  portant révision de la Constitution de l’Union des Comores  que Monsieur le Président en  exercice  de l’Union des Comores entend  soumettre au peuple  comorien le 17 mai 2009 par la voie  référendaire.

I./  SUR LA  RECEVABILITE DU PRESENT RECOURS

En ma qualité  de citoyen et électeur  comorien, je justifie, conformément aux dispositions  de l’article 25 de la loi organique n°04 du 30 Juin 2004 relative  à l’organisation et aux compétences de la Cour  Constitutionnelle, d’un intérêt à agir et donc de l’intérêt  à  exercer  le  présent  recours  en inconstitutionnalité  de l’avant projet de loi référendaire  susvisé.

La Cour constitutionnelle est compétente pour statuer  sur le recours tendant à faire constater et déclarer  l’inconstitutionnalité d’une loi de l’Union par  rapport à la constitution de l’Union des Comores.

En l’espèce, le présent recours tend à déclarer inconstitutionnel l’avant   projet  de la loi  référendaire  portant  révision de la constitution de l’Union des Comores.

 Ce recours est exercé moins d’un mois après la publication du Décret n° 09-04/PR du 19 Avril 2009 portant convocation du corps  électoral pour l’organisation du référendum constitutionnel et  du projet  de loi incriminé au journal officiel.

Le présent recours  est donc  recevable.

II./ SUR LE FOND

L’Inconstitutionnalité de l’avant projet de loi référendaire  en raison de la violation de la procédure de révision.


La constitution de l’Union des Comores du 23 Décembre 2001 a prévu, dans son article 3, que : « la souveraineté  appartient au peuple  qui l’exercice, dans  chaque  ile de l’union et dans l’ensemble  de l’Union, par des représentants  élus  ou par la voie du référendum ».

Ainsi notre constitution prévoit expressément que la voie  référendaire est ouverte pour sa révision, à condition, bien entendu, de respecter la procédure prévue par ce texte fondamental qui s’impose à tous.

Or l’article 37 de la constitution a prévu  expressément que : « l’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au Président de l’Union et au moins  un tiers  des membres  de l’Assemblée de l’Union ».

Autrement dit, le Président de l’Union des Comores ne peut prendre  seul l’initiative  de la révision de la constitution et qu’il doit obtenir  un vote  favorable  d’au moins un tiers  des membres  de l’Assemblée de l’Union avant de pouvoir  valablement soumettre au peuple son projet  de la loi par voie  du référendum.

En convoquant le collège  électoral pour le 17 Mai 2009 sans  avoir  au préalable  soumis son projet au parlement de l’union des Comores, Monsieur le Président de l’Union des Comores a manifestement violé  les dispositions  de l’article 37 de la constitution de l’Union.

 L’inconstitutionnalité  de l’avant projet de la loi référendaire  tirée de la  remise  en cause de l’Unité  des Comores  et de l’autonomie  des Iles.

Selon l’article 37 de la constitution de l’Union des Comores « aucune  procédure  de révision ne peut être  engagée  ou poursuivie  lorsqu’il porte  atteinte  à l’Unité  du territoire …. Et à l’autonomie  des Iles »


Au fond, c’est précisément ces deux  principes fondamentaux, à savoir  l’Unité  du Territoire  et  l’autonomie  des Iles, qui doivent prévaloir.

La Président de l’Union ne peut, sauf  à violer  la constitution et l’esprit  de l’accord  de conciliation de Fomboni de Février 2001 à vouloir  réinstaurer  l’arbitrage  et le séparatisme  aux Comores, soumettre  au référendum  un projet  de loi  qui divise  le pays  et  qui conduit à la  remise en cause son unité, déjà fragilisée , en ce qu’il expose l’Union des Comores  à un risque  sérieux  de sécession et réveille le mouvement séparatiste.

D’ailleurs les autorités constitutionnelles des Iles  de MOHELI et de  NGAZIDJA,  notamment les Présidents  des Exécutifs de ces Iles , soutenus  par l’Assemblée Fédérale, de la classe politique et des organisations de société  civile ont décidé  de boycotter  ce référendum  en raison de son inconstitutionnalité.

Les autorités constitutionnelles  de l’Ile de Mohéli menacent sérieusement de faire  sécession.

Enfin, l’ avant  projet  de la loi référendaire porte  sérieusement atteinte à l’autonomie  des Iles  en ce sens  qu’il  prévoit la désignation, par le Président de l’Union de Comores, d’un Délégué  Général de l’Union des Comores qui disposerait des compétences  plus  importantes  que celles dévolues aux exécutifs  des Iles, élus  au suffrage  universel.

C’est pourquoi, sans  entrer dans une  polémique  politicienne  et en ma qualité  de citoyen de l’Union des Comores, je demande  à la Cour  constitutionnelle de bien vouloir  juger que  le projet  de loi référendaire  qui lui est présenté  ne  respecte pas la  procédure  de révision prévue  à l’article 37 de la constitution Comorien et qu’il  remet an cause l’autonomie  des Iles  et expose les Comores  à un risque  sérieux  de sécession.

Il y a lieu, en conséquence , de prononcer son inconstitutionnalité.

Je reste  à la disposition de la Cour  pour lui fournir  toutes  les explications utiles dans  le cadre  de ce recours et je la  remercie  de son attention.

Veuillez  agréer, Messieurs  les président et Conseillers  la Cour constitutionnelle, l’expression de ma très haute  considération.

SOUS  TOUTES  RESERVES
P O U R   RECOURS

 

Saîd LARIFOU
Fait à Moroni , le 28 AVRIL 2009





Posté le 07.05.2009 par inoussa
La Cour constitutionnelle, saisie d’une requête en annulation du référendum du 17 mai, a entendu hier, mercredi 6 mai, les avocats des deux protagonistes : le président de l’île de Ngazidja, Mohamed Abdouloihabi, et le gouvernement comorien. L’assistance, composée notamment de leaders politiques et de simples curieux, a eu droit à un duel oratoire sur fond d’arguties juridiques entre Me Fahmi d’une part, et Me El-Aniou, Mzimba et Mahmoud, d’autre part. La Cour rendra son arrêt le samedi 9 mai à 13 heures. Compte rendu d’audience.


C’est Me Mahmoud, l’un des trois avocats du chef de l’exécutif de Ngazidja, qui a ouvert le feu en s’attaquant au projet de loi référendaire qui, selon lui, « porte une grave atteinte à l’autonomie des îles », pourtant protégée contre toute révision suivant l’article 7 de la constitution de 2001. Au passage, le jeune avocat a non seulement dénié au chef de l’Etat le droit de modifier les constitutions insulaires, mais il a surtout pointé le silence qui entoure certaines dispositions, notamment le mode qui présidera au choix des futurs gouverneurs.

A son tour, Me Ibrahim Ali Mzimba a d’abord qualifié la constitution de 2001 de « contrat social » qui ne saurait faire d’objet de modification qu’à condition de recueillir le consentement de tous. Se référant à des pays de longue tradition démocratique comme la France et l’Angleterre, il a déclaré qu’un président de la République arrivé en fin de mandat ne peut prétendre réviser la constitution. Au bout de chaque phrase, Me Mzimba prenait toujours soin de citer certains principes universels de droit pour appuyer son argumentaire.

S’agissant de la composition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), il a fait savoir que certains membres sont « illégaux », parce que n’ayant pas été nommés par l’autorité compétente. C’est notamment le cas des magistrats qui ne peuvent, aucunement, être désignés que par le conseil de la magistrature « que le chef de l’Etat refuse toujours de mettre en place malgré l’arrêt que vous avez rendu depuis plus d’un an à ce sujet».

Avant de boucler sa plaidoirie, Me Mzimba a jeté un pavé dans la mare : une lettre adressée à la Cour constitutionnelle par le patron de la Ceni « dans laquelle il vous demande d’avaliser toutes les bêtises commises jusqu’ici ». Les avocats de M. Abdouloihabi ont exhibé un second courrier du même président de la Ceni où, cette fois, il regrette sa lettre malencontreuse et « prie aux juges constitutionnels de considérer comme la missive comme nulle et non avenue ».

Le troisième avocat du chef de l’exécutif de Ngazidja, Me Ali Abdou El-Aniou, a particulièrement fondé son argumentation sur le « chaos » qui risque de s’installer après l’adoption du projet de loi référendaire. « La loi n’a prévu aucune disposition transitoire entre la date de mise en œuvre de la nouvelle loi fondamentale et l’adoption d’une loi statutaire dans îles » a-t-il dit, avant de se demander comment fonctionnera les administrations insulaires pendant ce temps-là. Il a interpellé les juges constitutionnels sur les risques d’une dérive dictatoriale du pouvoir.

La parole à la défense. Et c’est Me Fahmi Said Ibrahim, un renard des prétoires, qui a assuré la ligne de défense du gouvernement comorien. Il a d’abord relevé certaines questions de procédure et regretté que la requête de M. Abdouloihabi n’ait été « adressée à la Cour Constitutionnelle, en tant qu’organe chargé de juger la constitutionnalité des lois, mais aux membres de la dite Cour ». Selon lui, en attaquant le décret présidentiel de convocation du corps électoral auprès de la CC, le président de l’île de Ngazidja s’est également trompé de tribunal.

Revenant sur l’interprétation de l’article 37 de l’actuelle constitution relatif à l’initiative de révision de la constitution, Me Fahmi a déclaré que le chef de l’Etat ou l’assemblée nationale ont, chacun, le pouvoir de procéder à des amendements constitutionnels. A propos de l’atteinte à l’autonomie des îles, qui nourrit aujourd’hui le débat, il a déclaré tout de go : « On ne peut pas quantifier cette autonomie ». Autrement dit, il est difficile de déterminer là où commence et s’arrête l’autonomie des îles pour porter aujourd’hui des jugements tranchants.
Quant à la modification tant décriée des constitutions insulaires à l’insu des exécutifs intéressés, Me Fahmi a dit que « la loi fondamentale de l’Union prime sur les autres », et ce en invoquant l’article 8 de la constitution encore en vigueur.

Après avoir entendu attentivement les avocats des deux camps, la Cour constitutionnelle s’est accordée un temps de réflexion de dix minutes avant de reporter à samedi 9 mai, à 13 heures, le délibéré relatif à la requête en inconstitutionnalité du chef de l’exécutif de Ngazidja.

Source : INOUSSA BLOG

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 11:05

Source : Alwatwan.net / 08 mai 2009

General-Salimou-Une A dix jours de la tenue du scrutin référendaire du 17 mai, Al-watwan s’est entretenu avec le chef d’Etat-major de l’Armée nationale de développement (And), le Général Salimou Mohamed Amiri, sur les dispositions sécuritaires en cours en vue d’assurer le bon déroulement du référendum. Il répond aussi à d’autres questions relatives à la libération de certains militaires ayant été faits prisonniers au plus fort du débarquement militaire de mars 2008. Il revient sur les cas de tortures dont se sont fait coupables des militaires à Anjouan. « Il ne faut surtout pas que le militaire s’imagine au-dessus de la loi. Nous sommes au service de la nation » a-t-il dit. Interview.

Quelles dispositions avez-vous prises pour assurer la sécurisation du scrutin référendaire du 17 mai prochain ?
Les dispositions sont de plusieurs niveaux. Il y a surtout l’aspect logistique, c’est-à-dire l’alimentation des militaires qui seront déployés dans les différentes régions de l’archipel, mais aussi le carburant et les moyens de communication. Ensuite, nous allons désigner des commandants de secteurs à Anjouan et Mohéli pour coordonner l’ensemble des opérations sur le terrain. Je dois m’assurer que les incidents susceptibles de survenir ici ou là seront réglés et maîtrisés sans que l’on soit obligé de remonter jusqu’à mon niveau pour demander des consignes ou autres.

A Mohéli, plus que dans les deux autres îles, le risque d’affrontements est très élevé avec l’appel au boycott des principaux barons de l’île. Allez-vous déployer un dispositif sécuritaire particulier sur l’île ?
Absolument. Nous avons commencé à renforcer nos éléments sur place. Le reste relève de la routine et de mes responsabilités habituelles. J’ai effectué ce qu’on appelle « la tournée des popotes » sur les îles pour expliquer le comportement que doivent avoir les militaires par rapport au scrutin référendaire du 17 mai. Vous savez qu’à Mohéli, on est allé jusqu’à publier un tract à mon endroit, mais cela fait partie des risques du métier. J’ai coutume de dire que « l’on n’est pas là pour s’aimer, mais pour travailler ».

Un an après le débarquement militaire sur Anjouan, peut-on dire que l’Etat maîtrise actuellement la situation sur l’île et que la stabilité est enfin revenue ?
Il est difficile, en termes de sécurité, de dire qu’on a le contrôle d’un territoire; il y a toujours des risques. C’est le cas de l’Irak avec les Américains ou encore de l’Afghanistan. Cependant, une chose est sûre ; chaque jour qui passe, nous améliorons les conditions de travail de nos militaires pour qu’ils puissent mieux assurer leur mission. Reste à savoir si les impacts se font sentir sur le terrain, j’ose dire que oui.

On assiste à Anjouan à certaines dérives de l’armée ; on parle notamment de cas de tortures, des arrestations arbitraires,…En êtes vous au courant ?
Dérives ? Je crois que c’est trop dire, plutôt des excès. Je suis effectivement au courant de certains cas de tortures et le militaire qui en est l’auteur est aujourd’hui « radié des contrôles » comme on dit, c’est-à-dire il ne fait plus partie de l’armée. Si vous avez connaissance d’autres cas de tortures, renseignez-nous et nous allons sévir. Ce travail-là, nous devons le faire ensemble. Notre objectif est d’établir des relations correctes et saines entre la population et l’armée nationale. Il ne faut surtout pas que le militaire s’imagine au-dessus de la loi. Nous sommes au service de la nation. Comme on le dit souvent, il ne s’agit pas d’être craint parce qu’on a une arme, mais parce qu’on est juste et on travaille bien.

Peut-on savoir comment allez-vous déployer les nouvelles recrues de l’armée sur l’ensemble du territoire ?
C’est une question trop technique. Notre objectif global est de renforcer, au niveau des unités, les effectifs de l’armée. Pour vous donner un ordre d’idées, quand j’étais encore à Anjouan aux années 90, il n’y avait que quelque cinquante militaires. Nous avions, jusqu’à ce dernier recrutement, à peu près le même effectif. Actuellement, nous avons une compagnie à Ongoni-Marahani et environ 150 militaires à Mohéli, soit l’effectif normal d’une compagnie. Il faut dire aussi que nous avons un engagement international, vis-à-vis notamment de la Brigade Easbrig qui doit être constituée. Nous allons recevoir des formateurs, en juin prochain, pour renforcer les capacités de l’armée nationale.

Parmi les militaires qui ont été faits prisonniers au plus fort du débarquement militaire, une partie a été relâchée. Pourquoi cette libération et quel est le sort des autres détenus restés en prison ?
Je suis mal placé pour répondre à cette question. Une information a été ouverte à ce sujet ; c’est le juge Ali Mohamed Djounaid qui a décidé de libérer certains militaires à partir de considérations juridiques qu’il connait mieux que moi. Encore faut-il dire que ces militaires-là sont soumis à des contraintes : l’obligation de rester en Grande Comore et de pointer à la justice. Effectivement, une partie n’est pas encore « relâchée ». Il y a des justifications à cela. Le juge a estimé qu’ils ont des armes en leur possession ou connaissent des personnes qui cachent encore des armes.

Vous avez souvent parlé de spécialisation de l’armée nationale, notamment la naissance d’un embryon de marine. Où en est le projet ?
Nous avançons. J’ai l’habitude de me hâter lentement. Sous peu, nous aurons un embryon de marine. Et la ferme de Sangani sera bientôt opérationnelle. Actuellement, cette ferme génère des bénéfices. Dans un peu de temps, je vais me rendre à La Réunion à l’invitation du commandant de Faizol. Je vais en profiter pour demander la formation d’une compagnie de maintien de l’ordre et la valorisation de la ferme de Sangani.

Propos recueillis par Mohamed Inoussa

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans INTERVIEWS
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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 10:57

Source : Alwatwannet / 08 mai 2009

Les partisans du rejet de la révision jettent l’éponge et s’en remettent à la décision de la Cour constitutionnelle et au peuple. C’est ce que nous a déclaré Soundi Abdoulatuf (Photo), qui a été désigné par ses pairs comme coordinateur de la campagne. Pourquoi donc cet abandon ? Soundi s’explique : ‘‘nous avions décidé de tenir nos meetings depuis le début de la semaine dernière à Ouani, mais on nous l’a interdit. Face à cette situation, nous avons décidé tout bonnement de laisser faire le pouvoir. Car ce qui est normal et démocratique à Moroni ne l’est pas à Anjouan’’.

Allaoui Djanffar, le président de la Commission électorale insulaire, déclare pour sa part, qu’ ‘‘il n’y a jamais eu d’interdiction de meeting ou de réunion de l’opposition. Ils savent très bien que pour tenir un meeting, il y a des autorisations à prendre et un calendrier à respecter. A notre niveau, ils avaient l’autorisation de tenir leur meeting, mais il leur fallait demander l’autorisation de la SNPSF, car le meeting devait se tenir à Msirojou et l’espace devant abriter la tribune, appartient à la SNPSF’’.

A Patsy, au siège de la Commission électorale insulaire, le programme de campagne de l’opposition y est toujours affiché. Allaoui Djanffar cite un courrier qui lui a été envoyé par l’opposition ‘’me demandant d’appeler toutes les parties prenantes à ce référendum pour une concertation, j’ai donné une suite favorable en convoquant toutes les parties à une discussion. Seule l’opposition ne s’est pas présentée. Elle, qui avait demandé la rencontre’’.

Ce qui préoccupe le plus les observateurs politiques à Anjouan est l’issue finale de ce scrutin. Certains craignent un taux d’abstention élevé. Le président de la Commission insulaire électorale reconnaît “les difficultés financières’’ auxquelles ils sont confrontés qui limiteraient leur marge de manœuvre pour piloter un scrutin parfait.

A dix jours du référendum, aucune campagne de mobilisation de masse n’est organisée par les partisans du “Non’’, laissant ainsi le terrain aux seuls partisans du ‘’Oui’’.

A Anjounan, il y a ceux qui soutiennent le projet de révision car le président l’a dit, et pour eux c’est forcément le meilleur, mais il y a aussi ceux qui font campagne pour le ‘’Oui’’ dans ‘‘l’espoir de prouver qu’ils sont capables de faire mieux que les autres (ceux qui gouvernent ndlr’’), nous dit avec amertume un jeune universitaire de Patsy avant d’ajouter que ‘’l’opposition qui se dit muselée, profite de quelques maladresses au début de la campagne pour rentrer dans sa coquille hermétique’’, face aux propos rassurants du président Sambi.

Kamal Ali Yahoudha

 

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Mariama HALIDI Alwatwan - dans ANJOUAN - NDZUWANI
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